Quel drôle de monde que le nôtre ! L’autre jour, je tombe sur une publicité pour une carte de crédit de luxe, qui permet à son possesseur d’accéder à tout un tas d’avantages, dont celui-ci : « La garantie exclusive Manque de neige » qui indemnise toute la famille « en cas de manque de neige pendant deux jours consécutifs ou de mauvaises conditions climatiques entraînant la fermeture d’au moins 50% des remontées ou des pistes, pendant au moins 5 heures ».
Je n’ai rien contre les assurances, et je comprends bien que c’est râlant de se frayer un chemin dans les grandes transhumances hivernales jusqu’à une montagne lointaine, et de ne pas pouvoir y skier. Mais, là, je suis perplexe.
On n’a pas des trucs plus importants à assurer que notre frustration à ne pouvoir skier ? Vers quoi ça nous pousse, ce genre d’habitudes ? Le jour où l’on pourra contrôler la météo, et faire neiger à volonté, nous serons tentés de le faire, pour notre seul bon plaisir ? Pas très normal ni rassurant, ce que prédit l’apparition de ce genre d’assurances. Ou alors, c’est que je deviens un vieux grincheux rouspétant contre son époque. C’est possible aussi…
Je repense en tout cas au slogan de Mai 68 « Jouir sans entraves ». Le voilà recyclé par notre société d’hyperconsommation : « Soyez assurés de pouvoir jouir sans entraves »…
Illustration : de la belle neige des Pyrénées, photographiée par Frédéric Richet.
Heureuse d'avoir pu relire Louis N. dans les commentaires d'avant hier.
RépondreSupprimer« Jouir sans entraves »
RépondreSupprimerBen , c'est instaurer la tyrannie du désir qui semble souvent plus acceptable.
En s'affranchissant des règles sociales contraignantes, l'on devient non plus l'esclave des autres mais l'esclave de soi même. Et cela passe pour une preuve de liberté.
Socrate disait: mieux vaut subir l'injustice que la commettre.
Ben là, à la fois on la commet, l'injustice (vis-à vis de soi même) et en plus on la subit (tyrannie intérieure)!
Elle est pas belle la vie?
Docteur,
RépondreSupprimerNous sommes deux, vous le vieux grincheux, moi la vieille grincheuse!
Je suis prof de ski, j'apprends à mes clients à apprécier le mauvais temps, à sentir le vent, le froid, à se détendre dans le brouillard, à écouter le silence de la montagne....
Merveilleuse journée
Les banquiers/assureurs ne sont ni des philosophes ni des psychiatres ; du moins pendant leur temps de travail.
RépondreSupprimerEux remarquent que des individus partent à la montagne pour skier, et parfois ne le peuvent pas pendant 1 ou 2 jours pour des raisons métérologiques.
Conséquences : 1 ou 2 jour payés à tout sauf à skier ce qui est souvent leur but principal.
Solution : assurer ce "risque" et rembourser les jours en question.
Ca n'a rien d'une psychose ou d'un délirium qui nous pousserait à penser que l'homme veut contrôler la météo. C'est un autre débat que ceci.
Non ?
Bonjour,
RépondreSupprimerPour moi, une assurance couvre soit un manque à gagner (ex: endommagement de l'outil de travil) ou un risque financier important (ex: un accident). Dans le cas présent, ce n'est ni l'un ni l'autre.
C'est sûrement rageant de ne pouvoir skier mais la montagne ce n'est pas qu'une série de pistes quand même : on peut aussi en profiter pour se reposer, rencontrer d'autres personnes. Bref les vacances, quoi !
Ou alors faudra une assurance "mercredi après-midi pluvieux" pour les enfants, "trop de fog à Londres" etc.
Mais non, vous n'êtes pas un vieux ronchon, Docteur !:-)
Bàv,
B.A.
@ Beatrizia
RépondreSupprimerRHV (Riant à Haute Voix)...
