lundi 15 mars 2010

Dissolution de nuage


C’est pendant les dernières vacances d’hiver. Chaque matin, après avoir accompagné tout le monde à la station de ski, je redescends à pied vers le chalet, à travers la montagne enneigée. Trop de bruit et de monde sur les pistes, ce n’est pas mon truc.
J’adore ces trois heures de marche solitaire dans la forêt, cette sensorialité intense : l’éclat du ciel et du soleil d’hiver, le crissement de la neige sous mes raquettes, la morsure de l’air froid, le silence très reconnaissable de la nature enneigée. Banal ? Oui, mais intense et délicieux.
Je m’arrête souvent, pour écouter le bruit du vent, le chant des oiseaux, le cri bizarre du tétras (il me semble que c’est cet oiseau qui fait un bruit de casserole, non ?).
Mes pensées vagabondent : je pense à la vie des trappeurs du grand Nord, comme quand j’étais enfant ; je m’émerveille devant tout ce que je vois ; je me demande pourquoi les mélèzes perdent leurs aiguilles au lieu de les garder comme les sapins ; je pense au livre que je suis en train de lire, aux conversations que nous avons eu le matin même ; je me demande pourquoi mes filles tiennent absolument à bronzer et à mettre le moins possible de crème solaire. Ou je ne pense à rien : pure présence éblouie.
Tout à coup, en levant la tête, je le vois : le seul nuage du ciel. Tout petit et solitaire dans le grand bleu total. Il est en train de disparaître, il avance doucement, se tortille, s’effiloche. Il n’en a plus pour longtemps. Je retiens mon souffle et ne le quitte plus des yeux. Il va mourir et s’évanouir. Ça y est : il n’est plus là. Tout ce qui le composait est encore là, les molécules d’eau sont toujours là, mais sous une forme, un autre assemblage. Il a disparu, mais tout continue. J’essaye de ne pas mettre mon cerveau en marche sur la vie et la mort et tout ça. Mais simplement de laisser sédimenter en moi ce que je viens de vivre. Je repars tout doucement vers la vallée, centré sur ma respiration, avec la dissolution du nuage qui flotte dans ma conscience…

29 commentaires:

  1. "J’essaye de ne pas mettre mon cerveau en marche sur la vie et la mort et tout ça."
    Pourtant, quelle belle mort il a eue, ce petit nuage!
    Si nous pouvions tous mourir comme lui. En paix.

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  2. Bonjour Docteur,

    Comme je vous comprends, vivre la nature, marcher, écouter le silence et écouter la forêt...
    Pourquoi la plupart de nos semblables ont-ils besoin d'aller s'étourdir sur les pistes, de transposer les maux de la ville à la montagnes?
    Suffira-t-il d'une minorité pour montrer le chemin du retour à soi-même à l'intériorité, simplement être dans le but ultime de mieux être avec ses semblables. J'ose y croire.
    Merveilleuse journée.

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  3. Bonjour et merci pour vos pensées quotidiennes.... Aujourd'hui je me lance pour vous partager mes états d'âme et notamment la tristesse de mon coeur. J'ai de la peine car Jean Ferrat nous a quitté. C'est la première fois que la mort d'un chanteur me touche autant et j'en suis surprise. Est ce parce que ses chansons me touchaient beaucoup soit par leur révolte face aux injustices , soit par la profondeur de l'amour.... Est ce parcequ'il y a une quinzaine d'années, alors que j'étais hospitalisée parceque je souffrais beaucoup, beaucoup psychiquement, et que j'avais écrit cette souffrance à mon chanteur préféré, Monsieur Ferrat, celui ci m'avait répondu quelques mots amicaux..... Sans doute est ce à cause de tout ça : parceque les liens du coeur se tissent aussi au fil des chansons et des mots de réconfort....
    Voilà j'avais envie de vous partager cela, à vous dont les mots me réchauffent aussi chaque jour.
    Belle journée à tous

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  4. Bonjour Docteur,
    Contrairement à vous, j'ai un mal fou à profiter de ces instants, à observer. Les pensées, les souvenirs m'inondent. Et là même en lisant votre texte pourtant beau, je me suis surprise en mode lecture rapide et double pensée (allez pan, une ligne sur deux, et vas-y que je commente pendant que je lis). Donc merci à ce petit nuage qui après s'être dissous (dans le texte) s'est recomposé le temps que je relise votre passage. Le début de la pleine conscience ?
    Bien à vous,
    B.A.

