
On cite souvent la formule de Nietzsche : "Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort".
L'autre jour, une dame que je voyais en consultation à Sainte-Anne m'a appris que l'inverse était parfois vrai.
Après m'avoir raconté comment beaucoup d'épreuves dans sa vie l'avaient peu à peu usée et fragilisée, elle conclut : "Dans mon cas, ce qui ne m'a pas tuée m'a rendue plus faible."
J'étais un peu ennuyé pour lui répondre, je n'aimais pas qu'elle puisse repartir avec cette idée dans la tête si je ne la discutais pas avec elle. Nous en avons bavardé un bon moment, et notre échange a porté sur la différence entre faiblesse et fragilité : je ne la trouvais pas du tout faible mais extrêmement fragile. Il y a dans l'idée de faiblesse un jugement moral, qui me semble moins peser dans la fragilité. Personnellement, quand je me sens faible, cela me décourage et me détourne de l'action. Quand je me sens fragile, cela ne me détourne pas d'agir, mais me pousse plutôt à la prudence et la conscience que je vais avoir besoin des autres.
J'espère que le message est bien passé pour elle...
J'ai lu ce texte et j'ai eu envie d'écrire ...
RépondreSupprimerCe qui me rend plus faible , me rend plus fort .
Lorsque je me sens faible, je suis très sévère avec moi-même. Je me dis :
RépondreSupprimer"Personne n'est au dessus de toi et tu n'es supérieur à personne. Qu'est-ce que c'est que cette manie à toujours vouloir être materné par les autres, à attendre un sourire, un geste sympa etc.?!
Nous passons tous 9 mois dans le ventre de notre mère. Chacun a ses qualités et ses défauts, ses faiblesses. Ressaisis-toi et fais ce que tu as à faire. Oublie tes états d'âme."
Et là, ça marche (presque) toujours.... parce que je commence à détester cette attitude de niaiserie, de faiblesse.
Donc non, ce n'est pas de la fragilité, c'est de la faiblesse pure et simple. Pourquoi?
Parce que la peur du mépris, c'est aussi une forme d'orgueil : la peur de se sentir incompétent, peur de ne pas être à la hauteur etc.
Une personne véritablement humble n'a pas peur de se lancer, de se risquer, de se projeter sur le terrain parce que c'est une personne consciente de ses limites.
Attention à ne pas confondre la faiblesse avec la fragilité, et la timidité avec l'humilité....
Voilà ma vision de la faiblesse, cher DOC :)
Je contemple l'arbre ...
RépondreSupprimerEt je me dis : ...
Les oiseaux sont le voyage de l'arbre .
Et cela me va bien ...
Grand habitué Voilà un réquisitoire bien sevère à l'encontre de ceux qui ont reçu trop de coups et qui doutent de leur capacité à affronter de nouveau certaines difficultés vécu trop de rejets ou accumulé des malchances.. mais si, cela existe aussi.
RépondreSupprimerSe fustiger soi même pour mieux avancer n'est pas à la portée de chacun.
Bonjour,
RépondreSupprimerje trouve la nuance apportée faiblesse/fragilité vraiment enrichissante.
En y réfléchissant, je me dis que les grandes épreuves de la vie qui ne m'ont pas tuée m'ont en partie:
- rendue plus forte d'un point de vue philosophique: en m'apprenant à ne pas trop attendre des autres par ex, en relativisant ce qui nous parait être ultra important sur le moment. Même si tout cela a eu pour corollaire plus de pessimisme et de cynisme parfois.
- fragilisée/rendue plus vulnérable à titre personnel : en mettant à jour mes faiblesses justement (difficulté à me défendre, complexe...)
- dans certains cas, carrément affaiblie en termes de comportement : en me rendant très très méfiante, voire averse au changement.
Bonne journée,
B.A.
"Grand habitué Voilà un réquisitoire bien sevère à l'encontre de ceux qui ont reçu trop de coups et qui doutent de leur capacité"
RépondreSupprimer____
Au risque de choquer certains : s'ils ont reçu trop de coups, c'est qu'ils l'ont cherché!
La vie est un combat! Regardez la nature! C'est la lutte pour la survie!
Si les faibles se font écraser, c'est qu'ils en partie responsable de leur état! Pas de place pour la faiblesse, le laisser-aller, l'apathie, la peur....Il faut se battre!
Bon....c'est vrai que certains ont plus de chance que d'autres....mais ce n'est pas une excuse :D
Correction :
RépondreSupprimer**Si les faibles se font écraser, c'est qu'ils SONT en partie responsable de leur état**
J'ai un ami de longue date qui voyage beaucoup.
RépondreSupprimerA chaque retour, au devant d'une bière, il a toujours une pitite citation qui me plait bien.
Celle-ci se rapproche du sujet du jour, elle me porte, me soutient...la voici :
"Le plus important n'est pas d'être fort, mais de se sentir fort"
Bonne journée!
Bonjour,
RépondreSupprimermessage à grand habitué des lectures du Dr André: les faibles sont en partie responsable de leur état... je me manifeste car je ne suis pas d'accord. je me prends en exemple : je suis très fragile de part des traumatismes vécus durant mon enfance, ma faiblesse actuelle : un cancer de plus en plus hard que je combats depuis x années. j'avance par moments avec un détermination incroyable mais...l'extérieur, les facteurs extérieurs déclenchants régulièrement ma chute et ma détresse, je ne les ai pas choisis, ils me tombent dessus sans que je le demande. Je ne les ai pas provoqués, je ne suis pas responsable de leur naissance. Oui, pluttôt comme vous le dites, certains ont plus de chance que d'autres et ne s'en rendent pas compte et se plaignent tout le temps. Merci à monsieur André pour ce billet : faiblesse/fragilité. Chacun y trouvera la ou les siennes. Bonne journée à tout le monde.
