
C'est une drôle de scène à laquelle j'ai assisté l'autre jour dans le TGV.
À quelques rangées de moi, une demi-heure après le départ de Paris, j'entends monter des jurons, à intervalles réguliers : "Putain ! Non, mais c'est pas possible ! Putain, putain, putain !" Et ça dure comme ça, sporadiquement, pendant un bon moment.
C'est un monsieur habillé en jeune cadre branché, assis tout seul, qui tempête devant son écran d'ordinateur. Tout le wagon jette des regards étonnés ("qu'est-ce qui lui prend ?"), inquiets ("est-ce qu'il va nous faire une crise de nerfs en direct ?") ou agacés ("il va un peu la boucler ce zozo énervé ?").
Puis le gars se calme tout seul. Au bout d'un moment, il se lève et va se chercher une bière au wagon-bar. Et il s'endort.
Je me demande sur quelle galère informatique il était tombé ? Et quelle vie ultra-stressante il doit avoir, pour se lâcher comme ça en public, devant tout le monde ? Moi, ça m'arrive aussi de m'agacer dur, surtout quand mon ordinateur me fait des misères, mais quand il y a du monde, je la boucle, je n'ose pas gémir et rouspéter à voix haute. Si je le fais, c'est in petto.
Lui il assumait : très fort en affirmation de soi, peut-être un peu moins en gestion du stress...
Illustration : des fois on s'énerve trop, et on fait n'importe quoi (photographie d'Elliott Erwitt).
Les gens qui vivent seuls prennent souvent l'habitude de parler tout seul . (tout seul ?)
RépondreSupprimerLes vieux bergers dans la montagne par exemple .
Mais il existe d'autres façons d'être seul .
A qui parlent les gens qui parlent seuls ? ...
A cette foule dans leur tête ? Toutes ces têtes en une seule tête qui tempêtent , qui se tiennent tête à tue-tête-à-tête ...
On pale à qui lorsqu'on parle , de toutes façons ? ....... au téléphone ou devant "Lord Dinateur" ce grand dévoreur de têtes , réducteur de têtes , chasseur de têtes ... et pour quels canibales Lécteurs ? ....
Je viens de terminer mon contrat ds une boite que j'aimais bien. Mais ces derniers temps, au niveau humain, je ne m'y retrouvais plus du tout, des attitudes, des faits m'énervaient! Je me suis surprise à m'exprimer haut et fort. Ben...ça fait du bien! Pourtt j'avais l'impression "de perdre le contrôle" car je suis une personne qui observe mais ne dit rien, restant ds une réflexion intérieure plus "comme il faut", plus fataliste aussi. Mais là, non..
RépondreSupprimerOui, ça fait du bien et le ciel ne m'est pas tombé sur la tête. Bien sur, le contrat s'est arrêté mais c'était prévu. Aucun lien de cause à effet. Accepter..ne pas se nier toujours ds ce que l'on ressent, vit par rapport aux autres.
Bonne journée!
Bjr,
RépondreSupprimeralors mon collègue et moi nous énervons comme des malades (ordi qui plante, demande de dernière minute de la part de l'actionnaire...) et en général tout le monde en profite: ça aide (les gens viennent nous dire: Ben alors?), ça fait passer la rage (solidarité entre le collègue et moi; pas question d'être les seuls à souffrir). Entendu ce n'est pas la grande classe mais qu'importe!
Bonne journée à tous
B.A.
De mon côté, c'est comme vous Docteur: je m'énerve facilement à l'image du voyageur de votre billet, mais lorque je suis seule (ou, hélas, en famille), alors qu' en public ou au travail, JAMAIS... Je me suis souvent demandé comment cela se faisait car il me semble impossible (j'ai essayé!) de contenir ma colère si ce n'est en public!...
RépondreSupprimerComme ces clochards qui apostrophent le monde entier et qui du fond de leur alcool ont pris l'habitude de parler à DIEU qui lui toujours leur répond , puisque les humains normaux ne leur répondent jamais .
