
Pour certains, la peur de la mort serait à la base de toutes nos angoisses. L’anxiété serait la peur de la vie : ne pas arriver à faire face, à contrôler, à « assurer » comme on dit aujourd’hui. Et l’angoisse serait la peur de la mort : ne pas pouvoir supporter l’idée de notre anéantissement, de notre disparition.
Ce qui est sûr, c’est que vivre avec la conscience que nous sommes des mortels – que nous disparaîtrons un jour, que les gens que nous aimons disparaîtront - est un drôle de travail à accomplir (et à renouveler régulièrement) pour chacune et chacun d’entre nous. Peut-on « dépasser » cette peur-là ? On ne peut en tout cas pas la supprimer : elle nous est consubstantielle. Je n’ai trouvé jusqu’à présent qu’une solution : l’instant présent. Puisque la mort existe, savourer la vie, de toutes ses forces. En attendant de voir ce qu’il y aura peut-être ensuite…
Illustration du mortel Muzo, extraite de notre livre « Je dépasse mes peurs et mes angoisses », paru aux éditions Points.
La mort, comme "ultime initiation"...
RépondreSupprimerSavourer l'instant présent ! Je m'y efforce et lorsque j'arrive, de temps en temps, avec l'aide de la méditation et des lectures, à être en pleine conscience, c'est un pur bonheur. Je dois avouer que les enseignements bouddhistes, sur la mort, ne m'ont pas convaincue ... La cessation de la vie des êtres que nous aimons, et même des autres, est très difficile à appréhender. Alors la nôtre ! ... De toute façon, il y a une chose dont nous sommes certains, c'est que nous disparaîtrons tous. Mince consolation. FL
RépondreSupprimerSavourer la vie et l'instant présent de toutes ses forces, oui, à coup sûr.
RépondreSupprimerEt j'ajouterais vivre de toutes ses forces et de toute sa conscience, car à quoi bon vivre si on est devenu l'ombre de soi-même ?
Ma tante vit encore mais n'existe plus telle que quiconque l'a connue, détruite par un Alzheimer chaque jour plus incisif. Et si au moins sa perte de conscience la calmait. Mais toujours plus agressive envers ses proches, elle n'est pas heureuse. Et de notre côté, l'horrible tient en ce que les pires aspects de sa personnalité, relativement bien tenus en laisse du temps de sa maîtrise de soi, ont pris le dessus. Les chiens sont lâchés, quoi, et ils aboient à vous faire considérer la surdité avec bonheur.
Bref, quand on a vu ça de près, on se dit que la mort s'apparente à une journée à la plage (je veux dire une marche en forêt par un beau matin d'hiver, Docteur) en comparaison...
Bon, j'écris ça, hein, pour autant que ça puisse apaiser ma propre anxiété...
Et si la mort était une seconde naissance ? Moi j'en suis convaincu ! Et j'y pense à chaque printemps... Après un hiver si rude où toute trace de vie semblait avoir disparue dans nos jardins voici que, une à une, le perce-neiges, les crocus et autres fleurs printanières viennent nous dire que rien n'est fini, tout recommence ! L'enfant dans le ventre de la maman n'est-il pas convaincu que c'est ça, la vie ? Et puis il lui faut sortir, naître à une autre vie... Et si le passage de la mort c'était cela, le passage à une autre vie... que l'on dit "éternelle"... j'y crois... Ce qui ne m'empêche pas de savourer pleinement l'instant présent, car chaque instant vaut le coup d'être vécu !
RépondreSupprimerBonne journée à tous !
Je dépasse mes peurs et mes angoisses ou mes phobies, comme vous voudrez Christophe... Oui, pour moi qui ne suis pas anxieuse, m'est apparue une grande peur, une phobie même au moment où j'étais enceinte de mon deuxième enfant. Peur de doubler sur la 3ème file de l'autoroute lorsque je suis passagère uniquement et non lorsque je conduis, dingue, hein !?.. j'essaie de la maîtriser, de la dépasser, mais elle est intimement liée à l'éventuel perte de son enfant. Je crois qu'il n'y a pas de douleur plus grande. Quand cette pensée m'effleure, je m'efforce de la chasser vite, très vite ! On se prépare à la mort de ses parents parce que c'est le cours normal des choses, pas à celle de son enfant...
