lundi 10 janvier 2011

Lorsque vous perdez, ne perdez pas la leçon...


Je ne sais plus de qui est cette formule.

Ne pas perdre la leçon ? Mais quelle leçon ? Tous les échecs, toutes les défaites sont pénibles. Qui donc aime perdre ? Qui peut rester serein face à ses ratages ? Pourtant, certains s’en sortent mieux que d’autres. Ils accusent le coup sur le moment, puis sortent plus riches de l’histoire qui leur est advenue. Comment font-ils ? Ils ont simplement tiré la leçon de ce qui s’est passé…

Après le désagrément de l’échec, la morsure de la défaite au cœur de l’estime de soi, ils ont observé et réfléchi, au lieu de remâcher inlassablement leurs douleurs ou leurs pensées d’injustice ou de malchance. Puis ils ont regardé ailleurs. Ailleurs, c’est-à-dire plus tard (« si cela recommence, que ferai-je ? »), mais aussi différemment (« comment reconsidérer tout ce qui m’est arrivé avec un regard apaisé et libéré de toute irritation ou de tout aveuglement »).

C’est un enseignement capital, mais que nous devons nous administrer nous-mêmes : les donneurs de leçons nous irritent trop lorsque nous venons d’échouer, même s’ils ont raison. Et cet enseignement, nous avons aussi à l’accepter au plus profond : la compréhension intellectuelle ne suffit pas, il faut que nous ayons reçu la leçon profondément, c’est-à-dire sur un plan émotionnel.

Le travail est immense, passionnant et quasi infini : il existe tant de leçons à recevoir de l’existence ! Ne pas refaire toujours les mêmes erreurs : c’est l’expérience. Ne pas trembler toujours face à l’échec, ou s’irriter face à l’imperfection : c’est le recul. Il y en a bien d’autres. Et lorsqu’on n’arrive pas à tirer la leçon ? Eh bien, c’est cela même le message : il y a des fois où l’on ne peut pas sortir plus riche d’un échec. C’est aussi une leçon…

Illustration : une leçon à méditer pour éviter que ça ne recommence...

47 commentaires:

  1. L'entrée d'un train en gare de La Ciota .
    Avec Jean Gabin dans le rôle de la locomotive .
    INOUBLIABLE ! ...

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  2. Vous me faites penser à Irvin Yalom qui disait que lorsque l'on se donne, lorsqu'on donne librement, on n'a plus peur de perdre. Quand on aime, l'on ne compte pas.

    Que penser de cette phrase : "J'ai sacrifié ma vie, j'ai perdu ma vie, mon confort pour sauver les autres ?"

    Bonne journée
    l.n

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  3. Je crois que c'est Capablanca, champion du monde d'échecs au début du 20eme siècle, qui disait que l'on apprend plus d'une défaite (d'un échec) que de cent parties gagnées...

    Jonathan
    http://cetaces.wordpress.com/

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  4. Beau billet ! Je vais l'imprimer pour le relire très souvent, l'être humain oublie, il doit toujours faire un travail de rappel, finalement rien n'est jamais totalement acquis, merci Docteur André :)

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  5. Peut-être que ce n'est pas perdre, mais vivre ! Peut-être que ce n'est pas un échec mais une expérience !
    Merci et bonne journée !

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  6. Bonjour,

    pour moi les plus grosses difficultés face à un échec résident dans :
    - le partage des responsabilités : j'ai d'abord tendance à nier en bloc ma part de responsabilité, puis ensuite à vouloir en prendre une grande partie sur moi;
    - la tendance à raisonner dans le futur comme dans le passé alors que chaque cas est unique. Finalement j'apprends "trop" ma leçon ;
    - l'acceptation émotionnelle de l'expérience. La douleur reste cuisante plusieurs années auparavant. Quant à en rire, n'en parlons pas!

    En tous les cas, billet à archiver en effet !
    Bonne journée à tous,
    B.A.

