mardi 23 mars 2010

Grands-parents


On a souvent parlé et écrit sur la nostalgie des parents lorsque leurs enfants, devenus grands, quittent la maison familiale. Je me souviens que lorsque j'étais jeune psychiatre on parlait de "Syndrome du nid vide" ou de "Nostalgie maternelle pathologique" pour décrire les formes de dépression qui pouvaient alors atteindre certaines mères à ce moment si particulier.
Mais il y a aussi la nostalgie qui peut toucher les grands-parents, lorsque leurs petits enfants deviennent adolescents, et commencent à avoir moins envie de venir passer du temps chez eux pour les vacances. Ils ont vu grandir et s'éloigner leurs enfants ; ils voient grandir et s'éloigner leurs petits-enfants. Et ils savent qu'il n'y aura le plus souvent pas de troisième occasion de pouponner et se réjouir sur ce registre.
À ce moment, tous sont un peu tristes. Ceux qui ont pensé et travaillé à cela en amont arriveront à se réjouir malgré tout (d'avoir eu la chance de vivre ces moments, d'avoir des nouvelles de ces enfants et petits-enfants, d'avoir encore d'autres choses à vivre). Et ceux qui ne l'ont pas fait, vont devoir se mettre au travail...

Illustration : le bouleversant tableau de Rembrandt, figurant le vieux Siméon, aveugle, prenant Jésus bébé dans ses bras, avant de mourir.

36 commentaires:

  1. Pas d'écho à ce que vous dites ce matin Christophe, pas d'inspiration, pas d'interprétation.
    Je remplacerais peut-être "devoir" par "ont le droit", "ont le choix".
    Il me gène ce mot "devoir", comme un caillou dans ma chaussure... Bah, si la route n'est pas trop longue, je le garde un peu avec moi ce caillou.

    Bonne journée à tous.
    SH.

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  2. Merci justement aussi pour ces approches thématiques qui nous laissent -comme c'est le cas,si je comprends bien, pour SH ce matin (6:37)-de prime abord démunis (+ ou - )...Parce que c'est aussi l'occasion de laisser mûrir en ns quelque fruit qu'on ne savait peut-être même pas pouvoir être là.
    Pour ma part,en tant que maman de 41 ans,j'anticipe avec douleur (c'est mon fonctionnement) une telle perspective et je sais donc que je devrai-je dois (c'est le ici maintenant)-travailler mon vécu pour m'apporter ces instants de bonheur vitaux...sans les attendre exclusivement de la présence de tel ou tel ...Cela dit , peut-on se suffire tout seul, dites ?

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  3. Quand j'étais jeune (j'ai 45 ans) le courrier était très important dans ma famille. Mes parents (un peu hippie, n'avait pas le téléphone) je leur écrivais donc régulièrement ainsi qu'à mes grand-mères, mes tantes... Je n'avais rien de spéciale à dire, si le besoin de le faire. Mais j'avais juste été sensibilisé au fait que faire plaisir aux autres, c'est important. Chaque semaine je mettais donc à la poste quelques lettres commençant par "Chère... j'espère que tu vas bien... .... Je t'embrasse bien fort..." Et j'avais souvent du courrier dans ma bal moi aussi. C'est bon pour le moral. J'apprendrai à mon fils (il n'est qu'en CP) que donner de ses nouvelles quand on part c'est très important pour les parents et grands parents, on est pas obligé de raconté sa vie, mais juste envoyer régulièrement son affection c'est merveilleux.

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  4. Bjr,

    ma maman se prépare depuis la naissance des enfants de mes soeurs à leur départ, à cesser d'être leur centre du monde. Elle le répète, sans nostalgie mais un brin de tristesse. Je crois quand même que ce qu'elle construit en ce moment avec eux, en toute conscience et sans illusion, ce sera une mine d'or pour elle et les petits plus tard. Et puis qui sait ? peut-être qu'ils seront out de même heureux de revenir voir leur village, leurs vieux papy-mamy ?
    Mes grands-parents sont morts depuis fort longtemps mais j'ai continué d'aller voir mon très très ieux voisin. Le lien ne se dissout pas.
    Bonne journée à vous,
    Karine

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  5. N'est ce pas le rôle des parents que de donner des racines ET des ailes à leurs enfants.

