vendredi 15 janvier 2010

Smiling in the rain



L'autre jour, à la fin d'un atelier de formation à la psychologie positive que j'animais pour des collègues, l'un d'entre eux me demande : "mais toi, qu'est-ce qui t'a personnellement le plus aidé dans toutes ces techniques ?"
Après quelques secondes de réflexion (en général, ce n'est pas le genre de question qu'on se pose entre pros, du moins en public), je lui réponds que je ne sais pas ce qui m'a le plus aidé. Mais que ce qui m'a aidé ces derniers temps et que je n'ai appris à faire que récemment, c'est de sourire dans l'adversité, dans la tristesse, dans l'inquiétude.
C'est le sourire le matin, à l'aube, alors qu'on sent le souci de vivre qui pointe le bout de son nez, qui vient roder, comme ça, pour voir. Et qu'on sourit quand même. Juste parce qu'on est vivant. Et que sourire alors peut donner la force, peut ramener des fantômes de bonheurs passés ou à venir, des promesses de bonheurs possibles, un jour, quand même : on ne les voit pas clairement, mais on sent leur présence, là, à nos côtés.
Bizarre comme il m'aura fallu du temps non pour le comprendre, mais pour le faire, vraiment : songer à sourire dans l'adversité, avant de songer à pleurer.

88 commentaires:

  1. Bonjour,
    J'arrive aujourd'hui à sourire à moi même quand je suis maladroit (exemple faire tomber le bol de nourriture du chat ce matin alors que je venais juste de le préparer). Sourire en disant bonjour aux personnes que je rencontre et le recevoir en retour me nourrit positivement.
    Sourire dans l'adversité je vais y travailler ...
    Bon week à vous tous

    RépondreSupprimer
  2. Bonjour,
    c'est un point que je ne saisis pas bien. D'un côté, se forcer à sourire nous ouvre le coeur si je vous suis bien mais de l'autre, il est recommandé d'être fidèle à ses émotions, de ne pas trop vivre avec un masque. Contradiction ?
    Un grand sourire à tout le monde !
    B.A.

    RépondreSupprimer
  3. alors je souris en lisant cette article parce qu'il va me faire passer une bonne journée :)

    RépondreSupprimer
  4. Joli message
    Intégrer le sourire face à l'adversité, c'est très fort, vous dites que ça s'apprend, je pense que cela passe par la compréhension et l'intégration de notre vulnérabilité, à savoir : l'humilité. C'est un chemin difficile mais porteur de vie.
    Belle journée à tous

    RépondreSupprimer
  5. Je trouve la remarque de Beatrizia très intéressante. Je souris beaucoup et j'ai tout le temps l'impression de porter un pauvre masque de clown triste. Pourtant aussi parfois mon sourire agit comme une locomotive et si je commence à sourire tout va mieux, de mieux en mieux...
    Mais le sourire ne suffit pas... Quand ça va mal, le sourire à l'air tellement triste. C'est un sourire que j'ai beaucoup vu chez mes oncles et tantes. Ce pauvre sourire plein de douleur...
    Dr que diriez-vous à Beatrizia?

    RépondreSupprimer
  6. Je souris c'est l'une des plus belles crèmes pour le visage, sourire rend beau, vider sa tête des pourquoi des comment, j'adore le film chantons sous la pluie, il m'a été raconté qu'il avait été fait au moment d'une grosse crise économique aux états Unis, ce film m'a beaucoup fait sourire, car il est vrai que souvent je souris plus que je ne ris
    Bonne journée à vous tous

    RépondreSupprimer
  7. C'est drôle ce que tu dis, car en te lisant, je me suis souvenue précisément du moment où j'ai compris que sourire m'ouvrait beaucoup de portes et pouvait changer ma vie.
    J'ai été parfois frustrée d'entendre si souvent "t'es tellement plus jolie quand tu souris" , mais plus maintenant. J'essaie d'y penser même quand j'en ai pas envie, car c'est vrai que ça change tout.

    RépondreSupprimer
  8. "Sourire dans l'adversité ..." tout un programme !
    Si facile à dire, si difficile à exécuter.
    Cela implique de savoir prendre du recul face à la douleur et ça n'est pas forcément ce que l'on fait dans ces moments.
    Travaillons-y, c'est une clé supplémentaire vers le bonheur.
    Bonne journée,
    Damery

    RépondreSupprimer
  9. A Beatrizia et Mahie, sans oublier notre smiling docteur...

    Il n'y a pas vraiment de contradiction. Ou plutôt celle-ci cesse d'exister aussitôt que l'adversité est acceptée. Une part importante, et sans doute essentielle de la difficulté ressentie se résorbe dans l'acceptation. Si je peux à mon tour décrire une tranche de vie personnelle en exemple, je vous parlerai du décès de mon oncle, un vieil instituteur qui a consacré sa vie à éduquer ses élèves (enfants et neveux inclus. J'étais malheureux comme une pierre comme tout le monde s'en doute, et à un certain point, quoique seul, je me suis surpris à dire à haute voix : "C'est normal que tu sois triste, tu ne verras plus ton oncle."

    Eh bien, quoique n'ayant pas souri, l'apaisement, corporel pour commencer, qui s'ensuivit fut si fort qu'il m'a surpris, pour ne pas dire pris de court, allégeant d'autant ma peine qu'elle avait totalement disparu le temps d'un éclair. Je n'ai jamais ressenti de manière aussi forte la force du verbe que ce jour-là.

    Il n'est donc pas question de porter un masque de clown ("le clown est triste", confiait Achille Zavatta). J'assume avec force que le sourire en question prôné par notre blogueur est avant tout sincère.
    Il s'agit d'accepter vraiment, et peut-être cette acceptation fera-t-elle naître un sourire. On peut l'espérer du moins. La sagesse populaire, qui a très souvent réponse à tout, n'invite-t-elle pas à "faire bon coeur contre mauvaise fortune" ? Et qui en voudrait de sourire à qui a bon coeur ?

    Bon ouikende à tous

    RépondreSupprimer
  10. Moi , je ne souris pas . Je danse le Chat-chat-chat , et les souris se barrent à toutes pattes pour pas servir de petit-déjeuner ....
    Signé : une minette qui vous veut du bien ....

