
C'est un exercice que j'appelle «démocratie et douche chaude» et que je propose parfois en psychologie positive : de temps en temps, sous sa douche, se réjouir d’avoir de l’eau chaude (et ne pas attendre la panne de chauffe-eau pour gémir) ; de temps en temps, en lisant les journaux, se réjouir de vivre en démocratie (ne pas craindre d’être réveillé à 5 heures du matin par la police politique, pouvoir voter pour qui l’on veut, dire ce que l’on pense de la vie publique).
J’en avais parlé à une amie.
Peu après, alors qu’elle revenait d’une mission humanitaire en Afrique, elle m’écrit un mail qu’elle intitule «Dictature et douche froide». Le voici :
«J'espère que tu vas bien et que tu tiens le coup malgré ta "saison" chargée.
Je viens de rentrer de 10 jours en RD Congo. Depuis, j'essaie de trouver un sens à toutes ces situations injustes et atroces dont j'ai été témoin, j'essaie d'accepter la manière dont fonctionne le monde et de me décoller de mes pensées de révolte et de tristessse...
Il me faudra encore beaucoup de pratique pour accepter tout cela je crois...
Que c'est dur, de retour de mission, d'apprécier - sans culpabiliser - tout ce qui nous est donné ici (et que l'on gaspille ou dont on ne profite pas assez)...
À quand la démocratie et la douche chaude pour tous ?
Amitiés»
Toujours la même question : comment se permettre du bonheur au milieu du malheur ? Et toujours la même réponse : ne pas se culpabiliser des bonheurs qui nous sont permis, mais 1) ne pas les gaspiller, 2) y puiser la force d’aider ceux qui en sont très très loin...
Illustration : l'univers que m'évoque "Dictature et douche froide"...
Que c'est juste ! A mon sens.Savoir être heureux,en restant à l'écoute du malheur de l'autre, voilà la bonne attitude.Elle est digne des grands esprits.Merci, docteur,pour ces réflexions,si précises ,si sensibles,bien ciblées sur le comportement humain.Comme j'aimerais que vous soyez mon thérapeute ! Bonne continuation dans la belle voie que vous vous êtes choisie,ne fléchissez pas,vous êtes un cadeau pour les malades psychiques de ce monde.
RépondreSupprimerMerci pour ce partage. La culpabilité est un poison, mais qu'il est difficile de s'en débarrasser. Faut-il "simplement" apprendre à vivre avec ? Je n'ai pas la réponse. En tout cas, je n'ai pas choisi d'être au bon endroit au bon moment, mais je ne peux m'empêcher de penser à ceux qui étaient au mauvais endroit au mauvais moment et qui ne sont plus là...
RépondreSupprimerPiouuuuuuuuu. Ca décoiffe aujourd'hui !!! Je sais profiter de la vie et je sais aussi faire des "actions de graces" régulièrement...
RépondreSupprimerAujourd'hui, plus que jamais.
Merci pour ce partage.
C'est vrai que vos livres, notamment, m'ont aidée sur ce chemin à apprécier davantage ce qui nous semble si naturels à nous nantis !
RépondreSupprimerMa façon de réagir à ce que d'autres vivent de si difficile c'est le partage, cela me rapelle une petite histoire que j'ai mise hier sur mon blog à propos de l'optimisme :
C'est un oiseau mouche qui fuyait un incendie avec tous les autres animaux d'une grande forêt.
Mais l'oiseau-mouche faisait quelque chose de différent.
Il prenait des goutes d'eau dans un lac et les jetait sur le feu.
Un éléphant étonné lui demanda s'il croyait pouvoir éteindre l'incendie avec ces quelques gouttes.
Bien sûr que non lui répondit l'oiseau-mouche, mais je fais ma part.
L'essentiel n'est-il pas justement de faire chacun notre part ?
Bonjour,
RépondreSupprimer- J'éprouve plus ce malaise vis à vis des personnes atteintes de maladies graves ou handicapées.
- Question pécuniaire, j'en ai "bavé" et je travaille toujours dur pour obtenir (le peu?)/ ce que j'ai, donc je ne me sens pas spécialement coupable. Juste anxieuse de perdre tout, d'avoir fait ces sacrifices pour rien et de me retrouver dans la misère. Quand je verse mon obole (en général au téléthon), ce n'est pas par culpabilité mais avec la conviction et la joie d'être dans le juste.
- Et j'éprouve la même angoisse quand j'observe le monde autour de moi. Je ne vois pas les pays qui manquent et qui ont moins que nous, je vois surtout ceux qui montent et perçois ainsi davantage les menaces pour nous, notre pays et donc moi.
Bien à vous,
B.A.
Nous sommes tous les jours les témoins d'injustices. Ne rien faire contrarie notre bonheur d'être ? Tant mieux ! J'ai une pensée pour les Ivoiriens qui ont élu pour la deuxième fois Laurent Gbagbo, alors que ce dernier pendant 8 ans a dû faire face aux rebelles d'Alassane Ouattara pour interrompre son programme pour la réduction de la pauvreté en Côte d'Ivoire. Ouattara se fait passer pour un martyr de la démocratie, avec l'aide de la France, de l'ONU, des Etats-Unis, des médias, de la presse quotidienne qui ment, alors que du temps d'Houphouèt Boigny, comme premier ministre, il a vendu sans concession les compagnies d'Etat comme l'eau, l'électricité...
RépondreSupprimer(lire la lettre adressée à Obama de Martial Frindéthié sur http://www.mcreveil.org/prieres/lettre_ouv_obama.htm). Que de marchés juteux ! Sa femme Dominique Ouattara prospère depuis le règne d'Houphouèt Boigny, copine de Vincent Bolloré, lui-même ami de Sarkozy, elle se dédouanne par des actions humanitaires. Que Laurent Gbagbo tienne bon, il a son peuple avec lui et malheureusement du pétrole qui attise trop de convoitises.
