
Si je vénère Claude Nougaro, ce n’est pas seulement parce qu’il est toulousain, comme je le suis. Pas seulement parce que je l’ai vu dévaler du toit du Capitole, le long d’une improbable tyrolienne, pour arriver sur un grand chariot de Carnaval, ivre mort et tombant à la renverse à chaque fois que le chariot redémarrait, entouré par une foule d’étudiants en liesse et eux aussi avinés, dont j’étais. Pas seulement parce qu’il fut peut-être le seul français à savoir chanter le jazz.
Je le vénère parce que c’est un de nos plus grands poètes. Jongleur de mots, cracheur de swing. Et son chef d’oeuvre poétique reste méconnu. Son chef d’oeuvre, c’est sa chanson Plume d’Ange.
C’est un texte sur la foi.
La foi, qui est plus belle que Dieu...
Voici les paroles.
Voici la musique.
Écoutez et jubilez.
Merci ;-)
RépondreSupprimer"Les amis sont les anges qui nous soulèvent quand nos ailes n'arrivent plus à se rappeler comment voler ... "
RépondreSupprimerUn aile d'ange à mon cou, j'en ai offerte une à mon meilleur ami il y a quelques jours ;o)
Bonne journée à tous
Je suis venue, j'ai lu, j'ai jubilé...
RépondreSupprimerMerci pour cette découverte (pour moi...)
J'ai connu Nougaro à travers ses propos rapportés et commentés dans...Le Canard Enchainé. Donc mauvais départ. Par la suite, j'ai découvert "Cécile ma fille" que j'ai totalement détestée (par rapport à ce que je vivais avec mon père). Du coup, impossible d'écouter ou lire Nougaro pour moi.
RépondreSupprimerBàv
B.A.
S'il suffisait d'être alcOOlique pour être génial , alors le monde serait plein de génis DOC ! ... IL existe certainement plus de gens qui ont détruits le peu de géni qu'ils auraient pu avoir à cause de l'alcOOl que de crétins devenus géniaux grace à l'alcOOl . Mais , chacun sa merde , DOC ! ... Chacun sa merde !...... (comme dans le film "tchao pantin").... Je pourrais prendre aussi l'exemple d' Amy Winhouse que j'adore ... et qui se démolie à l'alcOOl . Chacun sa merde ! DOC .....
RépondreSupprimerTout d'abord merci de m'avoir offert le plaisir de vous écouter hier soir (et je l'avoue ce matin) sur France 5 dans l'émission passionnante d'Yves Calvi.
RépondreSupprimerCe que j'aime lorsque je viens vous lire ce sont les espaces de réflexion et d'introspection que vous offrez à chacun d'entre nous.
Nougaro que j'aime beaucoup me rappelle un heureux voyage à Toulouse, et un amoureux chanteur qui interprétait merveilleusement ses chansons... Petites madeleines que je n'aurais pas savourées ce matin si je n'avais lu votre article.
alors merci pour ces instants de bonheur et de partage.
Merci. Super.
RépondreSupprimerMerci, gardons donc notre âme d'enfant
RépondreSupprimer"Au petit matin, parmi les nègres des poubelles et les premiers pigeons, je filai chez mon ami le plus sûr.
RépondreSupprimerJe montrai ma plume à l'Afrique, aux poubelles, et bien sûr, aux pigeons qui me firent des roues, des roucoulements de considération admirative.
Je sonne.
Voici mon ami André."
Merci pour cette découverte et aussi pour l'émission d'hier soir.
RépondreSupprimerJ'aime le rythme de vos paroles nous laissant le temps de réfléchir et savourer les mots. Pourquoi faut-il toujours que les gens parlent si vite ?
J'ai aussi beaucoup aimé le : "on s'occupe de la psy pas du spi" !
(Pas facile à dire en plus !) ;-)
Grâce à votre petit billet de ce matin sur Nougaro, j'ai dans la tête : "Quand je jazz est, quand le jazz est là, la java s'en, la java s'en va...". Et d'un coup, je me sens de bien meilleure humeur. Merci à vous!
RépondreSupprimer... j'ai posté une plumette,
RépondreSupprimerblanche
dans la boite jaune
comme un ange, angelette
un présent,
pour un ami,
très cher à mon souffle...
en ricochets,
j'ai revu hier soir, "Out Of Africa"...
un petit métro de retard, grâce à votre billet d'il y a quelques jours Cher Christophe André, les échos résonnent en leur temps... je tenais à vous remercier, également, pour ça !
Douce journée, en chiffre 1er
Merci pour ce bijou, Christophe !
RépondreSupprimerC’est un texte palpitant, admirablement écrit. Une prose virevoltante, ancrée dans l’épaisseur de la vie avec des envolées étincelantes et délicatement profondes.
Il sait broder l’émotion avec de la sueur, des larmes, des rires. Il parle au plus profond de nous sans fioritures. C’est de la poésie à l’os, de la poésie vivante.
Vous avez déjà parlé de Nougaro, sur ce site, en citant « berceuse à pépé ». Le soir même, je l’avais réécouté avec jubilation. Ce soir je recommence, car là, au boulot, çà peut sembler incongru.
Quelle chance d’avoir fait parti de ce cortège à Toulouse ! Moi, je ne l’ai vu qu’une fois, aux vieilles charrues 2001. J’ai été scotché par son énergie, son exigence, sa grâce. Il s’était emmêlé les pinceaux dans une chanson, s’était arrêté, excusé, et avait repris depuis le début, devant 60 000 personnes. La classe !