RépondreSupprimerComme ce chien de ferme attaché à sa chaine trop courte et qui aboie jours et nuits sans répis sans repos ... et qui , lorsque les maîtres en ont trop marre de l'entendre gueuler et lui foutent des coups de pieds , alors va s'arréter un peu un instant , juste le temps que son désépoir redevienne plus violent que sa douleur .......
Comme cet enfant trop maigre , trop petit pour age et qui n'en finit plus de pleurer ..... de se noyer en cet océan de chagrin ......
Comme cette vieille femme qui marmonne on ne sait quels imprécations noirâtres chaque fois qu'au village elle croise quelqu'un ... et qu'on appelle "La Sorciére" en ricanant méchament .....
Une bonne manière de faire baisser le "hontomètre" pourtant, que de se "lâcher" en public ! ( je sais, on peut aussi lire les stations de métro à haute voix...)
RépondreSupprimerMais est-ce que ce ne serait pas encore une histoire de "lâcher-prise" et d'accepter l'image imparfaite qu'on va renvoyer de soi ?
( Je n'y arrive pas non plus pour l'instant, mais ça fait quelques dégâts à l'intérieur de tout garder...)
Imparfaits, libres et heureux !
;-)
C'était un TGV pour Toulouse ?
RépondreSupprimerputaing con !
Pffff
RépondreSupprimerBonjour,
RépondreSupprimerPeut etre qu'il a un syndrome Gilles de la Tourette ? Il faudrait lui laisser le benefice du doute...
Bonjour tout le monde!
RépondreSupprimerEt si cet homme n'avait peut-etre pas eu de galère informatique? Si cet homme avait lu 1 mail, 1 mail qui l'aurait désespéré? 1 mail de rupture de son employeur ou bien de sa femme qui le quitte? Comment peut-on s'endormir dans 1 train après avoir péter les plombs comme cela et devant tout le monde en plus? Pour moi c'est comme 1 fuite. Moi aussi j'aimerai bien pouvoir dormir d'un coup et longtemps quand la vie est trop dure...
Désolée pour la tristesse de mon commentaire
Bonne journée qd même
Aline
peut être faisait-il un exercice de TCC?
RépondreSupprimerBon, moi dans ces cas-là, je rigole d'abord doucement et je dis "On ne dit pas putain, on dit Madame !" Et tout le monde sourit !
RépondreSupprimerPeut-être une façon plus "tantrique" d'exprimer ses émotions.
RépondreSupprimerPeut-être qu'exprimer sa colère plutôt que de la garder en lui tel un poison lui a permis de s'endormir paisiblement.
Bonne journée à tous.
Si il y a bien une chose que je fracasserai sur le mur, c’est mon ordinateur ! En public, je crois bien que je ne pourrais pas étouffer un juron, si par exemple , je m’installe tranquillement, j’écris un texte de deux pages et par je ne sais quel erreur de frappe, j’annule tout sans avoir enregistrer, bien sur. Souvent c’est seul dans mon bureau sans en faire profiter tout le monde, ou alors chez moi avec comme auditoire la famille. La répétition d’un juron ( ou de plusieurs, bien plus vulgaires!) est un bon outil de décompression qui finit, parfois, par me redonner le sourire après avoir laché ma colère. J’en arrive même à me sourire tellement je deviens ridicule à gueuler comme cela et transforme ma colère en clownerie.
RépondreSupprimerC’est la répétition des jurons en public qui est plus étonnante. Cà ressemble à un comportement bocal où l’extérieur n’est qu’un décor à son monde intérieur. Peut-être la suite d’un dialogue virtuel, seul devant son écran. Cà peut-être « C’est tellement dur ou chiant ce qui m’arrive que les autres doivent bien le comprendre, non ? » mélange de rage et de desespoir, qui traduirait même une envie de partager… Ou alors « j’men fous des autres, je gueule comme un ours quand j’ai envie de gueuler comme un ours ! », mais je pencherais plus pour un cri en vase clos.