Bonjour,
RépondreSupprimerDepuis bientôt deux mois, je pratique la méditation et la pleine conscience. Se concentrer sur les sensations du moment présent et essayer de savourer l'instant sans être pollué par les pensées envahissantes et incessantes. C'est tout simplement EFFICACE contre le stress. Se recentrer, c'est aussi prendre conscience de la CHANCE ENORME que nous avons de vivre avec le confort qu'on connaît et je rejoins tout à fait ce message : se réjouir de tous les petits bonheurs quotidiens (l'eau chaude sur la peau, une assiette bien remplie, un lit douillet...) et en avoir conscience ! c'est idiot mais cela donne envie d'aider ceux qui ont moins de chance et d'être reconnaissant de ce qu'on a déjà.
Dans l'évangile de Matthieu 10:8, il est écrit: "Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement."
RépondreSupprimerAlors qu'avons-nous reçu gratuitement ? Certainement pas notre condition animale, soumise aux lois de la survie de l'espèce. Mais plutôt ce qui nous différencie, justement, des animaux: notre capacité à penser et à aimer...
Alors même si nous n'avons pas trop d'argent ou de temps à consacrer à de grandes causes humanitaires, nous pouvons déjà donner autour de nous cet esprit et cet amour que nous avons reçus... Et si nous pensons que nous en avons peu à donner, eh bien ça se cultive et ça s'apprivoise comme les roses ;-)
Ah eh bien aujourd'hui, je pense à plein de choses...
RépondreSupprimerUn passage du livre "l'Evangile selon Pilate" d'Eric-Emmanuel Schmitt :
"J'avais découvert ce qu'il y a de profondément égoïste dans le bonheur. Le bonheur est à l'écart, fait de huis clos, de volets tirés, d'oubli des autres, de murailles infranchissables ; le bonheur suppose que l'on refuse de voir le monde tel qu'il est ; en un soir, le bonheur m'était apparu insupportable.
Au bonheur, je voulais préférer l'amour (...) Je ne voulais plus l'amour en particulier, je voulais l'amour en général. L'amour, je devais en garder (...) pour ceux qui n'étaient ni assez beaux, ni assez drôles, ni assez intéressants pour l'attirer naturellement, de l'amour pour les gens non aimables"
Les paroles d'une chanson de Balavoine "vivre en silence en pensant aux souffrances de la terre et se dire qu'on n'est pas les plus malheureux"
Au très beau documentaire que nous a offert France2 mardi soir. En ne considérant que les événements climatiques, combien de personnes ont souffert et vu leur vie basculer en 2010 ?
A ce que m'a dit une femme il y a quelques années de ça "si j'étais maigre comme toi, qu'est-ce que je serais heureuse !" (je ne suis pas particulièrement maigre mais je le suis plus qu'elle) je me dis "et pourtant, moi, je ne suis pas (toujours) heureuse."
On pourrait faire une très très longue liste de tout ce qu'on a et qui devrait nous rendre heureux, c'est certain. Effectivement, on n'a pas toujours conscience 1) du bonheur qu'on a 2) de ne pas être les seuls à parfois ramer.
Il faudrait faire pour cela, à mon avis, des "stages". Votre amie a fait un "stage" en Afrique. De notre côté, on peut faire des stages"...je ne sais pas...dans des associations en tant que bénévoles, se prendre des petites douches froides de temps en temps pour apprécier l'eau chaude. D'une part, on aiderait les autres, d'autre part cela serait utile aussi à notre bonheur que l'on ne voit plus. Et il faudrait aussi penser à dire merci à ces personnes qu'on aide !
Ceci dit, malgré tout le bonheur que j'ai, j'aimerais quand même avoir le droit, de temps en temps, de me plaindre. :)
Je considère qu'il est indécent de se plaindre sur les aspects matériels quand on dispose du confort dans une société d'opulence. A nos portes, des familles souffrent de la misère. Comment geindre parce qu'on a pas ceci ou celà, les derniers gadgets à la con etc...quand tant de personnes luttent quotidiennement pour le minimum vital?
RépondreSupprimerMaintenant, le bonheur ne se réduit pas à la satisfaction des besoins matériels, encore moins à l’accumulation de biens matériels mais sans les moyens de vivre, l’homme peut difficilement dépasser son aliénation et songer au bonheur. On a donc plus d’atouts dans notre jeux pour être heureux, après il y a bien d’autres aliénations qui nous empêchent de nous réaliser.
Je ne me sens pas coupable d’être heureux. Les gens heureux sont utiles quand ils rayonnent. Pourtant, je me suis déjà senti coupable pour être honnête. Dans notre société judéo-chrétienne où la douleur et le sacrifice ont souvent bonne côte, il n’est pas toujours de bon ton de célébrer le bonheur. C’est considéré comme déplacé, incongru voire vaniteux. Je ne vois là rien d’indécent pourtant. La joie, le bonheur sont des biens précieux qui doivent être semés, donnés, partagés.
En revanche, je n’aime pas trop chanter mon bonheur de peur qu’il ne se sauve. Ce doit être encore des traces de culpabilité.
Encore moi...
RépondreSupprimerJe viens de constater que vous êtes le "papa" d'un nouveau livre, vous vous êtes fait discret.
Merci pour cette vidéo. Voilà un sujet qui m'intéresse énormément. (C'est vous en couverture du nouvel obs ? waoh lol !)
Odile, hier, a écrit "Merci à celui qui prend le risque de la révélation de soi." C'est très courageux, effectivement, je voudrais aussi vous dire merci, mais pour tous les risques que vous prenez, y compris celui d'être en désaccord avec d'autres personnes de votre "milieu". Je n'ai jamais rencontré de psy, mais personnellement, une chose est sûre, j'aurais plus confiance en quelqu'un qui chemine à mes côtés, et/ou qui a traversé ce que je traverse moi-même, plutôt qu'un être distant.
Alors Madeleine, c'est comme cela que l'on tient ses promesses?
RépondreSupprimerl
@ grenouille
RépondreSupprimerDe quelle vidéo s'agit-il? Svp
@ odile
très belle phrase, en effet : "merci à celui qui prends le risque de la révélation de soi".
Merci à celui (ceux) qui emprunte(nt) le chemin de la "vraie" vie.