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  7. Les donneurs de leçons qui ont raison ne m'ont jamais irritée, au contraire lol

    Ce qui est difficile, Dr André, c'est d'observer et réfléchir, comme vous dites, sans remâcher les douleurs, etc. C'est par la méditation, n'est-ce pas, qu'on parvient à se détacher de ces émotions ?

    Une erreur que je commettais souvent, et que, dans mes dernières "résolutions" je veux essayer d'éviter, c'est de me dire : "Il n'y aura pas de prochaine fois". Et je ne suis pas la seule, parce que lorsque j'en parle autour de moi, tout le monde réagit par la négative lorsque je dis : "Je vais encore en manger des claques, mais je réagirai autrement".

    Comme si, par sa seule volonté, on pouvait empêcher les problèmes de se produire. C'est une fausse croyance très répendue, et lorsqu'ils arrivent de nouveau, les problèmes, c'est là qu'on refait les mêmes erreurs.

    D'où l'importance, comme vous dites, de penser à plus tard, et « si cela recommence, que ferai-je ? ». Parce que OUI, ça va recommencer, ça ne sert à rien de se fermer les yeux.

    On a aussi des leçons à tirer des réussites.

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  8. Même une expérience réussie peut être finalement un echec si on ne sait pas la dépasser et continuer à aller de l'avant ... ne jamais oublier que la vie continue et qu'elle se fiche pas mal de nos échecs et de nos réussites ... et surtout ne pas perdre de vue que beaucoup de choses que nous considérons sur le moment comme un échec se transforme en réussite ... Bonne journée

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  9. Savoir tirer leçon de ses échecs, tu parles d'un scoop ! j'en ai d'autres: attacher ses lacets pour pas tomber, bien préparer sa trousse la veille d'un examen et y arriver en avance pour ne pas être stressé , écouter de la musique douce pour s'endormir paisiblement.
    A quand le fil à couper le beurre remboursé par la sécu?
    le soufie hargneux

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  10. Un pauvre gland vivait sur un chéne qui avait poussé en haut d'une colline . Petit gland oui , un pas grand chose quoi ! ... Mais il était pénard dans sa petite vie de glandeur à discuter avec de belles feuilles . IL n'en demandait pas plus . Et puis voila que vint l'automne et les vents mauvais et le petit gland chut (du verbe choir) et il roula en ralant au flanc de la colline et finit par se coincer entre quelques pierres aigues et for méchantes . "OH! LALA! Ma vie est foutue , finie la glandouille"... se lamentait le petit gland . Et puis vinrent les frimats , la pluie , le gel . OH! LALA! Je me géle les "bip"... Se disait le petit gland . Et puis voila qu'avec le temps il se mit à pousser pousser de haut en bas , de bas en haut , avec de belles racines belles branches et belles feuilles ... Et puis vinrent les oiseaux qui firent moulte (ouaih! moulte , ça veut dire beaucoup) nids et moulte concerts et c'était beau !!! ....
    Et aujourd'hui qu'il est devenu chéne il en rigolle encore de son échec d'autrefois et de sa chute et tout ça ...... Bon , c'est quoi la morale de cette histoire ? .... Que si les p'tits cochons te manges pas et ben!... rien n'est jamais foutu .

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  11. "ne pas perdre de vue que beaucoup de choses que nous considérons sur le moment comme un échec se transforme en réussite"
    Anonyme 08:46.
    Je pense beaucoup en ces termes depuis que j'ai connu un gros échec. Cette idée donne du rayonnement. Il y a toujours plusieurs issues, plusieurs parcours, et certains murs tombent quand-même(si ce fut le cas même pour celui de Berlin...alors y a qd même de l'espoir ;-)).
    La vie est malléable et j'aime ça.

    Il est primordial de garder une estime de soi convenable, de se faire confiance parce que dans la vie(j'aime pas trop dire ça) on est souvent seul, enfin il y a périodes et périodes, bien-sûr ;-)
    Croire un peu plus en moi, voilà ma résolution pour 2011.

