mardi 21 septembre 2010

Inspiration ou observation


On me demande parfois d'où je sors les idées pour écrire chaque jour sur ce blog.
Je ne parle que de moments ordinaires, et je ne les sors pas de mon cerveau mais du monde qui m'entoure, et de son impact sur moi. Mon "inspiration" n'est que de l'observation, et c'est pourquoi mes sources se tarissent si je suis stressé ou perturbé : à ces moments, je n’ouvre plus les yeux sur le monde mais je suis englué dans mes ruminations, c'est-à-dire dans un petit univers clos et sans intérêt.
Dès que je vais mieux, mes yeux se rouvrent : il me suffit d’observer pour trouver des (petites) choses à raconter. Ensuite, c’est juste comme une rédaction de français : il faut s’asseoir un moment et travailler un peu. C'est facile, un travail d’artisan, pas d'artiste, auquel il faut consacrer un peu de temps et d'application. Rien de bien sorcier. Un boulot de passeur, comme on dit...

41 commentaires:

  1. Puisque vous maîtrisez tant l'art du blog, vous devriez aider votre ami Matthieu Ricard à tenir le sien. Il en a bien besoin en ce moment!

    Qui peut le plus peut le moins.

    Bonne journée.

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  2. Oui ? ... Moi c'est pareil pour mes photos . Je ne fais que des photos ordinaires , banales ... Je vois la beauté partout dans la nature alors je ne cherche pas l'effet esthétique . La beauté est banale , ordinaire , quotidienne ... et je ne suis ni une artiste ni une artisane et en fait je ne travaille pas mes photos ... Je marche et à chaque pas je vois de la beauté partout dans les champs dans la forêt dans les arbres dans le ciel dans l'eau ...... Mes efforts vont plutôt à essayer de ne jamais écraser cette beauté infime qu'il y a sous chacun de mes pas . Sous chacun de mes pas il y a un paysage merveilleux à contempler . Voilà ! c'est ça ! mes photos : Des morceaux de contemplations instantanées ....

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  3. Bjr,
    a) Balzac disait qu'écrire c'est 1% d'inspiration et 99% de transpiration. En même temps, on rêve de ces instants grandioses de création où l'artiste pourrait se priver de manger et dormir pour se laisser aller à l'inspiration (exPicasso). Parle-t-on de la même chose qui aurait différentes modalités ? Peut-être êtes-vous plus proche l'auteur...de la Comédie Humaine (sic) ?
    b) j'aurais que les états dépressifs favorisaient au contraire l'inspiration (je crois que vous en parlez dans Libres, heureux et imparfaits). En tous les cas, j'écris plus sous l'emprise des soucis que dans la joie.

    Bàv
    B.A.

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  4. Mais énormemment de blogs sont pleins d'états d'âmes diverses . Pourquoi tous ces états d'âmes étalés ? ... Dans ces éspaces virtuels des blogs s'étalent des états virtuels aussi ; c'est logique , mais quoi de plus ? .... Peut-être les états d'âmes trouvent-ils là des lieux où tomber se faner et mourrir tranquillement ? ..... Les états d'âmes tombent comme des feuilles mortes , comme dans la chanson ... et puis là dans les blogs , les états d'âmes se fanent et finissent par disparaitre dans un magma virtuel qui les digére et les efface ....... est-ce thérapeutique ? non , pas au sens strict du mot , mais c'est un peu comme des cimetiéres aux idées mortes tous ces blogs de petits univers enfermés raccornis sur leurs tristesses passées et comme pour les feuilles mortes il y en a de jolies avec de jolies couleurs , mais elles finissent par s'éfritter et c'est tant mieux ......

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  5. Bonjour,
    mon commentaire n'a pas marché, je viens de finir mon bol de céréales, le fond est gris clair et la tasse entourée de bleue; des petits morceaux de céréales demeurent au fond comme du sable plus gros sur du sable fin, et autour la mer, comme le Mont Saint Michel entouré doucement d'eau. Merci pour votre inspiration, Dr André, elle se transmet.