Bonjour,
RépondreSupprimerGrand Habitué...les deuils, on ne les choisit pas. et la chance là dedans, n'a pas non plus grand chose à voir. Vous faites référence à la Nature??? hum hum, c'est un grand courant en ce meoment. La NAture ne fait pas que des trucs bien. Et cela fait quelque menues années que l'Humain s'est relevé et est sorti de sa grotte...alors bon. C'est rassurant je pense de se responsabiliser jusqu'au bout, on a le sentiment de tout maitriser, d'être le plus grand , le plus fort. Je ne crois pas plus à la dérespponsabilistztion systématique qu'à l'hyper responsabilisation qui nous donne l'illusion d'être omniscient dans le grand livre de notre existence auquel s'invite un peu trop souvent ce fichu et coquin inconscient:-)
La faiblesse implique un combat que l'on perd ou que l'on peut perdre. PAs la fragilité. Enfin, là tout de suite, ce matin, c'est ce que j'éprouve.
Bonne jouréne à vous tous
Emma
le faible vainc le fort comme l'eau perce la pierre. Une des citations des plus connus du Tao-Te-King.
RépondreSupprimerQuand aux adeptes du discours "il y a les forts et il y a les faibles comme dans la nature(où l'on peut observer c'est vrai le terrible combat inégal entre un lion et un moustique où l'on verra le roi des animaux mourir de la malaria suite à la piqûre de son adversaire) donc aux thuriféraires de la force brute je conseille d'aller griller des saucisses dans la Forêt Noire le 21 juin au solstice d'été avec leurs semblables êtres supérieurs mais néanmoins limités dans la résolutions de problèmes de mots croisés et de sodoku.
Le chevalier teutonique abonné à Picsou Magasine
Babounette,
RépondreSupprimerJe vais être assez direct :
En quoi ces traumatismes vous fragilisent-ils? En quoi la maladie vous rend t-elle plus faible face à la vie, face à l'envie de vous battre?
C'est plutôt le contraire qui devrait se passer, vous ne pensez pas? Par exemple, gagner en maturité, voir la vie différemment, affermir votre personnalité, avoir envie de faire de grandes choses qu'avant vous n'aviez jamais le courage de faire etc.?
Chercher la compassion chez les autres, c'est humain me direz-vous, mais pour moi ce n'est que de la faiblesse....
Grand Habitué des Lectures Du Dr André, je vous trouve Grand Agressif des Lecteurs Du Dr André !
RépondreSupprimerPourquoi cherchez-vous absolument à avoir raison ? Rendez-vous compte de ce que vous osez affirmer ? Est-ce que vous réalisez quelle est la situation de Babounette pour ne citer qu'elle ?
Voyons un peu de bon sens ! Ce qui est vrai pour vous, ne peut être universel !
les traumatismes de mon enfance de ma naissance, ceux qui les ont vécu et ont fouillé douloureusment dans leur inconscient sauront ce que ces traumatismes représentent et ont gravé leurs empreintes en nous en nous rendant fragiles, quelque fois moins mais quelque fois, atrocement fragiles. Ma maladie me rend faible, les traitements, la douleur me rendent faibles pas uniqument dans mon corps mais dans ma tête et là, quand dans un environnement socio affectif très vide, un facteur extérieur arrive, il peut déclencher ma chute...mes faiblesses ne me permettent pas de relever la tête tous les jours. Quant à la compassion, sans la chercher,je crois que si vous étiez malade, vous seriez bien content, d'en recevoir un peu même si nous sommes seul face à la maladie
RépondreSupprimerBonjour,
RépondreSupprimerJe participe pour la 1ère fois à votre blog.
C'est toujours intéressant les commentaires des uns et des autres...Mais j'aimerais (si possible) avoir un peu plus de précision sur votre point de vue à vous. J'entends bien la différence sur les termes "fragilité" et "faiblesse", mais que ce soit l'un ou l'autre, et les différentes prises de conscience et de positionnement face à l'action qu'ils provoquent, d'où vient que pour certains "ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort" et pour d'autres, non. Est-ce que ceux qui se sentent plus forts ne se soumettent-ils pas à un conditionnement extérieur pour "carapacer"leur humanité? Et ceux qui avouent ou acceptent de toucher du doigt leur faiblesse ou leur fragilité, ne font-ils pas preuve d'audace et de force? Mais surtout comment trouver le meilleur équilibre, cheminement pour soi (il est surement différent à chaque individu) pour trouver la force dans nos faiblesses et nos fragilités?
Merci.
Plus je me sentais forte de l'intérieur, plus je me suis acharnée à fragiliser mon corps! Et qd on est jeune, on a une telle énergie ds un sens comme ds un autre!
RépondreSupprimerComme si j'avais besoin d'un équilibre pour ne pas oublier, ni que les autres oublient que j'étais un être humain.. Avec du recul, ce n'est pas un exemple à suivre..
message de 8h53 adressé à grand habitué des lectures du docteur André (j'ai omis de le préciser). Je bondis en relisant vos propos car votre réalité est la vôtre mais n'est pas celle qui sont dans le désespoir et dans la lutte tous les jours. Je ne parle pas uniquement de la maladie, mais les gens qui sont dans la rue, ils ont choisi, ils sont responsables aussi de leur état...comme vous le dites. Ils ont peut être à trimballer des fragilités comme nous tous, des failles, mais leur faiblesse, ils l'ont choisie???? ne soyez pas aussi catégorique, merci.
