"Je n'ai jamais été mariée, mais je dis toujours que je suis divorcée, comme ça tout le monde croit que je suis normale."
Cette phrase de Elayne Boosler nous fait rire, puis réfléchir, comme toujours quand l'humour est bon : drôle et profond.
La normalité aujourd'hui, ce n'est plus de vivre marié, mais d'avoir testé le couple. Sinon, on devient suspect : une personne célibataire est forcément un produit avec un vice caché, un humain défectueux, que personne n'a jamais pu supporter dans son intimité...
Illustration : deux humains normaux.
C vrai, je suis un produit avec un vice caché(ou plusieurs, une humaine défectueuse, que personne..mais je crois que si je suis seule, synonyme de célibataire, c parce que je le pense tt cela de moi avt tout! Si nous oublions la responsabilité que nous faisons porter aux autres, nous voilà face à nous même..
RépondreSupprimerC à la fois étrange et assez stupéfiant comme le sentiment amoureux me parait extra terrestre!! Je pense qu'il y a un inconscient dt je reste prisonnière pour en être à ce point ...
Mais le regard des autres se pose souvent avec intolérance sur les différences en oubliant les souffrances que "l'anormalité" impose!
Je vais dc m'occuper à ne plus souffrir plutôt qu'à perdre mon temps à m'occuper de ceux qui préfère regarder ma vie ou celle de..de peur d'entrevoir leurs âmes..
il y a bien âme ds amour?
La Normalité c'est un effet statistique . C'est comme les 1,6 enfant par femme . Le Conformisme à cette Normalité est un phénoméne myméthique . Pour survivre au sein du groupe les individus se conforment à un état moyen qui permet de passer inapperçu , d'être "intégré" et de bénéficier ainsi de la protéction du groupe sans en subir l'ostracisme . C'est le réflex myméthique qui permet ce genre d'adaptation . Il n'y a évidement aucune volonté colléctive là dedans . C'est simplement "mécanique" ..... On est normal parceque c'est le moyen le plus sûr de survivre dans un systhéme social . Alors évidement cet êtat moyen , la norme , évolue en fonction de beaucoup de paramêtres dont il est la résultante ..... Bon , voilà ce que j'en pense
RépondreSupprimerCe que je sais en tant que célibataire, c'est que ceux-là qui ne le sont pas et nous montrent du doigt à l'occasion, n'ont pas toujours beaucoup de place pour les autres, les zautres qui ne sont pas Leurs zenfants et Leurs conjoints. Comme si le seul projet collectif était familial, la seule perspective était familiale. C'est peut-être vrai au fond. L'Autre c'est forcément un conjoint. Pas un ami en visite dans la famille qui ne sait peut-être pas commentonrangelesplatsdanslelave-vaisselleiciçasvoitqu'ilestcélibataire, mais qui sait que chaque famille a sa façon de ranger son lave-vaisselle, et qui lui, s'est déplacé chez d'Autres, pour partager une semaine à vivre comme eux on choisit qu'il fallait vivre et pas autrement. Bien sûr seuls les célibataires ont des habitudes, les familles non, et surtout pas celles qui sont incapables de parler d'autres choses que de leur seul horizon familial. Hein, quoi? Il y a une manif' pour les retraites? Oui mais tu sais, mouah la politique, ça m'intéresse pas...ouais, c'est sûr, ça vaut pas la nouvelle télé écran plat su salon.
RépondreSupprimerCa n'est pas vrai pour toutes les familles bien sûr, d'ailleurs j'aime beaucoup les familles où la politique occupe une place car dans de telles familles, je ne me sens pas à la périphérie du groupe, mais bel et bien partie prenante.
Mais paraît-il qu'il n'est de projet qu'individuel. Je ne vous raconte pas la pression si à votre échelle d'individu vous avez raté votre autopromotion.
C'est le fréquent qui regit le normal ......
RépondreSupprimerOn peux aussi ajouter les phrases du style "quand est-ce que vous faites le deuxième?" Parce que 1 seul enfant c'est suspect aussi
RépondreSupprimerLa phrase peut aussi s'entendre : "c'est dans la norme de divorcer"... parce les journaux et la télé disent que le couple est invivable, que l'intimité de l'autre est insupportable, que l'autre du couple est incompatible avec mon moi brillant, que c'est trop d'efforts pour cohabiter.... Comme dans les magazines qui prônent l'infidélité, le plaisir en dehors du couple, le bonheur d'être seul...
