C'est Woody ALLEN qui a dit "Personnellement, la mort ne me fait pas peur, mais, j'aimerai mieux ne pas être là quand elle arrivera". C'est vrai que la mort est un sujet tabou ! Lorsque je l'évoque dans mon blog, même si c'est pour parler d'une exposition comme celle sur les vanités par exemple, les commentaires sont nettement moins nombreux que lorsque je parle d'un sujet plus léger...
Alors pour illustrer les paroles de Matthieu Ricard, et puisque nous savons que la mort surviendra à un moment ou à un autre de notre existence, n'attendons pas..... et profitons de l'instant présent..... Bonne journée :°)
Peut-être que si je n'en parle pas, ELLE ne viendra pas............... Non ? ça ne marche pas comme ça ? Je suis sûre qu'il y a des vivants qui en parlent très bien ! des vivants qui parlent de la vie aussi. Des morts qui ont aimé la vie. Belle journée pleine de vie.
" Viva la muerte ! Abajo la inteligencia ! "... Vive la mort et à bas l'intéligence était un des slogans des phalangistes éspagnols pendant la guerre d'Espagne . La bêtise la plus noirâtre élevée jusqu'au sur-réalisme . Le culte des massacres . Les guerres sont de gigantesques sacrifices rituels . Les anciens Aztéques sacrifiaient des milliers d'êtres humains chaque année pour faire revivre le Dieu solaire . " Vive la mort ! " c'est pareil finalement . C'est la glorification du meurtre rituel au nom de l'ordre . Ordre noir d'un soleil mort déstructeur qui carbonise le monde plus qu'il ne l'éclaire . Mais c'est cela qui est au coeur des religions , ce culte du meurtre rituel au nom de l'ordre totalitaire du DIEU de la haine qui veut se faire passer pour un DIEU de l'amour . Amour à mort peut-être . Relation sado-masochiste du DIEU à ses fidéles : Vive la mort ! Le boureau embrasse sa victime et préche la réconciliation la fusion en une mort perpétuelle semblable à une étoile noire en éternel effondrement vers ce néant , ce noyau dur d'un RIEN fantasmatique qui n'existe pas puisqu'il n'est que NEANT , mais qu'à chaque instant par la pratique du meurtre rituel le Dieu-Boureau s'emploie à réaliser sans cesse par cet Effondrement perpétuel de l'ÊTRE en soi-même en cette perpétuelle tention du TOUT vers son RIEN : telle est la signification de ce " VIVA la MUERTE ! ".....
Ma propre mort de me fait pas peur, j'ai accepté de me quitter un jour, et puis c'est la loi de la nature. Mais c'est la souffrance plus que la mort que je redoute, la souffrance morale et la douleur physique. J'ai terriblement souffert de voir les autres souffrir. Spinoza conseille de ne pas y penser: "l'homme sage ne pense à rien moins qu'à la mort".
"Et j'ai si souvent souhaité de partir avant les miens, pour ne pas hériter de leur flamme qui s'éteint, et m'en aller en gardant le sentiment qu'ils vivront éternellement"
Extrait d'une chanson de Balavoine qui a bercé mon adolescence. Moi non plus je n'ai pas peur de ma propre mort, mais de celle de ceux que j'aime, de leurs souffrances ...
docteur les vivants parlent bien de la mort: par hasard, le blog d'eric chevillard de ce jour en est l'exemple. Cet écrivain a le talent fou de mettre en mots ce que nous pressentons sans que cela arrive à la surface
oui il vaut mieux parler de la vie, se rappeler que notre vie et celle d'autrui sont un cadeau. Si seulement on pouvait en profiter 1 peu plus au lieu de s'ingénier à gacher notre vie, en se focalisant sur nos insatisfactions...et en meme temps avoir trop peur de changer les situations qui ne nous conviennent pas... brrr qu'on est bête (enfin je parle pour moi) Aline
"Ne vous inquiétez pas. La mort, c'est très facile: vous expirez, puis vous n'inspirez plus à nouveau." Sogyal Rinpoché
"Quand on pense à quel point la mort est familière, et combien totale est notre ignorance, et qu'il n'y a jamais eu aucune fuite, on doit avouer que le secret est bien gardé !" Vladimir Jankélévitch
Je confirme l'intérêt de l'article du jour sur le blog d'Eric Chevillard. Ecrire son journal intime, être le journaliste de sa propre vie est une voie, pour ne pas dire un remède, à la résolution de problèmes existentiels.
