mardi 18 janvier 2011

Corps et thérapie


C'est un chien sur le divan d'un analyste, et qui demande à ce dernier : "Vous voulez bien me gratter la tête ?"
(en quelque sorte, la suite de notre réflexion de vendredi...)

Illustration : The New Yorker.

PS : toutes mes excuses, j'avais déjà utilisé ce dessin pour un billet le 17 octobre dernier ; merci aux internautes de me l'avoir signalé.

29 commentaires:

  1. Bis repetita non placent.

    RépondreSupprimer
  2. Aux grands maux les petits remédes .

    RépondreSupprimer
  3. "Scratch my head, would you?"
    peut-être traduit de 2 manières :

    1."Pourriez-vous gratter ma tête ?"
    ou
    2."Pourriez-vous écorcher ma tête?"



    Leo Cullum était un cartooniste humoriste pour l'hebdomadaire américain "The New Yorker" de 1977 à 2010.

    Il a effectué son service militaire comme pilote de l'armée américaine au Viet-Nam et a travaillé ensuite pour TWA et American Airlines comme pilote de ligne.

    Entre deux vols, il dessinait pour "The New-Yorker". Il aimait les animaux, et prenait pour cibles les hommes d'affaires, les avocats et les médecins véreux américains...

    Il est mort l'an dernier.


    Bonne journée
    l.n

    RépondreSupprimer
  4. Comme un air de déjà vu ce post:-(
    A moins que vos lecteurs soient enfermes dans une boucle temporelle!
    Un autre please....

    RépondreSupprimer
  5. C'est l'histoire d'un psychiatre qui demandait à chacun de ses patients:"Grattez-moi la tête".
    Il souffrait d'un TOC ( comme dit le dicton populaire c'est le cordonnier le plus mal chaussé)
    Il devint chauve mais résilient il sublima son handicap en montrant sa tête d'ampoule partout, télé, journaux, web. Ce n'est autre que notre chauve à l'intérieur de la tête préférée le docteur André.

    le tonsuré roi des boîtes de camembert pour ne pas dire le moine fou

    RépondreSupprimer
  6. Bonjour,
    j'adore ce petit clin d'oeil!:-) Délicieux!!
    C'est vrai que souvent, on préfèrerait que ce soit notre psy qui le fasse à notre place:-)))) Les pauvres, on leur demande tellement: être notre papa,notre maman, notre amoureux, un autre nous même...quel job quand même:-)))
    Bonne journée à vous toutes et tous
    Emma

    RépondreSupprimer
  7. Bis repetita du 07/10/10 : Voulez vous bien me gratter la tête ...
    C’est un chien sur le divan d’un psychanalyste, qui, peut-être après des années et des années de cure, lui demande tout à coup : «Vous voudriez bien me gratter la tête ?»

    J’adore évidemment le côté absurde du dessin, mais aussi tous les messages qui en découlent. J’adore cet humour qui parle de notre besoin inné de tendresse et de contact physique, qui finit toujours par déborder à un moment nos efforts pour les canaliser par des mots. Et j’aime qu’on me rappelle ce côté animal en nous, toujours déconcertant et parfois désopilant lorsqu’il resurgit aux moments où on ne l’attendait plus...

    Illustration : Leo Cullum, The New Yorker.

    Surmenage ??? ;o))

    RépondreSupprimer
  8. Oui, ce qui est rigolo est de découvrir combien nos interprétations diffèrent:-)) Il y a autant d'interprétations que de lecteurs, c'est Genest je crois qui écrivait cela...enfin bon, je crois et comme je suis un peu limite pressée là, je ne peux pas vérifier, mais bon, on s'en fiche un peu en me^me temps de savoir "qui qu'a dit puisqu'il a dit":-))) Le besoin de contact ne m'était pas venu à l'esprit...oups, je vais en parler à mon psy...encore une névrose que je viens de découvrir chez moi...piouhhh, je vais pouvoir écrire un dico moi:-)))
    cette fois bonne journée à toutes et à tous
    Emma

    RépondreSupprimer
  9. Darkvador, le retour18 janvier 2011 09:00

    @bagalik a dit....
    "A moins que vos lecteurs soient enfermés dans une boucle temporelle!"

    Exact. Nous sommes, comme vous le dites, enfermés dans une boucle temporelle : la roue du samsâra.

    Votre existence n'est pas suspendue entre deux "néants" (avant la naissance et après la mort).

    L'évolution nous dit que l'ancêtre commun à tous les êtres vivants, c'est un micro-organisme (un procaryote). Au fil de milliards d'années d'évolution, des millions et millions d'espèces ont fait leur "apparition" (à partir de cet ancêtre commun).

    Notre matière, notre corps, est "dérivé" de cette matière organique "primitive" (procaryote unicellulaire) composé de carbone, hydrogène, oxygène, azote, phosphore et soufre....

