Ça se passe chez des cousins qui nous ont invités, avec d’autres amis et cousins, dans leur maison à la montagne. Nous arrivons tard le soir et la cousine nous improvise gentiment un repas avec ce qu’elle trouve dans sa cuisine.
« Tiens, il y a du gratin de courgettes. Quelqu’un en veut ? Non ? Christophe, toi qui aimes les légumes, tu en veux un peu ? Non ? Bon, ben, je le mets tout de suite à la poubelle, ça fait plusieurs jours qu’il traîne au frigo… »
J’éclate de rire, et elle met quelques secondes à comprendre pourquoi, puis se met à rire elle aussi, un peu embarrassée mais sans plus : elle est comme ça, la cousine, spontanée et franche du collier, comme on dit. Et très gentille aussi.
Bien sûr que dans sa tête, la séquence n’était pas préméditée : « 1) je veux jeter ce truc, 2) mais je tente - au cas où - de le caser à quelqu’un, 3) je le jetterai si personne n’en veut. »
Et que c’était plutôt : « 1) tiens, il reste un peu de gratin, 2) peut-être quelqu’un en mangera, 3) le refus me fait penser que ça va traîner au frigo, 4) allez zou, on jette… »
Mais après le repas, alors que tout le monde bavarde au coin du feu, je repense à ce petit moment : la frontière entre la maladresse et l’offense est bien ténue. Si je n’ai pas été vexé mais amusé, c’est que j’aime bien la cousine et que je sais qu’elle m’aime bien. Sans ces certitudes, l’histoire du gratin serait peut-être moins bien passée. Comme quoi, ce qu’on appelle la contextualisation et le recul restent totalement nécessaires pour une bonne digestion psychologique des événements de vie. C’est pour ça aussi, d’ailleurs, que j’aime la psychologie positive : elle nous confirme scientifiquement que la bonne humeur donne justement ce recul et ces capacités de contextualisation.
Ilustration : détail du Repas de noces, de Bruegel.
Bonjour Docteur,
RépondreSupprimeralors là merci pour cette anecdote. J'aurais foncé tête baissée dans la première interprétation "non mais quoi, elle me prend pour son clébard ou quoi ? Bon je ne dis rien mais ça prouve qu'elle s'en fiche de moi" (+ ratiocinations ultérieures: "mais peut-être qu'elle n'a pas voulu dire cela ? "quand même, ça aurait été ta soeur, elle ne l'aurait pas fait" etc etc). Pour moi c'est assez nouveau. Je vais tâcher d'appliquer.
Journée positive !
B.A.
Je vais essayer de m'entraîner à cette bonne humeur! :-) Parfois pas facile!!! Dimanche dernier ma ma belle-mère donne à mon fils une chocolatine pour le goûter...En repartant à la maison je dis dans la voiture "elle avait pas l'air très fraiche cette choco" (en pendant qu'elle datait de la veille ce que je ne trouvait déjà pas super) et la mon fils me répond :"Ouais elle était de dimanche dernier quand je suis venu dormir!"
RépondreSupprimerAprès ma belle-mère s'étonne que je ne lui fasse confiance pour rien! Sa grande spécialité étant de "recongeler" dans le freezer de son frigo (et elle n'a que 60 ans). Je me dis que j'ai besoin de beaucoup d'humour, de nonne humeur et de distentiation pour arriver à la supporter et à lui laisser mon fils! Mais à chaque fois que j'y arrive une chocolatine vieille de 8 jours me rabat mon "enthousiasme naissant".
J'ai beaucoup aimé votre article d'aujourd'hui.
Bonjour docteur André,
RépondreSupprimerc'est parce que nous nous donnons de l'importance que nous nous sentons blessés ou offensés par les paroles ou les actes des autres. C'est une image que nous avons de nous-même qui est offensée ou blessée. Effectivement les pensées positives nous permettent de percevoir le monde tel que nous le pensons, en positif. Le physicien de la physique quantique David Bohm cité par M. Ricard dans "L'infini dans la paume de la main" ou dans ses conversations avec Jiddu Krishnamurti dit : "nous percevons ce que nous pensons". C'est pour cela que votre ami qui est moine bouddhiste ne perçoit pas le monde tel que nous le percevons et ne doit pas se sentir en effet très souvent offensé!