Jules Renard a toujours eu un côté très détaché, ironique (méprisant?)face à la mort. Autres citations sur la mort de sa plume : - "Le comble pour un journaliste? Être à l'article de sa mort." - "Beauté de la littérature. Je perds une vache. J’écris sa mort et ça me rapporte de quoi acheter une autre vache."
Dans son livre "Staring at the Sun" càd "En Regardant la Mort en Face", Irvine D. Yalom compare la mort au soleil qu'on n'ose pas regarder en face, et qui peut cependant nous éclairer. La prise de conscience de notre finitude nous permet, selon Yalom, d'affronter plus sereinement d'autres "morts" : perte d'un être qui nous est cher, perte d'un emploi, d'une situation, etc.
Dans ce livre, il est raconté l'histoire d'un Ange qui vint annoncer à un homme l'imminence de sa mort. Ce dernier lui demanda de lui laisser un répit, le temps pour lui de trouver un ami qui voudrait bien l'accompagner dans ce dernier grand Voyage de la Vie. Mais tous ses amis récusèrent sous divers prétextes, et finalement il ne trouva que sa Conscience comme compagnon ultime...D'où l'importance des choix, des priorités et du sens que l'on donne à sa Vie pour avoir un bon compagnon à la fin du pèlerinage.
Il y a deux ou trois jours j'ai vu un documentaire sur ces anciens peuples (jusqu'à 9000 ans av. JC) qui représentaient la mort dans leur quotidien : cranes de leurs proches décédés décorés et exposé sur des tablettes incrustées dans les murs de la cuisine, jusqu'aux illustrations des sacrifices massifs et sanglants des Aztèques. Le documentaire se questionnait sur cette nécessité apparente de ces Hommes d'intégrer la mort à la vie et inversement. Ils y ont vu, comme le dit Zoé, à l'aide d'une expérience, un renforcement de la soumission d'un peuple autour de leurs dirigeants. Ce documentaire montrait également comment cette dualité "vie-mort" était utilisée encore aujourd'hui dans des représentation symboliques, pour les mêmes raisons.
Voilà ma première impression en lisant le billet du jour.
Mais je suis d'accord avec Clipper (13 octobre 2010 08:30) et Woody Allen (merci Chemin du bonheur) et surtout Anonyme (13 octobre 2010 09:45) "Je suis sûre qu'il y a des vivants qui en parlent très bien ! des vivants qui parlent de la vie aussi. Des morts qui ont aimé la vie. Belle journée pleine de vie."
Les trente trois mineurs Chiliens sont ressortis du fond du gouffre . Comme une résuréction . Comme une sortie de la tombe . Comme une renaissance à la vie de tout un peuple avec eux contre la misére , contre l'exploitation capitaliste , contre le mépris et l'arrogance mortiférre d'un patronat qui ne pense qu'au fric . Une renaissance contre la haine capitaliste .
Je dirais que la réponse à "l'énigme" de la mort est à chercher chez les hommes spirituellement très "évolués", chez les grands maîtres comme Dôgen (1200-1253, maître du Bouddhisme Zen japonais) ou par exemple Râmakrishna : ses écrits sont éclatants de lumière! Ces hommes possèdent un lien avec le transcendantal : leur paroles sont Vérité Pure.
Ce qui est très caractéristique de ces hommes dits spirituellement "élevés", c'est que leurs paroles sont d'une simplicité lumineuse : leurs écrits chassent en des termes très simples des siècles de pensées philosophiques tarabiscotées, qui ne sont que de la rhétorique qui tourne en rond....
Une parole de Râmakrishna :
"Le soleil verse sa lumière et sa chaleur sur le monde entier, mais il ne peut empêcher un nuage d'intercepter ses rayons. De même, tant que l'égoïsme enveloppe votre coeur, le Seigneur ne peut y faire briller Sa lumière. (....) Bien des gens sont fiers de leurs instructions et parlent volontiers d'erreurs et de superstitions."