    Quelles relations avons nous eu avec nos parents et grands parents ?

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  6. J'en ai les larmes aux yeux, de ce tableau... il me rappelle tant de choses. Symeon voit avec les yeux de l'âme...

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  7. Partir. Devoir. Il faut.
    Mobilité.
    Faut-il traverser la France,
    l'océan, la méditerranée, l'Afrique, l'Asie l'Europe ou l'Océanie
    pour que soit accomplie la séparation impérieuse?
    Où se trouve cet endroit qui va acter la séparation? Jusqu'où faut-il aller pour que cette séparation soit effective?

    Je me demande ce que partir a de géographique.
    Je me demande si cette séparation ne devrait pas se faire par un changement de nature de la relation; faire le deuil d'une relation mère-enfant, grand-mère petit-enfant, pour une nouvelle relation d'adulte à adulte, reste à savoir comment, les heurts?, ou par une distance matérielle qui serait suffisante à partir du moment où nous ne nous côtoyons plus.

    Et si cette séparation n'est pas empêchée par la distance matérielle justement, quand l'autre reste figé dans un souvenir plutôt qu'une réalité humaine mouvante qui fait évoluer la relation.
    Autrement dit, je me demande ce que le "partir" entretient d'une relation d'enfance ou d'adolescence.
    Bien sûr qu'il faut vivre sa vie, parents comme grands-parents, comme enfants. Mais la distance symbolique des territoires qui donnent les contours de l'altérité ne se dissout-elle pas si l'autre disparaît complètement de votre matérialité?

    Comment acter une séparation qui fonde l'altérité?
    Partir?
    Ou bien?
    Changer, transformer la nature du lien? Se heurter plutôt que se fuir?
    Heurter nos réalités pour que se transforme cette relation qui était faite d'enfance pour qu'elle devienne une relation adulte?
    Je me demande si la distance géographique ne fige pas les rôles de parents enfants grands-parents dans la naphtaline.
    Comment quitter cet état de mère ou de père ou de grand-mère, grand-père si l'autre reste l'enfant dans mon esprit puisque je ne fais pas l'expérience avec lui d'une relation d'adulte?

    Ce deuil de part et d'autre se fait-il pas la disparition de l'autre ou bien par son apparition?

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  8. bonjour,
    je vous rejoins tout à fait John et Sophie dans le fait d'une part que pouvoir vivre en regardant ses enfants et petits enfants vivre leur propre vie et en étant heureux tout simplement de savoir qu'ils sont là, et d'autre part d'avoir appris (la pleine conscience en est un bon apprentissage entre autres) à savourer seul l'instant présent ou à le vivre tel qu'il est, même quand il est douloureux.
    Je m'aperçois, en observant les parents récemment "promus" au grade de grands parents, que beaucoup d'entre eux ont probablement vécu qu'en fonction de leurs enfants et vont reproduire cela avec les petits enfants. C'est dommage si, ensuite, comme vous le décrivez Christophe, ils sont malheureux ou attristés de les voir s'éloigner et rester sans "but" ou... sans autre "objet d'attention".
    douce journée
    Anne

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  9. La vie a de cette particularité, qu'elle tourne et se retourne dans tous les sens.
    Jusqu'à mes 20 ans je ne voyais mes grands mères qu'une fois par an. Cela fait maintenant 3 ans que j'ai quitté le "chaleureux nid" de mes parents. Et je vis maintenant à l'autre bout de l'Europe.
    Je vois ma grand-mère une fois par semaine au moins et mes parents 2 ou 3 fois par an.

    Morale de l'histoire, il ne faut pas déprimer du temps qui passe, des petits enfants qui grandissent... la vie est riches de ses surprises.

