
C'est lors d'une discussion, l’autre jour, avec une étudiante en psychologie venue assister à quelques consultations à Sainte-Anne. Comme un patient est en retard, je lui propose d’aller boire un café en l’attendant, pendant que je fais un peu de courrier. Elle me raconte alors qu’elle ne boit pas de café, et qu’elle ne fume pas non plus…
Devant ma tête un peu surprise par cette confidence, dont je ne saisis pas clairement le pourquoi, elle me précise alors : « Oui, pas de café ni de cigarette. Et je me suis aperçue que c’était un problème, parfois. Par exemple, dans mes stages, le moment où les buveurs de café vont en boire un, ou celui où les fumeurs sortent s’en griller une devant la porte, ce sont des moments de détente, de socialisation, de partage. Et moi, comme je n'aime ni le café ni la cigarette, je n’y participais pas, et je restais travailler. Jusqu’à ce que je comprenne. Et que je les accompagne, même pour ne pas fumer ou pour boire autre chose, même si je n’avais pas soif. J’ai compris que derrière ces petites addictions du quotidien, il y a aussi des rituels sociaux, des addictions aux bavardages, aux échanges informels. Et que c’était un truc important…. »
C’est drôle, effectivement, que nous n’arrivions pas à dire : « tiens, on se prend une petite pause pour aller un peu marcher, respirer dehors, bavarder quelques instants. » Et qu’il nous faille le prétexte d’une tasse de café ou de quelques bouffées de nicotine …
Illustration de l'excellent Xavier Gorce. Oui, les pauses-café, ça fait partie du boulot, c'est un des menus détails qui motivent et créent du lien, comme disent les consultants...
C’est drôle, effectivement, que nous n’arrivions pas à dire : « tiens, on se prend une petite pause pour aller un peu marcher, respirer dehors, bavarder quelques instants. »
RépondreSupprimerSi entrer de plein pied dans la relation à l'autre est difficile, alors que dire de la relation à soi même?
Ce sont quoi, nos prétextes, ou plutôt nos petits arrangements, pour nous retrouver--- ou nous fuir---- nous mêmes?
Bonjour,
RépondreSupprimerJe n'ai jamais eu de pause café ni en France, ni à l'étranger. Mais dans une société "normale" (pas un hôpital, une école, bref dans une entreprise), on peut très bien passer dire bonjour ou "faire un petit coucou" à un collègue et en profiter pour bavarder deux mn. C'est vrai qu'en périodes dures de boulot, on le fait moins, mais c'est jouable.
cdt
B.A.
Pause café et brèves de comptoir. On n'a pas trouvé mieux pour se dire des vérités.
RépondreSupprimerJe prendrais bien un café avec mes amis des blogs , un café virtuel ?
RépondreSupprimerça marche aussi avec la bière , mais là, il ne faut pas travailler . Comme quoi nourriture et affection sont liées , plus ou moins bien ou plus ou moins mal .
Ne travaillant pas , il m'arrive souvent de sonner chez la voisine pour marcher dans le village , et de terminer la ballade par un thé .Finalement tous ces petits liens sont très modulables .
Avez vous remarqué chez les personnes ayant pris ou perdues du poids que le primum movens est souvent une perturbation des liens . Et je me suis souvent demandée , s'il ne vaudrait pas mieux repartir d'une consultation médicale avec une ordonnance " pour changer sa vie" plutôt que la prescription d'un régime.
RépondreSupprimerça montre à quel point on a peur de montrer aux autres qu'ils nous intéressent...
RépondreSupprimerUn pt'it' café?!
RépondreSupprimerCa c'était le perroquet d'amis de la famille qui disait ça.
Ah le p'tit' café!
Bon sauf que je suis un peu comme cette étudiante, j'aime beaucoup le café mais mon corps le supporte mal, alors tout autre boisson chaude fait l'affaire, facile, quant à la cigarette, j'ai bien des vices, mais n'ayant jamais ressenti le besoin de fumer, je me suis fait ce cadeau de ne pas m'y mettre.
Très rarement je prends soin de la santé de mes congénères en leur "taxant" une clope. Pour vérifier à chaque fois que je n'ai aucun plaisir à la fumer.
J'adoooore les pauses!
Je déééteeeeste les prendre dans le froid entre deux portes pour subir passivement l'addiction d'un collègue.
