"N'est-il pas honteux que les fanatiques aient du zèle et que les sages n'en aient pas ?"
Voltaire
Voulait-il dire que s'efforcer d'avoir une pensée mesurée et nuancée peut parfois être un frein aux actions et aux proclamations ? Et que du coup, les "sages", ou disons les mesurés, se font moins entendre que les énervés ?
Je n'ai pas retrouvé le contexte de cette phrase, pour pouvoir l'affirmer.
Si quelqu'un connaît la source de la citation, je suis preneur...
mercredi 22 septembre 2010
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Vous n'avez pas des profs de français parmi vos patients? Demandez-leur!
RépondreSupprimerUn zélé fanatique n'est pas forcémment un énervé. Vous avez des pervers qui torturent et appliquent les règlements de façon très zélée et très calme aussi.
Bonne journée.
Les sages en quéstion sont peut-être des gens prudents qui ont choisi la sagesse par simple précaution , éspérant ainsi être protégés du fanatisme . Les fanatiques , eux , n'ont que faire de la prudence et des précautions .
RépondreSupprimerPeut-être la sagesse n'est-elle finalement qu'un masque , une apparence , un état illusoire pour protéger sa petite tranquilité ...
Parmi les fanatiques , nombreux sont ceux qui se sentent prêts à mourrir pour leur fanatisme .
RépondreSupprimerMais parmi les sages , combien sont réellement prêts à mourrir pour leur sagesse ? .....
Le zéle des uns et le manque de zéle des autres viend trés probablement de là .
bonjour je ne connais pas le contexte mais je connais la suite de la citation: "N'est il pas honteux que les fanatiques aient du zèle et que les sages n'en aient pas ? Il faut être prudent, mais non pas timide." Cette citation de Voltaire se trouve dans ses écrits sur la religion. peut etre a t-il fait cette remarque lors de ses voyages. Le mot " honteux" est pertinent. Pourquoi des sages ou des religieux devraient avoir honte de ne pas avoir du zèle?
RépondreSupprimerQue vous vous sentiez en forme ou pas Dr André..
RépondreSupprimerj'ouvre ce blog avec toujours autant de plaisir surprise qu'un paquet- cadeau !
Seriez vous justement un sage zélé ?
Certains commentaires sont le bonus inattendu.
C'est trop! pourvu que ça dure !
Bonne humeur à tous, singing in the rain.
Mais il existe également des fanatiques de la "sagesse" ; des gens qui , ayant choisi la "sagesse" par prudence , pour se conforter dans leur rôle de "sage" éprouvent alors le besoin impérieux de convertir les autres à leur "sagesse" afin de se constituer ainsi une cour de disciples qui les installent dans leur personnage de "SAGE" .
RépondreSupprimerJ'ai tout vu au cours de ma vaine existence. tel juste se prend pour sa justiceet tel mecant prolonge ses jours par sa méchanceté. Ne sois pas juste à l'exces et ne sois point sage outre mesure. Pourquoi travailler à sa propre perte....;Ecclésiaste
RépondreSupprimerThe trouble with the world is that the stupid are cocksure and the intelligent are full of doubt. (Bertrand Russell)
RépondreSupprimerLa citation est un extrait des Pensées détachées de M. l'abbé de Saint-Pierre, de Voltaire.
RépondreSupprimerBonjour,
RépondreSupprimerJe suis entierement d'accord avec Voltaire! Le sage devrait apprendre a crier, et un cri silencieux ca n'est plus un cri.
Cette citation est effectivement un extrait des pensees de M l'abbe de St-Pierre, qui apparait dans le diner du comte Boulainvilliers. Voila un lien vers le texte entier, la citation de ce matin se trouve etre la derniere phrase, voici le lien:
http://www.voltaire-integral.com/Html/26/27_Boulainvilliers.html
Mais finalement la sagesse n'est peut-être que la résignation des vieillards face à la vie qui leur échappe , et le fanatisme l'exitation de la jeunesse face à la vie à venir ..... Chacun choisit selon l'état de son désir . Peut-être n'y a-t-il là rien d'autre que la biologie de chacun ? .....