Bonne journée à tous.
DD.
J'adore le repas de noces, de Bruegel !
RépondreSupprimerJ'essaie de pratiquer la psychologie positive et la bonne humeur. Lorsque j'y arrive (cela fait un an, tout juste, que je m'y emploie, et ce n'est pas facile, il faut travailler, travailler et travailler...) Grâce à vos livres, Docteur, aux pensées pour moi-même de Marc Aurele et aux "autres" Spinoza, Schopenhauer etc., c'est devenue une vraie passion. Cela va beaucoup mieux. J'y arrive, oui, oui ! Pas toujours, certes, mais qu'est-ce que c'est bon !
Je dois avouer qu'il m'est arrivée de faire pareil que la "cousine". En lisant votre récit, effectivement, ce n'est pas bien, mais pas bien du-tout. Je ne le referai plus, promis. FL
Nous percevons ce que nous pensons ? ....
RépondreSupprimerAlors ce gratin de courgette était trés bon à mon avis car c'est ce que je pense et la cousine qui avait préparé ce gratin soigneusement , déçue des refus s'ait sentie rejetée et a tout foutu à la poubelle et ça l'a fait rigoler parcequ'elle est vraiment hyper-sympa . Ou alors elle voulait se débarrasser de sa famille en les empoisonnant avec un gratin avarié parcequ'elle est monstrueuse mais le cache bien . Ou alors ce n'était pas la cousine mais un Alien (un extraterrestre) qui avait pris sa place et qui voulait implanter de monstreux embrions extraterrestres dans des humains et ils les avait mis dans du gratin extraterrestre .... ou alors .....
Et si en contextualisant je m'apperçois qu'un événement de la vie que je ressentais sans le recul comme trés agréable positif (ou ce genre là) avec le recul , la contextualisation , la digéstion , m'apparait trés négatif déstructif négatif ? .... C'est trés possible aussi . Les exemples sont nombreux .
RépondreSupprimerUn bon gratin de courgettes (même réchauffé) c'est délicieux...
RépondreSupprimerC'est interessant à observer ce glissement vers la pensée magique chez certaines personnes :
RépondreSupprimerA partir de l'idée : j'observe ce que je ressens . J'y pense . Je le contextualise pour mieux le comprendre ... On glisse vers : Je ressens ce que je pense . Je perçois ce que je pense .... Ensuite on glisse encore vers : IL m'arrive ce que je pense qu'il doit m'arriver . IL m'arrive ce que je crois qu'il doit m'arriver ..... Ensuite on glisse encore vers : Je suis donc résponsable de tout ce qui m'arrive en bien ou en mal .... Et puis on glisse encore vers : Donc ce qui m'arrive de mal c'est parceque je pense mal et que je peçois mal .... Et on glisse encore vers : Donc , si je pense bien et peçois bien alors ne m'arriveront que des choses bonnes ..... Et on glisse encore vers : Donc si je pense et perçois suffisement bien le monde alors le monde change et devient ce que je veux qu'il soit ..... Et voilà comment on aboutit ainsi à la pensée magique de toute-puissance .
J'ai longtemps pratiqué la vision du verre à moitié-vide, histoire de me préparer au jour où il serait effectivement vide.....mais au fur & mesure de réflexions, je me suis aperçue que me privais de bonnes choses, bons moments......de tous ces p'tits bonheurs qui nous font sentir heureux.....et puis on a beau se répéter que si on se prend la porte dans la figure, ça ferait mal, quand on se la prend dans la figure ça fait effectivement mal et me l'être répété n'enlève rien à la douleur (de plus, si mon cerveau n'avait pas passé tout son temps à me prévenir que ça allait faire mal, il aurait pu avoir du temps pour envisager un plan B: comment ne pas se prendre la porte dans la figure.....).
RépondreSupprimerDonc, changement de cap: admirons le verre à moitié-plein, et si jamais il venait à se vider, il me resterait quand même de bien belles images pour me consoler de ma peine.
vive la pensée positive, ça marche peut-être pas tous les jours mais quand ça fonctionne, c'est tellement bon! (comme un gratin de courgettes?!)