Bonsoir, j'ai perdu ma cousine il y a quleques jours. Nous n'étions pas proches mais avions un mois d'écart et un prénom en commun. J'ai été très secouée alors que logiquement j'aurais dû encaisser sans broncher (vu les années de séparation). Je me suis demandé : - si je pleurais son départ ou sur les larmes de ses enfants, - si c'était de la culpabilité (pourquoi elle et pas moi?), des regrets, l'impression de n'avoir rien compris ? - si ce sont les émotions de celle qui m'a annoncé la nouvelle qui ont suscité ce raz-de-marée? - était-ce l'absence de sens ? (mourir si jeune) ... Pour me calmer, je me suis dit qu'en effet la mort n'était qu'une étape et que de plus j'en verrais d'autres (accepter dans ma chair l'inéluctable). Mais ça ne me calmait pas vraiment. Intellectuellement oui mais il y avait un vide. Finalement ce qui m'a "délivrée" c'est d'écrire à ma tante ce que je ressentais quitte à paraitre ridicule ("il faut aimer" ça fait un peu bébête). J'étais avec les autres, je prenais ainsi ma part de chagrin. Bien à vous, B.A.
"Si l'idée de la mort dans ce temps-là m'avait, ainsi, assombri l'amour, depuis longtemps déjà le souvenir de l'amour m'aidait à ne pas craindre la mort. Car je comprenais que mourir n'était pas quelque chose de nouveau, mais qu'au contraire depuis mon enfance j'étais déjà mort bien des fois. Pour prendre la période la moins ancienne, n'avais-je pas tenu à Albertine plus qu'à ma vie? Pouvais-je alors concevoir ma personne sans qu'y continuât mon amour pour elle? Or je ne l'aimais plus, j'étais, non plus l'être qui l'aimait, mais un être différent qui ne l'aimait pas, j'avais cessé de l'aimer quand j'étais devenu un autre. Or je ne souffrais pas d'être devenu cet autre, de ne plus aimer Albertine; et certes, ne plus avoir un jour mon corps ne pouvait me paraître en aucune façon quelque chose d'aussi triste que m'avait paru jadis de ne plus aimer un jour Albertine. Et pourtant combien cela m'était égal maintenant de ne plus l'aimer. Ces morts successives, si redoutées du moi qu'elles devaient anéantir, si indifférentes, si douces, une fois accomplies, et quand celui qui les craignait n'était plus là pour les sentir, m'avaient fait depuis quelque temps comprendre combien il serait peu sage de m'effrayer de la mort. Or c'était maintenant qu'elle m'était devenue depuis peu indifférente, que je recommençais de nouveau à la craindre, sous une autre forme il est vrai, non pas pour moi, mais pour mon livre, à l'éclosion duquel, était au moins pendant quelque temps indispensable cette vie que tant de dangers menaçaient. Victor Hugo dit: "Il faut que l'herbe pousse et que les enfants meurent". Moi je dis que la loi cruelle de l'art est que les êtres meurent et que nous-mêmes mourions en épuisant toutes les souffrances pour que pousse l'herbe non de l'oubli mais de la vie éternelle, l'herbe drue des œuvres fécondes, sur laquelle les générations viendront faire gaiement sans souci de ceux qui dorment en-dessous, leur "déjeuner sur l'herbe". "
Pas tout à fait d'accord avec vous, Zoé (13 octobre 2010 19:13). Justement, vous me rappelez qu'hier matin, je regardais les infos où on "remplissait du temps d'antenne" (à un moment, ce ne sont plus des informations) depuis dix bonnes minutes sur le sauvetage de ces 33 mineurs, quand un petit filet, en même temps, nous apprenait que dans un autre pays, un accident entre un train et un bus venait de faire 42 morts, et dans un autre pays, un autre accident venait de faire 18 morts. Soixante morts d'un coup ! Pouf ! Fini pour eux ! Inutile d'en parler, deux petites phrases qui défilent au bas de l'écran en silence suffisent amplement ...