RépondreSupprimerWoody ALLEN a dit "pour ma part, je n'ai pas peur de mourir mais j'aimerais mieux ne pas être là quand ça m'arrivera" !
RépondreSupprimerCette idée de la mort m'a toujours accompagnée, la tradition bretonne de l'ankou (l'homme à la faux) et la perte de mes bêtes tant aimées, mes lectures ensuite et l'analyse m'ont aidé à intégrer qu'il fallait profiter de chaque instant de la vie...
C'est vrai que la mort reste un sujet tabou, j'ai parlé récemment sur mon blog de la splendide exposition du musée MAILLOL "VANITÉS" avec les photos des "memento mori" (souviens-toi que tu vas mourir) et autres têtes de mort, effectivement, très peu de personnes, comparativement à d'habitude, ont osé commenter...
L'ÊTRE n'existe pas , donc la vie n'existe pas , donc la mort n'existe pas . Ce sont LES ÊTRES qui existent donc il existe des vies donc il existe des morts chacune différente de toutes les autres . La réincarnation est une illusion donc elle existe en tant qu'illusion . Ce ne sont pas les être qui se réincarnent puisque chaque être est unique . Ce sont les personnages qui se réincarnent : mêmes personnages dont les rôles sont tenus par de nouveaux acteurs . En abandonnant l'illusion de la réincarnation on abandonne les personnages et on peut alors vivre libre dans la désobéissance absolue à toute autorité .
RépondreSupprimerLa désobéissance est la suprême vertu .....
Je remercie le docteur André pour cet art savant de couper les jambes et je tiens à faire remarquer que si j'avais besoin d'aide auprès d'un spécialiste , je ne peux même pas raconter un dixième de mon présent.C'est sympa.
RépondreSupprimerEntre l'interprétation d'images et de textes , et une réelle discussion entre 2 personnes ...il y a un gouffre .
Ma famille est persuadée que je déraille et je me le demande aussi.Merci.
Alors, s'il y avait des choses qu'il fallait comprendre , je ne suis pas sûre d'avoir bien compris .
Et je rajoute qu'il n'est bon d'avoir sa blouse blanche en permanence sur le dos.
A partir du moment où nous franchissons la porte du cabinet d'un thérapeute, nous lui laissons le pouvoir de juger de nos Vies.
RépondreSupprimerC'est un métier difficile d'écouter les sempiternelles plaintes des patients et d'être impuissants face à leurs souffrances et parfois même à leur mort.
Dire par exemple au patient : "vous êtes un être névrosé, paradoxal, mystique, complexe". C'est plutôt facile quand on n'est pas à la place de l'Autre. Tout paraît en effet bien plus simple quand on est tranquillement installé dans son fauteuil.
Mais nous pourrions dire à notre thérapeute : "et toi qui ne m'écoutes que parce que je te tends ma carte vitale à la fin de la séance!" Et qu'est-ce qui nous empêche de lui dire: "et toi, ne serais-tu pas un peu trop petit bourgeois, méprisant, sarcastique (quand on "dépasse" l'humour), égocentrique et narcissique? En effet, tu es à l'abri de toute sévère dépression!"
La mort ne fait peur que parce que nous sommes extrêmement attachés aux objets et aux êtres qui nous entourent. Si nous étions dans l'ETRE au lieu d'être dans l'AVOIR, nous n'aurions plus peur de la mort.
Ce serait comme découvrir une ville inconnue. On descend du train et c'est à cet instant-là que tout commence...pas avant, même si on a lu beaucoup de guides touristiques, consulté internet, écouté nos amis et nos familles nous en parler souvent de cette ville-là.
Si nous parvenons à mourir chaque jour à ce que nous avons vécu, nous n'accumulons RIEN et notre regard est NEUF chaque jour...
Il en est de même pour la lecture de ce blog.
CARPE DIEM.
Dans certaines cultures on oppose spontanément la mort à la vie , dans d'autres on oppose la mort à la naissance. On meurt à quelque chose et on nait à une autre. Les enfants que nous avons été sont morts et des adultes les remplacent: Chronos le dieu du temps dévoreur accomplit son œuvre.
