mercredi 6 octobre 2010

Malheur puis bonheur

«Quand les conditions du bonheur sont enfin réunies, nous nous sommes trop bien adaptés à celles de l’infortune : trop de corne pour les voluptés promises à nos tendres muqueuses.»

Éric Chevillard, L’Autofictif du 24 septembre 2010.

Pas facile de se laisser aller au bonheur, quand on passé beaucoup de temps à se battre pour sa survie. C’est Alexandre Jollien qui en parle parfaitement dans ses livres : il appelle ça «l’après-guerre». Se battre contre le malheur ne prépare pas à savourer le bonheur. On pourrait parler de reconstruction de soi...

27 commentaires:

  1. La lutte contre le malheur n'est pas la lutte pour le bonheur ,il me semble.....
    GD

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  2. Il n'y a pas grand chose chose à rajouter..si ce n'est en racontant sa vie...
    Accepter de fermer le livre; la fin de ce combat, c'est aussi dire aurevoir à nos meilleurs "amis" invisibles aux yeux des autres. Ami(e) ou ennemi(e), à la frontière de la paix, on ne sait plus très bien. Vais je arriver à conserver ces moments de solitudes, de pensées où mon esprit et mon corps n'appartiennent qu'à moi..
    Parlerons nous la même langue, partagerons nous les mêmes choses, les mêmes envies, les mêmes besoins, ttes ces questions résumées en une seule: est ce que je vais accepter de perdre cette part de moi habituée aux terrains torturés. Accepter aussi de laisser ceux qu'on aime un peu en arrière, toujours en se retournant de temps en temps pour leur donner envie d'avancer, leur faire comprendre que cela vaut le coup.
    Oui, bien entendu..n'est ce pas?
    Je vais réussir à déposer les armes et doucement m'en aller accueillir ce(eux) qui m'attend.

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  3. C'est vrai que j'adore ce petit Chevillard, merci Docteur André Monsieur Christophe.
    Moi je déteste "tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort"...Peut-être par manque de contexte, je trouve cette maxime fausse et dangereuse.
    Bonne journée

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  4. Mais que faire alors ? Continuer à cultiver le bonheur dans l'adversité, non pas en faisant le gros dos contre les épreuves mais en voyant les petites fleurs (méthode Coué) ?
    Je suis perplexe...
    Bonne journée à tous,
    B.A.

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  5. Je ne pense pas que dans nos vies nous distinguions si bien que cela la phase de lutte contre le malheur et la phase du bonheur . Les mineurs coincés sous terre sont censés être ds le malheur . 1: Ils vont réagir selon leur personnalité , certains feront rire les autres, d'autres vont accabler le sort....
    2: Quand ils sortiront ils ceux qui font rire les autres sous terre feront rirte les autres en racontant leur malheur et ceux qui accableront le sort continuerins de se plaindre en pensant que les sauveteurs ont pris trop de risque ou pas assez....

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  6. Oui … mais non. Parler de reconstruction de soi après le passage du malheur, de la souffrance, oui, mais la formule d’Eric Chevillard traduit plus, selon moi, le reflet d’un état d’âme qu’une relation directe de cause à effet. Je m’explique, enfin j’essaye.
    Pourquoi, l’adaptation aux infortunes de la vie réduirait l’intensité, la saveur du bonheur ?.Rêve -t - on d’un bonheur sans conscience, à l’instar de celui d’un nourrisson ou d’un état de béatitude constant ? Le malheur brouille la piste du bonheur, la parasite. Retrouver la voie est une première étape qui ne garantit pas la saveur du bonheur à retrouver, certes, mais à priori ne la diminuerait pas forcément. Je reconnais le bonheur, notamment à la saveur plus riche et subtil des fruits que j’arrive à cueillir. Maintenant les blessures du malheur peuvent rendre la marche vers le bonheur plus dure, mais sans systématiquement réduire la saveur des fruits. J’y vois là des accents de fatalité auxquels je n’adhère pas.
    « la lutte contre le malheur ne prépare pas à savourer le bonheur » La finalité de la lutte contre le malheur est d’abord d’en sortir, de décrocher l’hameçon. Ce n’est pas un apprentissage pour savoir plus tard jouir de l’existence et , en effet, çà ne prépare pas aux malheurs. Dans ce sens, je suis d’accord. L’inverse conduirait à prôner le martyr !. Mais je ne suis plus d’accord, si l’on considère la lutte contre le malheur comme un obstacle rédhibitoire à la jouissance des fruits du bonheur retrouvé, comme si la lutte contre le malheur ferait de nous des handicapés à vie du bonheur.