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  5. Bonjour,
    Après une semaine ou mon ciel était encombré de nuages sombres, hier je sentais un besoin vital de me ressourcer . La nature, son bois, son étang , ses chemins de ballade m'appellaient. J'observais les arbres, source pour moi de force, les bourgeons ont dû mal à sortir avec ses vagues de froid puis je retrouve le ponton près de l'étang, moment de calme ou je médite. Le chant des oiseaux commencent à être plus varié, les claquements d'ailes des canards sur l'eau calme m'accompagnent également. Mon esprit s'allège, en retournant chez moi, mon ciel s'est dégagé et le bleu reprend peu à peu sa place . Je relis cette phrase d'un maître tibétain " Nos problèmes sont comme des nuages, ils semblent troubler la sérénité d'un ciel clair, cependant ils contiennent l'humidité fertile qui nourrit la croissance. (extrait du livre trouver le chemin de Véronique Jannot)
    J'aimerai rendre hommage à un grand monsieur de la chanson Française, ses chansons me sont revenues à l'esprit en apprenant sa disparition, me rappelant mon enfance . Mon père était fan de ses mélodies poétiques mélant amour, mais aussi révolte face aux injustices et à l'immondité des hommes. Aujourd'hui ses mots résonent en moi avec plus de profondeur .
    Merci pour toute votre oeuvre et reposer en paix Mr Jean FERRAT.
    PS : Je joins une de ses chansons sur le peintre CHAGALL ou on y découvre quelques oeuvres de l'artiste.
    http://www.youtube.com/watch?v=RORwQcWh8wE&feature=related
    Bonne journée.

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  6. ça me fait penser à une histoire zen (ou un truc comme ça) C'est un maitre zen qui emmenait ses disciples méditer dans la montagne , dans la nature et dans des lieux emplis de sérenité .
    Et puis un jour il les emmenat méditer sur un aéroport . Alors les disciples protésterent : "Maitre ! commment méditer dans tout ce bruit ?" ..... Et le maitre zen repondit : " Meditez sur le bruit ! ".......
    Voilà , j'ai peut-être réécrit l'histoire , mais en gros c'est ça ......

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  7. Le nuage, la vie, la mort ... La vie passe comme les nuages, cotonneux, blancs, gris, noir, c'est selon ! Tout comme la vie qui nous conduit vers une mort inéluctable et un après d'où personne n'est revenu. Les bouddhistes parlent de la réincarnation mais là ! j'ai beaucoup de mal à y croire. Profitons du ciel bleu, des nuages blancs, des oiseaux, de la vie tout simplement, tant qu'elle nous est offerte.

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  8. Quelle belle rencontre,
    Merci pour ce récit si vivant, quelques minutes je suis restée suspendue a l'odeur de la neige, aux chants des oiseaux et aux particule de ce nuage si particulier, qui vit encore un peu on le sent au travers de vos mots...
    belle journée.

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  9. Cela me remet en mémoire un passage de Baudelaire dans le Spleen de Paris: L'étranger:
    -"Qu'aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis?(...)
    -"J'aime les nuages... les nuages qui passent ...là bas...là-bas...les merveilleux nuages!

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  10. je suis encore conquis par votre style limpide, fluide et sensible qui retranscrit très bien l'athmosphère de paix, la lumière, l'éblouissante beauté de la nature et le cheminement du mental qui soit cabriole comme un torrent soit se confond avec les éléments comme les reflets d'un lac étale.
    Je marchais à vos côtés, sentant presque les odeurs, voyant les gracieux mélèzes se découpaient sur le ciel d'azur. Merci.

    J'étais peut-être avec les autres sur les pistes de ski ( pas avec vos filles je vous rassure!)où, en effet, il faut faire avec le monde. Mais, le plaisir de la glisse était le plus fort et permet aussi de savourer des ambiances, des odeurs ( en traversant les forêts de pins, de sapins..), des paysages grandioses mais, de facon différente, moins prégnante , sans doute.
    Je crois que l'an prochain, je me laisserai tenter par une ballade seul dans les forêts pendants que mes enfants seront partis sur les pistes. Moi, je suivrai l'appel de la forêt cher au bon vieux jack London.
    Bonnes journées.
    Cà sent bon le printemps!!