RépondreSupprimerNotre condition de mortels effectivement nous angoisse.Depuis l'antiquité les sages nous rappellent Que "là où nous sommes la mort n'est pas et que là où elle est, nous ne sommes plus." et concluent: "Oh mon âme n'aspire point à l'immortalité mais épuise le champs du possible!"
Je partage assez les deux définitions que vous citez, Christophe.
RépondreSupprimerJe crois, en effet, que l'angoisse est liée à la conscience de la mort. Ma première sensation d'angoisse, de vide absolu, d'absurde saisissant, est directement liée à ma première conscience de la mort, suite à un film sur la vie et la mort de Jésus. Je m'en souviens encore, j'étais très jeune, enfant, je me souviens de la scène.
Dès lors, si je puis dire, la mort ne m'as plus quitté mais avec le temps, l'angoisse s'est apaisée. Je considère même que cette angoisse éprouvée si jeune a été une chance pour moi. Et ce malgré les souffrances qu'elle a entrainée plus tard.
La conscience de la mort nous oblige à donner du sens à notre vie. Par la même, la mort met en valeur, en lumière la vie. Donner du sens à notre vie, à nos actes est le meilleur moyen de se sentir pleinement vivre. Plus je me sens vivre, moins j'ai peur de la mort, plus je suis en paix, et plus je suis attaché à la vie.
L'anxiété est une cousine de l'angoisse, peut-être la partie immergée de l'iceberg. Je la vois plus comme l'expression d'une tension interne, liée à l'image de soi, à l'égo, à la peur...
Quelles que soient nos convictions sur ce qui se passera ou pas après notre mort physique inéluctable, je pense que la seule et bonne solution est de savourer la vie. Je vous rejoins donc pleinement Christophe.
Ceux qui , considérant que seul l'éternité après la mort, vaut le coup et que notre vie sur terre est souillée par le péché, et, en gros, que c'est un mauvais moment à passer, à genou dans la repentance, à mon sens se trompent. La vie est un cadeau, une grâce, un don gratuit, un acte d'amour. Et si la mort n'est qu'un passage, si notre histoire ne s'arrête pas là, c'est que l'éternité commence dès notre naissance, dans chaque instant habité, de don, d'amour, d'humilité, de joie.
En ce moment, mon anxiété est telle que je n'ai pas d'angoisse, je veux dire par là que la mort est peut-être une délivrance. Et curieusement, au plus fort de ces moments-là, l'anxiété lâche un peu prise, puisque finalement, je me dis que je m'en fout, si je n'arrive pas à vivre, il y aura toujours possibilité de "s'évader" par la mort. Alors, y a-t-il une corrélation entre les deux ?
RépondreSupprimerEntièrement d'accord, Doc' !
RépondreSupprimerCela ne fait aucun doute pour moi aussi ce qui se dit à propos de l'origine de toutes nos angoisses.
Pour faire simple, je suis atteint d'une schizophrénie légère mais assez handicapante tout de même.
Le propre de la schizophrénie est d'avoir surtout des hallucinations qui font ensuite mal débrayer la vitesse pour vivre normalement en société. Tant sont intenses nos sensations émotives.
Bref, quand je vais mal, mes visions me font voyager, surtout le soir dans mon lit, quand il fait noir, dans les méandres de ce qu'appelle la vie SOUS Terre : des êtres peu charmants, qui effraye mon inconscient et mon sur moi, et l'impression de visiter le peuple des morts.
Là est la cause de nos angoisses, c'est si profondément inscrit en nous même que vouloir en sortir de ces angoisses nous fait changer notre regard sur la vie et les autres...
Sans personne avec qui partager nos angoisses (moi j'ai la chance d'avoir mes parents), on peut vivre un enfer. Je crois que c'est valable pour tout le monde anxieux au dessus de la moyenne de la courbe qui régit nos humeurs !
A bon entendeur !
Frédéric, votre ami...
Bonjour à tous,
RépondreSupprimer« Et l’angoisse serait la peur de la mort : ne pas pouvoir supporter l’idée de notre anéantissement, de notre disparition. »
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L'anéantissement, la disparition est un leurre intellectuel, ça n'existe pas, comme le Bouddha l'enseigne : « rien ne disparait, tout se transforme ». Il y a « quelque chose » en l'homme qui ne disparaît pas.
A moins de se ranger du côté des matérialistes et dire : L'Homme n'est qu'une matière pensante! Absurde!
