Personnellement j'ai un avis qui me semble effectivement irréfutable: les fous sont toujours plus intéressants à lire que les psychiatres. A quand une citation de Van Gogh, de Nerval d'Horderlin, d'Artaud, beaucoup plus porteurs de sens que les histoires de qui vous savez.
Désolée mais pour moi, c'est le blanc total ! Mais ma curiosité (un vilain défaut, dit-on) m'a poussée à aller voir sur le net, et je suis tombée sur ce site :
Je comprends cette citation dans le fait de se méfier des généralisations, des approches globales, des simples points de vues sur des hommes, des attitudes qui au mieux sont contradictoires (au sens non irréfutables) au pires nous abusent.On risque de répéter les pensées d'autrui sans les partager vraiment et la pensée unique est en marche. Les inquiets sont comme ceci, les anxieux pas comme cela, les belges en revanche sont ainsi, mais ne parlons pas des fonctionnaires etc,.....Seul le personnel individualisé est irréfutable. Oui et à la condition bien sûr d'être sincèrement exprimé. Le reste peut vite tomber dans le bla-bla. C'est pour celà que je préfère les témoignages (ici notamment) qui ne reformulent pas des pensées récupérées ici ou là mais qui expriment une pensée, un avis authentique. Ce n'est pas du nombrilisme, de l'exhibitionisme de le pratiquer, c'est la condition d'un échange à bénéfices mutuels. C'est poser l'individu, sa conscience comme le socle sur lequel construire sa liberté. Autre chose : ce qui m'épate et l'intéressrait de comprendre, c'est quel est le ressort, quelle est la VRAIE motivation qui entraine certains internautes à venir ici formuler de facon lapidaire des critiques sur la mièvrerie de l'auteur. Il peuvent le faire bien entendu, mais je voudrais comprendre. Quand je vais sur un site et lis des propos que je trouve débiles, mièvres etc, je passe mon chemin, je ne viens pas tous les jours le signaler à l'auteur. Le pire c'est les internautes qui disent au autres : "vous n'avez rien de mieux à faire que de venir perdre votre temps sur internet!" Mais que font-ils eux-mêmes? et en plus, pour bien démontrer qu'échanger sur internet est une fumisterie sans intérêt, ils font quoi, ils l'écrivent sur internet. Mais je m'égare, il s'agit sans doute de gentils altruistes qui viennent nous mettre en garde contre les dangers du virtuel et de l'addiction.
Une réponse possible, Stéphane : ces bozos-seuls-au-monde qui s'ignorent n'ont rien dans le crâne et n'ont rien à dire, mais comme c'est personnel et donc éternellement irréfutable (la seule chose qu'ils savent intuitivement), alors ils exercent leur droit de l'exprimer.
Merci Grenouille pour cette référence. Avec tous mes déboires avec mon ordinateur, j'avais perdu ce raccourci. Je n'ai rien vu de méchant dans ce que dit cet anonyme, mais je n'ai vu aucun sens non plus de toutes façons : "Vous savez qui a dit vous savez quoi et vous savez ce que j'en pense ...", ça ressemble plus à des chuchottements de corridors. Et avec ça, n'importe qui peut partir n'importe quelle rumeur qui peut aller jusqu'à détruire la vie d'un innocent. Mais il n'y a aucun mot méchant là-dedans. C'est tout simplement la distraction favorite des singes afin d'assurer ou élever leur statut dans le groupe. C'est naturel, pas méchant.
J'ajouterai qu'il faut énormément de compassion pour accepter ce genre de comportement de la part d'un être humain, et j'avoue, en tant que bozo du bus moi aussi, que j'ai encore beaucoup de travail à faire là-dessus.
Grâce à cette citation, j'ai eu l'attention attirée sur le livre "Plotin ou la simplicité du regard" et donc sur la mystique de Plotin, que je ne connaissais que de nom. Une voi(x)e supplémentaire à explorer, donc, grâce à vous...
Nietzsche a écrit "ecce homo" , son ouvrage le plus personnel pour éviter d'être confondu avec un saint , un vertueux, un prophète; Il voulait rétablir la vérité sur lui même et ne plus risquer ni de son vivant ni dans l'éternité d'être " récupérer" dirait-on aujourd'hui . Je pense que Christophe André qui n'a pas du tout la paranoia de Nietzsche aurait écrit lui-même quelque chose comme " ce qui est le plus personnel est le plus universel " ou bien quelque chose comme " la révélation de ce qui nous est le plus personnel va nous permettre de nous lier aux autres de façon très forte et authentique " .Merci à celui qui prend le risque de la révélation de soi.