Au commencement était le Verbe, le son et la voix. Je ne peux m’empêcher d’associer d’abord Nougaro à sa voix chaude et rocailleuse. Sa voix décuple les effets de sa poésie, comme celle d’un Jean Ferrat ou d’un Charlélie Couture. J’adore la beauté de sa voix dans « l’île de Ré, Cécile, Toulouse, le Cinéma.. »
Dans ce texte, j’ai bien aimé « je vivais pour les seins somptueux d’une passion néfaste » mais que dire de « Que toujours on te touche Comme moi maintenant Comme mon souffle sur tes cils » in Cécile ou encore
« Elle a dû remonter par la rue d'Rivoli
J'ai d'la flott' plein les yeux
Parc' qu'elle avait rêvé je ne sais quel amour
Absolu, éternel
Il faudrait ne penser, n'exister que pour elle
Chaque nuit, chaque jour
Voilà ce qu'elle voudrait. Seulement y a la vie
Seulement y a le temps
Et le moment fatal où le vilain mari
Tue le prince charmant
L'amour, son bel amour, il ne vaut pas bien cher
Contre un calendrier
Le batt'ment de son cœur, la douceur de sa chair...
Je les ai oubliés.
Où donc est-ell' partie ?
Voilà qu'il pleut des cordes
Mon Dieu regardez-moi
Me voilà comme un con, place de la Concorde !
Ça y est, je la vois
Attends-moi !
Attends-moi !
Je t'aime ! »
in Une petite fille.
C’est une œuvre où les perles se savourent comme un vin de garde suave et charpenté, avec une infinie longueur en bouche. Un vin qui ennivre.
Je ne sais pas si un chef d’œuvre se distingue vraiment. Moi, j’en aime tant. Alors peut-être celui-ci pour son élan :
« Il faut tourner la page » http://fr.lyrics-copy.com/claude-nougaro/il-faut-tourner-la-page.htm
Encore merci pour ce très beau cadeau.
Il y a beaucoup de choses dans cette chanson : d'abord le joli cliché du poète qui voit au-delà des apparences.
RépondreSupprimerEnsuite, et probablement à cause de déceptions encore fraîches, et qui n'en finissent pas de se succéder, sur l'esprit d'équipe et les tiraillements minables entre les égos monstrueux qui prennent toute la place, je vois chacun errant avec sa plume d'ange, ne voyant qu'elle, et que personne d'autre ne veut voir.
Amener l'autre à notre vision des choses ou le soumettre à notre culture, c'est vieux comme le monde, c'est ce qui noircit nos livres d'Histoire avec ses listes interminables de dates de conflits et de traités.
S'ouvrir à la vision de l'autre, accepter qu'il n'est capable de ne voir qu'une plume d'oie ou de pigeon, c'est autrement plus difficile.
Jubiler, c'est une chose que je m'interdis de faire, j'entends encore ma mère me dire "t'emballe pas, t'emballe pas", un jour, alors que j'étais pleine d'enthousiasme, après avoir fait la rencontre d'une personne. Depuis, j'essaie de ne plus "m'emballer", de ne plus "jubiler"...
RépondreSupprimerCeci dit, je vais quand même vous dire que j'ai été heureuse de faire partie de l'auditoire, vendredi dernier à Lille. J'aurais bien aimé avoir une dédicace de votre part (tout comme de monsieur Jollien et monsieur Lenoir), mais je n'ai pas osé. (je suis moins courageuse que l' "Odette" d'Eric Emmanuel Schmitt)
Pas trop fan de Nougaro, mais j'ai apprécié cette découverte, merci.
Merci encore pour ce blog, où l'on ne trouve pas que des citations qui nous amènent à de profondes réflexions, mais aussi des petits épisodes de votre vie comme celui du billet d'hier, ils apportent des touches de..."légèreté".
Heureusement qu'il existe encore des personnes qui, par leurs actes et/ou leurs paroles nous touchent et nous réconfortent (on peut les prendre pour des naïfs, peu importe). Qui n'a pas besoin d'être "touché et réconforté" ?
Bon weekend.
Je pense que l'admiration tue les gens qu'on admire et ceux on admire pas . L'admiraition cristalise l'art et le fossilise et puis alors on peut en faire des statues , c'est pratique au fond . Et on commémore , on discoure , on gérbe de fleurs ... et on retourne à son quotidien auquel rien ne change jamais . Nos idoles , n'importe lesquelles , nous permettent de durer , d'endurer notre nécessaire aliénation parcequ'il faut bien des socles aux statues des idoles , et ces socles sont fait de notre soumission .
RépondreSupprimerA présent , je n'admire plus les humains . Je n'admire plus que la beauté sauvage de la forêt .
Ne seriez vous pas amoureux, Monsieur le Doc ?
RépondreSupprimerVos symptomes correspondent plus a ceux d'un amoureux que d'un deprimé !
Foi de vieille infirmiere !!!
@ ZOE, vous m'emmerdez avec votre allée c00l , si, vous continuez,par contradiction je vais tout dire sans son,tout écrire à la cyprine,tout faire dans le noir surtout tout boire et du bon,du meilleur pour ne vous laissez que la vilaine eau qui sortira de votre bouche à avaler.C'est compris § Vous n'allez pas nous faire la mort allée maintenant....mais essayez donc de faire aller la mort.
RépondreSupprimerZoé, vous semblez tellement révoltée contre tout qu'il sera difficile de vous admirer, vous ne sombrez pas dans l'alcool, vous sombrez dans la démence. A vous lire, vous n'inspirez pas la joie de vivre, vous devriez peut être consulter au lieu d'envahir ce blog de vos idées anarchiques archaïques. Marre de lire vos revendications anti ceci, anti cela, vous qui détenez la science infuse vous devriez construire le monde au lieu de vous réfugier dans la forêt ou alors allez jusqu'au bout, et vivez en ermite.
RépondreSupprimerAmoureux ayant envie d'une idylle depuis un moment, ou énamouré ou encore s'empêchant de l'être...en vain :-(
RépondreSupprimerJe partage cette impression de "la vraie nature de Bernadette" pensée qui, parmi d'autres concernant le Dr, m'a traversé l'esprit, il y a qq temps déjà.
C'est ça, chacun sa plume d'ange, doc.
RépondreSupprimerEt chacun l'avale ou "la plante dans le cul somptueux de [sa] passion néfaste".
Alors c'est vrai, autant en rire, finalement.