RépondreSupprimerCe post me parle,je suis en plein dedans.....pas morte,mais abimée.Ma conscience revenue puisque soignée,je réalise mon inconscience d'avant,et donc ma réelle faiblesse mentale,cela me rend douteuse de moi-même,peureuse pour l'avenir, voir angoissée.Mais,cette angoisse est peut-être transitoire et normale, le temps de stabiliser mon état et mon travail dans la plénitude.Merci pour vos commentaires, qui encouragent.De la faiblesse à la force,y a t-il un si long chemin ? Mentalement , je ne crois pas, il faut si peu pour être heureux ou malheureux dans la même circonstance,une chimie cérébrale différente,qu'il faut appeler ? et qui vient de l'humanité qu'on nous prodigue presque aussi efficacement mais plus subtilement qu'avec un traitement.
RépondreSupprimer"Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort", je n'aime pas cette phrase.
RépondreSupprimerLes épreuves de la vie ne m'ont pas rendue plus forte, elles ont fait exploser une carapace protectrice pour mettre à nue une sensibilité.
C. André écrit : "Il y a dans l'idée de faiblesse un jugement moral"
Il en est donc de même pour ce qui concerne l'idée de force.
Belle journée
@anonyme de 8:53
RépondreSupprimerVoyez-vous, cher anonyme de 8:53, j'ai aussi vécu un deuil.
Je sais ce que c'est que de voir le corps de son frère, inanimé, bouche ouverte (désolé pour la dureté des mots, mais c'est le seul moyen de bien se faire comprendre).
Alors, les discours qui vise à provoquer la compassion tel que celui de babounette, je m'en moque. Du style : "j'ai vécu des choses très difficiles, donc bouclez-là". A chacun sa douleur. La douleur est personnelle. Elle ne se partage pas. La compassion (hypocrite) n'a rien à faire ici.
@babounette qui écrit : "mais les gens qui sont dans la rue, ils ont choisi, ils sont responsables aussi de leur état...comme vous le dites"
D'un point de vue strictement logique, oui ils en sont responsables. D'un point de vue "humain", il est clair que non : ce sont simplement des gens qui ont perdu tout sens à leur vie. Il n'y a plus rien qui les rattache à la vie....Ils n'ont plus d'entourages familiales (ou autres). Il est clair qu'un père déplacerait des montagnes pour ses enfants ; il ne se laisserait pas aller ainsi....
Il me semble pourtant avoir lu dans un de vos ouvrages que l'accumulation des épreuves négatives n'était pas souhaitable et ne pouvait que conduire à une perte de confiance en soi. La phrase que vous citez m'a toujours été renvoyée à la face au moindre fléchissement ce qui m'a conduit à laisser les déprimes me passer dessus sans que l'on me pousse à réagir. Du genre "Accroche toi, vas jusqu'au bout du truc tu en sortiras plus forte"... et bien "peau de zébu !". C'est bien l'inverse qui s'installe. Si je comprends bien je suis passée à coté d'une subtilité, concernant cette phrase (que j'abhorre) sur laquelle il me reste à méditer...
RépondreSupprimer@grand habitué des lectures...vous êtes en deuil, je suis malade, comme malheureusement bcp de gens...une précision : mon commentaire ne cherche à provoquer aucune compassion...je m'exprime sur ce blog tout simplement comme vous, avec mes mots. et de la compassion par l'intermédiaire d'un blog...très peu pour moi.
RépondreSupprimerJe suis d'accord avec vous sur ce point, la douleur est unique. mais revenons au sujet du jour : chacun vit avec ses faiblesses et fragilités. je crois que le plus dans nos vies est d'en avoir un peu conscience, de les connaître et de leur "parler". après chacun, a son chemin de vie, avec des hauts et des bas, des bonheurs, des malheurs. Comme dit anonyme de 9h21, l'accumulation d'épreuves douloureuses n'est pas souhaitable. on perd les pédales, on est humain, nous ne sommes pas des sur-humains, on a un coeur, des émotions des sentiments, des fragilités, des faiblesses et il faut composer chaque jour avec toutes ces choses... mais personnellement, le fait que tout s'accumule pour moi et surtout dure dans le temps, malgré un travail sur moi très soutenu, je fais le constat que rien ne m'a rendue plus forte.
Babounette : "compassion par l'intermédiaire d'un blog...très peu pour moi."
RépondreSupprimerNon, ce n'est pas virtuel! Le Doc est bien réel :)
Le docteur André est bien réel heureusement...ce que je veux dire quand je parle de compassion par le blog, très peu pour moi, cela veut dire que dans ma situation qui est la mienne et non la vôtre, un peu de chaleur humaine, j'en ai besoin mais je ne saurai pas la saisir par l'intermédiaire de commentaires et que je ne suis pas sur ce blog pour cela. Maintenant, j'arrêterai de répondre à Grand habitué...on se détourne du sujet du jour et mon moteur à moi malgré mes faiblesses et ma fragilité, c'est la vie par moments et non tourner en rond dans une discussion.
RépondreSupprimerbonjour, c'est la première fois que j'interviens sur ce blog que j'apprécie énormément (j'entends déjà vos moqueries) mais les propos du "grand habitué" m'ont agacée au plus haut point. Je trouve qu'ils manquent singulièrement d'ouverture d'esprit, de quel droit vous vous permettez de juger la vie de "Babounette". Et à vous "Babounette" je vous souhaite plein de courage mais aussi des plaisirs et du bonheur !
