lundi 11 janvier 2010

La vraie maturité


Paroles du chien Snoopy, dans la bande dessinée de Charles Schultz, "The Peanuts", 1959 :
"Certains jours, je me sens d'une humeur bizarre. C'est comme si je ne pouvais m'empêcher de mordre un chat. Parfois, il me semble que si je ne parviens pas à mordre un chat avant le coucher du soleil, je pourrais devenir fou. Alors, je prends une grande respiration, et puis je n'y pense plus. Voilà ce que j'appelle la vraie maturité."
Moi aussi. Je suis d'accord avec Snoopy : il y a quelque chose de l'ordre de la maturité dans cette capacité, et cet effort, de renoncement. Et du coup, j'ai réfléchi à ce que serait mon équivalent psychologique du "besoin de mordre un chat". Sans doute m'abandonner à mes ruminations... Et vous ?

Merci à Jacques Fradin qui m’a passé cette citation drolatique.

60 commentaires:

  1. envie de mordre un chat le matin , c'est avoir envie de s'en prendre à son ennemi juré, le tout c'est de savoir qui est l'ennemi juré ?Soi-même ? les autres ? mais comme renoncer à mordre c'est choisir de ne pas mordre , c'est déjà une victoire , c'est une maîtrise de nos actes .bonne journée à tous

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  2. Bozototo l'asticot11 janvier 2010 07:11

    Pour ma part, il me semble que la "vraie maturité", c'est la capacité accrue de faire face à la vérité.
    Je ne crois pas qu'il "y a autant de vérités que d'individus". Je crois à la Vérité et elle est redoutable.
    L'on dit que les mythomanes, lorsqu'ils sont démasqués dans leurs mensonges, peuvent fuguer voire se suicider.
    Mûrir, je pense, c'est travailler à garder la vérité soutenable.

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  3. Encore un sujet qui risque de faire mouche !

    Mon équivalent psychologique serait : être désagréable.

    Bozoto j'aimerais bien que l'on m'explique ce qu'est "la vérité", dans ce que tu décris je ne vois pas "la vérité" mais "la réalité".

    Belle journée à tous

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  4. Bonjour,
    pour moi, la maturité c'est se connaître soi-même, choisir d' agir à partir de là ou non ets'y tenir : ex. suis-je colérique ? je peux choisir de maîtriser mes colères.
    Pour moi, la maturité ce serait entre autres mieux me connaitre et m'accepter sans avoir trop peur que les autres en profitent/ ne m'aiment pas.
    Bonne journée enneigée !
    B.A.

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  5. Pour moi ne pas mordre le chat ça serait éviter de me torturer et voir la vie du bon côté...

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  6. Moi je pense ne pas avoir encore acquis assez de maturité pour ne pas céder à la tentation de ruminer, je prends un exemple, je travaille normalement en "collaboration" avec quelqu'un, seulement ce quelqu'un ne me dit rien de ce qu'il fait, je bosse donc de mon coté du mieux que je peux et présente des projets concrets celui ci arrive voit mon projet et me demande dis moi comment t'as fait que je puisse dire que j'ai eu une super idée (il n'est pas mon patron mais il est un cran au dessus dans la hiérarchie) et tout ce que je fais, il est à l'affut de tout ce que je fais... Alors rentrée chez moi plutôt que de me dire que ce n'est pas grave, que tant pis, je rumine et je me dis que ça n'est pas juste et je ne trouve pas de solution, j'arrive ^pas à avoir cette maturité, rien à faire. Mon dieu heureusement que je ne dois pas mordre un chat, les pauvres avec moi ils seraient malheureux

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  8. ...hahahaha, ce cher Snoopy!
    Mes chats, c'est un véritable élevage, des dizaines, partout dans la maison! En plus ils puent, ils font leurs griffes partout, ils perdent plein de poils, j'y suis allergique et ça me rend encore plus en colère! EN COLERE !!!! Faudrait peut être que j'envisage de leur rendre leur liberté....;-)
    ...
    En parlant de Snoopy, j'ai beaucoup rigolé à "Lucy psychiatre"...
    Soit Charles M.Schulz a eu une mauvaise expérience, soit Lucy est vraiment pas du tout, DU TOUT faite pour ça!

