mardi 14 septembre 2010

C'est pas la forme ?


La semaine dernière, plusieurs internautes m’ont signalé, plus ou moins gentiment, que mes billets de rentrée étaient un peu tristes.

C’est vrai. Comme tout le monde, j’ai des passages plus ou moins joyeux, je suis plus ou moins en forme selon les périodes. En général, seuls les proches le perçoivent ; mais cela se perçoit aussi dans ce blog, qui est une forme de journal extime (la formule est de Michel Tournier), un journal intime destiné à des personnes dont beaucoup me sont inconnues.
Alors que faire ? Ne plus écrire si je ne suis pas en forme ? Faire semblant ? Ces deux solutions ne collent pas avec mes principes. Donc je continue d’écrire mais sans faire semblant. C’est d’ailleurs le principe du blog : parler de nos états d’âme et non toujours positiver.

Cela me rappelle un passage du très beau nouveau livre de mon ami Alexandre Jollien : "Le Philosophe nu". Il y raconte ces moments où il ne va pas bien, alors qu'il parle à d'autres d'équilibre et de bonheur : «Je devise sur la paix et je vis dans le trouble. Je console, encourage, prodigue mille et un conseils et pourtant mon coeur est en miettes. Singulières contradictions !"
Tout son livre est consacré à cette réflexion, et c'est bien sûr passionnant.

En attendant, ce qui me fait plaisir dans cette histoire - mes coups de mou sur le blog - c’est que les commentaires prennent le relais : en relisant ceux de la semaine dernière par exemple, j’ai le sentiment que ce qui s’y disait était largement plus intéressant que ce que j’avais écrit dans mon billet. Je m’en réjouis profondément, c’est signe que l’esprit du blog fonctionne : un partage de points de vue, où le billet du jour n’est qu’un point de départ.

Alors, au cas où vous ne le faisiez pas régulièrement : prenez toujours la peine de lire les commentaires (ou mieux, d’en écrire). Surtout les jours où l’auteur n’est pas en forme ! C’est souvent là que ça se passe...

Illustration : Saint-Jean Baptiste au désert.

PS : vous pouvez écouter Alexandre à Paris, ce mercredi 15 septembre à La Procure. Ou jeudi 16 à la FNAC.

42 commentaires:

  1. Pour qui ça peut être la forme en ce moment. 3 semaines ou 4 au mieux de vacances pour la plupart et voilà Septembre, ce mois de tous les defits, ce mois d'agitation où tout le monde est rentré de vacances, courses scolaires, retour au boulot, baisse de luminosité...Ah, on va les payer cher nos journées de flâneries, nos siestes ensoleillées, réveillez vous c'est septembre! Pour le positif c'est aussi le mois des belles lumières, des belles couleurs, de l'été indien....
    Bonne journée à toutes et tous sous le soleil automnal!

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  2. Bonjour Christophe André,

    Je n'écris plus, mais je vous lis avec toujours autant d'intérêt et je vous aime tout simplement comme Alexandre Jollien et d'autres ...
    Bonne continuation ainsi qu'aux messagers du blog dont je remercie certains de m'avoir écrit des mots qui m'ont touché le 17/05 .

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  3. Lorsque je suis en baisse de forme, (physique ou /et moral), j'ai deux manières de réagir..soit je choisis de me couper du monde et pour de bon, je m'isole..parce que j'ai l'impression d'avoir une maladie contagieuse! Soit je donne, j'écoute, j'ose "aimer" comme si ce manque d'énergie venait aussi là pour oter mes barrières élevées par des tensions, des retenues. L'ivresse de la fatigue, des maux qui "cassent".
    L'isolement permet aussi de se recentrer, de se retrouver; aujourd'hui je sais que je le faisais sans m'en rendre compte et qu'aux yeux des autres, cela passait pour du négatif! C fou ce que l'on peut faire sans en avoir conscience et qui nous est nécessaire; instinct du corps, instinct d'esprit; laissons nous guider par ce qui ne se parle pas forcément..
    Pour le blog, je lis les commentaires; c un rdv que j'aime tt simplement.

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  4. Oui , la "bonne humeur" obligatoire c'est vraiment un cauchemard . ça me fait penser à tous les discours commerciaux et séctaires qui interdisent toute critique au nom du "positif" .
    Ce "positif" là est un instrument de contrôle des individus par le groupe , par "l'équipe" .
    C'est le "Travailler plus pour gagner plus" , et si vous n'y arrivez pas c'est de votre faute et de votre mauvais Karma négatif , donc vous méritez d'être ostracisé .

