
Peut-être bien que non.
Écoutez plutôt ces paroles d’Arnaud Desjardins, rapportées par Bernard Campan, dans un très beau livre avec Alexandre Jollien, La Philosophie de la joie, aux éditions Textuel :
«Qu’est-ce qu’un sage a de plus que nous ?» est une mauvaise question.
Il s’agit plutôt de se demander : «Qu’est-ce qu’un sage a de moins que nous ? Quelles peurs et quelles demandes avons-nous qu’il n’a plus ?»
C’est bien vu.
De quoi devons-nous nous débarrasser, nous alléger, pour arriver à un peu plus de sagesse ? La sagesse comme un dépouillement, et pas seulement comme un enrichissement, un empilement d’expériences et de réflexion. J’aime bien cette idée.
Illustration : Bouddha effectue avec ses mains le geste de l'enseignement, le vitarka mudra.
Une sagesse épurée, dépouillée, c'est certainement une très belle idée.
RépondreSupprimerMon beauf, par exemple, ne supporte pas qu'une nouveauté technologique/gadget sorte sans aussitôt l'acheter, faute de quoi il se sentirait à la traîne. Ca m'a toujours paru bizarre pour ne pas dire suspect.
Qui a écrit déjà : "Que de choses dont je n'ai pas besoin ?"
Bon, ceci posé, il ne faudrait pas non plus oublier l'essentiel, hein ? Je veux dire :"Bon France-Irlande", Docteur, et vivifiant ouikende enneigé à tous.
"Quelles peurs et quelles demandes avons-nous qu’il (le sage) n’a plus ? »
RépondreSupprimerLe sage, en fait, a peur.
Mais il ne l'exprime pas.
"La crainte de l'Eternel est le commencement de la science." L'Ecclésiaste
Bonjour,
RépondreSupprimera) attendez, Yongey Minghour Rinpotché dit que pendant plusieurs années il a été dominé par la peur et que par la pratique correcte de la méditation, il a réussi à les surmonter. Cela montre qu'il disposait à l'origine de qualités de persévérance, de motivation que nous n'avons pas tous...et d'un environnement favorable aussi.
b) dans d'autres traditions (hors méditation), les sages ont en général la capacité de voir au-delà des apparences, d'avoir de la hauteur de vue et la capacité à ne pas désesprer (ex: Moïse). Là encore, ils me semblent supérieurs au commun des mortels.
Ainsi, je comprends la formule d'Arnaud Desjardons comme étant une conséquence de la nature des sages et non comme une condition préalable pour devenir Sage. Me trompé-je ?
Et quand est-ce que le Dr. André va nous trouver des sages chrétiens, juifs (pour les musulmans on a le Commandant Trivos) ?
Bonne journée à tous,
B.A.
Docteur,
RépondreSupprimerJ'aime aussi cette idée. Je pars régulièrement faire des trekking dans l'Himalaya et le moment que j'aime c'est lorsque je fais mon sac. "Ne prendre que l'essentiel", quel bel exercice pratique de dépouillement.
Merveilleuse journée
En résumé : Avidité, colère, ignorance.
RépondreSupprimerLe sage ne nuit pas aux êtres vivants, il ne prend pas ce qui n'est pas donné, il garde la maîtrise de ses sens, il s'efforce de ne pas user de paroles fausses ou mensongères, de ne pas user de paroles dures ou méchantes, de ne pas user de paroles inutiles, de ne pas user de paroles calomnieuses, de ne pas avoir de convoitise, de ne pas user d'animosité et de ne pas avoir de vues fausses.
Tout ce que nous ne sommes pas.
Cela m'a fait du bien de revoir tous ces préceptes.
Je vais aller acheter la philosophie de la joie. Si avec tout cela, je ne deviens pas joyeuse, pleine de bonheur, sans états d'âme, imparfaite, libre mais heureuse, et si je médite règulièrement pour je plus déprimer, le chemin de la sagesse m'est ouvert. "HUMOUR".
"Quelles peurs et quelles demandes avons-nous qu’il n’a plus ?"
RépondreSupprimerOu qu'il n'a pas eu...
C'est tentant comme explication, un peu comme la situation à laquelle on se voit confronté sans jamais l'avoir connu.
La sagesse par manque de peurs, de frayeurs et de frustrations.
Alors là c'est hyper facile comme devinette !
RépondreSupprimerVoilà : Selon le proverbe chinois (du X siécle avant Gégé de Nazareth) Lorsque le sage montre la lune , l'imbécile regarde le doigt ....
D'où il est facile de conclure que le sage est dans la lune ..... C.Q.F.D
Bon , si vous en avez une autre , vous me faites signe ! .....
oui, sans oublier que la sagesse est un chemin, un chemin personnel. J'aime pas trop la notion de sage, encore moins de Sage avec une majuscule, celà fait un peu Gourou. Mais je sais bien que certains ont plus d'avance sur leur chemin et que leur parole est intéressante.
RépondreSupprimerLa sagesse par le dépouillement des peurs, désirs et frustrations, de l'égo. Oui, on est trop embarassé de nous-mêmes. La sagesse par le détachement aux biens de notre société de consommation: d'abord être attaché aux gens. Cette idée court depuis les Grecs jusqu'à Arnaud Desjardins en passant par un certaisn Jésus ou Bouddha.