J'ai l'impression de retrouver les sensations du baccalauréat, quand je découvrais le sujet de philosophie et que je paniquais à l'idée des pages et des pages qu'il me faudrait écrire de dessus. Mon bac était il y a moins de 6 mois mais les réflexes reviennent, quels sont les présupposés, quel est le paradoxe de cette phrase...
Un bonheur de faire à nouveau fonctionner son cerveau de cette manière, surtout depuis que je me suis orientée dans des études de gestion!
Merci pour ces pauses réflexion que vous nous proposez chaque jour.
Tout a déjà tellement été dit, analysé, philosophé, écrit, expérimenté, digéré, depuis la nuit des temps... alors la vie attend de nous ce qu'elle n'a encore jamais connu car c'est une chose unique au monde: la vision de chacun de nous...
Comme Grenouille, j'ai rien compris à la citation, du coup j'ai été chercher sur le net et je suis tombé sur un super blog. Le même cité par grenouille. Donc merci Mr André !
D'abord rebutée par cette phrase parce que je crois qu'on ne peut pas affirmer que quoi que ce soit puisse être irréfutable ... (je vous ferai grâce du syllogisme) ... j'ai bien aimé l'explication de Odile.
En plus, je viens de regarder le vidéo qui présente "Les secrets de psys", et cela semble tout à fait illustrer cette explication : les psys sont des hommes comme les autres, avec leurs faiblesses et ils doivent les surmonter. C'est ce qui est révélé dans ce livre, et votre phrase fianale, Odile, prend tout son sens :
"Merci à celui qui prend le risque de la révélation de soi."
J'espère seulement que cela ne fera pas de la planète un immense hôpital psychiatrique, mais plutôt que cela nous aidera à trouver des points en commun pour faciliter l'empathie, la compréhension, la communication, et nous aider à moins être obsédés par la paille qui est dans l'oeil du voisin.
Boulezail tu peux nous faire parvenir un lien sur la campagne dont tu parles ?
Sinon je constate que l'un des hebdos favoris des français a fait son job cette fois : observer. Et identifier à la jumelle ce qui bouge dans le milieu du soin thérapeutique. J'ai tout acheté pour décrypter cela au calme : livre et canard. Je me régale déjà :) Merci Doc, à nouveau vous tracez une nouvelle voie en terre vierge. Ca fait au moins 1 "nouveau psy". A quand les nouveaux patients ?
De nombreuses capsules télévisées, Clipper, en tous cas, ici, au Québec. Et des vedettes qui viennent parler de leur dépression. Au début, je trouvais ça sympa, mais j'ai commencé à me questionner sur la façon dont ces capsules pouvaient être perçues. Alors maintenant, je zappe.
Et bizarrement, vide total durant les fêtes ...
Un des liens qui me revient : essayez de taper "masantementale.com" dans Google (Canada).
Attention, Clipper, je n'ai pas dit que j'étais contre la démarche du Dr André, au contraire. D'ailleurs, malgré les controverses, il y a quand-même un psychanalyste qui trouve même que les démarches peuvent être complémentaires, et je suis totalement POUR que les disciplines se regroupent pour trouver, ensemble, des solutions qui marchent.
Ce qui me fait craindre le "pire", c'est ce qu'il s'est produit déjà avec l'enseignement : rendre les écoles et les relations professeurs-élèves plus humaines partait de bonnes intentions. Mais il semblerait que ce mouvement de bascule ait penché du côté de la médiocrité et n'ait servi qu'à justifier le moindre effort et encourager l'ignorance, voire l'analphabetisme. Je vois des gens qui ne s'expriment plus que par onomatopées à l'oral, et par "smileys" à l'écrit ! Les cerveaux humains sont-ils en train de s'atrophier ?
Maintenant, avec toutes ces carences informatives et analytiques, même si les gens ne sont pas pour autant des imbéciles et se posent quand-même des questions, il n'y a qu'à voir, quand-même, toutes les bêtises qui ont été écrites à la suite des hécatombes d'oiseaux et de poissons, récemment. Et à quel point on peut nous faire gober n'importe quoi !
