Je bavardais l’autre jour avec un ami du délit de fuite : que se passe-t-il dans la tête d’un automobiliste, lorsqu’il s’enfuit après avoir renversé un passant ou un cycliste ?
Peut-on en tirer des conclusions ? Généraliser sur la nature humaine ? C’est vrai que le délit de fuite a quelque chose de glauque et de troublant. Il semble donner raison aux pessimistes sur la nature humaine. Il a presque toujours lieu lorsque l’accident s'est produit sans témoins : il n’est pas seulement un réflexe (on fuit par peur de la « punition ») mais aussi un calcul (on fuit aussi par espoir de ne pas être justement identifié). Et c’est cette dimension de calcul qui est moche.
Je me souviens d’avoir été très perturbé, alors que j’étais étudiant, par un fait divers rapporté dans La Dépêche du Midi : un joueur du Stade Toulousain avait un soir renversé un cycliste et s’était enfui. Comment un type si courageux sur le gazon avait-il pu se montrer si lâche sur le bitume ? À l'époque, ça m’avait déconcerté. Aujourd’hui, je sais que nous sommes tous exposés à ça. La peur et la lâcheté peuvent lézarder nos valeurs. Notre personnalité ne peut prédire nos comportements que si les circonstances sont calmes ou habituelles. Si nous sommes bousculés, les prédictions sur ce que nous ferons sont plus incertaines.
Des solutions ? Oui, je pense qu’il y en a : notamment du côté de la psychologie positive et de l’éducation en général. Inlassablement éduquer aux valeurs d’entraide et d’altruisme, en parler, en discuter, les mettre en œuvre sur de tout petits moments du quotidien… Que faire de mieux ?
Illustration : Les Pas perdus, de Jean Dubuffet, 1979.
Au volant, qui sait ce qui peut arriver...Nous pouvons être témoins, ou acteur , victime d'un accident! Une minute d'inattention...Et c'est le drame. On nous le répète et c'est une éducation, nous devons être maitre de notre véhicule! Oui tout maitriser, notre comportement aussi...La peur, graine de frayeur, de terreur. Que se passe-t-il ds notre cerceau à ce moment où nous prenons la fuite? Ce n'est pas nous, c'est pas moi, c'est impossible à envisager et nous nous transportons ds le futur incapable de comprendre les conséquences de nos actes, jusqu'à l'aveuglement puisque l'autre à terre n'existe plus. Il y a comme un dédoublement de personnalité, comme si notre fuite avait le pouvoir de tt changer, comme si nous avions le pouvoir soudain de faire qu'il ne se soit rien passé...Il n'y a que moi qui existe comme un instinct de survie, le dijoncteur qui éteint les lumières sur la scène.
RépondreSupprimerJe n'excuse en rien cet acte, j'essaie de comprendre et je ne juge pas même si cela me révolte.Comment l'esprit humain peut il décider tt à coup de laisser une personne mourrir et en être responsable? Nous ne sommes pas nés assassins..
Oui je suis certaine qu'il y a des solutions ds la notion d'éducation comme être obligé de posséder le brevet de secouriste en tant que conducteur car ce savoir de "pouvoir secourir", empecher que le pire arrive nous responsabiliserait et l'assurance deviendrait alors plus forte que la peur; avoir conscience là,oui, nous pouvons changer qqe chose pour de vrai..
Ouf, nous n'avons pour la plupart d'entre nous renversé personne en prenant la fuite ensuite.
RépondreSupprimerNéanmoins, cela veut-il pour autant dire que nous ne soyons pas lâches?
Qui peut dire qu'il se connaît suffisamment pour affirmer qu'il n'a pas été et qu'il ne sera jamais lâche?... en d'autres circonstances, en d'autres lieux, avec d'autres personnes....
En fait, le papier "délit de fuite" de ce matin pointe, entre les lignes, la connaissance de soi.
Et permet de glisser de l'idée de lâcheté vers l'idée de faiblesse.
Avant d'être lâche, et par conséquent de nous questionner sur nos qualités et nos défauts, ne sommes nous pas de manière indécelable et cachée, faibles tout simplement?
Bonjour,
RépondreSupprimerpour parodier FWL, faut-il meux afficher des valeurs de courage, de solidarité qu'on n'est pas sûr de mettre en pratique dans des circonstances difficiles ou afficher ouvertement notre propension à l' égoïsme, la lâcheté ?