RépondreSupprimerAvoir un seul enfant, vivre seul, vivre en couple, avoir 1,6 enfants ici, en avoir 4 minimum ailleurs... il y a tellement de façon de vivre et d'aimer, des histoires, des parcours différents, des manques et des bonheurs...
La normalité !!! J'en ai longtemps rêvé, être comme tout le monde, ça m'a rendu profondément triste d'être en marge, puis un jour j'ai lu Christophe André, et j'ai commencé à ressentir de l'acceptation, alors je fais des efforts pour améliorer mon quotidien, pour me sentir bien, pour sentir un peu de vie en moi, parfois ça me fait du mal de penser que je suis une marginale (schizophrène), mais ça m'arrive beaucoup moins qu'avant, j'ai appris à donner de l'importance à ce qui est important, à essayer de savourer des moments précieux avec les miens, à penser moins à moi, sauf quand je suis dans le tourbillon...
RépondreSupprimerAutre chose très importante à mes yeux, je ne prends quasiment plus d'anxiolytique !!!!!! Seul le neuroleptique reste nécessaire...
La psy qui me suit m'a dit : Vous avez l'air bien ! C'est dû à quoi ???
Docteur André, merci du fond du coeur, profonde gratitude...
(Bon, excusez-moi s'il y a répétition, d'habitude le message apparait après quelques minutes ...)
RépondreSupprimerLa normalité, c'est ce qu'évoquait, je trouve, le sujet de lundi avec "le psy qui allait mal".
Je croyais qu'il existait une certaine "normalité", comme devenir adulte, responsable et autonome, être à l'écoute des autres, agrandir ses connaissances, ouvrir son esprit, faire des choix éclairés et assumer ses décisions, vivre en harmonie, collaborer, partager avec les autres ...
Plus je vieillis, plus je m'aperçois que, loin d'être une norme, ce ne sont que des valeurs bien personnelles, et que tout le monde ne partage pas.
Et ce dont je m'aperçois aussi, à travers les épreuves de ces dernières années, et qui n'en finissent pas, c'est que, selon ces valeurs qui sont les miennes, les gens qui se prétendent le plus "normaux" sont ceux qui le sont le moins :
immaturité, pas d'écoute, pas de partage, caprices puériles cachés sous une pseudo-autorité, fièreté d'être ignorant, esprit fermé, égocentrisme, ... et tout cela sous les étiquettes "écouter son coeur" et "gros bon sens".
Et puis la "nouvelle normalité", en matière de relations humaines, c'est d'avoir des dixaines de contacts dans des "résaux sociaux" appelés abusivement "amis", avec lesquels on échange ... des petits "smileys".
Quelle profondeur et quelle élaboration dans l'expression des sentiments ! Le cerveau humain va tellement rétrécir, qu'il tiendra bientôt dans une micro-puce.
Je viens de réinstaller ma carte de son, et écris en écoutant le premier CD qui m'est tombé sous la main : les grands succès d'Ennio Morricone.
Cette musique me replonge dans ma jeunesse où je me batissais ces valeurs justement, mes rêves, où tout semblait possible ... et merveilleux ... quel décalage douloureux !
... dans un premier temps, car je vais en tirer toute la substance créatrice pour continuer à me reconstruire !
Allez ma vieille, encore un petit effort, tu vas t'en sortir !
Etre soi-même et être normal, au sens dans la norme, peuvent être complémentaires (heureusement) mais aussi nous tirailler. Pour avoir la paix et/ou masquer notre honte, notre estime de soi dévalorisée, on peut s’arranger avec soi-même.
RépondreSupprimerC’est sans doute plus facile de dire qu’on est célibataire quand c’est un choix assumé, ou quand çà ne l’est pas mais qu’on a pas honte de l’être. Dans le cas contraire, on dit par exemple qu’on est divorcé. Mais est ce à cause de la norme ? Oui, quand on accepte d’y cacher sa honte ( je précise que je ne dis pas que c’est une honte d’être célibataire, je dis quand c’est vécu comme une honte). Dire la vérité, je suis célibataire, nous isole-t-il ? De qui ? de ceux qui considèrent que le célibat est une tare,. Et bien, ce n'est peut-être pas plus mal, non?