Alors, étant donné, en plus, les difficultés de l'être humain à trouver un juste milieu, que va-t-il se passer, avec cette démystification de la maladie mentale ?
Est-ce que le moindre petit écart de comportement sera considéré comme une maladie mentale qui nécessite une totale prise en charge médicale ?
A lire, si vous le souhaitez :
"Qui sont les dissidents ?" (1977) de David Cooper, psychiatre sud-africain.
Merci Boulezail, passionnant ! Vous avez toujours une longueur d'avance sur le sujet, vous les cousins d'outre-atlantique. Bon maintenant je ne dis pas que la déstigmatisation institutionnelle est la panacée universelle hein, mais franchement le jour où je pourrai aborder sereinement à table les mauvais tours que me joue mon cerveau, au même titre que l'un évoque sa tendinite, et l'autre le fonctionnement du moteur de sa bagnole... je serai un homme plus heureux !
PS : Boulezail, cela m'intéresserait d'avoir une idée de ce que font les associations de patients au Québec (partenariat avec les institutions par ex) aurais-tu un lien privilégié à me communiquer à propos de cela ?? Merci d'avance et merci pour tout ce que tu apportes sur le forum, dans la continuité
Malheureusement, Clipper, je ne peux pas vous répondre, car je n'ai ni lien privilégié, ni intérêt pour l'instant, sur le sujet : je considère les difficultés psychologiques que j'ai rencontrées ces dernières années au même titre qu'un méchant rhume. Et plus je me tiens loin des médecins et des malades, mieux je me porte.
Quant à la longueur d'avance que vous croyez voir chez les cousins, elle n'est que théorique. Dans la vraie vie, les gens souffrent, sont stigmatisés aussi et avalent leurs pilules en rongeant leur frein.
La seule différence, c'est que la psychiatrisation, au Canada, est traditionnellement intégrée dans la société, presqu'au même titre que le curé de la paroisse (la religion est restée très influente ici jusque dans les années '70) puis le médecin de famille. Dès qu'un enfant ne se conforme pas aux exigences de ses parents : hôpital psychiatrique illico presto !
Voir les tristement célèbres histoires d'Emile Nelligan, les enfants Duplessis (là, des orphelins), et autres "contes de la folie ordinaire" comme le cas de mon meilleur ami, qui a mon âge, un gars super brillant, mais trop intellectuel compte tenu de son milieu. Ses parents se sont ainsi assurés en le maintenant à la maison, d'avoir un de leurs enfants qui prenne soin d'eux pour leurs vieux jours. L'homosexualité aussi était considérée comme une maladie mentale, il n'y a pas si longtemps.
Bref, c'est aussi cette tendence bolchévique déjà hyper-bureaucratisée que je vois ici qui me fait craindre le "pire" (qui arrive toujours sournoisement, n'en déplaise à Hanna dans le sujet suivant).
Ce n'est pas seulement à cause de ma tendence au pessimisme ou à l'inquiétude.
Je comprends Boulezail... J'ai sans doute contracté le virus fort répandu du "c'est mieux ailleurs". Merci en tous cas de me (nous) faire partager ton regard sur la société.
Pas de problème, Clipper lol ... J'ai fait pire que vous, j'ai traversé l'attlantique il y a vingt ans, et je suis encore en train de le soigner, mon virus ;)
Il y a des choses qui sont mieux ici, d'autres pires qu'en France. On ne peut pas comparer sur des généralités.
Un manuel de pratique avec CD d'exercices. Pour voir les vidéos de présentation, cliquez sur le livre.
Actualités
Rencontres :
Samedi 5 mai de 15h à 17h, à l'occasion de la fête du Vesak, je suis invité à donner une conférence sur la méditation par l'Union Bouddhiste de France, à la Grande Pagode du Bois de Vincennes, près de Paris.
Mardi 22 mai de 20h à 22h, conférence sur la méditation à l'invitation de l'association Jeunes & Psy, à Paris, 181 avenue Daumesnil, 75012.
Vendredi 28 septembre 2012, à Bruxelles, une journée exceptionnelle sur le thème : "Se changer pour changer le monde" avec Pierre Rahbi, Matthieu Ricard, Jon Kabat-Zinn et Christophe André. Notez la date dès maintenant ! Informations et réservations.