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  7. je pense que chacun fait comme il peut, et ou il peut pour exprimer, "digérer" ses états d'âmes. je pense que loin de simplement tomber et mourir, les états d'âmes trouvent dans cet espace, un lieu ou s'exprimer par les mots, les images. Un lieu l'on peut transformer des ruminations, en poésies, en histoire que l'on peut partager. Chacun est libre de lire ou de ne pas lire, chacun est libre également de respecter l'autre dans ses besoins d'expressions. Si pour toi cela passe par des photos de la forêt "ordinaire", pourquoi pas, si pour d'autre c'est "étaler", leurs états d'âmes, leurs recettes de cuisine, ou leur shopping de la semaine, pourquoi pas ! l'on est tous différents et c'est ce qui fait notre richesse non ?
    Bon bisous, ;-)

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  8. Oui , mais moi j'aime bien mon idée de cimetiére aux idées mortes . Toutes les idées humaines finissent par mourrir un jour ou l'autre et tomber comme des feuilles fanées et devenir une sorte de terreau noirâtre en lequel pourront gérmer de nouvelles idées qui fleuriront peut-être , mais de ce terreau noirâtre d'idées mortes on peut aussi en creusant en extraire une sorte de charbon mental formé d'idées fossilisées et on y trouve parfois quelques animaux préhistoriques quelques plantes disparues depuis des millénaires et qui ressemblent souvent pourtant aux idées d'aujourd'hui . Oui je pense que les blogs sont des cimetiéres aux idées mortes , mais cimetiéres modernes car finalement les livres en sont aussi des cimetiéres aux idées mortes , cimetiéres classiques tous ces livres jamis lus par personne ... ou alors lus et oubliés ... Pourquoi furent-ils écrits ? Je pense pour accueuillir des histoires des pensées agonisantes et leur servir de sépultures ... Les pensées vivantes sont des pensées libres qui nous échappent toujours et lorsqu'on s'en saisit on croit avoir compris mais déja elles agonisent en nos têtes et n'ont été capturées que parcequ'elles l'ont bien voulu et finalement pour venir mourrir doucement ou brutalement exploser lorsque nous essayons de les formuler . Les pensées sont des oiseaux rebelles , mais les oiseaux meurent aussi en nos états d'âmes et nos modes d'expressions ne sont finalement que des épithaphes sur leur tombes . Le vent souffle en la forêt de mon âme .... Sans doute est-ce celà que l'on nomme la folie ......

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  9. Si l'on regarde bien autour de soi, tout naît de l'observation :)

    L' "inventeur" de l'avion n'a rien inventé, il a juste observé les oiseaux.
    Un peintre s'inspire de la nature qui l'entoure pour reproduire une oeuvre.
    Un acteur n'exprime que des émotions qu'il a vécues.
    Un scénariste raconte des choses de la vie.
    Un humoriste est drôle lorsqu'il dépeint des personnages qui sont monsieur et madame tout-le-monde vivant des situations banales de tous les jours.
    Un musicien ne fait qu'interpréter une oeuvre déjà écrite !
    ...
    Et moi je n'ai rien inventé non plus, juste remarquer :)

    Mais bon évidemment, il faut quand même un petit quelque chose en plus ! Tout le monde n'est pas Victor Hugo, ni Yo-Yo Ma, ni Juliette Binoche, ni Gad Elmaleh ...!
    Quelqu'un qui observe beaucoup le monde d'un oeil attentif a de l'inspiration dans ce qu'il fait.

    PS 1: "quand on n'a rien à dire, on prend le temps d'observer, et l'on écrit alors beaucoup" Pierre Baillargeon (c'est mieux dit !)

    PS 2: gardez tous les yeux bien ouverts ! ;)

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  10. « les sanglots longs des violons de l’automne blessent mon cœur d’une langueur monotone… » çà c’est pour remonter le moral à tout le monde !
    L’automne, au pas de notre porte, est une saison flamboyante où la lumière est d’une intensité rare, où les odeurs et couleurs foisonnent. La paix et la douceur qui enveloppent certains paysages d’automne m’emmène souvent dans des rêveries mélancoliques et vaporeuses comme la brume ce matin sur la Loire. Le temps se ralentit.