RépondreSupprimerPeut être que la vraie force est d'avoir accepté ses faiblesses et ses fragilités, de les accepter et de vivre avec.
RépondreSupprimerLes épreuves de la vie m'auront appris au moins une chose, à ne jamais juger autrui, à accepter les autres tel qu'ils sont, surtout avec leur faiblesses et leurs fragilités et à ne jamais chercher à les changer.
Un ami c'est quelqu'un qui vous connait bien et qui vous aime quand même. Ce n'est pas de la compassion ou de la pitié, juste de l'humanité, ce qui rend cette vie supportable même aux pires moments.
Bonne journée à tous, dans la tolérance ...
@anonyme de 10:05 qui m'écrit : "de quel droit vous vous permettez de juger la vie de "Babounette"
RépondreSupprimerJe ne "juge" pas. Je dis simplement que dans ma souffrance, je n'ai pas eu besoin de l'aide des autres. On est tous différent. Je ne fais que partager ma propre expérience. Où est le mal?
Vous parliez d'ouverture d'esprit, mais vous êtes bien prompte à enfermer l'autre dans vos catégories mentales, sans nuance ni réflexion.
Vous interprétez à votre sauce, et vous en faites une réalité. Je ne fais que partager ma propre expérience, rien de plus.
merci pour ces précisions, jusqu'à présent je ne faisais pas vraiment la différence entre faiblesse et fragilité... ce billet m'éclaire. merci Mr André!
RépondreSupprimer"Je dis simplement que dans ma souffrance, je n'ai pas eu besoin de l'aide des autres"
RépondreSupprimerPour ma part, sans l'amour des miens et sans l'amour que je leur porte, il y a bien des choses que je ne ferais pas, et je continuerai à souffrir dans mon coin.
L'amour nous rend plus fort, ça c'est indéniable.
N'aimer personne, voilà qui nous rend plus faible. (à mon humble avis)
Je n'aime pas non plus cette phrase de Nietzsche.
Ou comme le dit Saint Jean "Celui qui aime est déjà passé de la mort à la vie"
RépondreSupprimerAu théâtre c'est lorsqu'on se met en état de fragilité, c'est-à-dire lorsqu'on ne cache pas ce que tout le monde voit et qu'on en joue, que le public est véritablement avec nous. Fragilité rime avec disponibilité. C’est un peu comme si on baissait les armes, qu'on cessait de se protéger derrière un rôle ou un personnage. Cela relève de l'aveu.
RépondreSupprimerExemple d'aveu : je prétends vouloir partager des valeurs spirituelles sur ce blog par le biais du Colonel Trivos pour contribuer à aider ceux qui n'ont pas encore trouvé leur voie, mais en vérité ce que je cache, c'est que je me sens supérieur à vous et que je désire être admiré en tant que personne ayant une connaissance spirituelle.
Une fois l'aveu partagé, on peut alors créer une possibilité nouvelle dans ce domaine de notre vie : Je voudrai maintenant créer avec vous la possibilité de la fragilité et de l’échange.
Cette phrase je l'ai toujours entendu de la façon suivante: si tu as survécu à telle épreuve sans doute pourras tu survivre à telle autre...
RépondreSupprimerl'épreuve fortifie ou fragilise c'est selon... Selon quoi à dire vrai je n'en sais rien.
Il est difficile de prévoir la capacité de résistance du fort ou du fragile.
J'aime bien ces représentations anciennes : Les danses macabres (assez fréquentes dans l'art du Moyen age) . Les artistes y exprimaient une grande ironie envers l'ordre social . Mais encore plus au fond et au delà d'une simple critique sociale à mon avis le message disait qu' il n'y a rien à gagner ni à perdre et que sans doute il y a comme une égalité entre tous , puissants ou faibles , riches ou pauvres dans la mort , mais que cette égalité elle même n'est rien et que les morts trainent encore , pauvres fantomes , avec eux leurs oripeaux du théatre social mais n'en sont que plus ridicules ... Au delà de l'horreur et de l'épouvante de ces danses macabres il y avait à mon sens comme un grand rire salvateur , un grand rire fragile sans doute mais pourtant plus fort que TOUT et plus fort peut-être que la mort elle-même dont au fond les artistes se moquaient aussi ......
RépondreSupprimerUn lion rugit et les pauvres faibles petits moustiques rappliquent pour le piquer ... joli tableau.
RépondreSupprimerQui a dit que la nature était bonne ?
"La vie est un combat! Regardez la nature! C'est la lutte pour la survie!" Grand habitué des lectures du Dr André (17 janvier 2011 08:03 ).
C'est loin de vouloir dire que la nature est bonne, il me semble. Elle est, c'est tout. Et l'être humain n'est pas plus supérieur à toute autre créature que le lion au moustique, ou la baleine au plancton, enfin ! Qu'est-ce que c'est que ces sottises ? On n'est pas à la maternelle, quand-même !
Désolée pour le manque de diplomatie, à mon tour, je n'ai pas envie de faire plus d'efforts, ce matin.
Bref, j'ai lu dans le commentaire de Grand Habitué un témoignage touchant, une sorte d'aveu comme chez Colonel Trivos, Babounette, et autres dont moi-même lorsque je parle de mes problèmes et des solutions que je cherche. Ni plus ni moins.
Et si je considère encore qu'une grande partie de mes problèmes d'aujourd'hui ne sont pas entièrement de ma faute, je ne me suis nullement sentie visée par son commentaire.
Mais je trouve ces réactions très intéressantes, car elles démontrent qu'on ne combat pas tous les maux de la même façon. Et c'est en cela qu'on est responsable de notre vie et de ce qu'"il nous arrive" : c'est à chacun de choisir ce qu'il décide de percevoir.