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  7. Je trouve qu'il existe des mots qui ne signifient pas grand-chose . Peut-être ont-ils trop sérvis et sont-ils usés , épuisés , fanés ? ..... IL y a des mots qui parlent , qui me parlent à moi en tous cas , et pourtant ils peuvent être trés anciens comme par exemple ces mots du poéte Homére : "L'aurore aux doigts de rose" ... J'adore ces mots . Bon , c'est le premier exemple qui m'est venue à l'idée . Ce doit être celui que je preferre ... Mais , il y a des mots qui ne me disent plus rien de rien . "Rien de rien" ça me fait penser à la chanson : " NON ! rien de rien ! ... NON ! Je ne regrette RIEN ! "..... Mais certains mots , alors là ... Néant total ... Et les mots "bonheur" et "malheurs" en font partie .
    IL y en a pleins d'autres comme "progrés"par exemple . Parceque ça veut dire quoi le progrés ? par rapport aux regrets ou quoi ?... Ou alors "environement" . C'est nul de parler de la nature en disant "environement" ........ Bon , y en a pleins en fait , mais voila : "amour gloire et beauté" par exemple ça me fait penser à un feuilleton à la con plus qu'à autre chose ...... Alors bonheur-malheur !!!! IL y a des coatchs pour ça ? non ? .... Tiend , "coatch" encore un mot horrible "coatch" , "coatching" , Beurk ! ..... Bon voila

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  8. Le bonbheur !Même dans le plus grand malheur il y a des instant de bonheur il faut savoir les reconnaitre les saisir ,un enfant qui rit, une fleur , une musique , une lecture , un sourire ,le soleil sur la peau . Regarder, écouter.

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  9. Se reconstruire ! comme si nous étions des modèles déposés, comme si nous étions des êtres définis, mais non, nous sommes des êtres perpétuellement en devenir, constamment en construction, et la vie n'est qu'une succession de passages et ces passages on les appelle (bien inutilement) malheur ou bonheur. Ce qui est angoissant c'est que je sais ce que je laisse derrière moi,mais je ne sais ce que je vais devenir, je ne connais pas celui que je vais être.

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  10. Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement..bien vu et bien dit Stephane.merci

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  11. Je te rejoins Zoé et j'ai failli écrire à peu près la même chose. Les mots " Bonheur , malheur " ne résonnent pas en moi de façon claire. Et les autres mots que tu cites, pareil. Je ne sais pas trop l'expliquer. Je dirais : parce que la vie. la vie, comme le courant, circule entre du positif et du négatif. Je préfère le mot sérénité qui évoque pour moi une capacité à se libérer , à réguler, pas dans un azur éthéré mais dans la vie avec ses hauts et ses bas, enfin quelque chose dans ce goût là.
    Puisque tu cites Homère, je cites un autre poète dont les mots souvent me traversent.


    "Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers,
    Picoté par les blés, fouler l'herbe menue :
    Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
    Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

    Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
    Mais l'amour infini me montera dans l'âme,
    Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,
    Par la Nature, - heureux comme avec une femme"

    Arthur Rimbaud.

    Merci Domisol.

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  12. " Fuir le bonheur de peur qu'il se sauve ..."

    Après une grand malheur, quand on se relève, si on se relève, on devient parfois étanche au bonheur, car le retrouver c'est se remettre en danger de le perdre et donc de souffrir à nouveau, de retomber ...
    La mémoire qu'a notre corps des douleurs physiques et psychiques. Je crois.

    Très bonne journée à tous.