Quelqu'un (ou quelqu'une) de cette noble assemblée connaîtrait-il un assureur (ou une assureuse) susceptible de me dédommager de ma tristesse/frustration au cas où (je n'ose l'imaginer) notre bon blogueur de Docteur ne "répondrait" plus un beau matin... ?
Bon, j'rigole, hein...
Et pourquoi pas une assurance pour ceux qui manquent d'assurance, allez on y croit ça peut marcher ;) bonne journée à tous.
RépondreSupprimerSoyez assurés, soyez rassurés on s'occupe de vous ..et de votre argent! Il y a là comme un appel inconscient au lien maternelle qui vous protège de tout! Je ne blamerais pas les personnes qui s'y laissent prendre!
RépondreSupprimerEn fait pour rejoindre Béatrizia, je serai bien preneuse d'une assurance pour/contre "la méchanceté gratuite de voisins irrespectueux".. Y a t-il des propositions?
Et voilà, je révèle mon souci du moment; pardonnez ce manque de discrétion...
Bonne journée, sans neige..
L'assurance est mise en place si et seulement si, elle rapporte de l'argent.
RépondreSupprimerSon objectif n'est pas d'en distribuer ou bien d'en distribuer moins qu'elle n'en rapporte à l'assureur.
Tout est question de risque....et de statistiques !
Combien de personnes paient leur assurance véhicule sans jamais, ou très rarement, solliciter un remboursement ?
Le jour où le montant des indemnités dépassera le montant des primes, il n'y aura plus d'assurance.
Mais rassurez vous, nos assurances sont, elles aussi, assurées ;-))
Le système se virtualise et notre gouvernement le soutient ... il n'y a qu'à voir ce qui s'est passé avec les banques en 2009 (même histoire d'argent virtuel) ...
Bonne journée.
.Jouir sans entraves , c'est bien comme idée !
RépondreSupprimerOn peut aussi jouir avec des entraves , mais ça fait tout de suite plus sado-masochiste .....
La neige a l'âme pure et aime jouir sans entraves . Elle n'aime pas être programmée à la jouissance d'une bande de skyeurs-baiseurs sadiques .......
De toutes façons , la physique de l'eau c'est trés complexe . Les flocons de neiges sont des cristaux . ILs ont une structure fractale et ça c'est trés interessant .....
Le corps c'est de l'eau qui pense , qui réve , qui jouit sans entraves : parfois c'est la neige et le gel ; parfois les nuages et la pluie ; parfois le brouillard : parfois les inondations , la tempête , les ouragans .....
Les sources , les torrents , les fleuves , les océans .... L'eau jouit sans entraves et à vouloir la controler la canalyser la dompter , on la souille de sadisme .....
Oui , moi je suis pour jouir sans entraves , comme les cycles de l'eau avec ses froids et chauds .....
Evidemment!!!
RépondreSupprimerLe business, les assurances, la finance... et tout ce bazard,
ça n'a rien à voir avec l'humain!
ET, C'EST BIEN CA LE PROBLEME!!!!!!!!
(Merci, Christophe, pour vos interrogations naïves, courageuses et tellement fécondes.)
Yves
"c’est râlant de se frayer un chemin dans les grandes transhumances hivernales jusqu’à une montagne lointaine, et de ne pas pouvoir y skier."
RépondreSupprimerOn trouve toujours le moyen de râler.
Ne peut-on pas :
1) penser à ceux qui ne peuvent aller en vacances à la montagne ?
2 ) Oter ses oeillères, faire preuve d'un peu d'imagination ? Ne peut-on pas aller à la montagne et y avoir d'autres activités que celle de skier ?
Tout le monde a horreur des contre-temps, mais ne faudrait-il pas essayer de voir les choses autrement ?
Ne faudrait-il pas apprendre, à chaque contre-temps, à se dire "Voilà une bonne opportunité pour..." ?
Effectivement, quel drôle de monde. Comme si le ski était vital.
A la poubelle ce genre d'assurance et vive les surprises et les petits imprévus !