    RépondreSupprimer
  11. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

    RépondreSupprimer
  12. moi j'ai l'impression que ce sourire, c'est d'abord à lui qu'il le donne,
    j'aime beaucoup cette phrase qui dit qu'il faut etre son premier ami! alors sourire dans l'adversité c'est peut etre réussir un peu ça!

    RépondreSupprimer
  13. L'amorce d'un sourire15 janvier 2010 09:47

    Ce sourire m'a remis en mémoire un poème

    En voyant sur un visage
    Naître un sourire
    J'ai senti s'ouvrir
    Une fleur
    Au paysage
    De mon cœur

    Il me semble que si ce sourire est le nôtre, c'est la même chose: quelque chose de doux, qui échappe à l'entendement, se produit et ce peut être une aide.
    Cependant par temps de pluie intérieur , ce n'est pas facile

    RépondreSupprimer
  14. On reste dans le sourire aujourd'hui ? Et on le garde pour la fin de semaine ? J'aime bien l'idée.

    Parce que, ici, il est 03h15 et je ne parviens pas à me rendormir : je me sens stressée à l'idée d'aller voir la psy.
    Elle-me-stre-sseu.

    Lorsque je parlais de mon "rôle" de "grande soeur" l'autre jour, et bien j'étais quand-même encore en train (depuis un mois) de me préparer à faire de même avec ma psy qui semble plus préoccupée par ses performances (manipulatrices) que par mes problèmes, et je me sentais "obligée" de la rassurer et de lui dire qu'elle était bonne, alors qu'on n'a rien commencé encore, à part me faire sentir agressée par une personne en qui, malgré mes efforts, je ne parviens pas à avoir confiance.

    Alors j'hésite : laisser tomber cette pseudo-thérapie (encore une) ? Ou bien en profiter pour retravailler mon sourire devant l'adversité ?

    Sourire. Encore une ligne difficile à tracer : entre hypocrisie et diplomatie. Et, comme pour la gentillesse, c'est encore au niveau de l'intension que ça se passe.

    Hier, je cherchais des motivations pour sortir de ma torpeur due à un stress paralysant (et que la psy s'acharne à nommer "procrastination" -- sans doute pour m'impressionner avec des mots "savants", wouah !).

    Alors, comme je dois ramer seule encore, j'ai relu le chapitre sur le bonheur dans "La force des émotions", très sérieusement, en prenant des notes. J'essayais justement de "ramener des fantômes de bonheurs passés" (à venir, je ne les sens pas encore).

    Ca m'a fait du bien, mais il manquait quelque chose encore, un contact humain, un vrai. J'aimerais bien avoir une grande soeur, une amie chaleureuse et qu'on se dise tout, sans craindre d'être jugée ou manipulée par l'autre.

    Lequel des trois sourires adoptez-vous, Dr André, devant l'adversité ?

    RépondreSupprimer
  15. Envie de mordre une souris ce matin, Zoé ?

    Colonel Trivos, il y a un film de Jackie Chan où il s'aperçoit que ses forces sont décuplées au combat lorsqu'il rit ... et en plus, c'est très drôle !

    RépondreSupprimer
  16. Que n'ai-je appris à sourire il y a 6 ans devant ma douleur la plus extrême de la séparation, du détachement forcé.
    Si j'avais su ! J'aurai compris que sans ce sourire, j'allais tranquillement m'enfoncer dans une profonde depression à l'insu de mon plein gré mais aussi à l'insu de mes proches. Une de ces depressions inconcientes. Au bout de 3 ans, le corps lui n'en peut plus. Il appuie donc sur le bouton d'arrêt d'urgence : il vous envoie un beau petit cancer bien agressif ! La dépression s'arrête net ! Le corps et l'esprit se joignent enfin pour remonter la pente : Yoga, méditation en pleine conscience. Merci à Mr Matthieu Ricard pour m'avoir expliqué dans ses livres ce qu'est la soufrance et comment peut t'on modérer ses effets destructeurs. Merci à vous docteur de m'avoir fait comprendre ce qui m'était arrivé avec votre dernier livre. J'ai retenu la leçon. Maintenant je souris très fréquement, presque tout le temps. Je n'ai pas besoin de raison de toute façon. Je cultive mes états d'ame positifs !

    RépondreSupprimer
  17. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

    RépondreSupprimer
  18. @ Michko : je suis bien d'accord avec toi :-) Parfois mon sourire arrive à booster ma journée pour une belle journée et parfois entre deux lexomil, bien qu'il ne ressemble pas à une grimace, c'est un vrai sourire un, ça reste un sourire plus triste qu'éclatant... Mais bon, c'est toujours mieux que les larmes d'il y a quelques mois ;-)

    RépondreSupprimer
  19. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

    RépondreSupprimer
  20. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

    RépondreSupprimer
  21. Oui, ça marche :o) !

    Le titre du Jackie Chan est "Pétard !" en français (au Québec, car des fois le titre est différent en France), et "Gorgeous" en anglais.

    Bonne fin de semaine.

    RépondreSupprimer
  22. Bonjour,

    En soi, un thérapeute souriant, c'est thérapeutique ! Une connexion immédiate et simple peut naitre ainsi dans la relation de soins et changer bien des choses.

    Le sourire a de cela merveilleux qu'il est aussi bon pour soi que pour ceux qui le croisent. C'est le carburant le plus écologique que je connaisse. Il éclaire et réchauffe à la fois.

    Par les temps très sombres, le sourire, c'est un pieds-de-nez à cette grisaille, juste cette lueur au loin qui fait garder espoir.

    En yoga, lors de postures un peu difficiles, le professeur nous dit simplement de desserrer les poings et la machoîre et çà fontionne..... Ne pas sourire, ne changera rien. Pourquoi s'en priver et en priver les autres ?

    Le philosophe Alain écrivait: "comme la défiance éveille la défiance, le sourrire appelle le sourire : il rassure l'autre sur soi et toutes choses autour."

    Quant au Dalaï-Lama, quand on lui demande ce qu'est son divertissement préféré, il répond "rire!".

    Bon week-end

    AG

    RépondreSupprimer
  23. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

    RépondreSupprimer
  24. Il y a deux soirs comme j'aurais aimé être le Colonel Trivos !

    Ma voiture est encastrée dans la neige sur mon parking privatif. Une gentille personne avec une pelle m'aide à la dégager.

