
En discutant l’autre soir avec des amis sur l’altruisme, l’un d’eux a utilisé à un moment cette formule magnifique : « la banalité du bien ».
On parle souvent de la « banalité du mal », selon la phrase de la philosophe Hannah Arendt, pour rappeler à quel point des comportements inhumains (comme ceux qu’engendra le nazisme) peuvent être adoptés par chacun d’entre nous, dans certaines circonstances. Mais cela ne doit pas nous faire oublier une autre banalité : celle du bien, des comportements d’aide, d’altruisme, de soutien, émis en toute discrétion et en tout anonymat. C’est aussi cela l’humanité.
Pour en apprendre plus sur ces comportements, lire le fantastique bouquin de Tzvetan Todorov : Face à l’extrême.
Illustration : Tzvetan Todorov.
Bonjour!
RépondreSupprimerMerci encore pour ces réflexions! C'est vrai qu'on a tendance à se focaliser sur le négatif (ce qui est mal, nous fait du mal, fait du mal aux autres,...) Je vais tenter de me concentrer davantage sur le bien, tellement banal que je l'oublie TRES SOUVENT au profit de bien d'autres ruminations... C'est une bonne piste d'exercice!
Merci également pour la référence! Je viens de lire un petit extrait dans lequel Tzvetan Todorov parle de morale (notes sur la morale) très éclairant! C'est toujours un plaisir de lire des auteurs clairs qui nous aident à clarifier nos pensées... (Je ne sais pas si je suis claire, là...)
RépondreSupprimerDans la vie je suis très observatrice..Et avec mon parcours chaotique, j'ai remarqué ces actes du bien au quotidien, des plus petits aux plus grds..Ils ont nourris mon âme et mon coeur. Les deux s'étaient endurcis et se croyaient tt permis à cause du mal qu'on leur avait fait. Dans extraordinaire, il y a extra et ordinaire...je remercie ces personnes qui ont donné à ma vie ordinaire des moments extras!
RépondreSupprimerAprès je pense qu'il y a en nous le mal comme le bien et qu'il faut nourrir l'un et ne pas en faire une obsession! Je viens de lire dernièrement une phrase mais bien sur je ne me rappelle pas de qui : "que puis je faire pour la vie?" Et là, je me suis dit que chaque matin, il serait bon de me le demander..
BONNE JOURNEE
Vous ne discutiez pas d'autre chose (la banalité du bien), Monsieur André, lorsque vous aviez rédigé un billet au sujet d'une épouse disant à son mari: "Tu vois quand je ne le fais pas mais tu ne vois pas quand je le fais"(le ménage).
RépondreSupprimerDe surcroît, les gens de bien noient leurs actes dans le silence, car "la mort d'une bonne action, c'est d'en parler".
Le bien est quelque chose qui s'effectue dans tous les petits gestes du quotidien pour nous restaurer dans notre dignité (ménage...),notre relation aux autres (sourire, partage...) et à nous même (estime de soi, connaissance de soi...). Il se glisse naturellement dans notre quotidien et nous l'accomplissons sans même en prendre conscience. Quand une mère vient lever son bébé du berceau, se dit-elle:" à quel point suis-je emplie de bonté!"? Et pourtant, pour celui qui exerce son regard, lui sait, lui perçoit, lui ressent, toute cette grâce qui s'épanche entre la mère et l'enfant...
Pour en revenir à Monsieur Todorov, choisissons cette phrase: "Une morale (qui ne se confond pas avec le moralisme) doit (...)imposer la vigilance pour que, toujours, la personne humaine soit envisagée comme fin, non comme moyen."
Nous tendrions au bien en tendant vers l'homme et la prise en compte de son humanité. Mais au moyen de quoi? Qu'est ce qu'on propose pour parvenir à reconnaitre en l'autre son frère? L'esprit des Lumières, revisité, approfondi, mieux compris, etc?...
La reconnaissance de l'autre = affaire d'intelligence? Affaire de philosophie, affaire de politique, affaire de morale?
Et si, la reconnaissance de l'autre, en fait, c'était une affaire de coeur.