C'est vrai que pour les trois milliards d'êtres humains qui n'ont pas accès à l'eau courante pour se nourrir se laver etc.. ça doit les rasséréner qu'il y ait des bobos bien pensants pratiquant la pensée positive sous la douche dans l'hémisphère nord.
RépondreSupprimerFacile.. alors ce que je fais pour cette humanité souffrante?
La même chose que toi mon frère :rien
Quand aux douches j'en prends jamais étant fâché avec le savon depuis très longtemps.
Exceptionnellement je prends un bain que j'accompagne de vents régressifs qui font des jolies bulles et me procurent une euphorie qui vaut bien celle de la pensée positive.
Grosses bises à tous.
le moine fou
J'avoue que ça...jeter des trucs à la poubelle, polluer de l'eau, prendre la voiture...tout ça me fait de plus en plus mal au ventre. Il y a certaines choses que je ne veux plus faire parce que je trouve que ça pollue de trop, notamment dans ma salle de bain, mais le risque est d'être regardé avec dégout et être mis de côté. Il faut le supporter ou s'exiler...partir en Mongolie par exemple, chez les Tsaatan, eux, ne s'offusqueront pas si votre denture n'est pas parfaite, si vous n'êtes pas épilée, si vous avez les cheveux gris...
RépondreSupprimer@ Stephane,
Vous voyez dans colonne de droite, le livre "Secrets de psys" ? Vous cliquez dessus.
Dans son livre "Richesses du Monde et Pauvreté des Nations", Daniel Cohen parle notamment de la misère de l'Afrique entrenue par une exploitatation de la femme par l'homme, et de l'homme par le pouvoir mis en place avec la complicité des puissances occidentales qui lorgnent sur les richesses géologiques.
RépondreSupprimerL'humanitaire souvent n'est pas un remède médicinal pour soulager la population et lui permettre de se remettre et d'avancer sur ses deux pieds, mais un cataplasme médi-cynique qui entretient la corruption et la souffrance...
B.à.V
l.n
(Juste pour rire)
RépondreSupprimerA Noël, Toto a reçu une luge et sa soeur une poupée. Seulement voilà, cette dernière enviait le cadeau de Toto et voulait jouer avec. Elle vint dire à sa mère : "Maman, tu veux pas demander à mon frère de partager avec moi ?"
Maman vint trouver Toto et lui dit :"Toto, je veux pas te culpabiliser, mais vois-tu, il faut que tu partages avec ta soeur..."
Quelques jours après, Maman demanda à Toto :
- Dis-moi, Toto, comment ça se passe avec ta soeur ?
- Super, Maman, je descends avec la luge et ma soeur me la remonte...
(l.n)
Trés surpris en recevant le NouvelObs ce matin mais pas ravi . C'est vous Dr André qui avez choisi ces photos ?
RépondreSupprimerLe texte a l'air d'avoir un peu plus les pieds sur terre. Tant mieux.
Experience de psychologie sociale : Un batiment publique avec une seule salle . Pour y entrer , deux portes . L'experience consiste en avoir réservé une porte aux femmes et une autre aux hommes , ce qui est non seulement absurde mais illégal . Et bien la majorité des gens se sont conformé à cette injonction grotésque par soumission à l'autorité .
RépondreSupprimerLa démocratie n'existe que par les loies démocratiques auquelles on se doit d'obéir sinon il n'y a plus de démocratie . Donc en démocratie on ne se soucie pas de théocratie , ni même de "loies de la nature"(par exemple le principe d'égalité de droits entre les humains va à l'évidence à l'encontre de l'inégalité naturelle de fait entre les humains), ni des loies claniques , tribales , corporatistes ou autres . LA LOIE c'est la loie démocratique . Donc cela implique de savoir y obéir mais aussi de savoir désobéir aux autres loies .
Hors les humains sont enclins à la soumission à l'autorité et c'est ce penchant à la soumission qui fonde les dictatures à mon sens . IL est donc nécessaire pour la démocratie de savoir désobéir . Et pourtant il est tout aussi nécessaire pour la démocratie d'en réspecter les loies . Voila le paradoxe moral qui se pose à chacun en démocratie .
Alors , bien sûr ce n'est pas le cas dans les tyranies puisqu'il suffit d'obéir au tyran ...
C'est tellement rassurant au fond la dictature : il suffit d'obéir .
@Anonyme de 14:46
RépondreSupprimerPensez-vous à tous ces humanitaires qui se dévouent dans l'indifférence la plus totale pour sortir des populations démunies de la misère et de leur apprendre justement à redresser la tête et à lutter contre la corruption de leurs gouvernants et les appétits des puissances occidentales? Combien d'entre eux y laissent leur vie alors qu'il auraient pu couler une existence bien tranquille dans nos pays riches.
Et pendant que vous y êtes, vous pouvez contacter Karuna pour livrer le fruit de vos réflexions (qui sont elles vraiment cyniques) à Matthieu Ricard, qui, à 65 ans, continue à parcourir le monde pour récolter des fonds afin de soigner, éduquer et nourrir les populations misérables du Tibet, de l'Inde et du Népal. Il fait un travail extraordinaire et il n'est qu'un exemple parmi tant d'autres de tous ces gens admirables qui ont sacrifié leur propre confort pour celui des autres!
Bonjour,
RépondreSupprimerLa couverture du Nouvel Obs est super!
Nous, qui vivons en democratie, avons beaucoup de chance. Petite, je passais mes vacances d'ete en Roumanie, il y avait encore la dictature. Alors, en rentrant en France, je realisais ma chance. Depuis, je ne supporte pas ceux qui des qu'on leur interdit de fumer degaine le mot dictature, ils ne savent pas de quoi ils parlent.
...Matthieu Ricard, qui, à 65 ans, continue à parcourir le monde pour récolter des fonds afin de soigner, éduquer et nourrir les populations misérables du Tibet...
RépondreSupprimer___
Vous avez vous-même répondu à votre question.
