
C’est un élève qui parle à son maître en méditation :
«- Maître, combien de temps me faudra-t-il pour atteindre la sérénité ?»
Long silence, puis le maître répond :
« - 30 ans.»
L’élève accuse le coup :
« - Euh... C’est un peu long. Et si je mets les bouchées doubles, si je travaille dur, jour et nuit, si je ne fais plus que ça ?»
Le maître garde le silence un long moment et finit par lâcher :
« - 50 ans...»
"chi va piano, va sano e va lontano"
RépondreSupprimermerci beaucoup pour vos mots tous les jours - ça fait tellement du bien! =)
Tout est relatif qd il est question de temps..j'ai parfois l'impression d'avoir eu 100 ans et parfois j'en ai 15..
RépondreSupprimerQd à ce chemin, pour moi seule la lumière compte, celle qui vous éclaire chaque fois un peu plus..elle peut être intérieure et aussi extérieure; et qd l'une se mêle à l'autre, alors c'est un sentiment de paix qui envahit.
L'obsession est mauvaise conseillère..
Euh ! et si j'y vais à vélo ? .....
RépondreSupprimerBjr,
RépondreSupprimerje trouve toujours difficile, inhabituelle cette idée que l'on doit méditer sans chercher à atteindre quoi que ce soit. ET puis c'est assez paradoxal de dire qu'avec le programme de 8 semaines on peut prévenir insomnie et rechute de dépression alors que M Ricard nous dit qu'il faut des années de pratique.
Bàv
B.A.
L'élève a un but, il veut l'atteindre au plus vite. Dans le langage économique moderne on dirait qu'il veut être efficient. On pourrait lui proposer de méditer sur cet autre adage Zen : "celui qui a atteint son but a manqué tout le reste". (Cette citation sert de fil rouge à l'excellent film "8 fois debout".
RépondreSupprimerhttp://www.youtube.com/watch?v=GBO7GQrcix4&feature=related
On n'existe pas à travers le regard des autres .
RépondreSupprimerOn ne peut se connaitre que soi-même .
Lorsque "l'éléve" atteindra la sérénité , il le saura trés bien lui même , donc il le sais déja , donc sa quéstion au "maître" est absurde parceque le maître ne peut rien en savoir parceque ce n'est pas sa vie , alors ? résultat il dit n'importe quoi , genre 30 ans , 50 ans , une fraxion de seconde , le temps d'aller de la terre à la lune à la nage ... ou alors n'importe quoi dans ce genre .
J'aime ces exemples en forme de boutade qui nous amènent à plus d'humilité dans notre quête !!
RépondreSupprimerMerci Christophe
Bonjour,
RépondreSupprimerEt pourquoi pas répondre aussi "le temps nécessaire pour comprendre l'inanité de ta question (et de la réponse du reste ;)...)."
Lâcher, lâcher...
RépondreSupprimerQui n'a pas expérimenté un jour que cesser de "vouloir", cesser de "forcer les choses" permettaient aux choses de se réaliser ?
Expérimenter, expérimenter...
Est-ce que ça veut dire que pour atteindre la sérénité il faut lâcher prise ?
RépondreSupprimerQue ce n'est pas un travail, juste accepter que ce soit une perte de contrôle ?
Merci pour votre aide.
ETAT de SERENITE : Une perte de contrôle ? ça veut dire quoi , une perte de contrôle ? .... Parceque si c'est ça la sérénité , alors c'est facile à atteindre avec des tas de substances chimiques diverses et avariées . Et si cesser de vouloir forcer les choses a pour finalité d'obtenir qu'elles se réalisent , alors dans quelle mesure ai-je cessée de vouloir ? ..... D'abord est-ce que ça existe un état d'être ? ...... A mon avis y a quelque choses qui colle pas si la sérénité est un état . Etats , solide , liquide , gazeux ... Etat plasmatique ... Non , pour moi en tous cas , la sérénité n'est rien de tout cela . Je sais ce qu'est la sérénité pour moi . Pour les autres ? ... Je n'en sais rien . Voila
RépondreSupprimerVouloir à tout prix atteindre un objectif c'est aussi avoir peur de ne pas l'atteindre. On est ainsi dans l'attente, dans la tension, la peur d'être déçu etc etc... on est dépendant de la situation et dans une relation sujet/objet.