Pourquoi ? Cela confirmerait-il cette nécessité de dualité vie-mort soulignée par le documentaire (cité plus haut) ? Cette dualité représentée ici par ces 33 mineurs encore vivants mais dont l'assurance de la survie reste encore en suspens ? Et que dire de ce même capitalisme qui a sûrement fait l'économie de sécurité avant, et qui, maintenant fait abondamment l'étalage des moyens qu'il déploie pour se présenter en sauveur ?
C'est un symbole , voila . Symbole d'un héroïsme innocent . Symbole d'une solidarité naïve mais vraie . Symbole que la technologie qui peut tuer peut sauver . Symbole d'un amour simple qui se moque d'être utilisé parcequ'il est au delà des apparences et du raisonable .
Un manuel de pratique avec CD d'exercices. Pour voir les vidéos de présentation, cliquez sur le livre.
Actualités
Rencontres :
Samedi 5 mai de 15h à 17h, à l'occasion de la fête du Vesak, je suis invité à donner une conférence sur la méditation par l'Union Bouddhiste de France, à la Grande Pagode du Bois de Vincennes, près de Paris.
Mardi 22 mai de 20h à 22h, conférence sur la méditation à l'invitation de l'association Jeunes & Psy, à Paris, 181 avenue Daumesnil, 75012.
Vendredi 28 septembre 2012, à Bruxelles, une journée exceptionnelle sur le thème : "Se changer pour changer le monde" avec Pierre Rahbi, Matthieu Ricard, Jon Kabat-Zinn et Christophe André. Notez la date dès maintenant ! Informations et réservations.
Médias :
Dimanche soir 6 mai 2012, à 20h30, sur France 5, un documentaire sur le bonheur, où je suis interviewé (pour les allergiques aux soirées électorales).
Mardi 1er mai 2012, je suis invité sur France 2 dans l'émission C'est au programme sur le thème de la méditation. Passage prévu de 9h55 à 10h15 environ.
Dimanche 11 mars et dimanche 18 mars 2012, à 8h30, sur France2, invité dans l'émission Sagesses Bouddhistes, avec le maître Zen Roland Yuno Rech, sur le thème de la vacuité.
Lundi 12 mars de 9h30 à 11h, sur RCF, invité sur le thème de la méditation.
Archives :
Une petite visite de l'hôpital Sainte-Anne, le 25 février 2012 sur France Inter, dans la chronique "Un psy dans la ville".
Une participation, en février 2012, à l'émission "Déshabillons-les" sur LCP, La Chaîne Parlementaire, sur le thème des agressions dont sont victimes les hommes (et femmes) politiques.
Un article dans Pour la Science de décembre 2011, sur la nécessité de laisser aux chercheurs du temps pour chercher...
Dans la nuit du vendredi 9 au samedi 10 décembre 2011, de 1h à 2h du matin, invité de l'émission Conduite accompagnée sur France Inter.
Jeudi 10 novembre 2011, de 11h à 12h, invité dans l'émissionLes Affranchis, d'Isabelle Giordano sur France Inter.
Dans le hors-série (octobre-novembre) du magazine Psychologies consacré à la santé, j'ai rédigé un petit journal sur une semaine de méditation (conduite par Jon Kabat-Zinn).
L'émission de Béatrice Schonberg, Histoires en série, sur France 2, le mardi 22 novembre 2011.
Le dimanche 6 novembre à 8h30 sur France 2, invité de l'émission Sagesses Bouddhistes, sur le thème de la Pleine Conscience.
L'émission de la chaîne Public Sénat sur la dépression, novembre 2011.
Un intéressant article dans Le Monde du 24 octobre, sur les problèmes de concentration, et l'aide de la méditation.
Dans le numéro de septembre-octobre de la revue Cerveau & Psycho, un très intéressant dossier sur l'Attention (j'y ai rédigé un article sur les vols d'attention dont nous sommes victimes dans notre société).
L'émission Service Public du 2 novembre 2011, sur France Inter, sur le thème du Bonheur.
L'émission du 1er octobre 2011 sur France Inter : Un psy dans la ville, consacrée à la méditation.
L'émission du 26 septembre 2011 sur France Inter : La tête au carré, consacrée à l'attention.