RépondreSupprimerVoici la source (Le Dîner du comte de Boulainvilliers)
RépondreSupprimerhttp://fr.wikisource.org/wiki/Le_D%C3%AEner_du_comte_de_Boulainvilliers
On lira au dernier § :
"Les miracles que des gueux font au faubourg Saint-Médard peuvent aller loin, si M. le cardinal de Fleury n’y met ordre. Il faut exhorter à la paix, et défendre sévèrement les miracles.
La bulle monstrueuse Unigenitus peut encore troubler le royaume. Toute bulle est un attentat à la dignité de la couronne et à la liberté de la nation.
La canaille créa la superstition ; les honnêtes gens la détruisent.
On cherche à perfectionner les lois et les arts ; peut-on oublier la religion ?
Qui commencera à l’épurer ? Ce sont les hommes qui pensent. Les autres suivront.
N’est-il pas honteux que les fanatiques aient du zèle, et que les sages n’en aient pas ? Il faut être prudent, mais non pas timide."
Tout à fait d'accord avec Zoé. Je me méfie surtout des vieux sages car ce que l'on prend pour de la sagesse n'est rien d'autre que du renoncement ou de la fatigue. Devenus vieux ils sont devenus impuissants,ne peuvent plus se déplacer donc sont devenus stables, ne peuvent plus boire et manger donc sont devenus tempérents, ne peuvent plus forniquer donc sont devenus chastes. Ils ont les idées de leur corps.
RépondreSupprimerJ'aime beaucoup la citation de Mr Prudhomme ou plutôt de Bertrand Russell.
RépondreSupprimerCela me rappelle également la citation de Socrate: "the only thing I know is that I know nothing!"
Mais les doutes c'est ce qui nous fait avancer, se remettre en question, la sagesse n'est elle pas non plus le fait d'accepter notamment chez soi ce qu'on ne peut changer, voire dans le monde, cela ne veut pas dire renoncer mais bien accepter.
C'est ce à quoi j'aspire la sagesse, je ne suis pas d'accord avec l'idée du renoncement ou de la fatigue mais plutôt le concept d'un bien être intérieur, d'une paix intérieure, paix avec soi même, ses démons, ses difficultés, et paix avec le monde extérieur tel le Dalaï Lama.
Evidemment la sagesse s'entretient je pense au quotidien par la méditation et autre.
Anyway, merci Dr de nous faire réfléchir, cela fait tellement du bien et un bol d'air.
Le terme « honteux » pose question. J’ai du mal à voir ce qu’il y aurait d’honteux à être un sage non zélé ou non z’ailé d’ailleurs, si on fait référence au zèle déployé par les fanatiques.
RépondreSupprimerJe ne vois pas non plus en quoi la mesure et la recherche de justesse limiterait le rayonnement d’une pensée. Là, çà se discute, comme dirait l’autre. Mais les actions d’éclat des fanatiques servent-elles efficacement leur cause ?
J’ai l’impression (n’ayant pas le contexte pour décrypter l’intention de l’auteur) que le mot zèle s’entend comme « ardeur démesurée à défendre et promouvoir ses idées ».
Pour un fanatique, le zèle, à mes yeux, devient plus que le fer de lance de son intention mais devient l’intention même avec sa charge de violence. Il y a confusion entre la loi, une loi et l’intention.
Toutes les religions ont leurs fanatiques qui par peur du jugement dernier, par obéissance forcée ou bornée, sont près à tout ce que demandent leurs chefs ou leurs lois pour leur salut. Ce type de zèle est destructeur.
Ce type de zèle n’existerait pas dans l’image que l’on se fait de la sagesse qui serait toute mesure ? Oui, mais çà n’enlève rien à la force de l’intention. Ce serait un autre type de zèle, une ardeur à construire. Une ardeur dont l’intention n’est pas tournée sur soi-même mais vers les autres.
J’ai un peu de mal car je vois assez bien ce à quoi ressemble un fanatique mais moins bien ce à quoi ressemble un sage. Si Gandhi est un sage, je vois qu’il n’a pas manqué d’ardeur pour défendre ce à quoi il croyait. Jésus encore moins.
Le zèle du fanatique serait une rage de se sauver et de sauver l’autre malgré lui.
Le zèle du sage serait une volonté de se libérer et d’aider l’autre à pouvoir se libérer en conscience
Cette phrase de Voltaire est difficile à saisir car elle repose sur des notions « zèle » « sage » à géométrie variable.