    A mon retour, deux heures après, les autres parkings sont recouverts de neige, mais ma place a résisté aux éléments.

    En revanche, mon voisin manchot, puisqu'il n'a pas été capable de sortir sa pelle, occupe MA place. J'imaginais, qu'honteux, il allait redescendre et enlever son véhicule. Hélas, la goujaterie n'a pas de bornes.

    J'ai passé le reste de la soirée à pleurer, impuissante contre la suprématie d'un imbécile sans aucune courtoisie, ni égards pour les autres.

    Vous avez raison Monsieur André ma dernière phrase me fait rire aux éclats !

    Merci ! Et cadeau, un beau soleil ! Alors ce sera "smiling" sans "rain".

    Bon week-end !

    rosalie

    RépondreSupprimer
  25. Re-bonjour,

    Un petit complément de sourire (aucun risque de surdosage) en réponse à Dansons sous pluie, voici une version moderne qui fonctionne aussi dans les gares !

    Voici deux performances de danseurs qui n'ont répété que deux fois avant de réaliser en plein milieu de la gare d'Anvers en Belgique puis celle de Wellington en Nouvelle Zélande une chorégraphie plein de sourire :

    http://www.youtube.com/watch?v=7EYAUazLI9k

    http://www.youtube.com/watch?v=s71GFfdbYfo&NR=1

    AG

    RépondreSupprimer
  26. Moi , j'adore les femmes qui sourient avec leur cul . Un joli cul souriant qui roule doucement tendrement , ça c'est revitalisant ! ....
    Et la danse ? ça c'est du sourire de tout le corps ... Et le Chat-chat-chat ! ....
    Y ades sourires qui vous roulent un patin rien qu'en vous regardant et ça fait du bien ....
    Des sourires qui viennent du ventre chaud de l'amour , et c'est ! ! ! !

    RépondreSupprimer
  27. MAGNIFIQUE !!!
    J'ai regarde par hasard un peu aujourd'hui, il y avait un certain temps que je n'etais pas venue faire un tour sur le blog...
    Et ça a ete comme une revelation... ou une gifle, je sais pas
    C'est bete a dire...
    je n'avais jamais pense à sourire dans la tristesse ou l'inquietude...
    toujours fait la tronche...

    RépondreSupprimer
  28. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

    RépondreSupprimer
  29. HA HA HA HAÏTI HA HA HA HA ( humour noir )

    RépondreSupprimer
  30. Le sourire dans l'adversité? Pourquoi pas? Cà détend les muscles du visage , le début de la décrispation.
    Le sourire c'est s'ouvrir au monde, aux autres, ces autres qui peuvent bien nous aider à illuminer un jour qui s'annonce maussade. Sourire c'est interpeler autrui et si il n'y a personne avec soi , alors c'est cet autre soi-même qui reçoit ce sourire afin de lui rappeler qu'il y a de bonnes raisons de sourire, notamment celle d'être simplement là.
    Alors oui, je vais l'essayer ce sourire un jour où rien ne s'y prête, au lieu de me crisper et de me fermer.

    RépondreSupprimer
  31. Je suis bien triste Christophe de penser que ces derniers temps des choses vous on attristé, affligé,que vous ayez connu inquiétude et adversité.
    Je vous adresse mon plus beau sourire aussi chaleureux que le vôtre lors d'une dédicace en septembre.

    RépondreSupprimer
  32. Songer a sourire dans l'adversité, c'est clair ça aide, encore faut il que l'adversité ne vous ait pas trop amoché parce qu'un sourire sans dent c'est pas terrible...
    Mais que l'on se rassure, avec de l'entrainement, et de la persévérance, même les dents repoussent ;-)))).
    Belles journées

    RépondreSupprimer
  33. A voir comme ça, rien n'a changé..Les résolutions : arrêter de fumer, manger équilibré et pas n'importe comment, célibataire mais avec mes chiens..ETc...Ben non! ya qqe chose qui a changé!! Je souris comme ça pour rien, même pour ce rien qui n'a pas changé; je souris parce qu'il y a comme une petite lumière à l'intérieur qui s'est mise à briller ou "re".
    Face à l'adversité, parfois c difficile mais je sais, qu'en revanche ils n'ont plus les bras assez longs pour
    atteindre l'interrupteur... C bon signe, non?
    Je viens de recevoir un de vos livres dr André: "Comment gérer les personnalités difficiles", cadeau de ma soeur! Il y a là comme un lien inconscient avec votre billet du jour?!
    C'est étrange je suis quasi certaine que le sourire va être une de vos propositions..

    Bonne après midi!!

    RépondreSupprimer
  34. J'ai lu, je ne sais plus où, que physiologiquement, le corps secrète des hormones "du bonheur" lorsque le cerveau pense à des choses agréables... le sourire, doit amorcer "la pompe", non ? un peu comme du chocolat...
    Sourire, soleil, couleur, paix, calme, amitié...
    en les écrivant, je souris... d'autres mots ?
    Bonne fin de soirée

    RépondreSupprimer
  35. Ce qui m'a étonnée, c'est qu'un psy n'écrive pas " souriez! vous verrez: ça marche!" mais," je viens de comprendre la force du sourire, de la ressentir, de la vivre"... Dans, et malgré ses immenses connaissances, une sorte d'égalité et d'humilité avec l'Autre!

    RépondreSupprimer
  36. Tous ces commentaires sont fort sympathiques, revitalisants. Le sourire, c'est un "oui" corporel, oui à ce que je suis, oui à la vie. Commencer par s'adresser un sourire devant sa glace le matin en voyant ce pauvre visage ravagé par l'insomnie, ces yeux cernés et ces rides qui mettent la bouche entre parenthèses, c'est commencer la journée par un message d'amour adressé à soi-même. Il faut avoir de l'indulgence et de la compassion vis-à-vis de soi.

    RépondreSupprimer
  37. quand on parle de sourire j'ai tout de suite une image qui me vient à l'esprit :une maman penchée sur un berceau , qui sourit à son bébé et son bébé lui rend son sourire , et voilà un face à face qui n'a pas besoin de mots pour faire passer les sentiments .