Voir sur le site, aux rubriques : Articles, ou Enseignement.
Vient de sortir en livre de poche
Un traité de régulation émotionnelle.
Nouvelle édition
Un petit manuel de survie...
Passionnant
Comment font les psys pour aller bien...
Nouvelle édition
À propos de peinture et de psychologie...
Nouvelle édition
La version poche de notre manuel souriant sur doutes et déprimes.
Nouvelle édition
La version poche de notre manuel souriant sur l'anxiété.
Important
Manuel d'initiation à la méditation psychothérapique de Pleine Conscience. Avec un CD d'exercices.
Pour vous abonner à ce blog, cliquez sur le lien :
Nous sommes liés de plus près à l'invisible qu'au visible.
RépondreSupprimerNovalis
A rien ! Haaaa, je me sens déjà plus léger, pas vous ? ;)
RépondreSupprimerOK avec Katsuwi. On n'a pas le choix de toute façon, mais pour autant ça ne me rend pas forcement plus légère moi...
RépondreSupprimerAline
Raison de plus pour parler de la vie entre vivants !
RépondreSupprimerC'est Woody ALLEN qui a dit "Personnellement, la mort ne me fait pas peur, mais, j'aimerai mieux ne pas être là quand elle arrivera".
RépondreSupprimerC'est vrai que la mort est un sujet tabou ! Lorsque je l'évoque dans mon blog, même si c'est pour parler d'une exposition comme celle sur les vanités par exemple, les commentaires sont nettement moins nombreux que lorsque je parle d'un sujet plus léger...
Alors pour illustrer les paroles de Matthieu Ricard, et puisque nous savons que la mort surviendra à un moment ou à un autre de notre existence, n'attendons pas..... et profitons de l'instant présent.....
RépondreSupprimerBonne journée :°)
Peut-être que si je n'en parle pas, ELLE ne viendra pas...............
RépondreSupprimerNon ? ça ne marche pas comme ça ?
Je suis sûre qu'il y a des vivants qui en parlent très bien ! des vivants qui parlent de la vie aussi. Des morts qui ont aimé la vie.
Belle journée pleine de vie.
" Viva la muerte ! Abajo la inteligencia ! "...
RépondreSupprimerVive la mort et à bas l'intéligence était un des slogans des phalangistes éspagnols pendant la guerre d'Espagne . La bêtise la plus noirâtre élevée jusqu'au sur-réalisme . Le culte des massacres . Les guerres sont de gigantesques sacrifices rituels . Les anciens Aztéques sacrifiaient des milliers d'êtres humains chaque année pour faire revivre le Dieu solaire . " Vive la mort ! " c'est pareil finalement . C'est la glorification du meurtre rituel au nom de l'ordre . Ordre noir d'un soleil mort déstructeur qui carbonise le monde plus qu'il ne l'éclaire . Mais c'est cela qui est au coeur des religions , ce culte du meurtre rituel au nom de l'ordre totalitaire du DIEU de la haine qui veut se faire passer pour un DIEU de l'amour . Amour à mort peut-être . Relation sado-masochiste du DIEU à ses fidéles : Vive la mort ! Le boureau embrasse sa victime et préche la réconciliation la fusion en une mort perpétuelle semblable à une étoile noire en éternel effondrement vers ce néant , ce noyau dur d'un RIEN fantasmatique qui n'existe pas puisqu'il n'est que NEANT , mais qu'à chaque instant par la pratique du meurtre rituel le Dieu-Boureau s'emploie à réaliser sans cesse par cet Effondrement perpétuel de l'ÊTRE en soi-même en cette perpétuelle tention du TOUT vers son RIEN : telle est la signification de ce " VIVA la MUERTE ! ".....
Ma propre mort de me fait pas peur, j'ai accepté de me quitter un jour, et puis c'est la loi de la nature. Mais c'est la souffrance plus que la mort que je redoute, la souffrance morale et la douleur physique. J'ai terriblement souffert de voir les autres souffrir.
RépondreSupprimerSpinoza conseille de ne pas y penser: "l'homme sage ne pense à rien moins qu'à la mort".