Le minéral se désagrège et se réassemble. Mais la Pensée, l'Intellect est t-elle « confiné/e » à la matière?
La théorie de l'émergence affirme que la matière, organisée ou façonnée par les Lois physico-biologiques, a abouti à la Pensée.
Autrement dit, la pensée « surgit » de la matière brute, façonnée par des forces mystérieuses que le savant s'efforce de dégager sous forme de « Lois » (« Lois de la génétique », « biophysique » etc.)
Dans la perspective évolutionniste, on passe donc d'une matière brute qui est « non-pensée » à de la matière qui finit par se penser elle-même par les Lois de l'auto-organisation!
On passe de la « non-pensée » à de la « pensée »! Absurde!
Donc, l'esprit est premier sur la matière. L'esprit transcende la matière! C'est l'évidence absolue!
J'ai oublié une précision importante :
RépondreSupprimerDans la perspective évolutionniste, on passe donc d'une matière brute qui est « non-pensée » à de la matière ORGANISÉE qui finit par se penser elle-même. Absurde!
:)
C'est très vrai ce que dit TdarkyT.
RépondreSupprimerA l'école on enseigne Darwin dès le collège, je trouve cela absurde et très dangereux !
Avant même la peur de la mort,pour moi, il y a la peur de la folie: qu'est ce qui est (et qu'est la vérité ?) Qui suis-je derrière tous ces a priori de moi-même sur moi-même? ...
RépondreSupprimerDernièrement,ma mère réveillait cette peur en moi , et ma trop grande douleur : "Tu prives-me disait-elle- tes enfants de l'essentiel en les empêchant de "croire" car seul "Jésus est la vie , le chemin et la vérité" ...
C'est vrai c'est du plein hors sujet :j'avais besoin de déposer un peu de cette lourde peine qui fait encore naître en moi tant de haine et de peine...
Yalom nomme la mort l'ennemi invisible.
RépondreSupprimerSophie, je ne crois pas que tu sois hors-sujet : notre entourage est souvent très anxiogène en nous empêchant de nous trouver nous-même (par des réflexions ou conseils en tout genre ! Tous ces a priori de nous-même et sur nous-même nous viennent de notre entourage. Je l'ai compris il y a très peu de temps, mais devenir adulte c'est s'affranchir du regard des autres et penser par soi-même. Ce qui est bon pour tes enfants, c'est toi qui le sait pout l'instant, après il deviendront adultes et décideront s'ils veulent croire ou pas. Bon courage pour affronter ta mère...
RépondreSupprimerHier, j'ai choisi de rester dans la légèreté, même si certains commentaires m'ont plongée dans des réflexions plus profondes, comme celui de Nadine B, avec les problèmes de tension au travail (est-ce qu'on va sortir du "Moyen-Age" un jour ?), ou celui de Cococinelle qui redoute la mort de ses proches. Merci Dr André et Muzo pour cette petite illustration (exceptionnelle ?) de mercredi.
RépondreSupprimer"Maman, c'est quoi la mort ?
- ... il n'y a plus rien, c'est fini.
- Est-ce que tout le monde va mourir aussi ?
- Oui, répond la mère froidement en exécutant ses tâches de femme au foyer docile.
- Et moi aussi je vais mourir ?
- Oui", répond la mère sur le même ton sans lever la tête.
Et la conversation est close -- la mère a des choses plus importantes à faire --, laissant l'enfant dans des réflexions floues et angoissantes. A cet instant, le cordon ombilical s'est définitivement rompu, comme la dernière lanière du parachute. Il n'y a pas non plus de filet en-dessous et l'enfant se sent dégringoler dans le vide, dans cette chute inexorable vers la mort qu'est devenue la vie ce jour-là. Maman ne sera pas là pour protéger ... personne ... c'est la solitude absolue. Alors l'enfant s'invente des histoires pour échaper à cette réalité effrayante.
Votre commentaire est magnifique, Stéphane.
Je crois qu'il y a pire que la peur de notre propre mort : la peur de la mort de ceux qu'on aime, bien-sûr, et (probablement relié à cette peur) la peur de l'exclusion, le sentiment d'inutilité ou d'impuissance, la solitude absolue au sens de l'absence des autres qui nous renvoient la preuve de notre propre existence (dont je parlais avant-hier). L'absence de cette preuve risque de nous faire sombrer dans la folie (peut-être cette peur dont parle Sophie (18 mars 2010 11:46) ?), d'où, je crois, tant de dépressions dans une pseudo-société où nous sommes plus des individus numérotés que des acteurs.