Cela ressemble à de l'assistanat. Tout doit être exactement comme on le souhaiterait au moment " X ", Sinon " grosse colère" . En tout , désormais, il faut un bouc émissaire, à croire que out est du ! C'est une aberration !
RépondreSupprimerAnonyme de 06:56
RépondreSupprimerQu'est-ce que vous dites...Vous n'êtes pas grincheuse. J'aimerais bien avoir un prof de ski comme ça :)
Il est inquiétant de voir ce que certains esprit tordus du marketing ou je ne sais sont prêts à "inventer".
RépondreSupprimerUn grand groupe d'assurance inclut dans ses contrats d'invalidité, non pas le versement d'une somme mais la mise à disposition d'aide à la personne devenue invalide.... Et qui c'est qui fait le job de service à la personne...ben une société filiale qui appartient à l'assureur!!! Comme ça le fric il sort pas de la maison!!!
C'est pas beau ça!
L'esprit au seul service du fric pourri voilà le mal qui ronge le monde.
Mais n'oubliez pas qu'il y a beaucoup de gens qui ne sont pas psychiatres et qui travaillent dur toute l'année, qui se font chier au travail si je peux me permettre, qui ne gagnent pas beaucoup, et qui économisent difficilement(le ski pour toute une famille, c'est cher...) en attendant avec impatience les vacances au ski... alors ne pas pouvoir skier pour eux ça représente vraiment une grosse perte (argent, congés...) et de plus ils n'ont pas eu le temps d'apprendre à gérer leur frustration aussi bien que vous faute d'avoir fait des études de psychologie. je trouve cela quand même curieux que vous critiquiez cette garantie... Et puis quand vous dites que les assurances nous assurent de ne pouvoir jouir sans entraves, je suis pas tellement d'accord, parce que là il ne s'agit que d'argent, il s'agit de rembourser l'argent perdu. Après c'est vrai que de nos jours on assiste à une volonté de réparer de plus en plus de préjudices ( qui s'accompagne par une multiplication des causes de responsabilités) mais cela me paraît nécéssaire dans une société où l'individu, le consommateur est quand même dans une position très faible par rapport aux gros professionnels, aux grosses entreprises. A mon sens, c'est plutôt dans une volonté de protection du consommateur que s'inscrivent ce genre d'assurances et d'indemnisations.
RépondreSupprimervouloir tout contrôler pour se rassurer en fait...
RépondreSupprimernous n'acceptons pas que les choses nous échappent alors, à défaut de contrôler la météo, on contrôle les effets de la météo défavorable sur notre porte-monnaie...
le monde est fou!
Personne n'oblige personne à souscrire. Si cette assurance est proposée c'est qu'il y a un potentiel de demandeurs. A chacun de développer son libre arbitre mais je trouve étonnant que l'on s'étonne que l'assurance s'adapte à la société de consommation, donc le responsable c'est l'assureur ou un phénomène de société dont nous sommes tous les acteurs ?
RépondreSupprimerColonel en uniforme le 16/02 ?
Zoé joli commentaire
Belle journée
Zoé très interressant ta vision
Je crois que l'assurance s'applique pour les personnes qui ont préalablement réservé le forfait de ski pour la semaine avec le matériel. En fait, les stations ofrent des avantages pour ceux qui réservent à l'avance pour la semaine, genre une journée de gagnée. Bien sûr, si les conditions météo empêchent l'ouverture du domaine skiable, ceux qui ont réservé à l'avance l'ont dans le baba( c'est rare que tout soit fermé). Du coup, dans la logique de ce système, on assure le "risque" qu'ils prennent. Cà se trouve le cout de l'assurance annule l'avantage de la réservation sur une semaine mais non, ce serait trop nous prendre pour des c...
RépondreSupprimerJe suis amoureux de la montagne et du ski. Dans ce cas, comme l'a dit la prof de ski, pas de problème car je skie contre vents et giboulées, brouillard and coe. Ma femme qui préfère le grand soleil pour chausser ses skis, ne prend donc pas de forfait à la semaine mais au jour le jour en fonction de la météo. no problémo, donc.