J’ai l’impression que Voltaire ne cherche pas à définir une idée mais à provoquer le débat. Il cherche. Ce qui me semble plus clair c'est : "prudent mais pas timide"
Sinon : « Mourir pour des idées ? d’accord ! mais de mort len-en-te, d’accord, mais de mort len-en-en-te. »
Je me demandais le cheminement qui vous a amené à cette phrase ce matin...
RépondreSupprimerMais les sages n'ont pas besoin de zèle puisqu'ils ont des ailes...
Un énervé n'est pas forcément un fanatique.
RépondreSupprimerIl y a des sages énervés. J'en connais.
RépondreSupprimerEt ils ont de très bonnes raisons d'être énervés puisque leur sagesse les a conduit à bien comprendre en quoi il y avait de très bonnes raisons de s'énerver.
IL n'y a de sage véritable que celui qui s'ignore en tant que sage .
RépondreSupprimerLa bonté véritable réste cachée aux yeux du monde . Ainsi ce pommier sauvage aux fruits amers dont personne ne veut m'a pourtant nourrie et désaltérée lorsque j'étais fatiguée de marcher et cette herbe dite mauvaise m'a pourtant guérie alors que j'étai malade .....
La sagesse véritable est une grace divine .
La bonté véritable est une abandon à cette grace ......
Zoé
Bonjour,
RépondreSupprimerMa mère me disait un jour "Qu'il est facile de faire le sage, comme le Dalai Lama, à méditer tranquillement dans son monastère sans avoir à affronter la vie.."
On reproche parfois aux sages, leur résignation, leur retraite passive.. (Au passage, qui sont les sages..?)
L'énervement est une émotion.. Le zêle des fanatiques qui sont parfois calmes (car parfois tellement habités par l'objet de leur fanatisme), c'est peut être cette abnégation et cette motivation à s'investir complètement, avec une exaltation méthodique, constante et cynique, qui les rends redoutablement volontariste et efficaces..
Peut être que Voltaire voit en contrepoint des fanatiques, des sages timorés dans une forme de retraite résignée, un renoncement à répandre leur sagesse avec la même vigueur que les fanatiques.. A partir d'un pas ardent, avec un baton de pelerin, diffuser le bien de leurs préceptes, là ou les fanatiques zélés, tambours battants, essaiment le mal de leur lubie..
Voltaire ne voit il pas un manque d'audace des sages.. La timidité serait elle un manque de courage...pour lui..?
Pourtant il y a dans l'acceptation des choses qu'on ne peut pas changer, une forme d'audace de la pensée.. Méditer pour les autres, c'est être actif..
Non?
(quel bonheur de vous lire toutes et tous, et l'ingénieux Dr André qui sait qu'en lançant un tel sujet, il nous amène à réfléchir et méditer..).
Dr André, d'utilité publique ;)
J'ai un peu de retard dans mes lectures donc c'est seulement maintenant que je lis Le Canard Enchaîné du 25 août, qui avait l'occasion de mettre en couverture une citation de Talleyrand...
RépondreSupprimer"Tout ce qui est excessif est insignifiant."
Le fanatique est possédé par une idée qu'il prend pour LA VERITE et cette idée l'envahit totalement et le gouverne et l'aliéne à sa tyranie psychique . Le fanatique ne pense plus , il SAIT LE VRAI . Donc , quoi que ce soit qui viend perturber son VRAI est perçu par lui comme une menace envers son existance , son intégrité psychique . Le fanatique est à la fois trés fort et trés vulnérable . Trés fort parceque LE VRAI c'est lui , il le sait absolument , totalement . Mais il est trés vulnérable car la réalité viend sans cesse perturber son VRAI et le fragilise à l'extréme . C'est pourquoi le fanatique a besoin de la violence , parceque la violence peut changer le monde et le ramener le réduire à son VRAI . Une seule altérnative alors pour lui : " VAINCRE ou MOURRIR " genre , marche ou créve . Parceque SA GUERRE est TOTALE .