    Sinon, je vois ce blog comme une passerelle que nous jette l’auteur, une passerelle d’une embarcation à l’autre, d’un monde à l’autre. Une passerelle que nous empruntons si nous le voulons et qui nous fait cheminer, nous enrichit d’un regard que nous interprétons, que nous recevons où rejetons, mais qui nous fait avancer. Ensuite, nous retournons sur notre barque, notre radeau, notre paquebot, où notre galère en gardant le cap où selon les cas en le modifiant un peu.

    Vous nous dites, Christophe, que selon votre degré d’ouverture au monde, vous nous passez plus ou moins différentes histoires. Pour ma part, les plus « petites » sont souvent les plus riches. Et puis au fond, ce qui m’importe le plus c’est la façon de les raconter, c’est le passage, la passerelle. Comme pour la lecture d’un livre, l’histoire pour moi est secondaire, ce que je recherche, c’est le regard de l’auteur, ce qui reste après les mots, ce qu’il y a entre les mots. C’est votre travail d’artisan. Je préfère un vrai regard sur un brin d’herbe qu’une belle histoire impersonnelle. Tout travail d’artisan, ou d’artiste révèle à travers l’œuvre, ou l’objet, une part de la dimension intérieure, spirituelle de l’artisan ou de l’artiste. Et cette dimension précieuse est un point d’ancrage sur laquelle nous pouvons nous amarrer le temps d’une traversée où nous nous sentons moins solitaire.
    Alors continuez d’écrire avec ou sans histoire, avec ou sans inspiration.

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  11. C'est tellement vrai ce que vous dites.
    Tant que je suis plongée dans ma petite psychologie personnelle, que je ne pense que le Moi, il ne sort rien d'intéressant. Mais que je repense à toutes mes lectures philosophiques qui m'enrichissent sans je j'y rajoute la moindre de mes idées car tout a déjà été dit, que je commence à penser le Nous, alors l'inspiration surgit sans effort !
    C'est incroyable de réaliser cela : tordre le cou à son égo pour atteindre le niveau supérieur du collectif !

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  12. Observer c'est s'inventer un regard qui observe . La liberté n'existe que parcequ'on l'invente .
    L'intéligence n'existe que parcequ'on l'invente .
    L'humanité n'existe que parcequ'elle s'invente elle même .

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  13. La beauté, la poésie du mystère, se révèle comme une grâce continue à qui la cherche pour ce qu'elle est, pour la contempler, lui rendre grâce, la révéler et non pour s'en parer et s'en emparer.


    "Impression de soleils couchants, les arbres aux yeux,elle vit par les choses infimes des instants d'eternité.Elle voit dans les choses infimes des espaces infinis .... "

    C'est de la poésie en barre!

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  14. Le "Nous" n'existe que par le jeu entre les "Je" ... Si ce jeu n'est plus possible , si les relations se changent en liens qui entravent ce jeu en niant les "Je" alors le "Nous" n'est plus qu'un sac de noeuds .

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  15. Hé oui, l'observation est la pierre angulaire de la pensée scientifique. Dans le domaine psy., signalons par exemple le sens très aigu de l'observation clinique du Dr Jean-Martin Charcot, anatomo-pathologiste et neurologue réputé, qui a été le père de la Neurologie moderne, il a été un passeur, une passerelle entre la psychiatrie et la physiologie neuronale.

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  16. Les états s'effritent pour laisser place à d'autres, heureusement, ZOE,c'est le sens d'un état, il reflète le moment.......

    Il faut inspirer l'extérieur,l'absorber ,est ce cela l'observation ? Puis l'expirer sur un écritoire ? L'artisan est un artiste car, il sort le savoir faire qui vient de son être.Vous êtes dans le conscient ,100 pour 100,Docteur André,donc tourné vers les autres filtrés par vous.Ma démarche est différente,je travaille non pas avec mon subjectif sur l'objectif des autres,mais bien avec mon subjectif , sorti de mon inconscient intérieur,pour le coïncider avec l'objectif des autres.Est -ce clair ?