Ce type d'assurance est donc plutôt me semble-t- il réservé aux skieurs qui ne sortent que par grand soleil et si les pistes sont correctement dammées etc..et qui ne seraient pas contre que quelqu'un leur porte leur ski où les réchauffe quand ils ont froid où alors le genre (fréquent) de surconsommateur de pistes et qui n'ont l'impression d'avoir profité ( c'est ce qu'ils disent) que si ils ont bouffé leur 8 heures de ski par jour pour pouvoir en parler après. Là d'accord, c'est indécent( et c..surtout) et c'est passer à côté de la montagne où ne voir que le côté parc d'attraction ce qui revient au même.
Moi le côté grande transhumance me gêne, le côté marketing et attitude de consommateur de montagne aussi, mais j'aime jouir de l'air frais sur mon visage, de la beauté magique des paysages (faut bien choisir sa station) et de la sensation de liberté et de joie quand je glisse sur la neige.
Jouir sans entraves, mouais, moi, je préfère jouir sans me faire mal et sans faire de mal autres.
Bon point de vue anonyme de 11h20! C'est bien vu ...
RépondreSupprimerLa neige est trés sensuelle , sexuelle , charnelle ....
RépondreSupprimerLes shyeurs sont antisexuels ....
Les skyeurs sont entravés par pleins de trucs , de machins ....
Les stations de sports d'hiver sont antisexuelles . Ce sont des machines géantes ....
La neige est douce , parfumée , amoureuse , suave , caline .... La neige est pleine de couleurs chaudes ....
Les sports d'hiver c'est la négation de la neige ....
Pourtant que la montagne est belle... C'est regrettable que la société de consommation ait effacé le goût des choses simples et naturelles. Les skis déchaussés, les privilégiés du sport d'hiver deviennent-ils donc aveugles, incapables de marcher? De profiter de ce que la nature leur laisse encore à disposition gratuite malgré le manque ou le trop de neige? Dommage pour eux. bientôt on s'assurera même contre la pollution qu'on respire à cause des remonte-pentes, des dameuses etc...
RépondreSupprimerBonjour,
RépondreSupprimerEn complément du message de "11h20" :
Et je dirai même qu'il y a des personnes qui n'ont pas de travail et ne partent jamais en vacances. Il y a même des gens qui vivent dans des pays où il n'y a pas d'eau potable ni d'école, ni de médicament, ni de toit pour dormir.
Donc tout est dérisoire et on ne peut plus rien dire. On n'a même plus rien le droit de dire, tous occidentaux, vivant dans des pays riches et démocratiques que nous sommes.
Pourtant, qu'on soit "riches" ou pauvres", aucune jalousie ni aigreur à ressentir envers ceux qui ont un travail et partent en vacances. Qu’ils puissent en profiter sans aucune culpabilité. Cela ne changera pas la condition de chacun. Réjouissons-nous au contraire du bonheur des autres (pas facile ?!) et avançons vers le nôtre.
Et puis psychiatre, ce ne doit pas être drôle tous les jours, d'ailleurs, cela ne doit jamais être drôle de fait, puisque c'est être face à la grande détresse psychologique et aucun bistouri, aucun gadget, seulement son propre engagement face à l'autre comme outil de travail de base.
Un matériau non échangeable, non renouvelable mais si précieux.
Quant à la question de l'assurance, je crains personnellement à une dérive. Au départ, on peut dire que c'est bien utile de ne pas perdre son argent mais vouloir tout garantir, tout programmer, c'est perdre toute liberté. C'est vouloir interdire qu'il pleuve, que le facteur soit en retard dans sa tournée. C’est la tolérance zéro à la frustration. Alors c'est ne plus supporter une dame âgée qui met trop de temps à payer en caisse d'un magasin ou un bébé qui pleure à la poussée de ses premières dents. C'est tout niveler, lisser sans aspérité, sans différence, sans fêlure, sans coups, sans vie.
Et la vie n'a pas de prix.