    RépondreSupprimer
  38. Cette fois docteur André, je ne vous suis pas ! Je souris assez facilement mais sourire dans l'adversité , quand la maladie s'acharne dans votre famille ou quand des collègues vous mettent à l'épreuve, ça m'est impossible !
    Merci pour vos chroniques qui nous font réfléchir et qui nous aident parfois à retrouver le ....sourire !

    FL

    RépondreSupprimer
  39. Dans l'adeversité, un sourire peut aider quand on manque de confiance en soi. Ce ne doit pas être un sourire béa mais un sourire malicieux.

    Attention à ne pas utiliser le sourire comme une stratégie pour obtenir l'assentiment des autres.

    Acceptons-nous tels que nous sommes ici et maintenant : droits dans nos bottes point barre!

    RépondreSupprimer
  40. Nous avons intérêt à sourire pour ne pas pleurer. Nous sommes, de temps en temps, obligés de regarder les informations ... Gardons néanmoins un sourire plein de compassion.

    "INVICTUS" : poème de l'écrivain William Ernest Henley
    C'est beau et nous aide à croire, malgré tout, en l'être humain
    Out of the night that covers me,
    Black as the pit from pole to pole,
    I thank whatever gods may be
    For my unconquerable soul.

    In the fell clutch of circumstance
    I have not winced nor cried aloud.
    Under the bludgeonings of chance
    My head is bloody, but unbow'd.

    Beyond this place of wrath and tears
    Looms but the Horror of the shade,
    And yet the menace of the years
    Finds and shall find me unafraid.

    It matters not how strait the gate,
    How charged with punishments the scroll,
    I am the master of my fate:
    I am the captain of my soul.

    Dans la nuit qui m'environne,
    Dans les ténèbres qui m'enserrent,
    Je loue les Dieux qui me donnent
    Une âme, à la fois noble et fière.

    Prisonnier de ma situation,
    Je ne veux pas me rebeller.
    Meurtri par les tribulations,
    Je suis debout bien que blessé.

    En ce lieu d'opprobres et de pleurs,
    Je ne vois qu'horreur et ombres
    Les années s'annoncent sombres
    Mais je ne connaîtrai pas la peur.

    Aussi étroit soit le chemin,
    Bien qu'on m'accuse et qu'on me blâme
    Je suis le maître de mon destin,
    Le capitaine de mon âme.

    RépondreSupprimer
  41. Pourquoi sourire pour ne pas pleurer ? ....
    Pourquoi ne pas , tout simplement pleurer ....
    C'est quoi un sourire plein de compassion ? .... La compassion je sais ce que c'est . Mais un sourire de compassion ? Je ne vois pas . Et pourquoi gardons néanmoins ? ....
    IL y a pleins de phrases comme celà , que tout le monde semble comprendre comme autant d'évidences et que je ne comprend pas du tout .

    RépondreSupprimer
  42. sourire dans l'adversité, çà demande un vrai travail!
    rien de pire qu"un sourire forcé,il faut que ce soit sincère, qu'on soit vraiment apaisé au moment ou l'on sourit.
    Pour moi, le sourire est le signe extérieur de l'apaisement intérieur, il en est la conséquence, pas la cause.

    RépondreSupprimer
  43. Hello Mahie,


    Merci pour le retour. Je te souhaite bon courage dans l'épreuve. Et n'abuse pas du Lexomil durant cette nouvelle année, hein ?

    Bien à toi,
    Michko

    RépondreSupprimer
  44. Bonjour,
    Merci Françoise pour ce joli poème, je pensais me le procurer en attendant la sortie en DVD du film Invictus .
    Suite au commentaire de Papagona, j'ai relu votre sujet d'hier. J'espère que l'adversité, l'inquiètude et la tristesse que vous avez traversé n'est pas source de souci grâve. Mes pensées de soutien vous accompagnent.
    Je souhaite également aux membres du blog de rencontrer des personnes, des lectures qui fassent résonance en eux pour les aider.
    Bonne journée à tous.

    RépondreSupprimer
  45. @FL:c'est vrai que tu souris facilement , malgré les vrais soucis .Mais on finit toujours par atteindre ses limites .Mais ce qui paraît insurmontable un jour peut être accessible un autre jour .Je ne résiste pas ma chère FL à te citer ce proverbe chinois:"donne moi la force de me battre contre ce qui peut être changé , la sagesse d'accepter ce qui ne peut l'être , et l'intelligence de savoit faire la différence entre les deux ."citation trouvée dansle livre de Patrick Légeron " le stress au travail "que m'a prêté mon psy .
    bon week-end FL ET BISES

    RépondreSupprimer
  46. "Ris non point de toi ni des autres, ris pour rire, pour le plaisir, ris pour le bonheur de ton corps, ris comme un soleil à midi, pour le simple plaisir du monde, c'est là le secret de la vie"
    Gougaud, conte de "Baubo", dans les livres du chemin.

    RépondreSupprimer
  47. Muslima , je suis d'accord avec ce que tu dis là . En plus , je trouve qu'il n'y a rien de plus énérvant que ces gens imbus d'eux même qui te balancent à la gueule leur sourire satisfait en toutes circonstance , l'air de dire : "regarde moi ! pauvre merde triste que tu es ! à quel moi je suis heureux !" ... Je hais ces gourous prétentieux , donneurs de leçons au monde entier et leur bonheur vaniteux désincarné et normalisateur . Leur masque de bouddha crétin , leur fausse vacuité qui n'est que de la creusitude et du narcissisme de manipulateur pervers . Les bouddhas creux , moi j'en rigolle ! .....

    RépondreSupprimer
  48. Je pense qu'il existe plusieures sorte de sourires, le sourire pour dire "je suis heureux", ou le "sourire-cadeau", un cadeau fait à l'autre, pour lui dire "tu es le bienvenu" (même si j'ai des problèmes, car bien souvent les autres ne sont pas responsables de mes problèmes.)