J'ai grandi dans un pays colonisé (le Viet-Nam pour ne pas le citer)par successivement la France, Les Etats-Unis et les Communistes sous la Coupe soviétique.
Le pays était exsangue, mais les Vietnamiens s'ent sont relevés grâce, certes à l'argent de la diaspora en Amérique, en Europe et en Australie, mais surtout grâce à la foi et la sérénité de vrais religieux aussi bien bouddhistes que catholiques qui sont restés à côté de leurs ouailles... La foi est cette quelque chose qui permet de déplacer des montagnes et qui rend libre et serein....
Bien à vous
l.n
C'est pourtant comme ça que ça commence, Hanna : on cible un groupe qu'on stigmatise avec toutes sortes de raisons pseudo-scientifiques qui flattent la populace dans le sens du poil et justifient ensuite la persécution et la violence (psychologique, économique, sociale, physique) contre ce groupe. En démocratie, on limite un peu les agressions physiques ... pour préserver l'image.
RépondreSupprimerMatthieu Ricard, n'a aucun mérite. Avec un nom pareil, il était prédestiné à s'occuper des p'tits jaunes!
RépondreSupprimerJ'ai vécu en Haïti en 1979. Il y avait déjà des gens qui mourraient de faim dans la rue, des bébés que des mères de 16/18 ans abandonnaient parce qu'elles ne pouvaient pas les nourrir, il y avait déjà des tremblements de terre, le revenu par habitant était de 180 F/an, les gens achetaient 10 centimes de charbon de bois pour cuire leur nourriture chaque jour lorsqu'il le pouvait, les seules personnes ayant des rondeurs étaient les représentants des sectes et des religions et elles y étaient toutes... et je pourrais allonger la liste...
RépondreSupprimerPendant ce temps, on voyait les gosses de riches faire les cons sur des motos de plusieurs millions de Francs dans les rues, Mme DUVALLIER se promener dans son palais la clim à 3° pour porter ses manteaux de fourrure, le consul de France d'une ville haïtienne (qui n'avait aucune liste des ressortissants français relevant de sa circonscription) habiter une réplique de la Maison Blanche et commercer à son profit, etc. et je pourrais continuer longtemps... 2% de la population était propriétaire du pays.
Inutile de dire que lorsque je suis rentrée en France, j'ai raconté partout ce que j'ai vu et vécu. La réponse était : "TAHITI ? Jamais entendu dire que c'était dans cet état.
Après le grand séisme, tous nos politiques se sont montrés... mais juste le temps de se faire voir, photographier et faire de belles déclarations d'intention.
La situation n'était pas nouvelle à l'époque, elle a perduré et elle perdure... Toutes ces images de souffrances et de morts dans les rues, je les ai connues et elles m'ont poursuivies longtemps.
Je n'ai plus envie de faire bla blas bla, surtout après avoir vu les richesses accumulées au Vatican et l'idolatrie envers un homme qui peut, lui et ses frères, manger, boire, péter dans la soie et dormir tranquillement. Ca ne vous dérange pas d'en voir d'autres se pavaner grâce à de l'argent acquis sur spéculation... ou autres situations scandaleuses...
Alors, l'ordre du monde et le sens de tout cela..., mais pourquoi ? mais pourquoi y a-t-il qui dégueulent quand d'autres meurent de faim ou en sont réduits aux meurtres et autres malversations pour survivre...
C'est tout !
Bien souvent on fait semblant, conceptuellement, de se préoccuper des misères lointaines pour ne surtout pas voir ce qu'on pourrait faire, concrètement, tout près de soi. Combien de "médecins sans frontières" partent jouer les héros dans des pays lointains pour fuir la femme qu'ils n'aiment plus (et la tromper loin des regards) ou les gosses qui sont devenus un poids ? Combien de gens disent: "j'aime l'humanité" pendant qu'un tireur de pousse-pousse agonise dans son sang dans une ruelle de Pékin ou qu'un bébé est lancé contre un mur à Paris ?
RépondreSupprimerAimons nos proches, aidons-les du mieux qu'on peut et, à leur tour, ces gens aideront et aimeront...
Quant au bonheur que l'on vit, vivons-le intensément car, s'il nous touche, c'est que, pour des raisons que Dieu seul connaît, on y a droit: "tu récolteras ce que tu auras semé". Mais partageons-le dès qu'on le peut...
Et ne nous masturbons pas intellectuellement avec la misère des autres, c'est la pire façon de les mépriser. Je suis effarée de lire qu'il nous faut remercier le nécessiteux pour le bonheur qu'on a de ne pas l'être (grenouille: "Et il faudrait aussi penser à dire merci à ces personnes qu'on aide!")
@ Un Ricard sinon rien
RépondreSupprimerAh, je me tords de rire!
Cettte blague, je l'ai déjà entendue je ne sais combien de fois, elle est un peu galvaudée mais je pense que vous êtes très content de votre plaisanterie de beauf.!
Décidément, l'année 2011 ne commence pas sous les meilleurs auspices, du moins pour le blog de Christophe André mais après tout un blog de psychiatre, ce n'est pas fait pour les gens sensés.
Quelques personnes ont manifesté leur intention de partir et je vais en faire autant, je n'y trouve plus aucun intérêt.
Matthieu Ricard, n'a aucun mérite. Avec un nom pareil, il était prédestiné à s'occuper des p'tits jaunes!
RépondreSupprimer_____
Vous n'avez pas tort, le vrai religieux (si, si ça existe) ne cherche aucun mérite à s'occuper des gens, il ne se culpabilise pas, il n'a pas l'impression de se sacrifier, il le fait avec grâce, dévouement et compassion...
BàV
l.n
Encore un petit mot: j'ai rencontré un homme qui est passionné de culture amérindienne et qui en parle avec une passion, une authenticité qui m'a laissée coite. Et cela m'a fait méditer: je pense sincèrement que tous nous avons une sorte de vocation innée dans laquelle nous pourrions exceller mais que, la plupart du temps, nous ignorons laquelle. Soit parce qu'on nous a brimés, qu'on nous a fait perdre notre confiance en nous, soit parce que nous sommes débordé(e)s par des obligations qui nous emprisonnent.