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  13. Oui Stephane . IL y a aussi dans un poéme de Victor Hugo entre autres ces quelques mots : "L'or du soir qui tombe" . Avec "L'aurore aux doigts de rose" ... "L'or du soir qui tombe" c'est vrai à sang pour sang . Je l'ai vu souvent le soir dans la forêt , l'or tomber du ciel et se poser à la cime des arbres et en été avec les différents verts des feuillages c'est magnifique cette poussiére de soleil qui s'accroche aux feuillages. Mais il existe aussi une certaine heure du jour lorsqu'il fait beau en fin d'aprés-midi un instant que j'appelle l'heure rose . Un instant entre déséspoir et sérénité . En cet instant l'or et le rose se rejoignent et cet instant peut durer sans doute une étérnité suspendue entre déséspoir et sérénité ... et cet instant a une odeur un parfum de poire mure avec une pointe de citron sur fond d'azur . Et à cet instant précis la beauté du monde peut vous saisir et vous transpercer jusqu'à cet équilibre entre déséspoir et sérénité .

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  14. Alexandre Jollien, à travers ses oeuvres et témoignages, me donne cette impression d'un être qui s'est battu, à cause d'une infirmité acquise à la naissance, jusqu'à l'épuisement pour prouver en quelque sorte que sa force dérive quelque part de sa faiblesse. La Vie n'était pas généreuse avec lui et ne lui faisait pas de cadeaux. Et il a cherché et trouvé en la Philosophie une forme de sagesse de la raison, sans passions, mettant un bémol à ses révoltes contre les injustices de la Vie...


    Mais voilà, Bing! Il se retrouve avec une femme, des enfants, et à mon avis, pour lui c'est trop beau pour être vrai. Lui, qui n'avait jusqu'alors rien à perdre, se découvre en lui, malgré son parcours philosophique, un être passioné, jaloux, avec comme corollaire cette peur de perdre l'être, les êtres qui lui sont chers...


    Il me rappelle encore une fois le récit du sacrifice d'Abraham dans la littérature biblique. Abraham et sa femme Sarah ont réussi à avoir un fils, qu'ils ont nommé Isaac, qui signifie rire en Hébreu. Isaac, parce-que Sarah, qui avait pratiquement une centaine d'années, a ri quand on lui a annoncé qu'elle allait avoir un descendant car elle n'y croyait plus.

    Isaac est donc venu au monde et Abraham s'est rendu compte qu'il se laissait tyranniser par sa femme et son fils, à cause de sa passion et de son attachement pour eux. Jusqu'au jour où il accepta d'offrir en sacrifice Isaac à son Créateur. Rassurez-vous, il n'y avait pas eu d'infanticide. C'était juste un acte de détachement...

    Dans son livre "La Construction de Soi" qu'il avait voulu intituler initialement "Manuel d'après-guerre', A. Jollien nous fait part de l'art de goûter aux joies des cadeaux de la Vie, sans les laisser nous tyranniser... Vrai apprentissage du détachement, qui n'est ni renoncement, ni indifférence...

    BàV

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  15. Anonyme , ça m'enerve le coup d'Abraam et tout ça . Abraam était un crétin soumis à l'autorité et prét à obéir à n'importe quoi par lacheté morale et Dieu pour le lui montrer lui a donner un ordre monstrueux et par veulerie Abraam était prét à le faire . Mais Dieu lui a dit : "Non mais , ça va pas la tête ? ! ... Alors je te dis n'importe quoi et toit tu le fais ?" Alors Abraam a compris qu'il était stupide et alors il a inventé la désobéissance . Voila Anonyme , le véritable sens de cette histoire . Alors les prédicateurs intégristes , moi je les envoie direct chez Satan .....

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  16. La vraie nature de Bernadette6 octobre 2010 16:09

    Je crois bien que je n'ai pas envie d'etre d'accord avec cette phrase...
    Elle est bien pessimiste !
    L'apres guerre demande certes de lecher ses plaies (mais parfois on peut y arriver...) et surtout de se reconstruire, parce qu'on a passe beaucoup de temps et d'energie a lutter, et pas a developper d'autres capacites (au bonheur... a la douceur...) qui sont en nous, mais ca ne veut pas dire qu'on ne peut pas le faire...
    Penser a ces enfants qui tardent a parler et se mettent a parler tout d'un coup, parfaitement...
    Peut etre qu'il n'y a pas qu'un systeme de vases communicants -si on developpe une capacite, c'est au detriment des autres- Peut etre qu'il y a des synergies qui peuvent se faire...
    Peut etre est-on moins facilement beat mais peut etre aussi est-on capable d'un gout plus affine pour apprecier la vie...