"Et j'ai si souvent souhaité de partir avant les miens, pour ne pas hériter de leur flamme qui s'éteint, et m'en aller en gardant le sentiment qu'ils vivront éternellement"
RépondreSupprimerExtrait d'une chanson de Balavoine qui a bercé mon adolescence. Moi non plus je n'ai pas peur de ma propre mort, mais de celle de ceux que j'aime, de leurs souffrances ...
docteur les vivants parlent bien de la mort: par hasard, le blog d'eric chevillard de ce jour en est l'exemple. Cet écrivain a le talent fou de mettre en mots ce que nous pressentons sans que cela arrive à la surface
RépondreSupprimerPeut-être que çà peut servir à prendre le temps de vivre.
RépondreSupprimeroui il vaut mieux parler de la vie, se rappeler que notre vie et celle d'autrui sont un cadeau. Si seulement on pouvait en profiter 1 peu plus au lieu de s'ingénier à gacher notre vie, en se focalisant sur nos insatisfactions...et en meme temps avoir trop peur de changer les situations qui ne nous conviennent pas... brrr qu'on est bête (enfin je parle pour moi)
RépondreSupprimerAline
Merci pour l'envoi sur le blog d'Eric Chevillard, la pensée du jour est vraiment pertinente et parlante.
RépondreSupprimerhttp://l-autofictif.over-blog.com/article-1030-58799273.html
"Ne vous inquiétez pas. La mort, c'est très facile: vous expirez, puis vous n'inspirez plus à nouveau." Sogyal Rinpoché
RépondreSupprimer"Quand on pense à quel point la mort est familière, et combien totale est notre ignorance, et qu'il n'y a jamais eu aucune fuite, on doit avouer que le secret est bien gardé !" Vladimir Jankélévitch
Je confirme l'intérêt de l'article du jour sur le blog d'Eric Chevillard. Ecrire son journal intime, être le journaliste de sa propre vie est une voie, pour ne pas dire un remède, à la résolution de problèmes existentiels.
RépondreSupprimerah la mort!!! un grand mystère que les vivants ne perceront qu'une fois morts!!
RépondreSupprimerJules Renard a toujours eu un côté très détaché, ironique (méprisant?)face à la mort. Autres citations sur la mort de sa plume :
RépondreSupprimer- "Le comble pour un journaliste? Être à l'article de sa mort."
- "Beauté de la littérature. Je perds une vache. J’écris sa mort et ça me rapporte de quoi acheter une autre vache."
Dans son livre "Staring at the Sun" càd "En Regardant la Mort en Face", Irvine D. Yalom compare la mort au soleil qu'on n'ose pas regarder en face, et qui peut cependant nous éclairer.
La prise de conscience de notre finitude nous permet, selon Yalom, d'affronter plus sereinement d'autres "morts" : perte d'un être qui nous est cher, perte d'un emploi, d'une situation, etc.
Dans ce livre, il est raconté l'histoire d'un Ange qui vint annoncer à un homme l'imminence de sa mort. Ce dernier lui demanda de lui laisser un répit, le temps pour lui de trouver un ami qui voudrait bien l'accompagner dans ce dernier grand Voyage de la Vie. Mais tous ses amis récusèrent sous divers prétextes, et finalement il ne trouva que sa Conscience comme compagnon ultime...D'où l'importance des choix, des priorités et du sens que l'on donne à sa Vie pour avoir un bon compagnon à la fin du pèlerinage.
Bon aprèm
Rectification :
RépondreSupprimer"Staring at the Sun" = "En Regardant le Soleil en Face", les anglophiles l'ont rectifié d'eux-mêmes.
Le titre français est "Le Jardin d'Epicure" d'Irvin D. YALOM, professeur emeritus de Psychiatrie à Stanford, USA.