RépondreSupprimerPoser une étiquette de sage ou de fanatique est très réducteur, enfermement assuré, c'est un choix
RépondreSupprimerIl y a mille moyens de se faire entendre, même lorsque l'on s'efforce d'avoir une pensée modérée et nuancée, le problème n'est pas d'être sage, mesuré ou fanatique mais de prendre le risque de s'exposer si l'enjeu le justifie
On pourrait dire que Gandhi était un sage zélé...
D'accord avec Rairoa.
RépondreSupprimerLes fanatiques qui se font exploser en place publique sont plus zélés que les sages que l'on n'entend pas. Le bruit de l'explosion couvre leur voix. La question est de savoir si le fanatisme sert une bonne cause. Le fanatisme peut-il servir une cause tout simplement? Les bonzes qui se sont immolés par le feu pour mettre fin à la guerre du Vietnam, n'on-ils pas fait preuve de zèle? étaient-ils sages ou fanatiques? était-ce nécessaire? Le fanatisme n'est-il pas la marque d'un désespoir certain? le fanatisme c'est l'ultime recours quand la sagesse n'a servi à rien.
Parlant du conflit Israélo-palestinien, le célèbre journaliste et romancier israélien Amos Oz, dans son livre "How to cure a fanatic?" (comment guérir un fanatique?) définissait les fanatiques de la manière suivante :
RépondreSupprimer- "They are walking exclamation marks. They have nothing but one-sentence slogans to deal with problems" (ce sont des points d'exclamation ambulantes qui n'ont rien d'autre à proposer que des slogans réduits à une phrase pour faire avancer les problèmes)
- "And their one-sentence slogans are based on hatred and destruction of those who are opposed to them" (et ces slogans réduits à une phrase sont basés sur la haine et la destruction de ceux qui ne sont pas d'accord avec eux).
Le titre "comment guérir un fanatique?" est cependant trompeur car il ne comporte pas de recette miracle.
Néammoins ayant vécu moi-même en Asie dans un régime communiste, j'ai le souvenir d'un prêtre, proche de ma famille, qui a été arrêté par la police secrète. On lui a ordonné d'abjurer sa foi. Il a répondu : "Je ne vous demande pas de renoncer à vos convictions, faites-en pareil pour moi. Vous pouvez me torturer, me mettre en prison, néammoins je prierai toujours pour que nous puissions nous retrouver un jour à la même Table, fraternellement malgré nos différences."
Il a fait 9 ans de prison.
A sa sortie, il y avait tout un travail de reconstruction et de reconnection à la vie, avec deux mots clés : mémoire et oubli.
Mémoire synonyme de gratitude pour tout le soutien souvent clandestin (tous ses géôliers n'étaient pas inhumains), et oubli qui se décline avec pardon pour les souffrances et humiliations subies.
Bonne soirée
Pensées détachées de Boulezail
RépondreSupprimerJe n'ai pas trouvé le titre du livre dans lequel on peut retrouver cet extrait, mais il s'agit bien des "pensées détachées de M. l'abbé de Saint-Pierre", qui semble conclure "Le dîner du Comte de Boulainvilliers".
C'est un dialogue entre plusieurs personnages qui me faisait penser au "Banquet" de Platon, qui est d'ailleurs cité par un personnage dans une autre histoire de ce livre.
Je crois que Voltaire était un sage prudent mais pas timide, et que la réponse à la question importe moins que la question elle-même. D'ailleurs, posé ainsi, le problème est totalement insoluble.
L'Histoire nous énumère assez de "sages" qui, devenus zélés, sont aussi devenus fanatiques. A commencer par les chrétiens. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est précisément Voltaire, par la bouche de ses personnages (fictifs ou réels ?) :
"nous n'interrogeons point Dieu; nous interrogeons des fous qui osent faire parler Dieu, et lui prêter les excès de leurs extravagances."
"Voilà les fondements de la religion chrétienne. Vous n'y voyez qu'un tissus des plus plates impostures faites par la plus vile canaille [...]
C'est une suite non interrompue de faussaires"
"quand, après avoir demandé la tolérance, ils osèrent être intolérants; quand ils voulurent élever leur nouveau fanatisme sur les ruines du fanatisme ancien, alors les prêtres et les magistrats romains les eurent en horreur; alors on réprima leur audace. [...] ils se défendirent par les plus indignes fraudes, [...] Constantin [...] mit leur religion sur le trône. [...] J'ose vous assurer [...] il ne s'est pas écoulé une seule année où le christianisme n'ai versé le sang".