Et comme je l'ai écrit en début d'année, j'ai décidé que ni le sort, ni les gens malveillants n'allaient m'empêcher d'être heureuse.
De plus je sais qu'il ne faut compter sur personne pour se consoler et se rassurer. Si cela arrive, tant mieux, c'est tout.
J'ai d'ailleurs constaté que prendre soin de ma santé, me contenter de peu, durant des années, n'a déclenché que envie, haine et jalousie de la part de mon entourage paresseux, partisan du moindre effort, et qui croit à la magie, aux miracles et à la chance. Et dès que j'ai essayé de forcer un peu pour essayer des les apaiser, je me suis retrouvée à l'hôpital. Ces mêmes personnes sont venues à mon chevet avec plein de belles paroles "compatissantes".
Eh bien désolée, mais cela donne 100% raison à Grand Habitué :
pour rester dans les images "waltdisneyennes", si le méchant gros lion représente celui qui se prend en charge lui-même, le gentil petit moustique, lui, a besoin du sang des autres pour claironner.
Moralité, qu'on soit heureux ou qu'on souffre, quand on est un lion, mieux vaut ne pas rugir trop fort.
BZ z
Sincèrement, c'est une nouvelle génération de psychiatres, ça existe !. Pourquoi ne pas les avoir rencontré plutôt ?
RépondreSupprimerNietzsche, n'a pas vécu de grande souffrance ! Vous savez les souffrances irréparables, qui mettent à terre, je parle par exemple, de ce que l'on peut affliger à un enfant, les traumatismes, les brimades psychologiques, la maltraitance, et ce qui en résultent, vous connaissez ce désordre, n'est-ce pas ?.
Cependant, "Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort", cette phrase m'interpelle, je l'accepte pour les autres, je pense aussi aux personnes, qui la cite pour faire méditer certains, aider d'autres, oui, c'est bien, c'est bon !
Avons-nous tous l'entendement ?
Combien de décès y a-t-il ?
Quand on arrive à dépasser de grandes épreuves, on ne se sent pas grandi, ni plus fort, mais surtout très affaibli et plus comme tout le monde, comme gangréné par un mal qui continue souterrainement à se propager malgré nous, on vous écarte de tout, votre discours dérange.
Plus sage, alors peut-être, et il le faut, plus détaché des choses du monde et des futilités. " Une forme de philosophie " se développe, s'installe, on recherche par tous les moyens en notre connaissance de survivre comme on peut, un peu, beaucoup bancal, trébuchant sans cesse.
Tout se transforme ou se déforme car la souffrance qu'elle quelle soit fait plonger dans un univers sombre et trompeur. De là, des profondeurs nous recherchons " la lumière ",
la solution, un espoir, le chemin pour se sortir de cet enfer, quand bien même nous y parvenons, difficilement et surement ( avec l'aide précieuse et incontestable qui est en chacun de nous , appelez cela comme il vous plaira ), après des années d'errance, et bien on se heurte encore à d'autres "bons plaisirs", de jalousie.... ! De mécontentement !
Alors, plus fort ?. Je ne le sais pas, détaché du monde des " appétits ", des choses sensibles certainement, et est-ce la force ?
Alors, que notre société (par les médias) nous démontre chaque jour le contraire.
Je préfère : ce qui ne nous tue pas c'est l'Amour, et il nous donne toute notre force.
Merci. je vais méditer sur faiblesse/fragilités, car je ne pense pas non plus que :"ce qui ne tue pas...", et l'état de faiblesse dans lequel je me sens, me culpabilise.
RépondreSupprimerJe ne crois pas non plus que la vie soit un combat, je refuse le combat. Vivre n'est pas une guerre (ou ne devrait pas l'être). Pour moi, c'est juste un chemin plus ou moins bien tracé que l'on parcourt, sous un ciel changeant.
C'est un sujet que je voulais aborder, les confusions. Celle sur laquelle j'essaie de travailler en ce moment, c'est "lâcher-prise"/"passivité". La vie n'est peut-être pas un combat, mais dès qu'on baisse la garde, on se fait dévorer tout cru. C'est en tout cas mon expérience. Et des morsures multiples et simultanées, si cela ne tue pas, ça affaiblit assez pour fragiliser longtemps.
RépondreSupprimerDe plus, ça attire encore plus de prédateurs. Et c'est pour cela que j'éprouve autant de répulsion pour cette phrase de Nietzsche que pour celle-ci : "Tu devrais demander/accepter de l'aide". Car la réalité que je connais c'est : "Si ton ennemi ne t'a pas achevé, ton ami s'en chargera".
Une autre phrase me hérisse autant : "Les épreuves enrichissantes et qui nous rendent plus sages". C'est sûr que quand on se retrouve sur la touche, on n'est plus dans la course. Donc on représente moins de menace pour ceux qui nous considèrent comme de la concurrence.
"Quand les hommes vivront d'amour ..." (Raymond Lévesque).
Anonyme de 8h53 à Grand habitué des lectures du Dr André : Je persiste et signe ! Je trouve vos propos par rapport à Babounette très déplacés ! Qui vous permet de juger de la souffrance des autres ? Chacun vit sa souffrance avec ce qu'il est ! N'y avait-il pas eu un petit réajustement par le Dr André lui-même à propos des commentaires déposés sur ce blog ?.... Vous pourriez avoir la courtoisie, à défaut de compassion, de respecter ce que disent les autres bloggers ! A moins que la courtoisie comme la compassion ne vous soit elle aussi étrangère !