    C'est arrogant, téméraire.Aussi, je ne dirais pas que mon subjectif seul est inintéressant, je suis dans la sincérité.Il est seulement illimité, irréaliste, et très perso. d'où la nécessité de le canaliser sur le subjectif collectif,qui lui reste puissant, essentiel à tous,indestructible,le seul capable de se faire admettre par l'objectivité de la réalité.

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  17. Un autre médecin, peu connu du public, mais qui avait un sens très aigu de l'observation est le Dr Ignaz Semmelweiss. Médecin accoucheur du milieu du 19ième siécle, il a constaté un taux de mortalité des bébés accouchés avoisinant 30% quand il ne se lavait pas les mains et 5% quand il le faisait. Il avait aussi remarqué que les hôpitaux qui avaient des salles de dissection présentaient des taux aussi très élevés. Etudiants comme médecins à l'époque ne se lavaient pas les mains à la sortie des salles de dissection ou entre deux patients.

    Ignaz Semmelweiss a alors préconisé à l'académie de médecine d'imposer le lavage des mains avec de l'eau de Javel avant toute intervention. On ne l'a pas écouté. Il a traité les sommités médicales d'assassins. On l'a enfermé dans un asile. Louis Pasteur lui a donné raison quelques années après.

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  18. J'aime beaucoup l'image de l'artisan, Dr André. Il a les yeux ouverts sur les autres, il est ouvert à leurs besoins et ce qu'il accomplit est utile aux autres. Il n'en fait pas plus, il n'en fait pas moins. Pas de gaspillage, et pas de fumisterie. Et ce qui lui appartient, c'est chacun de ses gestes, précis et fluides, car il les vit pleinement, naturellement et sans complaisance. Ainsi son perfectionnisme n'est ni un poids, ni une corvée, c'est simplement le souffle de la vie, participant du "jeu entre les Je" comme dit si bien Zoé (du moins ce que j'en ai compris).

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  19. Peut-^être que l'artisan a effectivement un don d'artiste avec un côté utilitaire de l'œuvre.

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  20. Bonjour Christophe,

    Je ne peux m'empêcher d'intervenir sur votre blog. Il résonne fortement côté coeur pour moi aujourd'hui : vous parlez d'être un passeur !!!!

    Je suis coach certifiée et je me définis précisément comme un passeur, entre l'Homme et son histoire (passée, présente et future), entre l'Homme et son environnement (ce dont vous vous faites entre autres le témoin), entre l'Homme et les hommes (ce qui émaillent nos expériences de tous les jours) et enfin et surtout, entre l'Homme et lui-même (son Soi au sens jungien du terme).
    N'est-il pas de plus beau métier que celui de passeur ? Quelle richesse dans cette observation bienveillante et rigoureuse du monde ! Quel enseignement, pour soi-même, son entourage et ses clients !!

    Merci d'être un tel passeur, qui guide vaillamment chaque jour les pensées et réflexions des autres. J'admire votre constance et votre persévérance.

    Une fidèle discrète ...

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  21. Mon inspiration part également de l'observation, je veux parler du regard que je porte sur les choses, sur autrui, sur le monde, sur mes états intérieurs. Mais il m'est très difficile de m'assoir, d'observer et d'écrire. Cela ce fait plutôt dans le sens inverse. j'observe.Parfois il ne se passe rien. Parfois entre "l'objet" et mon regard , un lien se créé, nous nous "reconnaissons". De cette rencontre, émergent les mots , les mots m'assoient et j'écris.

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  22. à verOO,
    Je vous rejoins, le docteur André est un artisan artiste, un artiste artisan.

    Une autre pensée me vient : essayer d'être l'artisan de sa vie.

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  23. J'aime cette idée de passeur... et c'est drôle aujourd'hui j'entends pasteur ! Un peu comme un berger qui nous rassemblerait, nous, les brebis égarées d'un troupeau qui se cherche.

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  24. Je suis étonnée de réaliser comment un même texte ( ici celui de c. André )peux engendrer des commentaires différents, comment un blog a une vie à lui seul qui est presque indépendant du texte initial . Chacun de nous voyons un ou des aspects différents du même point de vue . C'est fascinant les différentes directions que prend le blog .
    GD

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  25. D'accord complet, je me sens en phase avec les derniers comments.J'avais aussi entendu pasteur, mais c'est notre culture.Passe l'heure du pas sage......