“Je vais t’envoyer la vérité ou, si tu aimes mieux, je vais faire vis-à-vis de toi ma liquidation sentimentale, non pour cause de faillite. Au sens élevé du mot, à ce sens merveilleux et rêvé qui rend les coeurs béants après cette manne impossible, eh bien non, ce n’est pas de l’amour. J’ai tant soldé ces matières-là dans ma jeunesse que j’en ai la tête étourdie pour le reste de mes jours. J’éprouve pour toi un mélange d’amitié, d’attrait, d’estime, d’attendrissement de coeur et d’entraînement de sens qui fait un tout complexe, dont je ne sais pas le nom mais qui me paraît solide. Il y a pour toi en mon âme des bénédictions mouillées.”
RépondreSupprimerJe ne suis pas révoltée contre tout , mais contre la stupidité des arsouilles qui nient leur addiction et qui provoquent des accidents et qui tuent sans aucun état d'âme et qui ont l'outrequidence de se poser en victimes . Combien de morts sur les routes à cause des alcOOlos ? combien de morts à cause de l'alcOOlisme ? ... Bon , le dénie des toxicos je le connais par coeur et leurs justifications pathétiques aussi . Les toxicos qui sous l'emprise de telle ou telle substance se prennent pour des génis , des réincarnations de Jésu ou des guérisseurs c'est d'une banalité . Alors Guigui , laissez tomber vos semons grotesques , vous ne comprenez rien à ce que je dis .
RépondreSupprimerCeci dit je suis également CONTRE la prohibition Guigui , vous voyez ... C'est simplement le dénie des toxicos qui m'horripile avec leur langue de bois (c'est le cas de le dire)et leur vérité révélée par la drogue . ILs sont nuls et grotesques .
RépondreSupprimerPuisque l'on part sur ce sujet, combien de Toxicos légaux, sous anxios, AD, hypnotiques???? ceux là aussi sont des dangers sur la voie publique mais ils ont une ordonnance eux...Il faut relativiser et ne pas être aussi catégorique.
RépondreSupprimerLa Drogue fait partie de l'humanité, toutes les civilisations en ont eu recours, en abuser c'est autre chose...
ça tombe à pic! Demain, le 2 octobre nous fetons les Anges
RépondreSupprimerOuaih ? et alors Guigui ... Je t'ai dis que j'étais contre la prohibition , tu comprends ou non ? .... Ceci dit j'emmerde les toxicos, les alcOOlos et leurs manipulations minables que je connais par coeur et je n'éprouve aucune pitié pour eux car ils n'éprouvent que du mépris pour les gens et se sont de véritables salops égocentriques . Avec un toxico ou un alcOOlo , soit tu le laisse tomber soit il te détruit avec lui . C'est comme ça Guigui . Alors je te dis que je suis contre la prohibition et la prison parceque c'est dégueulasse , mais je les emmerde tous les alcOOlos et les toxicos et j'éspérre que lorsqu'ils créveront ils n'entrainent aucune personne innocente avec eux . Voila ma seule charité envers des gens que je méprise . Et je le dis .
RépondreSupprimerC'est une journée très très interessante;ZOE a l'air de vraiment avoir souffert personnellement des drames des addictions mais elle a vraiment le très bon goût de quitter sa foret pour ce blog ci, ce qui suppose qui lui reste caché au fond d'elle une partie lumineuse ...
RépondreSupprimer" La vraie nature de Bernadette" nous parle aussi de Drogue, une drogue soit disant douce: L'état amoureux.
En faveur de cet état chez Christophe:
- Son interet pour" Out of Africa"
En défaveur:
-Il ne fait jamais la grasse matinée
-Il fait du vélo, pas du tandem ( bon OK c'est un peu faible comme argument)
-Il n'évoque pas l'immense apport du kama sutra à l'occident qd il parle du boudhisme
-Il n'a pas changé tout son look , hier soir , je l'ai vu il n'était pas en surfeur ou en gothique mais égal à lui meme et la super nana du plateau n'avait pas l'air de l'émouvoir plus que cela ( la réciproque n'étant pas exact)
- et puis il ne nous a pas encore planté avec ce blog ....
Attention , Christophe continue de méditer et ne tombe surtout pas amoureux , à nos âges, marié avec des enfants c'est la merde totale....et dans ce cas " Dieu devient alors plus fort que la foi"
Voici mon ami André.
RépondreSupprimerPosément, avec précision, je vidais mon sac biblique, mon oreiller céleste:
"Tu m'entends bien, André, qu'on me prenne au sérieux et l'humanité tout entière s'arrache de son orbite de malédiction guerroyante et funeste.
A dégager! Finies la souffrance, la sottise. La joie, la lumière débarquent!"
André se massait pensivement la tempe, il me fit un sourire ému, m'entraîna dans la cuisine et devant un café, m'expliqua que moi, sensible, moi, enclin au mysticisme sauvage, moi devais reconsidérer cette apparition.
Christophe André en gothique?!
RépondreSupprimer.... L'image d'un instant...je sais pas vous Doc, mais moi, ça a fait travaillé mes "zygomatiques" :-)) Merci Odile ;-)
La foi plus belle que Dieu??
Moi, je dirais
Elle en découle.
Il la rend Indispensable.
Elle Lui donne Sa juste place.
Il la...
Elle Lui...
En fait, Elle et Lui se complètent, un peu comme dans un couple où chacun embellit l'autre.
De ma part, longue vie à ces deux-là! :-)
Douce nuit à chacune et à chacun ;-)
Vous étes vraiment de plus en plus tarés avec votre vénération du DOC . Vraiment c'est grotesque votre admiration de merde . Des clébards comme vous qui vous léchent le cul comme ça , vraiment c'est insuportable ! Moi , les clébards lécheurs de culs je leur balance des coups de lattes dans la gueule .
RépondreSupprimerCe qui me sidére c'est qu'aucune des personnes qui laissent des messages de vénération au DOC ne semble se demander si ça ne le géne pas ce léchage de cul . Bon , aprés tout , peut-être qu'il aime ça , votre gourou . Moi , j'ai horreur que quiconque se prostérne devant moi , et si je m'agenouille devant quelqu'un c'est uniquement pour le foutre par terre en lui choppant les jambes et lui savatter la gueule à mort parcequ'il m'a attaquée . La vénération il n'y a rien de plus répugnant au monde .