RépondreSupprimerA Babounette :
Babounette je vous trouve bien courageuse de vous "battre" avec lui pour affirmer vos idées, il n'en vaut pas la peine !
Paroles d'une Anonyme Compatissante
Je trouve tous ces échanges touchants. Chacune et chacun souffre à sa manière, parfois avec violence.
RépondreSupprimerBabounette, je vous envoie moi aussi ma sympathie. Tenez bon! car courageuse vous semblez l'être;-)
A ce sujet, je voudrais dire que l'on peut être fragile et faible, mais on peut être aussi fragile et Courageux.
Je connais une personne fragile, depuis sa jeunesse. Elle a pourtant été pour moi et pour d'autres un exemple de Courage tout en gardant ce côté fragile qu'on lui reconnaît tous.
La voir "relever" les bras à chaque coup de découragement, m'épatait. ça casse le cliché faible ET fragile!
@ Quand les prégujés s'entrechoquent.
Vous utilisez ces jolies métaphores animalières en disant que le moustique est dépendant pcq il a besoin de sang, tandis que le lion ne l'est pas.(si j'ai bien compris)
Et pourtant, il faut plus que quelques gouttes de sang pour nourrir un lion...
Ce que je veux dire c'est que même le roi de la jungle ne saurait survivre seul.
L'Homme n'a pas été créé pour vivre seul. Et selon moi, la solitude est celle qui fragilise le plus.
A toutes et à tous, une belle soirée.
@ Boulezail entrechoquée : et le saucisson de Lion qu'est-ce que vous en faites alors ? .... L'existence du saucisson de Lion dans la nature prouve bien la supériorité de l'éspéce humaine sur les lions ... En tous cas il me semble ... Bon , moi ce que j'en dis c'est pour faire avancer le débat car je suis végétarienne donc ....... Ceci dit ça me donne un avantage car je n'ai pas à me battre pour mon biffstéqueu ...... Et oui! non seulement le monde est cruel mais il est injuste et c'est d'ailleurs pourquoi lorsqu'on organise un pic-nik soit il pleut , soit y a des fourmis qui viennent vous manger votre saucisson de Lion . Mais que fait la Police ? .......
RépondreSupprimerDes phrases que l'on sort de temps à autre pour faire "bien"...!!
RépondreSupprimerEn réalité chacun se débat comme il peut ds la vie pas toujours tendre !!
En fait c'est du courage qu'il faut .....
"Faiblesse et fragilité" voilà un sujet qui tombe à pic en ce moment...
RépondreSupprimer@ GRAND HABITUE, vous semblez tellement péremptoire... ???
Plus jeune, malgré la maladie et le handicap, je me sentais plus forte chaque fois que j'avais traversé "une zone de turbulences"...
Aujourd'hui, avec l'âge, physiquement plus faible, je me sens aussi plus fragile, et c'est là où tout se complique...
Accepter d'avoir besoin des autres...
Chaque, personne est unique, chaque contexte est unique... familial, amical, professionnel... sans parler de l'isolement.
"Rien n'est jamais acquis à l'homme, ni sa force, ni sa faiblesse". Aragon ?
Denise
J’ai rencontré aujourd’hui une dame désespérée (elle a évoqué le suicide) dans la salle d’attente de la psy, et on a commencé à discuter, je lui ai dit ce que j’ai appris grâce aux livres du Docteur André, mais chacune de mes réflexions était barrée par un avis contraire, au bout de 25mn j’étais devenue aussi désespérée qu’elle car j’avais l’impression que rien n’y ferait, et après j’ai pensé au Docteur André et à tous les psys qui font leur travail avec cœur, votre boulot ce n’est pas une mince affaire, il faut beaucoup de force et de courage ( Je le savais intellectuellement mais là je l’ai intégré émotionnellement)
RépondreSupprimerDonc même si j’avais dix ans de moins, et si j’étais saine d’esprit, jamais je n’entamerai d’études de psychologie ou de psychiatrie, d’où l’importance des conseillères d’orientation !!!
Le problème c’est que cette dame va avoir un bloc de pierres en face d’elle en consultation…
On est faible lorsqu’on a baissé les bras, on est fragile lorsqu’on a une blessure qui peut guérir, même si la cicatrice reste !
Amitiés à Babounette :)
Je crois que je vais prendre un anxiolytique ce soir, ce qui est devenu rare, merci Docteur André :)
ça me rappelle quand j'ai appris à nager cette histoire de se débattre comme on peut dans la vie .
RépondreSupprimerEn fait ce n'est pas du courage qu'il me fallut .
Je n'arrivais pas à apprendre à nager , trop peur , trop la panique totale , et puis les mouvements impossibles , c'est sûr j'allais me noyer .... Et puis un jour un maitre nageur m'a dit : "Mets toi en boule dans l'eau et ne bouge plus!".... Bon , au départ j'avais peur et puis j'ai osée essayer , j'ai pris une grande répiration et , et ... et miracle! je me suis apperçu que je pouvais flotter sans rien faire , sans bouger , principe d'Archiméde qu'il m'a dit le maitre nageur et il m'a expliquée qu'en fait je ne pouvais pas couler si je ne débattais pas contre l'eau et que c'est la peur et l'agitation qui font couler .... Alors petit à petit je me suis inventé mes mouvements à moi et c'est ainsi que j'ai appris à nager , en cessant de me battre contre ma peur , en ayant confiance en moi et en l'eau , tout simplement .....
"Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort".