Je déééééteeeeste les smogs suffoquant de salle fumeurs. J'ai des années de tabagisme passif dans les poumons. Des années.
Je trouve très bien cette mini révolution culturelle de changements de comportements vis-à-vis du tabac. Je vois ça comme l'expérience d'une émancipation. Et je ne m'inquiète pas du tout de la perte de ce rituel, on a trop besoin de rituels pour ne pas s'en trouver d'autres.
La pause café c'est plus sympa que la pause clope. On peut s'asseoir, rester au chaud, bavasser sans tousser.
"Aller prendre un verre en terrasse" aussi j'aime bien. Quand il fait beau et assez chaud.
Pas l'hiver sous un chauffage parassol approximatif à se geler collectivement les miches pour machin et machine qui prennent tout le monde en otage de leur propre addiction.
Il y a des sympathies qui me restent en travers de la gorge.
La pause c'est un moment de détente, de convivialité.
Où sont la détente et la convivialité dans le froid, la fumée et la prise d'otage?
Je suis solidaire de la détresse des autres face à leurs addictions, mais je ne peux en aucun cas en devenir l'otage.
Alors je dis ça mais je n'ai jamais refusé à quelqu'un de fumer chez moi. Par contre je fais vite la différence entre ceux qui me préserverons de leur addiction et ceux qui n'en n'ont rien à secouer. Ceux qui n'en ont rien à secouer ne fumeront pas à la fenêtre et attendront que je leur dise que leur fumée me dérange. Quel jeu de dupes.
Je vous marche dessus, ça vous dérange?
"C'est une question piège?"
Mais je reste solidaire de la détresse des addictions. On peut compter sur moi pour comprendre et accompagner une tentative pour arrêter. Autant de tentatives qu'il faudra, le temps qu'il faudra, en parler autant qu'il faudra, pour réaliser que ce qui nous est indispensable, c'est moins la cigarette que ce qui nous relie les uns aux autres.
Reliés.
Pas coltinés envahis
fagocités capturés faits prisonniers.
Reliés. C'est quand même autre chose que ça non?
La pause café accompagnée de la cigarette au boulot, je la prend... Mais seul... Ce que je vais vous raconter tient du délire pour certains, et pour d'autres du fait sociétal... en tout cas c'est soit l'un, soit l'autre pour moi... Car j'ai beaucoup de recul sur la société, je suis très rêveur ce qui fait marcher mon imagination. Et aussi que je suis un peu fou pour mes collègues : j'ai une reconnaissance de travailleur handicapé pour raisons psychiatriques, alors ça me gêne d'avoir été dénudé devant des inconnus dès le départ, c'est comme si on vous arrachait un secret sous la torture. Aussi je ne communique quasiment pas au travail, je subis un blocage psychologique dont je me serais bien passé : dès que je suis face à un collègue, je subis une peur sur laquelle je n'arrive pas à m'être de nom, paralysé, les mots sortent de ma bouche avec une extrême attention, je les compte tous, j'ai peur de moi et mes collègues me font peur... J'ai honte de mon travail et du niveau culturel de mes collègues aussi, et je manque aussi de force pour changer de job (l'handicap est là, malheureusement), car j'exerce un emploi sous classé par rapport à mes véritables compétences......
RépondreSupprimerMerci à ceux qui compatiront à mon histoire et qui l'auront lu en entier ;=) et merci Docteur de nous tendre des perches depuis votre pc...
F.
Je suis Anonyme de 13h58 :
RépondreSupprimerPour ceux qui ont lu jusqu'au bout, je voudrais juste préciser qu'avant ce job actuel j'ai eu d'autres travail sans être reconnu TH, et je n'avais pas ce problème d'être l'handicapé de service... En plus où je bosse mais conditions de travail sont meilleurs que pour mes collègues et pas mal sont jaloux et ne me parle pas pour cette raison.
Ah ces histoires de pauses, ces parenthèses révélatrices du lien social dans l'organisation ( au sens "Minztbergien"). Participer ou non à ces pauses dans le travail, c'est souvent s'exposer à toutes sortes de jugements, d'appréciation, d'évaluation. Participer à des pauses est parfois pour le cadre d'entreprise une vraie question de positionnement. Dans quel camp est-il? Trop près des équipes qu'il dirige, ou ne se mélangeant pas, trop distant trop pédant, il ne s'intègre pas...