    Et puis de manière générale, quel que soit notre âge, c'est toujours sur les genoux qui ont bercés notre enfance que l'on vient poser sa tête...
    Petite pensée à "mama S" qui me manque depuis qu'elle a rejoint ce Dieu qu'elle a tant aimé sur Terre...

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  10. J'ai trois petits enfants à Toulouse que je ne vois que quelques jours par an. C'est un grand bonheur quand ils sont là.
    Mais de même la vie d'une femme ne se construit pas qu'autour des enfants, parce qu'il y a une vie après les enfants, un demi siècle tout de même!
    De même nous savons qu'à l'adolescence, nous verrons encore moins les petits; c'est ainsi à quelques exceptions près. Jusqu'à 20 ans, je passais 2 à 3 mois chez mon grand-père...
    Alors bien sûr, il faut se réaliser sans eux: les amis, le travail intérieur avec la méditation, les activités sportives ou culturelles, le travail pour ceux qui sont encore en activité.
    Il faut apprendre à aimer sans rien attendre en retour; aimer et donner de la tendresse.
    Leur donner des ailes comme dit John.
    Et être présent si un jour ils ont besoin de nous....

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  11. J'ai vu récemment un interview de Line Renaud , éclatante de vitalité , un beau visage épanoui , des souvenirs heureux , d'autres malheureux ,et annonçant fièrement qu'elle avait quatre vingt deux ans . Elle racontait une anecdote sur son arrière grand mère qui lui disait chaque soir , avant de se coucher : encore un jour sans avoir faim , sans avoir froid.

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  12. Parole ancienne23 mars 2010 10:27

    Lien/lâcher-prise... Délicat à vivre
    Je suis l'enfant d'une mère qui n'a pas pardonné à ses enfants d'avoir grandi et encore moins d'être parti et qui a le sentiment d'avoir été maltraitée et flouée...
    Je suis la mère d'enfants que j'ai eu la joie de voir grandir et qui sont partis. j'ai vécu ces départs avec un mélange de tristesse et de fierté:mission accomplie en quelque sorte! Je suis profondément convaincue que c'est le sens de la vie.Il est infiniment doux le refleurissement des petits-enfants et la joie qui l'accompagne.Pourquoi ternir l'éclat du jour avec la simple évocation du soir? Comment oublier quelle chance est la nôtre de vivre ces expériences: parent puis grand-parent?Nous vieillissons, nous sommes mortels, c'est ainsi. Savoir que ses enfants et petits-enfants vont bien est en soi un bonheur qu'ils soient, par la géographie, proches ou loin.

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  13. Il y a aussi ceux qui ne sont pas nostalgiques du départ de leurs enfants, qui le vivent comme une suite logique, un accomplissement et pour les petits enfants idem, ce qui me semble important c'est de savoir son petit monde épanoui
    Belle journée

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  14. J'avais lu un article sur l'art de remplacer les "je dois" et "il faut", et je m'y suis toujours appliquée, mais parfois, c'est impossible, alors j'essaie de les voir avec légèreté, comme : "il faut casser des oeufs pour faire une omelette".

    En fait, Dr André, nous sommes encore dans le domaine de la peur de la perte. Et nous n'avons semble-t-il, qu'une alternative : soit nous en souffrons, soit, même (et surtout) lorsque tout va bien, nous prenons de la distance, pratiquons le "détachement", et vivons pleinement "l'instant présent".

    C'est une démarche extrèmement délicate et loin d'être de tout repos. A chaque instant, nous risquons de sombrer dans l'indifférence (détachement) et le nihilisme (ni passé, ni avenir).

    Même si j'ai été avertie, je me sentais plus forte, plus vigilante que cela ("ça ne peut pas m'arriver à moi !"), mais je suis quand-même tombée dedans.

