J’avais un jour rédigé ce petit texte à propos des infirmières de notre service, à l’hôpital :
Elles sont fortes, mes infirmières. Je dis « mes » infirmières comme elles disent « nos » médecins : de manière affectueuse, et pour traduire notre proximité, comme on dit « mes » cousins, « mes » parents, « mes » voisins… Elles sont géniales. Il faut les voir rassurer les patients anxieux, consoler les déprimés, ramener doucement à la réalité ceux qui souffrent de schizophrénie. Lorsqu’elles participent à nos thérapies de groupes, leur présence rassure beaucoup les participants, que nous autres psychiatres n’hésitons pas à confronter parfois à des réalités difficiles, par des mises en situations les confrontant à leurs peurs, ou par des explications qui ne leur font pas toujours plaisir. Elles ont donc toutes les raisons d’être fières d’elles. Et pourtant, elles doutent beaucoup. Lorsqu’elles doivent préparer un exposé pour un congrès, elles se demandent si elles n’auront pas le trac. Dès qu’une radio ou une télé projette de les interviewer, elles s’inquiètent de ne pas avoir de choses assez intéressantes à dire. À chaque fois, ça se passe bien, pourtant. Mais elles ne se sentent pas à leur place dès qu’on les met sous les projecteurs. Question de société : la nôtre valorise beaucoup les médecins, et pas assez les infirmières. Elle reconnaît leur importance, mais ce n’est pas la même chose. Elle ne les glorifie pas. Pourquoi n’y a-t-il pas des statues d’infirmières devant les hôpitaux, des noms d’infirmières donnés aux rues ou aux places publiques ? Ce serait bon pour l’estime de soi de nos infirmières. Et surtout, ce serait mérité.
Et voilà quelque temps, je rencontre lors d’une conférence en Belgique une jeune fille infirmière qui avait lu ce texte et l’avait bien aimé, mais qui me précise qu’il y a au moins une exception à mes dires, comme le montrent les photos ci-jointes, qu’elle me remit ce jour-là. Je suis ravi de cette rencontre et de cette correction.
Bon, maintenant je sais que ça existe : mais je continue de penser 1) que le cas de ces deux infirmières belges est à part (puisqu'elles sont célébrées pour faits de guerre, et non pour leur travail ordinaire), 2) que de toutes les façons, il n’y en a tout de même pas assez !
Illustrations : les photos (statue et plaque de rue) offertes par la jeune infirmière belge.
liste de mes fantasmes fétichistes préférées:
RépondreSupprimerl'hôtesse de l'air
la danseuse du ventre
la cavalière en jodphur avec bottes et cravache
l'infirmière en blouse blanche avec un masque chirurgical et une grosse piquouse
et at last but not at least comme écrivait souvent Freud
la bonne soeur en cornette
le moine fou
Hommages aux infirmiéres , bon , d'accord , pourquoi pas . Mais alors hommages aux balayeurs aux tueurs des abattoirs aux vidangeurs de fosses à merde aux écorcheuses de poulets aux poissoniéres aux éboueurs aux mec qui défonce la rue au martaux piqueur aux femmes de ménage et aux déménageurs ...... Hommages à Tous ceux Sans lesquels vous n'auriez pas le temps de vous dévouer aux autres et de vous en glorifier tellement . Hommages à tous ceux qui font des métiers méprisés et mal payés et qui leur ruinent la santé et que vous réparez pour qu'ils puissent continuer à travailler jusqu'à 65 , 67 ans et ensuite profiter de leur retraite jusqu'à 67,5 ans .... Oui , hommages aux prolo inconnu ! DOC ...
RépondreSupprimerLe commentaire de ZOE me fait penser à ce très beau texte du Père Joseph WRESINSKI, fondateur du Mouvement ATD QUART MONDE "Je témoigne de vous..." qu'il avait proclamé en 1987 au TROCADERO en inaugurant la Dalle en Hommage aux victimes de la Misère....
RépondreSupprimerZoé, critiquer est un art et permettez moi de vous le dire, sans méchanceté aucune, vous n'avez ni l'art ni la manière ... Si C. André était conducteur de travaux et passait ses journées entourés de " mecs qui défoncent les rues au marteau piqueur ", il est probable que c'est à eux qu'il aurait rendu hommage ... comme il est plus facile de parler de ce que l'on connait, il rend hommage aux infirmières ... et elles le méritent bien en effet, ce qui n'enlève rien à tous les autres corps de métier ...