    Notre matière, notre corps, n'a pas commencé d'exister au moment de la conception! Aussi longtemps qu'on puisse remonter dans le temps, la matière qui nous constitue, est vieille de plusieurs milliards d'années ; Nous serions "des poussières d'étoiles"! Les atomes qui nous constituent, nous disent les savants, ont été engendrés, au cœur des étoiles, cela il y a des milliards d'années!

    Notre inconscient, selon Jung, porte les traces de toute cette évolution cosmique et/ou biologique : notre esprit serait donc soit synchrone à l'apparition de la Vie, soit antérieur ou synchrone à l'apparition de l'Univers, ce qui reviendrait à dire que l'homme porte tout l'Univers en lui!

    RépondreSupprimer
  10. çà évoque pour moi le besoin de se débarasser de toutes les mauvaises idées et épreuves dont le patient veut extirper de ses pensées avec l'aide de son psy.
    Pourquoi un chien,je ne sais pas..de l'humour ,sans doute!

    RépondreSupprimer
  11. "A moins que vos lecteurs soient NE enfermés dans une boucle temporelle!"

    @Darkvador
    Hummm.... Pour moi c'était a une échelle bcp plus réduite: qq semaines tt au plus. Et pour ceux qui ne l'auraient pas vu: le post c'est un peu de la rechauffe.
    Dr André ne l'a sûrement pas fait exprès ;-)

    RépondreSupprimer
  12. NE soient...
    Décidément!!

    RépondreSupprimer
  13. Salut Bagalik et vous tous,

    Je lis le blog depuis peu de temps et je suis bien heureux de voir ce dessin ! il me fait rire :-)et je le trouve attendrissant.
    Bonne journée !
    Fabrice

    RépondreSupprimer
  14. Je veux du soleil.

    http://francoisquinqua.skynetblogs.be/archive/2006/08/25/nicolas-de-stael.-1.html

    RépondreSupprimer
  15. Alors je t'invite à Lyon Stéphane, où le soleil semble pointer le bout de son nez et où le moral s'en ressent tout de suite ;o)))

    RépondreSupprimer
  16. je crois beaucoup dans les synchronicités dans notre existence, il se trouve que depuis que j'ai découvert ce blog il y a quelques mois, il résonne en moi et fait écho à beaucoup de mes préoccupations actuelles...en fait cela m'aide à croire que nous sommes tous liès quelques parts; je vais en parler à mon psy la prochaine fois;merci à vous du partage

    RépondreSupprimer
  17. Banco! je ne connais pas Lyon et avec un tel prénom tu ne peux être qu'un excellent guide

    Na-tha-lie

    RépondreSupprimer
  18. Pas de place rouge à Lyon mais ce sera avec plaisir pour la visite.
    contente qu'un peu de soleil soit parvenu jusqu'à Toi ;o)

    RépondreSupprimer
  19. Pas satisfait de toutes les réponses données le 7 octobre ? :)
    Bin ma foi on peut s'amuser à inventer la suite...
    On peut supposer que l'analyste lui réponde d'un air tout aussi sérieux
    "je vous conseille d'aller chez le coiffeur"
    C'est vrai, quand la coiffeuse vous fait le p'tit champoing, ça fait du bien, non ?
    ou qu'il lui dise " ça vous gratouille ou ça vous chatouille ?"

    voilà qui m'a fait faire des petites recherches et j'ai eu le plaisir de voir ces vidéos :
    http://www.youtube.com/watch?v=5v2zf4a-EEs
    http://www.dailymotion.com/video/x2po1b_le-docteur-knock-les-maladies-et-la

    Merci docteur :)

    Au fait...« Les gens bien portants sont des malades qui s'ignorent. » voilà une citation qui m'interpelle...

    RépondreSupprimer
  20. Je viens de voir votre com Zoé, celui que vous avez écrit hier soir sur le billet de vendredi, à propos du docteur Knock.
    Coïncidence...vous avez dit coïncidence ? voilà qui est étrange...

    RépondreSupprimer
  21. Oui , Peggy . En effet je ne pense pas que les gens bien portant soient des malades qui s'ignorent .
    Cette citation est digne du Docteur KNOCK qui inventait des maladies pour se faire une clientelle .
    Ce phénoméne socio-culturel existe bel et bien : des maladies sont inventées puis disparaissent lorsqu'elles cessent d'être à la mode . On appelle peut-être cela le syndrome de Knock . IL existe aussi à l'inverse le phénoméne des bénéfices secondaires que l'on peut retirer du fait d'être "malade" et devenir ainsi un centre d'interet compationnel . C'est un peu comme le syndrome de Munchhausen , attirer l'interet du corps médical pour bénéficier de sa "bienveillance" .
    En gros et pour schématiser , il arrive parfois que lorsqu'on propose , on offre , on impose des solutions là où il n'y a pas de problémes , on en vienne à créer les problémes "nécessaires" à ces solutions (on invente le probléme pour que la réponse prédéterminée puisse continuer de s'imposer comme vraie) . Donc , je pense effectivement que certains troubles d'apparence grave peuvent trouver des réponses simples et non médicales . Encore faut-il avoir le courage de l'admettre .