RépondreSupprimerAu terme d'une vie bien entamée et très chahutée, je dirai simplement que les épreuves rencontrées ont contribué à nous user (ou nous lisser) dans maints aspects, en nous obligeant à rechercher une voie possible vers une paix de l'esprit. Mais ce n'est que mon appréciation en fonction de ce que j'ai connu de la vie.
Pour ma part, j'ai déménagé dernièrement, changé de vie et de région, pour aller vers plus de simplicité, de tranquillité, pour fuir les fâcheux en tout genre et consacrer ce qui me reste à vivre à apprécier la puissance des beautés de la nature, mais je ne suis pas sûre d'en avoir terminé avec les épreuves... il y a des abonnements dont on se passerait bien... et que nous sommes tenus d'accepter car en dehors de la vie aussi difficile soit-elle, il n'y a rien d'autre sur cette terre !
Je ne crois pas chaque individu responsable de ce que son corps ou son cerveau produit ou est capable de produire, aussi rationnel ou courageux soit-il. Nous ne sommes que le résultat d'une vaste alchimie due à des mélanges de gènes de millions d'individus qui nous ont tous précédés. Alors, nous essayons de faire pour le mieux pout certains et d'autres, parfois, pour le pire...
La vraie difficulté est d'accepter tout ça et d'en comprendre le fil conducteur (Cf T. TERZANI) à une époque où tout change trop vite et dans laquelle nous sommes en constante adaptation.
Misère que les couteaux volent bas ici!!! Plus capable! Goodbye!
RépondreSupprimer"Quand je me sens fragile, cela ne me détourne pas d'agir, mais me pousse plutôt à la prudence et la conscience que je vais avoir besoin des autres." Christophe André
RépondreSupprimerPar nature, d'un côté nous avons besoin les uns des autres, tant pour aider que pour être aidé ; et d'un autre côté, nous sommes tout aussi naturellement portés à défendre nos intérêts personnels. Difficile de prévoir, dans une situation extrême, lequel de ces deux côtés va l'emporter.
Nous avions eu une discussion avec d'autres lecteurs de ce blog à propos de la solidarité : est-elle plus favorisée en temps de paix et d'abondance ou en temps d'insécurité et de violence ?
A peu près à ce moment, j'avais vu un documentaire dont je n'ai jamais réussi à retrouver la moindre référence, qui parlait des représentations de la mort à travers la préhistoire, l'antiquité, jusqu'à nos jours.
Ce documentaire mentionnait des expériences qui auraient mis en évidence ce genre de comportement :
- lorsqu'un groupe ne ressent pas de menace, ses membres seront plus solidaires vis-à-vis des membres d'autres groupes.
- lorsqu'un groupe ressent une menace, ses membres seront plus solidaires entre eux mais fermés vis-à-vis des membres des autres groupes.
Ce qui semble logique du point de vue survie du groupe. Et bien sûr, ce sont des tendences globales, sans omettre l'existence d'execptions.
L'Homme a vécu dans des groupes relativement bien définis et (dé)limités durant des millions d'années. Tout à coup, en quelques décénies, la démographie a explosé, le tissus familial s'est déchiré (grand-parents, oncles, cousins, ...) en même temps que les villages qui, soit se sont vidés, soit sont devenus des banlieues, cités dortoirs rassemblant des millions d'individus n'ayant aucun lien entre eux. Puis ce fut au tour du noyeau familial de se désagréger (parents-enfants), en même temps qu'un encouragement à peine subtile à l'indidualisme et à la compétition individuelle.
Résultat ?
1) nous ne savons plus communiquer (donc exprimer entre autres un besoin), et quand on parvient à écouter son coeur à soi, on ne sait toujours pas écouter celui des autres
2) nous ne savons plus aider, collaborer, être ensemble autour d'un projet commun et à débattre des moyens sans que cela tourne à des joutes verbales sans autre but qu'avoir raison
3) nous ne savons plus demander de l'aide, ce qui, dans un monde devenu individualiste, est considéré (à tort) comme une faiblesse, un désengagement ou un échec
4) chacun se retrouve seul à se débattre dans ses difficultés, avec ses souffrances, et le seul remède, c'est le psy et les pillules.
Pas facile, mais j'essaie de revenir à une petite devise à laquelle je m'accrochais plus jeune, ces paroles d'une chanson de Bruno Grimaldi, "Retour de manivelle" (1985) :
"Si tu veux ton billet de retour, il te faut payer l'aller".
Délicieux, Zoé ! Le saucisson, je veux dire. Comme moi aussi je suis végétarienne, je me suis fait un collier avec.
Nous sommes d'accord, Cococinelle, les gentils et les méchants, c'est seulement dans les westerns, pas dans la nature.
on voit le nouveau psy : celui qui ose parler de son expereince
RépondreSupprimerje n'ai jamais aimé cette phrase... qui sert souvent d'excuse à ceux qui vous rendent la vie difficile pour dire que c'est pour votre bien -notamment à beaucoup de parents !
RépondreSupprimer...non on ne survit pas à tout...
...parfois surmonter une épreuve donne la sensation d'être plus fort, voire invicible pour un temps...mais pas toujours, parfois les épreuves vous usent et l'énergie dépensée à les dépasser pourrait être mieux utilisée ailleurs à développer ses capacités...
...j'adhère à ceux qui parlent de l'Amour, l'amour de la vie, l'amour des autres, la compassion, ça à mon avis ça fait avancer le monde !
Parfois les épreuves successives et celles qu'on ne peut pas dépasser parcequ'elles durent dans le temps fragilisent et rendent faible dans le sens d'une endurance moindre.
RépondreSupprimerElles peuvent, en meme temps, rendre fort, celui qui d' expérience aura appris a déployer moins d' énergie pour négocier des difficultés similaires.