Françoise, ce que les lectures boudhistes m'ont apporté, c'est cette réflexion de je ne sais plus quel scientifique, de l'époque où les physiciens étaient aussi des philosophes (que reprend TdarkyT) : "Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme". Mon sens du rationnel ne me permet pas de croire à la vie après la mort, mais imaginer parfois que ceux que j'ai aimés continuent quelque part ou tout près de moi me réconforte et me permet de surmonter la douleur de leur départ.
D'accord avec vous Pifou (18 mars 2010 13:10). Bon courage Sophie, affirmez-vous.
Ceux que nous avons aimés et qui nous ont quittés pour un ailleurs vivent en nous, tout simplement. Notre amour et le supplément d'âme qu'ils nous laissent en partant les font vivre à nos côtés.
RépondreSupprimerLa mort, la maladie, la souffrance ... ne nous permettent pas toujours de goûter aux petites joies de la vie que l'on soit victime ou spectateur.
RépondreSupprimerMère Teresa connaissait bien ces tragédies humaines, elle qui a quitté son confortable couvent pour aller s'occuper des orphelins, lépreux et intouchables de Calcutta en Inde. Le début de cette nouvelle mission l'a rendue au bout de quelque temps à la fois révoltée et déprimée contre ... son Dieu à qui elle reprochait son silence et son absence. Elle a même essayé de marchander avec Lui pour pouvoir sauver tous ses souffrants, mais toujours un silence total.
Jusqu'au jour où elle rencontra son nouveau confesseur, le Père jésuite Joseph NEUNER qui lui a dit trois choses :
1 - que la souffrance, la maladie, la mort font partie de la vie, et elle doit les accepter ;
2 - qu'elle doit cesser de rechercher des preuves de l'existence de Dieu pour pouvoir justifier sa propre existence et action ;
3 - et qu'elle essaie de regarder ses malades non pas avec ses yeux mais avec son coeur. Elle s'est rendue compte alors qu'il est plus facile de s'occuper d'un souffrant que de lui accorder une place dans son coeur. Mais une fois que c'est fait, c'est comme une étoile ou une lumière dans la nuit.
Ces trois remarques ont changé radicalement la vie de Mère Teresa.
Bien à vous.
Et ceux qui mettent fin à leur jours ou tentent de le faire, ont-ils également peur de la mort?
RépondreSupprimer...peut-être,Anonyme(18 mars 2010 16:17),qu'ils ont effectivement peur de la mort ...et décident ainsi -d'une certaine façon- d'avoir une certaine "maîtrise" d'elle en la convoquant, au lieu de la subir par surprise ? (C'est une question de ma part, Anonyme ...car "je sais seulement que je ne sais rien"...Peut-être encore -et paradoxalement- ont-ils tellement plus encore peur de la vie à vivre?...)
RépondreSupprimerJe voulais remercier Pifou et Boulezail pour leurs "encouragements":je suppose que je dois surmonter la peur ...de vivre qui je suis vraiment effectivement...Merci : une parole (la vôtre) est un pas sur ce chemin .
En lisant les commentaires je réalise que je n'ai pas peur de la mort, du moins pas de l'état de mort, seulement du passage s'il est violent.
RépondreSupprimerDepuis que j'ai trouvé "mon bouton d'autodestruction" évoqué dans le livre "les états d'âme", je sais que je peux choisir la date, si vivre devient trop pénible.
Depuis je suis beaucoup plus sereine.
Je m'applique à vivre "ici et maintenant" parce que pour moi, il n'y a rien après.
Je trouve normal de laisser la place à mes enfants et mes petits enfants qui viennent de naître...
Je deviendrai un petit tas de poussière et cela ne m'angoisse pas...
Suis-je la seule à penser ainsi?
Mourir bof c'est souffrir qui me fait peur ayant eu un cancer en étant séropositif j'ai du mal à reprendre goût à la vie et l'anxiété et l'angoisse me gênent tous les jours ...