    Regardez par exemple ce sourire là :
    http://www.francesoir.fr/uploads/articles/34d8824e5e4c811d7b19329ba7c0eb71.jpg
    Cela ne vous donne-t-il pas envie de sourire en voyant ça ? C'est un cadeau que l'on peut se faire et qui ne coute pas grand chose.
    Quand on se lève le matin, que l'on pressent que cela va être un "jour sans", ça peut aider de voir une telle photo. (J'ai découvert cette photo dans mon journal il y a quelques jours, je l'ai découpée et mise dans mon classeur, un p'tit classeur ou je rassemble tous les petits bonheurs des gens. Leurs petites victoires sur "l'esprit de mort". Tout ce qui peut nous aider à ne pas mettre un pied dans la tombe est bon à prendre.)
    L'autre jour j'ai d'ailleurs découvert un calendrier constitué uniquement de photos de gens souriants_ n'est-ce pas une merveilleuse idée ?_ toute sorte de gens, même une grand mère sans dent ! Un tel sourire, c'est magnifique aussi ! (désolée mais je ne pense pas du tout comme vous "peau d'âme")

    Ceci dit pour les très grandes épreuves que certaines personnes peuvent traverser (je pense à ceux d'Haïti, à ceux qui viennent de perdre un être cher...) je doute que les inviter à sourire apaise leur douleur. Dans ces cas là, il faut souhaiter qu'ils ne perdent pas la foi (ou l'espérance), prier pour eux, leur dire qu'ils ne sont pas seuls.
    http://www.dailymotion.com/video/x2dzj7_ben-harper-shall-not-walk-alone_music

    Mylagan

    RépondreSupprimer
  49. Bonjour Zoé,
    Le sourire satisfait en toutes circonstances peut être un moyen de vie, chacun fait ce qu'il peut. Chacun sa quète, chacun donne le sens qu'il veut/peut à sa vie.
    Finalement avec ce billet, je me dis qu'il n'y a pas de vrais ou faux sourires, que pour certains il y a peut-être une conscience du sourire. Arriver à sourire face à l'adversité c'est être arrivé à un niveau de conscience qui n'est pas simple à atteindre, que c'est fragile et non acquis sauf peut-être pour bouddha.

    RépondreSupprimer
  50. Pour Sylvie
    A propos de "Comment gérer les personnalités difficiles" Quand je l'ai acheté, le libraire m'a dit: "Vous allez rencontrer des gens que vous connaissez" Après lecture j'ai ri , j'étais d'accord avec lui et bien sûr je me suis aussi retrouvé en partie, en compagnie de ceux que effectivement je reconnaissais. Ce livre m'a été très utile.

    RépondreSupprimer
  51. Trop facile Rairoa . Facile de dénoncer une fois les masques . Et puis ensuite de les justifer . Si ! il y a des vrais et des faux sourires . Comme il y a l'humour et l'ironie .

    RépondreSupprimer
  52. Rairoa et Zoé, c'est normal que vous ne soyez pas d'accord, car (il me semble) vous ne parlez pas de la même chose : ce sont deux étapes différentes, l'une est à "l'acceptation de ce qui est" ("chacun donne le sens qu'il veut/peut à sa vie"), l'autre en est à "qu'est-ce qu'on fait avec ça ?" ("Je hais ces gourous prétentieux" par exemple, même si la façon de leur dire pour les inviter au changement n'est peut-être pas la meilleure). Amicalement (et sans sourire condescendant) ;)

    RépondreSupprimer
  53. Ouaih ! c'est pas bêtte ton idée Boulezaïl .
    Bon ,je suis pas sang pour sang d'accord , mais d'accord quand m'aime ..... Bizoux ! .....

    RépondreSupprimer
  54. Bonjour Zoé, notre définition de la compassion c'est "souffrir avec !
    Dans l'éthique bouddhiste c'est " libérer tous les êtres de la souffrance et des causes de la souffrance".
    Avant d'écrire mon texte sur le blog, je venais de regarder les informations à la télévision et "Haïti" ne prêtait pas vraiment à sourire. Il nous faut "néanmoins" sourire avec compassion afin d'aider les êtres dans la souffrance sans s'identifier à cette souffrance. Voilà l'explication. Zoé, Je souhaite avoir répondu à votre attente.

    RépondreSupprimer
  55. Pour moi ce que je retiens de la psychologie positive c'est qu'on est pas tous égaux devant les problèmes et qu'à problèmes égaux on peut mieux s'en sortir.

    J'ai peu de croyances mais j'ai celle-ci que l'on est capable de traverser ce que l'on a a traverser. Par contre, je ne souris pas devant l,adversité mais je garde ma capacité de me réjouir d'être en vie.

    RépondreSupprimer
  56. Bonsoir,

    Les personnes veuves depuis peu (moyenne 6 mois) qui arrivent à sourire en évoquant leur conjoint disparu seront souvent celles qui se seront mieux remises deux ans plus tard.

    Source:http://www.anxiete-depression.org/files/congre/C-ANDRE.pdf

    RépondreSupprimer
  57. Oui ! Merci Françoise . Cependant je pense qu'il est possible de faire avec les autres , mais pas de faire pour eux , et que lorsqu'on croit faire pour eux , on se trompe . Au mieux , on fait quand même avec sans le savoir vraiment . Au pire , on fait contre eux , sans s'en appercevoir .... B on ,c'est mal expliqué , mais voilà , je ne peux pas expliquer mieux .

    RépondreSupprimer
  58. Colonel, ce que est pour vous le soufleur - j'adore en passant - est pour les psychologues le dialogue interne ou le discours interne. Quand le souffleur souffle du négatif, certains disent la radio toxique, la radio catastrophe, le critique négatif. Moi, mon souffleur est un haut-parleur. Je monte parfois le volume, parfois je le mets a mute, parfois je le mets a off. Parfois, je l'écoute.

    Anecdote. Une cliente me dit penser sans arrêt. Elle dit que son hamster est toujours en marche et conclue qu'elle a le hamster slim. J'ai tellement rigolé car j'imaginais son hamster habillé très sport et très mince que j'ai eu du mal à reprendre la rencontre. Un grand moment de complicité.

    Boulzail, je lis ton message et je me dis que je suis moi-même incompétente dans certains suivis. J'essaie de défaire les noeuds dans la balle de laine mais des fois je n'y arrive pas. Je ne demande pas à mes clients de me rassurer sur mes compétences par contre. Je gére mon impuissance et mon doute autrement.

    RépondreSupprimer
  59. Drôle de passer ici par hasard , alors que les " états d'âme " m'attendent depuis des semaines au chevet de mon lit .
    Pas grave j'ai une excuse béton : je lis en boucle les petits opuscules d'Anna Gavalda ... histoire de sourire avant de m'endormir !