Médias :
Dimanche soir 6 mai 2012, à 20h30, sur France 5, un documentaire sur le bonheur, où je suis interviewé (pour les allergiques aux soirées électorales).
Mardi 1er mai 2012, je suis invité sur France 2 dans l'émission C'est au programme sur le thème de la méditation. Passage prévu de 9h55 à 10h15 environ.
Dimanche 11 mars et dimanche 18 mars 2012, à 8h30, sur France2, invité dans l'émission Sagesses Bouddhistes, avec le maître Zen Roland Yuno Rech, sur le thème de la vacuité.
Lundi 12 mars de 9h30 à 11h, sur RCF, invité sur le thème de la méditation.
Archives :
Une petite visite de l'hôpital Sainte-Anne, le 25 février 2012 sur France Inter, dans la chronique "Un psy dans la ville".
Une participation, en février 2012, à l'émission "Déshabillons-les" sur LCP, La Chaîne Parlementaire, sur le thème des agressions dont sont victimes les hommes (et femmes) politiques.
Un article dans Pour la Science de décembre 2011, sur la nécessité de laisser aux chercheurs du temps pour chercher...
Dans la nuit du vendredi 9 au samedi 10 décembre 2011, de 1h à 2h du matin, invité de l'émission Conduite accompagnée sur France Inter.
Jeudi 10 novembre 2011, de 11h à 12h, invité dans l'émissionLes Affranchis, d'Isabelle Giordano sur France Inter.
Dans le hors-série (octobre-novembre) du magazine Psychologies consacré à la santé, j'ai rédigé un petit journal sur une semaine de méditation (conduite par Jon Kabat-Zinn).
L'émission de Béatrice Schonberg, Histoires en série, sur France 2, le mardi 22 novembre 2011.
Le dimanche 6 novembre à 8h30 sur France 2, invité de l'émission Sagesses Bouddhistes, sur le thème de la Pleine Conscience.
L'émission de la chaîne Public Sénat sur la dépression, novembre 2011.
Un intéressant article dans Le Monde du 24 octobre, sur les problèmes de concentration, et l'aide de la méditation.
Dans le numéro de septembre-octobre de la revue Cerveau & Psycho, un très intéressant dossier sur l'Attention (j'y ai rédigé un article sur les vols d'attention dont nous sommes victimes dans notre société).
L'émission Service Public du 2 novembre 2011, sur France Inter, sur le thème du Bonheur.
L'émission du 1er octobre 2011 sur France Inter : Un psy dans la ville, consacrée à la méditation.
L'émission du 26 septembre 2011 sur France Inter : La tête au carré, consacrée à l'attention.
Voir sur le site, aux rubriques : Articles, ou Enseignement.
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C'est irréfutable,alors ça me laisse muet, mais ça tourne dans ma tête ..!
RépondreSupprimerJe dis ça , histoire de lançer la partie.
Personnellement j'ai un avis qui me semble effectivement irréfutable: les fous sont toujours plus intéressants à lire que les psychiatres.
RépondreSupprimerA quand une citation de Van Gogh, de Nerval d'Horderlin, d'Artaud, beaucoup plus porteurs de sens que les histoires de qui vous savez.
L'anachorète dézingué
Désolée mais pour moi, c'est le blanc total !
RépondreSupprimerMais ma curiosité (un vilain défaut, dit-on) m'a poussée à aller voir sur le net, et je suis tombée sur ce site :
http://souffranceaction.blogspot.com/2010/01/les-bozos-dans-le-bus.html
dont l'auteur est un de vos amis apparemment (ou âmes sœurs), et que certaines personnes intervenant ici connaissent déjà, à ce que je vois.
Ce n'était peut être pas voulu, en tous cas, merci pour cette découverte intéressante ;)
PS : Anonyme de l'étage supérieur...c'est méchant ce que vous dites...tout le monde a des choses intéressantes à dire.