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  9. Accepter ce que l'on ne peux changer. Et agir sur le reste et savoir en faire la difference (cf AA) Ce texte m'evoques la frustration que je peux ressentir quand les choses ne tournent pas comme je le souhaite. Tout un travail pour accepter que l'on ne peux pas tout controler.
    Deuil de l'enfance ou l'on croit un moment que le monde tourne autour de nous et est la pour nous satisfaire.

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  10. Quand je veux mordre un chat, je veux vraiment mordre !
    Bon , j'ai des emplettes à faire; Bonne journée.
    sgl

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  11. Pour moi Christophe,l'équivalent psychologique de "mordre un chat", ce serait je pense "retomber dans les affres du perfectionnisme aïgu et pourrir la vie de tout le monde à commencer par la mienne".
    Si je comprends bien la philosophie du Snoopy, la vraie maturité, signifirait savoir maîtriser, contrer quelque chose en nous. Ce qui implique une sorte de lutte interne non? Pas reposante donc cette maturité!!!
    La maturité je la concevait plutôt sereine avec une approche apaisée de toute chose.
    Serait-ce une illusion de plus?
    A mon âge je ne la vois pas trop pointer son nez cette maturité. Je fais encore des conneries, n'écoute pas trop la voix de la sagesse, j'ai aussi parfois des comportements de gosse de 10 ans...
    Le sujet promet encore de bons commentaires.
    Bonne journée.

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  12. Faire un pied de nez à tous ce qui m'encombre l'esprit et m'empêche de sourire.

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  13. Bonjour,

    Ce texte m'évoque notre capacité à renoncer à nos tourments, nos vieux démons, nos inhibitions etc. Vous me direz, c'est paradoxal! On ne renonce pas à ses tourments. Ce sont eux qui nous assaillent, malgré nous! Je ne crois pas. Nous avons cette capacité de dire: STOP! à la niche! çà suffit, du balai, OUSTE, dehors!

    C'est pas facile mais c'est très utile. J'ai beaucoup, beaucoup ruminé, puis de moins en moins mais çà me reprenait comme une rage de dent. Un jour, une formatrice en développement personnel ( une femme délicieuse et intelligente)m'a dit, "Est ce que tu peux dire stop et t'y tenir?"Je me suis senti tout chose. Je lui dit bêtement :" tu crois que je peux dire stop?, tu es sur que je ne dois pas ruminer un peu la dessus avant, rien qu'un petit peu? stop? c'est tout?" Elle me dit :" Si tu le peux , fais le. Tu sais où te mènes tes ruminations : nulle part! " Elle avait bien sûr raison, mais pour un ruminant de mon espèce, c'était difficle à entendre. Il y a une certaine peur à abandonner ses chimères.Une peur de la liberté éprouvée et des responsabilités que celà entraine. Mais comme je me sentais prêt, j'ai dit : STOP! Et maintenant, quand je les sens arriver à pas feutrés, toutes séduisantes, prêtes à m'emmener faire un tour dans le passé où dans un futur incertains, je leur dit : STOP!"
    Cà marche.

    Pour répondre à votre question Christophe, je dirait que mon chat aujourd'hui serait plutôt de l'ordre de la procrastination, mais c'est un chat apprivoisé.

    Bonne journée, non enneigée chez moi.

    Et merci d'avoir rescucité Snoopy!