    RépondreSupprimer
  60. Je ne crois pas que ce soit une question de compétence, Rachel, parce qu'à ce niveau-là, tout le monde peut faire des erreurs, mais on s'améliore avec la pratique, avec le temps. Je crois plutôt (mais je peux me tromper ... question de perception ?) que c'est une question d'attitude, qu'on soit psy ou pas.

    La psy non plus ne m'a pas demandé de la rassurer, c'est une suposition que j'ai fait, car les deux fois que j'ai refusé de répondre à une de ses questions, elle est entrée "en transes" : a renversé la tête en arrière en récitant des phrases quasi inaudibles, puis s'est redressée et s'est lancée dans des raffales de questions sans me laisser répondre ou en m'interrompant, répétant même certaines questions ... j'ai pensé qu'elle se sentait en détresse et tentait désespérement de reprendre le dessus, ou le contrôle. Très bizarre en tous cas, et inquiétant. Heureusement que je vais mieux.

    Je crois que lorsqu'on est ouvert face à une personne qui demande de l'aide, à l'écoute sans préjugés, et avec un peu d'humilité (même rien qu'un tout petit peu), on a moins de chances de se tromper que lorsqu'on arrive avec les grosses bottes et l'attirail de solutions toutes faites pour tout le monde (recherche de la facilité qui ne relève pas, selon moi, des compétences).

    Moi, ça me rentre dedans, ça m'agresse, ça me blesse, ça m'insulte. Et d'autant plus que c'est de cette façon-là que je me suis retrouvée à terre. Et quand je dis à terre, c'était à terre vraiment : comme l'ont dit plusieurs ici, il y a des blessures qui ne permettent plus de se tenir debout avec le sourire, même si cela a pris des années avant que je m'écroule complètement. Je commence seulement à me relever un peu maintenant, et c'est encore fragile. C'est pour cela que je me tiens sur mes gardes maintenant et ne ressens pas de confiance pour une psy qui me dit (entre autres) : "Vous allez faire ceci, je vais vous donner cela à faire" sans même s'être informée si je ne le faisais pas déjà, donc sans me connaître, donc sans écoute, donc fermée.

    Donc difficile pour moi de ne pas voir en elle quelqu'un qui veut "jouer à la poupée" ou "à la marionnette" en se servant de moi. En faisant cela elle tourne le doigt dans la plaie, et j'ai encore envie de crier : "E-cou-tez-moi ! Moi Boulezail ! Et non ce que vous avez envie d'entendre ! Je suis un être humain adulte, responsable et autonome ! Je ne suis pas un numéro (et la boule revient me chercher, pouah), je ne suis pas un objet ! Je suis une personne !". Et, avec ses méthodes aussi "comportementalistes" soient-elle, cette psy ne se démarque pas des autres pys, médecins ou intervenants que j'ai vus vouloir me prescrire de la médication, m'hypnotiser, entendre autre chose que les problèmes qui m'amenaient à eux ...

    Pour tous, c'est : "Tais-toi", "Nous, on va s'occuper de toi", "Nous, on sait ce qui est bon pour toi", etc.

    Bref, quand je les vois arriver avec leur "aide", je ne peux m'empêcher de penser au type dans une chanson de Jacques Brel : "Même qu'il donnerait sa chemise à de pauvres gens heureux".

    Ouf, excusez-moi, ça m'a fait du bien (petit sourire gêné pour me faire pardonner).

    RépondreSupprimer
  61. Je te lis Boulezail et ça me rassure... Je ne parlais pas de savoir être. Je crois avoir un bon savoir être. Je parlais de savoir. Je te donne un exemple. J'accomapgne un client qui maintien son arrêt d'alcool depuis plusieurs mois et il ne va pas bien. Le médecin diagnostique une dépression et lui donne de la médication. Pour ma part, je ne sens pas mon client dépressif mais je sais qu'il y a quelque chose qui m'échappe. Je fais plein de discussions cliniques avec mes collègues. Le médecin prescrit de plus en plus de médication et mon client va de plus en plus mal. Je parle au médecin qui me dit que les alcooliques sont tous pareils. Je doit donc chercher ailleurs. Je référe mon client a un médecin spécialisé en toxicomanie. Il ne prend plus de nouveaux patients. J'insiste un peu et il accepte de le rencontrer. Mon client souffrait de trouble déficitaire de l'attention sans hyperactivité. Il prend sa médication et va beaucoup mieux. J'aurais aimé trouvé ce que mon client avait avant. Je me suis acheté le livre Mon cerveau a encore besoin de lunettes pour mieux comprendre et mieux détecter. L'idée est de bien accompagner et d'offrir le bon service.Le risque de rechute était élevé si mon client restait sans traitement.

    RépondreSupprimer
  62. Il faut une certaine force de pouvoir pour afficher à tous moments le sourire mème dans les périodes difficiles de la vie de tout les jours pour moi personnellement je n'y arriverai pas bonne année à tous

    RépondreSupprimer
  63. Alors il a de la chance votre client Rachel.

    Il faut de la force, Anonyme (16 janvier 2010 23:40), et si on ne l'a pas, si j'ai bien compris, il reste les techniques de la psychologie positive.

    Et si j'ai bien compris aussi, sourire dans l'adversité, ne signifie pas nécessairement sourire devant l'adversaire. Celui-ci peut d'ailleurs même être devenu votre adversaire parce que vous souriez, même le plus sincèrement du monde, parce que tout simplement cela l'agace de vous voir capable de sourire et pas lui.

    Ceci fut une sonnette d'alarme : au travail, lorsque, alors qu'un collègue de passage dans notre département et qui riait tout le temps, un jour je me suis moquée de lui (intérieurement bien sûr). Là, je me suis dit : "Cette fois ma vieille grincheuse, t'as un sérieux problème !" ... J'étais contaminée ... quelle horreur ! Mon souffleur s'était trompé de ligne !

    Pendant des années j'avais travaillé sur moi pour "renaître de mes cendres" et retourner au boulot rayonnante dans la joie et la bonne humeur, et dès que j'y parvenais, paf ! Une mesquinerie, un commentaire blessant, une accusation fausse, etc., tout pour me bouleverser et me faire perdre pied, et c'était tellement systématique ! Et efficace : je ne souriais plus.