    Le prix à payer aujourd'hui, c'est de vivre mes émotions à vif ... douloureuse expérience de la pleine conscience. Et comme vous le disiez, la solution : la méditation. Une méditation ritualisée, mais aussi une prise de conscience -- en tout temps -- de sa respiration.

    Bonne journée

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  15. J'aurais adoré avoir un papy et une mamie gateau..Coté paternel, trop loin mon père est exilé politique...Mais je sais qu'elle devait être comme cela parce que ma mère a pu nous y amener lorsque j'avais 3ans..Coté maternel, décédés. je crois que j'ai essayé de me rattraper en étant auxiliaire de vie! J'ai un profond respect pour les personnes agées, elles sont transmissions et mémoires..Tellement de choses nous échappent lorsqu'elles s'en vont..Je suis désolée de la vie actuelle qui voit disparaitre ce lien. Ils détiennent la parole de nos passés de nos racines car tous ne sont pas écrivains n'est-ce pas?!
    Bien sur je suis consciente que comme les parents, il peut y avoir des ratés; tout n'est pas que parfait au monde des grds parents!

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  16. Comme l'a dit Nicolas de Chamfort "L'homme arrive novice à chaque âge de la vie", on apprend à être parent. Etre grand parent, cela doit certainement s'apprendre aussi.

    Je ne sais pas vraiment comment je me comporterai quand je serai grand'mère (à supposer que je le soit un jour) en tout cas, je peux vous dire que pour une maman qui a consacré toutes ces dernières années à ne s'occuper que du bien être de sa famille, et dont les enfants sont maintenant pratiquement autonomes, c'est assez dur aussi. Même si elle est heureuse de voir ses enfants grandir, s'épanouir, prendre chacun leur propre voie, elle se pose la question "à quoi je sers maintenant ?" et elle entend les autres dire "fallait prévoir ma vieille" :(

    Je pense à ma belle mère (qui est une belle mère géniale, je tiens à le dire), ses enfants sont partis depuis pas mal d'années maintenant mais elle a perdu depuis peu son mari (c'est alors qu'on se rend compte à quel point les petits enfants adoraient leur papi), elle reste seule chez elle (pour l'instant) là aussi cela doit être une expérience assez douloureuse (surtout quand cela tombe en hiver) Malgré tout, j'ai l'impression qu'elle sent que si elle ne veut pas sombrer (bien que sa famille est là pour l'entourer et la soutenir), elle doit sortir, rencontrer des personnes, avoir des activités.

    Tout comme Sylvie, j'ai beaucoup de respect envers les personnes agées, même si elles n'ont pas toutes un caractère très facile, certaines sont très attachantes, et leur volonté de vivre me fascine.

    Merci docteur pour l'illustration, j'aime bien cette oeuvre. Très touchant, en effet.

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  17. Bonjour,
    Mes grands parents ne sont plus. Je regrette de n'avoir su profiter d'eux de leur vivant. J'étais adolescente, parasitée par d'autres préoccupations liées à l'adolescence.
    Aujourd'hui j'ai le coeur en larme, quand je pense que je n'ai pu les connaître à leur juste valeur.
    Mais aujourd'hui adulte ils veillent sur moi, et ils sont là tout près.
    A eux...
    Mauve

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  18. Bonjour ! (et l'envie de dire : j'espère que tu vas bien ?)

    Pas pu vous lire durant presque 2 semaines, tenté de me rattraper hier soir. Que vous êtes bavards ! Mais surtout continuez, vous êtes tous enrichissants.

    Ce matin, à cause de la grève, mon petit-fils avait école mais pas cantine (?) C'est lui qui a réclamé, à 4 ans, d'aller faire cantine chez mamie. Comme ma fille m'a rendue heureuse en me l'annonçant !

    Je me sens transportée de joie d'être si proche de mes petits-enfants. Attention je ne les vampirise pas non plus. En général, je m'impose lorsqu'ils ont besoin de moi et espère qu'à l'adoslescence, si dieu le veut, ils sauront, tout comme leurs parents, qu'ils peuvent, à vie, compter sur moi.