Bonjour Zoé,
RépondreSupprimer"EST mal, ce qui FAIT mal" dit la théologienne Lytta Basset. Quand nous ne nous efforçons plus de distinguer le bien du mal, nous ne jugeons plus autrui, nous laissons à Dieu la valeur des hommes. La connaissance du bien et du mal est un leurre, ce qui vous apparaît être un mal aujourd'hui pourrait bien être un bien demain, et à l'inverse, ce qui vous paraît être un bien aujourd'hui pourrait bien être un mal demain.
On ne vit pas malgré le mal, malgré la souffrance, on vit à travers le mal et à travers la souffrance, au-delà du temps, et on peut vivre alors toute la magie et l'enchantement de la Vie dans TOUTE son unité et son impermanence.
En espérant que ces quelques mots soient apaisants pour tous.
Ma journée a plutôt mal commencé en compagnie de personnes débordées et inattentives à l'instant présent. Mais ce soir, en me couchant, je saurai mieux si elle a si mal commencé...
DD.
Certe ! Anne Onyme .... Mais pour moi le positif c'est d'avoir vidé le verre dehors et de ne plus le remplir . Donc , le contexte étant différent pour moi que pour vous , il en résulte que pour moi un verre vide c'est trés positif ..... Et depuis je bois du thé .
RépondreSupprimerDaria ,c'est du silogisme . Si la connaissance du mal est un leurre alors la connaissance du mal c'est mal ? .... Sauf pour dieu ? donc dieu c'est mal ? ..... De plus vous confondez souffrance avec mal et mal avec malheur . Votre raisonnement est batti sur des calembourds sophistiqués typiques du discours religieux et sur des arguments d'autorité , genre : dieu ceci cela ....
RépondreSupprimerMais que faire lorsqu'une personne de son entourage ne réagit que comme dans la première version ? On est obligé de se surveiller sans arrêt (paroles, gestes, actes) et c'et fatigant ! Cette personne prend tout mal, parce que d'expérience, je l'ai vue mal agir (calculer, manipuler) avec des personnes pourtant très proches d'elle. Donc, je me dis que si elle raisonne comme ça, c'est parce qu'elle aurait cette démarche là. Et là, il ne s'agit pas d'un contexte, mais d'une personne, donc aucune possibilité qu'il y ait un changement !
RépondreSupprimerËtre capable de contextualiser c'est devenir capable de juger . Se prendre pour dieu et croire qu'on peut changer le monde comme ça par la force de sa volonté , ou s'en remettre à dieu et ne rien faire qui ne soit sa volonté sont les deux pôles de l'illusion de toute puissance .
RépondreSupprimerCe commentaire a été supprimé par l'auteur.
RépondreSupprimerPassez une bonne journée Zoé. J'apprécie tous vos commentaires à leur juste valeur, ne me prenant pas pour Dieu pour autant...et n'ayant RIEN de vraiment religieux dans l'âme. Prenez bien soin de vous. DD.
RépondreSupprimerDès votre "4) allez zou, on jette…", Dr André, j'avais la nostalgie d'une époque (il reste certainement encore quelques dinosaures comme vous ... Où se cachent-ils ?) où on était capable de se mettre à la place de l'autre, parce qu'on le connaît bien, sans paranoïa, sans voir nécessairement de mauvaises intentions dans ses maladresses, et où on pouvait même en sourire tendrement comme vous le faites, sans se forcer à entrer dans la dualité positif/négatif, bien/mal, mais tout naturellement ...
RépondreSupprimerMais cette paranoïa, n'est-elle pas due au fait qu'on prend moins le temps de se connaître ? Les relations à l'intérieur de la famille étendue (cousins, oncles et tantes) sont tellement diluées dans la course performances-consommation-statut ... déjà que le noyeau parents-enfants et frères-soeurs est passablement éclatté où chacun n'écoute que ses propres pulsions (même pas ses vrais besoins) ...
Je pensais hier encore à quel point il est difficile de réunir les gens autour d'un projet commun. Je fais partie d'une association et je constate malheureusement que tout ce qui anime la plupart des membres, c'est la polémique et la concurrence au détriment de l'écoute et la solidarité.
Puis je pensais à mes frères et ma soeur qui ne répondent même pas (ou plus) à mes courriers ...
Le temps a bon dos, on ne sait plus le prendre, le temps, de se connaître, de s'apprécier, d'avoir du plaisir ensemble, tout simplement. C'est pourquoi il est si facile de voir l'autre comme un étranger menaçant.