RépondreSupprimerJe crois que si on faisait un examen intérieur de tout ça, on pourrait voir ce à quoi nous sommes destiné(e)s. Un jour une voyante m'a dit: "vous vivrez longtemps parce que vous avez beaucoup à créer". Je crois que Dieu prend grand soin de ceux et celles qui créent du nouveau au lieu de cloner l'ancien, qui n'ont pas peur d'exprimer ce qu'ils ont d'insolite, par rapport à l'humanité en général. Ceci rejoint d'ailleurs le billet précédent de Christophe André.
Et je pense que, quand nous trouvons notre "singularité", ce pour quoi nous sommes naturellement doué(e)s, alors c'est la meilleure façon de faire du bien à toute l'humanité, par ricochets. Donc la bonne question à se poser serait: "en quoi suis-je naturellement doué(e) ? Qu'est-ce que j'ai toujours aimé faire, depuis que je suis tout(e) petit(e) ? Qu'est-ce que je créerais si j'avais les moyens et le temps, comme entreprise ou comme "trace" à laisser de mon passage sur terre ?
14 ans en Amérique Centrale, avoir vécu des catastrophes naturelles comme des ouragans ou des tremblements de terre font que l'exercice "démocratie et douce chaude" fait partie de ma manière d'être. A plus forte raison depuis mon retour en France. J'entends tellement de personnes se plaindre ... Je n'essaie même plus d'expliquer que ailleurs c'est bien pire.
RépondreSupprimerJe ne culpabilise pas d'être en France non plus! J'ai aidé (et continue à le faire) dans la mesure de mes capacités et mes moyens, là-bas comme ici.Tout ce que j'ai vécu m'a enrichi personnellement bien plus qu'un bon salaire en France ;)et me permet de relativiser face à tous "nos petits malheurs quotidiens" qui sont bien peu de chose en fait.
Par ailleurs, il semblerait que l'indice de bonheur soit bien plus fort en Amérique Latine qu'en France ... Faudrait-il avoir connu le malheur pour encore mieux apprécier le bonheur?
Ça se passe en 2009, j’étais mal (je suis schizophrène) mais je décide quand même d’aller avec ma sœur et mon frère au Maroc, une fois arrivés à Casablanca, on s’installe dans un hôtel de la Médina, je ne sais pas ce qui m’arrive sur place, mais j’ai l’impression que je vais basculer dans la folie pour de bon, l’Algérie (mon pays) et le Maroc se ressemblent, pourquoi le dépaysement a un tel impact sur moi ?! Peut-être que c’est à cause de la schizophrénie ou bien est-ce la phobie sociale ? En fait je crois que c’est à cause de ces deux troubles en même temps. La première nuit j’ai envie de me lever et de crier fort, je me contrôle et je tiens bon pour ne pas inquiéter ma sœur, le matin je dis quand même que je me sens bizarre, mais voilà les jours passent et petit à petit je prends tant bien que mal mes marques, tard dans le soir je monte à la terrasse avec ma sœur et on observe ce qui se passe dans la vieille ville, là ce que je vais voir va beaucoup m’affecter, une jeune fille handicapée dans un fauteuil, qui parait avoir un retard mental subit les railleries des passants, on lui tend une glace et on la lui retire, et elle, elle crie, les proches la sortent devant leur maison et l’abandonnent tous les soirs, je me dis merde merde….
RépondreSupprimerJe rentre à Alger, triste par le voyage, d’autres choses m’ont affectée (celles-ci plus personnelles), mais je pense sans arrêt à la jeune fille handicapée, et je me dis merde ( excusez- moi pour ce mot qui revient souvent) merde, cette jeune fille ne peut rien faire pour améliorer sa condition alors toi tu te la fermes et tu arrêtes de te plaindre, tu as de l’argent pour acheter ton traitement, tu as ta famille alors s’il te plait stop, mais des fois je suis quand même dans des états bizarres et j’oublie la leçon, voilà ce que j’ai écrit de retour de mon voyage :
Celui qui ne peut pas
Comparer les souffrances pour comprendre
Exercice périlleux qui risque de surprendre
Chacun son histoire mais quand même des points communs
Petite notre souffrance quand on regarde ailleurs
Là où l’être ne peut se battre, ne peut rien changer
Né différent, handicapé de plusieurs façons
On parait petit quand on se plaint
Parce que même si notre âme est déchirée
Il y a moyen de se battre, de construire
À l’être qui ne peut pas car abîmé par la vie
Une pensée du cœur, un vœu pour un meilleur
« Démocratie et douche chaude », j’applique cet exercice grâce aux livres du Docteur André, je suis plus ici et maintenant, et je réalise tout ce que j’ai ! Mais j’appellerais l’exercice dans mon cas « Douche chaude » seulement lol
Je réalise en écrivant ce message, qu'on a rien fait pour cette jeune fille, il aurait fallu contacter une association, oui, "y puiser la force d’aider ceux qui en sont très très loin"...
@Tartempion
RépondreSupprimerBien vu!
Ce que je vais dire n'a aucun rapport avec le billet du jour: j'ai revu, il n'y a pas longtemps un épisode d'une série télé célèbre que j'aime beaucoup et que tout le monde ou presque doit connaître: "une famille formidable"
Dans cet épisode, Anny Duperey , allongée sur le divan d'un psychiatre, déballe ses déboires familiaux , ses anxiétés et, derrière, un psy parfaitement imperturbable. Tout d'un coup, elle explose:" Docteur, je parle, je parle, et vous, rien!. DOCTEUR, VOUS ME RENDEZ FOLLE!"
C'est bien cela: les psychiatres rendent fous et surtout ce blog qui est celui de délires invraisemblables alors quand je pense aux facétieuses qui ont envie de s'allonger sur le divan du Dr André, elles ne se rendent pas compte des risques qu'elles prennent (pour leur santé mentale), bien sûr.
En ce qui me concerne, je me suis bien amusé pendant quelques temps mais la lassitude commence à gagner et je vais faire come vous, Tartempion, je tire ma révérence , c'est faisable même si je vois que certaines personnes n'y arrivent pas! Je ne cite pas de noms.