Et si assigner à l'homme la place finale, vers laquelle tout retourne et tout converge, c'était le situer au centre, en lieu et place de l'Amour.
Et si, ayant ainsi déporté le centre sur la périphérie, se convaincre que la prochaine fois, c'est sûr, on fera mieux, était un leurre?
On a tellement foi en notre intelligence et nos merveilleux systèmes de pensée!
Ben, je vais encore m'inscrire en faux, mais je ne crois pas au pouvoir de mon intelligence. En revanche, je crois à ma faiblesse. Je crois à mes failles, je crois à mes défauts, je crois à mes chutes répétées.
Je crois à mon manque.
Car nous ne faisons pas le mal parce que nous avons mal pensé, mal réalisé, mal compris. Nous faisons le mal parce que nous sommes manquants à l'Amour.
Et oui, dès lors qu'on manque à l'Essentiel, on pense mal, on parle mal, on agit mal.
Le mal n'est que la conséquence du manque.
Car qui manque à l'Amour, manque à lui-même. Et ce manque, malheureusement, court dans nos déficits jusqu'à l'autre. Eh oui, alors nous sommes devant l'abîme.
"Aime et fais ce que tu veux." Saint Augustin
Je suis toujours choquée par le fait que beaucoup beaucoup de gens pensent que les parisiens sont froids e sans cœur et qu'ils laisseraient crever les gens sur le trottoir...
RépondreSupprimerJe ne suis pas parisienne. Je ne l'ai été que 3 ou 4 ans et j'ai toujours trouvé les parisiens très humains et plein de gentillesse. La banalité du bien?
Hello,
RépondreSupprimera) perception : mon éducation trouve "normal" que l'on fasse des gestes "bien", donc c'est de ne pas le faire qui est choquant. On voit davantage le verre à moitié vide que celui à moitié plein.
b) on associe souvent le bien avec le don et la gratuité. Or on ne sait jamais si une personne fait le bien pour elle-même (se sentir bien, se faire bien voir) ou par réelle bonté d'âme. Pour le mal, on peut plus clairement "situer" la personne: elle agit mal donc elle est mal, donc méfiance. Cest plus facile.
c) le "bien" : qu'entend-on parbien ? pour certains, donner une pièce à un SDF c'est l laisser s'enfermer dans la précarité; d'autres y voient le summum de la générosité.
bonne journée, pas banale, à tous,
B.A.
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RépondreSupprimerConcernant les SDF une émission que je trouve choquante est diffusée en espagne.
RépondreSupprimerIl s'agit de mettre dans la rue quelques célébrités aisées (miss espagne, jetsetteur, journaliste) et de les observer (comme des rats de labo) 10 jours dans la rue pour savoir comment ils vont dormir, manger, s'intégrer aux autres SDF etc...
A titre perso, je pense que ces célébrités en retireront quelque chose (au moins un peu plus d'humanité j'espère), mais ce que je trouve choquant, c'est le fric que se fait le producteur de l'émission d'une part, et le fait que les SDF "normaux" ne retournent pas à des palaces au bout de 10 jours d'autre part.
Eux restent dans la rue et aucune solution n'est proposée par cette émission qui gagne du fric sur leur dos.
Une fois de plus, il s'agit simplement de voyeurisme (comme toutes les émissions de tvréalité)
Euh, on est loin de la banalité du bien.
Désolée.
C’est vrai un très beau livre, ce « Face à l’extrême », écrit par un grand monsieur que j’ai eu le privilège de croiser dans un salon d’ambassade. George Steiner s’est pour sa part penché toute sa vie sur l’échec de la culture (« Dans le château de Barbe Bleue », entre autres) face à la tentation du mal.
RépondreSupprimerQuant à cette banalité, la tonalité péjorative de l’expression, acceptable chez H. Arendt face au mal, me déplaît vis-à-vis du bien, ne s’en offense votre ami, et je lui préfèrerais « quotidienneté du bien ». Et tout cela s’apprend, lit-on sous la plume d’un de vos confrères, Maître blogueur.