Cher Christophe, suggérez à votre cousine "la pasta con le zucchine", ça fait tout de suite beaucoup mieux dans la musicalité des mots et dans l'assiette ! Personne ne les laisse alors ces fameuses courgettes (et c'est hyper facile à faire !).
RépondreSupprimerBon, c'est vrai, tout dépend l'état d'esprit de celui qui reçoit le message et le lien qui la lie à celui qui émet le message. Parfois, trop de proximité (un conjoint même par exemple) n'est pas gage de bonne réception dudit message. Il suffit qu'il ait une tendance parano... aïe, aïe, aïe ! Dans ces cas là, on va vite rechercher la page 78 et suivantes de "comment gérer les personnalités difficiles"...
Allez, bonnes courgette ou zucchini à tous !
Bonjour,
RépondreSupprimerJe trouve doux l'image de cette petite fille qui se régale avec son bout de pain au milieu de ce repas convivial fait de simplicité, de gaïté et de retrouvaille pour partager un besoin vital celui de manger. Cette petite fille, j'aimerai y retrouver ma fille à cet age, pouvoir lui raconter l'histoire de Marlagette. L'adversité face à son adolescence me pèse, et je vous suis reconnaissant une nouvelle fois de vos livres et ses billets quotidiens qui m'aide ..
Le repas quant à lui me rappelle un restaurant "Le Gaulois" à Paris que j'avais découvert lors d'un stage . Dans une ambiance de rires et de chants en dégustant des mets d'une autre époque, celle de nos ancètres les gaulois j'avais passé un délicieux moment de détente qui m'a laissé un souvenir indélébile.
Bonne journée
Boulezaïl , nostalgie d'un age d'or fatalement passé .... Où tout était TELLEMENT MIEUX ! ....
RépondreSupprimerLa dualité compose la réalité . L'enfant qui dit "NON !" se séparre à jamais de l'age d'or de la fusion toute-puissante du couple Maman-Bébé . Dire non c'est entrer dans la polémique , donc dans la relation aux autres en quittant à jamais l'illusion d'un age d'or fusionnel . Juger c'est acquérrir son autonomie de pensée donc être capable de concéptualiser et de contextualiser et de se situer par rapport aux événements de la vie . C'est donc l'inverse de la paranoïa . La paranoïa ne polémique pas , elle exerce son pouvoir total celui auquel elle est soumise et auquel elle doit soumettre . La polémique a pour fonction de tenter de convaincre . Elle est donc à l'opposé de cette paranoïa . Polémiquer c'est reconnaitre l'altérité incontournable du réel , même si c'est pour s'engueuler avec les autres .
Nier l'interet de la polémique , du conflit , du débat , de la dualité , c'est nier l'altérité pour lui preferrer l'illusion d'un age d'or fusionnel tout puissant où plus aucun autre n'existe , donc plus aucun risque de polémique non plus .....
La lecture de votre blog docteur André m'amuse beaucoup. En matière de feed-back, il n'y a pas beaucoup de surprise : ordre/conseil, aide/soutien, jugement/évaluation, enquête, interprétation, reformulation...très rarement. J'utiliserai très certainement un extrait de cet exercice de style lors de mon prochain cours de communication. Les nombreuses fautes d'orthographe présentes dans les commentaires vont sûrement décomplexer mes étudiants! La plupart du temps, les blogs sont des démonstrations narcissiques de leurs auteurs, mais là, c'est tout autre chose...N'est-ce pas?
RépondreSupprimerZoé, je fais une distinction entre polémique et débat.
RépondreSupprimerCe que j'entends par "polémique" (peut-être n'est-ce pas le sens exact), c'est des discussions qui ne mènent nulle part car chacun n'écoute que soi-même et est incapable de s'ouvrir au point de vue des autres.
Dans le débat, chacun exprime son opinion en écoutant celles des autres, on reconnait ses tords et/ou on met les idées en commun afin de pouvoir avancer et construire quelque chose qui se tient.
Le débat (toujours selon moi) apporte la diversité, tandis que la polémique mène à un raz-le-bol généralisé et donc à la dictature de celui qui crie le plus fort.
Ce que je dis est basé sur mon expérience dans cette association ainsi qu'au travail. Il existe certainement des expériences plus constructives.