Maintenant, c’est plus compliqué dans le monde du travail, par exemple, où « l’anormalité » se paye chère parfois.
Jusqu’où acceptons-nous de ne pas respecter les codes, d’être différent ? Jusqu’où repoussons nous les limites de la norme ? C’est un travail sur notre liberté qu’il faut entreprendre.
Le plus important, c’est de trouver sa place, de l’assumer, qu’elle soit considérée normale ou pas. C’est le courage de la liberté, dans le respect de l’autre. Si vous en avez en rab, pensez à moi, je suis preneur !
Pas simple, vous avez raison, Christophe, derrière la boutade, il y a de quoi se prendre la tête!
PS : sur l'alusion à la honte, j'avoue que je suis peut-être sous l'influence d'un entretien que j'ai entendu avec Boris Cyrulnic sur son dernier livre, et que çà a fait un noeud de plus dans mon cerveau.
On dit "mieux vaut être seul que mal accomagné", certs, mais moi je dis que "la solitude fragilise".
RépondreSupprimerAu fait, existe-il une thérapie pour les "champions du célibat, malgré eux", genre: "réunion pour celibataires anonymes"? loool
Humour, je précise humour ;-)
Mais sérieux, voilà une étiquette pas facile à porter tous les jours...
Je me souviens d'un pote, qui m'avais même demandé une fois, si j'étais sûre de ne pas être lesbienne! J'ai éclaté de rire! Son hummour piquant et direct m'amuse bien souvent, mais cette fois-là, tout au fond de moi, ça a fait quand même bobo à mon coeur, mais bon...
Le pire,c'est qu'après il m'avoue:"Je ne plaisante qu'à moitié"
Comment vous dire...Il m'en a fallu du self controle, pour m'empêcher de lui sauter dessus et de l'embrasser en guise de réponse(il me plaisait bien en plus!)
Mais comme je suis bien élevée :-), je me suis contentée d'une exophtalmie contrôlée(=faire les gros yeux), en guise de réaction.
Cette anecdote me fera sûrement, encore plus sourir quand je serai mariée, mais pour l'instant, elle me laisse un goût amer...
Bon, désolé pour le ton pleurnichard de mon com,
je ferai dans le pastel et les couleurs chaudes la prochaine fois ;-)
A plus!
C'est normal, Cococinelle, votre réaction. La question du "célibat" est profondément ancrée dans nos comportements, et, intimement liée à celle du statut social, elle date de bien avant que l'Homme soit descendu de l'arbre, donc gérée par notre "cerveau reptilien". C'est pour cela que je dis toujours qu'il est très important de prendre conscience de notre animalité et de nos comportements qui en découlent, afin de les "humaniser" sans les cacher sous des tapis de significations mystiques. Car au moindre courant d'air, c'est pas beau à voir ...
RépondreSupprimer@ cococinelle
RépondreSupprimerah ben moi ce sont mes parents qui m'ont tendu une grosse grosse perche genre: mais si tu es lesbienne c'est pas un problème. Je me suis dit que beaucoup d'homo m'envieraient mes parents, mais j'ai pensé très très fort que sous-couvert de tolérance...c'était quand même une façon de trouver ma situation assez anormale pour qu'il faille y chercher une raison singulière. Eh mais on est très nombreux à être célibataires, c'est rencontrer l'âme-soeur qui me paraît être exceptionnel. D'autant plus exceptionnel que combien sont-ils à vivre en couple en étrangers? Il y a des solitudes peuplées de gens qui se côtoient sans jamais se rencontrer. Dans le couple comme en dehors. Au boulot par exemple. Les collègues qui s'en tiennent à des relations strictement superficielles.
Je regarde, avec mélancolie, l'illustration de ce couple déjeunant à proximité de la mer devant leur 4CV Renault. J'ai connu ces années 50 où on était fiers de monter à Paris chercher SA voiture à la sortie de l'usine. "Aller voir la mer", quel bonheur ! S'y rendre avec SA voiture, quel privilège ! On en parlait avant, on était heureux pendant, on en parlait encore longtemps après. Cette scène appartient POURTANT à l'anormalité de l'époque car seuls quelqu'uns vivaient de tels moments.