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  14. Bozototo l'asticot11 janvier 2010 10:54

    Bonjour Rairoa,
    Je m'aperçois en vous lisant que j'ai commis une bourde. Je tenais à m'en excuser.
    Effectivement, j'ai repris l'une de vos phrases prise dans un commentaire précédent. Ce n'était certainement pas délicat de ma part. En fait, je n'avais pas en vue de vous contredire mais d'apporter un point de vue "autre". Autrement dit, j'ai repris une idée (que vous avez exprimée) et que je me suis essayée, certainement maladroitement, à décliner autrement.
    Ce qui ne veut pas dire que l'une de nous deux ait raison et que l'autre ait tort.
    Ce qui veut juste dire que nous pensons différemment.
    Maintenant, pour en revenir à votre question qui est d'expliquer la vérité, tout ce que je puis répondre c'est que je ne me reconnais pas la capacité de le faire. Et que cela n'a pas d'importance.
    L'important, présentement, est plutôt de vous présenter mes excuses pour ma maladresse.
    Bonne journée à vous

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  15. pour moi ça serait d'arrêter de stresser et de toujours courir après le temps.. Et donc plutôt.. prendre le temps et respirer également !

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  16. Bozototo, reprendre cette phrase ne me pose aucun problème bien au contraire et tu n'as aucune raison de t'excuser. Merci de ton attention.

    J'ai lancé le sujet de la "vraie maturité" dans le groupe avec lequel je marche et voici une conclusion commune à notre premiere réflexion : "être responsable"

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  17. Bonjour,
    Je pense que devenir mature s'est devenir moins ignorant sur la connaissance de l'humanité et de la nature . Quant à la rumination mieux vaut méditer sur la compassion, se faire mal deux fois est encore plus douloureux.
    Bonne journée à tous

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  18. Avoir envie de mordre un chat pour moi c'est vouloir donner des leçons aux autres, prouver que je suis le plus fort, que j'ai toujours raison, que je suis le meilleur.

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  19. L'idée d'dacceptation me parle bien plus que celle de renoncement.
    J'associe l'acceptation au lacher prise libérateur, le renoncement à la lutte contre soi même.
    Le renoncement peut se décider, certes, mais s'il n'est pas suivi de l'acceptation, il ne tient généralement pas.

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  20. Snoopy...le philosophe de mon enfance:)

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  21. bonjour a tous,
    être ruminant j'y est rennoncé, je prèfère prendre un bol d'air, regarder le ciel et ses messages (car pour moi les nuages en bougeant forment des images qui me parles), ou fredonner un refrain qui me donne la pêche....bref ne rien retenir amis au contraire laisser partir les mauvaises énergies pour les remplacer par les bonnes.
    Bonne journée

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  22. je voudrais savoir comment faire apparaitre mon nom et plus me désigner comme anonyme. Quelqu'un peut il me l'expliquer?
    MERCI!!

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  23. Pour faire apparaître son nom.
    Lors de la sélection du profil choisir Nom/URL.
    Saisir son nom dans la zone...
    Et ça marche!!!!!

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  24. pour moi, mordre un chat pourrait notamment être : dire à un(e) ami(e)" stop, là tu me fais du mal avec ce que tu dis... je ne peux pas tout absorber, je me sens blessée...". C'est une morsure parmi d'autres...

    Oui, ça marche pour l'anonyme de 14h54 car avant, j'étais anonoyme et je signais Anna... j'ai fait qq petits progrès informatiques, yeah !

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  25. Bonjour,

    Mordre un chat c'est s'attaquer aux autres, ruminer c'est s'attaquer soi-meme. Est-ce qu'il n'est pas plus facile de renoncer a attaquer quelqu'un d'autre a cause des consequences imprevisibles que cela provoque et puis la culpabilite est plus presente, lorsque l'on attaque quelqu'un sans raison on le sait, on n' est pas fier, mais ruminer, se mordre soi-meme, voila quelque chose de beaucoup plus difficile a arreter, voila une maturite beaucoup bien plus difficile a atteindre parce qu'on est jamais prets a faire du mal aux autres mais a soi, c'est une autre histoire.

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  26. Ruminant invétéré, hier je pensais à la mort, et je me disais que le renoncement, c'est l'état d'âme ultime, même s'il ne doit durer qu'une demi-seconde. Alors, comme Myriameuh, je préfère encore parler d'acceptation.