    Après mes 3 Enfants, devenir mamie, est le plus merveilleux des cadeaux que j'ai reçu. La vie m'a gâtée 4 fois par 4 nouvelles respirations.

    Chacun porte ses propres ailes, je ne fais que les accompagner sur le chemin.

    Cela me rend folle de bonheur bien que j'existe sur mon propre chemin.

    Plein de joies et de petits bonheurs à tous !

    rosalie

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  19. Je n'ai pas d'enfant, je ne connaitrais pas cette angoisse de la séparation dont je me suis peut-être inconsciemment préservée...
    Mais, demain, j'aurais la joie d'assister à votre conférence, dans le cadre de la semaine du cerveau, puisque j'habite à une volée de moineaux de VILLECRESNE !
    Trop fort non ?
    Chaleureusement

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  20. Cette séparation, ce "syndrome du nid vide" me fait penser au sacrifice d'Abraham dans la littérature biblique. Dieu a demandé à celui-ci de lui sacrifier son fils Isaac, et Abraham, la mort dans l'âme, a accepté puisque, dit-il, il ne fait que rendre à Dieu ce qui lui appartient. Et le faisant, il avait alors compris qu'il devait s'effacer pour que Isaac puisse grandir et accomplir sa mission.

    Cela me fait penser aussi à Madelyn Dunham, la grand-mère maternelle de Barack Obama, qui a élevé celui-ci depuis l'âge de dix ans. Elle même a avoué avoir une peur bleue des noirs (elle n'osait pas monter dans un bus où il avait trop de noirs), mais néammoins elle relisait souvent à elle et à son petit-fils (comme pour conjurer ses propres peurs) la Déclaration d'Indépendance des USA qui affirme le droit inaliénable de tout être humain à être libre et heureux.
    En pleine campagne présidentielle, le sénateur Obama s'est rendu au chevet de sa grand-mère pour un dernier Au Revoir.



    Je pense que c'est bien d'espérer sincèrement que mes proches aillent bien, mais ce qui est encore plus important, c'est qu'ils vont jusqu'au bout de leur mission en toute plénitude et que je puisse être à leurs côtés dans les épreuves de la vie.

    Bien à vous

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  21. J'ai eu deux enfants, ils sont grands et vivent leur vie, quand ils étaient petits ils m'ont donné beaucoup de bonheur et de joie, je les aime pour eux et leur vie leur appartient, aimer c'est savoir donner de la distance sans culpabilité, on les aime pour eux et non pour nous. Il faut avoir la force de vivre pour aujourd'hui sans regretter hier et avec l'attente des joies de demain

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  22. A présent dégagée de la journée chargée qui m'attendait et que je portais déjà hélas à 6 h 30 du matin...je dirais simplement que les petits-enfants n'ont pas pour mission de remplir le vide de la Vie de leur grands-parents. Je connais également des retraités avec lesquels j'ai des réunions mensuelles qui ont des agendas bien remplis par leurs engagements et activités spirituelles, associatives, politiques, etc. et qui trouvent le temps également de donner du temps à leurs petits-enfants.
    Dans les relations humaines, c'est souvent une question d'alchimie et de rythme; Quel est le rythme de la belle rencontreuse amoureuse?, de la bonne rencontre familiale?, du bien-être professionnel?
    La part de mystère et d'harmonie de la Vie qui appartient à chacun...est à trouver ou à laisser tout simplement au pied de l'arbre de l'instant présent.

    Bonne soirée à tous.
    Sandrine.

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  23. N'ayant pas d'enfant je fais des tableaux pour laisser un trace ...c'est dur de se dire qu'après soi il n'y aura personne ...
    MB

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  24. Merci Sandrine pour votre témoignage et l'image de l'arbre.
    A propos de trace à laisser, une légende dit que les premiers hommes se sont entendus proposer par leur créateur ou bien d'être immortels ou bien d'avoir des enfants.Ils auraient donc choisi la 2eme proposition.