Dépouillement et détachement pour vivre intensement l'instant présent, en pleine abondance.
L'idée de la marche en montagne est tout à fait juste, à mes yeux, anonyme de 08 :16 ( à propos petit veinard, marche c'est pas mieux que "trekking"?) On est heureux non pas malgré le fait d'être dépoullé mais à cause de celà. On se sent libéré et libre.
A ce sujet, bien des enfants sont plus sages que nous.
Un sage c'est quelqu'un que les gens prennent pour un sage et qui a fini par le croire ...
RépondreSupprimerD'où je conclue que le sage montre peut être la lune , mais qu'il est bien le premier à regarder son propre doigt ....
Le sage montre la sagesse .
L'imbécile regarde le sage .
C'est tellement bien dit ! Qui est ce Bernard Campan ? L'ex-Inconnu ? Christophe, ça me parle tellement que je me permets de te "voler" ta chronique du jour pour la mettre sur mon blog... mais en te faisant de la "pub", bien entendu ! Je le fais avec respect ! ;-)
RépondreSupprimerL'idée que je me fais du sage :
RépondreSupprimer- c'est (toujours) un homme
- il n'a pas d'enfant à charge.
- il ne bosse pas dur pour gagner sa croute et élever sa famille.
- il est isolé des hommes, avec un visage (trop) paisible, comme si rien ne pouvait le toucher, comme inhumain.
Finalement, que sait-il de la vie ?
D'accord pour me dépouiller d'un maximum de soit-disant "must", mais pas pour me dépouiller de tous mes sentiments.
J'ai beaucoup de respect pour ces personnes (comme Alexandre Jollien) qui n'ont pas la vie facile, qui se battent et trouvent même du bonheur dans leur vie (monsieur Jollien parle de "joyeux combat"). Ces personnes me facinent et j'écoute ce qu'ils ont à dire avec beaucoup d'attention. J'essaierai de lire ce livre (mais ma liste commence à être longue)
Un vieux sage montrait la lune . Un imbécile qui passait par là , regarda le sage avec insistance et se dit : " Mais , qu'est-ce qu'il a cet imbécile , à montrer la lune ? ".....
RépondreSupprimerUn imbécile montrait la lune . Un vieux sage qui passait par là , regarda l'imbécile et se mit à regarder la lune avec lui et il eut alors l'impression de voir vraiment la lune pour la premiére fois de sa vie . Et il se dit : " La lune vue par un imbécile est beaucoup plus belle que la lune vue par un sage ".....
RépondreSupprimerLe sage est libre, il s'est libéré de tout fardeau et ainsi il peut regarder la réalité et être dans l'action juste. Il ne cherche plus, il est en phase.
RépondreSupprimerUne expérience qui peut alléger quelques instants : ne soyez rien, dites vous du plus profond de vous que vous n'êtes rien : plus de fardeu, plus rien, une légéreté, un bien être, une douceur qui vous mettent en joie en attendant de trouver le chemin de la sagesse si c'est celui que vous cherchez.
Zoé même si parfois je trouve que tu dérapes, globalement j'ai un grand plaisir à te lire.
Belle journée
.Lorsque l'imbécile regarde la lune , il croit voir un ange ou une femme ou un monstre grimaçant ou un couple qui danse ....
RépondreSupprimer.Lorsque le sage regarde la lune ... le sage croit voir la lune ........
C'est l'histoire de deux sages, deux moines, qui ont fait voeux de renoncement à tous les plaisirs de la vie : ne plus boire d'alcool, ne plus manger de la viande, ne plus toucher à une femme...
RépondreSupprimerUn jour, sur le chemin de retour vers leur monastère, ils virent une femme en train de se noyer dans un fleuve.
L'un des deux sages, n'écoutant que son coeur, se jeta à l'eau et ramena la jeune femme saine et sauve sur la rive. Une fois assuré que tout allait bien, il alla rejoindre son compagnon de route.
De retour au monastère, celui qui était resté en spectateur sur la berge, s'adressa d'un ton très solennel à son ami : "Veuillez m'excuser d'avoir à le dire, mais vous vous êtes parjuré à votre voeu de ne pas toucher à une femme. Nous avons certes un devoir de compassion, mais nous ne pouvons que prier pour cette femme, et la laisser là où elle était, car la Providence fait le reste et nous nous devons de respecter sagement son Karma."
L'autre moine répondit : "Cher ami, votre attitude me surprend car j'ai vraiment laissé la jeune femme là ou elle était, saine et sauve sur la berge, alors que vous, vous l'avez ramenée jusqu'ici dans ce lieu saint !"
Bon WE au Dr André et à tout le monde
D'accord à 100% avec votre commentaire au complet, Stéphane ! Et j'aime particulièrement : "Dépouillement et détachement pour vivre intensément l'instant présent, en pleine abondance."
RépondreSupprimerVous m'avez fait rire avec votre petit délire sur le sage et la lune, Zoé. Une autre petite devinette facile ? Allez (c'est la fin de la semaine) : une lune et un imbécile sont sur un bateau ; le sage tombe à l'eau ; qu'est-ce qu'il reste ?