Docteur André, je m'adresse à vous, puisque soi-disant, vous lisez les commentaires: réfléchissez bien à la responsabilité qui est la votre et des dégâts que vous pouriez commettre chez certains esprits un peu perturbés. C'est déjà en cours et la situation ne s'arrange pas! Attention, Docteur, vous allez finir par creuser encore plus le trou de la Sécu!
http://1c.img.v4.skyrock.net/1c1/matthiew34/pics/652036871.jpg
RépondreSupprimerC'est une vraie blague de beauf, en effet, et je n'en suis pas extrêmement fier (surtout pour "p'tit jaune"). J'ai commis cet acte impardonnable et, qui plus est, lachement masqué sous un pseudo tout aussi beauf, mais ne comptez pas sur moi pour me flageller avec des orties toute la nuit.
RépondreSupprimerAu delà de la volonté d'amuser, croyez moi ou pas, j'étais intéressé de voir la réaction suscitée par cette phrase.
Je constate qu'elle irrite apparement par rapport à Matthieu Ricard or, comme je le précisais, je craignais plutôt qu'elle choque et décoive(euphémisme) les personnes d'origine asiatique. Trop peu de réponse pour tirer des enseignements, c'est vrai, mais quand même, çà met de l'eau au moulin de la sacralisation de l'idole et du manque de recul. Dans ces conditions,comme vous nous quittez, je n'ose même plus vous proposer un p'tit dernier pour la route! (rire gras de beauf)
A l'inverse, la réaction de Louis n est épatante.
Dans les années 80, la revue des Apprentis d'Auteuil faisait paraître un petit poème écrit par l'un de leurs ados pensionnaires...
RépondreSupprimerJe voudrais être...
Une soupe chaude pour le clochard
Un jeune sourire pour le vieillard
Une main blanche dans celle d'un Noir
Une voix confiante dans la peur du soir
Un mot réconfortant séchant une larme
Le mot d'Amour qui désarme
Un embrun iodé pour le drogué
Un barreau en moins pour le prisonnier
Un bouton d'or dans un taudis
Un vent chaud en Sibérie
Une fine pluie au Sahel
Et enfin pour celui qui veut s'élever
Je voudrais être...
Une échelle
A. Mathoux
Quel homme est-il devenu ?
Denise
20/20 pour la couverture du Nouvel Obs!
RépondreSupprimerVous êtes mignon comme tout ;-)
Je trouve que ce nouveau livre est une bonne idée. J'ai une copine qui me dit qu'elle veut être psychiatre. Mais elle a peur d'y laisser sa santé mentale, et comme elle est déjà un peu "fofolle" :-) je ne sais pas trop quoi lui dire...LOL
Je lui conseillerai ce livre...;-)
Ce qui est destructeur, c'est le fait qu'il n'y ait plus de morale et ce, depuis des décennies. Tout est permis, si peu est réfléchi. Les repères, on les perd. La solitude est accrue et injuste. On vit dans sa bulle parce qu'on s'y sent à l'abri, protégé, mais cela développe l'égoïsme.
Comment pourrais-je y apporter "ma part", comme le dit Le chemin du bonheur?
Et bien, je me dis que je dois garder les yeux ouverts autour de moi et l'esprit vif. Ne pas oublier ce qu'on a fait pour moi;
en fonctions de mes possibilités matérielles, temporelles, affectives, spirituelles... donner et recevoir.
Bonne soirée!
Et Merci Denise pour ce si jolie poème!
Bonsoir,
RépondreSupprimerIl est bon de se rappeller le confort que l'on a dans les pays développés. Toutefois, il y a encore beaucoup de misère dans notre pays qui fait parti des pays les plus riches. J'ai toujours été choqué par les inégalités, la révolte me paraît un bon moteur d'actions. Heureusement qu'il y a eu de nombreux révoltés et de courageux pour changer les choses dans certains pays et merci à eux d'être dans un pays libre.
A la madeleine effarée :
RépondreSupprimerJ'ai donné l'impression de me masturber avec la misère des autres ?
Diable ! Vous n'avez rien compris mais ce n'est pas grave, bon...je vous laisse à vos propres "masturbations" :)
Hé c'est bon, paniquez pas "les gens" :)
RépondreSupprimerLe compte à rebours est déclenché mais qu'on le veuille ou non, on a encore du temps pour cohabiter ensemble. Et ceux qui restent centrés s'engagent tacitement à donner le meilleur d'eux mêmes.
Capital à mon sens, sinon, ce que tu nommes sous le terme de 'singularité' Madeleine.
Tant que de nouveaux contrats civiques (soumis à évaluation) ne permettront pas à chacun de faire littéralement ce pour quoi il est naturellement doué, çà le fera pas.
J'y crois à fond. Enfin à la théorie hein.
Je cite un ex autobiographique (on est jamais mieux servi que par soi-même). J'ai un 'don' pour la pédagogie, pour transmettre, et je suis super à l'aise avec les enfants (alors que j'ai franchement pas de grosses dispositions pour mon job actuel). Et pourtant les pérégrinations de la vie m'ont empêché de postuler jeune à l'Education nationale. Et aujourd'hui, avec l'emprunt et les gosse que j'ai sur le dos, c'est impossible de repasser le cursus classique sans faire courir un 'risque' objectif à ma famille.
Cà+çà+cà (x beaucoup de 0) aboutit à une - value considérable pour l'humanité.
Alors on fait comme au Monopoly : on remélange les cartes ?
@ la grenouille:
RépondreSupprimerImaginez que vous aidez quelqu'un et que vous lui dites "merci". Il ou elle va vous regarder en disant: "pourquoi me dites-vous merci ?"
Je vous laisse le soin de lui répondre, mais faites gaffe au retour de flamme tout de même...