RépondreSupprimerUne telle scène aujourd'hui, beaucoup y iront de leurs moqueries. Les mêmes gens heureux de cette époque se feront traiter de "beaufs"; leurs petits-enfants ont peut-être un 4X4 pour partir en week-end, c'est la normalité...
Avoir peur de dire ce qui est, avoir peur d'être jugé, catalogué, chacun caché derrière sa façade, est-ce le bonheur de se pourrir la vie mutuellement ? ACCEPTER ce que l'on est et faire avec, c'est déjà le début d'une certaine sérénité pour pouvoir accepter que l'autre soit anormal.
A l'entrée du petit cimetière de Fouillouse dans les alpes, un écriteau : "Passants, nous avons été ce que vous êtes, vous serez ce que nous sommes."
N'est-ce pas la seule vérité et la normalité sur cette terre ? Alors, comme dit Desproges : "Vivons heureux, en attendant la mort", tout un programme...
"Le mariage est la principale cause de divorce." Oscar Wilde
RépondreSupprimeroui, vraiment pas facile de résister à la force d'attraction du 'réflexe mimétique'...
RépondreSupprimerLe manège tourne et tourne encore, et plus on se décale de son centre de gravité, plus le vertige est grand. Liberté, ô liberté chérie, ton parfum a un prix.
Au-delà de la double peine pour les célibataires, on peut pousser le trait quant à l'impact psychosocial de ces effets de mode : aujourd'hui, c'est tout juste si on est pas catalogué comme ringard quand on a pas tenté l'aventure extra-conjugale !
Pas la pêche aujourd'hui :( Faut que je reprenne un ticket pour un tour de carrousel. J'aimais bien la fusée... C'est pas suspect la fusée ??
La bise à toux ceux (célibataires inclus) qui ont le vertige ce soir.
Aujourd'hui, la normalité, c'est d'être une femme seule qui élève ses enfants seule.
RépondreSupprimerPar choix ? Non, par défaut.
Au temps de Proust, les homosexuels se mariaient et procréaient par conformisme social.
Dans bien des pays, une femme célibataire doit rester chez parents, tant il n'est même pas envisageable qu'elle soit autonome.
Nous avons la chance de pouvoir dire ici et aujourd'hui "oui, je suis célibataire, et alors ?" Ne nous privons pas de cette liberté.
Partager le même toit que d'autres êtres ne signifie rien en terme de proximité des âmes. On peut vivre des années auprès d'une famille et se sentir un étranger en son sein.
RépondreSupprimerL'essentiel est de ne pas être étranger à soi-même. C'est peut-être ça la normalité. Ne pas satisfaire une image idéale mais être tout simplement ce que l'on est.
Avant, on se mariait pour la vie, on endurait pendant des années par devoir. Aujourd'hui, on réclame la liberté. Mais elle a un prix : solitude et précarité économique bien souvent l'accompagnent.
A moins que l'on ait la chance de croiser un compagnon ou une compagne de route. Une belle union d'âmes qui ne partage pas le même toit est préférable parfois à une passion éphémère et destructrice ou encore à une association familiale à but purement lucratif.
Bonsoir,
RépondreSupprimerLa "normalité", mais cela n'existe pas. J'associe ce vilain mot à un autre, "la perfection" et qui serait d'un ennui... .
Je songe à trois films :
"The Hours" (2001) sur la vie de Virginia Wolf au travers la vie de trois femmes à trois époques et où, en particulier, Julianne Moore au début des années 1950 aux E.U.vit dans sa petite banlieue parfaite, dans sa parfaite maison avec jardin, avec un mari parfait, des enfants parfaits, un chien parfait, et qui repasse les chemises de son mari pour qu'elles soient elles-aussi parfaites et fait des gâteaux parfaits et finit par manque de sens à sa vie et par un immense vide rempli d'ennui par se suicider.
"Les noces rebelles" de Sam Mendes (2008), un couple qui cherche à fuir la normalité, la routine, l'ordinaire et finit par en devenir l'archétype et là aussi, c'est le drame.