    " Et lorsqu’on n’arrive pas à tirer la leçon ? Eh bien, c’est cela même le message : il y a des fois où l’on ne peut pas sortir plus riche d’un échec. C’est aussi une leçon…"(dernière phrase billet Doc André)
    Vous avez sans doute raison puisque vous vous appuyer toujours sur l'expérience(la votre ou celle des autres) mais moi, cette dernière phrase de votre billet m'horripile.
    Peut-être parce que j'entends comme un semblant de "baisser les bras" de "lâcher prise" à travers cette phrase.
    Moi si je baisse les bras, je tombe et ça fait mal, et plus curieux encore, je ne suis pas la seule à souffrir alors.
    Enfin, ce que je veux dire c'est que, pour mon equilibre mental, j'ai besoin de croire que quel que soit l'échec, une issue respectable est possible de sorte que je l'associerai à une victoire bis ou "prime".

    Désolé si je suis totalement incompréhensible et non structurée, j'ai pas pu faire mieux :p

    En tout cas ce billet du jour me passionne vraiment et en y pensant ce pourrait même être un sujet de Mémoire intéressant....pourquoi pas, j'y pense.

    Belle et Victorieuse journée à tous! ;-)

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  12. Ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort.La souffrance nous façonne plus humain.Mais, il faut aussi savoir protéger la fragilité de cette humanité, apprendre à distinguer sensibilité nécessaire et destructrice pour perdurer.

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  13. Colonel merci pour cette phrase qui me parle davantage que le billet du jour. Je fais une parenthèse pour dire que je consulte ce blog depuis quelques jours et que j'y prends beaucoup de plaisir meme s'il m'arrive de ne pas y "retrouver" tout à fait ce que j'y cherche (mais dans le meme temps j'ignore ce que j aimerais y lire...) nonobstant je suis admirative de C. André que je lis avec délectation et que j'ai eu le plaisir d'écouter lors d'une conférence. Alors je refuse d'etre deçue de lui (tiens mais pourquoi donc ?...)je ne renonce pas et je poursuis ma quete. Belle journée à tous. Dois je vous souhaiter de petits échecs pr cette semaine ? :-)
    Blabla

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  14. "La chute n'est pas un échec. L'échec c'est de rester là où on est tombé"

    "L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs" Oscar Wilde

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  15. J'ajoute que les épreuves traversées peuvent nous rendre "meilleurs" spirituellement car elles permettent d'etre plus attentifs aux autres lorsque la meme épreuve leur arrive -en plus d etre un apprentissage pour soi, une "experience"-(ça corrobore aussi l hypothèse selon laquelle le psy qui a vécu le meme traumatisme que son patient sera plus enclin à l'aider). Les "leçons" peuvent etre des "renaissances" à la suite d'une épreuve destructrice, dans le sens "etre autre" lorsque le roseau plie sans rompre. Apprendre à résister aux chocs pour mieux y résister nous modifie alors autant que cela soit en des termes positifs. Mais effectivement on demeure seul dans la souffrance mais elle nous rapproche aussi des autres lorsqu'elle s'atténue. Enfin, avoir peur de l'échec c'est risquer de chuter mais aussi prendre le pari de progresser (merci Profiterole).
    Blabla
    ps : Anonyme 08h46 merci d etre présent sur ce blog.

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  16. Je me souviens avoir été choquée adolescente, de lire en exergue du livre de Sade "Justine ou les infortunes de la vertu" :
    "TOUT MALHEUR QUI NOUS ARRIVE EST PARFOIS UN BIEN POUR NOUS".
    Le temps m'a appris que c'était vrai...
    Chaleureusement

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  17. J'accepte et tolère mes erreurs, qui sont le plus souvent sources d'enrichissement. Je suis par contre beaucoup moins fier de commettre la même erreur. Dans ces cas-là, j'aurais tendance à me sermoner, d'avoir perdu mon temps.

    Une pitite question : faire un mauvais choix peut-il être considéré comme commettre une erreur?
    On est pas devin j'veux dire, donc??

    Bonne journée!