@ Clipper:
Bien vu et je suis d'accord qu'on ne peut pas changer grand-chose à grande échelle. Mais c'est pour ça que je préconise qu'on se "booste" déjà soi-même, en analysant dans quelles matières on est doué(e) et ce qui nous passionne. Personnellement, j'ai tout vaincu de mes peurs et de mon impression d'inutilité quand j'ai commencé mon blog sur Marie-Madeleine, et j'ai aussi reçu des synchros "divines" en pagaille. Si tu vois ce que je veux dire, j'avais l'impression d'avoir rejoint le Tao, la route royale de ma vie. Pareil pour l'homme dont j'ai parlé, celui qui est un passionné de culture amérindienne. Tout ça m'a fait réfléchir, comme si on était une pièce d'un puzzle qui avait un rôle très "particulier" à jouer. Le tout, évidemment, c'est de découvrir lequel...
Mon fils se plaignait qu'à l'école, il n'y a pas de tests d'orientation assez pointus ou alors ils sont trop "orientés" vers des métiers habituels, ceux que la société/le collectif désire (et pas l'individu).
Clipper, pour ton don en pédagogie: il y a moyen que tu crées sur le Net un blog où les mômes auraient du plaisir à venir apprendre, à toi de voir ;-)
Les sociétés théocratiques tout comme les dictatures prétendent changer la société en changeant les individus et ainsi créer l'état de bonheur total . Les sociétés démocratiques prétendent améliorer la société et ainsi permettre à chacun de trouver son propre chemin vers son bonheur peut-être ou peut-être pas ... La démocratie prend les gens tels qu'ils sont , bons ou mauvais , grands ou petits , intéligents ou stupides , sages ou fous , et se donne pour ambition de permettre à chacun de trouver sa voie ... Les théocraties comme les dictatures prétendent connaitre LA VOIE et veulent que tous y adérent ... La démocratie fait confiance à l'humain tel qu'il est . Les théocraties tout comme les dictatures haïssent l'humain et veulent le changer en exerçant un contrôle total des individus , un flicage absolu , en niant toute vie privée .
RépondreSupprimerEn démocratie un individu même jugé moralement méchant , mauvais , moche ... peut apporter beaucoup à la société . La démocratie exige simplement le réspect des loies démocratiques et cela que l'on soit bon ou mauvais , sage ou fou ... Les théocraties comme les dictatures exige l'éradication de tout individu non conforme à la norme totalitaire du dieu ou du tyran . Depuis des milliers d'années les théocraties sont des tyranies et font régresser l'humanité vers l'horreur totalitaire . Partout où reviennent en ce moment les théocraties , partout la démocratie recule et les sociétés régressent vers l'obscurantisme et la barbarie . C'est un fait objéctif facile à constater .
Bonsoir,
RépondreSupprimer@Boulezail: non, justement, ca ne commence pas comme ca. Une interdiction de fumer dans les bars ce n'est justement pas la meme chose, les fumeurs ne risquent quand meme pas la meme chose en France que les opposants au regime de n'importe quel dictateur. Tout n'est justement pas comparable.
Je quitte le blog pour la TV, et là je vous le donne en mille. Notre hôte est l'invité du talk-show national, le Grand Journal sur Canal +...
RépondreSupprimerOui, je le vois. Pffft, il va devenir un people ;-)
RépondreSupprimerSéance de rattrapage, à 6 minutes 55:
RépondreSupprimerhttp://www.canalplus.fr/c-divertissement/pid3349-c-le-grand-journal.html?vid=409894
J'ai bien aimé votre intervention, docteur André. Dommage que vous soyez autant coupé, mais le courant est bien passé, votre interviewer était bien sympa, à l'écoute. Et quant à vous, je vous préfère avec des cheveux ;-)
Mais je serai toujours du côté des psychanalystes, façon jungienne irréductible.
Je souhaite en tous cas beaucoup de succès à votre livre!
Moi, j'regarde "RRRrrr"
RépondreSupprimerDans le film, y'a un type qui dit "ça va être tout noir" et les autres répondent "Ta gueule !"
Faudrait que j'apprenne à répondre ça aux gens qui me disent "ça va être tout noir"
Vous avez raison, Hanna. On ne peut pas comparer un gland avec un chêne.
RépondreSupprimerDe même qu'on ne peut pas comparer le harcèlement moral ou l'exclusion économique et sociale à une execution sommaire.
RépondreSupprimerMerci doc et surtout continuez à nourrir ce blog, malgré vos nombreuses activités (je viens de vous voir sur Canal). Il me fait beaucoup de bien (n'écoutez pas les oiseux de mauvaises augures ...); "laissez parler les gens" comme on dit en créole.
RépondreSupprimerA la martinique, ce n'était pas la misère mais de grandes inégalités entre la famille bourgeoise chez qui je passais mes vacances et les "serviteurs". Et pourtant c'était toujours plus joyeux et plus chaleureux dans la cuisine où les "bonnes" (c'est comme cela qu'on les appelaient)préparaient les repas que dans la salle à manger où dînait la grande famille béké. J'aimais mieux la compagnie de ces femmes dont l'eau de la douche était froide et leur chambre à l'écart, bien modeste, mais qui chantaient, dansaient et riaient avec moi.
Douche chaude...On peut l'avoir et ne pas trouver la force de l'utiliser. Elle fait partie de ces "activités de maîtrise" que l'on est incapable de faire lorsqu'on est déprimé, et si bas que l'on ne lave plus. En occident, c'est même le traitement de base dans certaines cliniques : se lever le matin et prendre une douche très chaude. Je pense qu'il ne faut pas calquer les priorités des uns sur celles des autres. Dans le tiers-monde, c'est l'accès à de l'eau propre qui est vitale. La douche chaude, on s'en fout.
RépondreSupprimerConnaissez-vous Proust ? Dans une scène savoureuse il montre la bonne Françoise pleurer à chaudes larmes à la lecture d'un dictionnaire médical, puis mal-traitrer la fille de cuisine prise de coliques atroces. Quelle observateur de génie ! Qui n'a connu une personne délaissant ses enfants pour s'occuper de ceux des autres ? Plus gratifiant en effet, Madeleine, de se préoccuper du malheur lointain que de celui qui est proche.