    Qui sait ?

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  17. Comme Isalugo, je n'aime pas non plus "tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort". C'est peut-être à cause de ce qui nous tue lentement, insidieusement. Ces ennemis invisibles contre lesquels on est impuissant. Qu'on ne fasse rien ou qu'on se débatte, c'est comme un cancer ou une société toxique, on y succombe tôt ou tard, et je ne suis pas sûre que parvenir à l'accepter soit une force.

    Par contre j'aime bien votre billet du jour et vos citations, Dr André. Cela revient à dire, en fait, que tout n'est pas blanc ou noir, qu'il y a des zones de gris. Et la reconstruction en est une. Et cela me parle directement. De plus, contrairement aux moralisteurs adeptes de la pensée positive, cela ne culpabilise pas ceux qui ne sautent pas de joie en sortant, tout courbaturés, de la mine, et qui gardent les yeux fermés parce qu'éblouis par la lumière soudaine.

    Votre billet est le message du sauveteur humble qui ne s'attend pas à ce que le sauvé s'exclamme, se perde en félicitations tonitruantes, en éloges. Non, le sauvé arrive à peine à se tenir debout et à respirer, c'est la vraie vie, c'est pas du cinéma holiwoodien, là ! Ni un jeu video !

    Combien de sauveteurs m'ont demandé de retourner chercher leur montre dans le fond de la rivière pour les remercier, et m'ont dit : "Quoi ? T'es encore en train de te noyer ? Ben débrouille-toi toute seule maintenant !".

    Et puis, je suis d'accord aussi que "malheur", "bonheur", comme "amour", etc. ne veulent rien dire.

    Si "malheur" peut être synonyme de "neurasténie", "complaisance dans l'apitoiement sur soi-même" pour certains, votre billet du jour ne signifie effectivement rien. Mais ce n'est pas le cas de tout le monde et certains connaissent vraiment de vrais coups durs destructeurs pour lesquels il faut des mois ou des années à se battre, que rien n'est gagné, puis des mois ou des années pour se reconstruire, et pour qui les fruits cueuillis ont un goût amer, qu'on le veuille ou non, comme quand on a un méchant rhume, si cela peut donner une idée.

    Et, à l'attention de certains : je ne parle pas de moi.
    Même si je trouve cela répugnant de faire mon bonheur avec le malheur des autres, j'avoue que je me surprends parfois à me réjouir d'être encore entière.

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  18. je crois que tout dépend de la durée du combat contre le malheur. Plus la durée est longue, c'est le cas d'Alexandre, plus cette citation est vraie. On ne doit plus savoir ce que c'est le bonheur. En revanche si le combat est bref alors cette affirmation est totalement fausse, c'est même le contraire. Je pense à mon fils qui est passé tout près de la mort ; quand il est sorti de l'hôpital tout lui semblait bon, le simple fait de voir le ciel en grand, le fait de pouvoir marcher, de pouvoir respirer à plein poumon était un grand bonheur.

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  19. (C'est pour rigoler.)

    C'est l'histoire d'un type à qui Dame Nature n'a pas fait beaucoup de cadeaux dans sa vie. Il n'a jamais réussi à mettre un peu d'argent de côté seulement voilà, il entra un jour dans une banque et s'adressa à la guichetière :
    - Dis-moi, je voudrais ouvrir un compte dans ta putain de banque.
    - Ecoutez, Monsieur, essayez d'être polie, je suis pas votre esclave.
    - Et tu crois qu'on a toujours été poli avec moi dans ma vie? Putain, je peux me permettre d'être impoli à mon tour.
    - Monsieur, je vais appeler le directeur.



    Au bout d'un moment, le directeur pointa son nez et dit à l'homme :
    - Monsieur, que puis-je faire pour vous?
    - Je voudrais ouvrir un putain de compte dans ta banque. Car je viens de recevoir un putain d'héritage d'un milliard de mon oncle!
    - Tout de suite, Monsieur, veuillez m'excuser si ma connasse de guichetière vous a fait chier...

    C'était l'histoire d'un type qui venait de faire l'expérience du "bonheur"...