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  25. bonsoir,
    Avez vous pensé que des parents à leur tour grands-parents puissent etre des personnes " sans Amour "!! je veux dire ils vous "eleves " parce que la societe le dit et point ,qu'ils revendiquent que leur fille et petite fille sont "la chaire de leur chaire " et par la suite te reproche de mettre des ballons de couleur dans la maison et au dehors pour feter les 1 an de votre enfant et vous demande ou vous vous croyez!! de preferer garder des enfants parce que c'est remunere et que leur propre petite fille dérange!!et que cela ne les genent pas de le dire devant elle qui lors des faits avait 5 ans,bon le Docteur me dirait que je suis rancuniere et que je ne sais pardonner!!bien au contraire,j'ai appris à pardonner,à comprendre,parce que eux aussi n'avaient pas reçu d'Amour alors ils ne savaient pas comment faire!et "voila"!! ma fille à 18 ans et j'ai le temps de devenir grand mére,seulement je sais au fond de moi que les enfants sont Amour et ils nous donnent tant de joie,de bonheur,de soucis !! alors il est vrai que je me voie souvent entouree d enfants ,nous faisons des gateaux,nous allons au musée,au cine ,nous promener,dans la maison il y a des mascottes,et surtout beaucoup d'Amour!!en fait une vie que nous avons vecu et que nos vivons toujours avec notre fille,bien qu'elle étudie loin de nous!! alors je ne peux rien leur reprocher car moi meme je ne peux dire si je serais etre attentive ou alors serais je trop "mamie poule",ou trop "cool",seulement je suis sur d'une chose ,je les aime deja nos "petits enfants"!!

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  26. Tiens, j'ai écrit "leur" grands-parents.
    Je n'ai connu que ma grand-mère maternelle, mon unique grand-parent. Elle est morte lorsque j'avais 15 ans, elle était atteinte de la maladie d'Alzheimer.
    Je n'ai pas pleuré et je ne suis pas allée à son enterrement.
    Je l'ai pleurée 24 ans plus tard, après avoir lu le texte "La présence pure" de Christian Bobin.
    On ne connaît jamais d'avance la durée de nos deuils...

    Merci Christophe pour "vos" Matinaux...
    "Les mots qui vont surgir savent de nous ce que nous ignorons d'eux" disait René Char.

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  27. Bonsoir,
    "Un grand parent qui meure c'est une bibliothèque qui brûle" Proverbe africain.
    Avec l'age on a acquis de l'expérience, de la sagesse, des connaissances et il doit être doux de les transmettre à ses petits enfants avec la légéreté du poids de l'éducation en moins.
    Savoir tourner chaque page de son histoire en s'enrichissant des expériences de vie, transmettre avec bienveillance sont aussi quelques clés dans le travail d'acceptation, avec l'espoir de voir mes enfants, peut être mes petits enfants imparfaits ,libres et heureux...
    J'ai une pensée de profonde tristesse car c'est arrivé à des amis proches, pour les parents, les grands parents qui malheureusement car la vie est parfois cruelle n'ont pas pu voir grandir leur enfant.
    Bonne nuit.

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  28. Ce billet me touche, car j'ai ou j'ai eu (car un d'eux est décédé)une relation partculière avec mes grand-parents. Et je n'ai pas brisé ce lien pendant l'adolescence, car j'ai continué à envoyer des lettres (et encore actuellement), même quand je n'avais pas toujours l'inspiration (ou l'envie)...
    Et cela, parce que je savais le plaisir que mes grand-parents auraient en les recevant. Je rejoints le billet d'hier sur les formules toutes faites, que je n'omets jamais de joindre à mes mots et que je pense de tout coeur. Je songe avec plaisir au moment de la réception, de la lecture de la lettre et je suis tout entière avec la personne qui reçoit le courrier. De bons moments de bonheur! (sans oublier ceux que j'ai en recevant une réponse!)
    Bonne journée à tous!