RépondreSupprimerQuand on arrive dans une boite il faut aussi évaluer la culture de la pause et la conduite stratégique à adopter vis à vis de cela.
Croyez-moi j'en ai fait les frais à plusieurs reprises dans un sens comme dans l'autre!!!!
Pour pasticher La Fontaine je dirais que d'une entreprise à l'autre la culture de la pause, vous fera blanc ou noir.
C'est caméra café ? ....
RépondreSupprimerUn bistro virtuel ? .....
Les animaux dans la jungle , serassemblent autour du point d'eau et alors il y a comme une tréve ..... entre proies et prédateurs .
Oui, Zoé, une trève, mais comme dit Papagena, les crocodiles en profitent parfois pour casser la croûte.
RépondreSupprimerTravailleuse solitaire, ma pause café (ou plutôt pause thé), je la prends avec votre blog mr André et j'en profite pour lire vos états d'âme du jour, lire les commentaires de vos lecteurs et virtuellement au moins pendant quelques minutes, je me sens moins seule.
RépondreSupprimer@ Anonyme 13H58
RépondreSupprimerJe compatis.
J'ai une amie qui est TH dans un service
assez convoité à un poste prévu pour être occupé par une personne handicapée. Son handicap est connu par tous, mais peu palpable,
une maladie musculaire qui la fait attrocement
souffrir et notamment du dos. Equilibre permanent à trouver entre se ménager et s'investir, s'impliquer dans des activités qui la détournent de sa douleur chronique, avidité au travail comme échappatoire à la souffrance.
Heureusement pour elle, elle est extrêmement compétente. Et aussi très sociable. Espèce de politesse du handicap, s'excuser de son handicap par la surenchère de bonne humeur?
Mais peut-être aussi échapper à son handicap en le faisant oublier à ceux qui se plaisent à lui rappeler que c'est pour ça qu'elle est là. Pour son handicap, et pas pour sa valeur personnelle, compétences professionnelles comprises.
Si la pause se résume à se voir renvoyer son handicap dans la figure, je comprends que tu ne tiennes pas trop à côtoyer les collègues.
Pas évident.
Mais peut-être y-a-t-il des gens au-dessus de ça, qui composent, passent outre?
Sympa les pauses internet aussi en fait!
Je vais faire gaffe à pas trop les multiplier sinon ça risque de paraître un peu louche.
Surtout si je laisse quelques miettes de biscuit sur le clavier! oups!
L'art de faire une chose pour une autre .
RépondreSupprimerUne pause (moment de détente )devient un moment d'addiction à un excitant .
Faire du théâtre pour avoir une activité qui fait intellectuel.
Jouer à la pétanque pour ne plus supporter sa femme;
Mais en tout cas jamais vivre pleinement le moment présent .
Peut être par méconnaissance de nos besoins, par pudeur, par lâcheté ...
IL faut pas voir de l'addiction partout . Et puis quand bien même , si quelqu'un est addicte au café , où est le probléme ? ..... Tant que le coeur tiend le coup , c'est pas grave . Addicte au saucisson à l'ail , ça c'est grave , parceque ça fait rotter et bonjours l'odeur !
RépondreSupprimerC'est comme addicte au cassoulet , si en plus le mec y fume , y a risque d'explosion et là c'est grave ! Mais le café ! Non , je vois pas le dangers , sauf si le mec y mord son chef de sérvice .
@ Anonyme post17H49
RépondreSupprimerAlors mon addiction: les biscuits. En plus j'aime ce mot biscuit. Cuit deux fois, cuit, recuit, biscuit, crounch. Ca croque, ça craque, ça croustille pour l'oreille et les papilles. Papier froissé frénétiquement, main qui farfouille, est-ce qu'il en reste un?, regard à gauche à droite mmNonchenenaimanchékedeufmpmf... Unité de plaisir renouvelé, une fois, deux fois, trois fois, combien y'en a-t-il dans ce paquet cette fois?
Bon mais par rapport à ce que tu dis, où est l'instant présent dans cette frénésie? C'était pourtant bien parti.
Qu'est-ce que je cherche, qu'est-ce que je fuis, qu'est-ce que je compense ainsi?