Un TGV, des centaines de gens assis les uns à côté des autres, des centaines de vies rangées sur des sièges, des centaines d’histoires, de gens qui ont vécu, vivent et vivront des joies et des peines, des centaines de gens assis sagement, souvent silencieusement, des écouteurs sur les oreilles, un livre, un ordinateur ou une plaie-stécheune devant eux, des centaines de gens qui s’ignorent (si signor), et puis d’un seul coup au milieu de ce ventre mou un individu se met à exister, à se distinguer et tout le monde s’inquiète, s’indigne, personne ne va lui demander ce qu’il a, on préfère imaginer, s’interroger, avant de réintégrer la torpeur de son petit monde perso. Comme c’est intéressant !
RépondreSupprimerEntendu dans l'autobus il y a quelques jours deux hommes qui se parlaient. L'un dit à l'autre : " Je ne prends plus rien le matin, seulement deux cachets le soir pour dormir. Je vais beaucoup mieux, d'ailleurs maintenant je souris ", et il fit un sourire très exagéré avant de reprendre un regard totalement inexpressif
je prends régulièrement le TGV et j'ai aussi eu à partager ce genre de colère contre ce diabolique ordinateur........ mais ce qui m"a toujours amusé ce sont les conversations au portable à voix hautes, du style et que cela reste entre nous ( et nous les voyageurs on ne compte pas)....... surtotu lorsqu'il est question de virer 30 personnes pour faire plaisir au futur repreneur ....anthonie
RépondreSupprimerPrendre le TGV, le train ou le tram est un de mes plus grands "petits plaisirs". Je suis dans un film et si quelque chose d'extraordinaire ou simplement quelque chose qui sort de l'ordinaire se passe : je suis ravie de la tournure que prend le film ;)
RépondreSupprimerMerci pour ce blog
Et comment aurait-il réagit à :
RépondreSupprimer"Je suis psy, est-ce que je peux qq chose pour vous?" ( A deux mètres, on ne sait jamais et avec sourire un non équivoque )
Après tout, lorsque qq'un se blesse, un médecin présent est sensé lui porter/prêter assistance...
Un pétage de plombs est-ce si différent?
Et puis ce comportement avait forcément une fonction:
Eviter ou obtenir qq chose ou les deux à la fois
-Eviter une tension interne devenue trop grande ?!!
-Obtenir l'attention bienveillante des autres voyageurs pour partager socialement son émotion, ce qui lui aurait probablement fait du bien...
Mais l'émotion dominante pour les spectateurs semble être la peur:
-Peur de paraître ridicule
-Peur de nous mêler de ce qui nous regarde pas
-Peur de se faire envoyer paître
-Peur de s'engager et de ne pas savoir faire marche arrière
-Peur de découvrir qq chose de dérangeant...
-....
-....
ça serait bien que j'apprenne à me relire...rectif de mon commentaire donc
RépondreSupprimer...( A deux mètres, on ne sait jamais et avec UN sourire non équivoque ;- )...
-Peur de nous mêler de ce qui NE nous regarde pas
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J'en profite pour dire que j'aime bien le commentaire de " Le chemin du bonheur "
Je vis seule . Je me parle à haute voix tout comme je parle à ma chatte et ma chienne. Il m'arrive en public de me parler à haute voix. Aussitôt , je m'excuse et plus souvent qu'autrement la ou les personnes autour me disent " on fait tous cela" ou d'un accord tacite nous rions de bon coeur . Alors rions tous allègrement !
RépondreSupprimerGD
Ce petite histoire me fait penser au stage de "chirurgie pédiatrique"que je suis pour l'instant.
RépondreSupprimerDe manière générale, les chirurgiens, anesthésistes, infirmières qui travaille dans cet environnement sont sympas et calmes. Il le faut bien avec les enfants.
Mais voilà, il y en a une qui échappe à ce lots des "calmes"...une chirurgienne, brillante certes, et aimables avec nous au demeurant.
Mais une fois brossée, stérilisée, au commande de l'opération le spectacle peut commencer:
Bien des insultes traversent le bloc, son ton se hausse... des "enfin mais Allez!!" à ses assistants ou..."NON!!! les tiens pas comme ça les écarteurs, MAIS je ni vois rien!"...elle souffle, s'impatiente et
elle est la seule à s'énerver. Tout le reste du bloc en fait le contraste.