Et la montagne reste toujours belle à qui sait la contempler telle qu'elle.
Et oui, tout est "évaluable", "bankable", comme disent les anglo-saxons.
RépondreSupprimerJe voudrais savoir si quand ces personnes sont indemnisées, elles se trouvent réconfortées, satisfaites, débordante de bien-être? Il n'y a pas eu de neige, elles ont récupéré de l'argent, mais n'ont pas fait de ski quand même.
J'ai un peu de mal à comprendre moi aussi ce DROIT A, avoir de la neige pour skier, du vent qui va bien pour la voile, du soleil pour bronzer...
A quand l'assurance champignons dans les bois à l'automne?
Rien ne doit contrer, c'est dû, parce que l'on a payé, parce que pour payer on a travaillé dur, qu'on fait partie de la France qui se lève tôt, des forces vives....
Les assureurs qui prennent la place de Dieu le Père avec un porte monnaie pour Paradis!!!
Oui dans quel monde on vit, je suis bien d'accord avec vous Christophe.
Aie aie, ca va couter cher aux assurances alors les JO de Vancouver!!! ;-)
RépondreSupprimerC'est bien la societe de consommation, je trouve...
RépondreSupprimerOn assure contre le manque de neige... on assure meme contre l'absence des baleines dans les ballades en bateaux pour aller voir les baleines, et que les baleines... elles se sont barrees...
Et pourquoi personne n'assure l'absence des girafes ???
Pas vraiment d’accord avec beaucoup des commentaires précédant et avec votre message du jour Mr André.
RépondreSupprimerPour moi cette assurance permet de rembourser ce qu’on a payé à l’avance et que finalement on n’utilise pas (forfait + matériel de ski) ce qui me parait en fait plutôt logique.
Ce qui me dérangerait c’est une assurance qui vous enverrait, en cas de mauvais temps, à l’autre bout de la planète pour avoir là-bas du beau temps et de la bonne neige. Là oui le slogan « soyez assuré de jouir sans entrave » serait approprié.
Malgré cette assurance, il y aura toujours pour ceux qui n’arrivent pas à trouver dans ce genre de situation l’occasion de profiter d’autres choses, la frustration de ne pas pouvoir skier en cas de fermeture des remontées mécaniques ! (Certes la frustration sera un peu allégée par le remboursement du forfait : heureusement !)
Le problème c'est aussi de louer avant ses skis et forfaits. C'est un peu, j'ai loué mes loisirs, j'ai loué la neige, je veux de la neige, j'ai payé! Je sais bien qu'il ya des tarifs plus alléchants pour ceux qui le font mais c'est parfois aussi intéressant de le faire dans les stations. Tu arrives sur place, il ya de la neige ou pas, point. Et si il n'y en a pas, il y a evidemment bien d'autres choses à vivre et contempler. La dérive est de considérer la montagne comme un objet de consommation et d'en faire ensuite un produit marketing avec des stations bétonnées.
RépondreSupprimerPourquoi pas une assurance si il n'y a pas de soleil sur son lieu de vancances l'été?
Sinon, quand les conditions météo sont plus difficles , je vois beaucoup de familles de peu de moyens sur les pistes qui continuent de vivre leur rêve sans se plaindre avec des étoiles dans les yeux. Ce n'est pas à la montagne de s'adapter à nos petites exigences bourgeoises.
Ah oui mais alors pourquoi tu vas dans les stations de ski, c'est bien une artificialisation du milieu pour répondre aux besoins humains? hein? ( je m'interroge moi-même en mon for intérieur)
Parce que j'aime le ski, je suis tombé dedans quand j'étais petit et que je suis pas assez doué pour ne faire que du hors pistes. Je chosis des staions à taille humaine où l'on peut skier dans les sapins. Je culpabilise pas même si beaucoup de choses m'apparaissent absurdes, genre rabotter des pentes pour faire des pistes plus simples etc..le problème est une fois de plus dans la mesure.
Le ski pour moi c'est une danse sensuelle avec la neige.
