C’est un chien sur le divan d’un psychanalyste, qui, peut-être après des années et des années de cure, lui demande tout à coup : «Vous voudriez bien me gratter la tête ?»
J’adore évidemment le côté absurde du dessin, mais aussi tous les messages qui en découlent. J’adore cet humour qui parle de notre besoin inné de tendresse et de contact physique, qui finit toujours par déborder à un moment nos efforts pour les canaliser par des mots. Et j’aime qu’on me rappelle ce côté animal en nous, toujours déconcertant et parfois désopilant lorsqu’il resurgit aux moments où on ne l’attendait plus...
Illustration : Leo Cullum, The New Yorker.
S'il s'agit effectivement d'un psychanalyste je suppose, qu'il va rebondir sur " gratter la
RépondreSupprimertête???...., Chercher des poux ???.."
S'il s'agit d'un TCC iste il lui proposera la technique " Avantage/ désavantage" , si le psy a un peu laissé tomber Beck pour Teasdale and coo , peut être un petit bodyscan de toutes les sensations découlant du grattage de tête et si notre psy est lui-même saisi par un besoin de tendresse je ne doute pas qu'il s'exécutera tout en suçant discrètement son pouce ....
C'est Woody A , le nom du chien ,n'est ce pas ?
RépondreSupprimerSuper ! ce dessin ce matin. Je pars au travail avec une envie de rire et je crois que je connais ce psy cravaté , aussi .
En fait il s'agit d'un jeu de mot...
RépondreSupprimerHumour anglo-saxon.
Le thérapeute bienveillant communique ce supplément d'âme au patient et facilite ainsi sa réconciliation avec lui-même.
RépondreSupprimerLa bienveillance passe par le corps, en général elle est véhiculée par une douceur de voix, un vibrato régulier et apaisant sur lequel on peut se caler en confiance.
Mais on peut aller plus loin dans la projection : à quand la psychothérapie doublée d'un massage du cuir chevelu par exemple ?!
Et ces petits cadres..ce sont des diplomes ..non merci pas de grattage de tête ce matin.
RépondreSupprimerOuaih ? Le côté animal débordant ne saute pas aux yeux , DOC ! ... Parceque dans son petit costume étriqué , le pauvre clébard il est pas prêt de se lacher , d'enlever son collier , de quitter son maître adoré , de renoncer à sa gamelle de patée ... et devenir un chien érrant . Alors quoi ? ... Aprés des années de psy-canalisation il accéptera enfin son rôle de clébard . IL comprendra enfin qui est le maître . IL positivera tout ça et il sera enfin heureux .......
RépondreSupprimerJ'ai demandé à ma prof d'anglais pourquoi les anglais adorent autant les animaux à l'instar d'ailleurs de la reine qui organise des tea party auxquels sont conviés les maîtres accompagnés de leur meute.Dans les romans de Jane Austen,les chiens sont dans la chambre, sous la table etc...
RépondreSupprimerRéponse de ma prof:
"Nous anglais, n'embrassons pas nos enfants,ne devons pas étaler nos états d'âmes, c'est pourquoi nous pratiquons si bien l'humour et nous déversons la tendresse sur nos animaux."
Le chien de ma prof trône sur le canapé du salon...
Bonne Journée
En fait c'est un client humain qui est représenté en chien . Le psychanalyste lui est représenté en humain . Chez les humains comme chez les chiens les relations sociales sont hyérarchisées . IL y a les dominants et les dominés . Là , le dominant est les psychanalyste , le dominé est le client . Finalement le cadre est normal . Le but de la thérapie est à l'évidence la normalisation du client qui souffre de ne pas connaitre sa place au sein de la hiérarchie . La guérison viendra pour lui avec l'apprentissage de cette place . Place qu'il doit interioriser pour pouvoir alors l'occuper "librement" dans la hiérarchie sociale . Donc nous avons là une parfaite illustration de cet adage de la novlangue : " La liberté c'est l'ésclavage " , c'est à dire un ésclavage accépté qui rend "libre" . Renoncer à son égo individuel pour s'intégrer à l'égo colléctf de la meute , du clan , de la race qui est au dessus de tout . Et savoir éventuellement se sacrifier pour sa race . Ainsi le client-chien pourra devenir un sur-homme grace à sa cure psychanalytique .