Et bien sûr, "American Beauty" (1999) qui brise en milles morceaux l'image parfaite du couple, de la maison, des gentils voisins. En grattant sous le vernis et les sourires trop éclatants,apparaissent douloureusement des souffrances, des différences qu'on ne peut, qu'on ne doit avouer (adultère, homosexualité, drogue,dépression ....). Kevin Spacey essaie pourtant de reconquérir son épouse, faire renaître la flamme mais voilà, il l'enlace dans le salon avec un verre de bière à la main et a le malheur de faire tomber son contenu sur le beau canapé. Résultat : scène de ménage. Le canapé 1, l'amour 0.
Simplement rechercher à être authentique, soi-même, s'accepter, ETRE vivant, rempli d'envie, de projets, de partages, de révoltes, de discussions bienveillantes, d'écoutes empathiques et puis, relativiser d'AVOIR un mari imparfait, une calvitie naissante, une schizophrénie, une dyslexie, une petite taille, un surpoids, une pilosité importante, les pieds plats, un chien qui ronfle, un logement vétuste avec des wc sur le palier, trop de papiers, sans papiers et puis puis comme chante merveilleusement Francis Cabrel :
"Vous, vous êtes et nous, nous sommes
Vous, vous êtes et nous, nous sommes
Des hommes pareils
Plus ou moins nus sous le soleil
Mêmes cœurs entre les mêmes épaules".
Bonne nuit seul(e) ou pas.
AG
PS : j'aime beaucoup la photo qui me rappelle le temps de mes grands-parents qui partaient bien rarement avec leur 2cv de leur Normandie des terres à celle du littorale.
Bonsoir,
RépondreSupprimerLa "normalité", mais cela n'existe pas. J'associe ce vilain mot à un autre, "la perfection" et qui serait d'un ennui... .
Je songe à trois films :
"The Hours" (2001) sur la vie de Virginia Wolf au travers la vie de trois femmes à trois époques et où, en particulier, Julianne Moore au début des années 1950 aux E.U.vit dans sa petite banlieue parfaite, dans sa parfaite maison avec jardin, avec un mari parfait, des enfants parfaits, un chien parfait, et qui repasse les chemises de son mari pour qu'elles soient elles-aussi parfaites et fait des gâteaux parfaits et finit par manque de sens à sa vie et par un immense vide rempli d'ennui par se suicider.
"Les noces rebelles" de Sam Mendes (2008), un couple qui cherche à fuir la normalité, la routine, l'ordinaire et finit par en devenir l'archétype et là aussi, c'est le drame.
Et bien sûr, "American Beauty" (1999) qui brise en milles morceaux l'image parfaite du couple, de la maison, des gentils voisins. En grattant sous le vernis et les sourires trop éclatants,apparaissent douloureusement des souffrances, des différences qu'on ne peut, qu'on ne doit avouer (adultère, homosexualité, drogue,dépression ....). Kevin Spacey essaie pourtant de reconquérir son épouse, faire renaître la flamme mais voilà, il l'enlace dans le salon avec un verre de bière à la main et a le malheur de faire tomber son contenu sur le beau canapé. Résultat : scène de ménage. Le canapé 1, l'amour 0.
Simplement rechercher à être authentique, soi-même, s'accepter, ETRE vivant, rempli d'envie, de projets, de partages, de révoltes, de discussions bienveillantes, d'écoutes empathiques et puis, relativiser d'AVOIR un mari imparfait, une calvitie naissante, une schizophrénie, une dyslexie, une petite taille, un surpoids, une pilosité importante, les pieds plats, un chien qui ronfle, un logement vétuste avec des wc sur le palier, trop de papiers, sans papiers et puis puis comme chante merveilleusement Francis Cabrel :
"Vous, vous êtes et nous, nous sommes
Vous, vous êtes et nous, nous sommes
Des hommes pareils
Plus ou moins nus sous le soleil
Mêmes cœurs entre les mêmes épaules".
Bonne nuit seul(e) ou pas.
AG
PS : j'aime beaucoup la photo qui me rappelle le temps de mes grands-parents qui partaient bien rarement avec leur 2cv de leur Normandie des terres à celle du littorale.