Mince, je n'avais pas lu le commentaire de Louis N. Ca va augementer la difficulté et les possibilités de réponses !
RépondreSupprimerBeatrizia, le clown Trivos est un colonel, pas un commandant.
J'aime bien le commentaire de Beatrizia et les commentaires de plusieurs.
RépondreSupprimerPar contre, votre vision du sage me fait peur - ce qui m'intéresse dans la vie c'est le chemin et non le point d'arrivée. Pour moi un sage est quelqu'un comme Dr. Christophe: quelqu'un qui cherche toujours à apprendre de tous, qui cherche à s'améliorer...
Si nous arrivons à être sage, qu'est-ce qui nous reste? Il me semble qu'il serait terriblement ennuyant d'être un sage.
Il y a un bouddha en chacun de nous . Il est donc drôlement bien camouflé par des tas de choses inutiles .
RépondreSupprimersgl
Docteur Andre
RépondreSupprimerD'accord pour se dépouiller mais pas de ses capacités de se défendre... c'est sûr, quand quelqu'un est "désarmé", il n'est pas dangereux au moins. Il est toujours serein, il ne dérange personne, surtout ceux qui en profitent alors pour opérer dans des pratiques mafieuses sans être inquiétés... et que des femmes ou des enfants font l'objet de trafiques inhumains. Mais vous avez peut-être raison. Je me rappelle d'épisodes que je regardais quand j'étais plus jeune "Kung fu". Pour moi, c'était l'image du sage car il était calme mais aussi rusé ! Je crois qu'il y a une excellente école à TOulouse, en plus ! Peut-être que ça me ferait du bien de pratiquer les arts martiaux ! Amitiés
@ZOE le pire est peut être ce que se dit la lune en voyant le sage et l'imbécile :)
RépondreSupprimerBon week end à tous
Moi , il n'y a aucun bouddha à l'interieur de moi . à l'interieur de moi il y a moi et c'est trés bien ainsi . Pour moi ,ça ne veut rien dire : "il y a un bouddha en chacun de nous" .... En même temps Anne Onyme , si vous pensez qu'il y a un bouddha en vous ,celà ne me dérange pas . C'est votre vie ....
RépondreSupprimerLe geste permet aussi la circulation de l'énergie. Comme une boucle . Je suis déçue que cela ne marche pas sur les sinusites.
RépondreSupprimerFrancine et Dominique B résument bien les questions que je me posaient (et que je me posent encore) sur cette idéal de sagesse. Pas se dépouiller de ses capacités de defense . Ne pas tendre passivement la joue gauche ( ou droite peu importe) sinon c'est cautionner la violence, le mal et se faire démollir. Se défendre mais se dépouiller de la haine, et de la haine de ses ennemis (plus durs) comme le mythique et feu David Carradine dans le génialissime kung fu! Tu as compris petit scarabée?
RépondreSupprimerEt puis , je réfute totalement l'idée d'un sage bonze étranger au monde et confortablement installé dans une sagesse chiantissimesque. Non! la sagesse est un chemin qui nous mène à la pure joie de vivre avec tout ce que celà comporte de nourritures terrestres, d'amour, d'amis, de sexe, de bons vins, de France - Irlande ...
Tentative de réponse à Boulezaïl : à mon avis il reste l'eau avec le reflet de la lune à la surface , parceque cet imbécile de moine c'est foutu à l'eau en voulant se saisir du reflet de la lune et le bateau a coulé et puis voilà .
RépondreSupprimerMerci de faire de la pub pour Alexandre Jollien !
RépondreSupprimerC'est un Monsieur exceptionnel, vraiment quelqu'un qui donne envie de
vivre !
Qu’est-ce qu’un sage a de moins que nous? je dirais le passé et le futur.
RépondreSupprimer"Les enfants n'ont ni passé ni avenir et, ce qui ne nous arrive guère, ils jouissent du présent." visiblement on naît sage …. et puis vient la conscience du passé et du futur… et ca change tout…
« L’infini réside dans le fini de chaque instant », dit aussi la Sagesse chinoise.
Je peux jouer aussi ?
RépondreSupprimerça dépend de quel point de vue on se place, je dirais :
un imbécile à la dérive, un sage humide et la lune qui se marre (jeu de mots).
... la lune qui se mire, plutôt!
RépondreSupprimerQue l'on tourne la question d'une façon ou d'une autre, elle reste la même: qu'est-ce qu'il le rend différent de nous? de nous qui ne sommes pas sages....Il y aura toujours à apprendre de l'autre même s'il n'a pas atteint la sagesse avec un s minuscule ou majuscule; et nous aurons toujours à apprendre à l'autre. C'est dans le partage et l'écoute que cela se passe; c'est dans l'attention et l'intention parlée ou silencieuse.. Et là, le pas est grand à faire, si grand...
RépondreSupprimerBon weekend
Bonsoir,
RépondreSupprimerCette approche mérite réflexion. J'aime votre point de vue sur la sagesse dans votre livre les états d'âme. Se débarrasser de ses peurs et du superflu permet un cheminement vers plus de sérénité. Vu que nous sommes imparfaits et dans l'impermanence difficile d'être un sage. Ce drôle de monde que vous le dîtes ne facilite pas cette quête vers plus de sagesse, il faut parfois être en marge de cette société.