RépondreSupprimerBienheureux ceux et celles qui savent prodiguer et accueillir des gestes, des paroles, des silences qui confortent, cicatrisent et apaisent.
RépondreSupprimerUn chien qui aboie, pourquoi pas? Si cela peut le défouler ; mais il ne peut mordre que qui veut être mordu...
Bonne journée
Je vis entourée de chats je me suis surprise à dire vétérinaire au lieu de médecin ! Me prendrai-je pour une chat, moi qui ne peins qu'eux et leur ai même consacré un blog ?
RépondreSupprimerLe client-chien n'est humain que par son costume . IL occupe une position de soumission , couché sur le dos il offre son ventre à la caresse du Maître en signe de soumission . IL demande la caresse du Maître psychanalyste ...
RépondreSupprimerLe psychanalyste est humain . IL a une tête d'humain . IL sait écrire . IL a des diplomes d'humain . IL connait le client-chien . IL le domine par sa position assise sur son trone et par son savoir ...
Le client-chien , lui ne le connait pas mais s'identifie à lui et veut lui ressembler ...
La caresse sexuelle serait évidemment un signe d'accéptation du client-chien par le Maître .
Le client-chien veut s'homminiser et pour cela il apprend à parler l'homme ...
Mais , le client-chien a un peu une tête de mouton au fond ...
Le psychanalyste serait-il son bon-berger ? ...
Ainsi apparait la hiérarchie sociale : Mouton-Chien-Berger ...
On ne voit pas sur le dessin le supréme degrés de la hiérarchie qui est le Boucher qui représente la Mort vers laquelle ils s'acheminent ensemble . Mais sans doute sont-ils déja morts , figés dans leurs rôles si bien dessinés et si gris .....
Il y a des clients-chiens et des chien-chiens et une chienne qui squatte et blablate
RépondreSupprimerLe client-chien a des yeux hallucinés . Peut-être a-t-il une vision ? La vision du Paradis des gentils Toutous , un monde de saucisses résplendissantes , de gamelle toujours pleine , de canapés accueuillants ... Et tout en haut de ce Paradis Le Dieu-Sussucre d'une blancheur immaculée avec sa Barbe-à-Papa préside et rend la justice d'un simple mot qui résonne dans sa tête de client-chien : " Sussucre ! ".....
RépondreSupprimerEt sur son carnet le psychanalyste a notté ce mot : Sussucre . Et lui aussi commence à réver au Paradis perdu , au sein de sa Nounoue qui était si sucré ... Et il s'endort doucement auprés de son gentil client-chien .....
Merci docteur pour ce moment d'humour et merci Hélène, j'ai adoré votre message (tout ce qui "touche" aux anglais m'intéresse énormément)
RépondreSupprimerJ'ai le sentiment que c'est ce patient-chien qui apportera plus au médecin que l'inverse.
C'est incroyable ce que les animaux peuvent nous apporter. Mes enfants n'imaginent pas la maison sans chien, mes vieux parents non plus ! Ceci dit, chez moi, le chien reste un chien (et ne peut en aucun cas se vautrer sur notre canapé :))
Docteur, avez-vous déjà fait l'expérience de confier, pour un moment, un animal à quelques uns de vos patients (ceux qui ne sont pas susceptibles de lui faire de mal bien sûr) ?
Ce dessin peut effectivement avoir plusieures significations, "Se gratter la tête", c'est parfois le geste que l'on fait lorsqu'on réfléchit.
Oui, c'est tellement drole, tellement vrai et tellement absurde !
RépondreSupprimerTous les patients souhaiteraient tellement un bisou du psy, voire mieux,
ce qui on le sait, serait bien la pire des choses pour eux...