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  29. "Vos enfants ne sont pas vos enfants.
    Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à elle-même.
    Ils viennent à travers vous mais non de vous.
    Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas."
    Khalil Gibran, Le prophète .

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  30. Petit chemin du bonheur, j'ai habité 4 ans à côté de Villecresnes... Donne le bonjour au Doc de ma part...
    Cet article me fait froid. Je n'ai pas d'enfants, mais je sens que je ne vais pas aimer vieillir. La solitude est la chose la plus terrible de la vie... Nous sommes 60 millions, et tellement seuls. C'est vraiment triste.
    A la fin de ma vie, je pense que je me rendrai mieux compte de la stupidité de notre vie. Tout cela n'aura servi à rien... Personne ne laisse de trace... ceux qui le croient vivent de chimères, essaient de se rassurer, essaient de remplacer Dieu...
    Si vous saviez...

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  31. Mazette, que vous etes tristes et deprimants !
    Pourquoi ne pas re-essayer avec un peu plus de positive attitude ?!? A la Lorie ! Que dirait Lorie de tout cela ? Elle dirait bah les vieux, bougez vous, les enfants sont partis allez donc guincher un peu !
    Comme l'a dit Olivier, la vie ne sert a rien, autant la vivre !
    A bon entendeur, merci Lorie.

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  32. Lettre au docteur Christophe André et aux lecteurs du Blog

    Bonjour Docteur,

    Sans le savez-vous mieux que moi, de plus en plus de personnes en situation de fragilité psychique, de handicap psychique, sont orientées vers les Etablissements et Services d'Aide par le Travail (ESAT) par la MDPH. Elles touchent ainsi une partie de l'Allocation Adulte Handicapé et une rémunération garantie sans que que le cumul des deux puisse dépasser le Smic.

    En pratique, il semble que bien des personnes sont en dessous de l'équivalent du Smic, cela pour un temps plein. De plus, le droit du travail ne s'applique pas. La période d'essai peut être de 6 mois. Ce n'est pas une activité considérée comme salariée et donc soumise à la législation du travail. Pourtant les gens y travaillent bien.

    Il y a par contre un accompagnement social.

    Mais se pose un problème. D'acceptation des différences. D'acceptation de l'autre dans son altérité et sa fragilité. Une entreprise ne peut se permettre d'être trop fragile dans un marché conccurentiel.

    N'est ce pas plutôt une question de ne pas savoir se remettre en cause ?

    Certains travailleurs d'ESAT sont détachés dans des entreprises mais pourquoi ne sont ils pas payés normalement ? Comprenons nous bien, des personnes se sentent bien dans les ESAT, d'autres pas. Mais il s'agit de pouvoir vivre convenablement et pour tout le monde (sinon pas de pouvoir d'achat et pas de croissance).

    Il y a pourtant des aides financières pour les employeurs.

    Le travailleur en milieu ordinaire doit s'adapter, être polyvalent sous peine de perdre son emploi et de se retrouver à un moment donné à la rue. Est-ce là la dynamique de ce monde ? Tenir coûte que coûte ou craquer ?

    D'ailleurs une question : produit on pour vivre ou vit on pour produire que ce soit matériellement ou intellectuellement ?

    Je vous interpelle mais il me faudrait aussi questionner les politiques et les économistes ainsi que les juristes ? Remarquez, aujourd'hui, un seul homme doit pouvoir faire tout cela. Où plutôt, on le lui demandera.

    Des personnes ne peuvent pas travailler dans ces conditions mais par contre peuvent être oh combien actives dans le bénévolat et dans les associations. Et ainsi, il y a des effets bénéfiques pour l'ensemble de la société. Elles ne sont pas des assistées comme des libéraux pourront le dire.

    Elles produisent elles aussi mais autrement. Ainsi, il y a des expositions photos, peintures et des groupes de chanteurs et de musiciens jouent. Il y a aussi des ateliers d'écriture, de langue étrangère. Il y a même une bouquinerie associative. Cela gratuitement sous réserve d'une adhésion à l'année.