J'apprécie Bernard Campan, dans son dernier film avec Mathilde Seignier (je suis comme un plat du jour) "une semaine sur deux, un mois sur deux" en animateur de psychologie positive il est plein de tendresse comme l'amitié qui le lie à Alexandre Jollien . Un livre de plus à découvrir, merci.
Bon week end.
Etre soi pour soi.
RépondreSupprimerEtre avec autrui.
Un équilibre à trouver.
Pour moi l'escroquerie consiste
à renoncer au deuxième aspect au nom du premier.
Si le dépouillement et le renoncement au superflu permettent de réintégrer autrui en même temps que de prendre la mesure de notre richesse de nos ressources propres, alors j'adhère. Mais si ça conduit au retrait, au repli, à l'isolement, au renoncement à l'action collective ou pire, si ça conduit à renoncer à être un acteur social en s'en remettant à une entité supérieure plutôt qu'à nous-mêmes, j'ai des doutes. Ou pire, à renoncer à son être social au profit d'un maître, alors non seulement j'ai des doutes, mais en plus, j'entre en résistance.
La bonne nouvelle c'est que nous sommes riches de nous-mêmes et qu'en ça nous pouvons beaucoup beaucoup.
Voilà comment je vois les choses.
PS
merci Boulezail pour tes infos sur le spacidum. Je n'avais pas vu ton message, je l'ai retrouvé en replongeant dans les billets précédents.
Bon Week-end!!
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RépondreSupprimerQuel horreur ! Un sage qui saurait à ma place ce qui est bon pour moi ? C'est un cauchemard cette sagesse là ! .....
RépondreSupprimerEt merci pour le cours d'aujourd'hui!
RépondreSupprimerSage c'est un métier comme un autre . Y faut se donner le Look . Y faut adopter la posture . Y faut apprendre le jargon . C'est un statu social Sage . " Vous faites quoi dans la vie ? "
RépondreSupprimer" Moi ? Je suis Sage à temps par-ciel " .....
" Ouaih ? Sans blague ? Et c'est dur comme métier ? " ..... " C'est comme tout , ça s'apprend . Y a des écoles pour ça "......
" Ouaih ! ben moi j'suis chomeuse et je suis pas sage et les sages je m'en fou complétement parceque j'aime pas arnaquer les gens " .....
" Mais ? c'est de la sagesse ça ! ".....
" Non ! Pas du tout mon pote ! C'est pas de la sagesse . C'est de la liberté et ça n'a rien à voir , tu peux pas comprendre ! " ......
Grenouille, j'aime bien ta manière dépouillée d'aborder les choses. La sagesse semble t'animer.
RépondreSupprimerMylagan, je rebondis sur tes propos.
Je déplore que le Sage, tel qu'il est perçu dans l'inconscient collectif soit trop souvent réduit à une icône masculine ayant consommé l'art du détachement. C'est un peu suspect cette notion sexuée, même par défaut.
Et çà m'ennuierait qu'il y ait une notion de rachat derrière (souviens-toi de la pomme petit scarabée...)
Car le Sage a écarté de son souci la question de sa descendance (sans doute car sa fusion avec le Tout lui donne l'illusion de l'infini). Bien qu'il soit nu devant l'Eternel, le Sage n'est ni sujet ni objet de séduction, et aucun enfant-roi ne vient troubler ses pures aspirations et le mettre au supplice de la roue mercantile.
Non, le Sage n'a définitivement pas contracté, un prêt immobilier à 4,75% TEG fixe sur 25 ans. Pour ce faire, le Sage a fait preuve d'une vertu essentielle : il a été patient, il a d'abord observé autour de lui, et quand il en a eu assez il s'est tourné vers le ciel.
Il n'a pas fait ce que l'on attendait de lui.
Mais le Sage a surement été à bonne école.
@ Zoé
RépondreSupprimeret à qui veut
Je le fais en deux parties car comme je suis inspirée j'en ai fais des tartines, ça tombe bien, c'est l'heure des tartines.
Salut Zoé,
il y a une chose dont je voulais parler la dernière fois mais ça m'emmenait trop loin par rapport à ce que je voulais dire, et c'était l'idée qu'un sage est reconnu comme tel par le groupe.
Et je trouve qu'aujourd'hui, mais peut-être hier aussi, je n'ai pas de perspective suffisante pour en juger tout à fait, je trouve qu'on se cherche des "sages" mais que paradoxalement, on ne fait pas confiance aux "sages" qui se présentent. Alors peut-être que le "on" c'est moi seulement. Mais plus sûrement, qui sont les "sages" aujourd'hui pour la société qui est la nôtre? Et que leur reconnait-on? Ou pas?
Je pense que les "sages" aujourd'hui sont les "experts"...Avec toutes les limites que ça induit, à commencer par le manque de transversalité, c'est-à-dire de liens entre eux, entre plusieurs domaines d'expertise, mais aussi le lien entre la théorie et la réalité, les plateaux télé et les gens, les tribunes et nous.
Alors quels experts...Ben tous azimuts.