RépondreSupprimerBonsoir,
RépondreSupprimerBeaucoup de choses interressantes ont été écrites sur votre sujet. Je pense qu'il y a un travail important d'acceptation, que la prise de conscience profonde de la mort est parfois au détour d'une maladie, d'un choc émotionnel et que la vie prends alors à son tour tout son sens dans le fait de la savourer le plus possible . Accompagner les autres lors de leur fin de vie est un des plus beau accomplissement d'humanité. Je pense également que faire de son mieux dans nos actes avec amour pour les autres est une chose que l'on transmet et qui reste même après notre départ vers l'inconnu...
Bonne soirée.
Mon Colonel, est-ce vous qui êtes passsé en mode anonyme à 6h44 du matin?
RépondreSupprimerSigné: Un autre anonyme
Merci Doc pour ce billet qui répond à ma question d'hier!
RépondreSupprimerVivre l'instant présent et savourer la vie. J'y penserai à chaque fois que je reverrai mes parents.Mais ne les voyant que quelques fois par an, l'idée qu'il leur arrive quelque chose me terrifie.
Bizarement, je n'ai pas peur de mourir. Peut-être parce que je suis croyante et que la mort en soit,pour moi n'est ni une défaite ni la fin de "tout".
C'est donc bien la perte de ceux que j'aime qui m'angoisse. Ne plus les entendre, les voir,les toucher...
De toute façon, comme vous le dites, je ne pourrai pas supprimer cette peur. Il s'agit d'"un travail à renouveler régulièrement".
Alors au boulot cococinelle!
Merci encore à vous doc pour ce billet.
Bonsoir Sophie,
RépondreSupprimer"courage, tout passe, tout finit par passer." C'est ce que je dis à mes enfants quand ils sont malades le soir avant de se coucher et qu'ils sont avec moi car ils ne sont pas souvent auprès de moi.
Je vous entoure de douceur et d'harmonie et vous n'avez plus peur : ni de la Vie, ni de la mort.
Anonyme 16 h : 17
"Bonsoir",tous! Et merci, Anonyme 16:17/20:32.
RépondreSupprimerCurieusement, les moments où je pense profondément à la mort (celle de mes proches, de ceux que je ne connais pas et de la mienne) ne sont pas les moments qui m'incitent à profiter du moment présent; ils m'inspirent plutôt: "A quoi bon?".
RépondreSupprimerMais penser que l'on va tous mourir m'aide parfois à minimiser les tracas quotidiens, à les trouver insignifiants et à apaiser l'anxiété de vivre!
C'est davantage dans les "bons moments" que je pense "Carpe Diem"!
Peut-être qu'en se concentrant sur le moment présent, on oublie de penser à son angoisse de la mort?
J'envie parfois ceux qui ont des convictions telles qu'ils pensent avec paix à la mort ou ceux qui n'y pensent jamais!
Je crois que les gens qui se suicident sont dans un tel état de détresse qu'ils ont davantage peur de continuer à vivre que peur de la mort.
RépondreSupprimerBoulzail, en réponse èa ton questionnement de mardi, un beau livre sur la communication selon moi est :
RépondreSupprimerSi je m'écoutais, je m,entendrais de Jacques Salomé
c'est curieux je pensais précisément à ma mort hier soir ....mourir et ne plus jamais revenir ? l'idée du jamais plus m'a terrifiée ... et celles de mes amours aussi. Et puis d'un coup, une angoisse que j'ai crue insurmontable ... des pensées bouddhistes mais rien n'y fit hier soir . Et puis le sommeil, la nuit , une belle journée aujourd'hui avec l'envie de vivre et de profiter de l'instant présent et de mes amours.
RépondreSupprimerElle est belle la vie, croquons là ...
Sur le sujet d'angoisse de mort je vous recommande le livre que ma thérapeute m'a conseillé
RépondreSupprimerhttp://www.galaade.com/oeuvre/le-jardin-d-epicure d'Irvin Yalom.
La mort m'angoissera d'autant moins si je vis pleinement aujourd'hui.
L'idée de la disparition de mes enfants est douloureuse mais il me semble qu'il s'agit là d'une autre problématique que l'acceptation de sa propre mort. Il s'agit de la douleur du deuil.
Bien à vous.
Moi non plus, je n'ai pas peur de la mort.
RépondreSupprimerJe l'attends patiemment tout en profitant de chaque minute agréable passée sur cette terre.