RépondreSupprimerOui, gloire aux infirmières, cher Docteur. Enfin.
RépondreSupprimerEt pour les autres "prolos" comme dit "notre" Zoé, pourriez-vous nous communiquer le texte du Père WRESINSKI, cher anonyme ? Merci.
Bonjour,
RépondreSupprimerje ne partage pas complètement votre point de vue.
1) On ne dédie peut-être pas de statue ou de monument à telle infirmière en effet; en revanche, en tant que groupe elles bénéficient d'une reconnaissance immédiate chez l'Homme de la rue, comme les pompiers par ex: on reconnait leurs conditions de travail difficiles, la modicité de leur salaire, leur responsabilité (en raison de la pénurie ou de la sur-occupation des médecins) par ex. Il me semble que les quelques grèves qu'elles ont pu mener ont été mieux acceptées du public que celles de la RATP ou de la SNCF par ex.
2) Le prestige de ces professions est moins grand en raison :
- des études moins poussées que les toub's ;
- du moins grand nombre d'ouvrages grand public publiés par leurs représentants (que par des médecins) ;
- du caractère plus interchangeable de leur profession (un jour c'est Mme A qui vous prodigue les soins, le lendemain une autre)
- et aussi par une certaine pudeur/bravoure de leur part (ex d'un pompier : "on a été brûlé lors de cette intervention mais ça fait partie du métier").
En tous cas je trouve chouette que vous leur rendiez hommage !
Bonne journée,
B.A.
Zoé, critiquer est un art et permettez moi de vous le dire, sans méchanceté aucune, vous n'avez ni l'art ni la manière
RépondreSupprimer.....
Hé ben, parce-que vous pensez, vous, avoir l'art et la manière ?
Bonne journée
l.n
Aux sombres héros de l'amer !
RépondreSupprimerJe témoigne de vous".
RépondreSupprimerStrophes proclamées par le père Joseph Wresinski le 17 octobre 1987 au Trocadéro, à l’occasion du rassemblement des défenseurs des droits de l’homme
Millions et millions d’enfants, de femmes et de pères qui sont morts de misère et de faim, dont nous sommes les héritiers. Vous qui étiez des vivants, ce n’est pas votre mort que j’évoque aujourd’hui en ce Parvis des Libertés des Droits de l’Homme et du Citoyen, C’est de votre vie dont je témoigne.
Je témoigne de vous, mères dont les enfants condamnés à la misère sont de trop en ce monde.
Je témoigne de vos enfants tordus par les douleurs de la faim, n’ayant plus de sourire, voulant encore aimer.
Je témoigne de ces millions de jeunes qui, sans raison de croire, ni d’exister, cherchent en vain un avenir en ce monde insensé.
Je témoigne de vous, pauvres de tous les temps, et encore d’aujourd’hui, happés par les chemins, fuyant de lieux en lieux, méprisés et honnis.
Travailleurs sans métier, écrasés en tout temps par le labeur. Travailleurs dont les mains, en ces jours, ne servent plus à rien.
Millions d’hommes, de femmes et d’enfants, dont les coeurs à grands coups battent encore pour lutter. Dont l’esprit se révolte contre l’injuste sort qui leur fut imposé. Dont le courage exige le droit à l’inestimable dignité.
Je témoigne de vous, enfants, femmes et hommes qui ne voulez pas maudire, mais aimer et prier, travailler et vous unir, pour que naisse une terre solidaire. Une terre, notre terre, où tout homme aurait mis le meilleur de lui-même avant que de mourir.
Je témoigne de vous, hommes, femmes et enfants dont le renom est désormais gravé par le coeur, la main et l’outil sur le marbre de ce Parvis des Libertés. Je témoigne de vous pour que les hommes enfin, tiennent raison de l’homme et refusent à jamais de la misère la fatalité.
(l.n)
Merci Anonyme de 8h28, d'avoir fait paraître le texte du Père Joseph ! Y étiez-vous ? Moi oui, j'y accompagnais des familles, c'était grandiose !