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  5. Merci docteur de nous rappeler, à votre façon, que les états d'âme font partie de notre vie.Notre "challenge" du mois de septembre: les accepter sans perdre notre confiance en nous, en l'avenir que l'on ne connait pas encore...
    Grâce à vos encouragements, j'ai osé pour la première fois écrire sur le blog les réflexions que je gardais pour moi!
    Très bonne journée à vous tous!

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  6. Hello,
    a) bon on aurait rêvé que vous nous disiez: "Les amis j'ai trouvé la recette miracle pour être en permanence heureux". Mais vous n'avez jamais écrit cela. (sniff). Donc aucune contradiction entre vos travaux et vous-même, il me semble. Au contraire. Je trouve bien que vous ayez la sincérité de dire "oui, baisse de forme", c'est un bon modèle, pour moi en tous les cas.
    J'ai quand même hâte de retrouver les billets "gratin de courgettes" (mais faîtes à votre aise).
    b) je ne sais pas si c'est la forme écrite mais souvent j'ai tendance à penser en termes "bac de Français" ou "philo". Allez, la grasse matinée : définition, modalités, contradictions. Je trouve bien qu'a contrario d'autres internautes soient moins mécaniques et relatent leurs expériences personnelles, même difficiles.

    Donc merci à tous et haut les coeurs Doc !
    B.A.

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  7. bonjour
    cela fait longtemps que je n'ai pas écrit ici, j'ai peu lu aussi, un peu "rebutée" parfois par le nombre de commentaires, leur contenu quelquefois qui me "fatiguait" tout en respectant le fait que ce blog est un lieu d'échange et d'expression (que j'utilise d'ailleurs aujourd'hui pour faire part de mon ressenti).
    Ce matin, en vous lisant Christophe, je n'ai pas été surprise de votre billet,parce qu'en ouvrant cette page, j'étais justement en train de me dire,que vous repreniez en douceur, avec des sujets plus "légers" (ce qui ne m'amenait pas à dire pour autant que vous n'étiez pas en forme) ; en fait, réflexion un peu "limitée" parce que tous les sujets suscitent moultes commentaires variés et comme vous le soulignez,c'est là que je trouve le "mode blog" intéressant.

    En tous les cas reconnaître et laisser transparaître nos "états d'âme"qui que nous soyons, vous un Christophe André hyper connu ou bloggeurs plus ou moins anonymes que nous sommes, c'est aussi s'accepter et accepter que nous sommes "imparfaits... vous connaissez la suite!
    Vous m'avez donné envie en ce petit matin (oui il est tôt pour moi qui aime les grasses mat !) d'une part de reprendre la lecture des livres d'Alexandre Jollien et de poster un commentaire ici...
    A vous tous que j'admire dans la constance à la réflexion et aux commentaires,
    douce journée
    Anne

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  8. Nous avons tous des états d'âmes, bien évidemment. Le bonheur ce n'est pas de les nier et positiver à tout prix, mais de les accepter, les comprendres et avancer avec eux.

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  9. Bonjour à tous :o)

    Si la vie était toujours rose on se lasserait peu à peu du bonheur. Pour apprécier ces pépites rares et parfois fugaces, le contraste avec les jours de moins bien est plus que nécessaire ...
    Et puis nos états d'âme nous rendent humains ... nous permettent de mieux comprendre ceux des autres, je l'espère.

    Bonne journée à tous, du soleil dans vos vies.

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  10. Je reçois comme un clin d'oeil du destin ce "post" et les commmentaires qu'il suscite et que cette fois je lis. Je pensais justement avoir de "mauvaises ondes" autour de moi en cette rentrée ou je lutte contre la déprime suite à une avalanche de petites choses. Finalement, un blog ressemble à un groupe de paroles: il fait toucher du doigt que nous ne sommes pas seuls confrontés à des difficultés et dévoile comment chacun se sort des difficultés. Merci à Ch André de se montrer à nous simplement humain et pas donneur de leçons. Qu'il se rassure cependant, il n'a pas perdu son humour et son regard attentif et parfois poétique.