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  18. L'erreur est instructive on évoque meme dans l'Education Nationale (ne me jettez pas de tomates pour autant s'il vous plait :-)) "la pédagogie de l'erreur". Erreur et choix sont des actes volontaires adaptés ou non. Pour moi le choix est plus investi car il y a eu une réflexion autour de plusieurs fenetres possibles. Ceci dit un choix peut s'avérer etre inadapté et donc considéré comme une erreur.
    Blabla

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  19. Ouais! Sauf que je suis une abonnée à vie de l'éternel recommencement des mêmes erreurs. C'est un cercle vicieux et pernicieux, comme si c'était inscrit dans mes gènes, et dans tous les domaines de ma vie. Plus ça va et plus j'ai le goût de devenir ermite!

    Lise "loser" du Québec

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  20. Je pense qu'on est condamné à refaire les mêmes erreurs tant qu'on en a pas compris le pourquoi . C'est un mode d'experimentation empirique . D'une certaine façon alors commettre de telles erreurs devient en effet un choix experimental .
    Bon , finalement lorsque je dis : "je suis mon seul reméde" , ça reviend un peu au même .
    IL y a des erreurs qu'il vaut mieux stocker quelque part dans sa tête et attendre qu'elles s'y désséchent complétement et alors on peut en tirer un enseignement . C'est comme le bois pour faire du feu : lorsqu'il est vert il ne brule pas , alors il faut le laisser sécher quelques années et là il peut servir à faire du feu . Parfois , pour tirer un enseignement de ses erreurs il faut savoir attendre ....... parfois trés longtemps ....... des dizaines d'années , quelques siécles , quelques millénaires ........ Apprendre à patienter pour trouver les réponses , les remédes ... Sinon effectivement le recommmencement est vouhé à l'echec parce qu'il est trop tôt ......

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  21. moi aussi j'ai cru au "ce qui ne tue pas rend plus fort". Je ne le crois plus, à la suite d'une série de dépressions. Par contre je crois que ce qui ne tue pas rend plus riche d'expérience, et déjà ça ce n'est pas mal. ça ne m'évite pas les chutes ultérieures, mais me rend plus sensible, et m'oblige à mieux me connaitre aussi.

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  22. J'ai essayé de voir ce que cela faisait de marcher avec ses lacets défaits, eh bien je ne suis pas tombée, quoi qu'en disent les anciens. Et pourtant je voulais faire l'expérience. Est-ce parce qu'il n'y avait pas la surprise ? Que je le savais ? Alors dans ce cas la seule justification à ne pas les laisser défaits c'est de ne pas les abimer.

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  23. Anonyme 13:29 (Lise du Québec),
    Je crois vraiment qu'on peut casser les schémas dans les quels on se sent prisonnier, parfois c'est grâce à de petites actions que le processus se déclenche, grâce au Docteur André j'ai compris que petit ne veut pas dire sans importance...

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  24. Oui! Lise du Québec . ça dépend du point d'appuis comme pour les leviers . Une petite force peut déplacer de lourdes masses . Il faut trouver le bon point d'application et le bon moment .
    Pour tirer un enseignement d'une erreur parfois il faut savoir attendre mais parfois il faut agir instinctivement tout de suite ...

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  25. à Matia : un choix découle forcément des circonstances présentes au moment de ce choix ... plus tard, les circonstances ayant changées, ce choix peut nous apparaître comme une erreur mais il faut garder présent à l'esprit que la plupart du temps, à circonstances égales, nous referions le même choix ...
    à Anonyme de 12h13, je viens quotidiennement lire les billets de C.André et je dois dire que je ne m'ennuie jamais en lisant les commentaires, même si je ne laisse qu'épisodiquement mon avis ... ces commentaires sont à l'image des Hommes et de la société avec leurs travers, leurs grandeurs ... je trouve ça passionnant !!!