RépondreSupprimerAnonyme de 7h36
Bonjour,
RépondreSupprimerc'est gentil cela de rendre hommage aux petites abeilles de la ruche "H.P", mais même si cela semble d'une séduisante attention, pour ne pas dire séductrice, voire...politiquement correct, la réalité n'est tout de même pas aussi "idyllique". J'entends que bon, la relation "médecin-infirmière"...est loin d'être aussi "mignonette" et pour cause. La rivalité des premières se confrontent parfois à la condescendance bienveillante, au mieux, des grands manitous, même si chacun s'en défend:-)MAis là encore, tout n'est qu'une question d'orientation de regard...Moi, ce matin, c'est l'ironie:-))))
bonne journée
Emma
"c'est triste peut-être la situation des infirmières mais si elles avaient plus travaillé à l'école ou si elles étaient plus intelligentes, elles auraient mieux réussi leur vie et gagner plus d'argent. Tout le monde il est pas égaux. Il faut des élites, et c'est bien normal que ces élites , elles soient bien payées. Comme le disait le philosophe allemand, accessoirement pilote automobile, Schumacher : c'est vrai je gagne énormément d'argent mais finalement grace à moi et par rapport aux autres, je relève la moyenne"
RépondreSupprimerles deux textes cités évoquent pour moi ce poème qui me touche et souvent m'encourage :
RépondreSupprimerUne telle bonté
Il y a une telle bonté
dans les fleurs ! Elles poussent vers leurs limites,
elles meurent, recommencent. Tous les imitent,
en silence, sans savoir. Avant l'aube
ils se lèvent, chauffent le café, se disposent
à partir, faire de leur mieux. La jeune fille
met son tablier bleu, aide la grand-mère
à s'habiller, le soleil brille dans le verre essuyé.
L'ordinateur attend l'attention
du technicien. Il faut toujours pétrir
le pain, mettre au point la lunette, calculer
les fondations de la tour. Battre le beurre.
Le petit gars essaye d'être de bonne humeur
en ouvrant son cahier. On verra bien
ce qui se passera tout à l'heure
à la récré. Ils prennent leur temps
saisissent le temps à plein bras. La souffrance
est pour demain. Ils recommencent le tri,
à chaque instant. Et soudain le soir est là.
Ils ont fait leur labeur, poussé la vie,
faiblement. Comme les fleurs.
D'où vient cette bonté ?
Jean Mambrino
il me semble qu'il y a deux étapes : voir la beauté et puis devenir capapble de l'exprimer et que chacune d'elles est susceptible de progrès...
qu'en pensez-vous ?
merci pour ce blog toujours nourissant pour le coeur et pour l'esprit !
Re bonjour,
RépondreSupprimerc'est un don que de ne voir que la Beauté du Monde, c'en est un autre que d'accepter que nous ne sommes pas à Dysneyland,pas plus qu'à Hannibal Lecter city. Il me semble un peu facile, mais surtout réducteur, d'être toujours dans cette extase quasi orgasmique parfois et pas toujours authentique à l'égard du Monde.
pourquoi "toujours" ?
RépondreSupprimercela peut être "parfois" ou "souvent"... selon les caractères et les talents, non ?
Oui, en effet, parfois ou souvent me semblent plus juste, plus adapté à notre nature humaine. Je disais toujours car votre post contenait, mais je me trompe peut être, l'idée d'une sorte d'installation quasi permanente dans la béatitude....
RépondreSupprimerBonne journée à vous
Hommages à ma copine prostituée héroïnomane qui est morte du sida . Oui hommages à toi ma copine qui m'a donnée mon premier baisé d'amour lorqu'on était petites . Oui d'accord ça sert à rien et ça te fait marrer de ce rire qui se moque de tout . Tu voulais t'appeler "Brown schuga" ou "mystérieuse viking" , moi je voulais m'appeler "chica dolce"ou "African gouine"... Merci encore pour la fée Méscaline qui m'a bien aidée ! Je ne l'aurais pas rencontrée sans toi ... Voila , ça te fait marrer et tu as bien raison au fond il réste ton rire qui se fout de tout . Alors Hommages pour ce rire ! ...
RépondreSupprimerSpéciale dédicace à Patricia, une infirmière de Sainte-Anne pour sa participation et son soutien lors des thérapies de groupe. Et merci à toutes celles que je n'ai pas rencontrées pour leur travail et leur soutien auprès des autres patients !