    Cela repose sur l'entraide mutuelle. On les appelle GEMs ou Groupes d'Entraide Mutuelle. Qui sont ouverts sur la société.

    Un psychiatre dont je ne me souviens plus le nom a dû écrire "La folie au bénéfice de la société".

    C'est un peu cela.

    Bien à vous,

    Un usager en santé mentale

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  33. Petit passage d'une de mes lectures passées, "Le certain âge" de Madeleine Chapsal

    "Et ma marraine Madeleine Vionnet, impotente, quasi centenaire, une pêche veloutée qu'elle ne mangerait pas posée sur sa main, me chuchotant : "Regarde, regarde comme elle est belle !"
    Merveille pour elle, belle leçon pour moi ! C'est qu'au grand âge il ne s'agit plus que d'aimer.
    Non pas aimer comme je l'entendais autrefois, en cherchant à m'approprier corps et âme ceux que j'estimais être mon bien, mon dû - mais aimer en ouvrant les mains. En laissant partir, filer - les hommes au besoin, les enfants de même, les possessions matérielles aussi... En ne gardant que la joie de vivre.
    Celle d'ouvrir encore une fois les yeux sur un nouveau matin. D'accomplir à plein chaque geste, fût-ce au ralenti. De ne plus considérer que ce qui vaut la peine d'être vu : les oiseaux qui font leur nid sur l'arbre proche, la magnificence des produits du marché, la douceur d'un vieux chandail ressorti de l'armoire, le charme d'une lecture, d'un film, d'une musique...
    Dans l'abandon de tout sentiment de rivalité, de tout esprit de compétition.
    C'est alors que les menus plaisirs de la vie courante viennent à vous : l'eau fraîche sur les mains, le retour des heures de repas, celui des saisons, les brusques changements de lumière, le passage d'un rideau de pluie, l'avènement du soleil, la caravane des merveilleux nuages...La vie terrestre dans son essence."

    Voilà, j'ai pensé que certains apprécieraient...et j'espère sincèrement que d'autres se "réconcilieront" avec la vie.

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  34. Le livre c'était "La folie, un bienfait pour l'humanité". Je crois que c'est le titre. J'ai par fatigue fait un lapsus. N'est ce pas le monde actuel qui rend "fou" si tant est qu'on peut dire ce mot (fou) ? Il y a surtout des personnes en souffrance et fragiles. On paye sa fragilité par manque de ressources ou de possibilités de faire.

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  35. J'arrive en retard, mais cet article et tous les commentaires m'ont beaucoup touchés.
    Je crois beaucoup à l'évolution de la relation parents-enfants vers la relation d'adulte à adulte.
    Malheureusemant, certaines personnes restent figées dans leur relation première, obligeant alors l'enfant à une séparation géographique pour pouvoir grandir librement, entrainant avec lui ces propres enfants, donc les petits-enfants des premiers.
    Le lien existe toujours quelle que soit la distance.
    Mais je n'arrive pas à faire passer ce message et mes enfants ont beaucoup souffert d'être culpabilisés pas leurs grands-parents d'un départ qui n'était pourtant pas leur décision.
    Aujourd'hui, mes enfants sont ados et les relations sont difficiles avec leurs grands-parents.
    J'espère que chacun réussira à trouver sa place et que les tensions s'appaiseront.
    J'espère en tout cas que mes enfants partiront vivre leur vie où bon leur semblera, sans culpabilité et que je saurai m'en réjouir.

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  36. Moi j'aimerais qu'on me parle des "belles grands-mères" des familles recomposées. Pas facile déja d'être "marâtre", d'élever les enfants d'une autre qui n'ont rien demandé. Comment trouver ensuite sa bonne place de 3e grand-mère d'un bébé merveilleux avec lequel je n'ai aucun lien de sang mais qui m'attire comme un aimant ? Je me sens une âme de grand-mère "abusive" mais me fait violence pour la contenir!

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