Il y en a eu d'autres plus tard, autant à gauche qu'à droite.
Là où j'en suis dans mes réflexions sur la "dictature du bonheur" peut se résumer à ce que dit le comte :
"L'abbé :
Et si toutes les religions étant autorisées, elles se battent toutes les unes contre les autres ? [...]
M. Fréret :
Alors il faut qu'un régiment de dragons les dissipe.
Le comte :
J'aimerais mieux encore leur donner des leçons de modération que de leur envoyer des régiments; je voudrais commencer par instruire les hommes avant de les punir.
L'abbé :
Instruire les hommes ! que dites-vous monsieur le compte ? Les en croyez-vous dignes ?
Le comte :
J'entends; vous pensez toujours qu'il ne faut que les tromper".
Parlant des bonzes qui s'immolaient au Vietnam, le pays de mon enfance, j'aimerais apporter mon témoignage.
RépondreSupprimerL'arrivée des Français et des Américains allaient de pair avec la croix et le goupillon. Autrement dit, les occidentaux ont mis à la tête de ce pays que des gens qui se sont convertis à la religion chrétienne. Le pouvoir politique, l'armée, la police étaient entre les mains de soi-disant convertis mais qui en réalité n'étaient que des marionnettes imbues de pouvoir mais en réalité totalement incompétentes.
Le pouvoir politique vietnamien catholique, sous la coupe des occidentaux, de manière zélée (comme certains Français collabos), faisait la chasse aux moines et aux bouddhistes qui refusaient de se convertir. Des moines étaient jetés en prison, des pagodes brûlées, des bouddhistes expropriés, etc.
En 1963, un moine très connu à Saïgon, Thich Quan Duc, s'est immolé en signe de protestation. Par ce fait, il voulait signifier ceci : "Vous pouvez m'exproprier, vous pouvez me torturer, vous pouvez me prendre ma vie, mais vous ne pouvez pas asservir mon coeur et mon esprit."
La vraie conversion à mon avis n'est pas un problème d'appartenance religieuse, mais un problème de transformation qui irradie au niveau du coeur et de l'esprit. C'est une transfiguration.
Re-Bonne Soirée.
"M. Fréret :
RépondreSupprimerNous avons commencé par des cavernes, des huttes, des habits de peaux de bêtes, et du gland; nous avons en ensuite du pain, des mets salutaires, des habits de laine et de soie filées, des maisons propres et commodes; mais, dans ce qui concerne la religion, nous sommes revenus au gland, aux peaux de bêtes, et aux cavernes".
Je crois que, en remplaçant le mot "religion" par "sagesse" ou "bonheur", le débat est encore d'actualité, et nous en sommes encore aux cavernes : pourquoi, en effet, une "sagesse" prévaudrait-elle sur une autre ?
Pourquoi ne pas profiter de la diversité pour y trouver chacun son compte, et apprendre à vivre avec nos différences, plutôt que d'imposer nos points de vue ?
Bon, ok, c'est mon point de vue. On ne le répètera jamais assez : la liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres.
Merci Dr André pour ce sujet de réflexion.
Je pense qu'effectivement plutôt que d'opposer fanatisme à sagesse il vaudrait mieux l'opposer à tolérance . Mais au fond je crois que c'est trés biologique car les peuples qui ont besoin de dominer , de coloniser , de se battre , de gagner ... ont alors besoin du fanatisme qui permet de rendre les combattants violents . Mais en temps de paix les peuples ont alors besoin de la tolérance pour pouvoir commercer et se développer tranquillement . C'est pourquoi souvent les nations jeunes , les idéologies montantes comme les individus jeunes sont facilement fanatiques . Alors que les nations installées aux idéologies anciennes ont besoin comme les individus agés de développer la tolérance . En fait c'est plus biologique que spirituel ou philosophique car on se fabrique les religions et les philosophies dont on a besoin pour survivre ou et pour répondre à ses besoins matériels , mais on décorre tout cela avec des discours méthaphysiques qui ne sont que des illusions . Seuls les corps sont vrais , le réste c'est la mise en scéne des passions et des besoins qui les dominent .
RépondreSupprimerOn se croirait dans une classe de première en train de préparer le bac de Français.