    Bonne fin d'aprèm

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  20. Bon , y a un truc qu'y faut voir aussi dans la citation à m'sieu Chevillard : C'est sexuel , donc la sexualité est-ce le bonheur ou-et le malheur ? ... Ne serait-ce pas plutôt le plaisir ou-et la souffrance ? ... Chez les félins c'est flagrant que la sexualité est à la fois plaisir et souffrance , mais chez les humains aussi . La limité entre plaisir et souffrance est tellement infime chez les humains qu'elle peut être non identifiable . Alors l'infortune , le malheur n'ont rien à y faire à mon avis . Déja confondre le malheur , l'infortune avec la souffrance , à mon avis c'est peu compréhensible . En plus confondre tout cela avec les muqueuses et donc la sexualité et donc le plaisir et la volupté ... Alors là c'est le gros cafouilli !... Mais M'sieu Chevillard ne fréquente peut-être pas de félines créatures . Auquel cas il devrait s'y mettre car cela élargirait son champs de connaissance en matiére de voluptées
    ambigues ...

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  21. ingrid bergman6 octobre 2010 20:18

    Le bonheur c'est d'avoir une bonne santé et une mauvaise mémoire.

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  22. Merci pour ton commentaire éclairant 'Anonyme de 14h09'. Les termes de ton postulat m'inspirent.

    "... prouver en quelque sorte que sa force dérive quelque part de sa faiblesse ".
    " Lui, qui n'avait jusqu'alors rien à perdre, se découvre en lui, malgré son parcours philosophique, un être passionné, jaloux, avec comme corollaire cette peur de perdre l'être, les êtres qui lui sont chers "
    " l'art de goûter aux joies des cadeaux de la Vie, sans les laisser nous tyranniser... Vrai apprentissage du détachement, qui n'est ni renoncement, ni indifférence... " [...]

    La résilience a ses répliques que la raison ne connait pas. Mais de mon point de vue, c'est le prix à payer pour avoir cette chance de goûter à la vie en relief.

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  23. Bonsoir,

    Il me semble que les choses ne soient pas si simples en termes chronologiques. Pourquoi malheur puis bonheur et pourquoi pas l'inverse, bonheur puis malheur? Et pourquoi pas les deux en même temps. Toucher le bonheur malgré le malheur ?

    Il n'existe pas de blanc parfait, de noir parfait, on est plus souvent dans les gris, la différence réside plus dans le regard que l'on pose sur l'existence entre les clairs ou sombres du grisé.

    Et puis, jazz et java copains, çà doit pouvoir se faire ?

    AG

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  24. J'ai eu deux fois affaire avec la police ces jours ci.A chaque fois j'ai pensé :ça y est je suis en tort je vais me faire humilier il va être agressif me faire sauter mon permis je l'ai bien cherché etc..
    Eh bien non!du respect et du vrai pas le je te gère en restant souriant, du vrai respect.. même certains de mes autres collègues fonctionnaires deviennent sympas et efficaces.
    Ouf! j'en avais besoin.


    devientmais alors il reste une petite majorité

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  25. Le bonheur ou le malheur par habitude !

    Belle journée

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  26. Meme ressenti pour la douceur ou l'amour au sens large. Non pas que j'ai ete violenté, loin de la. Mais je n'ai pas recu vraiment de l'affection, de la douceur de ma mere (je l'aime et je ne lui en veux pas, elle etait mal dans sa peau et n'avait pas elle meme recu d'amour)et me suis fabique une protection; et aujourd'hui difficile de recevoir quand les gens me touchent profondement.

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  27. Eh bien, vous n'êtes pas le seul Anonyme. Je n'étalerai pas davantage mes problèmes ici, je dirais simplement que pour ma part, en ce qui concerne le bonheur, j'ai toujours l'impression de ne pas le mériter, j'ai souvent cette impression que mes quelques instants de bonheur ont un prix, un prix que je vais payer dans le futur, ou comme le chante si bien un certain Julien "je sais après je vais payer pour ça.
    Je vais payer tout ça."
    Vous connaissez l'expression "manger son pain blanc" ?

    L'après-guerre...Il est bon de reprendre des forces dans ses "tranchées", mais, l'après-guerre, je n'y crois pas vraiment. Je suis bien curieuse de savoir ce que monsieur Jollien entend par là.

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