RépondreSupprimerArrêter de se fixer sur l'objectif va nous libérer de cette relation et laisser l'espace à la réalisation des choses, dans les bonnes conditions.
C'est difficile car notre nature a besoin d'être rassurée, nous avons besoin de contrôler, de nous "fixer" sur des objectifs, des représentations ; la discipline de la méditation est là pour nous aider dans ce travail.
Je ne suis pas légitime pour donner des conseils, je "chemine" à mon rythme et fais juste un retour d'expérience.
Pour répondre à votre question il me semble qu'accepter de lâcher le contrôle (sur soi, les autres, les situations) est un travail, important, à mener au quotidien !
Bien à vous,
ce matin petite promenade à vélo traversant un parc de verdure le long de l'eau ,la conscience m'est venue ,d'une grande paix en m'arrêtant devant les animaux du parc j'ai ressenti une grande plénitude et une immense sérénité
RépondreSupprimerOui, de temps en temps, balade à vélo ou à pied, il m'arrive de ressentir une certaine sérénité, ou paix intérieure.
RépondreSupprimerMais au quotidien et justement sans l'aide de "substances chimiques..." moins évident... Merci pour vos messages.
Ah ! L'attachement ! Notamment, à vouloir atteindre l'éveil !... Soyons !
RépondreSupprimerUne petite fable inventée par Zoé : Un serin était serein dans sa cage de serin et toute la journée il chantait : "Je suis serin je suis serein je suis serin"...... Mais un beau (ou mauvais) jour un gros matou s'en vint lui chanter une autre chanson sur un autre ton . Le pauvre serin affolé se cognait partout dans sa cage mais en aucun coin ne retrouvait sa sérénité . La cage ainsi balottée finit par tomber et se briser , et c'est ainsi que juste à temps le pauvre serin s'envolat pour échapper au gros chat . Par la fenêtre ouverte il s'enfuît dans les arbres ...... IL connut la pluie , le vent , la chaleur , le froid , la faim , la soif ....... IL vécut sa vie d'oiseau libre , mais toujours il était inquiét . Mais par un beau jour de printemps il se posa sur la branche d'un cerisier en fleurs ...... et se remit à chanter sa petite chanson d'autrefois : " Je suis serin je suis serein"....... Mais ce jour là il y croyait en vrai pour la premiére fois .
RépondreSupprimerDe culture bouddhiste et asiatique, le récit proposé par notre hôte (que je salue ainsi que vous toutes et tous) est l'un de ceux que j'aime le moins. Parce-qu'il peut sous-entendre que la sérénité est le résultat d'une très longue pratique et j'ai vu des moines se vanter de parvenir à l'état d'éveil, de sérénité jusqu'à oser s'immoler avec un apparent détachement (mépris?) de leur corps.
RépondreSupprimerSérénité, détachement, indifférence, mépris : des mots qui n'ont pas souvent une frontière bien délimitée et qui me laissent perplexes. Un jour je suis tombé sur un texte du Talmud (le livre des interprétations rabbiniques de la Torah) qui disait à peu près ceci :
"Dieu a fait don au cerveau humain de deux choses qui sont la mémoire et l'oubli.
La mémoire synonyme de gratitude et d'amour, car on ne peut aimer que si l'on a conscience d'avoir reçu, et l'oubli qui équivaut au pardon des offenses, au silence des chagrins et des griefs."
Ma méditation sur le coup a pris un autre sens. Et ma sérénité au quotidien n'est pas le résultat d'une longue pratique dont je puisse me vanter.
Cesser de vouloir...C'est à coup sûr pour moi le meilleur moyen de voir émerger le désir, celui qui me porte dans tout un tas d'actions que je vis alors sans être tyrannisées par elles.
RépondreSupprimerVouloir ou désirer? Il semblerait que l'un se décrète et que l'autre ne le puisse jamais. Le désir s'accueille, peut-être bien. Le tout étant de savoir quelle place lui donner, et comment le comprendre? Est-ce là l'un des bénéfices de la méditation? (Question de non-initiée).
Merci Zoé, pour la "fable inventée par Zoé"...
RépondreSupprimerMettre les bouchées doubles, travailler jour et nuit pour réaliser un ouvrage, ou atteindre un savoir, c'est l'impatience en marche, mais dans ces registres, c'est possible.