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  26. Pasteur ? ... Quelle horreur ! ... Vivent les moutons sauvages ! ... Gloire aux brebis égarées ! ...

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  27. @ Jade P.

    Le docteur André n'est pas jungien mais plutôt psychologie comportementale.

    Soyez infidèle, c'est bien plus amusant...

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  28. Si c'est une rédaction de français, il vous faudrait un enseignant pour la corriger, ce vous n'êtes pas puisque vous êtes psychiatre si je ne m'abuse.

    De même que les enseignants ne corrigent pas les ordonnances des médecins!

    CQFD.

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  29. Vous parlez de moments ordinaires mais votre vie semble fantastique! Je suis l'épouse d'un producteur de cinéma.

    Que diriez-vous de faire de votre propre vie un film?

    Bien sûr une partie des revenus reviendrait à l'association Karuna de votre ami Matthieu Ricard.

    N'hésitez pas à me contacter.

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  30. @ Christophe André

    Est-ce que j'ai le droit de vous poser une question docteur André à laquelle vous ne répondrez pas bien sûr...

    Quand vous ruminez, quel est le thème récurrent de vos ruminations?

    - votre santé, votre avancée dans l'âge, votre activité professionnelle, votre apparence physique, votre célébrité
    - vos filles
    - votre épouse
    - un autre menbre de votre famille
    - une relation professionnelle
    - une relation amicale
    - des problèmes d'argents, des problèmes matériels

    Comme vous semblez épargné par les passions amoureuses, vous ne risquez pas grand chose du côté des pensées obsessionnelles concernant les femmes...écartons donc cette thématique.

    Donc dans quelle partie du labyrinthe vous êtes vous égaré?

    Voici une ficelle, prenez-la.

    Lorsque aurez atteint le centre du labyrinthe, vous n'aurez qu'à la suivre pour en resortir.

    Bon courage.

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  31. Au fait, quel honneur Mr André que vous ayez cité un de mes commentaires dans l'ouvrage "petites histoires d'estime de soi"! Merci mille fois, çà m'a fait tout drôle!

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  32. 1 Vous êtes une sacrée ficelle....2 Aurons nous le droit de figurer dans le film en tant que "comment taire " égaux ? 3 De quelles fautes parlez vous ? Les enseignants sont des agents non secrets qui enseignent les vérités, et corrigent les fautes, accessoirement.....je ne leur donne ni tort,ni raison...

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  33. Bonsoir,

    J'aime le mot artisan, j'aime sa signification qui est souvent méprisée de nos jours, car les travaux manuels ne sont pas à la mode. Pourtant, oh combien pourtant... le socle de notre société repose sur leur travail ancestral: les bâtisseurs de cathédrales, les tapissiers, les menuisiers, les maçons, les jardiniers,les agriculteurs, les bûcherons,... .

    Quant à l'observation, elle est la clef qui ouvre bien des portes. On apprend en observant les anciens, les aînés. Si on arrive imbus de sa personne, croyant tout savoir, alors aucun progrès n'est possible, aucune transmission ne peut se faire.

    L'humilité, une certaine confiance en l'autre indéfectible mène à l'ouverture et celle-ci à bien des rencontres, des échanges, des enrichissements humains, et la JOIE. Observer, c'est être ici et maintenant, connecter à soi et aux autres, là où la rumination n'existe plus, n'a pas de place et, c'est tant mieux.

    Merci à notre hôte passeur de simplicité, de destigmatisation, de tolérance, de lumière parfois sombre, parfois lumineuse mais toujours éclairante.

    Je passe simplement à tous un bonsoir et un sourire (après pourtant une journée bien éprouvante).


    AG

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  34. Je ne contredis pas, je suis seulement différente,et apporte mon témoignage.Je n'ai jamais voulu apprendre des autres, dès qu'il disait ;" Faut faire comme ça " je pensais ; "Pas forcément, moi, je ne ferai pas comme ça " et dès lors qu'on m'empêchait de faire comme je voulais, je ne faisais rien.Voilà , comment j'ai grandi.Et, si, je ne regrette pas aujourd'hui,c'est parce que j'ai appris le langage de tous,à ne vouloir celui de personne.