L'aptitude à l'altruisme, à faire le bien au sens stoïcien d’une « vie bonne », notamment en réponse à l’offense, tient tout entière dans la capacité à donner, et ainsi pardonner, ce dans les circonstances les plus extrêmes. Je recommande à tous cette superbe réflexion sur le don/pardon titrée « Comment penser l’homme ? » d’un certain Alain de Broca, neuropédiatre la semaine et philosophe le ouikende.
Merci Anonyme de 7h21 de m'avoir rappelé cette phrase de St Augustin, si belle devise.
RépondreSupprimerVos commentaires me font penser à une prière de mère Teresa que j'aimerais vous partager:
"Faites le quand même...
Les gens sont souvent déraisonnables, illogiques et centrés sur eux-mêmes, Pardonne les quand même...
Si tu es gentil, les gens peuvent t'accuser d'être égoïste et d'avoir des arrières pensées,
Sois gentil quand même...
Si tu réussis, tu trouveras des faux amis et des vrais ennemis,
Réussis quand même...
Si tu es honnête et franc, il se peut que les gens abusent de toi,
Sois honnête et franc quand même...
Ce que tu as mis des années à construire, quelqu'un pourrait le détruire en une nuit,
Construis quand même...
Si tu trouves la sérénité et la joie, ils pourraient être jaloux,
Sois heureux quand même...
Le bien que tu fais aujourd'hui, les gens l'auront souvent oublié demain,
Fais le bien quand même...
Donne au monde le meilleur que tu as, et il se pourrait que cela ne soit jamais assez,
Donne au monde le meilleur que tu as quand même...
Tu vois, en faisant une analyse finale, c'est une histoire entre toi et Dieu, cela n'a jamais été entre eux et toi."
Bonne journée à vous cher Doc et chers Internautes
Bonjour,
RépondreSupprimerJe joins un lien vers un article du Monde " Face au Jeu de la Mort, le choix de la vie", par Jacques Lecomte.
" l'être humain a autant de potentialités vers l'empathie que vers la violence, vers l'altruisme que vers l'égoïsme. Rappelons donc d'autres réalités mises en évidence par les sciences humaines."
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/03/20/face-au-jeu-de-la-mort-le-choix-de-la-vie-par-jacques-lecomte_1321822_3232.html
PS Je fais partie des chanceux qui ont écouté Christophe André à Rennes samedi..
Cordialement
JYLT
La banalité du bien , c'est notre part de lumière qui clignote, c'est l'espoir qui s'invite à notre table comme une mise en bouche d'un festin à venir.
RépondreSupprimerL'anonymat lui donne une saveur inégalable.
Pour autant, face aux banalités du mal qui sont souvent relayées à outrance dans notre cirque médiatique, il me semblerait utile que les banalités du bien soient plus souvent mises sur le devant de la scène par petites touches, avec pudeur. Il ne s'agit pas bien sûr de s'inscrire dans des démonstrations dégoulinantes de bons(faux) sentiments. Non, mais des petites touches qui nous aident à le faire quand même.
Merci Cococinelle pour ces paroles de Mère Thérésa :"Tu vois, en faisant une analyse finale, c'est une histoire entre toi et Dieu, cela n'a jamais été entre eux et toi."
RépondreSupprimerC'est tellement vrai.
A JYLT,
RépondreSupprimerMerci pour le lien de l'article optimiste de J. Lecomte qui lui, parle "d'ordinaire de la bonté" - une belle expression également.
Les travaux de F. de Waal sur la morale animale font réfléchir à souhait sur les fondements des communautés humaines. Je les recommande à tous ceux qui s'intéressent à l'empathie.
Docteur,
RépondreSupprimerJe pense que la méditation m'aide à ne pas perdre de vue la banalité du bien. Je suis votre CD, disponible avec le livre méditer pour ne plus déprimer.
c'est un exercice chaque jour renouvelable, beaucoup de compassion envers soi-même pour être capable d'en avoir envers autrui...
merveilleuse journée
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RépondreSupprimerL'éloge de l'égoïsme.