C'est important d'avoir quelqu'expertise, quelque licence pour parler car c'est justement là une reconnaissance. Tel parle en tant que journaliste, tel en tant que philosophe, tel en tant que psy, tel en tant que religieux, tel en tant qu'économiste etc...Non, pas etc, car c'est bien la question des économistes qui à moi me pose problème. Mais sans doute n'est-ce pas le lieu.
Alors, pour ma part, j'essaie de faire ces liens pour me faire une idée plus juste.
Et surtout de travailler à me saisir des choses plutôt qu'à attendre d'une sorte de "messie", celui qui porte le mes-sage, qu'il me montre absolument le chemin.
Je pense que la crise de confiance n'est pas que pure ineptie, qu'elle peut avoir des fondements, mais justement, s'il y a crise de confiance, c'est peut-être que quelque chose vient heurter les théories qui sont rappelées par là à la réalité.
Mais je pense aussi aux Cassandre, à des porteurs de messages qui disent des choses qu'on ne veut/peut entendre; qu'il y a des sages qui portent des mes-sages qui nous sont précieux mais dont on ne tient pas compte tellement nous pouvons être fossilisés dans nos visions des choses.
Pas simple.
(...)
(...)suite
RépondreSupprimerDonc c’est un peu à chacun d’en juger.
C’est aussi peut-être une question d’éducation à la « sagesse » par exemple pour moi sur ces questions d’économie, c’est d’apprendre à me servir des outils de réflexion propres à l’économie, pour pouvoir comprendre les mes-sages dans ce qu’ils ont de contradictoires par exemple. Surtout quand j’apprends que les lois de l’économie ne relèvent pas de la physique mais de ce que la société souhaite pour elle et engage alors à ce titre comme gestion de ses ressources.
Alors, c’est là où d’autres « sages » m’intéressent.
Et là je dois dire que ce qui m’intéresse sur ces questions de psychologie et de « mystique » bouddhiste, pardon de mon imprécision, c’est que je n’y suis pas initiée, c’est la recherche d’un point d’équilibre. Comme c’est la crise, où est la bascule qui nous fait tomber ?
Alors j’aime bien cette question du dépouillement, de demandes et de peur car je trouve qu’elles ont à voir avec la consommation. Je ne suis pas pour une vie d’ascétisme comme une résistance face à un envahisseur. L’orthorexie à ce titre m’interroge. J’utilise ce mot sans trop le connaître, il désigne pour moi toutes sortes de règles alimentaires multipliées et imposées à soi ou aux autres, pour remettre un peu de « règles », là où règne une certaine anarchie. Mais j’y vois un « trop de règles » par rapport à une « absence de règles ». Où est le point d’équilibre ?
Et l’absence de « règles », n’est-ce pas ce que nous vivons sur un plan économique ?
Alors je me dis que la règle, c’est nous qui avons à l’établir dans notre souveraineté, restaurer notre libre-arbitre, et nous impliquer. Ne pas tout attendre des « sages », en tenir compte, se rappeler à eux, mais considérer notre propre richesse, nos propres ressources. Et se méfier de ceux qui nous confisquent notre libre arbitre, qui nous contestent nos espaces de parole et nient nos réalités et au contraire s’intéresser à ceux qui cherchent à nous restaurer dans ce libre arbitre. Collectif aussi. Car c’est l’autre aspect de mes préoccupations. Cet équilibre entre soi et autrui. Car la question se pose aujourd’hui à mon sens à plein de niveaux. Et en l’occurrence, au niveau de la gestion de nos ressources que celle de cette sorte d’avidité que nous non-gérons d’une façon assez détestable à mon sens.
Voilà comment je vois les choses, en essayant de faire du lien entre différents mes-sages.
Mais ce que je dis n’engage que moi dans la mesure où je n’ai aucune espèce d’expertise à propos des sujets que j’aborde.
Par ailleurs je trouve ici d'autres matières à penser pour d'autres préoccupations.
Mais c'est vrai que de mon point de vue la prise de conscience de la question économique est un souci.
Je reste néanmoins optimiste puisque mon parti pris est de croire dans notre libre arbitre.
Bonne suite de week-end!!
Salut Clipper! Je viens de voir ton message, on s'est croisés. Merci!
RépondreSupprimer@Clipper
RépondreSupprimerAh oui tiens je rebondis sur le sage qui
ne se "vend pas".
Et pour en revenir à mes histoires d'experts, j'ai parfois des doutes.
Mais je peux prouver ce que je dis à l'occasion.
Grenouille . Admettons qu'il puisse exister des experts en bonheur . Pourquoi pas , si je défini le bonheur comme la satisfactions des besoins (et encore) . On peut donner des définitions relativement objéctives des besoins . ça se fait en élevage pour les animaux . Aucune société humaine n'est parvenue à celà : simplement satisfaire les besoins vitaux des populations . Mais supposons qu'une société gouvernée par des experts y parvienne , alors on ira vers une société d'ésclaves "heureux" . On pourra même procurer aux gens des libertés illusoires pour satisfaire le besoin de liberté (et on le fait déja) .... C'est vers celà que vont les sociétés car tout celà est commencé depuis longtemps et ça se perfectionne au cours des siécles . Les religions et les sages , grands experts en spiritualités , ont leur fonction dans ce systhéme : produire de l'éspoir , parceque des gens désésperés ça travaille mal , ça produit mal et ça peut se révolter . La sagesse comme instrument de contrôle psychique ça marche et ça marchera encore mieux en associant spiritualité et psychiâtrie et psycanalise et neuro-sciences .....