    Je suis d'accord avec Rairoa : on a de la maturité, quand on est responsable.

    Soit je n'ai jamais ruminé, soit je ne rumine pas de la même façon que la plupart d'entre vous. Le ruminant fait passer la nourriture par plusieurs étapes de la digestion à chacune des poches de son estomac, et bien je fais de même avec mes pensées. Ce qui m'amène à ch... un texte ou une décision, etc. Sauf qu'avec une orgie de malbouffe (harcèlement psychologique et autres problèmes), mon cerveau s'est retrouvé avec des problèmes gastriques (dépression et incapacité de fixer mes idées) durant de longs mois. Maintenant, ça va un peu mieux, à condition de faire attention à ce que je "mange" et surtout prendre soin de bien mastiquer avant d'ingurgiter, sinon, gare aux boules de poil !

    Le perfectionisme. Je suis heureuse qu'on en parle car il y un petit bout de temps que je voulais placer un mot là-dessus. Je suis d'accord avec l'idée d'accepter de ne pas être parfait, c'est très important, et ça permet d'éviter de se gâcher la vie et celle de son entourage en se prenant trop au sérieux. Mais c'est un conseil à prendre avec des pincettes lorsqu'on s'adresse à des personnes un peu "paresseuses" qui se contentent de la médiocrité (ce qui est mon cas en ce moment depuis la dépression). Alors, mes ruminations m'ont conduite à revoir la perfection comme un idéal vers lequel il faut toujours tendre sachant qu'on ne l'atteindra pas.

    La sérénité. C'est, à mon avis, dangereux de dire "Stop" quand on n'a pas fait un grand ménage. Etre prêt à dire stop et voir les choses avec sérénité, c'est d'abord avoir fait un vrai grand ménage. Il y a une expression : "cacher la poussière sous le tapis" (je l'ai fait durant des années pour pouvoir être "fonctionnelle" dans cette société hyper-active), au moindre courant d'air, la poussière vous revole au visage et vous ne voyez plus rien d'autre que cette poussière. Pour moi, ruminer, c'est aussi faire le ménage, et le ménage, on ne le fait pas seulement quand on reçoit de la visite, mais pour soi-même, sur une base régulière, et oui, c'est fatigant et ça prend du temps, comme bien manger, comme se brosser les dents, prendre soin de soi. Ce sont des habitudes à prendre, c'est tout.

    Sylla, c'est bien de reconnaître son manque de maturité, mais à partir de là, il faut "grandir". Je crois que votre manque de maturité est plus dans l'affirmation de vous-même que dans la rumination (ce n'est qu'un conseil de débutante, je travaille moi-même là-dessus). Cela ne me regarde pas, mais me touche énormément pour avoir tant souffert de la mesquinerie d'anciens collègues et patrons ... Peut-être pourriez-vous suggérer à votre collègue qu'il pourrait travailler avec vous afin que vous mettiez en commun ses excellentes idées (sans ironiser) avec votre excellente méthode ?

    Maintenant, je vais aller faire un peu de ménage. Bonne journée

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  27. Alors voilà. Pour moi, "me retenir de mordre un chat", serait de me retenir de vouloir "jouer à la grande soeur raisonnable" avec tout le monde.

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  28. Ce qui pour moi est un non sens, car signifirait "moins de responsabilité" donc "moins de mâturité".

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  29. Pour en revenir à la perfection, cela pourrait être un souhait pour 2010 :
    faites moins de choses, mais faites-les correctement.
    Et comme dit Rachel, c'est d'abord à moi que je m'adresse. J'espère que les choses se replacent pour vous, Rachel.

    Bon, sans vouloir offusquer Zoé, il y a un temps pour ruminer, et il y a un temps pour brouter ...