Tous les skieurs ne sont pas des antisexuels !
Aaah que tous ces commentaires me donnent bien le goût de la montagne...!
RépondreSupprimerca me fait penser à la chanson de Ferrat "Pourtant que la montagne est belle..."
bonne nuit chers internautes:)
My
"Ou alors, c’est que je deviens un vieux grincheux rouspétant contre son époque. C’est possible aussi…"
RépondreSupprimerIl s'agit simplement de rembourser les gens, puisqu'on ne pas assurer qu'il y ait de la neige, on assure aux gens qu'ils seront rembourses, c'est pas bien grave. Docteur, contre le comportement grincheux rouspetant je vous conseille de passer le week end a jouer avec vos filles et surtout n'oubliez pas de sortir votre chemise de votre pantalon!
La jouissance n'est pas le plaisir. Ai-je entendu dire.
RépondreSupprimerEst-ce que le capitalisme, dont l'essence repose sur la plus-value, n'induit pas dans notre économie et dans nos esprits la croyance que notre bonheur est dans ce plus, un plus qui ferait tout et qui justifierait tous les sacrifices pour y arriver? Mais arriver où?
J'aime bien cette histoire de ski et de montagne car je lui trouve une connotation éminemment sexuelle. La montagne dressée comme une promesse de jouissance. Et plus elle est enneigée et plus le désir est renforcé. Plus elle est haute et plus enneigée elle sera, et plus pentue aussi, les pistes noires promettant par la vitesse plus grande et plus ultime, et plus ultime sera la jouissance. Un peu comme un cône Miko, Extrême machin chose, avec en touche ultime un morceau de chocolat incrusté comme un diamant dans le fond du biscuit. Mmmmh!!! Crounch...(bon en fait pas si bon)
Alors je comprends le décalage entre la promesse et la réalité: pas de neige. Frustration. D'autant plus quand on travaille, qu'on sue sang et eau sur de longs mois, dans la perspective de ce bonheur. Un bonheur de jouissance ultime, juste? compensation des sacrifices réalisés.
La jouissance n'est pas le plaisir. Si?
Le plaisir, ce n'est pas forcément la vitesse ni le but ni la hauteur de neige, mais tout ce qu'on peut avoir plaisir à trouver et découvrir en chemin. C'est là qu'on reconnaît peut-être les amoureux de la nature qui acceptent, respectent et composent avec elle, ce qu'elle donne à voir, à sentir, ce qu'elle voile, ou ce qu'elle offre, dévoile. Et dans les amoureux du ski peuvent se trouver ces amoureux là. Notamment les fins connaisseurs de la montagne. Capricieuse montagne.
Le problème, c'est mon avis et je le partage, c'est que le bonheur est associé à la jouissance par le truchement de la consommation.
Pour qu'il y ai consommation, il faut qu'il y ait non pas besoin, car nul besoin de skier, mais désir. Et plus le désir sera grand et plus la promesse d'argent pour celui qui promet le bonheur dans la jouissance sera grande aussi. Toujours plus loin, toujours plus haut.
Mais il y a un hic.
Que faire de la frustration?
Elle est nécessaire pour créer le désir, le ferrer, mais quand le produit est vendu, comment donner au consommateur le sentiment d'une compensation, pour qu'il continue à croire au bonheur dans la jouissance, qu'il revienne skier l'an prochain?
Lui donner une assurance?
Donc le consommateur déçu verrait sa frustration compensée par un remboursement. Vraiment? Car il a posé ses vacances (nous ne sommes pas tout à fait libres de notre temps). Car l'argent ne fait pas le bonheur en réalité. Remboursé oui, mais pour en arriver où?
Sans compter que ces dites assurances sont aussi objet de plus-value, visent à dégager des bénéfices, ont une valeur marchande.
Je crains que nous ne soyons comme cette neige. Violés outrageusement. A l'acte d'amour, source de sensualité et de plaisirs, le viol, source d'un bénéfice unilatéral et immédiat, bien ignorant des plaisirs partagés. Partagés.