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  11. "Nuit de solitude sous le sommet de la montagne
    Pluie mêlée de neige ; tristesse
    Le cri d'un singe résonne près des sommets
    Le froid de la vallée fige le bruit de l'eau
    Devant la fenêtre, la lumière de la lampe immobile
    A la tête du lit l'eau de la pierre à encre a séché
    Toute la nuit sans dormir
    Réchauffant le pinceau avec mon souffle, je compose quelques poèmes." (Ryokan 1758-1831)

    Même un grand maître zen peut être triste, mais peut-être qu'il n'est pas que cette tristesse.

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  12. Ah ? Vous êtes comme tout le monde alors ? Je suis déçue ;)

    Je suis complètement d'accord avec vous Nathalie. C'est parce que l'on a des baisses de régime, des moments de "y en a marre !" que l'on savoure mieux les petites choses agréables de la vie. Et que rien qu'un sourire d'une personne dans la rue vous rend tout heureux ! Finalement parfois il ne faut pas grand-chose...

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  13. foule sentimentale14 septembre 2010 10:05

    Courage Monsieur André, vous n'êtes pas seuls, nous sommes là. Bon an mal an, un peu bancals peut-être, mais là ensemble avec vous.

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  14. je suis en train de lire votre livre "Les Etats d'âme" et je tombe juste sur cette note, elle m'aide à accepter mon coup de blues
    enfin comprendre que je ne suis pas obligée de donner une image positive de moi tout le temps ( et surtout pas pendant ma séance de thérapie et pourtant c'est ce que j'ai fait - oui oui ça va bcp mieux, et non non ) et là je vois que c'est pas grave que oui ça arrive et ça arrive à nous tous de ne pas avoir la forme
    je vais lire le livre que vous avez cité -
    merci
    Beate

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  15. Quand j'ai lu le titre, j'ai souri et comme un petit coup au coeur...C'est mon
    etat ce matin car mal du aux angoisses.
    Je decouvre votre blog avec joie (suite a la lecture en cours de "Les Etats
    d'Ames", passionnant) et m'amuse de certains ecrits comme "les crottes de nez".
    J'ai l'impresson que cela me correspond, l'avenir le dira.
    Les reflexions d'A.Jollien me parle beausoup: guider les autres a aller mieux
    alors que l'on est soi-meme mal. Pour ma part, j'aimerais me tourner vers un
    travail d'aide aux autres et je me trouve pretentieuse de vouloir le realiser
    alors que je ne suis pas au top. Et je repousse cette demarche car je me dis que
    je me lancerais quand je serais mieux. Et comme a chaque fois que je passe des
    etapes, j'en decouvre d'autres a franchir, je me dis que c'est sans fin....
    C'est une premiere moi de reagir a un blog et ca me fait du bien meme si j'ai
    toujours cette petite boule au plexux en ce moment: votre livre l'exprime tres
    bien et je m'y retrouve.
    Valerie

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  16. Merci de nous faire partager vos états d'âme et courage à vous :)

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  17. Images du Léman14 septembre 2010 13:20

    Bonjour docteur André,

    j'ai répondu hier soir à votre mail et j'ai découvert ce matin votre billet qui me permet de comprendre un peu mieux votre attitude notamment à mon égard.

    Les journées ne sont faites que de 24 h, vous ne pouvez pas satisfaire toutes les demandes d'attention. Vous n'êtes pas un surhomme!

    La vérité c'est aussi celle du courage de savoir dire NON, de savoir dire STOP, de savoir dire FIN, de savoir aller à l'essentiel.

    Il y a deux façons de remplir un pot avec des galets de différentes tailles :

    - La première c'est de d'abord placer les petits, puis les moyens et ensuite hélas, il n'y a souvent plus de place pour les gros galets (l'essentiel), ça déborde!

    - La seconde, c'est de placer d'abord les gros galets et ensuite, il restera toujours de la place pour les moyens, les petits galets et même pour le sable.

    Bien désirer, c'est peut-être aussi savoir renoncer à...une relation humaine de trop, une conférence de trop, un loisir de trop, une activité de trop, un rendez-vous de trop, etc.

    Je continuerai à lire vos billets et à écrire des commentaires sur votre blog, au gré de mes désirs.

    Courage et force d'âme.

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  18. Léo Ferré disait:
    "le bonheur :c'est du chagrin qui se repose".

    Avec un regard plus optimiste, on pourrait aussi dire que le chagrin: c'est du bonheur qui se repose.