Par contre je ne comprends pas du tout votre "fusion maman-bébé", mais ce n'est peut-être pas à moi que vous vous adressez.
Bon, j'étais revenue pour apporter une petite précision : comme dans un autre commentaire où je parlais de "avant" et "maintenant" sans nuances, il y a toujours eu des paranos et des gens qui voient toujours matière à disputes, ou une tête de cochon dont on n'a pas de nouvelles pendant des années et qui débarque un jour en vous présentant fièrement sa nouvelle conquête ou sa super auto, mais il me semble que ce qui faisait l'exception est devenu la norme, petit à petit depuis 20-30 ans.
Intéressant, anonyme (16 mars 2010 14:14), j'imagine que vous devez être une personne très importante pour porter sur nous un tel jugement.
RépondreSupprimerPour ma part, il est clair que ce que j'écris n'est autre que "démonstrations narcissiques", d'ailleurs, j'adore me relire (et j'y trouve des fautes aussi parfois) !
Ah ! voilà le piment de la journée !
RépondreSupprimerJe rejoins tout à fait Boulezail, cher anonyme de 14h14, votre jugement sur ce petit groupe fort sympathique qui accompagne le Dr André chaque jour me parait un tant soit peu condescendant. Si nous y laissons des fautes "d'ortograf" c'est parce que notre esprit et nos mains agiles ainsi que l'envie de participer vont parfois plus vite que la vérification ou l'autocensure. J'ai moi aussi des élèves adultes et je me garderai bien d'évoquer une quelconque comparaison de tout ordre dans le seul but de nuire ou de me moquer de... Voyons, voyons, évacuons les mauvaises intentions...
Et espérons...
J'essaie, je dis bien j'essaie, de donner le bénéfice du doute à l'autre i.e. de partir avec l'idée que l'autre a une intention positive. Si ce n'est pas le cas alors je me réajusterai.
RépondreSupprimerJ'utilise le continuum proposé dans le livre Imparfait, libre et heureux i.e. qu'il y a de place entre méfiance totale et confiance aveugle.
Je déteste qu'on me prête des intentions que je n'ai pas sans qu'on vienne valider d'abord. J'essaie de distinguer l'intention de l'impact. Même si mon intention était positive, l'impact sur l'autre peut néanmoins était très désagréable. Alors je me réajuste.
Oui, on sent chez certains lecteurs de ce blog (enfin un en particulier, suivez mon regard) comme...de la suffisance. Très instructif pour certains étudiants en effet.
RépondreSupprimerEt comme c'est agréable, le fait de savoir que l'on va "disséquer" nos moindres mots.
Désolée, docteur, j'aime bien votre blog, mais je n'ai plus du tout envie de mettre mon grain de sel dans votre "gratin de courgettes"
Beau témoignage du Dr André , belle "plongée dans l'Humain" et merci . Cela tombe bien , le jour de l'enterrement de Jean Ferrat..
RépondreSupprimerPour "Boulezail",le saut en parachute est un saut et non du vol; cela doit apporter d'autres sensations(billet d'hier).
Bonne fin de journée
Boulezaïl , je pense que débat , polémique , engueulade , affrontement , accords ,désaccords de toutes sortes , fautes d'ortograff', suffisance , insufisance , interventions , intentions prétées volées , disputes , poubelle , pas poubelle , delires et n'importe quoi .... c'est mieux que le consensus moux de la non-pensée et que c'est complétement à l'inverse de la paranoïa et que les gratins de courgettes ou autres choses c'est à la fois structuré et chaotique , ordre et désordre qui s'entremellent se composent et se décomposent mais qu'à l'évidence la vérité n'est pas dans le gratin de courgettes . La vérité refuse de se laisser gratiner ne serait-ce que sur le dessus . Bon , moi mes com's je les écris comme des morceaux de poéme sur-réalistes à lire n'importe comment , des morceaux de gratin raté qui flottent dans l'éspace-temps virtuel et qui finissent par se disperser et se réaglomérer quelque part ou alors non .... Mais peu-importe . Chacun est seul avec sa part de gratin dans sa tête et alors ?.... Ce que je dis c'est de la poésie parcequ'il n'y a de paroles que poétiques . Tiens , un exemple Boulezaïl : parfois je lis des passages de "Critique de la raison pure" d'Emmanuel Kant . Donc , analphabête et ignare comme je suis à l'évidence je ne devrais pas le faire , mais je lis ne serait-ce qu'une phrase et je la lis comme un poéme à moi et je me l'approprie et je la digére pendant des mois des années et voilà que je la comprend à ma façon et qu'elle me nourit comme un bon morceau de gratin de courgettes . un passage de "Critique..." "...les phénoménes , quant à leur existence en tant que phénoménes ne sont absolument rien en soi , c'est à dire qu'à ce point de vue ils sont quelquechose de contradictoire et que par conséquent leur supposition doit entrainer naturellement aprés elle des conséquences contradictoires ...." . Voila , c'était un extrait de "Critique de la raison pure" ..... Et bien pour moi c'est de la poésie , Boulezaïl . Alors je sais bien que je ne comprend rien et que par conséquent je suis incompréhensible , mais en contextualisant assez longtemps .... Les être sont au delà des contradictions ,de toutes contradictions et nottement celles provoquées par les gratins qui eux ne sont que des phénoménes contradictoires que l'on peut manger ou jetter à la poubelle sans pour autant jetter la cuisiniére avec .