Au début j'en rigolais, étouffée dans mon masque, ensuite je me disais que ça ne devait pas être facile à accepter pour les autres.
Mais la réalité en est tout autre, personne ne s’offusque, ne se plaint. Après l'opération cette dame reprend son sourire, sa sociabilité sympathique. Elle est respectée et reconnue comme un bon toubib.
Et moi, observant cela de l'extérieur je trouve que c'est génial.
Personne ne lui en veut; elle, elle ne se la joue pas pour autant.
C'est une de ses particularité, on l'accepte tout simplement et on se réjouit qu'ils ne sont pas tous comme ça, les chir.
:-)
DR ANDRÉ ,
RépondreSupprimerQuand "SYMBIOFEEL INTERACTIVE MÉDITATION" sera disponible au Québec ?
Merçi GD
Et puis ?
RépondreSupprimerCa ne vous est jamais arrive de perdre (ou croire perdre) le travail d'un mois par une manip info malencontreuse...?
RépondreSupprimerMoi si, et je peux vous assurer que tgv ou pas, ca donne sacrement envie d'exterioriser...
Apres on peut debattre sur le juron, Putain, Madame, Bordel... c'est selon...
Je pense qu'il a du retrouve son fichier et c'est pour ca qu'il s'est endormi... heureux mais secoue par l'emotion...
Elle est pas mal cette histoire, moi elle me fait sourire...
Et puis oui, moi aussi, quand je suis seule ou que je trouve que personne ne semble me comprendre, je parle a mon chat, tout haut... et d'ailleurs il me repond en general...
A la lecture du message, j'avais pensé qu'il venait d'envoyer un mail un brin sexy et qu'il s'était planté de destinataire (supérieur hiérarchique, sa mère..)
RépondreSupprimerParfois quand j'explique une situation problématique à quelqu'un, le fait de m'entendre détailler les choses me fait prendre conscience de ce qui cloche exactement. Et il arrive que je n'attende même pas la réponse de mon interlocuteur pour arriver à une solution. Dans ces cas-là, parler à soi, à ses casseroles où à ses amis, le résultat ne change pas vraiment... Je pense que c'est une manière de se rendre compte des choses, que de les exprimer à l'oral.
RépondreSupprimerA moins que ce ne soit le fait d'être écoutée par quelqu'un d'autre qui m'incite à m'écouter moi-même avec plus d'attention ? Je ne sais pas.
Il n'empêche que je trouve ça étrange de se défouler via des mots. C'est vrai, pourquoi un "putain" nous défoule plus qu'un "punaise" ou qu'un "purée" ?
L.U.W.
PS : Ecrire un commentaire contenant plus de questions que de réponses, je me demande si ce ne serait pas un bon petit symptôme de manque de confiance en soi. Même par internet et même sous le nom d' "anonyme", on n'a pas envie que quelqu'un critique ce qu'on a dit. Parce que moi je sais que c'est moi qui ai dit ce que j'ai dit. Haaa... !
Et moi à la lecture du titre, je me suis réjouie un peu trop vite en me disant :
RépondreSupprimer"Chouette, inespéré ... le Dr André se lâche ! allons voir...
Moi aussi, j'ai toujours mis un point d'honneur à garder mon calme en public. C'est d'ailleurs cette force qui m'a permis d'endurer des insultes et des humiliations pendant des années et croire naïvement que j'allais échapper à cet enfer un jour.
RépondreSupprimerOr, en 2008, mon généreux employeur qui touchait des subventions pour aider des personnes en difficultés, et qui prévoyait même des séances d'informations sur le harcèlement psychologique au travail, non seulement persistait à considérer mon épuisement comme de l'indiscipline qu'il fallait "matter" à tout prix, mais continuait tellement à encourager un collègue à me harceler psychologiquement que celui-ci étendait son harcèlement au physique, s'en prenait ensuite à d'autres collègues puis à des intervenants externes.