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  19. pascal disait : "j'ai mes brouillards et mes beaux tempsau dedans de moi, le bien et le mal de mes affaires y fait peu...." Nous voudrions tous être en forme, mais tous nous avons nos états d'âme....et tous, a nos maniéres, combattons nos idées tristres. Vous lire fait partie des petits plaisirs de la vie, même quand vous n'êtes pas au top de votre forme...Nous avons alors l'impression de vous accompagner aussi? c'est une idée que j'aime....Tout passe, les bons et les mauvais moments, mais tout reste en mémoire, le souvenir du bonheur est encore du bonheur....

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  20. Comment voulez vous qu'un état existe sans la référence à son contraire ? Que l'on apprécie le beau temps, sans mauvais ? La joie sans tristesse....nous sommes soumis tous aux lois existentielles relatives les unes par rapport aux autres.On peut atténuer le sentiment de tristesse, parfois, en changeant de conscience, en s'évadant un peu, le temps que ça aille mieux, dans une conscience différente moins marquée par cette tristesse.Il faut pour ça, reconnaitre la réalité de consciences subjectives différentes,et savoir les utiliser, sans perdre conscience des lois de la réalité.

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  21. fragilité et force ne sont pas à dissocier, et surtout dans le cas de notre docteur, je trouve que les plus belles actions, les plus belles oeuvres viennent de personnes sensibles, preuve est ses livres et leur impact sur les gens...
    La force aide à faire, la fragilité aide à comprendre, les deux réunies c'est... Trop compliqué à expliquer, mais tout le monde sait...

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  22. Est-ce possible ? Notre gourou est humain .... !!! ....
    Pourquoi avons-nous senti le besoin de vous signaler l'atmosphère "tristounette" de vos messages ? Pour démontrer que l'on lit entre le lignes ... Que nous aussi on est capable ? Par empathie pure ? Pour vous faire prendre conscience ? L'ensemble de ces réponses !!!
    Chose certaine , il y avait beaucoup de tendresse . Oui , beaucoup de tendresse est ressentie dans ce blog !
    G.

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  23. Ne dit-on pas "après la pluie, le beau temps" ? Je vous rejoins sur les propos d'Alexandre Jollien....il accepte la souffrance et la joie pour qu'elles n'aient aucune prise sur nous et nous rendent ainsi plus libres et vivants. Ici et maintenant.
    Merci de tisser ces liens si précieux en faisant exister ce blog.

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  24. très joli, le chagrin: c'est du bonheur qui se repose...(anonyme qui se reconnaitra)

    Prenez bien soin de vous.

    Un inconnu, qui vous veut du bien

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  25. Bien des messages amicaux à votre égard, cher Doc, auxquels je joins volontiers le mien! Ca fait tout autant plaisir à celle qui l'écrit qu'à celui qui le reçoit ;-)

    Mais vous savez, au fond je suis un peu rassurée, de lire qu'il vous arrive d'avoir des coups de "mou" (comme vous écrivez) et que vous ne le cachez pas.
    Parce qu'entre Humains, on se comprend, n'est-ce pas?! :-)
    Nous sommes tous, à tour de rôle, celui(ou celle) qui console ou qui est consolé.

    Je pense notamment à mes parents, qui dans de multiples moments de leur vie, ont revêtues, à tour de rôles, les mêmes costumes. Et ce fut un bel exemple pour mon frère et moi.

    Vous dites que nous sommes des inconnus.
    Sans doute, nous ne nous rencontrerons jamais. Mais pour moi, vous n'êtes pas un inconnu.
    D'ailleurs, je connais(grâce à ce blog) plus de choses sur vous que sur ma voisine de pallier, par exemple, que je salue, pourtant, à chaque fois que l'occasion se présente.

    Alors encore merci, pour tous ces "points de départ"!(comme vous l'écrivez joliment).

    Et merci aussi à vous tous, pour vos commentaires, qui me rappellent que vous aussi, vous n'êtes pas "de tout à fait" inconnus ;-)


    PS: C'est sympa comme jeu de mot "extime", j'aime bien, j'y avais pas pensé, tiens! :p

    PS2: par rapport au billet d'hier: Vive mes grasses mat' de certains samedis, choisis. Surtout celles qui n'excèdent pas 10h30, et qui s'accompagnent d'un doux rayon de soleil sur ma "bouille". Hmmmm, un avant goût du ciel...
    Au delà de 10h30, je commence à m'agiter :D

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  26. Là où des hommes et des femmes se constituent un espace de réconfort, peut-être au détriment de leur confort et parfois aux risques de leur santé ou de leur vie, naît alors un sentiment de gratitude qui les dépasse, les relie et les élève.
    Chacun ou chacune d'entre nous est un bateau solitaire sur une mer souvent agitée, et il est toujours rudement apaisant de trouver les lumières même vacillantes des vaisseaux qui voguent à côté.