Il fautreconnaitre notre part animale et admettre qu'il est "naturel" que nous ayons peur de perdre notre face/notre situation même au préjudice d'autrui. Le courage c'est souvent de l'éducation. Ainsi, il faut louer celui qui aide (et en effet les formations Croix Rouge comme l'écrit Sylvie, la psy positive comme vous le dîtes, peuvent aider) au lieu de ne montrer que le "moche" comme le font les médias.
Ou alors faire un stage chez M .Ricard mais 30 ans dans l'Himalaya c'est long :-).
Bàv
B.A.
Docteur,
RépondreSupprimerIl y a un autre délit de fuite qui m'interpelle, c'est celui de "soi-même", que cela soit à travers le travail, les addictions....lorsque l'on n'est plus connecté avec l'essence de ce qui nous rend nous et humain, lorsque l'on vit le 99% de la journée sur pilote automatique.
Merveilleuse journée
C'est la punition qui fait fuir..en exacerbant l'idée du regard de l'autre sur nous.
RépondreSupprimerCoupables ou responsables?
RépondreSupprimerPeut-être la nuance est-elle là.
Je viens d'en rédiger une tartine mais je vous en fais grâce! Ca m'emmène trop loin.
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
RépondreSupprimerC'est curieux , j'avais l'impression du contraire...que c'est dans les moments de stress que la personnalité se révèle le mieux , les failles ou plus rare , des qualités inespérées .Par exemple , me faire bousculer , me rend de très mauvaise humeur.Bousculer un autre : ça dépend.
RépondreSupprimerLa fuite c'est un moyen de défence . IL se trouve que ce comportement entre en conflit avec la morale sociale et puis voilà . C'est tout . Dans les sociétés il existe des lois .
RépondreSupprimerCe sont ces lois qui peuvent , si elles sont bonnes ameliorer la société ; si elles sont mauvaises dégrader la société . Esperer changer la société en changeant les individus et la "nature" humaine est une illusion totalitaire typique des gourous . DOC , vous étes un gourou . Alors mefiez vous des effets iatrogénes de vos théories . 1° précepte de la médecine : ne pas nuire .... Votre délire de changer les individus pour améliorer la société c'est n'importe quoi ..... Les sociétés s'améliorent par les lois qu'elles se donnent en améliorant du coup les relations entre les acteurs sociaux . Aprés ,c'est àchacun des individus de tenter de trouver son bonheur et de cultiver ce qu'il a de meilleur en lui . Il y aun systhéme social qui s'appelle la démocratie , il est imparfait ,mais tant mieux car il ne décide pas de ce qu'on doit ëtre , mais comment peuvent fonctionner les acteurs sociaux ensemble . Vous , DOC , vous délirez sur un monde d'individus parfaits qui donc créeraient une société idéale , donc vous étes totalitaire .
D'une manière générale , les êtres humains n'arrêtent pas de me surprendre , y compris moi même.
RépondreSupprimerC'est déjà fou tout ce qu'on arrive à faire avec l"anonymat sans le stress.
sgl
@ Zoé
RépondreSupprimerJe trouve tes conclusions excessives...surtout concernant Christophe André.
Mais néanmoins pas inintéressantes sur la question des lois. Si elles sont bonnes dis-tu. Donc s'il y a là un enjeu de justice.
Je me demande ce qu'une société injuste, où les lois qui garantissent la justice font défaut, soit qu'elles n'existent pas, soit qu'elles ne sont pas appliquées, soit qu'elles sont contournées, peut induire en terme de comportements sociaux. Et notamment en terme d'éducation.
Est-ce juste de ne pas partager?
Est-ce juste de se faire exploiter?
Est-ce juste de ne pas payer quelqu'un pour le travail qu'il fait?
Est-ce juste de travailler toute sa vie comme un pauvre diable pour une misère, et sans même l'assurance d'avoir une retraite digne de ce nom?
Est-ce juste de donner de l'argent à ceux qui ont déjà tout?
Est-ce juste de stigmatiser quelqu'un sur sa couleur de peau ou son origine?
Est-ce juste de dénigrer ou de priver de moyens ceux qui se battent tous les jours sur le front de la misère, parents, éducateurs, profs, médecins?