Quant au mystère du désir, mon fils ado me répondait, lorsque je lui faisais des remontrances sur son manque de gratitude envers le confort dont il jouissait "c'est normal : quand on a rien, on veut tout, et quand on a tout, on veut rien".
@Denise-anonyme
RépondreSupprimerMerci Denise, je le trouve très beau ce poème écrit par un autre, anonyme.
Je cours, je cours, de médias en médias, à la recherche d'une image toujours plus belle de moi.
RépondreSupprimerOui les psys souffrent docteur André. Mais moi je ne souffre pas du tout de vos souffrances, je suis à distance d'elles, elles ne me font pas grand mal.
Le pire des monstres que j'ai croisé sur mon chemin de vie, c'était un psychologue qui avait 30 ans de carrière. Il a sûrement aidé beaucoup de personnes dans son métier, mais en relation avec moi, il a été : le pire des pervers.
Dans le miroir, vous êtes chaque jour plus célèbre et chaque jour plus beau docteur André.
Bonne soirée.
J'étais déçu d'apprendre cette histoire d'animation de croisière à la façon d'un vieux présentateur télé.
RépondreSupprimerCe soir,j'ai tremblé à l'idée que Y.Barthès le "dictateur de la coolitude et de la frime" mette en évidence un "petit manque de cohérence".
MAIS..
Vous avez fait preuve d'un naturel,d'une assurance et d'une simplicité en béton armé durant toute la séquence face à des animateurs assez taquins et la ministre la plus "talons hauts" du gouvernement.
J'adore la couverture du nouvel Obs avec une chemise qui ne peut appartenir qu'a vous.
..Alors je peux continuer de prendre des douches chaudes.
Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque.
RépondreSupprimerA te regarder, ils s'habitueront.
René Char
Votre petit égarement m'a bien fait rire, Stéphane, après coup. Et c'est vrai que la réponse de l.n. était bonne ! Tins, toé, mon p'tit snoro ! Petit égarement ou grand écart ? Pas trop douloureux, j'espère, la posture de dépassement du beauf rougissant ?
RépondreSupprimerPour revenir au sujet, pour ma part, une chose est sûre, le malheur des autres ne fait pas mon bonheur (dans tous les sens de l'expression).
Je ne veux pas non plus me satisfaire de ce que j'ai parce que je l'ai et/ou risque de le perdre, mais parce que cela me fait du bien. C'est tout.
Finalement je crois que le bonheur se passe de toute comparaison et ne s'inscrit pas dans le temps ou l'espace. Il se ressent.
Je sais aussi qu'en étant heureuse, je suis plus ouverte aux autres et plus disposée à partager, même si je ne possède rien, ou presque. Alors, inutile de me culpabiliser, au contraire.
Aujourd'hui je peux enfin être heureuse car je sais à qui mon bonheur déplait, et je saurai un peu mieux me protéger (je vais essayer). En partie grâce au livre "La force des émotions" de Christophe André et François Lelord.
Ca y est. Je crois que je viens de mettre le doigt sur mon angoisse d'aujourd'hui : hier, j'ai appris qu'une des rares personnes qui m'ont comprise, qui m'a soutenue durant plusieurs mois, à qui je dois beaucoup, et que je devais revoir à la rentrée "ne travaille plus ici, je ne peux pas vous en dire plus".
RépondreSupprimerInsoutenable mystère qui s'ajoute à la dérobade du sol sous mes pieds ... rien qu'une fois de plus.
J'ai baffouillé quelque chose du genre "J'espère qu'il va bien" et j'ai pleuré toute la journée. Pourquoi chercher à comparer des situations matérielles ? Cette émotion n'est-elle pas la même pour tout le monde ?
Alors voilà.
Le bonheur ? Il ne dépend que de soi-même.
De rien et de personne d'autre que de soi-même.
Eh oui boulezail,
RépondreSupprimerC'est ce que je me dis aussi parfois. Et c'est ce que dit aussi Mary Alice dans les "Desperate housewives" :
"Nous honorons tous les héros pour différentes raisons
Quelques fois pour leur audace...
Quelques fois pour leur courage...
Quelques fois pour leur bonté...
Mais surtout, nous honorons les héros
Parce qu'à un niveau ou à un autre
Nous rêvons tous d'être secourus
Bien sûr, si le bon héros ne vient pas
Quelque fois nous devons juste nous secourir nous-mêmes."
Je n'ai pas seulement pleuré la perte d'un "héro" qui me soutenait, Anonyme (7 janvier 2011 09:03), mais aussi à cause de l'inquiétude : si cette personne est malade, j'aimerai pouvoir lui donner un petit signe pour la soutenir à mon tour. Ou pire ? Ce serait vraiment injuste !
RépondreSupprimerJ'ai remarqué aussi que même dans les émissions ou les films les plus crétins, on trouve des petits bijoux de profondeur. Merci ;)
@ Boulezail,
RépondreSupprimerCe qui vous arrive est triste et j'en suis sincèrement désolée. Mais vous devriez vous demander pourquoi, alors que vous étiez si proches au boulot, vous n'avez ni l'un ni l'autre pensé à échanger vos adresses, vos téléphones... il y a peut-être quelque chose à comprendre là...
Malgré tout, si vous vous inquiétez de lui, il devrait vous être possible d'avoir ses coordonnées d'une façon ou d'une autre. Peut-être via Internet, un blog ou un Facebook où vous pourriez lui laisser un petit mail amical, ou bien par votre boulot ?
Je ne travaille pas, Madeleine, et ce n'est pas un collègue, mais un intervenant. Vu son âge proche de la retraite, je ne sais pas trop ce qu'il s'est passé. Je vais essayer de m'informer lundi. J'aurais dû le faire hier, mais j'ai aussi plein de choses urgentes à régler en plus d'avoir été en état de choc. Mais bon, j'ai décidé d'être heureuse quand-même cette année, quoi qu'elle me réserve, alors, la vie continue. Merci Madeleine.
RépondreSupprimerComme dit Obélix, mon idole à compter de cette année 2011, "quand l'appétit va, tout va !"