RépondreSupprimer'1' il y a du courant, '0' il n'y en a pas. Avec 2 bits, on obtient 4 combinaisons : 00, 01, 10, 11. Avec 3 bits, on obtient 8 combinaisons : 000, 001, ..., 110, 111. Avec 4 bits, 16 combinaisons, etc. Mes connaissances ne sont pas à jour, mais je crois que les ordinateurs fonctionnent avec 64 ou 128 bits (ou plus ?). Ce qui, combiné avec d'autres développements technologiques comme la rapidité du CPU, des matériaux qui ne chauffent pas, des disques durs à grande capacité, etc, permet à votre ordinateur de traiter une très grande quantité d'information. Voir une vidéo à votre écran semble banal, mais il y a un travail considérable derrière cela.
L'Homme a créé l'informatique à son image : le système binaire.
Le "bien" c'est ce qui me satisfait, le "mal" c'est ce qui me rebute. Avec toutes les données qui composent mon environnement, je me retrouve avec une quantité considérble de combinaisons inextricables. Pour schématiser, celle-ci par exemple : "0110 1010", avec '0' = "mal" et '1' = "bien". Comment puis-je dire si c'est bien ou mal ? Ils y a autant de '0' que de '1'. Est-ce un indice ? Pas forcément.
Ce que je veux dire par là, c'est qu'ici (et ailleurs), on cherche à comparer des combinaisons de dizaines de bits avec des combinaisons à deux bits.
Pire, on cherche à faire une comparaison sur deux systèmes de valeurs différents : moral (culture) et animal (instinct).
Tant que l'Homme reniera son animalité, il pourra débattre du "bien" et du "mal" encore longtemps sans trouver la moindre piste de solution.
Voilà pourquoi je remonte à la source : Le "bien" c'est ce qui me satisfait, le "mal" c'est ce qui me rebute. Et puis, progressivement, je redescends : il y a mon entourage proche, ce qui m'entoure. Je les observe un par un et commence mes combinaisons (ou mes compromis). Il y a des satisfactions auxquelles je devrai renoncer pour permettre aux autres d'en avoir. Cela peut créer une frustration, mais cela peut aussi créer une nouvelle satisfaction, au niveau de mon besoin des autres et de leur collaboration dans mon proche environnement. Etc, jusqu'à devenir extrêmement complexe.
Bon, et bien finalement, cela revient à dire que la compassion (bien ordonnée) commence par soi-même ?
Cette fin de semaine, j'ai terminé "Illusions, Le messie récalcitrant" de Richard Bach. voici un petit extrait :
"Il n'y a pas de bien et il n'y a pas de mal, hormis ce qui nous rend heureux et ce qui nous rend malheureux."
" (...) tous ceux qui ont fait don de quoi que ce soit au monde ont été des âmes divinement égoîstes, qui vivaient pour le meilleur de leur propre intérêt. Sans aucune exception."
Merci Cococinelle pour le joli poème de Mère Théresa, il me redonne un peu confiance.
Je vais donc essayer d'être divinement égoïste.
RépondreSupprimerC'est l'histoire de deux personnes qui arrivent devant la porte du paradis.
RépondreSupprimerL'un d'entre eux s'avança et Dieu lui dit :
- Mon fils, tu peux entrer, car, quand j'étais sur terre, j'étais triste et tu m'as consolé, j'étais malade et tu m'as soigné, j'avais faim et tu m'avais donné à manger...
- Mais Seigneur, autant que je sache, je ne t'ai jamais vu auparavant, répondit l'intéressé.
- En fait ce que tu as fait à ton frère, à ta soeur, à ton prochain qui est souffrant, tu l'as fait à moi.
- Tu me surprends vraiment, car j'ai l'impression de n'avoir rien fait d'extraordinaire.
Et puis vint le tour de l'autre. Dieu lui dit :
- Je suis désolé, mais toi, tu ne peux pas entrer. Car quand j'avais soif, tu m'avais ps donné à boire, j'étais souffrant et tu m'avais pas soigné...
Ce récit allégorique, tiré de la littérature biblique, plus précisément de l'evangile de Marc ou Matthieu (et allongé à ma sauce - pardon auprès des exégètes puristes), dépeint bien la banalité du bien.