    J'ai compris en lisant un livre sur les personnalités au travail de Alain Samson, qui disait que l'air affable des personnalités comme la mienne pouvait déranger les autres. J'ai d'abord réagi comme Mistinguette avec "l'athmosphère", mais après consultation de mon dictionnaire, l'affabilité ne semble pourtant pas être un défaut ...

    Avez-vous aimé "Gorgeous/Pétard !", Colonel Trivos ? En fait, il ne rit pas, il sourit, j'ai dû confondre avec "Drunken master", aussi drôle, avec le même acteur.

    J'ai eu un voisin comme le vôtre, Rosalie, il faisait stationner sa copine à ma place (sur mon terrain), n'ayant pas d'auto, cela ne me dérangeait pas, mais non seulement il ne me l'avait pas demandé, mais en plus l'hiver il envoyait la neige sur mon pallier, même lorsque je venais de le dégager. Sa copine s'est donc stationnée chez lui (je n'en demandais pas tant) lorsque je me suis mise à envoyer la neige sur son auto ... C'est nul de ma part, mais il y a des "adversaires" avec lesquels on ne peut pas parler non plus.
    Certains comportements sont très amusants.

    RépondreSupprimer
  64. J'ai déjà vécu du harcellement au travail et cela est très pénible. J'ai été quelques années à cet endroit car j'adorais mon travail mais j'ai décidé de partir. Depuis, j'apprécie de travailler dans un climat sain. Ce fut mon seul épisode de ce genre. J'avais un truc - je ne le conseille pas à long terme, vaut mieux partir d'un climat hostile plutôt que vivre un stress chronique- a chaque fois qu'elle disait une vacherie et elle n'y manquait pas, je lui mettais une note sur 10. Une grosse vacherie, elle se méritait un 10, un petite vacherie, un 3. Je décrivais ces performances comme dans un match de boxe. Cela me permettait de conserver mon équilibre mental et elle était totalement déstabilisée. Parfois, je metacommuniquais et je braquais le projecteur sur elle pour qu'elle ait à se justifier. C'était épuisant. Heureusement, cet épisode a eu un début, un milieu et une fin.

    RépondreSupprimer
  65. Un ange passe. un huitiéme de sourire.

    RépondreSupprimer
  66. Moi , j'ai reussie à guerrir le jours où j'ai compris que la vie n'est pas un drame . Bien sûr il y a des catastrophes des malheurs , mais la vie n'est pas un drame . Voilà le sourire de l'âme pour moi : Dieu est humour . La vie n'est pas un drame . En fait c'est trés simple .

    RépondreSupprimer
  67. A la reflection, je vois le sourire (dont on parle) un peu comme le ronronnement du chat :
    le chat ronronne quand il est content, mais il ronronne aussi quand il souffre ou est malade, il utilise son ronronnement pour se creer une bulle, un univers qui le calme ou se rassure.

    RépondreSupprimer
  68. C'est une très belle image, Girafe ! Et le ronronnement du chat, qui est très apaisant, ramène à la méditation, non ? En tous cas, je vais essayer cette visualisation, merci.

    J'avais utilisé le même truc que vous, Zoé. La dernière petite affiche que j'avais collée au mur disait : "La vie est un jeu". Je collais des petites affiches au mur avec des petites phrases qui m'aidaient. La première était :
    "Règle de survie n° 1 : ne jamais dire à un c.. qu'il est c.." ... Très utile lorsqu'on ne peut pas garder le sourire devant un "adversaire" coriace.

    Bonne idée, Rachel, d'amener ce genre de personnes à se justifier, et surtout de noter leurs "performances" dans ce sens, c'est très drôle en plus.

    RépondreSupprimer
  69. Zoé, tes explications sont claires pour moi !. Le principal étant de ne pas s'identifier aux souffrances et malheurs des autres. Les accompagner, tout simplement, essayer de ne pas se prendre au sérieux. Je suis d'accord pour l'humour !

    "Je ne sais qu'une chose ! C'est que je ne sais rien et je me RIS de tous les maîtres qui ne se moquent pas d'eux-mêmes" . Socrate

    RépondreSupprimer
  70. Bonsoir à tous,
    et bien, voilà, force est de constater que nous sommes bien loin de l'acceptation et de la compassion ! Et oui, y'a encore du boulot...
    Il faudrait s'y mettre. Moi aussi j'ai du mal. Tout en étant convaincue.
    Merci à tous.

    RépondreSupprimer
  71. C'est certain que la compassion est un tranquilisant majeur.

    Dans les cas de harcellement ou de violence conjugale, je crois qu'il faut se protéger. Je crois que notre seuil d'intolérance est là pour nous protèger.

    RépondreSupprimer
  72. Merci lectrice. J'ai à peine commencé le livre mais je ne doute pas de son enseignement...
    Et merci aussi à Françoise pour sa citation que je vais réutiliser à mon travail,je l'ai noté avec plaisir.
    bonne soirée.

    RépondreSupprimer
  73. Sourire, toujours... Même dans la tristesse, la colère, l'angoisse. Ne pas savoir montrer une émotion. Sourire, toujours...Très facile. Comme un masque. Sans s'en apercevoir. Sourire, toujours... Ne pas savoir pleurer, crier, être en colère. Sourire, toujours... "Tu vas toujours bien, tu souris toujours, c'est agréable, tu ne t'énerves jamais.... Tu es souriante, très souriante, TROP souriante".

    RépondreSupprimer
  74. Et bien ce smiling in the rain a beaucoup inspiré ! Mon mari a de grosses difficultés professionnelles en ce moment et c'est une situation plutôt angoissante que nous vivons. J'essaie de sourire et lui aussi mais je dois dire qu'en ce moment c'est plutôt le sourire des autres qui me fait du bien.

    RépondreSupprimer
  75. Pourquoi le souci de vivre pointe son nez?
    Pourquoi certains devront passer leur vie a activement lutter contre? Ne peut-on pas une bonne fois pour toute s'en débarasser? il y a bien des gens qui s'en être tous les jours heureux ne ressentent pas ce que vous appelez pudiquement le souci de vivre. Il s'agit bien la d'autre chose que de s'ennerver face a son ordinateur. Contre ça et le reste qui nous agace chaque jour il y a tout ce que vous proposez et dont vous nous parler, mais pour empêcher ce souci de vivre, il y a quelles solutions?