RépondreSupprimer@ Anonyme,
RépondreSupprimer"Mea Culpa"
C’est ma faute
C’est ma faute
C’est ma très grande faute d’orthographe
Voilà comment j’écris
Giraffe
Jacques Prevert
Oui, Pascale A, j'ai lu votre message d'hier. Remarquez que je faisais quand-même la différence en disant "au moins du parachute", comme si c'était une étape pour moi. Je me sentirais plus en ... "sécurité" avec le parachute au-dessus, en croisant les doigts pour qu'il s'ouvre, et peut-être aussi avec un filet en-dessous ... C'est sûr que les sensations ne doivent pas être les mêmes, mais vous comprendrez, vu d'en bas ... je suis courageuse, mais pas téméraire.
RépondreSupprimerMais revenons au plancher des vaches -- nobles animaux que je vénère.
Excusez-moi pour la transition, Zoé, c'est pour dire que je suis trop terre à terre pour discuter de Kant, que j'ai essayé de comprendre au cours de philo, mais heureusement, c'est derrière moi. Je trouve le gratin de la cousine beaucoup plus apétissant et digeste. Bonne soirée ;)
Le gratin d vaches c'est dégueulasse , Boulezaïl . Surtout à cause des cornes qui dépassent du gratin . Bon , tu es terre à terre , alors je te déconseille le parchutisme .
RépondreSupprimerSurtout si tu as mangé du gratin de vaches avant car tu risques la perforation intéstinale à l'arrivée ....
Au fond du fond du fond , Boulezaïl , contrairement à la plupart des gens , je pense qu'il vaut mieux une discussion ratée que pas de discussion du tout . Je pense qu'il vaut mieux une relation ratée que pas de relation du tout .
RépondreSupprimerChacun a un jour ou l'autre un gratin de courgette à placer... la reconversion du plat est difficile!
RépondreSupprimerAvec le pain sec on peut faire un gâteau qui s'appelle "Le pain perdu"!
Je m'amuse bcp à lire tous ces commentaires!! disscusion entre internautes. Petites gaffes toutes charmantes(l'histoire des fautes d'orthographe),rappellent un peu l'anecdote de notre doc préféré:)
RépondreSupprimerEn tant que maladroite "diplomée", je trouve que toutes ces mini gaffes rendent la vie telement plus légère, charmante.
L'autodérision sincère m'a tjrs permis de sourire et de faire sourire.
Bonne nuits à toutes et à tous
Super la cousine. je l adore déjà et son gratin, j en prends et en reprends. Je suis sur qu ill est bon comme elle!
RépondreSupprimerJuste une chose : les courgettes ne sont pas de saison, elles sont un légume d'ETE, tout le monde semble l'avoir oublié alors qu'il existe tant de bons légumes d'HIVER avec lesquels faire des gratins !
RépondreSupprimer"Je pense qu'il vaut mieux une relation ratée que pas de relation du tout." Zoé (16 mars 2010 19:18).
RépondreSupprimerPensez-vous, Zoé, que "(...) les personnes isolées éprouvent éventuellement de la difficulté à croire en leur existence et en son importance.