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  11. "Atmosphère, se découper, pendant" sont à enfiler à la place des "perles" que j'ai laissées. Il y en a sans doute d'autres, à vous de les trouver!

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  12. Ah chouette, c'est beau ce texte! Ca tombe bien aujourd'hui il y a du soleil et je n'ai vraiment envie de querelle avec personne! Je me suis imaginée me baladant dans la neige et j'étais heureuse aussi... :-) Merci.

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  13. Ah non, se découpaient était correct! Oh la honte! Bon, ben, je vais déjeuner et les prochaines fois, je ne ferais plus de vrai-faux correctifs! Cà m'apprendra !
    C'est quoi la manip pour supprimer ses propos mon Colonel?

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  14. Daria Delgado15 mars 2010 13:10

    Quelle magnifique description d'une expérience numineuse docteur André! Et pendant ce temps, que faisait votre épouse? Boutiques à la station et bronzage terrasse? Non? Elle accompagnait vos filles sur les pistes! Par plaisir, conscience ou oubli de soi? Son expérience numineuse du petit nuage au-dessus des rémontées mécaniques n'était donc pas moins profonde que la vôtre.
    Votre texte me fait penser à "l'Esprit Guide" ou au "Centre de l'Etre" de Karlfried Dürckheim et à Christian Bobin, bien sûr. Il est très beau et tout en présence pure de petit nuage. Merci.
    Douce journée à tous, profondément absorbés par l'instant présent. Une douce pensée pour accompagner l'âme de Jean Ferrat...vers l'éternel... DD.

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  15. Moi aussi je tente la sédimentation de mes émotions pour qu'à l'avenir, les leçons de la vie soit plus facile à revivre; disons, que les leçons me fassent de moins en moins mal...

    Alors je sédimente Docteur ! Je pose des couches de leçons dans mon subconscient, je sédimente mes émotions, j'archive des sensations, je suis plus aidant, plus aimant ainsi !

    A bon entendeur,
    Frédéric

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  16. Stéphane, "se découper" est correct : la neige tombe sur les grands mélèzes, je les vois se vêtir de blanc (par exemple).

    "Je levai les yeux, et le nuage, le monstre contenant des millions de tonnes de pluie, avait disparu ; l'endroit où il avait été : un simple trou de ciel bleu" ("Illusions, Le Messie récalcitrant" de Richard Bach -- auteur de "Jonathan Livingston le goéland".

    D'autres choses disparaissent :
    "Le grand tétras est principalement menacé par la modification de son habitat et la chasse illégale. A ces problèmes s'ajoutent les dérangements pendant la période de reproduction dus à la création des pistes de ski et aux travaux forestiers" (http://www.oiseaux.net/oiseaux/grand.tetras.html).

    "Pourtant, que la montagne est belle" ...

    Merci Dr André pour ce beau tableau vivant, surtout à travers des yeux d'enfant. C'est un exercice que j'essaie souvent de faire (lorsque j'y pense) : tout était tellement beau, mystérieux, plein de promesses, d'une profondeur infinie et limpide dans laquelle j'aimais plonger pour tout découvrir !

    "Que c'est beau, c'est beau la vie !"

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  17. Merci Boulezail.J'ai encore raté une occasion de me taire... pfff, il y a des jours, comme çà. Toutefois, je ne comprends pas ton exemple, j'ai beau chercher, je n'y vois pas le verbe "découper". ;-)

    J'aimais bien , "oural, ouralou" et "tu verras, tu seras bien" de Ferrat, entres autres. Et puis au delà de la musique et des textes, quelle voix!

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  18. Stéphane, la règle, je crois est que lorsque 2 verbes (ou plus) se suivent, les suivants sont à l'infinitif. Quand j'ai des doutes (comme vous) j'utilise un exemple avec un verbe du 2e ou 3e groupe (-ir, -dre, -oir), d'où mon exemple avec le verbe "vêtir". Voilà, j'aime comprendre et expliquer.

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  19. Je pensais vraiment que les hommes préféraient tous le ski plutôt que la marche...

    Merci d'avoir partagé ces moments

    Merci à la nature pour tous les bienfaits qu'elle nous procure.