RépondreSupprimer... d'autant que "Depage" est en fait le nom de son mari... médecin renommé (elle est née Marie Picard). Mais ces deux-là ont quand même montré à quel point l'alliance entre une infirmière battante et un médecin d'une belle ouverture d'esprit peut déboucher sur des projets de grande humanité. Ecouter notamment http://www.rtbf.be/lapremiere/audio/podcasts?on=&id=LP-MDH&page=2 (émmission du 30/12 Ces belges qui ont fait l'histoire).
RépondreSupprimerBon, ben moi je vais rendre hommage à toutes les fées qui virevoltaient de l'autre côté du miroir durant mon enfance. A Marinette qui a cru au grand amour de Gérard, le psychiatre fou qui derrière ses lunettes en hublots, lui a presque fait croire qu'elle était digen de son intérêt.;A Nadine, qui faisait tant de tartes pommes aux psys, qu'elle devint elle même une pauvre pomme qui a cru en leur pouvoir super magique de grand ponte de l'inconscient...A toutes celles, quand même, qui ont admiré mes prouesses de future claudette, dans le bureau de mon père, qui ne savait pas quoi faire de moi, lors de ses entretiens...quelque part , dans un asile de Normandie...il y a de cela bien longtemsp....
RépondreSupprimerHommages ! aux infirmiéres qui s'habillent en TOREROS et qui pour quelques instants font réver les malades grace à leurs seringues bandérilles qu'elles plantent joyeusement dans les fesses maflues de leurs indomptables patiens . Ollé !!! Seringues et castagnettes .....
RépondreSupprimerLe voluptueux fait dépendre son bonheur de ses plaisirs,
RépondreSupprimerle vaniteux fait dépendre son bonheur de la gloire et des louanges,
et le serein fait dépendre son bonheur de sa capacité à avoir de la compassion et à agir... et c'est peut-êre le cas des infirmières et de tous les travailleurs et travailleuses dans l'ombre...
l.n
Merci Anonyme de 8h28, d'avoir fait paraître le texte du Père Joseph ! Y étiez-vous ?
RépondreSupprimer-----
Non, je n'y étais pas, mais j'aime bien le P. Joseph Wresinski et toutes ces personnes anonymes dans l'ombre qui remettent sur leurs deux pieds des hommes et des femmes et qui... s'effacent pour que ces derniers puissent grandir...
BàV
l.n
....qui remettent sur leur deux pieds des hommes et des femmes et qui s'effacent pour que ces derniers puissent grandir...
RépondreSupprimerJe suis très sceptique sur l'impact de l'anonymat et sur la necessité de son exitence pour parvenir à remettre des personnes sur pied. Tout n'est sans doute qu'une question de nature, mais honnêtement, pour aider, je pense qu'il faut de la Lumière, et bien que la Lune soit poétique et source de bien des inspirations, rien de tel que celle du jour plein et assumé pour aider une personne chancelante. Quelqu'un qui ne peut aider que dans l'ombre...moi,je m'abandonne pas.
Mais bon, je suis peut être indécrottablement névrosée pour être apte à ce genre d'aide:-)))
bonne journée de plein jour
Emma
@Le petit Nicolas,
RépondreSupprimervous dites "Si elles étaient plus intelligentes..." et "Il faut une élite..." What the hell??? Je vous recommande la lecture d'un petit livre très amusant: Péplum, d'Amélie Nothomb.
En passant je serais curieuse de savoir votre âge car votre commentaire me laisse croire que vous êtes très jeune, d'où le manque de nuance.
Docteur André,
RépondreSupprimerVotre texte est vraiment beau, et me réchauffe le cœur car empreint d’humanité, vous savez je crois que les gens de plus en plus ne remarquent pas les personnes qui se donnent du mal pour les autres comme les infirmières, d’où l’importance et la beauté de cet hommage, j’aurais voulu exercer un travail tourné vers les autres, mais malheureusement pour le moment je ne fais strictement rien, c’est affreux de n’être utile à rien…
Quand j’allais à l’hôpital psychiatrique pour voir le médecin, une infirmière m’accueillait toujours avec le sourire et me demandait de mes nouvelles, c’est ce genre d’échanges humains qui font qu’une personne tienne le coup…
Dr. André,
RépondreSupprimerJe suis nouvelle ici, depuis quelques semaines seulement; j'aime ce que vous écrivez mais j'éviterai la lecture des commentaires. Les couteaux volent bas par moments; par ailleurs j'éviterai ainsi d'ajouter mon propre délire à la sauce...