    Crdlt

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  27. Le message d'aujourd'hui m'a fait pensé à une question posée dans Philosophie Magazine de Septembre : "Pourquoi les philosophes sont-ils souvent incapables de vivre conformément à leur théorie ?"
    La réponse m'a plue(trop longue pour être donnée en entier, mais je vous en livre quelques extraits).
    Nietzche a écrit : "Plus d'un qui ne peut se libérer de ses propres chaînes a su néanmoins en libérer un ami".
    "Les philosohes nous parlent si bien de ce qu'ils connaissent, de ce qui les habite, de ce qui les tourmente... Pas nécessairement parce qu'ils ont réglé le problème, mais... parce qu'il est leur problème.
    "Certains philosophes sont... comme ces psychanalystes névrosés, mais capables de guérir leurs patients de leur névrose..."
    "On ne parle bien que de ce qui nous hante..."
    "La route est longue et il arrive souvent qu'il (le philosophe) ne trouve pas la solution, mais sa recherche lui inspire quand même des livres qui nous sauvent, des phrases qui nous aident. Qui nous aident à chercher avec lui et sans lui, parfois même à trouver ce qu'il n'a pas trouvé.
    Amitiés à tous.

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  28. J' ai lu il y a quelques mois "Méditer pour ne plus déprimer" et "Les Etas d' âmes." Un grand merci pour ces ouvrages qui m' ont redonner de la confiance en moi et surtout le plaisir de profiter du moment présent! J' ai passé 6 ans en psychanalyse sans réel changement.. (beaucoup d' anxiété, beaucoup de ruminations et des analyses sans fin pour savoir pourquoi c'est comme ça ... J' en avais complètement oublié que j' avais un corps et des ressentis... Aujourd' hui quand je me sens trop tendu, stressé, j' essaye de pratiquer un peu la méditation (et même quand ça va bien d' ailleurs)et les effets se font immédiatement ressentir: baillements, yeux humides ... et un sentiment de détente, de bien être qui peut durer un certain moment dans ma vie quotidienne. (avec le sentiment que chaque moment, chaque seconde, dure très longtemps!)
    Finallement on se rend compte à quel point ce ne sont pas seulement les évènements qui nous arrivent dans la vie qui font que l' on est triste ou heureux mais bien notre manière de les aborder.
    Amitiés

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  29. Quel belle solidarité spontanée envers le tellement vrai et tellement humain Christophe André.
    J'ai trouvé tous les commentaites optimistes, positifs et VRAIS.... montrant que chacun lutte comme il le peut .
    Merci à Christophe André pour finalement ce bel espace d'échanges qui s'est ouvert...où chacun s'est exprimé simplement...dans le seul désir d'apporter ce qu'il pouvait ,avec ses seuls mots ,à celui qui nous a si souvent aidés et soulagés; Merci à lui pour tout ce temps qu'il nous offre.
    PS... entièrement en phase avec Anonyme 9h47...c'est très vrai.
    Et avec beaucoup d'autres que je ne vais pas reciter!!(cf rétroviseur!)
    Bon courage à nous tous et merci pour cette soirée.
    r.

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  30. Bsr Chris

    Les questions sur la vie, sur le bonheur et la souffrance que posent la solitude, la liberté, le sens de la vie, la mort ne concernent pas que les philosophes ou psychiatres ou gourous ou patients, etc. A mon avis, ce sont des questions existentielles inhérentes à l'humanité.

    De plus, le tableau de notre hôte "St Jean Baptiste dans le désert" m'inspire cette réflexion : n'est-ce-pas dans le désert, là où la vérité n'a pas de sentiers, là où l'on se dépouille et en particulier de nos préjugés, que l'on ressent et comprend la soif des assoiffés, la faim des affamés, et pour paraphraser, la folie des fous?
    Et c'est peut-être dans le désert que l'on se rend compte, comme disait Nietsche, que ce ne sont pas nos convictions et principes qui importent, mais le courage de les changer pour faire face à la vie.