RépondreSupprimerC'est d'un ennui phénoménal !
Une autre citation de Voltaire:
RépondreSupprimer"Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire."
Je dirais même plus, parce que c'est une chose de ne pas être d'accord, que c'en est une autre de croire savoir sur quoi:
Je ne suis peut-être pas d'accord avec ce que vous dites mais comme je n'en sais rien je me battrai pour qu'à défaut d'être compris vous ne soyez pas incompris, au moins par moi.
Ce que je dis.
Ce que je ne dis pas.
Ce que je comprends que vous dites.
Ce que je comprends que vous ne dites pas.
Ce qu'il a dit.
Ce que je crois qu'il a dit.
Autrement dit, rien ne vaut l'écoute et la parole!
@ anonyme 22 septembre 2010 20:06
RépondreSupprimerFranchement, on en a rien à faire de vos états d'âmes anonyme!
Si le blog de Christophe André vous ennuie, vous n'avez qu'à ne plus le consulter.
Un point c'est tout.
@ Préjugés
RépondreSupprimerRien ne vaut le silence...surtout celui des fanatiques zélés.
et celui des sages...il est divin.
RépondreSupprimerMoi, j'aime bien l'ambiance d'une classe de première en train de préparer le bac de français...
RépondreSupprimerS'ennuyer, à disserter sur Voltaire,... Quel ennui prolifique!
RépondreSupprimer"On s'ennuie presque toujours avec ceux que l'on ennuie." La Rochefoucauld
Le fanatisme n'est-il pas par essence têtu, intraitable, obstiné ? ces adjectifs comme "fanatique" vont bien mieux avec le mot "zèle" que "mesuré", "réfléchi" ou sage...
RépondreSupprimer"Mourir pour des idées, l'idée est excellente
Moi j'ai failli mourir de ne l'avoir pas eu
Car tous ceux qui l'avaient, multitude accablante
En hurlant à la mort me sont tombés dessus
Ils ont su me convaincre et ma muse insolente
Abjurant ses erreurs, se rallie à leur foi
Avec un soupçon de réserve toutefois
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente,
D'accord, mais de mort lente"
http://www.dailymotion.com/video/x1h2po_mourir-pour-des-idees_music
Il faudrait sans doute au sage ,plus de passion pour expliquer sa philosophie ,davantage de hargne à propager ses bénéfices.Le sage est trop respectueux, trop humble,trop réservé.....d'ailleurs,il attend qu'on vienne à lui......et devrait aller plus vers les autres, pour apaiser leurs souffrances.
RépondreSupprimerEn fait, savoir quitter sa sagesse pour mieux y revenir pour l'enseigner mais surtout la pratiquer sur autrui.
Tout le malheur de ma vie est venu de l'ennui. Je fuis l'ennui pour y revenir sans cesse.
RépondreSupprimerChaque vie n'est qu'un essai. Avez-vous transformé votre essai vous docteur André?
Je n'ai plus rien à vous enseigner de l'ennui.
Je pense effectivement que la différence du niveau d'implication de chacun de ces archétypes procède du caractère quasi-biologique des choses.
RépondreSupprimerLe fanatique trouve son fonds de commerce en réaction à une culture posée, établie, parfois déclinante. C'est donc une source d'énergie jeune, bouillonnante, mais qui doute et trouve dans l'épreuve du feu la révélation initiatique qui fait écho au processus de prédation.
Là où le sage s'attelait à préserver en silence, le fanatique s'applique à cautériser avec le zèle qui le caractérise.
Vous parliez des bonzes qui s'immolaient au Vietnam, je pense aux moines et aux prêtres que l'avènement de régimes totalitaires a brutalement et méthodiquement exposés à la persécution.
Les sots parlent beaucoup du passé, les sages du présent et les fous de l'avenir.
Quoiqu'il en soit, à l'heure ou le soleil rougeoit dans la savane, jeunes lions et gnous chevronnés s'abreuvent à la même mare.