:-)
Mais z'enfin l.n (ou Héléne?) Le bonheur est pluridimentionnel , quoi! ......
RépondreSupprimerLe bonheur c'est pas un machin comme ceci celà qu'on peut considérer d'un oeil professionel plein de sagesse . Le bonheur est non seulement pluridimentionnel mais z'aussi à géométrie (géométrie spatiotemporelle d'ailleurs) variable . M'enfin! Quoi! l.n! Alors! .......
Allons! l.n! M'enfin ! C'est évident pourtant ...
C'est pas moi la loufdingue qui vais vous z'apprendre ça ...... Toud'même quoi! .......
@ Anonyme-utile-à-rien : M'enfin Anonyme-utile-à-rien! , à quoi peuvent bien être utiles les gens qui vous aident si vous n'étes utile à rien ? .....
RépondreSupprimerMerde alors! c'est vrai ça! ..... Reflechissez un peu avant de dire des bétises! .....
Si quelqu'un aide des gens z'inutiles (ou utile à rien ou mauvais à tout) alors vraiment je ne vois pas à quoi ces aidants peuvent bien être utiles ? .....
Bon , ceci dit personnellement je ne crois pas trop en la philosophie utilitariste parceque ce genre de philosophie ça finit toujours mal un jour ou l'autre ..... Voila Anonyme-utile-à-rien . C'est clair ? ....... t'as pigé ? ......
à Avignon il y a une "rue des infirmières"
RépondreSupprimerje ne sais pas à qui on fait ainsi hommage, je vais me renseigner
mais le temps que je le fasse (pas aoujourd'hui)ce ne sera plus le sujet du post, alors je le dis tout de suite.
ce texte sur les infirmières est beau et rare surtout de la part d'un médecin, donc merci!
RépondreSupprimercomment faire comprendre au "petit Nicolas" qu'être infirmier est un métier qu'on choisi et pas une activité professionnelle que l'on subi car soi-disant trop bête !
L'infirmier décérébré est une légende à laquelle les malades qui sortent d'une hospitalisation ne croient plus, heureusement!
Que la bêtise humaine même des plus diplômés est moche !
Il y a aussi des infirmières elfiques ! :
RépondreSupprimerhttp://anabelleclown.free.fr/herbemagique.htm
Mardi dernier, 11 janvier 2011, j'étais cité comme témoin dans une comparution immédiate au Palais de Justice de Paris.
RépondreSupprimerLa famille du prévenu ainsi que moi-même avions du mal à nous repérer dans cette immense enceinte d'autant plus que personne n'a su nous dire exactement dans quelle chambre allait être jugée l'affaire.
Et puis nous sommes tombés sur un jeune avocat qui a alors usé de toute son influence pour nous obtenir les informations nécessaires après s'être enquis de notre affaire. Il était resté avec nous pendant près d'une heure pour nous guider.
Cet avocat s'appelle Dominique CALMES. Qu'hommage lui soit rendu.
l.n
oui, mais là, c'est de l'art! de l'art vivant!
RépondreSupprimerMais z'enfin l.n (ou Héléne?)
RépondreSupprimer----
Hey Zoé, je suis louis.n, celui sur lequel vous vous êtes défoulé ( comme vous le faisiez aussi avec le colonel Trivos) il y a quelque temps...
Mais bon, c'est de l'histoire ancienne et je vous aime bien...
l.n
AH! Bon , mais vu d'ici je pouvais pas l'savoir . Ceci dit vous z'étes pas obligé de mémé non plus quoi! ....
RépondreSupprimerJe trouve que l'hôpital a une structure trés triangulaire et même trinitaire , genre : Papa-médecin , Maman-infirmiére , Bébé-malade .
RépondreSupprimerPapa-médecin détiend le savoir qui lui viend diréctement de dieu , il représente la raison raisonnante . Maman-infirmiére représente la consolation , le soin , elle s'occupe du corps et des matiéres . Bébé-malade représente le pathos , l'afect , l'instinct primaire à éduquer à corriger .
C'est le schéma familliale traditionnel trés imprégné de religiosité biblique .