RépondreSupprimerVoilà ce que j'en pense , Grenouille ....
C'est effectivement le risque .(cf commentaire précédent ) Plus(+) de connaissances sur notre comportement permettra à certains d'influencer ce comportement pour obtenir à notre insu ce que souhaite une poignée de personnes qui elles obtiendront les bénéfices . J'ai fait quelques études commerciales et j'ai été surpris et dégouté de voir comment nous pouvons être influencés( les couleurs, hauteurs de plafond, musique , granulométrie du carrelage et son inclinaison ...!) pour avoir le bon comportement ( essentiellement consommateur )
RépondreSupprimerLe(a) sage doit savoir prendre de la distance avec tout ce qui l'entoure mais ne pas s'en couper sinon il ne peut plus être sage .
Mais il est difficile dans notre société de consommation d'échapper au courant contraire à la sagesse . Il faut une grande force de caractère ...et nous ne sommes pas du tout formé pour depuis notre tendre enfance où toute force de caractère et rejetée puis que c'est l'esprit de compétition qui règne . C'est pourquoi je me méfie du sport surtout collectif tel qu'il nous ai présenté actuellement . Bon sagement je vais aller regarder " Question pour un Ch "
MB
Plus je retourne ça, et plus je vous lis, moins c'est clair dans ma tête.
RépondreSupprimerEntre parenthèse, quelle tartine Grenouille ! C'est dur de lire tous les commentaires quand il y en a de si longs !
Pour en revenir au sage, je me demande encore ce que ce mot veut dire. Je ne parle pas de définition théorique, mais de la réalité que ça recouvre dans notre vraie vie.
Serait-on sage si on avait toutes ces choses en moins, ou serait-on perçu comme quelqu'un qui est déconnecté de la réalité ?
Malheureusement, la 2ème.
Je me demande si on ne devrait pas parler de guide. Pas un Dulce qui vous dit quoi faire, mais quelqu'un qui vous inspire et vous laisse toujours votre libre-arbitre.
Ma vision est troublée depuis que j'ai découvert les différents types de personnalité de la PCM. Le Guide, c'est quelqu'un qui est capable d'adapter sa réponse à son interlocuteur, pour lui donner des challenges ou encore la reconnaissance dont il a besoin.
Il n'y a de sagesse que s'il y a des inter-actions. On ne peut pas vivre dans l'absolu. On peut vivre pour soi, mais alors ce n'est pas de la sagesse. De l'egotisme ou de l'egocentrisme...
Le sage a une sagesse en lui (hum... désolé !) mais qu'en fait-il ? Le guide, lui, peut avoir la même sagesse, mais elle sera parfois enfouie derrière ses actes, qui seront parfois énergiques et peut-être même violents. En face d'un individu manquant d'autonomie, il devra parfois se montrer directif pour lui donner l'impulsion initiale dont il manque, avant de le laisser voler de ses propres ailes. La méthode "coup de pied au cul".
Le Guide peut se justifier a une seule condition, celle qu'il soit emprunt de sagesse au fond de son coeur. Je classerais Nelson Mandela parmi ces hommes-là.
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RépondreSupprimerIL n'existe de Sagesse Véritable que le Silence de DIEU .
RépondreSupprimerJe n'ai pas de problème avec les tartines de Grenouille ... il faut simplement les déguster par petites bouchées, et bien mastiquer, car c'est encore un peu caoutchouteux ... mais elles sont délicieuses.
RépondreSupprimerAlors que Christophe André se demande, je crois, si les sages ont plus, ou plutôt moins, j'ai l'impression qu'on se demande si les sages existent vraiment.
Au fond, que préférons-nous ? Les sages ou les idoles ? Ou le Père Noël ?
Soyons clairs Boulezaïl ! .....
RépondreSupprimerSelon moi , les sages n'existent pas , alors la quéstion de savoir s'ils ont plus que "nous"(?)
ou moins que "nous" (?) de quelque chose (?) qui ferait la différence , et bien cette quéstion n'a plus lieu d'être ....
Il y a un certain Augustin (4ième siècle après JC) qui disait ceci : "Agis vec ton coeur, apprends à te détacher des choses terrestres, et le ciel fera le reste."
RépondreSupprimerIl y a aussi un certain Paul, connu sous le nom de Saul (1er siècle apès JC) qui disait ceci : "Où est le sage? ....Car ce qui serait folie de Dieu est plus sage que la sagesse des hommes, et ce qui serait faiblesse de Dieu est plus fort que la force des hommes..."
Saviez-vous que quand Mere Teresa était venue à Calcutta pour ouvrir sa léproserie et son mouroir pour ces gens qu'on appelle des intouchables ou parias de la société, des sages et représentants de la société (brahmanes et Kshatriyas entre autres ...) sont venus trouver le maire de la ville, lui demandant d'expulser Mere Teresa, pour deux raisons essentielles : 'prosélytismme et trouble à un ordre social établi'.