    Bonne fin de journée

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  30. Stéphane
    comment avez vous réussi à apprivoiser votre tendance à la procrastination? C'est un sujet qui m'intéresse beaucoup parce que j'en souffre pas mal, et ayant toutefois compris les mécanismes je ne parviens pas franchement à la combattre!

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  33. De toute façon il y a de l'acceptation dans le renoncement : renoncer c'est accepter de ne plus..quelchose. Et inversement il y a du renoncement dans l'acceptation : accepter quelque chose c'est souvent renoncer à autre chose. Mais l'acceptation est plus positive, plus épanouissante et moins frustrante que le renoncement.

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  34. Boulezail je ne pense pas que tu sois dans le non sens en ne voulant plus jouer les grandes soeurs raisonnables (connotation donneuse de leçon) et être responsable, bien au contraire.

    Quand je dis "être responsable", je parle d'être responsable envers soi, s'assumer, prendre soin de soi, ainsi je n'aurais plus besoin de jouer les grandes soeurs raisonnables, je me sentirais simplement en phase et cela aura des répercutions bénéfiques sur mon environnement.

    Je n'aime pas le mot perfection qui me renvoie un enfermement. Je préfère parler de progression sur le chemin des valeurs qui me sont chères et qui tout au long de ce chemin évolueront.

    "Accepter, ce n'est pas se résigner, mais voir et reconnaître ce qui est" Denise Desjardins

    Une fois que l'on a accepté, vraiment accepté, je pense qu'il n'y a pas de renoncement.

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  35. Prends soin de toi et tu prendras soin de l'humanité

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  36. Il paraît que "savoir se retenir de..." est une question de maturité.
    Toute envie s'éteint d'elle-même en 10 à 15 mn chez l'adulte. Essayez...par exemple avec une tablette de chocolat si vous êtes addict! mais bien sûr l'envie peut renaître après extinction.
    Mince, si Snoopy peut renoncer à mordre un chat, c'est donc qu'il n'est plus adolescent? Encore un mythe qui disparaît lui aussi.

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  37. La maturité, c'est ne plus être dépendant affectivement et aimer sereinement, sans attente disproportionnée, sans demande éperdue, dans le don, mais pas dans le sacrifice.

    Quant à mordre un chat, ma petite Susie en rêve sans jamais avoir réussi à en rattraper un.

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  38. Moi, certains jours, je me sens...pas glop, pas glop !

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  39. Bonjour,

    Je viens de découvrir ce blog.je suis en thérapie avec un psy TCC depuis 2 ans.Mon angle d'attaque contre les ruminations:L'ACTION.
    Je suis 2 fois plus active qu'avant ma thérapie à la maison,à l'extérieur(sport, chant...),j'invite beaucoup plus d'amis ou la famille pour un repas sans me prendre la tête à propos du menu ou autre,je fais simple,je fais comme je suis et je me moque de savoir si cela plait ou non.L'important n'est pas ce que l'on mange mais avec qui l'on mange.
    Votre livre "Imparfaits,libres..."m'a beaucoup aidé et m'aide toujours.Il est près de mon lit et de même que je relis les indications de mon psy dans mon journal,je me replonge aussi dans ce livre en période plus critique.
    Merci à vous Christophe de vulgariser les TTC auprès du plus grand nombre,cela permet à ceux qui ont besoin d'être aidés de choisir un thérapeute TCC.
    Il y a 10 ans ,j'ai fait une thérapie classique pendant 3 ans,j'ai appris à mieux me connaître mais cela n'a pas eu d'effet sur ma vie.
    Actuellement je suis une patiente docile , je mets en pratique les conseils de mon psy ,et je change lentement mais surement.Mes proches en témoignent...

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  40. Bonsoir à tous,

    moi je m en fiche du sens psychologique de "mordre un chat". par contre j adore snoopy, trop cooooool!

    Bonne soirée à tous et profitez du moment présent.

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  41. Il faudrait arrêter de regarder son nombril. L'action est peut être le meilleur remède à la rumination alors que des personnes souffrent pour de réelles raisons surtout en ses temps de grands froids.