RépondreSupprimerC'est tout autre chose dans le savoir être, ou le désir d'être différent, serein, équilibré etc aussi vif et sincère soit-il nécessite un travail sur soi patient et régulier. On ne gagne pas de temps en s'acharnant.
Quand la sérénité, où la spiritualité, nous obnubile jour et nuit, comment atteindre l'équilibre, la paix recherché?
A mon sens, méditation et action doivent se compléter et s'enrichir mutuellement.
Découvrir chaque jour un billet du docteur André, me rappelle quand j'étais petite et que je recevais Pif lol
RépondreSupprimerSinon pour le billet d'aujourd'hui j'ai une citation que j'adore de l'écrivain Bernard Werber : " Il ne faut pas penser à l'objectif à atteindre, il faut seulement penser à avancer. C'est ainsi, à force d'avancer, qu'on atteint ou qu'on double ses objectifs sans même s'en apercevoir " (Bernard Werber)
Vous ne trouvez pas que la personne qui s'inquiéter de savoir quand elle va atteindre la sérénité, inaugure assez mal sa nouvelle quête de quiétude?...
RépondreSupprimerCe que je comprends, c'est que
RépondreSupprimer1) entre le renoncement, le découragement d'un côté, et le contrôle, le pouvoir (sans aucun sens péjoratif) de l'autre, il y a un juste milieu : le lâcher-prise, la sérénité
2) trouver cet équilibre demande un effort à chaque instant, dans lequel la méditation est d'un grand soutien
3) au même titre que la méditation, la sérénité n'est pas une fin mais un moyen pour ressentir le bonheur et le faire rayonner autour de nous
4) "30 ans", "50 ans" ne sont que des symboles qui invitent à l'humilité et au lâcher-prise. Comme dit Sylvie, "L'obsession est mauvaise conseillère.."
Merci Dr André pour ce petit rappel.
Ah oui, et surtout, comme dit Stéphane :
RépondreSupprimer"méditation et action doivent se compléter et s'enrichir mutuellement"
L'équilibre doit-il vraiment demander un effort?
RépondreSupprimerNe peut-on pas commencer par se regarder soi-même avec compassion et douceur, se dire que le quotidien demande déjà assez d'efforts que pour devoir en plus chercher la sérénité dans la force? Et si on commençait par s'autoriser à être serein, à ne pas toujours l'être, à ne pas arriver à méditer, à atteindre la pleine conscience...ou non? Et si on s'autorisait à être comme on est: imparfait mais en quête... non pas de perfection mais juste d'un équilibre sans effort...?
"Celui qui va plus vite ne va pas nécessairement plus loin". ça va dans le même sens que votre phrase Regina ! (Non non j'ai pas voulu copier :))
RépondreSupprimerLe film "huit fois debout" n'a pas l'air mal du tout, je vais le regarder ! Merci Assilà !
J'aime beaucoup ce dialogue:
- 7 fois à terre, 8 fois debout
- ça, ça fait la fille qui veut réussir
- ça fait aussi la fille qui s'casse souvent la gueule
Mais comme a dit Je-ne-sais-plus-qui: "La chute n'est pas un échec. L'échec c'est de rester là où on est tombé."
j'ai beaucoup aime cette histoire: c'est bien d'avoir un objectif, il faut aussi pouvoir l'oublier :)
RépondreSupprimerJ'essaye de mediter un peu tous les jours et j'y arrive presque, depuis le debut de cette annee. Quand j'en parle avec d'autres personnes, surtout celles qui ne pratiquent pas la meditation, elles me demande si "ca marche"... J'ai trouve une reponse qui me convient et me motive pour continuer: c'est le cheminement de toute une vie, mais chaque pas me rend un petit peu plus sereine.
Parfois il suffit de peu de choses pour aller mieux (si ce n'est atteindre la sérénité), par exemple boire moins de café , moins de thé , moins d'alcool , arréter le tabac ... et au bout de quelques temps on est déja moins flippé dans sa tête . Bon , ce n'est peut-être pas le paradis , mais banalement ça aide à ne pas s'exaspérer de tout et de rien .
RépondreSupprimerEugénie, j'espère arriver un jour à tenir en équilibre sans effort, bien sûr.