Le maire était allé voir Mere Teresa et au bout de deux heures en est ressorti et est allé voir les sages et notables de la ville pour leur dire ceci: "Je suis d'accord pour renvoyer cette religieuse chez elle, mais à une condition, c'est que vous preniez sa place le lendemain de son départ." Les sages et notables sont tous repartis tête baissée.
Dans notre quête de sagesse, n'avons nous pas (moi le premier) tendance à disserter plutôt que de nous mouiller pour alléger la souffrance de notre frère ou soeur ?
Bien à vous tous
est ce que les hommes qui patinent le plus vite possible autour d'un anneau glacé dans des conbinaisons colorées et très moulantes sont des sages? En tout cas, c'est assez reposant à regarder.
RépondreSupprimer@ Stéphane
RépondreSupprimerVu comme ça hi hi hi!!
Pardon pour les tartines, en plus je me relis ce soir et je me trouve pas très lisible. Je n'enlève rien à ma pensée mais je comprends le caoutchouteux...Ah ah ah, ça m'a fait bien rire!! Arrff, je fais comme je peux.
Je vais tâcher de faire plus court si d'aventure j'étais à nouveau inspirée.
@ Zoé
Pour résumer, je juge comme toi qu'il faut rester critique vis-à-vis de la figure du sage.
Pour ma part, je faisais glisser cette figure sur celle de l'expert.
Mais pour autant si celui qui porte un message est relativement indépendant lui-même, même s'il est engagé dans des actions, qu'il ne m'enlève rien à mon libre-arbitre, et qu'il fait un effort de justesse dans sa posture, à commencer par respecter une éthique et les règles qui fondent sa légitimité, alors je suis tentée de considérer son propos. Ca y est, je sens que je refais dans le caoutchouteux.
Mais j'avoue, enfin non j'avoue pas, j'ai une lecture laïque des discours religieux. Ils m'intéressent en ce qu'ils témoignent de notre humanité et de notre humanisme, et en ce qu'ils peuvent servir de ressources à qui a besoin de se réconcilier avec lui-même, les autres, l'existence.
Pour le reste, pouf, il est tard.
Bonne nuit.
Ma réponse à Grenouille : Les grenouilles c'est trés joli et c'est pas cahoutchouteux du tout .
RépondreSupprimerLes crapeaux aussi sont assez jolis et les salamandres .... Bon , à part ça .....
Pour moi : Il n'y a de sagesse véritable que le silence de DIEU . Il se trouve que je peux contempler ce silence quand je veux . Est-ce-que celà fait de moi une sage ? .... Non ! mais celà me rend libre , d'une liberté fondamentale tellement immense que je suis incapable d'en évaluer les concéquences (et d'ailleurs je ne cherche pas à le faire) . Mais je constate pleins de possibilités pour moi , de cette liberté fondamentale . Voilà , Grenouille . C'est ma réponse .....
Hier soir, j'ai vu un film avec Daniel Auteuil, "Mon meilleur ami". Qu'est-ce qu'un meilleur ami ?
RépondreSupprimerEt je me suis souvenue de nos conversations avec les meilleurs amis que j'ai côtoyés, perdus de vue, certains sont partis ... pas toujours à cause du vent.
Et si notre meilleur ami était un sage ?
Et si le sage était notre meilleur ami ?
A travers le journal d'Etty Hillesum (entre 1941 et 1943), jeune femme juive, on peut découvrir son cheminement vers une vie intérieure de plus en plus lumineuse, dans des conditions de plus en plus difficiles. Bouleversant!
RépondreSupprimerEtty Hillesum "Une vie bouleversée" Collection Points
@ Zoé
RépondreSupprimerLe silence.
Je ne crois pas en Dieu mais je vois le silence
comme autant d'interstices où se glisser soi, une pensée, une émotion, une marge de liberté, une plage de rencontre.
Le silence, blanc de la page, couverture neigeuse, pour se créer, se recréer.
Un espace aussi entre soi et l'autre. Pour préserver l'altérité d'une fusion/confusion mortifère.
Essai pour participer
RépondreSupprimerMerci pour votre message Clipper, vous confirmez ma vision des choses. Le sage est un estra-terrestre :) Mais s'il est heureux dans son monde, soit ! Il ne fait de mal à personne après tout. (sauf qu'il continuera à méditer quand son prochain sera en train de se noyer)
RépondreSupprimerJe suis de ceux qui pensent comme Erasme "le fou, en abordant les réalités et les périls, acquiert à mon avis le vrai bon sens" Mais, il est vrai que là, Erasme parle plutôt de "bon sens" ce qui est sans doute différent "d'être sage" Mais alors on peut se demander...est-il sensé de chercher à être sage ? Ne faut-il pas être un peu fou pour vivre et avoir envie de vivre ? Je me pose la question, surtout quand j'entends parler de suicide.
En tous cas, je ne suis pas entièrement d'accord avec saint Augustin (merci au passage à louis.n j'ai bien apprécié votre commentaire) "apprends à te détacher des choses terrestres" pourquoi ? La nature nous apporte tant de bienfaits ! Et c'est encore considérer le corps comme mauvais, comme s'il était inférieur à l'esprit, et qu'il ne pouvait rien lui apporter.