Gardons mesure...Essayons...Deux biscuits.
De l'analyse sociologiseante des consultants?
RépondreSupprimerVouiii?? Ca m'inspire guère confiance, me d'mande pourquoi...
Je sais que les plate-formes téléphoniques, virtuoses de la communication-clients, sont un supplice pour les salariés, un couloir, un tunnel de solitude, où le personnel est enchaîné à son téléphone, ne pouvant communiquer avec son voisin au risque de gêner son échange téléphonique, où ce qu'il dit est enregistré, analysé, évalué, comptabilisé, où à sa parole, ses mots sont substitués ceux d'une parole commerciale offensive martelée avec la régularité d'un tir de mitraillette.
Et il ne reste guère que la machine à café pour se retrouver. Mais quelle intimité pour partager le désarroi? Quelle intimité quel temps pour une parole libre? Quelle espace de création et d'épanouissement professionnel?
Heureusement, certains entrent en résistance.
Dans le dos des crocodiles.
Et l'instinct grégaire de l'animal qui s'appelle "homme"?
RépondreSupprimerL'appartenance à un groupe ça en rassure beaucoup qui en profitent lors de ces fameuses pauses pour abimer d'autres êtres absents ou qui n'ont pas besoin de pauses (rumeur, vous connaissez peut-être, mais d'où elles naissent, personne ne le sait).
Il y a très peu de "pauses en solitaire". Ca me rappelle mon jeune temps où il fallait nécessairement une copine "pour tenir la porte des cabinets" dans la cour de récré.
Si on n'éprouve pas le besoin de partager des instants extra-professionnels, c'est suspect... C'est ce qu'on m'a dit alors. J'ai fait l'effort d'être plus "sociable" et je me suis fait avoir dans le monde de compétition où nous vivons.
Moralité : Garder son mystère pour soi avec beaucoup de sourires, de compliments et une grande politesse, sans être obséquieux pour cela. Continuer son chemin en toute bonne conscience pour préserver sa tranquillité d'esprit.
C'est du grand art au quotidien, surtout si on travaille en openspace... où les gens finissent par disjoncter tout ou tard.
"Illustration de l'excellent Xavier Gorce. Oui, les pauses-café, ça fait partie du boulot, c'est un des menus détails qui motivent et créent du lien, comme disent les consultants..."
RépondreSupprimerAvez-vous pensé au sens du mot "liens" si chers aux consultants ? Liens n'a jamais voulu liberté. L'attachement ne crée pas la distance nécessaire à une bonne hygiène mentale.
Ses attachements, il faut les choisir et ne pas se les faire imposer, surtout par des gens qui parlent d'un monde qui serait parfait si on écoutait toute leur théorie. Jusqu'à présent, elles n'ont pas fait leurs preuves. On se suicide pour son travail dans des entreprises autrefois réputées pépéres !
Moi j'adore le café, j'en bois depuis que j'ai 11ans, ma mère en buvait beaucoup aussi, j'en bois le soir tard le matin tôt bref, je ne suis pas plus énervée pour autant et je dors comme un bébé. Oui c'est convivial, c'est chaleureux mon mari s'y est mis pour m'accompagner (dans sa famille c'est un truc d'adultes et comme ses parents surtout sa mère, ne voulaient pas qu'il grandisse, c'était interdit de café,comme si il ne pouvait pas accéder aux conversations adultes) Alors oui il y a des tas de codes dans la société et j'ai beaucoup de mal avec ces codes, pour moi ce n'est pas une excuse je discute tout le temps pas besoin de café, mais c'est un plaisir! Je ne fume pas mais je sors régulièrement avec ma collègue pour discuter, je ne vais pas boire de café avec les instit puisque je ne dois pas "mettre mon cul dans la salle des maîtres" il me manque mon petit café, mais toutes les conventions qui vont avec m'exaspèrent. Mon entretien s'est passé comme une fleur un cdi 32h au départ, est passé à un cdd à 25 h et au moment de signer le contrat on me propose un cui à 20h le même contrat hyper précaire que j'ai déjà!! Imaginez ma déception, enfin 'un CDi j'avais déjà plein de projet puis cdd débouchant sur cdi bon j'en avais encore mais là un CUI avec rien dans 2 ans, les projets sont limités. Je cours à chaque fois moi!