Merci
Quand les morts parlent de la mort :
RépondreSupprimerIl y a deux ou trois jours j'ai vu un documentaire sur ces anciens peuples (jusqu'à 9000 ans av. JC) qui représentaient la mort dans leur quotidien : cranes de leurs proches décédés décorés et exposé sur des tablettes incrustées dans les murs de la cuisine, jusqu'aux illustrations des sacrifices massifs et sanglants des Aztèques. Le documentaire se questionnait sur cette nécessité apparente de ces Hommes d'intégrer la mort à la vie et inversement. Ils y ont vu, comme le dit Zoé, à l'aide d'une expérience, un renforcement de la soumission d'un peuple autour de leurs dirigeants. Ce documentaire montrait également comment cette dualité "vie-mort" était utilisée encore aujourd'hui dans des représentation symboliques, pour les mêmes raisons.
Voilà ma première impression en lisant le billet du jour.
Mais je suis d'accord avec Clipper (13 octobre 2010 08:30) et Woody Allen (merci Chemin du bonheur) et surtout Anonyme (13 octobre 2010 09:45) "Je suis sûre qu'il y a des vivants qui en parlent très bien ! des vivants qui parlent de la vie aussi. Des morts qui ont aimé la vie.
Belle journée pleine de vie."
La mort a un sens tant qu'il y a de la vie.
RépondreSupprimerGD
Ce post-état d'âme relié à un autre d' il y a qq temps me fait penser au...
RépondreSupprimerparadoxe du barbier:
Un barbier rase tous ceux qui ne se rasent pas tous seuls...
se rase t-il?
On le sait : les meilleurs cordonniers sont les plus mal chaussés...
& un psy , qui va t-il voir lorsque ça ne va pas très bien?
Les trente trois mineurs Chiliens sont ressortis du fond du gouffre . Comme une résuréction . Comme une sortie de la tombe . Comme une renaissance à la vie de tout un peuple avec eux contre la misére , contre l'exploitation capitaliste , contre le mépris et l'arrogance mortiférre d'un patronat qui ne pense qu'au fric . Une renaissance contre la haine capitaliste .
RépondreSupprimerLa mort est l'affaire avant tout des vivants: ce sont eux qui en parlent ce sont eux qui la gèrent!
RépondreSupprimerOvide(?) Pindare(?) a écrit quelque chose du genre:" Quand je suis là, elle n'y est pas, et quand elle y est, je n'y suis pas"
RépondreSupprimerLe contraire de la mort c'est la naissance, pas nécessairement la vie
RépondreSupprimerBonsoir,
RépondreSupprimerJe dirais que la réponse à "l'énigme" de la mort est à chercher chez les hommes spirituellement très "évolués", chez les grands maîtres comme Dôgen (1200-1253, maître du Bouddhisme Zen japonais) ou par exemple Râmakrishna : ses écrits sont éclatants de lumière! Ces hommes possèdent un lien avec le transcendantal : leur paroles sont Vérité Pure.
Ce qui est très caractéristique de ces hommes dits spirituellement "élevés", c'est que leurs paroles sont d'une simplicité lumineuse : leurs écrits chassent en des termes très simples des siècles de pensées philosophiques tarabiscotées, qui ne sont que de la rhétorique qui tourne en rond....
Une parole de Râmakrishna :
"Le soleil verse sa lumière et sa chaleur sur le monde entier, mais il ne peut empêcher un nuage d'intercepter ses rayons.
De même, tant que l'égoïsme enveloppe votre coeur, le Seigneur ne peut y faire briller Sa lumière.
(....)
Bien des gens sont fiers de leurs instructions et parlent volontiers d'erreurs et de superstitions."
(*) Parole tirée de :
RépondreSupprimer"L'enseignement de Râmakrishna" traduit par Jean Herbert, Albin Michel, 2005.
Bonsoir,
RépondreSupprimerj'ai perdu ma cousine il y a quleques jours. Nous n'étions pas proches mais avions un mois d'écart et un prénom en commun. J'ai été très secouée alors que logiquement j'aurais dû encaisser sans broncher (vu les années de séparation). Je me suis demandé :
- si je pleurais son départ ou sur les larmes de ses enfants,
- si c'était de la culpabilité (pourquoi elle et pas moi?), des regrets, l'impression de n'avoir rien compris ?
- si ce sont les émotions de celle qui m'a annoncé la nouvelle qui ont suscité ce raz-de-marée?
- était-ce l'absence de sens ? (mourir si jeune)
...