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  26. Mes échecs me hantent et m'empêchent de me relancer dans la vie mais parfois il m'arrive de penser que :
    1) les échecs peuvent devenir des succès par la suite (cf la tarte tatin)
    2) des leçons, s'il y en a, on ne pourra les voir qu'à la fin de l'histoire, tant qu'on n'est pas à la fin...y'a pas de leçons à tirer. cf ce conte :
    http://www.cheztom.com/beaux-textes-chance-ou-malchance-article4.html
    3) les échecs ne devraient pas nous paralyser, Victor Hugo l'a dit "c'est affreux de ne pas vivre"

    Je repense à une phrase que ma mère m'a déjà dit pour me consoler d'un échec "c'est que cela devait être comme ça" et à cette autre aussi que Jésus à prononcé alors qu'il était sur le point de mourir "non pas ma volonté mais la Tienne", du coup, je ne vois plus mes échecs tout à fait comme des échecs mais des étapes de ma vie qui étaient peut être voulues.
    Mais j'ai énormément de mal à voir mes échecs autrement qu'en échecs (ou peut être diriez-vous "à transformer l'essai") ils me reviennent en tête et m'empêchent de me relancer dans la vie...
    Ai-je un cœur trop mou ? ("écorché mon visage, écorchés mes genoux, écorché mon p'tit cœur tout mou...")

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  27. Pour trouver de nouvelles réponses il faut accépter de sortir des scénarios prédéterminés . IL faut remettre en quéstion ces croyances qui nous enferment . Je me souviend à l'école je ne comprenais rien à l'algébre . Le prof , un vieux con me considérait comme une débile et avait beau me répeter les régles , rien à faire . Et puis un jour il est tombé malade . Son remplaçant m'a dit : "l'algébre , c'est trés simple , je vais t'expliquer" ... et tout à coup j'ai tout compris parceque son explication à lui sortait complétement des régles du vieux prof à la con . Lorsque le vieux prof est revenu c'est lui qui ne comprenait pas comment moi la débile j'avais réussie à comprendre l'algébre avec autant de facilité . Voila ce que j'en pense : pour tirer un enseignement de ses erreurs il faut bazarder les vieux scénarios foireux que nous ont enseigné tous les vieux cons tyraniques .

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  28. Souvent lorsqu'on ne trouve pas la réponse il faut accépter de changer de point de vue et ce qui nous paraissait incompréhensible se révelle finalement être trés simple à comprendre . Comme par exemple la course des planétes dans le ciel . Dans un systéme géocentrique le mouvement des planétes est trés difficile à décrire et à expliquer . ça fait des boucles des noeuds pas possible ... Dans un systéme héliocentrique tout devient simple et la course des planétes devient évidente ... IL faut souvent changer de point de vue pour trouver la réponse , mais pour cela il faut accépter d'arréter de croire bétement aux dogmes enseignés par les vieux cons gouroumaniaques , les grands prêtres qui s'accrochent à leur pouvoir . C'est cela le plus difficile : remettre en quéstion ses croyances . Cela est beaucoup plus difficile que de comprendre cetains problémes en apparence trés complex .

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  29. Merci Anonyme de 14h13 pour la petite phrase que vous disait votre maman. Elle est remplie d'Energie positive, d'une impuissance non déprimante et surtout je n'y vois aucune fatalité étrangement. Elle me rassure comme une caresse maternelle et me donne le sourire et des souvenirs ;-)

    Bonne soirée à vous et les échecs sont du passé, il y a le présent et l'avenir ...un jolie programme, je vous le souhaite.

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  30. http://wxy.pagesperso-orange.fr/wambst/Philosophie/Autres/Le%20Mythe%20de%20Sisyphe/le%20mythe%20de%20sisyphe.html

    "Il faut imaginer Sisyphe heureux"

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  31. Merci Zoé de le rappeler.
    Gouvernés par nos croyances, nous sommes en dictature.

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  32. Bonjour,

    est-ce que vous pouvez me conseiller un psychanalyste sur Lyon. Mon problème principal est la dépression (idées noires et désespoir) suite à 2 décès consécutifs parmi mes proches et un sentiment d'échec répétitif dans ma vie (c'est pourquoi j'envisage plutôt une analyse). Est-ce que vous pouvez me conseiller quelqu'un?

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  33. Anonyme de 14h1310 janvier 2011 21:54

    J'ai quand même la chance d'avoir près de moi quelques proches qui m'aiment...l'envie de mériter leur amour m'aide un peu à me tourner vers l'avenir et à donner le meilleur de moi même.