Il nous est fait violence: volés de notre labeur et de notre bonheur. Et nous finissons notre condition dans le fond d'un biscuit dont nous sommes le chocolat.
Il n'est de richesses que d'hommes.
Alors, je ne dis pas qu'il faudrait se priver des plaisirs qu'offre la montagne pour qui a bien suivi ma pensée. A l'image de l'acte sexuel. Mais où commence-t-il? Est-il le but ou le chemin? Faut-il réaliser ses fantasmes?
Je ne dis pas non plus qu'il faut renoncer aux assurances dans ce qu'elles apportent comme garanties sociales ou solidarités.
La bonne nouvelle c'est que cette mésaventure peut nous faire découvrir d'autres choses que nous n'avions pas envisagé de découvrir.
Mais ne faudrait-il pas un peu (beaucoup) reconsidérer notre conception "économique" du bonheur?
Voilà comment je vois les choses.
Moi , la neige je l'aime avec la solitude .Pas avec la foule . La neige c'est la vie et la mort ensemble . La neige c'est la chaleur et le froid ensemble . La neige c'est le commencement et la fin . La pureté du cristal et la chaleur animale . Pour bien marcher dans la neige il faut être en état de lévitation afin de ne pas en souiller la blancheur d'une quelconque trace alors à chaque pas il faut vivre et mourir avec la légéreté d'un flocon . La neige pour moi c'est un rendez-vous amoureux avec l'eternité de la beauté , alors je m'avance avec assurance , à n'en pas douter , avec l'assurance de mon innocence enfin retrouvée ....
RépondreSupprimerBonjour,
RépondreSupprimerMoi aussi, comme Dorothee, et en tant que Canadienne qui se fait déjà bombarder de jeux Olympiques, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à Vancouver... Un commentateur a demandé à un skieur olympique si cela lui dérangeait qu'il y ait aussi peu de neige. Le skieur a répondu que c'était visiblement surtout aux média que cela posait un problème (ils en parlent continuellement). En psychologie de performance (un domaine dans lequel je travaille), nous enseignons aux athlètes et musiciens de toujours voir la situation présente comme un avantage (ou de ce le faire accroire). Musicien: L'audition commence par le concerto de Strauss - parfait, cela va mettre en valeur mon beau legato (son chanté - mais peu importe...). Skieur: Il fait extrêmement froid dehors - excellent, je suis à l'aise sur des conditions (de neige) glacées...
Je pense que cela est une attitude que nous devons tous apprendre à développer.
Saviez-vous que cette mode des assurances à gogo nous vient des USA et est essentiellement responsable de la crise économique actuelle ?
RépondreSupprimerL'on pousse des gens à consommer à crédit en assurant le produit consommé et son remboursement si non satisfait ou non conforme.
Ainsi des gens très très modestes, avec des antécédents bancaires, empruntent à des taux variables de 15 à 25 p. cent, pour pouvoir acheter le produit de leur rêve, en particulier dans l'immobilier. Mais ça, vous le le saviez déjà (c'était la crise des 'subprimes').
Les sociétés de crédit à 15 à 25 p. cent comme les emprunteurs avec des antécédents
bancaires(!) sont contents car tout est assuré, et donc pourquoi se gêner ?
Les financiers américains ont titrisé ces emprunts très rentables et les ont revendus aux financiers du monde entier.
Seulement, voilà, les USA ont connu une crise économique depuis les attentats du 11 09 2001. Il s'est produit une crise systémique, les pauvres gens ne pouvaient rembourser leurs emprunts et les compagnies d'assurances non plus.., entraînant dans leur chute les banques amèricaines, pourvoyeuses de fonds, et le système financier mondial, tout aussi cupide...
Merci de votre attention
Bonne soirée à vous tous
"Vieux grincheux" ? Dr André ?
RépondreSupprimerC'est fou ce que le système utilise comme moyens pour contrôler la populasse ! Maintenant, la moindre petite conscience politique, le moindre petit questionnement, est devenu un symptôme de maladie mentale ... C'est drôle, ça aussi, ça me fait penser à quelque chose ...