L'équilibre reste cependant tributaire de tellement de paramètres...
Proposition:
RépondreSupprimerFaire plancher vos lecteurs sur cette citation:
"Ne regardez pas l'homme honnête de trop près si vous voulez lui garder votre estime, ni le scélérat si vous voulez lui garder votre mépris"
Edmond Rostand
Qu'en pensez-vous Dr André ?
Ce blog est pour moi régénérant.
RépondreSupprimerChaque billet apporte quelque chose de nouveau et de positif. Cette vision du monde humble et empathique fait tellement de bien.
Chaque mot semble profondément réfléchi pour ne pas heurter. Les idées sont exprimées avec clarté et amenées tout en douceur pour nous faire réfléchir sans nous déstabiliser.
Chaque soir, je poursuis la lecture des archives. Et ce soir, je tombe sur le billet du jeudi 10 décembre 2009. Alors je m’empresse d’apporter ce témoignage positif pour peser dans la balance de vos éventuelles hésitations sur l’existence de ce blog.
J’espère que vous trouverez le temps et l’énergie de nous faire partager une partie de vos réflexions "intimes sur ce blog extime" encore longtemps.
Billet du jeudi 10 décembre 2009 :
"Ce qui m'intéresse c'est de vérifier que je ne suis pas tout seul à penser et à ressentir ce dont je parle sur le blog, c'est d'appartenir à une communauté."
C'est exactement cela que vous m'apportez. Je n'exprime pas mes idées mais je me reconnais dans vos pensées. J'y trouve aussi plus de sagesse et de sérénité.
Ce blog est pour moi régénérant.
Merci
Un grand merci pour ce blog . Vos billets m'éclairent et nourrissent ma réflexion quasi au quotidien . C'est un réel plaisir de passer "vous" voir !
RépondreSupprimerVous lire , plutôt . ( sourire )
Régénérer, c'est un terme très andréen.
RépondreSupprimerBonsoir, MERCI pour ce blog que je "fréquente" depuis peu .Ce sujet m'a interpellée comme les messages laissés par les uns et les autres.
RépondreSupprimerLe jour de la naissance de mes filles ainées (deux jumelles) l’une est née décédée et l'autre est née de mort apparente .Il a fallu attendre 24 h pour savoir si elle allait vivre.
Pendant ces 24 h, je me suis enveloppée d'une carapace et je me sentais très, très forte. En contrepartie,j’ai été incapable de ressentir la moindre émotion et ceci pendant des années. Ce n'était pas la peine de venir se plaindre auprès de moi. J’étais dure envers moi-même et envers les autres.
Puis vint le temps ou la carapace s'est fissurée. Je suis devenue très fragile mais aussi en même temps, j'ai à nouveau ressenti des émotions et capable aussi de comprendre la fragilité, les faiblesses d'autrui.
C'est quand je me croyais forte que j'étais faible car incapable de regarder en face mon histoire et celle de ma famille, incapable de vivre pleinement.
C'est quand j'étais fragile que je suis devenue forte. En regardant en face mon histoire et en vivant enfin les émotions liées à cette naissance, je suis devenue fragile car secouée par des sentiments très forts. En même temps, je suis devenue forte tout simplement car j'ai l'impression depuis d'exister. Ma carapace m'avait juste permis de vivre.
" On cite souvent la formule de Nietzsche : "Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort"."
Cette phrase me laisse perplexe....
Ce qui ne m'a pas tué physiquement m'avait tué à l'intérieur et ce n'est en rien de la force même si aux yeux d'autrui cela y ressemble bigrement.
Bonne soirée
PS: les blogs qui sont attachés à certains noms sont superbes. Merci aux auteurs "landart" et « forêt » .
Docteur André, j'aime lorsque vous partagez avec nous votre vécu de psy...
RépondreSupprimerJ'aime beaucoup cette idée de "jugement moral" que Christophe André souligne dans le mot "faiblesse", et que Rairoa (17 janvier 2011 09:12) précise qu'il en est de même pour le mot "force".
RépondreSupprimerEt votre commentaire, Janvier (18 janvier 2011 19:38) illustre bien à quel point il est important de distinguer notre image sociale, notre attitude face aux événements et qui nous sommes vraiment au fond de nous.
Moi aussi, lorsque ma force et mes exigences (autant vis-à-vis de moi-même que des autres) se sont effritées, j'ai compris à quel point on se trompe, non seulement face à nos propres capacités et limites mais aussi face à celles des autres personnes apparemment fortes (et exigentes). D'où ma fable du lion et du moustique (17 janvier 2011 14:38).
@grand habitué des lectures du doc
RépondreSupprimerContinuez !
Quant au sens moral/social, si j'ai bien compris, Nietzsche voulait "créer" un Homme "fort", c'est-à-dire indépendant et responsable, distinct d'un "troupeau" qui revendique ses faiblesses, les entretient, les cajole et n'hésite pas en faire une arme. Nietzsche ne cachait pas son mépris pour une telle attitude :
RépondreSupprimer"Veux-tu avoir la vie facile ?
Reste toujours près du troupeau, et oublie-toi en lui."
"Toute vertu a des privilèges, par exemple celui d'apporter au bûcher d'un condamné son petit fagot à soi."
"Le fourreau doré de la compassion cache parfois le poignard de l'envie."
"La cruauté est le remède de l'orgueil blessé."
"Peu de gens sont faits pour l'indépendance, c'est le privilège des puissants."
Ce que les "faibles" considèrent comme de la provocation facile, les "forts" y voient un défi.