    RépondreSupprimer
  22. Pourquoi notre cher hôte nous a servi deux fois le même sujet (comment arrêter notre esprit) et le même dessin de Leo Cullum?

    Peut-être veut-il nous faire comprendre que bien des fois, nos bla-bla-bla ne font que nous écorcher alors qu'un geste et/ou un regard attendrissant suffit à nous réconforter, à nous apaiser.

    C'est ce que pensait aussi Leo Cullum, lui qui s'était battu de longues années avec son cancer du colon et qui a vadrouillé d'oncologue en chirurgien en passant par les psys...

    Si vous aimez l'humour anglo-saxon et si vous êtes anglophile, voici un lien vers un de ses derniers livres au soir de sa vie "Suture Self" que je traduis par "Comment suturer vos propres cicatrices" où vous pouvez retrouver son humour caustique mais jamais méchant ou amer...


    Voici le lien :
    http://books.google.fr/books?id=HtJPsZWINrkC&printsec=frontcover&dq=leo+cullum++COLON+CANCER&source=bl&ots=mJCb8DBZgm&sig=sTarO2-XpXWOjDNfp5g1bxWxTBI&hl=en&ei=_Gg1TaGCEYPMhAfLj-WVCw&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=1&ved=0CBMQ6AEwAA#v=onepage&q&f=false

    (l.n)

    RépondreSupprimer
  23. Erratum :
    "Suture Self" que je traduis par "Comment suturer vos propres blessures"

    l.n

    RépondreSupprimer
  24. Bin moi cette illustration me fait penser à une des chansons de P. Katherine : Les bisous. Je suis loin d'être fan de la plupart de ses chansons, mais je trouve que cet auteur a le mérite parfois de taper dans le mille.

    La chanson :

    "On est là pour quoi
    On est là pour qui
    Dans les magasins
    A se prendre la tête
    Au fond qu'est ce qu'on veut
    Au fond qu'est ce qu'on cherche
    Quand on s'prend la tête
    Mais qu'est ce qu'on attend

    Des bisoux (x15)

    Quand on se dit fuck
    J'te défonce la gueule
    Tout en insultant
    Les papa les maman
    Au fond qu'est ce qu'on veut
    Au fond qu'est ce qu'on cherche
    Quand on se dit fuck
    Mais qu'est ce qu'on attend

    Des bisoux (x15)

    De façon générale
    Et très globalement
    En définitive
    Mais qu'est ce qu'on attend
    Pour se faire

    Des bisoux (x15) "

    RépondreSupprimer
  25. un petit sentiment dont je n'ai pas parlé tout à l'heure.;je n'aime pas ces dessins qui mélangent hommes et animaux..c'est comme les émissions soit-disant humoristiques qui font parler les animaux.Peut-être parce que j'aime beaucoup la gent animale...

    RépondreSupprimer
  26. C'est un chien, il aimerait bien qu'on lui gratte la tête,ce tout petit geste de tendresse et d'attention lui ferait tant de bien, il ne demande pas plus...Eh bien voilà, il est obligé de faire appel à un professionnel car cette demande paraît tellement incongrue dans le monde où il vit....

    RépondreSupprimer
  27. Qu'il vienne chez moi ce toutou, je fais assez souvent des gratouillages à mon chien (et peut être pas assez aux personnes de mon entourage, mais ça, c'est une autre histoire)

    RépondreSupprimer
  28. EN EFFET LE PATIENT N'EST PAS UN CHIEN!

    Ou au contaitre en serait-il un dans la mesure où il a besoin d'attention et de contacts humains dans un monde où l'on remplace tout par des intermédiares : ordinateur, carte vitale, cartre bancaire.
    Une belle nouveauté : pour prendre rendez-vous chez son medecin traitant : pas d'autre solution que de reserver par internet. Super l'ambiance!

    RépondreSupprimer
  29. Je croyais que vous nous faisiez le coup de la tour, Dr André. Vous savez, cette histoire où la fenêtre donne sur le même paysage, mais entre temps, on se trouve à un étage plus haut.

    Qu'a-t-on vécu, qu'a-t-on appris entre le 7 octobre 2010 et le 18 janvier 2011 ? C'est drôle, d'ailleurs, c'était il y a à peine plus de trois mois, et je croyais que cela faisait presqu'un an ...

    RépondreSupprimer