Je comprends cette citation dans le fait de se méfier des généralisations, des approches globales, des simples points de vues sur des hommes, des attitudes qui au mieux sont contradictoires (au sens non irréfutables) au pires nous abusent.On risque de répéter les pensées d'autrui sans les partager vraiment et la pensée unique est en marche. Les inquiets sont comme ceci, les anxieux pas comme cela, les belges en revanche sont ainsi, mais ne parlons pas des fonctionnaires etc,.....Seul le personnel individualisé est irréfutable. Oui et à la condition bien sûr d'être sincèrement exprimé. Le reste peut vite tomber dans le bla-bla. C'est pour celà que je préfère les témoignages (ici notamment) qui ne reformulent pas des pensées récupérées ici ou là mais qui expriment une pensée, un avis authentique. Ce n'est pas du nombrilisme, de l'exhibitionisme de le pratiquer, c'est la condition d'un échange à bénéfices mutuels. C'est poser l'individu, sa conscience comme le socle sur lequel construire sa liberté.
RépondreSupprimerAutre chose : ce qui m'épate et l'intéressrait de comprendre, c'est quel est le ressort, quelle est la VRAIE motivation qui entraine certains internautes à venir ici formuler de facon lapidaire des critiques sur la mièvrerie de l'auteur. Il peuvent le faire bien entendu, mais je voudrais comprendre. Quand je vais sur un site et lis des propos que je trouve débiles, mièvres etc, je passe mon chemin, je ne viens pas tous les jours le signaler à l'auteur.
Le pire c'est les internautes qui disent au autres : "vous n'avez rien de mieux à faire que de venir perdre votre temps sur internet!" Mais que font-ils eux-mêmes? et en plus, pour bien démontrer qu'échanger sur internet est une fumisterie sans intérêt, ils font quoi, ils l'écrivent sur internet. Mais je m'égare, il s'agit sans doute de gentils altruistes qui viennent nous mettre en garde contre les dangers du virtuel et de l'addiction.
Une réponse possible, Stéphane : ces bozos-seuls-au-monde qui s'ignorent n'ont rien dans le crâne et n'ont rien à dire, mais comme c'est personnel et donc éternellement irréfutable (la seule chose qu'ils savent intuitivement), alors ils exercent leur droit de l'exprimer.
RépondreSupprimerMerci Grenouille pour cette référence. Avec tous mes déboires avec mon ordinateur, j'avais perdu ce raccourci. Je n'ai rien vu de méchant dans ce que dit cet anonyme, mais je n'ai vu aucun sens non plus de toutes façons : "Vous savez qui a dit vous savez quoi et vous savez ce que j'en pense ...", ça ressemble plus à des chuchottements de corridors. Et avec ça, n'importe qui peut partir n'importe quelle rumeur qui peut aller jusqu'à détruire la vie d'un innocent. Mais il n'y a aucun mot méchant là-dedans. C'est tout simplement la distraction favorite des singes afin d'assurer ou élever leur statut dans le groupe. C'est naturel, pas méchant.
J'ajouterai qu'il faut énormément de compassion pour accepter ce genre de comportement de la part d'un être humain, et j'avoue, en tant que bozo du bus moi aussi, que j'ai encore beaucoup de travail à faire là-dessus.
RépondreSupprimerMerci docteur André,
RépondreSupprimerGrâce à cette citation, j'ai eu l'attention attirée sur le livre "Plotin ou la simplicité du regard" et donc sur la mystique de Plotin, que je ne connaissais que de nom. Une voi(x)e supplémentaire à explorer, donc, grâce à vous...
Nietzsche a écrit "ecce homo" , son ouvrage le plus personnel pour éviter d'être confondu avec un saint , un vertueux, un prophète; Il voulait rétablir la vérité sur lui même et ne plus risquer ni de son vivant ni dans l'éternité d'être " récupérer" dirait-on aujourd'hui .
RépondreSupprimerJe pense que Christophe André qui n'a pas du tout la paranoia de Nietzsche aurait écrit lui-même quelque chose comme " ce qui est le plus personnel est le plus universel " ou bien quelque chose comme " la révélation de ce qui nous est le plus personnel va nous permettre de nous lier aux autres de façon très forte et authentique " .Merci à celui qui prend le risque de la révélation de soi.
Défendons ce que nous sommes, ce que nous croyons au plus profond de nous. C'est nous !Quel plaisir!
RépondreSupprimerJ'ai l'impression de retrouver les sensations du baccalauréat, quand je découvrais le sujet de philosophie et que je paniquais à l'idée des pages et des pages qu'il me faudrait écrire de dessus. Mon bac était il y a moins de 6 mois mais les réflexes reviennent, quels sont les présupposés, quel est le paradoxe de cette phrase...