Nos semblables viennent confirmer notre existence en nous communiquant, en paroles ou en actes, que nous avons de l'"impact" sur eux. Leurs réactions (...) nous confirment que nous existons vraiment." (dans "Protéger son territoire. Arrête ! Tu m'exaspères" de Dr George Bach et Ronald Deutsch) ?
Merci Rachel, vous m'avez fait voir que le sujet est encore plus intéressant ! La première (et la seule) fois que j'ai eu connaissance de cette notion d'"impact", c'est dans ce livre cité plus haut. Y a-t-il d'autres ouvrages sur le sujet ?
Je suis tombée dessus alors que je descendais en chute libre vers la démence : je sortais de la dépression et "bénéficiais d'aide" pour réintégrer le marché du travail de la part d'organismes communautaires, où on pratique un langage totalement "extra-terrestre" (d'où mon histoire du rameur courageux chez les Yenakis).
Ce livre qui m'a presque sauvé la vie il y a deux ans, présente un peu de théorie sur la communication, très facile à comprendre (appréciable lorsqu'on souffre de "troubles de concentration"), offrant un chapitre au "Droit à l'impact", et rempli d'exemples sur le double langage comme cela aurait pu se produire dans l'anecdote sur le gratin de courges, où cela aurait pu être, par exemple, une façon de reprocher leur retard aux invités. Comportement qu'on peut trouver normal ou légitime vis-à-vis de soi-même au point de ne pas se rendre compte de son "impact" sur l'autre. Le retard à une invitation aussi peut être un message caché, même si ce n'était pas du tout le cas ici.
Même si, en lisant un peu plus en profondeur, je me suis aperçue que moi aussi je pratiquais ce double langage, et que j'avais tort (avec un 't') car il vaut toujours mieux être le plus explicite possible, ce qui m'a aidée sur le moment, c'est de voir non seulement l'existance mais l'importance de mon "droit à l'impact" et que celui-ci était totalement bafoué par ces "professionnels de l'aide" aux personnes en difficultés. Ce livre m'a redonné confiance en moi.
Alors, plus qu'une "démonstration de narcissisme", c'est peut-être mon droit à l'impact que je viens restaurer en venant ici.
Alors merci à notre chef préféré et à ses délicieux gratins.
En passant, Zoé, je ne risque pas de me coincer une corne de vache entre les dents en mangeant, je suis végétarienne, mais c'était drôle.
Je vais te faire de la peine Boulezaïl mais je ne comprend rien à ce que tu dis là . Bon , c'est pas grave , c'est même rigolot mais en fait je comprend mieux Emmanuel Kant . Que peuton (?) peut-on en conclure ? .... Qu'il existe des façons de penser trés différentes ? et que certaines façons de penser sont trop éloignées les unes des autres alors fatalement .... Donc je garde mon explication pour moi . En même temps Emmanuel Kant , je ne lis une phrase que deux fois par an , alors ça va : six mois pour comprendre chaque phrase c'est bien . C'est nourissant Kant comme lecture . En fait si je pense qu'il vaut mieux des relations ratées que pas de relations du tout , c'est pour des raisons philosophiques et je dirais mystique (mais pas religieuse), voila .... C'est marrant comme réponse à ta quéstion , j'aurais pu répondre pour des raisons poétiques , voilà c'est ça : POETIQUES c'est cela que je ressens ....
RépondreSupprimerA part blesser l'autre volontairement , je ne vois rien de drôle dans ce texte.Par contre je distingue beaucoup mieux la différence entre maladresse et offense .
RépondreSupprimerSalut Doc !
RépondreSupprimerAlors si j'ai bien compris, vous avez assez de connexions neuronales pour mettre un mot sur chaque évènements des relations sociales ?
Est-ce vraiment compatible avec le lâcher prise ?
Le lâcher prise ultime n'est-il pas de ne rien juger et laisser défiler ses pensées sur l'écran de la sagesse ?
Je vous trouve gentiment "tordu" ce soir ! (excusez l'expression !)
@ ++; Frédéric
Fréderic, le lâcher-prise et la pleine conscience ne sont pas imcompatibles, il me semble. Il faut peut-être faire la différence entre ruminations et analyse, être sage ne signifie pas, je crois, devenir passif ou légume ?
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