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  42. Petite rectification : c'est vrai, Rairoa, que le contexte dans lequel j'ai parlé de mon "sydrome" de "la grande soeur raisonnable" pouvait porter à confusion. Je m'en suis aperçue après relecture, mais j'ai fait un emploi du temps hier soir, et je voulais cocher quelques lignes avant la fin de la journée.

    Loin de moi l'idée de donner des leçons, au contraire. Je souhaite simplement partager mon expérience et mes lectures. Et cela ne représente pas plus de 5% de mon rôle de "grande-soeur" et je souhaite le garder, car c'est moi qui l'ai bâti.

    Les 95% qui me dérangent concernent un conditionnement depuis mon enfance : mon effacement devant les caprices de certains autres, ne pas exprimer mes besoins, ne pas m'affirmer, être compréhensive devant des personnes devenues adultes et qui continuent de se comporter comme des enfants (moi aussi en fin de compte), mais eux comme des petits frères et soeurs qui sont "trop petits pour comprendre".

    Ce "pattern" s'est reproduit plusieurs fois au travail entre autres. La grande soeur (quelque soit son niveau hiérarchique) n'est pas un adulte et n'a pas ses pouvoirs ni de décision, ni de jugement, mais elle a le devoir de s'écraser devant la volonté des "plus petits" (quelque soit leur niveau hiérarchique) pour éviter de les faire crier. Et quand je dis "crier" ils crient vraiment, s'agitent, lancent des objets dans votre direction, et vos "parents" exigent de vous de rester totalement impassible (sous peine de vous envoyer à vous un avis disciplinaire au moindre signe d'impatience -- cela m'est arrivé).

    C'est en lisant le commentaire de Sylla que je me suis souvenue de mon silence devant des absurdités et des injustices, mes overdoses de rumniations qui ne me permettaient plus de gérer et digerer mon stress au fur et à mesure que je laissais passivement s'envenimer les situations, ne sachant quoi faire.

    Et je trouve qu'il y a trop peu d'aide pour nous aider à gérer ce genre de situations !

    On se croit raisonnable en ne disant rien. Je crois aujourd'hui qu'il faut dire les choses dès le début afin de ne pas laisser croire à ces "petits frères et soeurs" qu'ils pourront compter sur vous indéfiniment d'une part, et d'autre part tant qu'on a encore assez d'énergie pour le faire sans se fâcher.

    Ce qu'il faut savoir, c'est que si cela doit mal tourner dès le début, cela aurait mal tourné aussi plus tard, mais on aura laissé moins de prise à la souffrance. Et cela peut bien se passer aussi, alors on n'a rien à perdre à essayer.

    Pas si glop que ça, Piffou !

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  43. S'abandonner à ses ruminations, c'est se mordre la queue, non? C'est s'attaquer à soi-même et c'est sans issue!
    S'attaquer aux autres, çà ne sert à rien, à peine un soulagement immédiat et on s'en mord souvent les doigts après! Alors, essayons une bonne respiration en pleine nature...
    Moi, mon besoin de" mordre un chat ", çà peut être m'abandonner à la critique; çà me soulage à peine et çà vient nourrir mes ruminations. C'est de moins moins fréquent, un pas vers un peu plus de maturité?

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  44. alors aujourd'hui il y a plein de messages qui m'ont fait rire :
    Boulezail avec sa citation :il y a un temps pour ruminer et un temps pour brouter
    Pifou qui ne se sent pas glop pas glop
    Et aussi j'a aimé :
    Bruno , votre idée de faire un pied de nez à tout ce qui est chagrin me plait beaucoup , c'est ce qu'il faudrait arriver à faire , prendre de la distance , avoir une certaine dérision , auto-dérision , encore mieux ;
    Colonel , j'aimerais croire comme vous qu'il y a une perle en chaque être humain, mais je n'en suis pas sûre .Je pense même que certains humains n'en ont que le nom , l'Histoire l'a montré .Mais même au quotidien , j'ai parfois croisé des personnes et cherché vainement leur "perle "intérieure , mais je n'y ai trouvé que du fumier .Mais peut-être cachaient -ils leur perle pour quelqu'un d'autre