RépondreSupprimerMais ZOE, je suis en train d'apprendre à boire,je dose la boisson alcoolisée qui me convient,celle qui me motive, sans me rendre dangereuse,ou insuffisamment réactive ; c'est pas pareil,j'apprends à gérer le danger toxique.
RépondreSupprimerMerci pour cette découverte!
RépondreSupprimerC'est très beau...
Lisa
J'aime beaucoup votre blog. Je suis parfois déçue des directions qu'il prend . Il faut filtrer les commentaires. Cela me désole de constater que plusieurs utilise ce blog pour rêgler leur propres conflits personnels. Bon ceci dit ...j'ai adoré Nougaro. Le réentendre fut un pur plaisir.
RépondreSupprimerMerçi d'alimenter ainsi notre imaginaire .
G.D.
@ Anonyme......Je prends votre commentaire à mon compte....Pourtant, il me semble que tout est intéressant en matière de parole,que la compréhension de la vie, passe surtout par la résolution des conflits ; ce n'est pas en se congratulant, ou à parler toujours du beau, du magnifique,pour fermer les yeux sur ce qui nous déplait que les vrais problèmes de communication humaine seront résolues.Voilà mon avis.
RépondreSupprimerL'idée centrale de billet du DOC c'est "FAIRE la FÊTE" et faire la fête implique un dépassement des limites , une transgression . Bien sûr il y a plusieurs sortes de "fêtes" et , aprés tout on pourrait voir dans les révolutions , dans les guerres , dans les pogromes , dans les massacres ... des sortes de fêtes monstrueuses en leurs abominables transgressions . Mais il y a des fêtes plus joyeuses qui cependant cherchent aussi à abolir certaines limites , à transgresser certaines régles . Plus la société est violente plus les transgressions seront violentes . Les fêtes dans les stades sont violentes et hyper-fliquées , flicage qui canalise les transgressions donc fêtes encadrées instrumentalisées par l'ordre social en défouloir . Les gréves aussi sont des fêtes qui transgressent le pouvoir des castes dominantes répressives . Les concerts populaires sont des fêtes où on transgresse ses limites individuelles . On entre en fusion avec le groupe , on utilise pour cela de l'alcool des drogues diverses , de la musique faite de pulsations et de la danse . Mais il n'y a pas de fêtes sans transgessions des limites . Les "partouzes" où on transgresse les limites sexuelles , genre orgies ... Le carnaval , on y transgresse aussi les limites sociales et sexuelles par les déguisements ....... Voila à mon avis ce qui est au centre du billet du DOC . ..... Alors le pourquoi des fêtes (?) C'est évidemment la fonction cathartique . Mais cette fonction cathartique des fêtes est abscente dans les ceremonies des sociétés totalitaires et alors les fêtes y prennent la forme de massacres organisés par le pouvoir central qui va pour produire cette cathartique monstrueuse , stigmatiser tel ou tel groupe , telle ou telle personne sur lesquelles le peuple instrumentalisé se défoulera . Par exemple en France le pouvoir stigmatise les "ROMs" et ainsi éspére voir le peuple se défouler sur ces victimes expiatoires . IL y a là aussi une transgression , celle des valeurs humaines , celle de l'altérité qui est ainsi niée par le pouvoir totalitaire . Donc La fête , par son indispensable transgression , peut soit rapprocher les individus et créer de la solidarité sociale ... soit détruire les relations sociales par des transgressions perverses totalitaire . Voila ce que je pense du billet du DOC .
RépondreSupprimer@ verOO , ma réponse au dessus , com précédent .
RépondreSupprimerAlors , une personne alcoolique ou toxico transgresse ses limites par ses addictions (?) à mon avis oui mais quelles limites ? Celles de contraintes interiorisées sans doute , contraintes tellement répressives que seule une transgression répétitive et addictive peut alors les rendre quelques temps supportables , mais hélas le prix de ce procéssus cathartique solitaire du toxico est alors assez cher puisque il finit par s'auto-détruire pour détruire les insupportables limites interiorisées ... Voila
Cela s'est passé à Florence, en Italie. Un mariage a été célébré un samedi en début d'après-midi dans une église et un vin d'honneur a été prévu dans le jardin du presbytère.
RépondreSupprimerSeulement voilà, il a plu ce jour-là et les just-married ont demandé l'autorisation au curé de fêter cela à l'intérieur au fond de l'église vu qu'il n'y a pas de salle paroissiale prévue pour cette circonstance.
Le prêtre répondit alors aux mariés:
- N'y songez pas. C'est impossible. Vous allez boire, chanter et transgresser toutes les règles. Et il y a le saint-sacrement dans l'église.
- Mais mon père, Jésus n'a pa transformé l'eau en vin dans les noces de Cana? N'a-t-il pas fait la fête avec les invités? Allez, mon père, cessez de prendre cet air abattu...
La foi, du Latin, "fides" qui signifie fidélité, engagement à une promesse mutuelle entre deux personnes. C'est comme un arc-en-ciel après la pluie, elle leur permet de dépasser leurs doutes et leurs peurs, elle les re-lie pour l'éternité, dans ce sens où mille milliards de secondes ne paraissent qu'une infime seconde pour ceux qui s'aiment et qui y croient...
RépondreSupprimerJ'ai découvert récemment Maurice Godelier, un anthropologue qui m'a interpellée sur la nature de ce qui transcende une société. Dit comme ça c'est un peu sec voire un peu inexact. Il replace le politique et le religieux dans une dimension sociale transcendantale; du moins est-ce ce que j'en comprends. Mais c'est un gouffre de questionnements et de réflexions qui s'est ouvert par là pour moi alors je reste dans l'économie de mots histoire de conserver un peu d'équilibre. Le temps de me familiariser avec ce regard passionnant.
RépondreSupprimerSi ça vous dit:
http://www.dailymotion.com/video/xdcktv_conference-de-maurice-godelier_schoo
Et puis me préoccupe aussi cette histoire d'affects positifs développés entre autre par Frédéric Lordon qui vient de sortir un livre dans lequel il parle de la passion, du capitalisme, de Marx et de Spinoza. Dans un esprit laboratoire qui remue les méninges de façon un peu désarmante. Faut s'accrocher!