RépondreSupprimer"On se suicide pour son travail dans des entreprises autrefois réputées pépères"
RépondreSupprimerY'a comme un malaise.
Le problème c'est qu'on regarde ailleurs.
Dans le marc de café? Dans le fond de sa tasse? Ses chaussures?
Plus sérieusement je vous encourage à aller faire un tour sur le blog de l'anthropologue Paul Jorion.
Où il est question d'"optimisme" en ce moment.
Où quand l'optimisme se confond avec le déni.
Je suis addicte à la cigarette.. à la pause clope et..Au café!
RépondreSupprimerEnfin, je crois surtt que je suis à genoux devant mon inconscient qui me persuade de plein de choses et dc que la pause fumée et excitant peut "me faire prendre l'air' au propre comme au figuré!(l'air de qui, ça?!) Quel paradoxe n'est ce pas?! Avec ou sans les autres, c'est un moment que l'on qualifie chacun à sa manière car nous l'avons défini ainsi et que nous y sommes fidèles..Maintenant arrêter l'un et/ou l'autre me parait faire perdre une partie de moi même..La tête? Oui parce que je vis là haut, ds cette partie dite esprit et son fonctionnement dépend de...La dépendance physique à la nicotine caféinée; et après on dira que le corps est séparé du mental...Faux!
Pour l'anonyme de 1358, votre témoignage m'a touchée. La différence...Mais ils sont tout autant différents que vous et ils devraient vite le comprendre pour aller mieux. Qui est le plus handicapé ds l'histoire? Ce que je trouve génial, c'est votre assurance au sujet de vos compétences et je pense que vous devriez y réfléchir pour sentir et réfléchir à ce que vous avez envie de vivre grâce à elles!
bonne soirée!
Bonsoir,
RépondreSupprimerLe monde du travail est moins solidaire qu'à une certaine époque, les états d'esprits ont changé avec la course au profit pour une minotité et beaucoup de souffrance pour une majorité. Il faudrait retrouver les mouvements de solidarité de l'époque de mes grands parents, ils avaient beaucoup moins mais les ouvriers s'entraidaient les uns et les autres pour s'en sortir, ma grand mère me dit souvent qu'ils étaient plus heureux de vivre ainsi, moins de matérialisme plus d'humanisme.
Revenir à des échanges devant une tasse à café, un petit déjeuner, un moment de pause ... pour mieux se connaître et mieux se respecter. C'est l'enjeu de la future société celle de nos enfants.
Pour positiviter, en stage ils nous arrivaient de partager une spécialité de la région de chacun, des moments de convivialité avec rires et sourires.
Je me suis sentie libre de ne pas venir aux pauses proposées, et dans les faits imposées, par mes associées. Je me suis ainsi exclue d'un groupe qui m'a exclue au final. J'étais en dehors des liens parce que je préférais d'autres liens à l'extérieur de ce groupe. Partager un temps avec mon mari, être avec mes enfants, rencontrer mes amis de coeur, prendre un temps pour moi. Ces pauses avec elles n'avaient pas grand chose de convivial, d'agréable, d'humaniste. Fallait-il jouer leur jeu social ?
RépondreSupprimerJe n'avais pas envie de jouer.
Bonne soirée
@ Eric
RépondreSupprimerOui on a perdu l'essentiel au profit du superflu je trouve.
Mais l'essentiel est toujours à notre portée, c'est juste qu'il faudrait se mobiliser pour le préserver et le développer.
Au lieu de ça...
Pas très optimiste ce jour sur la suite des événements.
Quel degré d'écoeurement faut-il atteindre pour qu'on se mobilise?
Tout ça est trop lourd. Les difficultés du présent et l'avenir qui s'annonce proportionnellement aussi mauvais que le déni est solidement ancré, c'est trop lourd.
Oui j'en veux au déni généralisé d'hypothéquer l'avenir ainsi. Notre avenir.
Je m' sens tellement plus intelligente avec une clope au bout des doigts ! Moins efficace au travail , mais alors un cerveau au top dans la rue ! C'est ballot ça hein ? Alors les pauses clopes , dehors, au froid, sur le trottoir, oui, ça crée du lien entre fumeurs (les z'ôtres, on leur cause pas, c'est con), ça détend, moi je dis ras le bol !
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