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  45. d'accord avec boulezail, à un moment il faut se poser la question de savoir pourquoi les ruminations reviennent, il y a forcément une raison et tant qu'on ne l'a pas identifiée (et pas forcément dans son enfance lointaine !)elles nous reviennent en pleine tête, en attendant on peu envoyer la poussière sous le tapis avec un grand stop pour passer un cap ...
    bon ménage à tous les ruminants

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  46. à Sylla , quand je lis votre mssage , cela me rappelle certaines expériences professionnelles très dures , où on est confronté à des manipulateurs , où on a l'impression d'être dans une voie sans issue .Mais heureusement que la roue tourne .Moi j'adore le proverbe arabe qui dit "le chien aboie , la caravane passe " Je vous conseille un bouquin pour se protéger des manipulateurs du genre de votre collègue qui s'appelle , si mes souvenirs sont bons " petit traité de manipulation pour les gens honnêtes "
    bon courage , tout passe .

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  47. Je renonce, je m'efface, je me tais pour que l'autre puisse grandir ou continuer de vivre normalement ; oui, c'est un geste de maturité, de noblesse d'esprit.

    Mais l'est-il encore si j'en souffre encore, ou si cela est une incitation à l'abus, l'irresponsabilité ou l'injustice ?

    Snoopy, comme le chat ont droit tous les 2 au bonheur (si cher à nos hommes politiques)et Snoopy, pour pouvoir renoncer à mordre le chat, a dû peut-être se dire : "je ne fais pas à l'autre ce que je ne veux pas qu'il me fasse ! Quid si le chat a une soudaine envie de me griffer ?" C'est le début de toute prise de conscience.

    Merci et Bonne soirée à vous tous

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  48. Bonsoir,
    La rumination ! Je fais en sorte de m'y abandonner le moins possible mais c'est elle qui se remémore à mon bon souvenir. "mordre le chat " non ! Je les aime de trop. Que reste-t-il ? Un grand pot de confiture d'abricots. Je fais presque comme Snoopy, je me branche sur ma respiration et tout redevient calme. Festina lente.

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  49. Moi mon équivalent psychologique du "besoin de mordre un chat" serait me jeter sur la nourriture :(

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  50. Lolo, je ne crois pas qu'on puisse jauger la souffrance et considérer des souffrances plus légitimes ou justifiées que d'autres.

    Nathalie, Christophe André a donné des pistes la dessus dans ce blog. Moi, j'ai choisi la procramachin comme chat à mordre, donc c'est que j'ai encore du boulot...Apprivoisé parce que je progresse. D'abord, l'action, l'action, l'action, même un rien, mais se jeté comme dans le grand bain pour nager, et puis, s'accepter comme imparfaits, et donc parfois médiocre, à côté de la plaque, avoir droit à l'erreur.Je rajouterai , oser être vrai et non jouer un rôle.
    A cette heure ci en rentrant du boulot, je ne peux pas faire mieux mais je ne voulais pas que vous pensiez que je snobais votre question.
    Dormez bien et demain, go!