Allez, une promenade au soleil ca remplace bien le bisou du psy !
Oui en fait c'est ça : Le client-chien n'est pas un chien mais une chienne et elle voudrait que le psychanalyste la prenne là ! tout de suite ! comme une bête ! Et qu'il la fasse hurler de plaisir : " HOUOUOUOUOUO OU OU ! "...
RépondreSupprimerMais elle n'ose pas l'avouher , alors elle cherche une petite consolation en demandant une petite caresse sur la tête .... Ce qu'elle ne sait pas c'est que le psychanalyste se dit : " Cette chienne de cliente je me l'enverrais bien là ! tout de suite ! comme une bête ! parceque je suis une bête de sexe moi ! Et je la ferais hurler de plaisir ".... Oui mais voila , entre eux il y a ce ... de canapé ... Alors le psychanalyste écrit compulsivement UN MOT un seul , toujours le même sur son petit carnet : SUSSUCRE ! Oui sussucre , et ce petit mot résonne dans sa tête SUSSUCRE SUSSUCRE SUSSUCRE ! .... Et il écrit écrit écrit sussucre sur son carnet et il en a déja écrit des centaines comme ça , avec ce seul mot : SUSSUCRE !!!! et il sent qu'il va craquer et et et que et que et queue ..... " AAAH ! SUSSUCRE ! ".......
Bourvil et sa "tendresse", avec sa voix qui se marie si bien au titre :-)
RépondreSupprimerEt puis les paroles...comme une caresse(ou une lance en plein coeur, selon les périodes de chacune et chacun...):
http://www.youtube.com/watch?v=o86mEEmYX_U
Il y a aussi cette petite phrase qui me plait bien:"sans la tendresse, l'amour ne serait rien"
Une chanson qui me fait perler des yeux, ces jours-ci, un peu gris...
Bonne soirée!
Cette petite phrase:"sans la tendresse, l'amour ne serait rien"
Oups, petit dédoublement de phrase de ma part, déso :-)
RépondreSupprimerça m'ennuie un peu que vous ne répondiez jamais aux commentaires postés...
RépondreSupprimerAlors je ne vous dirai pas que ...
Tout en vous inspire la tendresse : vos yeux tombants ( tjrs un peu inquiets ), votre doux sourire et votre voix qui sait bercer...
Je suis sûre qu'ici même, il y en qq unes ( et ptêt même qq uns :-p, qui distribueraient des câlins sans compter et sans contrepartie aucune hormis celle de voir que cela peut vous procurer ;-)
Autres anonymes exprimez votre tendresse au moins virtuelle au doc !
...de voir CE que cela peut vous procurer...
RépondreSupprimer11-13
L'autre jour, je me suis allongée sur mon lit, sur le côté. Mon gros matou et venu aussitôt se coucher, en s'accotant sur moi comme un chaton sur le ventre de sa maman. D'ailleurs les proportions sont presque les mêmes. Et, cette fois, au lieu de le caresser comme un humain caresserait un chat, j'ai eu l'idée de caresser ses joues, son museau et sa tête avec le revers du doigt, en remontant, comme une maman chat le ferait lorsqu'elle lèche ses petits. Il semblait aux anges. Sa façon d'écraser ses oreilles, de fermer les yeux très fort, tout en ronronnant et en pétrissant le lit de ses pattes avant, lui donnait vraiment l'air d'un bébé chat.
RépondreSupprimerCe n'était pas un rapport de domination soumission. D'ailleurs, avec le chat, c'est impossible. Même s'il lui arrive d'apprécier la compagnie et même les calins avec ses congénères comme avec l'humain, il n'y a pas de hiérarchie. Le chat est bien trop opportuniste pour cela. Il essaie, fait mine de laisser tomber à l'aide de toutes sortes de subterfuges, et essaie de plus belle. Mais il ne se laisse jamais enfermer dans une petite case bien définie.