RépondreSupprimerUn bonheur de faire à nouveau fonctionner son cerveau de cette manière, surtout depuis que je me suis orientée dans des études de gestion!
Merci pour ces pauses réflexion que vous nous proposez chaque jour.
Je ne comprends pas le sens de cette phrase.
RépondreSupprimerJe rends donc ma copie blanche....;=)
Cette phrase me fait juste penser à S. Guitry : "ce qu'on te reproche, cultive-le, c'est toi".
RépondreSupprimerTout a déjà tellement été dit, analysé, philosophé, écrit, expérimenté, digéré, depuis la nuit des temps... alors la vie attend de nous ce qu'elle n'a encore jamais connu car c'est une chose unique au monde: la vision de chacun de nous...
RépondreSupprimerSeul ce qui "EST"...
RépondreSupprimerParfaitement!!!
Ni ce qui "fût" personnel, ni ce qui le "sera" ;-)
Ni ce qui "peut" être personnel, ni ce qui le "doit"
...........................................................................
Comme Grenouille, j'ai rien compris à la citation, du coup j'ai été chercher sur le net et je suis tombé sur un super blog. Le même cité par grenouille.
RépondreSupprimerDonc merci Mr André !
Bon par contre, j'ai toujours pas compris ce que ça voulait dire :D
RépondreSupprimerD'abord rebutée par cette phrase parce que je crois qu'on ne peut pas affirmer que quoi que ce soit puisse être irréfutable ... (je vous ferai grâce du syllogisme) ... j'ai bien aimé l'explication de Odile.
RépondreSupprimerEn plus, je viens de regarder le vidéo qui présente "Les secrets de psys", et cela semble tout à fait illustrer cette explication : les psys sont des hommes comme les autres, avec leurs faiblesses et ils doivent les surmonter. C'est ce qui est révélé dans ce livre, et votre phrase fianale, Odile, prend tout son sens :
"Merci à celui qui prend le risque de la révélation de soi."
J'espère seulement que cela ne fera pas de la planète un immense hôpital psychiatrique, mais plutôt que cela nous aidera à trouver des points en commun pour faciliter l'empathie, la compréhension, la communication, et nous aider à moins être obsédés par la paille qui est dans l'oeil du voisin.
"J'espère seulement que cela ..."
RépondreSupprimer"cela" = campagne de démystification de la maladie mentale dont on est matraqué en ce moment dans les media.
Merci Boulezail pour avoir signalé cette vidéo sur cet ouvrage qui a l'air plus qu'intéressant !
RépondreSupprimerDouce et belle nuit à tous ...
Boulezail tu peux nous faire parvenir un lien sur la campagne dont tu parles ?
RépondreSupprimerSinon je constate que l'un des hebdos favoris des français a fait son job cette fois : observer. Et identifier à la jumelle ce qui bouge dans le milieu du soin thérapeutique. J'ai tout acheté pour décrypter cela au calme : livre et canard. Je me régale déjà :)
Merci Doc, à nouveau vous tracez une nouvelle voie en terre vierge. Ca fait au moins 1 "nouveau psy". A quand les nouveaux patients ?
De nombreuses capsules télévisées, Clipper, en tous cas, ici, au Québec. Et des vedettes qui viennent parler de leur dépression. Au début, je trouvais ça sympa, mais j'ai commencé à me questionner sur la façon dont ces capsules pouvaient être perçues. Alors maintenant, je zappe.
RépondreSupprimerEt bizarrement, vide total durant les fêtes ...
Un des liens qui me revient : essayez de taper "masantementale.com" dans Google (Canada).
Attention, Clipper, je n'ai pas dit que j'étais contre la démarche du Dr André, au contraire. D'ailleurs, malgré les controverses, il y a quand-même un psychanalyste qui trouve même que les démarches peuvent être complémentaires, et je suis totalement POUR que les disciplines se regroupent pour trouver, ensemble, des solutions qui marchent.