    Merci pour votre message cococinelle et bonne soirée à vous aussi :)

    PS : J'ai bien aimé aussi les messages de Zoé :)

    Que D**u vous garde tous ;)

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  34. Mais ne croyez-vous pas que c'est parce qu'on préfère se bercer par l'illusion qu'on n'aura plus de problèmes, parce qu'on préfère ne plus y penser ou parce qu'on croit que seule notre volonté ou la pensée positive chassent les problèmes, qu'on répète les mêmes erreurs ?

    Et parce qu'ainsi on ne s'est justement pas assez préparé, qu'on n'a pas suffisamment tiré la leçon ?

    Je ne crois pas que répéter la même erreur jusqu'à ce qu'on ait compris, tienne de la fatalité ou de vibrations négatives ...

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  35. Lise du Québec10 janvier 2011 22:25

    @Zoe

    Des points d'appuis je n'en ai pas. Et agir instinctivement, pas capable! Au contraire je suis de ces gens qui hésitent indéfiniment avant de prendre une décision, pesant le pour et le contre, et lorsque j'ai finalement choisi, il semble que j'aurais dû faire le contraire.

    Pourquoi je retombe dans les mêmes erreurs à répétition? Peut-être que l'énergie que je dégage attire ce qui me nuit je ne sais pas: même si je ne crois pas à la pensée magique "New Age" qui dit que ce que nous avons fait dans de soi-disant vies précédentes nous revient, je commence à me demander si je n'ai pas été Lizzie Borden autrefois...

    En plus je ne suis pas croyante, en quelque religion ou secte. Je suis une jeune mémère à chats, et les trois miens (dont deux ex-errants) pourraient confirmer que je suis une bonne personne. Peut-être que je devrais commencer à prier un dieu inexistant, qui sait!

    Quoi qu'il en soit, merci Zoe.

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  36. Quel echec ? Il n'y a que des apprentissages.

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  37. Il y a parfois si peu de chose entre un échec et une réussite : une question de chance, de timing, de destin ...ou de cochons qui passent par là pour reprendre l'histoire marrante de Zoe

    Alors comme disait Winston Churchill
    "Le succès c'est d'aller d'échec en échec sans perdre son enthousiasme"

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  38. A ANONYME de 20 h 21,

    Je ne peux vous conseiller un psychanalyste sur Lyon ... mais vous pouvez aller voir votre médecin généraliste : il saura vous conseiller voire vous aider.

    Courage

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  39. Echouer , réussir , c'est par rapport à des critéres sociaux même si on ne le sait pas on échoue ou on réussit par rapport à des conventions inconscientes à des injonctions interiorisées devenues des automatismes mentaux . Echouer , réussir , ce sont des rôles que l'on joue sans savoir qu'on les jouent et qui se jouent de nous . Les systémes sociaux sont beaucoup plus déterministes que ne l'est la biologie des êtres finalement . Les corps sont plus adaptables aux contraintes naturelles qui finalement sont moins contaignantes que celles des systémes sociaux . Je pense que la fonction premiére des sociétés est de produire de la contrainte de la soumission et de punir et récompenser par l'échec et la réussite . Celui qui échoue dans la société est celui qui n'a pas su se contraindre assez pour devenir conforme . Celui qui réussit dans la société est celui qui a su se conformer . L'échec et la réussite sont des mécanismes sociaux de normalisation des êtres . L'échec et la réussite sont les maniféstations de la séléction dirigée pratiquée par les systémes sociaux .

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  40. Comment peut réussir un Tyran ? ...
    IL réussit parcequ'il incarne cette haine de chacun envers chaque autre que chacun partage avec Tous . Et c'est ce Tous qu'incarne le Tyran . Oui , cette haine de Tous envers chacun fait la réussite du Tyran . Et cette haine totale ils l'appellent alors de L'AMOUR , un si GRAND AMOUR pour ce GRAND TOUT de haine de chacun qui les unit si bien que le Tyran en devient alors TOUT PUISSANT . Car les liens de la haines sont plus puissants que les liens de l'amour et voila le prodige du Tyran : savoir batir l'amour total sur la haine absolue . Voila ce qui fait la réussite du TYRAN .