Personnellement je trouve cela assez insuportable ce genre de relation soignants-soignés . La médecine se penche sur le patient (c'est l'etymologie du mot clinique) . Le patient est en position de soumission , de dépendence comme le bébé par rapport à Papa-Maman . Papa médecin détiend le pouvoir du logos la parole divine qui sait qui agit par sa magie à travers les actions opératives de Maman infirmiére sur Bébé patient .
Je trouve cela absurde comme relation à la maladie , relation par laquelle le patient est dépossédé de sa maladie et de son corps .
Voila sans doute aussi pourquoi je dis : "Je suis mon seul reméde" . Pour échapper à cette emprise totalitaire compassionnelle qui me fait horreur .
La maladie dépossède de soi....Il faut bien des intervenants pour parvenir à se réaproprier.
RépondreSupprimerC'est la maladie qui nous soumet
Je trouve très bien de votre part "d'apprécier "les infirmières qui ont un travail difficile .
RépondreSupprimerDans les hopitaux , il faut avoir le coeur bien accroché pour panser des plaies plus ou moins jolies , faire la toilette des gens alités etc.....
En hopital psy, elles ont un travail different mais pas plus facile pour autant.
Vous les valorisez et pour elles c'est certainement très important , ça les encourage à faire encore mieux .....sans soupirer que le médecin n'est qu'un gros c** ..;=))
Je venais rendre hommage aux infirmiers, qui semblent être les grands oubliés dans l'histoire.
RépondreSupprimerQuelque chose me rendait mal à l'aise dans ce billet, et le premier mot qui m'était venu à l'esprit était "fantasme". Alors c'est ditre si le premier commentaire m'a fait rire ! (mais je ne suis pas le moine fou).
Hommage aussi aux garces, même chez les gentilles infirmières (eh oui !), surtout celles qui profitent de leur ancienneté pour en faire baver aux débutantes.
Hommage à mon oncle et ma tante, infirmier et infirmière en psychiatrie toute leur vie et maintenant à la retraite. Hommage à ma soeur qui vit encore dans cet enfer, et pas à cause des malades, mais d'administrations corrompues.
Et enfin, hommage à Zoé (13 janvier 2011 15:18), c'est exactement ainsi que je vois le tableau.
Ah oui, et hommage aux aide-soignants et hommes et femmes de ménage qui sont encore plus bas dans cette hiérarchie que vous décrivez, Dr André, et qui sont encore plus méprisés par les médecins et mal payés, et dont le boulot n'en est pas moins ingrat (j'en ai déjà été).
RépondreSupprimerMerci pour le texte du Père Joseph, l.n.
RépondreSupprimerCe soir, il fait beau.
@ Emma , je parle pour moi et de mon experience de mes maladies à moi . Moi , mes maladies je me les suis appropriée pour qu'elles ne me dépossédent pas de moi mais m'enrichissent le plus possible .
RépondreSupprimerJ'ai utilisé pleins de drogues diverses et beaucoup de drogues hallucinogénes qui m'ont beaucoup appris de choses , mais un jour j'ai compris que pour aller plus loin je devais arréter et j'ai arrété et j'ai failli en devenir folle car ce fut terrible . Bon , c'est inexplicable mais je me suis appropriée cette folie qui était moi et pour rien au monde je n'aurais voulu que quiconque me la prenne . Et c'est par cette appropriation jusqu'au bout de cette part de moi-même que j'ai réussi à m'inventer ma guérison . C'est mon experience à moi , alors je ne la conseille à personne mais c'est ainsi .
Yo...
RépondreSupprimerHommage à mon amie Annie qui a le sens inné de "l'hospitalité" mais s'en voit quotidiennement dépossédée.
Zoé in the skyyyyyy with diamonds :)
RépondreSupprimerQuel plaisir de voir cette plaque de rue! Je connais bien la zone et l'affectionne. Il y a également tout près, la clinique:
RépondreSupprimer" Edith Cavell".
Clinique qui fut une école d'infirmière dirigée par Edith Cavell et Marie Depage et fondée par le mari de cette dernière.
Vive la reconnaissance du travail de chacune et de chacun et la bonne entente Infirmière(er)-Médecin !