Je ne ressors pas indemne de toutes ces réflexions.
@si en a fait une interview sur le plateau de "Dans le texte", émission soit-dit en passant que je recommande chaudement. Avec cette réserve qu'il faut être abonné pour la visionner. Mais il y a des offres très intéressantes pour les tous petits budgets. Je dis ça moins pour faire de la pub que pour dire que ça ne saurait être un obstacle, surtout quand les émissions sont d'une telle qualité. Ca change des plateaux où il faut parler vite et efficace, à tel point qu'on n'a pas bien le temps de comprendre la place des invités et de leur discours sur le plateau; c'est ce que j'ai ressenti en tous cas en visionnant le C dans l'air où vous êtes intervenus monsieur André.
Peut-être pourriez-vous vous exprimer sur les plateaux d'Arrêt sur image d'ailleurs? Ce serait d'autant plus intéressant qu'il y a quelque chose d'une volonté de décloisonnement, du point de vue du format et du coup sur le contenu: pas de durée préetablie, droit à l'esprit d'escalier, de reformuler sa pensée, son propos, non camouflage des micro événements de plateau, un sac qui tombe, un moment de rigolade, un cafouillage, où tout cela est accueilli comme faisant partie intégrante de l'ensemble, soucis de donner une visibilité aux débats, de ne pas les taire, les masquer, mais au contraire de les vivre...
Rafraîchissant.
http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=3405
@ ZOE,tu confonds, je ne suis pas toxico, ni alcoolique,je n'ai pas d'addiction,je veux seulement boire un verre d'alcool à mon gré,c'est compris ? Alors, s'il te plait ,fous moi la paix avec ça § J'ai été arrêté avec 0.6 g /l,et ça ne se reproduira plus,je ne dépasserai plus le seuil admis au volant,voilà,ai-je suffisamment confessée ? Ensuite, SVP, je n'en discute plus, c'est mon choix,basta,que celui qui ne me comprends pas,ou n'est pas d'accord, passe son chemin.Merci.
RépondreSupprimerC. André donne deux informations: il a un coup de blues et il aime Nougaro. Au bout de x commentaires, c'est tout juste si on ne lui propose pas d'aller voir un thérapeute familial pour sauver son mariage en danger. J-M Ribes aurait adoré !
RépondreSupprimerPlume de petit mandarin
RépondreSupprimerJ'élève des petits oiseaux, dont des mandarins. L'un d'eux vit depuis presque trois ans avec une patte cassée. Récemment j'ai entendu un éleveur parler d'un de ses canaris qui non seulement vivait très bien ainsi, mais avait même eu des petits et les avait nourris, en n'ayant qu'une seule patte.
Mardi dernier, je regarde mon petit oiseau estropié. Je compare son plumage avec celui de ses compagnons et le trouve même plus beau qu'eux. Je songe alors qu'il pourrait peut-être avoir une famille, au moins une copine.
Le lendemain matin, mercredi, je trouve mon beau petit estropié ensanglanté et tout déplumé au fond de la cage, et les deux autres qui s'acharnaient dessus. Je lui ai préparé une petite cage pour l'isoler bien au chaud, ai nettoyé ses blessures. Malheureusement il n'a pas survécu.
Que s'est-il passé ? Ont-ils lu dans mes pensées ? "Ah ! Il a un plus beau plumage que nous ? On va lui faire sa fête à ton éclopé !".
Ce n'est ni Dieu ni la foi qui m'aident à comprendre les humains, ce sont mes petits oiseaux, aussi fragiles, aussi touchants, aussi cruels.
Je ne sais pas si notre hôte a des problèmes ou pas, je ne pense pas non plus que cela soit très sain de faire des commérages ou des confessions intimes, mais bon... Cela me rappelle quelqu'un qui disait que l'on commence à faire de l'exhibitionnisme lorsque l'on ne réussit pas à trouver en soi-même un espace intérieur intime où l'on se sent en confiance...
RépondreSupprimer@ Anonyme....confessions intimes....lorsque , les temps sont durs,les proches sont durs comme les temps......alors,il faut bien se faire des intimes à l'extérieur.
RépondreSupprimerLes bouddhistes n'aiment pas beaucoup parler de Dieu. Ils disent que Dieu est là où se trouve notre coeur. Cela me rappelle ce parabole des évangiles où lors du jugement dernier, des gens arrivent au paradis et Dieu leur a dit que c'était parce-qu'ils l'avaient bien accueilli sur terre. Ils rétorquaient qu'ils ne l'avaient jamais vu. Dieu leur a répondu : "J'avais soif et vous m'avez donné à boire, j'avais faim et vous m'avez donné à manger, etc."
RépondreSupprimerVer00, ma sérénité ne dépend pas de l'autre, mais de ma capacité à me créer un espace intime avec moi-même, quoiqu'il arrive...
RépondreSupprimerEtonnant tout de même !!! Alors qu’il y a "partage" d’un vécu, d’expériences, d’états âmes, on le piétine avec aigreur, pour revenir le lendemain sur les mêmes lieux de ce "partage", prendre et continuer à piétiner !!!!
RépondreSupprimerJe viens d'écouter.....Jubilant § Non ,magnifique...... Sauf, que j'y crois ,cette histoire est la mienne,j'en ris...RIRE DE SON MALHEUR..... j'y crois encore , j'y croyais jusqu'à la fin de mon temps.Et, finalement,ai-je vraiment tord ; d'y croire ? .......§§!§§............§§ ? §§........
RépondreSupprimerJe ne sais pas si les anges ont des ailes, mais je sais que Dieu a la voix d'un jeune homme.
RépondreSupprimerIl m'a répondu le 04 avril 2008. J'avais extrêmement besoin de lui parce que à 35 ans j'avais fermé toutes les portes, comme les phobiques sociaux savent le faire. Fermé la porte de l'amour, fermé la porte de l'amitié, fermé toutes les portes qui ouvrent sur la vie. Je me fichais de tout sauf de savoir si Dieu est là.