Y-aura-t-il de la neige pendant ma semaine de vacances?
RépondreSupprimerIntéressant Christophe ce regard différent car interrogateur sur l'assurance qui m'amène à me poser la question : est-ce un risque (pas de neige)?
Risque dérisoire par rapport aux grandes catastrophes de la vie!
Vivre est un risque avec ses aléa. Vite une assurance pour conjurer l'angoisse de mort, ou accepter la vie telle qu'elle est et en profiter telle qu'elle se présente.
Un grincheux c'est quelqu'un qui porte un regard critique, vive ces grincheux là!
Bien à vous
c'est très beau ce que tu nous écris Zoé (c'est très con ce que je viens d'écrire?)
RépondreSupprimerje te rejoins et de toute facon comme le dit la chanson "on est toujours tout seul au monde.." même dans la foule. Ce n'est pas triste,bien au contraire, c'est même en vivant bien sa solitude qu'on peut vraiment rencontrer l'autre et les autres.
C'est vrai que cette assurance peut sembler une drôle d'idée, et je suis d'accord avec beaucoup des commentaires précédents. Mais je pense qu'on peut aussi voir les choses d'une autre manière.
RépondreSupprimerBeaucoup de familles vont à la montagne en hiver pour skier et uniquement pour skier. De sorte que face à l'aléa climatique, ces familles peuvent hésiter et ne pas pas partir, ou alors partir au soleil à l'étranger. Cette assurance peut peut-être les amener à venir quand même dans les stations de ski, ce qui permettra à plein de gens de l'hôtellerie, de la restauration, des petits commerces... d'avoir du travail ou plus de travail pendant les semaines de vacances. Et ça, c'est quand même important pour une vallée...
A lire certains commentaires on se croirait dans un monde idéal où les banques et les assurances oeuvrent pour le bien-être et la prospérité des familles et des petites entreprises locales, les émetteurs de cartes de crédit de luxe visent bien entendu à récompenser équitablement les gens qui travaillent fort pour pouvoir se payer un petit peu de plaisir dans des stations de ski en toute simplicité ... Ben oui, bien sûr -- ce n'est pas du tout une ruse de marketing -- pendant que des bénévoles passent la nuit avec des sans-abris dans le sous-sol d'une église ... je ne peux qu'exprimer mon admiration pour une telle générosité !
RépondreSupprimer@ Boulezail,
RépondreSupprimerOn est d'accord : cette carte, c'est du marketing, pas de la philanthropie. J'essayais simplement de sortir d'un schéma de pensée manichéen, et je pense que nous vivrons mieux et comprendrons mieux le monde qui nous entoure, y compris pour changer ce qui y est injuste, si nous abordons les choses avec l'idée que tout n'est pas forcément blanc ou noir. Je suggérais simplement qu'une idée qui me semblait a priori incongrue pouvait peut-être avoir quelques effets bénéfiques.
N'oublions pas que la carte de crédit est dite de luxe donc à priori pas pour les gens communs qui eux n'ont qu'a apprécier le manque de neige ! Ils ne seront pas remboursé mais pourront jouir du moment présent si ils savent le faire .
RépondreSupprimerIl y a tellement de chose bien plus intéressante à faire que de skier à la montagne ...
Quoi que vaut mieux les gens entassés dans des stations "urbaines" comme ça ils ne dégradent pas le reste ...
MB
Grincheux c'est bien d'être grincheux c'est la preuve que l'on vie les choses .
RépondreSupprimerHier à Toulouse de voir dans la rue Alsace-Lorraine les magesins de luxe ( ZARA , Rickiel , ect )le chauffage à fond et les portes grandes ouvertes pour que les clients pénètrent plus facilement dans le magasin sans avoir à franchir cet obstacle psychologique qu'est une porte ( même automatique ).J'aurai eu un camescope j'en aurai fait une vidéo pour dénoncer cette abération ...
MB