Pour me calmer, je me suis dit qu'en effet la mort n'était qu'une étape et que de plus j'en verrais d'autres (accepter dans ma chair l'inéluctable). Mais ça ne me calmait pas vraiment. Intellectuellement oui mais il y avait un vide.
Finalement ce qui m'a "délivrée" c'est d'écrire à ma tante ce que je ressentais quitte à paraitre ridicule ("il faut aimer" ça fait un peu bébête). J'étais avec les autres, je prenais ainsi ma part de chagrin.
Bien à vous,
B.A.
"Si l'idée de la mort dans ce temps-là m'avait, ainsi, assombri l'amour, depuis longtemps déjà le souvenir de l'amour m'aidait à ne pas craindre la mort. Car je comprenais que mourir n'était pas quelque chose de nouveau, mais qu'au contraire depuis mon enfance j'étais déjà mort bien des fois. Pour prendre la période la moins ancienne, n'avais-je pas tenu à Albertine plus qu'à ma vie? Pouvais-je alors concevoir ma personne sans qu'y continuât mon amour pour elle? Or je ne l'aimais plus, j'étais, non plus l'être qui l'aimait, mais un être différent qui ne l'aimait pas, j'avais cessé de l'aimer quand j'étais devenu un autre. Or je ne souffrais pas d'être devenu cet autre, de ne plus aimer Albertine; et certes, ne plus avoir un jour mon corps ne pouvait me paraître en aucune façon quelque chose d'aussi triste que m'avait paru jadis de ne plus aimer un jour Albertine. Et pourtant combien cela m'était égal maintenant de ne plus l'aimer. Ces morts successives, si redoutées du moi qu'elles devaient anéantir, si indifférentes, si douces, une fois accomplies, et quand celui qui les craignait n'était plus là pour les sentir, m'avaient fait depuis quelque temps comprendre combien il serait peu sage de m'effrayer de la mort. Or c'était maintenant qu'elle m'était devenue depuis peu indifférente, que je recommençais de nouveau à la craindre, sous une autre forme il est vrai, non pas pour moi, mais pour mon livre, à l'éclosion duquel, était au moins pendant quelque temps indispensable cette vie que tant de dangers menaçaient. Victor Hugo dit: "Il faut que l'herbe pousse et que les enfants meurent". Moi je dis que la loi cruelle de l'art est que les êtres meurent et que nous-mêmes mourions en épuisant toutes les souffrances pour que pousse l'herbe non de l'oubli mais de la vie éternelle, l'herbe drue des œuvres fécondes, sur laquelle les générations viendront faire gaiement sans souci de ceux qui dorment en-dessous, leur "déjeuner sur l'herbe". "
RépondreSupprimerQuel génie, ce mec !
RépondreSupprimerPas tout à fait d'accord avec vous, Zoé (13 octobre 2010 19:13). Justement, vous me rappelez qu'hier matin, je regardais les infos où on "remplissait du temps d'antenne" (à un moment, ce ne sont plus des informations) depuis dix bonnes minutes sur le sauvetage de ces 33 mineurs, quand un petit filet, en même temps, nous apprenait que dans un autre pays, un accident entre un train et un bus venait de faire 42 morts, et dans un autre pays, un autre accident venait de faire 18 morts. Soixante morts d'un coup ! Pouf ! Fini pour eux ! Inutile d'en parler, deux petites phrases qui défilent au bas de l'écran en silence suffisent amplement ...
RépondreSupprimerPourquoi ? Cela confirmerait-il cette nécessité de dualité vie-mort soulignée par le documentaire (cité plus haut) ? Cette dualité représentée ici par ces 33 mineurs encore vivants mais dont l'assurance de la survie reste encore en suspens ? Et que dire de ce même capitalisme qui a sûrement fait l'économie de sécurité avant, et qui, maintenant fait abondamment l'étalage des moyens qu'il déploie pour se présenter en sauveur ?
C'est un symbole , voila . Symbole d'un héroïsme innocent . Symbole d'une solidarité naïve mais vraie . Symbole que la technologie qui peut tuer peut sauver . Symbole d'un amour simple qui se moque d'être utilisé parcequ'il est au delà des apparences et du raisonable .
RépondreSupprimer