Si la société est injuste, comment peut-on être crédibles en terme d'éducation d'une part, et comment peut-on inciter chacun à respecter la loi s'il y a deux poids deux mesures, si au final la réussite appartient à celui qui écrase les autres, qui vole, qui ment, qui triche etc...
Il faudrait que j'étaye par des exemples. Pensez aux entreprises qui délocalisent leur usines de production et qui partent avec les subventions allouées par les collectivités pour qu'elles restent, les brevets et parfois même les outils de production, le tout parfois en catimini, sans prévenir personne et mettant les salariés qui pourront avoir fait d'énormes concessions pour qu'elle reste, devant le fait accompli, si possible à la veille de Noël, si possible sous des prétexte fallacieux, alors qu'elle réalise des profits et avec la caution d'une politique gouvernementale? Tout ça donc dans l'impunité la plus totale. Avec des salariés révoltés qu'on va à l'occasion dénigrer parce qu'ils ont le culot, les pauvres diables, de chercher à se défendre en réclamant justice du côté de ceux qui sont censés établir et faire respecter les lois qui nous protègent de la barbarie? A savoir l'Etat, à savoir nous.
Pour respecter la loi, encore faut-il qu'elle soit juste. Et quand la loi est injuste, que faire? Se mettre du côté de ceux qui en profitent? Ou se mobiliser pour réclamer plus de justice?
Que reçoit comme message le gamin dont le père se retrouve au chômage dans de telles conditions, dans un bassin d'emploi sinistré par une crise qui prend ses racines dans l'anarchie financière quand ce n'est pas en plus un prétexte etc...
Le monde marche sur la tête.
En réalité il y a des responsabilités qu'il faut prendre collectivement. Voilà c'est tout comme dirait Zoé.
Selon J.J Goldman "On saura jamais c'qu'on a vraiment dans nos ventres caché derrière nos apparences"
RépondreSupprimerMême un certain Pierre a, par trois fois, renié son meilleur Ami, par peur et par lâcheté, et pourtant, il a toujours été aimé. (et ça, c'est important de le savoir !)
Fuir, c'est prendre le risque d'avoir toujours un poids sur le coeur, de sentir un "oeil" constamment posé sur soi ("L'œil était dans la tombe et regardait Caïn.")
Peut-on apprendre à affronter ses peurs ? Oui, je le pense. "sur de tout petits moments du quotidien" comme vous dites, docteur.
Panique et déni de la réalité, je pense! La personne doit penser que si elle fuit, çà ne se sera pas vraiment produit! Elle fuit la réalité.
RépondreSupprimerAvant d'en arriver à la loi qui est appliquée par des HUMAINS (tout dépend de l'appréciation de ces humains sur les faits et de leur propre vécu...) la prévention est à développer, la prévention sous forme d'éducation civique et de respect de l'autre. Zoé l'objectif n'est pas une société parfaite mais plutôt de développer des qualités humaines dont il me semble tu parles souvent, aider les autres en offrant un morceau de pain (sdf par exemple) destigmatiser ou redonner un peu de dignité à quelqu'un par un regard, un sourire, une écoute, etc...
RépondreSupprimerCes actes ne sont pas naturels chez l'être humain, cela vient en grande partie de l'éducation, l'apprentissage d'une considération de l'autre.
Prévention également par des gens qui témoignent, des associations, et pour chacun d'entre nous : une attitude citoyenne même si la vie vous a malmené, surtout si la vie vous a malmené.
Belle journée
Je suis d'accord avec toi , Grenouille .
RépondreSupprimerLes lois sont aussi des repéres qui indiquent la voie . Mauvaises indications = mauvaises voies . Bonnes indications = bonnes voies ....
Il me semble difficile de se connaître: une situation forte émotionnellement peut nous révéler des aspects "déplaisants" de nous- mêmes. Accepter ceux-ci ne doit pas nous empêcher inlassablement de progresser vers davantage d'humanité et d'altruisme.
RépondreSupprimerC'est un vœu!
Moi , j'ai été renversée par un mec bourré . Moi à bicyclette , lui dans sa p'tit't'auto ...
RépondreSupprimeret paf ! la cycliste (Non ! "Paf" c'est pas mon nom)et je suis tombée sur la tête et le mec y s'est barré comme un péteu ...