RépondreSupprimerSavez-vous combien de muscles on met en action pour se tenir debout sans bouger ? Si on n'y pense plus, et qu'on ne s'en souvient plus, il suffit de regarder un bébé lorsqu'il commence à vouloir le lever, les efforts qu'il fait pour se tenir debout, pour garder l'équilibre, pour garder cet équilibre encore lorsqu'il tente de mettre un pied devant l'autre. C'est aussi le cas pour des personnes en réhabilitation qui ont eu un accident.
Pour devenir sereine, malheureusement, dans mon cas, c'est un peu la même "démarche" ...
"vouloir se lever" pardon, j'espère que c'est compréhensible.
RépondreSupprimerEt j'aimerais ajouter, "me tenir debout sans effort et sans avoir besoin qu'on me tienne la main, marcher toute seule", d'où l'image du maître et de l'élève.
Bon courage, Boulezail...
RépondreSupprimerLorsque quelqu'un va mal , il peut cependant inconsciemment en retirer des bénéfices secondaires qui vont le démotiver pour aller mieux parceque par exemple on va lui accorder plus d'attention que s'il allait bien , et ces bénéfices secondaires peuvent devenir à son insue un poid trés lourd mais trés attachant . Se lever , marcher implique aussi de renoncer aux bénéfices secondaires .
RépondreSupprimerEntièrement d'accord avec vous, Zoé, d'ailleurs je me suis probablement mal exprimée. Merci, Anonyme (4 octobre 2010 19:24) vous avez bien de la chance de trouver la sérénité sans efforts. Car je me doute bien que je ne suis pas la seule à trouver difficilement cet équilibre (entre renoncement et contrôle). Il n'y a qu'à regarder les infos, toute cette violence, cette souffrance, ces lois imbéciles qui déresponsabilisent, infantilisent de plus en plus les gens, ces chefs d'entreprise et politiciens immatures, capricieux et mégalos qui ne savent pas gérer 2 ¢ et jettent des milliards par la fenêtre, etc. Bref, cette loi du "toujours plus" qui relève plus de la paramécie que d'un être évolué comme le prétent l'être humain, et celle du "tout ou rien" où il est si difficile de trouver le juste milieu.
RépondreSupprimerQuant aux bénéfices secondaires dont vous parlez, Zoé, je ne suis pas du tout ce genre de personnes. J'ignore si c'est une question d'époque ou de culture, mais après avoir succombé, après des années de résistance, à du harcèlement psychologique venant de toutes parts et de façon frénétique à la fin, ces "bénéfices secondaires" n'étaient autres qu'une offre de prise en charge totale, dégradante, insultante, que j'ai toujours refusée avec la rage d'un tigre en cage. Je partage votre rage contre cette "gentillesse" hypocrite, contrôlante, domestiquante, mais je n'ai plus (pour l'instant) assez de voix pour rugir, et je me suis brisé les griffes et les dents sur les barreaux.
Pour lire les commentaires du week end il faut prendre un grand élan et sauter les intarissables diatribes,anathèmes vociférations et insultes de Zoe. ex: 1er octobre après 22heures..entre autres!
RépondreSupprimerComme d'autres survivants du blog,semble- t- il cela me met en état d'exaspération...très mauvais pour accéder à la sérénité.
Et si c'était une épreuve obligée du blog ?
En restant calme on gagne peut être des points sur le chemin de la sérénité ?
Pour le moment je crois que je viens d'en prendre pour 10 ans de plus comme l'annonce le moine de ce matin.
Une nouvelle affaire 'Festina' :)
RépondreSupprimerOui, hâtons nous lentement, sans perdre courage.
Car le temps fait son ouvrage.
A l'insu de notre plein gré !
"On gagne du temps à en perdre"
RépondreSupprimer"Nous refusons être contenus dans la généralité. Notre cas est toujours légèrement différent, plus intéressant, plus grave. Parmi les amputés de l’auriculaire, c’est moi, l’amputé du majeur !"