    RépondreSupprimer
  76. Moi mon reméde c'est chanter " i singing in the rain " c'est magique comme cette chanson fait du bien...et fait sourire ...lorsqu'on la chante ...mauvaise en anglais pourtant lorsque ma prof de chant me l'a proposé je ne pensai pas que je partirai du cour en chantant dans la rue le sourire au lèvre ... heureuse tout simplement heureuse ...

    RépondreSupprimer
  77. Finalement ici , Dans c'blog , c'est comme au bistro , on cause on cause ! ! ! .....
    Bon ,ça manque un peu d'pinard ! Mais sinon l'ambiance c'est ça . Café psyco . ou alors .
    CHEZ PSY . "Hé ! DOC ! un p'ti'blan'sec ! vite fait ! sur le zinc ...." Et on s'racconte , et on s'répend , et on s'répend et on se saoule de mots de bonnes intentions et de psycologie d'comptoire ! "Hé ! DOC ! alors ça viend ce p'ti blanc sec ! ...." ...Et puis de temps en temps on s'léve et on traverse la salle pour aller faire psy-psy .... Et puis voilà , c'est l'soir et puis c'est la nuit et faut bien rentrer à la maison .... "Hé DOC ! un dernier ! pour la route" ... et on regarde loin ,derriére la glace du comptoire , et on se dit qu'il est bien tard ... "Un dernier ! pour la route"....

    RépondreSupprimer
  78. Merci à Françoise pour toutes ces références et ses mots!
    Je reviens du film "Invictus"(merci pour le poème!),entourée pdt la séance de mes 2 ainés(13 et 15 ans ). Nous avans adoré ce film magnifique.
    Nous ne pouvons que conseiller , si ce n'est déja fait, à tous et au Dr André, d'aller le voir.
    Il y a bcp de thèmes: le travail sur le pardon du réalisateur, le sourire, les hymnes nationaux,le rugby,des interprétations superbes amenant beaucoup d'émotions etc...Thèmes déja abordés et chers à l'auteur de ce blog.
    Bonne nuit


    Bonne nuit!

    RépondreSupprimer
  79. Bonsoir Rachel, et tous les blogueurs,

    l'acceptation, ce n'est pas tolérer d'être victime de violences ou de harcèlement, c'est le contraire. C'est reconnaître la réalité, et agir en conséquence, prendre de la distance pour se protéger par exemple. Rester, c'est nier la réalité, en espérant que l'autre va changer, ou en minimisant sa souffrance. Il faudrait reconnaître et accepter son impuissance à tout contrôler, sans culpabiliser.
    La compassion, c'est comprendre que l'autre a de bonnes raisons d'être ce qu'il est, sans le juger, et que si cela ne nous convient pas, que nous pouvons être "à côté, mais pas avec".
    Et puis l'acceptation et la compassion, ça commence par soi ! Tolérer ses imperfections, cela permet souvent de tolérer celles des autres.
    Mais, je me répète : ça se travaille.
    Bonne nuit à tous.

    RépondreSupprimer
  80. La psychologie positive n'existe pas. Mais votre blog est bougrement intéressant et que vivent longtemps encore les petites lumières dans la nuit, que l'on se brosse ou non les dents !

    RépondreSupprimer
  81. giroflée d'avril18 janvier 2010 21:17

    A HEC, il y avait un professeur anglais de contrôle de gestion qui disait souvent (avec son touchant accent et en joignant le geste à la parole) : "Ce n'est pas parce que vous tirerez une gueule comme ça que vous changerez les choses et le monde".

    Lorsqu'il est parti à la retraite, dans son discours de départ, il nous a raconté qu'il est entré sur le campus la première fois, par hasard par une porte dérobée, que le parc était un véritable tapis bleu (jacinthe des bois) et que les premières personnes avec qui il s'est entretenu étaient les jardiniers du campus. Dans le grand hall, tous ceux qui assistaient à ce pot de départ souriaient en revivant avec lui cette scène bucolique. Il faut dire que nous avions pris l'habitude de sourire chaque fois qu'on le rencontrait... ET je souris encore lorsque je pense à lui.

    J'en ai conclu à l'époque, qu'un sourire en amène toujours un autre et ainsi de suite...

    RépondreSupprimer
  82. Je me disais que je n'étais pas tout à fait normal d'essayer de sourire dans les moments difficiles... que je me forçais... mais c'est vrai qu'aborder un sourire détend la mâchoire et met dans un état positif... Alors quand ces moments de "désolation" arrivent, je les accepte enfin et je me force à sourire en me disant qu'ils passent. Il est si important de prendre la vie de manière plus légère ! Merci pour cet article. Je l'aime. Marie

    RépondreSupprimer
  83. un record pour ce message... qui semble-t-il intéresse ou interpelle beaucoup de monde.
    Ce message m'a frappée, tout simplement parce qu'on oublie de le faire : sourire. Et nous le rappeler ne peut faire que du bien.. encore merci

    RépondreSupprimer
  84. A ceux qui croient que c'est seulement en accumulant de l'argent qu'on se prépare une belle retraite, je répète ce que m'avait dit ma tante (il y a bien longtemps) :
    "Sourire, ça donne de belles rides" ;)

    RépondreSupprimer
  85. moi ce billet m as fait pleurer...car je me suis rendue compte que je n arrive pas à sourrir...j

    RépondreSupprimer
  86. Merci Docteur de parler du sourire au réveil . Juste une habitude à prendre, je pratique ce geste délicieux depuis quelques temps, ma mère souriait toujours, meme dans l'adversité . La bonne humeur matinale est instantanée ,La journée plus belle, les états d'ame différents,la réaction face aux évènements plus objective .Une série de mes toiles s'appelle:" Alors...SOURIS " et les acheteurs me disent sourire en les regardant !...

    RépondreSupprimer
  87. "Il faut garder quelques sourires pour se moquer des jours sans joie" (citation trouvée sur internet)

    RépondreSupprimer
  88. J'aime bien cette idée de sourire à la vie quand la difficulté de vivre vient nous happer dès le saut du lit. Se dire que cette journée nous apportera peut-être du bon, et sourire à ce peut-être...

    RépondreSupprimer