Bonne journée à tous
Qui vit sans folie n'est pas si sage qu'il croit.
RépondreSupprimerLaRochefoucault,
d'après google.
(Je voudrais pas faire croire que j'ai lu LaRochefoucault dans le texte! hi hi!)
Pire : j'aurais pu citer cette phrase de LaRochefoucault, moi je la tiens de mes papillotes Révillon !
RépondreSupprimerLa conclusion à ces échanges, c'est peut-être qu'il faut un peu de tout : un peu de choses en moins, un peu de choses en plus, pour nous, pour éclairer les autres et pour permettre à chacun de faire des choix dans un libre-arbitre éclairé.
Amen.
On a battu le record de commentaires sur cet article, ou pas loin...
RépondreSupprimerPourquoi tant d'intéret ?
Surtout, un(e) sage n'a pas d'enfants... C'est ça que le(la) sage a de moins et ça fait beaucoup de peurs en moins...
RépondreSupprimerJe viens de passer un bon moment à vous lire tous et cette immersion dans cette mer tourmentée de vos réflexions sur la sagesse me laisse perplexe. Je partage bien des avis, notamment celui pseudo humoristique de Françoise.
RépondreSupprimerÊtre sage ou tendre vers davantage de sagesse, n'est-ce pas la recherche par chacun d'une certaine paix intérieure selon des critères qui nous sont propres ? Qu'il faille se dépouiller de certaines choses superflues, selon la théorie bouddhiste, c'est assurément une définition de la sagesse absolue laquelle in hile toute notion de plaisirs (et de frustrations) consuméristes, en dehors du plaisir d'aimer l'autre quel qu'il soit. Pour autant, le libre-arbitre de la pensée dont nous jouissons, nous,ici, pauvres nantis de tout... (philosophe t-on quand on a faim, froid ?) résonne en moi comme une injustice.L'humanité, de tout temps,s'est construite sur des fondamentaux géopolitiques existentiels : ressources et démographies. La condition humaine est une injustice !
On ne choisit pas l'endroit où l'on naît, mais on peut choisir de devenir un peu meilleur, pour soi, pour l'autre... Pour moi, être sage, c'est ça ! Je n'atteindrai jamais ce but, et pourtant, je m'essaie, chaque petit jour de ma toute petite vie sur cette terre et depuis peu, avec mes petits moyens de tendre vers cette sérénité de l'esprit par le don à l'autre, peu de choses, un sourire, un regard... Alors oui, s'accommoder de son vécu ou se débarrasser de ses "casseroles personnelles" revêt le sens du dépouillement...et l'auto dérision un mal nécessaire.
La plus belle et éclairante réflexion autour de la sagesse que je connaisse est d'André Comte-Sponville : " Ce n'est pas parce que le sage est plus heureux que nous qu'il aime la vie davantage. C'est parce qu'il l'aime davantage qu'il est plus heureux. " ( in Présentations de la philosophie, Le livre de Poche.) Cette phrase éclaire le propos d'A.Desjardins : si le sage aime plus la vie que nous, c'est parce qu'il a moins de peurs, moins d'attentes, moins d'exigences envers elle que nous.
RépondreSupprimerJe crois aussi que "Bien" et "Mal" résident en chacun de nous, et, de la même façon, "Sage" et "Démon".
RépondreSupprimerCeux qu'on appelle Sages et ceux qu'on ... évite d'appeler (Démons, "méchants", "personnalités difficiles", etc) ont tout simplement développé chacun plus d'une des deux caractéristiques, c'est tout.
Par conséquent, je doute qu'il soit de tout repos (et donc ennuyeux) d'être Sage. Je parle du Sage qui est non seulement authentique, mais qui ne se ferme pas les yeux sur la réalité du monde (misère, médiocrité, souffrance, cruauté ...).
La question de Arnaud Desjardins est intéressante, mais au lieu de «Quelles peurs et quelles demandes avons-nous qu’il n’a plus ?», je dirais plutôt : «Quelles peurs et quelles demandes avons-nous qu’il n’a pas ?». Car un Sage reste un être humain, et je suis certaine que c'est un travail quotidien intense que de se défaire de ses peurs et attentes, surtout pour un sage authentique !
Parce que je crois qu'on décide de devenir Sage à un moment de sa vie où on en a assez d'être l'esclave de ses peurs et de ses attentes, au même titre que l'alcoolique décide de se faire désintoxiquer, par exemple. Et de la même façon, le Sage n'est pas à l'abri des rechutes ou des tentations.
Si certaines paroles, idées, comportements sont pleins de sagesse, je doute qu'il existe des personnes qui puissent être des Sages "purs". Mais c'est d'autant plus beau et inspirant de savoir que des personnes pleines de défauts comme nous font des efforts pour s'améliorer et ont réussi à franchir des étapes sur lesquelles ont bute encore. On peut toujours se dire qu'on réussira un jour. Et en attendant, on ne s'ennuie pas à essayer, ne serait-ce que bien égoîstement, pour ne plus souffrir, par compassion pour soi-même.