D'ailleurs, la plupart du temps, je l'appelle "mon gros macho". Lorsque je suis assise et qu'il est sur mes genoux, il se lève doucement, pose une patte sur mon épaule, l'autre sur ma tête puis me la renverse brusquement en avant pour venir me chatouiller délicatement la nuque de son petit nez froid et humide et ses longues moustaches.
Avec le chat, et lorsqu'il le veut bien, c'est un rapport de confiance et d'abandon mutuel où on échange les rôles. Ce sont des moments de tendresse intense, d'animalité profonde. Et l'autre jour, durant quelques minutes, mon gros macho de 6 ans est devenu le chaton que j'ai adopté, à l'âge de deux mois, et moi, sa maman chat.
Les enfants manifestent ce besoin de contact physique auprès de l'adulte et cela se traduit parfois par une 'bagarre' simulée ou poursuite avec des manifestations de joie .
RépondreSupprimerAu Maghreb, deux hommes se tiennent par la main amicalement (mais d'autres gestes ,banaux à nos yeux, sont répréhensibles).
Prendre par les épaules un ami de sexe opposé ou pas témoigne d'un partage heureux.
L'embêtant c'est toujours l'ambiguité apercue dans le regard des autres. Comment se comportait l'homme préhistorique? avant les codes et sentiment de propriété et jalousie..
Ce qui m'a fait rire, c'est le "après des années et des années de cure", méchant petit clin d'oeil aux psychanalystes.
RépondreSupprimerMais vous savez, Dr André, j'ai suivi une thérapie TCC durant quelques mois, et je ne sais pas si c'était une psychanalyste qui tentait de se recycler, mais c'était pas fort, son affaire ... c'était bien parti pour durer des années aussi, vu la grosse rechute que j'ai fait grâce aux "bons soins" de cette psy.
Finalement, c'est comme la "guerre" automobilistes-cyclistes-piétons, c'est plus dans l'égo que dans le mode de locomotion que ça se passe.
Exact...je n'avais pas relevé ce "après des années et des années de cure"...faut croire que tous les psy ne parviennent pas à trouver quels sont les besoins/manques de tous leurs patients. Celui qui pour la première fois a "inauguré" les "free hugs" n'était pas psy, je pense.
RépondreSupprimersinon, ce billet me fait également penser à une séance du film "Profs" avec Patrick Bruel, celui où le prof de sport qui a flashé sur une femme (je ne sais plus si elle était prof aussi) voudrait s'envoyer en l'air avec elle, vient le moment tant attendu où il entre dans une chambre avec elle, et là, grande déception...elle lui dit de s'assoir dans un coin de la pièce, le coin opposé au sien, et lui demande de la caresser virtuellement.
C'est certes un vieux film, mais beaucoup de scènes me font encore rire. Quand j'entends mes filles parler de certains de leurs profs, je les envie, il a des moments où il doit être vraiment difficile de garder son sérieux ! Qui n'a pas en mémoire le souvenir d'un prof un peu "space" ? :)
Je vois aussi dans ce dessin quelques maniféstations des stéréotypes de l'inconscient colléctif . 1° Assez banal , le désir sexuel exprimé comme animal puisqu'instinctif .
RépondreSupprimer2° Moins banal , la représentation de la personne malade mentalement ou psychiquement sous une forme animalisée . Et là on rejoind le discours des Nazis pour lesquels les "FOUS" étaient des êtres se situant dans la hiérarchie du vivant entre l'animal et l'humain ...
Et oui , le regard thérapeutique sur les "malades" est souvent comparable au regard éthologique sur les animaux .
La béstialisation des "cas" est un bon instrument de domination scientiste , DOC .....
J'ai appris très récemment "qu'il ne faut pas" regarder les chiens dans les yeux. Cela ferait ressortir leur loup archaïque et ils auraient envie de me manger ! J'ai répondu que je ne cesserai pas de le faire parce que tous ces chiens que j'ai croisés ont plus débordé de tendresse que de violence... Mais je ne conteste pas que ce soit tout simplement leur véritable âme de loup que j'ai percée...
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