Le fanatique a renoncé à son "égo" . Le fanatique n'a plus d"ego"individuel . IL est en fusion avec le "super-égo"de son clan ,de sa tribu , de sa race , de son peuple , de son dieu , de son idéologie .... IL se prend pour le héro , le prophéte , le fils de dieu . En cela le fanatique est assez proche de ce que certains nomment le "sage". Le fanatisme est nécessaire pour obtenir la soumission des humains . La sagesse est nécessaire à la cohésion du clan . Le fanatique est une sorte de super-flic qui punit alors que le sage console et récompense les êtres qui ont accéptés de se soumettre . Ainsi le fanatisme et la sagesse vont de paire . On le voit bien dans les religions . Le prophéte est tout à la fois un fanatique qui répend la haine et un sage qui préche l"amour"car punitions et récompenses sont nécessaires pour rassembler le troupeau et le manipuler au grés de l'idéologie . Le joug qui unit le fanatique et le sage c'est l'idéal totalitaire de "SAUVER le MONDE". Le fanatique et le sage sont les produits de la même illusion de bonheur totalitaire . ILs sont les deux faces de la même médaille .
RépondreSupprimerUn exemple cinématographique : Dans le film " La nuit du chasseur" le pasteur manipulateur s'est fait tatouer le mot "LOVE" sur le poing droit , et le mot "HATE" sur le poing gauche . Ainsi récompenses et chatiments sont contrôlées par le même pasteur . Fanatisme et sagesse sont unies en un seul personnage totalitaire .
RépondreSupprimerSomme toute on aurait beau jeu de brocarder le pouvoir d'attraction du sage car sa démarche est autrement plus élégante : là où le fanatique enrôle le sage accueille.
RépondreSupprimerOn en revient toujours au libre arbitre.
Le fanatisme et la sagesse c'est pratique , ça donne un sens à la vie et à la mort . Et ce sens est le même , un sens unique , totalitaire . Le fanatique , le sage prétendent avoir abandonné-dépassé-éliminé leur petit-égo . ILs l'ont fait pour adopter un super-égo en échange , un égo colléctif semblable à un des grands archétypes de l'inconscient colléctif : dieux-prophétes-héros-magitien-guérisseur.... ILs ont quitté le petit-égo ordinaire pour un super-égo mégalomaniaque et paranoïaque qui en fait ne cherche qu'à glorifier leur petit-égo boursouflé et enflé jusqu'à l'absurde de leur toute-puissance illusoire .
RépondreSupprimerIL n'y a de sage véritable que celui qui s'ignore en tant que sage car il ne se soucie pas de puissance , de pouvoir , de divinité , de prophétisme ou de magie ..... Celui là peut-être est-il capable de faire le bien .....
Bonjour à tous,
RépondreSupprimerPour trouver l'extrait sur Internet grâce à Google Books, il faut aller sur Google puis :
- taper avec des guillemets "pensées détachées"+"abbé de saint pierre"
- choisir sur la page de Google, la rubrique livres en haut à gauche,
- cliquer sur le premier résultat : oeuvres de Voltaire, volume 43,
- une fois sur la page, dans la colonne de gauche, il y a un rectangle de recherche dans lequel il faut taper zèle : plusieurs extraits de texte contenant le mot zèle vont apparaître, il faut descendre, c'est le dernier.
Je sais ça a l'air un peu compliqué, mais en fait c'est assez simple.
Bonne lecture à tous.
Comment les civilisations auraient-elles pu se battir sans le fanatisme et tout ce qui va avec : la haine , la violence , le meurtre , la conquête ... Mais comment pourraient-elles pérdurer sans la "sagesse" (ou la tolérance)avec tout ce qui va avec : les échanges , les arts , le commerce , la paix ... En fait , fanatisme et sagesse sont complémentaires dans les civilisations , qu'on le veuille ou non .
RépondreSupprimeranonyme a dit "rechercher le bonheur en restant indifférent à la souffrance des autres est une erreur tragique" nous devons nous sentir concernées dans nos pensées et dans nos actes d'ou la notion essentielle de non volonté de non violence: entre les hommes ,envers les animaux et non violence encore à l'égard de l'environnementl'amour et la compassion vont de pair avec la notion d'interdépendance lisez donc la sagesse du coeur de Dalai-lama c'est reposant et on ressent un grand moment de plénitude et l'on en a besoin en ce moment avec touts les gens sans abris sans travail quel avenir pour ces personnes et leurs enfants leur avenir est compromis si nous les aidons pas !!! de jacqueline .
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