Dans ma vie pas très drôle, j'ai fait des allers-retours vers lui, je me suis assise dans des églises, j'ai essayé de trouver du réconfort, je l'ai rejeté, rejeté ceux qui le représentent, j'ai emprunté des livres à la bibliothèque, j'ai lu les mots des autres, ceux qui parlent de sa patience, de son humilité, de son humour. Je n'ose pas parler de son amour - je le vivrai vraiment quand je le verrai...
Pour le retrouver, j'ai commencé à lui parler le soir dans mon lit. Et je lui ai posé une question. Je lui ai demandé s'il avait des amis, lui. j'avais peur soudain qu'il soit aussi très seul dans cet immense univers puisqu'il est le seul à être ce qu'il est. Et chaque soir j'ai recommencé, j'ai insisté. Plus les jours passaient, plus je me disais que lui non plus n'allait pas me répondre.
Et puis c'est arrivé, tôt ce matin-là, au moment de mon réveil, alors que j'avais les yeux encore fermés et des images de mon rêve dans la tête. Sa voix était légère, pas très forte, il a dit "J'ai un ami". J'ai eu la sensation de lui faire répéter et de l'entendre une seconde fois et puis j'ai ouvert les yeux. Ma journée a été étrange. L'après-midi, j'ai pris le métro avec angoisse parce que j'avais un rendez-vous médical. Dans la salle d'attente, alors que j'attendais, une soeur est entrée et s'est assise à côté de moi.
Je me doutais de ce que signifiait "J'ai un ami", cela voulait dire qu'une personne que je connaissais était morte ou allait mourir. J'ai vécu les jours suivants en me sentant oppressée. J'ai pensé à mon correspondant américain, le seul qui m'écrive encore pour mes anniversaires et qui a déjà eu deux tumeurs dans la tête ; j'ai aussi pensé à mon père. Et puis le vendredi 10 avril, un coup de fil m'a appris la mort de mon frère aîné, un frère fragile pas assez aimé, pas assez aimant, qui se faisait du mal et qui avait rompu tous les liens avec nous, un frère de 47 ans qui est mort tout seul chez lui.
Vous savez ce que j'ai ressenti ? De l'énergie. Ce jour-là, je ne suis pas sortie, mais j'ai mis les chaussures de marche que je venais d'acheter après des mois d'hésitation et j'ai marché dans la maison avec la sensation que je pourrais parcourir des kilomètres de route. Dieu a pris mon frère pour ami.
Deux années ont passé et je sais que ces quatre mots tout simples signifient bien plus que ce qu'ils disent. Moi je suis toujours phobique sociale et en difficulté. Vous connaissez la phrase qu'on récite lors de l'eucharistie "dis seulement une parole et je serai guérie" ? C'est ce que je n'arrêtais pas de dire dans mes prières pour qu'il me réponde. Sur terre, je ne suis pas guérie et souvent j'en ai honte, mais j'ai compris que je devais faire ce que je pouvais et que Dieu, bien qu'il en soit capable, ne procèdera jamais à des tours de magie pour nous changer. En tout cas, maintenant j'ai un ami à qui envoyer des baisers.
Voilà. Ce témoignage, je n'arrive pas encore à le faire à l'oral, alors je vous le laisse ici.
Lise
Je ne sais pas si les anges ont des ailes, mais je sais que Dieu a la voix d'un jeune homme.
RépondreSupprimerIl m'a répondu le 04 avril 2008. J'avais extrêmement besoin de lui parce que à 35 ans j'avais fermé toutes les portes, comme les phobiques sociaux savent le faire. Fermé la porte de l'amour, fermé la porte de l'amitié, fermé toutes les portes qui ouvrent sur la vie. Je me fichais de tout sauf de savoir si Dieu est là.
Dans ma vie pas très drôle, j'ai fait des allers-retours vers lui, l'ai rejeté, rejeté ceux qui le représentent, j'ai lu les mots des autres, ceux qui parlent de sa patience, de son humilité, de son humour. Je n'ose pas parler de son amour - je le vivrai vraiment quand je le verrai...
Pour le retrouver, j'ai commencé à lui parler le soir dans mon lit. Et je lui ai posé une question. Je lui ai demandé s'il avait des amis, lui. j'avais peur soudain qu'il soit aussi très seul dans cet immense univers puisqu'il est le seul à être ce qu'il est. Et chaque soir j'ai recommencé, j'ai insisté. Plus les jours passaient, plus je me disais que lui non plus n'allait pas me répondre.
Et puis c'est arrivé, tôt ce matin-là, au moment de mon réveil, alors que j'avais les yeux encore fermés et des images de mon rêve dans la tête. Sa voix était légère, pas très forte, il a dit "J'ai un ami". J'ai eu la sensation de lui faire répéter et de l'entendre une seconde fois et puis j'ai ouvert les yeux. Ma journée a été étrange. L'après-midi, j'ai pris le métro avec angoisse parce que j'avais un rendez-vous médical. Dans la salle d'attente, alors que j'attendais, une soeur est entrée et s'est assise à côté de moi.
Je me doutais de ce que signifiait "J'ai un ami", cela voulait dire qu'une personne que je connaissais était morte ou allait mourir. J'ai vécu les jours suivants en me sentant oppressée. J'ai pensé à mon correspondant américain, le seul qui m'écrive encore pour mes anniversaires et qui a déjà eu deux tumeurs dans la tête ; j'ai aussi pensé à mon père. Et puis le vendredi 10 avril, un coup de fil m'a appris la mort de mon frère aîné, un frère fragile pas assez aimé, pas assez aimant, qui se faisait du mal et qui avait rompu tous les liens avec nous, un frère de 47 ans qui est mort tout seul chez lui.
Vous savez ce que j'ai ressenti ? De l'énergie. Ce jour-là, je ne suis pas sortie, mais j'ai mis les chaussures de marche que je venais d'acheter après des mois d'hésitation et j'ai marché dans la maison avec la sensation que je pourrais parcourir des kilomètres de route. Dieu a pris mon frère pour ami.