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  41. Qu'est-ce qui constitue l'échec de l'exclu? ...
    C'est la haine que chacun éprouve envers soi-même .
    Cette haine secréte inavouable enfouie tout au fond de soi , chacun va l'expulser vers l'exclu dans l'exclu qui va alors l'incarner et la nourrir de sa propre haine envers lui-même . Et ainsi cette haine il va inconsciemment la mériter et la porter à son comble . Ainsi chacun voyant en l'exclu pire que soi-même pourra par cette haine croire s'aimer quand même un peu soi-même .

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  42. Pas mal d'accord avec vous, Zoé. Hier je regardais le film "I am David" de Paul Feig, un petit garçon qui fuit la Bulgarie au début des années '50. Je repensais à la montée du nazisme en Europe (du moins ce que j'en ai appris), ainsi qu'au bref échange avec Hanna l'autre jour.
    Et je me disais que, si on N'est PAS victime d'une dictature, il n'y a pas de dictature ; il n'y a que l'ordre, l'ordre normal des choses d'un côté, et de l'autre, ceux qui sont contre et qu'il faut éliminer afin que cet ordre puisse être parfaitement parfait.

    L'ironie, c'est que, tout en se croyant au-dessus de la nature, l'Homme se fait ainsi son vassal et applique (ou adapte) ses lois hiérarchiques et discriminantes.

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  43. Oui , Boulezail . Sauf que dans la nature il n'y a pas séléction dirigée . La séléction existe mais elle est sans intention , sans finalité . La séléction dirigée pratiquée par les humains est finaliste c'est aussi pourquoi elle détruit la biodiversité .
    La séléction dite naturelle va au contraire accroitre la biodiversité . Le hazard , l'adaptation , les associations y ont autant de part que les rapports de forces . IL n'y a aucune intention discriminante , aucune finalité .
    La séléction dirigée ne peut exister que par une idéologie qui impose un projet au monde vivant et c'est ce projet qui est réducteur du vivant . Alors que le vivant est naturellement foisonnant et buissonant la séléction dirigée est planificatrice pyramidale et réductrice . Bon , voila ce que j'en pense .

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  44. @ Natacha

    Merci pour ton petit mot.

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  45. On peut le voir comme vous dites, Zoé, mais, et c'est sans idée réductrice de ma part, je trouve que c'est une vision un peu poétique de la nature.

    Je crois que nous disons la même chose, mais d'un point de vue différent : vous du point de vue politique ou philosophique, alors que j'essaie de le voir du point de vue biologique. J'essaie de le voir et le décrire ainsi, car il me semble important de décrypter les actes purement naturels de l'Homme, enfouis sous des millénaires de codes, de symboles, de significations mystiques, poétiques et/ou pseudo-scientifiques. Et ces significations servent le plus souvent, justement, à créer ces idéologies réductrices du vivant, comme vous dites, à justifier et faire accepter de tous, sous des raisons faussement bénéfiques pour l'Humain, ces destructions massives des écosystèmes.

    Il y a quand-même une certaine finalité dans ce qu'on appelle la sélection naturelle, celle de la préservation de l'espèce, sinon de la vie. En cas de changement climatique, par exemple, une espèce doit s'adapter, migrer ou disparaitre au profit d'une autre.

    La différence, je crois, vient du fait que l'Homme a tellement développé tant sa démographie que ses techniques, que les effets ne prennent que quelques décénies au lieu de plusieurs millions d'années.

    Toutefois, la Terre aurait aussi déjà connu des bouleversements rapides. C'est pourquoi, je persiste et signe : l'Homme n'est ni plus ni moins qu'une catastrophe naturelle comme une autre.

    Et si, de se voir enfin comme tel, ça pouvait lui rabaisser un peu son caquet, à cette sale bestiole ..., non ?

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  46. Boulezail , votre réponse ne me conviend pas . Mais ça risque d'être long à développer et de toutes façons on va arriver à un point inexplicable assez vite .

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