RépondreSupprimerCe qui me fait craindre le "pire", c'est ce qu'il s'est produit déjà avec l'enseignement : rendre les écoles et les relations professeurs-élèves plus humaines partait de bonnes intentions. Mais il semblerait que ce mouvement de bascule ait penché du côté de la médiocrité et n'ait servi qu'à justifier le moindre effort et encourager l'ignorance, voire l'analphabetisme. Je vois des gens qui ne s'expriment plus que par onomatopées à l'oral, et par "smileys" à l'écrit ! Les cerveaux humains sont-ils en train de s'atrophier ?
Maintenant, avec toutes ces carences informatives et analytiques, même si les gens ne sont pas pour autant des imbéciles et se posent quand-même des questions, il n'y a qu'à voir, quand-même, toutes les bêtises qui ont été écrites à la suite des hécatombes d'oiseaux et de poissons, récemment. Et à quel point on peut nous faire gober n'importe quoi !
Alors, étant donné, en plus, les difficultés de l'être humain à trouver un juste milieu, que va-t-il se passer, avec cette démystification de la maladie mentale ?
Est-ce que le moindre petit écart de comportement sera considéré comme une maladie mentale qui nécessite une totale prise en charge médicale ?
A lire, si vous le souhaitez :
"Qui sont les dissidents ?" (1977) de David Cooper, psychiatre sud-africain.
http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper
Merci Boulezail, passionnant ! Vous avez toujours une longueur d'avance sur le sujet, vous les cousins d'outre-atlantique.
RépondreSupprimerBon maintenant je ne dis pas que la déstigmatisation institutionnelle est la panacée universelle hein, mais franchement le jour où je pourrai aborder sereinement à table les mauvais tours que me joue mon cerveau, au même titre que l'un évoque sa tendinite, et l'autre le fonctionnement du moteur de sa bagnole... je serai un homme plus heureux !
PS : Boulezail, cela m'intéresserait d'avoir une idée de ce que font les associations de patients au Québec (partenariat avec les institutions par ex) aurais-tu un lien privilégié à me communiquer à propos de cela ??
Merci d'avance et merci pour tout ce que tu apportes sur le forum, dans la continuité
Malheureusement, Clipper, je ne peux pas vous répondre, car je n'ai ni lien privilégié, ni intérêt pour l'instant, sur le sujet : je considère les difficultés psychologiques que j'ai rencontrées ces dernières années au même titre qu'un méchant rhume. Et plus je me tiens loin des médecins et des malades, mieux je me porte.
RépondreSupprimerQuant à la longueur d'avance que vous croyez voir chez les cousins, elle n'est que théorique. Dans la vraie vie, les gens souffrent, sont stigmatisés aussi et avalent leurs pilules en rongeant leur frein.
La seule différence, c'est que la psychiatrisation, au Canada, est traditionnellement intégrée dans la société, presqu'au même titre que le curé de la paroisse (la religion est restée très influente ici jusque dans les années '70) puis le médecin de famille. Dès qu'un enfant ne se conforme pas aux exigences de ses parents : hôpital psychiatrique illico presto !
Voir les tristement célèbres histoires d'Emile Nelligan, les enfants Duplessis (là, des orphelins), et autres "contes de la folie ordinaire" comme le cas de mon meilleur ami, qui a mon âge, un gars super brillant, mais trop intellectuel compte tenu de son milieu. Ses parents se sont ainsi assurés en le maintenant à la maison, d'avoir un de leurs enfants qui prenne soin d'eux pour leurs vieux jours. L'homosexualité aussi était considérée comme une maladie mentale, il n'y a pas si longtemps.
Bref, c'est aussi cette tendence bolchévique déjà hyper-bureaucratisée que je vois ici qui me fait craindre le "pire" (qui arrive toujours sournoisement, n'en déplaise à Hanna dans le sujet suivant).
Ce n'est pas seulement à cause de ma tendence au pessimisme ou à l'inquiétude.
Merci pour votre intérêt, Clipper.
Je comprends Boulezail... J'ai sans doute contracté le virus fort répandu du "c'est mieux ailleurs".
RépondreSupprimerMerci en tous cas de me (nous) faire partager ton regard sur la société.
Pas de problème, Clipper lol ... J'ai fait pire que vous, j'ai traversé l'attlantique il y a vingt ans, et je suis encore en train de le soigner, mon virus ;)
RépondreSupprimerIl y a des choses qui sont mieux ici, d'autres pires qu'en France. On ne peut pas comparer sur des généralités.
Bonne soirée.