RépondreSupprimerEric Chevillard (dans son blog l'autofictif)
Plus "je" cherche à atteindre un but, plus "je" existe. Le jour où "je" acceptera qu'un jour il n'existera plus, il sera libéré. C'est aussi simple et aussi dur à admettre que ça :)
RépondreSupprimerOui vraiment ? katsuwi . Alors pourquoi "je" éprouverait-il le besoin impérieux de se libérer en acceptant cette idée (ce ne peut être qu'une idée abstraite pour "je" puisqu'il existe et ne sait donc rien de la mort)? D'où lui viendrait le désir de se libérer ? et s'il en éprouve le besoin impérieux alors pourquoi ce besoin est-il en contradiction avec son besoin d'exister ? ..... En fait je pense qu'il s'agit encore là d'une construction discursive , une illusion produite par le langage , une réthorique qui produit une rationalisation la plus stable possible .
RépondreSupprimerZoé : parce que "je" cherche à échapper à sa mort.
RépondreSupprimer"je" est un personnage (des personnages) IL est facile pour lui d'échapper à sa mort . IL lui suffit de faire comme tous les personnages , lorsque l'acteur meurt , "je" est alors joué par un nouvel acteur (certains appellent cela la réincarnation) qui donc en continue le rôle , et alors "je" continue . Alors , pourquoi un (des) nouvel acteur jourait-il le "je" ? .... Seuls continuent les "je" qui ont une fonction au sein du "NOUS", au sein du théatre social . Car le "NOUS" également cherche à échapper à sa mort , et il ne le peut que par la multiplicité des "je" qui jouent son JEU colléctif , car sans les "je" et leur JEU aucun "NOUS" ne peut exister .
RépondreSupprimerLes vivants ne savent rien diréctement de la mort . Ce que les vivants peuvent savoir de la mort , ils ne peuvent le savoir qu'indiréctement par la mort des autres .
RépondreSupprimerN'est-ce pas justement la conscience de cette mort/fin du "je" qui engendre cette peur de l'inconnu ?
RépondreSupprimerLa mort/fin du "nous" existe tout autant que celle du "je" . Vouloir dissoudre son égo pour fusionner au "nous" est aussi alors une tentative pour échapper à cette peur . Parceque le "je" s'il peut constater facilement la mort des autres , ne peut pas constater facilement la mort du "nous" et il éspére ainsi en se fusionnant au colléctif et en faisant de son égo un super-égo colléctif échapper à la mort . Mais là encore ce n'est qu'une illusion et il passe encore à coté de la sérénité .
RépondreSupprimerJe pense , katsuwi , qu'il n'est pas possible d'accéder à la sérénité par des raisonnements .
RépondreSupprimerLe langage à force d'être abstrait en viend à fabriquer des raisons qui ne sont finalement valides que dans sa réthorique et les discours pour préserver leur équilibre interne en viennent trés souvent à s'auto-justifier sans que le locuteur s'en apperçoive . Ainsi il en viend à pouvoir convondre le sentiment d'avoir raison avec la "vérité" , sentiment qui lui procure alors une sensation de sérénité fianlement toute illusoire . Bon , ce n'est pas facile à exliquer ...
Je suis plutôt d'accord, le raisonnement amène à comprendre qu'il faut cesser de raisonner et laisser place à l'acceptation qui conduira à la sérénité.
RépondreSupprimerMais je pense aussi que la libération est illusoire car ça voudrait dire ne plus être sensible aux émotions et perdre notre humanité. La libération n'est-ce pas le tout, le rien, l'éternité et l'absence de temps ? En bref, tout à la fois. C'est tout sauf être un homme et nous sommes des hommes.
Je pourrais vous répondre sur ce point , katsuwi . Mais , je ne répondrai pas . Ou alors par une pirouette en disant que souvent , à mon avis , les quéstions sont plus importantes que les réponses et que les réponses en affaiblissent souvent la beauté .
RépondreSupprimerJe constate Zoé que vous adhérez donc un temps soit peu à la "théorie de la plume d'ange", la foi est plus belle que Dieu, le chemin plus important que le but ou la question que la réponse ;)
RépondreSupprimerCela n'a rien à voir, mais çà me rappelle le film Man on the Moon. A un moment, Jim Carrey, qui incarne Andy Kauffmann, pose cette question à son maître de méditation : "Y'a t'il un secret pour faire rire ?". Et tout le monde sourit à cette phrase, et le maître de méditation de répondre :"Oui. Le silence !". Comme la réponse que vous présentez, celle-ci est aussi pleine de sens et de mystère.
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