Et moi j'ai été enmenée par les pompoms par les pompoms par les pompiers et puis voilà ....
Et depuis ce jour , je suis folle (à la suite de la chute sur la tête ! Faut suivre un peu !)..... Non ! c'est pas vrai ! J'étais folle avant , donc ça n'a rien changé pour moi .
Pour lui je sais pas ... IL a peut-être arrété de boire ? .... Ou alors il boit encore plus pour oublier ? .....
Con-clusion : Le coeur de l'homme est un mystére . (c'est Gégé de Nazareth qui a dit ça je crois , ou alors c'est sa soeur ? ...)
Délit de fuite ... certain préconise le nom de Ricard c'est risqué !?(humour)
RépondreSupprimerLa poule où l'oeuf : La bonne loi où les bons gens !?
MB
Nous devrions TOUS connaître les gestes qui sauvent!
RépondreSupprimerZoé ! Tu n'es pas folle, je ne suis pas toujours d'accord avec toi quant à tes écris mais j'aime !
RépondreSupprimerJe me suis toujours posée la question : pourquoi la fuite des chauffards ? Après avoir vu des émissions sur le sujet et entendu les explications de ces "dits chauffards", ils ne pensent pas être en faute, car pour eux, ce n'est juste qu'un incident ; ils nient l'évidence même en présence de témoins, toutes classes confondues !!!! Ils ne sont peut-être pas tous comme ça, du moins je l'espère. Altruisme, éducation, parler ? Tout le monde sera d'accord et au moment fatal , quelle sera la réaction ?
La biographie de Monsieur Dubuffet est impressionante.Surtout la deuxième moitié.
RépondreSupprimerBonsoir,
RépondreSupprimerLa forme des personnages sur le tableau me fait penser à nos distorsions que nous pouvons avoir dans des circonstances de vie, chacun prenant une forme diverse . Les couleurs primaires ne représentent-elles pas nos émotions, entremellées de manières différentes avec au fond le blanc (le bien) et le noir (le mal).
Je pense que face à une horreur que nous venons de commettre ou un être cher a commis, le déni peut sembler parfois une façon de se protéger psychologiquement, trouver d'autres coupables, fuir ... J'ai appris aussi que notre cerveau peut se court-circuiter lors de grands chocs. Prendre conscience de la responsabilité de ses actes, du mal que l'on peut causer à autrui , faire en sorte de ne plus être dans le déni mais essayer d'agir pour sauver ce qui peut encore l'être, faire preuve d'entraide au quotidien sont pour moi des pistes vers plus humanisme et de respect pour les autres. Dans notre système de vie en communauté les lois, rêgles, sanctions adaptées sont vitales pour que la vie ne se transforme pas en une véritable jungle .
Je pense que les victimes comme les responsables auront besoin d'un soutien psychologique.
Je rectifie le terme " des pistes vers plus d'humanisme ..." par le terme plus approprié" des valeurs fondamentales à transmettre vers plus d'humanisme ..."
RépondreSupprimerRe-bjr,
RépondreSupprimercela me fait penser à l'histoire d'un garçon de chez moi. Un soir, tard, il se fait renverser en moto par un automobiliste. Ce dernier l'a-t-il vu ? Pas sûr. Toujours est-il que ce garçon survit mais demeure paralysé. Il a cherché par tous les moyens à savoir (annonces ...) qui était l'auteur en précisant qu'il ne souhaitait pas porter plainte ou récupérer de l'argent. Ce qui m'interroge c'est le pourquoi/pour quoi : : passer un savon ? mettre un visage ? obtenir des excuses ? Je pense que le chauffard s'il a lu l'annonce, s'est posé les mêmes questions que moi. Il ne s'st pas présenté. Bàv
B.A.
Ce délit de fuite, ce déni de la vérité me fait encore penser à cet épisode mythique entre Abel et Caïn. En effet, après le meurtre d'Abel, Dieu apparut à Caïn et lui demanda où était Abel. Il répondit : "Pourquoi me poses-tu cette question? Suis-je le gardien de mon frère?"