Deux années ont passé et je sais que ces quatre mots tout simples signifient bien plus que ce qu'ils disent.
Voilà. Ce témoignage, je n'arrive pas encore à le faire à l'oral, alors je vous le laisse ici.
Lise
Merci pour votre témoignage émouvant Lise.
RépondreSupprimerJ'espère que les chaussures de marche sont un peu usées maintenant... sinon il faut les mettre et quitter la ville ou son atmosphère, sans aller très loin. Nous marcherons en pensée avec vous.
Faire la fête : Pour trouver l'ésprit de la fête . Catharsis et récréation , déstruction et création , transgression et fusion , enfer et paradis : Les ésprits des fêtes , les démons et les dieux célébrés parcequ'ils sont les archétypes des pulsions humaines de mort et de vie . Les fêtes rythment la vie des individus et des sociétés . Les humains sont des êtres sociaux mais ce sont aussi des individus , donc sans cesse leur systhéme est tiraillé entre ces deux tendances , l'individu , le groupe ... Alors les fêtes permettent de résoudre ces tentions internes au groupe . On rend des cultes aux démons et aux dieux . On fusionne les individus et le goupe dans la divinté adorée . On transgresse les limites . On fait des sacrifices . On glorifie les héros . On nourrit les démons et les dieux de la chair humaine pour qu'ils puissent s'incarner et devenir fonctionnels dans le systhéme social . On nourrit autant la mort que la vie et on fête les ages de ce voyage humain de la naissance à la mort à la renaissance . Le temps des fêtes est cyclique et se croie éternel comme les démons et les dieux se croient eternels . Au paroxisme de la fête on tente de réconcilier les indivdus au groupe , mais on tente aussi de réconcilier la mort et la vie qui alors s'embrassent l'une l'autre . On tente de saisir le "TOUT" , de refermer le systhéme sur lui même , de le boucler en une matrice totalitaire bienveillante en laquelle culture et nature se réconciliraient enfin pour élever l'humanité réconciliée avec elle même jusqu'au lieu parfait où tout est accompli , le Jardin Magique ..... Mais si cela peut sembler réussir pour le temps de la fête , cela échoue et échoura toujours ... L'humanité est vouhée au tragique qu'elle le veuille ou non . Mais c'est ce tragique , ce deuil éternel qui donne un sens à tous ces efforts . Parcequ'au fond tout cela n'est qu'illusions .
RépondreSupprimerSuperbe pages de Nougaro et sympathique rappel d'une époque , car les époques changent très vite maintenant : normalisation televisuelle ? descente des nordistes ?
RépondreSupprimer"l'accent se perd"! titre la Dépêche du midi .
Trêve de nostalgie .La mémoire de C Nougaro est bien vivante dans nos coeurs. Certains ont même vu son fantôme passer sous les fenêtres du Capitole sans doute pour écouter le ténor du moment.
On dit même qu'il va chanter encore et encore sous la fenêtre de Marie Christine ....
Incorrigible Claude.
Fan absolue de Nougaro, je trouve le texte auquel ce billet fait référence d'une mièvrerie atroce. J'ai eu la malchance de l'entendre en concert à l'Olympia, heureusement, il y avait aussi les Etoiles, couple de brésiliens génial découvert par Claude. De plus, le message qu'il véhicule pour le moins discutable, C'était une mode à l'époque, Johnny nous avait également gratifiés d'un texte parlé du même tonneau.
RépondreSupprimerJe suis étonnée qu'un psychiatre donne foi au mythe du "doux dingue". Quand on est fou, souvent, presque toujours, on souffre, beaucoup.
"Ô mon païs..." Nougaro est notre seul chanteur de blues.
Zoé, vos commentaires me font souvent éclater de rire, nonobstant leur grossièreté : merci, j'adore rire. Il me semble que votre hargne est saine.
Bisous à tous, j'espère que vous allez bien !
Ce que je perçois dans les confidences de Monsieur Christophe André, c'est une invitation à la confiance mutuelle avec les lecteurs de ce blog, une invitation à nous confier à notre tour et à échanger ici des émotions.
RépondreSupprimerJe l'ai déjà écrit, après plusieurs décénies d'égocentrisme et d'individualisme où celui qui parle de ses états d'âme est considéré comme un "perdant" et où le "gagnant" est le fameux "cow boy solitaire silencieux qui tire avant de s'expliquer", cette invitation n'est pas nécessairement visible par tous.
Maintenant, chacun est libre de se confier ou pas, on peut très bien se contenter de lire et de réfléchir, se questionner sur notre propre ressenti, sans nécessairement en faire part à tout le monde.
De plus, je ne crois pas que "l'intimité" qu'étale Monsieur Christophe André ici soit vraiment compromettante. Il s'agit de questionnements que chacun peut avoir. Cela montre justement que nous traversons tous des hauts et des bas, que c'est normal, que ça fait partie de la vie, et que, même si cela nous semble parfois très difficile, il est quand-même possible d'être au moins un petit peu heureux avec ça.
D'accord avec vous Isalugo, c'est ce que j'entrevoyais en parlant de "clichés". Cette lecture m'a fait penser à celle "Mort à Venise" de Thomas Mann, et qui m'avait mise extrêmement mal à l'aise : ce vieux bonhomme qui suit un enfant et "justifie" son comportement avec de la nostalgie et de la poésie, mais que moi, si j'étais la mère de ces enfants ... je ne dirai pas ici ce que je leur ferais à ces "poètes" !
Bon , trés bien . Moi je continue à penser qu'il s'agit de "la fête": faire la fête c'est quoi ? C'est à cela que j'ai refléchis .....