La souffrance dans le désir de paraitre . Effort surhumain et dérisoire de vouloir paraitre ce que l'on n'est pas . Simplement accepter d'etre ce que l'on est ....la paix !
RépondreSupprimerça fait du bien de lire les commentaires, merci à vous :)
RépondreSupprimerBonsoir,
RépondreSupprimera) Dans un des épisodes de Sex and The City, il est dit que finalement, les gens se moquent que vous soyez gay ou hétéro, marié ou en recherche. Finalement, ils veulent "être fixés" sur votre penchant.
b) On peut raconter des craques à de nouveaux collègues (j'ai perdu mon ami blablabla) mais cela coupe définitivement toute conversation ou tout rapprochement par la suite à cause du mensonge. En revanche, que dire à sa famille qui s'interroge, ouvertement ou pas ? à vos neveux qui demandent "ça doit pas être drôle de vivre toute seule" ? aux gens qui interrogent les vôtres ? S'accepter oui mais accepter le regard des autres...
J'ai noté que quand je fais valoir le côté positif de cette vie (j'aime être libre, faire ce que je veux qund je veux), souvent les gens se taisent et respectent mon choix.
Allez bon ouike à tous,
B.A.
Premier commentaire sur ce blog que j'ai découvert cet été.
RépondreSupprimerSuis touchée par ce sujet, car c'est cause de fragilité importante pour moi.
Je suis passée par bien des phases décrites ci-dessus.
Oui, la liberté, formidable, on fait ce que l'on veut, quand on veut...
Baptistine
Mais dur d'être sans cesse cataloguée, commentée, ou un jour, même plus commentée: c'est définitif.
Moi aussi, on m'a pensée homosexuelle, collègues, famille. Oui, ça fait mal.
Oui aussi, ça fait mal, les amis qui me disent qu'à 40 et quelques années, bien sûr, on peut encore avoir des enfants. Ils ont toujours plein d'exemples, au lieu d'accepter d'entendre la souffrance qui tente de s'exprimer...
Avant, je partais en vacances en partie avec de la famille, ou avec des amis, ou chez des amis, ou avec un groupe (genre UCPA). Aujourd'hui, tout cela me pèse. La famille d'abord (ce n'est pas toujours les personnes avec qui l'on s'entend le mieux), les amis (qui à mon age, sont le plus souvent en couple, et souvent avec des enfants: pas forcément les vacances les plus apaisantes...), les groupes: souvent beaucoup plus jeunes que moi: gros décalage.
Aujourd'hui, je fais la difficile: je dis que je ne veux pas partir en vacances seule, ni en groupe... Je voudrais aussi avoir enfin quelqu'un qui décide une fois à ma place. Et lorsque je suis partie seule, la solitude est plus pesante que jamais. Je viens d'écourter mes vacances (décalées pour arranger les collègues): la solitude est tout de même moins pesante chez soi.
Dur de ne pas être dans la "normalité", malgré le fait que l'on tente de tordre le cou à ce mot quand il nous agresse...
Merci à ceux qui auront pris le temps de me lire: un peu de solitude en moins.
pour répondre à union d'âmes-je suis en rupture avec mon amie après 15 ans de vie non commune- le problème était: vivre sous le même toit ou pas? entre autres)ayant lu avec passion les livres de christophe andre,je me suis efforçé honnêtement de résister à la colère, au ressentiment et de pratiquer la compassion, bref d'être positif; hélas, je me rends compte que j'ai fait tout le contraire sans m'en rendre compte ou trop tard! ceci n'est pas une confession, j'émet une idée, un constat: il est très difficile de se conduire avec discernement et intelligence, on voit toujours ce qui nous heurte chez les autres et on oublie de se poser des questions à soi-même: n'ai-je pas été trop dur, n'ai-je pas dérapé? vivre avec les autres( famillle, couple) est complexe et je me trouve moi-même complexe! aussi son idée est pertinente: ne pas partager le même toit quand la passion est trop destrutrice permettrait peut-être de relativiser et d'être vraiment soi-même-le chemin est dur dans la construction de soi et de ses relations avec les autres, dur et long-je termine par une citation de Goethe:" nul ne s'est jamais perdu dans le droit chemin"
RépondreSupprimerJean-Pierre