    Je n'ai pas évolué dans la joie,aujourd'hui, celle que j'ai , et intégrée en moi.C'est celle de la certitude de ma vie ,une variation heureuse et définitive de ma servitude.

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  35. un artisan qui chaque jour, dans la froidure du petit matin, gagne son atelier et fait jouer ses mains expertes sur l'outil qui occupe son plan de travail, afin de figer ce que l'oeil insatiable a capté, et de graver idées et sensations improbables que l'intuition a associées dans un moment de suspension.
    Consommateurs exigeants que nous sommes, nous nous gorgeons des plats du meilleur ouvrier de l'hexagone.
    Clandestin reconnaissant que je suis, je guette le passeur dans la brume matinale. Puisse t'il nous permettre d'enjamber les frontières fortifiées de l'esprit égotique et d'accéder à la très grande connaissance de soi.

    Allez courage, çà vaut le coup de partager tout çà !

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  36. Finalement,j'ai peut-être été guidé par mon inconscient,ou celui des autres, de façon plus directive que pour la plupart des gens.Ne voulait -il pas qu'on lui rendre justice par ma voix ? Les portes des " oui " à mon entrée dans le monde des adultes, se refermaient les une après les autres,pour m'invalider.Aujourd'hui, je me valide, moi-même.Je me trouve tout à fait conforme.

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  37. Les cathédrales

    Ô bâtisseur de cathédrales,
    D'il y a tellement d'années
    Tu créais avec des étoiles
    Des vitraux hallucinés.

    Flammes vives
    Tes ogives
    S'envolaient au ciel léger
    Et j'écoute
    Sous tes voûtes
    L'écho de pas inchangés.

    Mais toujours à tes côtés,
    Un gars à la tête un peu folle
    N'arrêtait pas de chanter
    En jouant sur sa mandole.

    Sans le chant des troubadours
    N'aurions point de cathédrales,
    Dans leurs cryptes, sur leurs dalles
    Où l'entend sonner toujours.

    Toi qui jonglais avec les étoiles
    Ô bâtisseur de beauté
    Ô bâtisseur de cathédrales
    Oh puissions-nous t'imiter !

    Mille roses
    Sont écloses
    Au cœur des plus beaux vitraux
    Mille encore
    Vont éclore
    Si nous ne tardons pas trop

    Et si nous avions perdu
    Nos jongleurs et nos poètes
    D'autres nous seraient rendus
    Rien qu'en élevant la tête

    Sans le chant des troubadours
    N'aurions point de cathédrales,
    Dans leurs cryptes, sur leurs dalles
    Où l'entend sonner toujours.

    chanson d'Anne Sylvestre ...

    C'est AG qui m'y a fait penser ... pour le remercier de son sourire ...

    J'aime aussi le terme d'Artisan pour l'image de celui qui réalise quelque chose avec habileté, honnêtement, humblement, en prenant le temps de faire ... et aussi qui fait partie d'une corporation avec cette idée d'entraide ...

    Vous êtes un artisan talentueux, Cher Docteur André ... merci pour ce bon boulot ...

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  38. C'était l'époque des Compagnons, Natacha, qui assuraient le développement du savoir-faire et de la connaissance, et leur transmission.

    J'ai parcouru rapidement un site sur le sujet qui évoque ces valeurs d'entraide et de complicité entre des ouvriers à la fois très compétents et rebels :

    http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Compagnonnage

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  39. D'un côté je vois des petites entreprises qui ferment parce que leur fondateur n'a pas "pensé" à la relève avant de partir ...

    Les jeunes sont-ils si peu intéressés à apprendre ?

    Car d'un autre côté, je vois des jeunes qu'on n'a pas su motiver, et qui récitent par coeur des émissions de télévision sans envergure.

    Dommage.

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  40. l'art consiste à faire éprouver aux autres ce que nous éprouvons et à les liberer d'eux même en leur proposant notre personnalité comme libération.....Pessoa.
    Oui 2crire et le faire si bien qu'on s'y retrouve est de l'ART.

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