Je crois qu'il y aura quelque chose après mais cela n'a finalement pas grande importance.
Ce qui m'importe est de permettre à ceux qui me sont proches de vivre en paix et de savoir savourer ce qui leur est donné.
La souffrance me pèse, pas tant la mienne que celle des autres que je ne peux pas prendre sur moi.
Je crois en une humanité collective ou tout est lié. Nous sommes co-responsables les uns des autres, des personnes passées comme des "à venir".
Mais comment diminuer la souffrance de quelqu'un ?
Comment échanger un peu de son bonheur contre un peu de la souffrance de l'autre afin d'équilibrer un peu mieux ?
C'est ce que je tâche de vivre au quotidien en concentrant mon attention, mon écoute et ma capacité d'altruisme sur l'Autre.
Bon, passons au billet du jour ;-)
Personnellement, je n'ai pas peur de la mort non plus. Je suis persuadée qu'il y a quelque chose après, et je fais confiance au Créateur (comme dirait Voltaire "je ne puis songer que cette horloge existe et qu'il n'y ait pas d'horloger")
RépondreSupprimerPar contre j'ai, comme d'autres personnes, peur de la souffrance, et j'ai davantage peur de celle de ceux que j'aime que de la mienne, c'est certain.
Et j'ai une autre inquiétude, l'idée que j'ai une tâche à accomplir (ou plusieures, mais je ne sais pas encore avec certitude laquelle ou lesquelles), et que je quitte cette terre sans l'avoir (ou les avoir) accomplie(s).
De temps en temps cette phrase me revient en tête "Je mourrai en faisant ce qui est juste, car c’est ma place, et il est temps que tu trouves la tienne ! " Vous savez où je l'ai entendue ? Cela va sans doute vous faire un peu sourire, c'est dans le dessin animé "Mulan" c'est le père qui dit ça à sa fille.
Quelle culture n'est-ce-pas ? :) il dit aussi "La fleur qui s'épanouit dans l'adversité est la plus rare et la plus belle de toute"
Voilà, je ne sais pas si j'ai fait avancer le schmilblick...mais telles sont mes pensées du moment. (et je suis heureuse de connaitre celles des autres)
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RépondreSupprimerVoici quelques lignes du livre de David R. Loy intitulé "Notes pour une révolution bouddhiste" :
RépondreSupprimer"Selon la vérité relative, vous et moi sommes aussi dans le temps et comme nous sommes nés, nous mourrons en jour. Voilà la source de notre dukkha. La mort est le contraire de la vie, la fin de celle-ci. Selon la vérité suprême, pourtant, ce n'est pas du fait de l'immortalité de notre âme que nous n'échappons pas à la mort. Vous et moi ne pouvons pas mourir, tout simplement parce que nous ne sommes jamais nés. C'est en ce sens que nous sommes littéralement immortels, non soumis à la mort. Telle est la signification de anatta, "non-moi". Notre sentiment de dualité habituel opposant un moi éprouvé comme intériorité au monde extérieur est une illusion."
A+
C'est plutôt ce baratin qui est une illusion .
RépondreSupprimerUn ramassi de mots insignifiants qui flattent cet égo que pourtant vous pretendez ne pas avoir . Sylvain , je m'adresse à vous qui en fait n'etes rien finalement qu'une illusion immortelle effectivement puisque son existence n'est rien d'autre qu'une tension une pulsion entre deux états du Néant qui se rejoignent pour se résoudre enfin en sa propre illusion : le Tout et le Rien .
Ben mince, je n'y pensais pas moi..Et maintenant oui...
RépondreSupprimerVivre au contact de la terre et des animaux, au rythme des saisons, écouter l’environnement, répondre à l’appel de la nature, est le meilleur moyen de s’inclure psychologiquement dans le cycle éternel du jour et de la nuit. Apprendre à se débarasser du superficiel, je crois que c’est ce que professait M.Lev Nikolaïevitch Tolstoï. (mon article complet ici http://bit.ly/d8IisQ )
RépondreSupprimerLa mort est une maladie. La science en viendra certainement à bout. Intéressez-vous aux travaux d'Aubrey de Grey pour en savoir plus.
RépondreSupprimerSinon, il reste la possibilité de vivre vite, comme James Dean...