Merci aux infirmières de la Pitié-salpêtrière (services ophtalmo) qui m'ont tenue la main pendant des examens (parfois douloureux) et m'ont aidé lorsque je ne pouvais plus me servir de mes yeux un certain jour de l'an passé dans le noir. Je ne les oublierai pas ...
RépondreSupprimerEt je repense à ce témoignage laissé sur ce blog il y a quelques semaines par une infirmière qui avait accompagné une personne à la fin de sa vie...et l'avait aussi certainement beaucoup aidé dans son "dernier souffle" , en prenant aussi sur elle une part de douleur.
Et c'est peut-être l'une d'elles qui sera là aussi dans les derniers instants de nos vies, dernier regard, dernier sourire. Alors merci d'avance à celle là aussi !
Aucun monument ne sera jamais aussi grand que cela !
Bien à vous tous
Entre la médecine pour les plus pauvres et celle pour les plus riches il y a une distance incomensurable . Pour moi il est plus raisonnable de ne compter que sur moi-même que d'attendre une aide quelconque de la société . Pour prendre soin de ma santé je ne compte que sur moi-même , en sachant que si j'avais un probléme trés grave j'en mourrais et c'est tout . Le reste c'est du discours .
RépondreSupprimerJe suis mon seul reméde parceque : La maladie n'est pas une entité maléfique qui me tombe dessus . La maladie ne m'arrive pas à moi , elle arrive avec moi . C'est une rencontre . Je suis partie prenante du phénoméne "maladie" . J'y participe pleinement donc elle m'appartiend . Je m'en empare et à partir de là je suis mon seul reméde . Pour moi c'est une évidence . Alors : "névroses","psychoses","schizo","parano".... Cela ne m'interesse pas . Tout discours posé sur quoi que ce soit à partir de l'expérieur contiend une part de croyance , mais moi qui vit ma maladie je la vis de l'interieur et je peux donc ne pas être dans la croyance mais dans le sensible , dans le corps vrai , et donc je suis mon seul reméde .
RépondreSupprimerAu fond du fond et au plus simple de moi-même cela m'apparait comme une évidence essentielle .
lors de votre passage à BX vous avez selectionné vos auditeurs....et donc empêché des infirmières d'entrer dans la salle de conférence .alors vous pouvez toujours essayer de nous encenser vous n'êtes pas crédible.........tout ça n'a qu'un but ..vous faire valoir...
RépondreSupprimerAnonyme (14 janvier 18:43)...après réflexion, cela me parait assez logique que le docteur soigne son estime vis à vis de lui-même.
RépondreSupprimerEt tout le monde dit "Parce que je le vaux bien", est-ce une bonne ligne de conduite ? Permettez-moi d'en douter...
pouvez-vous préciser ces accusations, double anonyme ? de manière à ce que je puisse comprendre à quoi vous faites allusion...
RépondreSupprimerJe ne suis pas l'anonyme en question, docteur André.
RépondreSupprimerMais il est assez facile de comprendre que vous avez participé en septembre 2010 à une animation à destination de cadres de la santé publique, au CHU de Bordeaux. Apparemment, les personnels infirmiers n'étaient pas invitées (peut-être seulement les surveillant(e)s de services...)
Donc cet anonyme vous accuse de double discours. Vous encencez les infirmiers et infirmières et vous ne les invitez pas à vos conférences. Mais vous ne semblez pas coupable, vous ne choisissez pas le public de vos conférences, vous êtes l'invité. Vous n'avez donc exclu personne.
Donc, passez un bon we avec votre famille et ne pensez plus à cette accusation sans fondement et qui n'enlève rien de votre attention envers les infirmiers et infirmiers de l'hôpital St Anne, au quotidien.
Bonne soirée.
Peut-être que l'anonyme en question ne vous laissera pas face au silence et que cela vous rassurera davantage. Je l'espère pour vous.
Pourquoi vous ai-je répondu?
RépondreSupprimerParce qu'un jour, vous aussi docteur André vous m'avez tendu la main sur ce blog et que je ne l'oublie pas.
merci beaucoup.
RépondreSupprimerDe rien, docteur André. Je ne suis pas une ingrate, je sais ce que je vous dois.
RépondreSupprimerPrenez bien soin de vous, de votre épouse et de vos filles.
J'aimerais beaucoup que le docteur André évoque, un jour, dans un de ses billets, son conte préféré.