    Crdlt

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  31. Bsr Anonyme de 20.02

    Bien sûr, que ces questions ne concernent pas que les philosophes, psychiatres, etc. mais eux "s'expriment". Ce que la plupart des personnes se refusent à faire...
    Nous sommes sans doute tous (ceux qui intervenons sur ce blog) d'accord pour penser que nous vivons une société où "il faut aller bien", "positiver" "ne pas avouer ses difficultés" sous peine d'être accusés de complaisance ou de manque de dignité.
    Mais "ne pas aller bien" (même si, à mon avis, nous pouvons en revendiquer le droit) ne peut être durablement souhaitable. Et c'est pourquoi, l'expression de l'expérience des autres me semble profitable. Afin de ne pas se sentir si seul (...parfois même humilié), d'y puiser ce qui nous ressemble et qui puisse nous aider à réfléchir et avancer.
    Re-amitiés à tous.

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  32. Hello Doc,

    Je vous renvoie, a mon tour une musique que j'ai trouvee sur votre blog et que j'ai gardee, tres precieusement pour les jours noirs...
    Elle est belle cette video, emouvante jusqu'aux larmes, et on en sort revigore !
    Let me give it back to you !

    http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=2539741

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  33. Christophe et Alexandre,

    Merci !

    Vous vivez en nous!

    Continuez et courage!

    Toujours honnête en coeur et en âme

    Merci pour ce don qui nous éclaire

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  34. C'est beau, cette déferlante de tendresse sur ce blog, ce soir......On aurait envie de se tenir tous par la main et de faire une ronde comme des enfants.Merci à vous tous, pour votre humanité, votre justesse de pensée qui aspire à la justice d'un bonheur pour tous.

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  35. Je me joins volontiers à ta ronde Ver00 ;-)

    Douce nuit à tous!
    Ce fut une journée où il a fait bon vivre sur votre journal "extime", cher Doc!
    (Décidémment j'adore ce mot, je sens que je vais l'employer souvent :D)

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  36. Bonjour la bande,
    merci Girafe pour la vidéo où j'ai reconnu la 3ème street promenade de Santa Monica, un endroit où il fait bon vivre, le vrai côté free des USA.
    Eh bien doc' ? Un coup de mou ? Besoin d'un conseil ? Lire les livres de Christophe André, vous allez voir l'effet !
    Smile & take care Christophe.
    Claude, un angoissé heureux.

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  37. Je désire faire partie de la ronde . Merçi de tenir ma main droite, et puis, la gauche . Une grande ronde se forme : namaste !

    Geneviève D

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  38. Bonsoir,
    moi aussi je veux me joindre à la ronde : un coup de mou après avoir quitté ma fille et mes petits-enfants, avant une grosse période de travail en vue. Alors avant de venir sur le blog j'ai englouti 3 barres de chocolat noir à fondre, mais oui, ça va mieux, un grand verre d'eau et du citron, un bisou à mon mari et un autre à mon toutou et au dodo.
    Bon courage Docteur André, on a besoin de vous.

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  39. Bonsoir,

    Allez je ferme la ronde ce soir ...

    Dur, dur, l'automne arrive (et le froid) ... je rentre de sortir ma petite chienne et c'était plus agréable il y a quelques jours en arrière.

    C'est vrai que souvent les commentaires sont riches d'idées, d'enseignements, d'échanges ou simplement drôle, rafraichissant ... ou révolté ... je les lis "presque" tous ...

    Merci à vous tous et à vous Docteur pour cet espace d'échange , et que ce petit coup de mou parte vite ...

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  40. Eh bien cela rassure de voir que ceux qui écrivent sur le bonheur ont aussi des coups de blues, car on finirait presque par se sentir coupable d'être triste, et, je l'avoue, j'aime bien, moi, être triste de temps en temps ...

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  41. C'est cela que j'aime chez vous : l'authenticité. Pas de faux semblants. Nous avons tous nos états d'âme. C'est vous qui m'avez appris à les accepter, quand sur mon blog j'ai du mal à parler de bonheur, comme en ce moment ou mon chat préféré arrive à la fin de sa vie, je parle de livres que j'ai aimé, ou du carnaval de Venise, et j'accepte le paradoxe.
    Un mer étale n'offre aucun intérêt, ce sont les vagues qui la magnifie, mais qui dit vague dit creux ! Alors je pense à l'histoire du dauphin bleu qui est au fond de l'eau et qui nous ramène toujours à la surface.
    Merci Christophe

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  42. pour faire court, christophe, tu es et seras toujours un être humain avec tes états d'âme... c'est rassurant pour nous... on se sent moins seul... reste toi même... merci pour ta sincérité.
    n.

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