RépondreSupprimerJe suis allée à leur fête et j'ai trouvé le vin amer . J'ai trouvée la nourriture écoeurante . Les viandes lourdes et grasses me faisient penser à la mort . Les sucreries trops parfumées m'engluaient l'âme dans leur sirop . Les discussions des convives me déchiraient les oreilles . Les rires sonnaient faux . Les compliments m'étaient amers ...... Alors discrétement je suis partie et j'ai marché solitaire . Et j'étais bien avec la nature et aujourd'hui je ne vais plus à leurs fêtes ..... Tous m'ont oubliée à présent et c'est trés bien ainsi . Lorsque je les croise parfois , je les salue en m'efforçant de n'éprouver ni chagrin ni joie parceque je suis ailleurs . Je ne suis plus au milieu d'eux . Je suis en voyage vers ma paix , vers mon indépen-dance .
"Si tu plonges longtemps ton regard dans l'abîme, l'abîme te regarde aussi."
RépondreSupprimerFriedrich Nietzsche
"Que l'importance soit dans ton regard, non dans la chose regardée !"
André Gide
Regarde et écoute,
Retrouve ce regard du coeur,
Pour mieux respirer et mieux vivre.
C'est l'histoire d'un homme qui vient d'emménager et qui a besoin de planter plusieurs clous mais il n'a pas de marteau. Il sait cependant que son voisin en a un (il l'a vu réparer sa clôture la semaine dernière) seulement voilà, ce dernier est un médecin psy.
RépondreSupprimerIl commence donc à ruminer : "Ce monsieur psychiatre va t'il me prêter son marteau? Va t'il me toiser de haut, m'examiner en long en large et en travers?
Ah! Il commence vraiment à me taper sur les nerfs avec son marteau!..."
Sur le coup, il fonce chez son voisin, sonne à la porte et lui crie au nez : " Mossieu, vous pouvez le garder votre marteau, plantez le où vous voulez..."
Merci Zoé pour ce beau témoignage (3 octobre 2010 17:08). Maintenant, s'il vous plait, laissez-nous vous oublier ... en paix.
RépondreSupprimerOuf ! C'est vrai que ça fait du bien la spontanéité, même si ça n'est pas toujours très gentil ! A qui je le dois ? A Zoé. Merci encore.
Quelle spontanéité ? Boulezaïl ... Je n'y vois qu'une colére trés calculée . Trés artificielle . Personnellement je n'ai jamais prétendue écrire quoi que ce soit de spontané ici . Ce n'est qu'une apparence , un masque . Je ne suis pas là . Si vous voulez m'oublier , il ne tiend qu'à vous . Si vous voulez être spontanée , soyez le . Vos humeurs ,vos états d'âme ne devraient pas dépendre de moi . Vous ne me devez rien , rassurez vous . Vous choisissez votre enfer tout comme je choisis le mien , comme chacun d'entre nous d'ailleurs choisit le sien . L'enfer ce n'est jamais les autres ; c'est toujours l'enfer que chacun se fait en soi-même . Etes seulement sûre que j'existe en vrai ? non , alors à qui s'adresse votre colére sinon à ce "NOUS" dont vous dites faire partie ... et en effet je ne fais pas partie de ce "NOUS" qui me semble bien fragile et dont l'harmonie se laisse facilement troubler . Boulezaïl , essayez donc la sérénité spontanée . C'est bien aussi .
RépondreSupprimerTiens, Zoé, j'ai envie de me prêter à votre jeu, pour une fois, mais ce sera la dernière.
RépondreSupprimerVous avez tiqué sur le "nous" ? C'est vrai que j'ai hésité entre le "je" et le "nous", et j'ai finalement opté pour une certaine solidarité envers des lecteurs non anonymes qui ont manifesté gentilment leur exaspération.
Notez au passage que la gentillesse n'est pas toujours de l'hypocrisie, et qu'un reproche peut aussi se faire dans le respect, la politesse ou la courtoisie.
C'est vrai aussi que, en épluchant mes carottes un peu plus tôt, je me posais la question : "Qui est ce personnage de Zoé ?". Une personne brillante à ses heures, provocante, et jusqu'à présent, j'aime bien. Mais vos humeurs cycliques, dont j'ignore si elles sont calculées, mais qui sont, de mon point de vue de récepteur, loin de la "sérénité spontanée", tournent à une méchanceté sans discernement qui ressemble beaucoup à celle de vos détracteurs anonymes.
A propos de ceux-ci, si ce n'était la quantité de fautes qui fait la différence, je me demanderais si ce n'est pas vous qui écrivez ces messages, tellement ils vous donnent raison lorsque vous êtes brillante.
Cela dit, c'est un peu prétentieux de votre part de croire que votre humeur influence la mienne parce que pour une fois, je me suis permis de vous faire goûter un soupçon du fiel que vous déversez sur les autres. Cela me fait seulement de la peine de lire autant de méchanceté de votre part. Je me dis que, au fond, vous devez être très malheureuse. Mais rassurez-vous, j'ai vite oublié, car j'ai bien d'autres préoccupations.
Et enfin, à propos de fiel : vous qui detestez les moralisateurs autant que moi peut-être, et qui faites la morale aux toxicomanes, le fiel ainsi que la complaisance à se faire haïr de tous et passer pour une victime, ça aussi c'est une drogue néfaste pour les autres et cela crée une dépendance chez ceux qui en abusent.
Quelqu'un vous l'a déjà dit, votre réaction attendue, sans surprise, à mon petit message, montre que vous avez encore du chemin à faire avant de trouver votre "indépen-dance".
Beau texte en effet. L'important c'est comment il résonne en nous et pas forcement de savoir l'esprit dans lequel il a été écrit. Ne passe-t-on pas notre vie essentiellement dans l'interprétation ? Biensûr ce n'est que mon humble vision de la chose.
RépondreSupprimerSinon, je dois avouer que je suis un peu triste de la tournure des commentaires. Il suffit qu'une personne allume un feu pour que d'autres l'attisent, le renforçant au passage...
Je suis ce que vous faites de moi .
RépondreSupprimerEn effet c'est magnifique!
RépondreSupprimerMerci
Avez-vous vu "Saving Grace" ?
RépondreSupprimerKatsuwi, je trouve au contraire que les commentaires illustrent bien le texte de Nougaro :
RépondreSupprimeril est plus facile de voir la paille dans l'oeil du voisin que la plume d'ange qu'il tient dans la main.