Quant à la banalité du mal selon Hannah Arendt, celle-ci a émis, à partir du procès d'Eichmann, une thèse selon laquelle une personne ordinaire, sans histoire, peut devenir tortionnaire par obéissance aveugle à une hiérarchie. Autrement dit en quelque sorte toute la faute est mise sur le dos du Furher Adolf Hitler.
Dans son livre traduit en anglais "A violent God-image", le philosophe allemand Mathias Beier a affirmé que toutes les atrocités commises depuis la nuit des temps sont la résultante de trois facteurs réunis :
- une angoisse existentielle non surmontée rendant l'homme hyper agressif, question de survie oblige,
- une organisation en clan, tribu, parti avec à la tête un alpha (chef sorcier, leader, furher...) et un omega ( le bouc émissaire, l'ennemi commun à terrasser ),
- le tout assaisonné avec une sauce idéologique pour justifier les pires actions qui ne supportent aucune incertitude ou critique de la raison.
Mettez tout cela ensemble, secouez bien et cela peut faire un coktail assez explosif. Mais en fait tout ça, vous connaissez déjà, notre hôte nous en a parlé suffisamment toute la semaine passée.
Bonne semaine à toutes et tous.
Bonsoir,
RépondreSupprimerLe désarmement extérieur passe par le désarmement intérieur. Le seul vrai garant de la paix est en soi. Dalaï Lama.
Cette citation révèle le travail et le cheminement en soi à réaliser au quotidien afin d'atténuer la haine, la colère, la jalousie qui nous pousse vers le mal .
L'article de J.François Dortier est très interressant sur ce basculement que peut avoir l'homme normal avec des valeurs de bien vers la monstruosité dictée par des idéaux basés sur la peur des autres.
Erin Gruwell professeur en Amérique s'est appuyé sur la déportation et le livre d'Anne Franck pour aider des élèves perdus dans la violence raciale de leur quartier. Grâce à l'écriture et la tolérance, elle a réussi à susciter en eux le bien et le respect de soi et des autres. (un film retrace cette histoire "Ecrire pour exister, The freedom Writers Diary).
Bonne soirée
Contente ke le poème vous aie plu.
RépondreSupprimer"Divinement égoÏste"...
Et pourquoi pas alterner divinement égoÏste et divinement altruiste? :)
Bonne soirée
"Nous faisons le mal parce que nous sommes manquants à l'Amour.
RépondreSupprimerEt oui, dès lors qu'on manque à l'Essentiel, on pense mal, on parle mal, on agit mal".
Je souscris à ces mots d'anonyme 8H06
D'accord avec vous, Louis N., d'où le danger d'une foi aveugle en le "bien", sans se poser de questions, notamment celle de savoir s'il s'agit d'une "sauce idéologique pour justifier les pires actions" comme vous dites.
RépondreSupprimerImportant également la notion de "bouc émissaire" qui est si banale, qu'on ne voit jamais ceux qui sont à la mode.
Et il y en a actuellement ! Car plus une société est en crise, plus elle a besoin de boucs émissaires, afin de conjurer les peurs (dues à l'ignorance) -- en en créant d'autres ?
Et là-dessus, on n'a guère évolué depuis les sacrifices des Mayas (ou des Aztèques, je ne sais plus).
C'est mon choix, Cococinelle, parce que, "divinement altruiste" ne fait qu'abonder dans le même sens, sans poser de question.
RépondreSupprimerle vrai progrés dans la vie des hommes serait l'installation progressive d'une vraie douceur qui vise au respect de l'autre, une sorte de poesie de l'existence ou s'exercerait inlassablement l'humilité.
RépondreSupprimerAvec l'âge, j'éprouve souvent l'envie de croire en un monde de bonté et de lumiére...et donc je note toutes les choses belles qui m'arrivent. J'appelle cela remplir ma boite à mémoire, une réserve pour ne jamais désespérer, vous seriez étonnés de toutes ces belles paroles et de la multitudes des gestes anodins qui s'adressent à moi.mais qui pour moi ont un sens....celui de la fraternité.le sentiment qu'un lien secret relient les hommes entre eux.
Le pourcentage proposé par le Dr André me convient :
RépondreSupprimer- 2/3 de positif (et j'ajouterai : dont 2/3 pour soi et 1/3 pour les autres ;) ) pour se faire du bien
- 1/3 de négatif pour rester vigilant
Quelques références auxquelles tout ça me fait penser.