    Bonne soirée et bonne fête à votre fille Louise :)

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  20. Rassurez vous Boulezail, votre première explication était très claire. Je me faisais juste un peu plus bête que je ne suis dans ma réponse, ce qui je l'avoue devient de plus en plus difficle avec les années tant ma bêtise atteint des sommets enneigés sur lesquels des Tétras picorent en regardant passer (c'est mieux que "vêtir" ou "peindre", non?) de frêles et éphémères petits nuages. Voilà, j'ai fait de mon mieux pour revenir au sujet du billet avec mes excuses pour ses digressions.

    Que serais-je sans.... vous, Boulezail!

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  21. Moi ce qui me fascine c'est le nombre de jours de vacances que vous avez... Je trouve ça merveilleux de pouvoir prendre autant de pause...

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  22. J'ai passé une bonne journée entre le travail et les petits moments de "vacances" à savourer un rayon de soleil ou simplement un peu de tranquillité. Ce soir je ne suis plus triste en pensant à Jean Ferrat.... je crois que votre belle description de la marche en montagne ce matin avait fait écho en moi à sa si belle chanson "que la montagne est belle"... Vos mots, ses mots , raisonnent en moi car je suis comme vous : je laisse les miens au pieds des pistes pour savourer une marche solitaire mais remplie de pensées et de sensations. A chacun ses plaisirs... même si parfois, quand on n'est pas amateur de sensations fortes on a l'impression de n'avoir rien à raconter lorsqu'on se retrouve tous le soir.....
    Belle soirée à tous

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  23. A mon tour de dire "j'ai encore raté une occasion de me taire" et "la honte" ... comment la faire redescendre ?

    - "ça pourra servir à quelqu'un d'autre" ?

    - "je me suis encore "faite eue" (du verbe "eurer") : j'avais un collègue qui excellait dans ce genre de plaisanterie, il y a longtemps que cela ne m'était pas arrivé" ?

    - "moi non plus, je ne sais pas ce que je ferais sans moi -- je me sens tellement indispensable" ?

    Ca fait du bien de rire un peu, merci ;)

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  24. J'ai également chaussé les raquettes pendant ma semaine à la montagne. Loin de la foule, de l'esprit de compétition du ski de piste. L'autre montagne, la vraie, le respect de la nature, l'entraide, la lenteur. Il a neigé, il a plu, j'étais dehors en acceptant le temps tel qu'il était.
    Bien à vous.

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  25. Bonsoir,
    j'aime bien,comme beaucoup d'autres lectrices et lecteurs, retrouver Christophe André comme cela et comme dans certains passages de son dernier livre .
    J'ignore si le tetras fait un bruit de casserole mais les nuages sur la photo ne sont pas comme celui dont il parle . Ceux là ont toutes les chances de rester plus longtemps ; beaux cumulus, avec de belles bases, formant une belle rue de nuages . C'est ceux que nous aimons en vol libre ; nous montons dans les courants ascendants dessous jusqu'à arriver aux "barbules", juste dessous le nuage , que l'on peut alors quitter pour un autre et ainsi de suite pour faire une jolie ballade en volant , tranquillement , paisiblement !!
    Belle nuit sous les étoiles à tous.

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  26. Rachel.....si nous additionnons les nocturnes ,les samedi parfois à l'étranger aux horaires de travail officiel du Dr André ,je pense qu'il mérite des vacances qui ne sont surement pas oisives . Il pense même à nous en ramener une carte postale qui arrive ce matin !

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  27. Pascale A, vous faites du vol libre ? Les sensations doivent être fantastiques !
    J'ai toujours pensé qu'il faudra que je fasse au moins du parachute une fois dans ma vie, même si j'ai très peur des hauteurs et du vide ... mais j'adore grimper, les montagnes, aux arbres ou sur le toit pour couper les branches qui usaient le bardeau.

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  28. Anonyme (23h12), je ne parle pas de mérite ni d'oisivité mais je dis plutôt que je trouve fantastique de pouvoir avoir autant de pause. Si je le pouvais j'en ferais autant sans aucune culpabilité. Je ne comprends pas trop ton message en fait. Je sens un peu de reproche. Est-ce bien le cas?

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  29. Beau témoignage du Dr André , belle "plongée dans l'Humain" et merci . Cela tombe bien , le jour de l'enterrement de Jean Ferrat..
    Pour "Boulezail",le saut en parachute est un saut et non du vol; cela doit apporter d'autres sensations(billet d'hier).
    Bonne fin de journée

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