RépondreSupprimerContrairement à Abel qui était pasteur, gardien de ses brebis et de ses proches, Caïn vivait dans le déni de son frère. Il n'a jamais cru dans le don et par-don gratuits. Longtemps après la mort de son frère, il se révoltait toujours de ne pas avoir eu une place dans le coeur de son père spirituel.
Bonne soirée à vous tous;
Lol l'auteur de "Imparfait, Libre et Heureux" brocardé en apôtre tyrannique de la perfection !! On aura tout vu... Décidément, trop de démocratie nuit à la démocratie.
RépondreSupprimerPour revenir au sujet du jour, pour moi - au-delà d'illustrations spectaculaires issues de concours de circonstances exceptionnels - le délit de fuite revêt une forme plus sournoise car quotidienne, et s'applique potentiellement à chacun de nous.
Il prend la forme pernicieuse d'une accumulation de micro-délits.
Je fais l'économie de faire ma toilette le matin au réveil ? Micro-délit de fuite.
Je zappe le bisou tendre ou la blague complice à mon entourage au moment de quitter le home ?
Micro-délit de fuite.
Je rumine dans le bus pour me rendre à mon boulot ? Micro-délit de fuite.
Je me tiens avachis sur mon siège, et me plains de chaque information qui me parvient ? Micro-délit de fuite.
Je reporte le traitement d'un dossier urgent ? Nouveau micro-délit de fuite.
Et ainsi de suite jusqu'au soir. Jusqu'à l'ultime délit de fuite de la journée, au moment de s'endormir, ou je vais ruminer et anticiper la fuite du lendemain. Par habitude.
A l'échelle macro, çà serait intéressant qu'on puisse quantifier le délit de fuite national. Combien de personnes ont davantage pris l'initiative que subi aujourd'hui ? Combien ont innové, osé, combien ont campé sur leurs positions de déni? A combien se monte le déficit chronique ?? Y a t'il un nouveau pic d'abandon de soi prévu pour demain ?!?...
Car que se passe t'il lorsque 2 personnes en flagrant délit de fuite croisent leur chemin ? Rien. Nada.
Autant d'interactions que 2 droites parallèles sur un tableau noir.
C'est drôle, en ce moment je ne me sens pas confiante. J'ai été blessée, je me suis sentie trahie... Et qu'est-ce je fais ? Je fuis le dialogue (sauf sur ce blog !)... Il y a toute sorte de fuites mais chez moi elles sont précédées d'un sentiment de honte. Enfin c'est comme ça que j'le sens. Alors je prends note de vos conseils à la fin du billlet, sûre qu'ainsi je ne serai "pas perdue" merci !
RépondreSupprimerVotre post me rappel mon dernier rêve qui m'avait laissé une sensation de froideur, j'ai rêver qu'une voiture me passait sur le corps et j'étais sidérée pas qu'elle me passe dessus mais qu'elle ne m'ai pas vue. J'en ai parlé à ma psy qui m'a ouvert les yeux. Ce rêve ne signifiait rien pour moi au dépar et au final il signifie bcp... Un viol que mon oncle n'a jamais reconnu comme tel, il y a 27ans dans son camion ... Depuis ce rêve j'ai décidé de mettre sa photo dans mon sac à main pour arriver à lui pardonner un jour. c'est mon car"aime"
RépondreSupprimerVoilà un message très touchant (enfin, pour moi, il l'est)
RépondreSupprimerJe trouve que c'est admirable d'avoir cette volonté de pardonner, c'est un pas non négligeable que vous avez accompli. Tout le monde n'est pas capable de le faire. Si vous avez cette volonté, vous parviendrez certainement à vous "libérer".
Et je n'avais jamais pensé que le mot "carême" puisse aussi s'écrire de cette façon. Amusant et beau à la fois.
Au cours de mes études, j'avais fait un stage en cabinet d'avocats. Ils avaient eu la gentillesse de me faire vivre les différens audiences. Je me souviens particulièrement de celles dédiées aux accidents de voiture. Ce qui m'avait marqué, profondément marqué c'était quand après avoir énoncé et expliqué les faits, le juge leur demandait qu'en pensez-vous? 90% répondait quelque chose d'affreusement égoïste. Pas une pensée pour la victime, réelle ou celle qui aurait pu être sur leur chemin. J'étais pétrifiée.
RépondreSupprimerJe n'ai jamais fait ce métier du coup ...