Un jour donc, que je venais encore de recevoir des leçons de morale de cet employeur généreux (-sement subventionné, et qui souhaitait en fait mon départ pour arrondir son budget, mais je l'ai compris trop tard), j'ai pris la tour d'un ordinateur et l'ai jetée violemment sur le sol. Il me restait encore assez de calme et de lucidité pour choisir un ordinateur qui était destiné au recyclage, et pour le jeter à la verticale, juste à mes pieds, afin que les morceaux ne rebondissent pas dans tous les sens et ne blessent pas mes collègues qui me regardaient ébahis. Je l'ai calment ramassé et rejeté de la même façon deux autres fois. Puis je me suis dit : "J'en ai eu assez."
Mes sensations :
1) le langage humain s'était avéré d'aucune utilité. M'exprimer d'une autre façon s'était donc imposée à moi, incontournable. Même si, finalement, cela n'a servi qu'à mon généreux employeur qui s'est fait rembourser (sur ma maigre paie) un ordinateur au prix d'un appareil entier et reconditionné, au lieu des quelques dollars qu'il a quand-même reçus pour le cuivre et le plastique.
2) dans mon cas du moins, comme dans un vase communiquant des émotions, l'intensité de la honte de m'abandonner à un acte non accepté socialement apaisait considérablement les sentiments mêlés et la douleur intolérables qui m'ont poussée à cet acte.
3) pour avoir une meilleure idée de ce que je ressentais (et ressens encore), lisez "Stupeur et tremblements" de Amélie Nothomb, ou regardez le film. Je l'ai revu à la télé hier soir justement, et mes tremblements ont recommencé. Je ne sais pas si c'est de la colère, de la peur, ou les deux, mêlés d'un implacable sentiment d'impuissance, d'horreur et de solitude (au sens d'abandon-trahison-isolement).
Hello Boulezail,
RépondreSupprimerIl doit être 22-23h chez vous; il est 4-5H du mat à Paris.
Le sujet de ce jour me fait penser aux USA où les jeunes de plus en plus jeunes utilisent le mot fuck à toutes les sauces, même devant leurs professeurs...
Cependant j'ai beaucoup aimé la Nouvelle-Orléans, et je m'y promenais souvent à minuit dans les quartiers noirs où l'on entendait des groupes de musique Gospel.
Ce sont des chants qui expriment la colère, les sentiments d'injustice et d'abandon d'un peuple mais qui finissent toujours par cette idée : "A Toi, Mon Dieu je remets mon esprit."
Pour un bouddhiste, j'ai beaucoup aimé cet état d'âme.
Bon courage à vous
Hé, Boulezail,
RépondreSupprimerEncore un petit mot, on conseille aux cadres aux USA de proférer des jurons, mais sans volonté d'offenser, juste pour se libérer de leur trop grande émotivité pour pouvoir être plus dynamique. Faites-le "in petto" de temps en temps si cela vous gêne, cela peut faire du bien.
Pas toujours facile de protester "in petto", Anonyme (12 octobre 2010 05:07), n'est-ce pas ? Si cela fait tant de bien, pourquoi ne l'avez-vous pas fait vous-même ?
RépondreSupprimerje trouve que certaines scènes dans les trains sont fascinantes!! La dernière fois, je vois arriver un couple de jeunes gens dans le compartiment puis la jeune fille s'aperçoit soudain qu'elle a oublié un de ses sacs dans le train précédent et commence à s'en énerver. Son copain se décide alors à aller vite le récupérer...et comme dans un film, on le voit courir sur le quai, redescendre les escaliers et je me demande vraiment s'il va revenir avant que le train ne parte!
RépondreSupprimerIl était vraiment moins une avant la fermeture des portes mais il réapparait à temps avec le sac de la jeune fille.
Sur le coup, elle est soulagée e remercie son " super héros" avant d'aller appeler ses parents.
Puis, au cours du trajet, sans vraiment savoir pourquoi, je m'aperçois qu'une dispute éclate entre eux! Je vois en reflet dans la vitre les larmes qui coulent sur les joues de la fille qui refuse tout geste de consolation de son compagnon. Et avant que le train n'arrive à Paris, elle sort sa trousse de maquillage et se refait une beauté.
Je les quitte en me demandant comment le reste de la journée a pu se dérouler pour eux!!
good information,thank you
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