RépondreSupprimerL'idée d'obéissance à une autorité, à ce qui fait autorité.
-l'expérience Milgram
http://fr.wikipedia.org/wiki/Exp%C3%A9rience_de_Milgram
Reproduite dans une variante de jeu télévisé récemment
http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Jeu_de_la_mort_(Documentaire)
La privation maternelle dans le développement de l'enfant (défaut d'amour?)
- L'expérience de Harlow
http://fr.wikipedia.org/wiki/Harry_Harlow
- Mais aussi Bowlby et la théorie de l'attachement.
http://www.youtube.com/watch?v=oppZtDujw8o
Je me demandais:
Qu'est-ce qui fait autorité dans notre fonctionnement social et économique (idéologies?) pour que nous cautionnions les errements du système économique, que nous acceptions le chômage, les licenciements et leurs conséquences, la pression fiscale sur les classes moyennes pour collectiviser les risques pris sur la scène d'une finance qui ne se soucie absolument pas de nous et de nos préoccupations sociales, et la conséquence de cette pression=> monter les individus les uns contre les autres (recherche de boucs émissaires ou suppression des logiques de solidarités nationales jugés trop coûteux= santé, éducation,..."A bas les fonctionnaires, infirmières, puéricultrices, profs,..., fustiger rmi, rsa, prime de Noël, au nom de "A bas la France des assistés"...)? Par exemple. J'aurais pu parler aussi des retraites.
Où sommes-nous à ce point verrouillés dans nos esprits, ou dans nos coeurs, pour ne pas voir ne pas envisager qu'il faut peut-être plutôt revoir complètement les règles du jeu?
Et pourquoi ne veut-on pas toucher à ces règles?
merci anonyme de 19:21!
RépondreSupprimerQuel beau comentaire! Je ressens exactement ça aussi. Parfois j'arrive même à ressentir que nous sommes tous faisant partie d'un tout... Cultiver en soi le mystère, le doute et l'incertitude et s'ouvrir à la douceur et à la compassion pour autrui et pour soi aident probablement à ressentir la poésie de toute chose?
Maintenant quand tu veux faire le bien tu passes pour un gentil un naïf ou un "couillon "un innocent et tu te fais avoir ...
RépondreSupprimerC'est du vécu par de la paranoïa
MB
Les "exercices de gratitude"proposé par R. Emmons ( livre:"Merci" Quand la gratitude change nos vie)permettent de se nourrir de cette banalité du bien
RépondreSupprimerBonsoir
RépondreSupprimerEn rapport avec le sujet : "banalité du bien, banalité du mal, un si fragile vernis d'humanité" de Michel Terestchenko.
Docteur André, je vous le recommande vivement pour nourrir votre réflexion d'humaniste (pour jeter un pont entre philosophie politique et psychologie.. car on est soi que parmi les autres...).
Rien n'est banal, ni le bien, ni le mal; chacun selon la définition qu'on veut bien lui prêter et sa justification. L'essentiel n'est-il pas de faire du bien en évitant de le faire mal, de ne pas faire de mal en évitant de trop bien faire ?
RépondreSupprimerCessons de parler, agissons !
En vous lisant,il me vient un petit air dans la tête "un jour,un jour" chanté par Ferrat.
RépondreSupprimerBien et bon avant de s'endormir..
Tzvetan Todorov a donné un très bel entretien au magazine Sciences Humaines, qu'on peut lire sur leur site : http://www.scienceshumaines.com/-la-vie-est-une-oeuvre-en-soi-_fr_24509.html
RépondreSupprimerJe retiens notamment ce qu'il dit de sa "mission" : "L'égocentrisme est particulièrement dangereux quand il devient collectif. Les pires forfaits ont été commis pour protéger les « nôtres » face à une menace venue d’ailleurs. Ce manichéisme, qui confond « nous et les autres » avec « ami et ennemi » ou, pire, avec « bien et mal », est mortifère. Par toutes mes forces – qui sont faibles –, j’essaie de le combattre."...