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  52. ça fait du bien de lire les messages et com de ce blog, c'est ma petite bouffée d'air du matin, avant le boulot.
    Boulezail tu as raison, j'ai un pb d'affirmation de moi. En fait je pense souvent d'emblé que les choses vont se faire naturellement dans le bon sens, or non! Je pensais que mon collègue (qui ne fait pas ) m'aurait dit "Vas-y fais ce que tu as préparé, on va voir si ça passe..." plutôt que dire "c'est trop de boulot, fais le et je dirai à l'inspecteur que c'est moi, car je suis au dessus de toi." Et moi, sur le couip, je suis restée sans voix, je ne m'attendais pas à ça, du tout.
    Pire mon mari me voyant débordée de travail, et qui a une bonne expérience, me dit, tu peux utiliser MON travail, mais attention, c'est mon temps, ma propriété. Je dis ça au collègue et bien il allait recommencé, j'ai du dire aux intervenants extérieurs attention, ça c'est la propriété de mon mari qui est aussi collègue et montrer mes originaux de travail à ces intervenants en disant j'en ai assez d'être prise pour une pigeonne, mais face à mon collègue qui a un égo si énorme, je me sens totalement désarmée, tout le monde lui parle, lui dit que je peux faire le boulot, mais il persiste, il veut être celui sur qui tout le mérite rejailli, je sens les ennuis proches car je ne tiens plus dans cette ambiance.
    Je vais lire le livre recommandé par Nadine,je cherche à comprendre pourquoi je suis comme ça. et c'est vrai que souvent j'éclate, mais c'est moi qui passe pour la "cinglée" qui se met en colère.

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  53. comme j'aime les moyens employés par Stephane.merci.je me retrouve vraiment dans ce que vous dites.
    bonne journée à tous.

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  54. Je suis aujourd'hui d'une de ces humeurs que l'on aimeraient voir partir comme un nuage balayé par le vent ...mais non il pleut ...mon chat est sous la couette ...et moi je sens que je pourrai pleurer comme le ciel malgré mes grandes respirations ...une humeur de chien en sorte !!! je caresse mon chat, j'écoute son ronronnement régulier, apaisant ...je me calme ...pendant cette pause hivernal .

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  55. se retenire= maturite= etre responsable= etre vari...
    quand nous on à compris tout ça mais on se retrove face à quelq un qui n y arrive pas qlors quoi faire?
    à ce point la la verite est la notre ou la sienne?
    Cristiana
    p.s. comment c est difficil d exprimer ses penses dans une langue que c n est pas la notre..

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  56. Moi , quand j'ai envie de mordre , c'est mon instinct de prédation ... Et puis voilà ! ...
    Autant le reconaitre tout simplement , c'est animal . Ce n'est pas du tout psychologique au fond . J'adore les animaux , j'aime bien suivre leurs traces , sentir leurs odeurs , les voir en cachette . J'adore sentir cette force en moi , de la vie animale ... Alors , pour moi , la maturité là c'est avoir renoncée à ce désir de prédation pour lui préferrer l'admiration de leur beauté , parceque je les aime plus que je ne les désire en tant que proies . Mais , je sens en moi mon envie de courir de chasser de manger et c'est bien et c'est trés fort et celà demande à être maitriser . C'est celà que je comprend . Oui ! c'est une forme de maturité . L'amour est une forme d'agressivité bienveillante finalement . Voilà ce que je ressens lorsque j'ai cette envie de mordre : une métamorphose vers le sourire sauvage et tendre de la forêt : Felix silvéstris qui fait patte de velour ....

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  57. Pour répondre à la question, pour moi l'équivalent serait de résister au besoin de me justifier.

    Mais "l'envie de mordre un chat" que doit ressentir le chien lui vient de son instinct. Est-ce pour cela que l'on considère généralement que pour les humains, qui ont plus ou moins conscience de leurs instincts, y résister est de l'ordre de la maturité, de la "sagesse" ?

    Mille mercis pour ce que vous partagez ici avec nous, c'est un vrai bonheur toutes ces "matières" à réflexion !!!!!

    Flo

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  58. "vouloir mordre un chat": de manière générale, vis-à-vis de soi-même, se laisser aller à ruminer me paraît, à moi aussi, un bon équivalent.
    Vis-à-vis de l'autre: répondre au mal par le mal - tentation forte il vous inflige une profonde douleur que même une grande respiration peine à soulager... Avoir des mots durs juste pour avoir le sentiment que ça soulage. Mais finalement s'efforcer de respirer à pleins poumons quand même, et essayer de passer à autre chose...

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  59. si nous voulons vivre dans la paix, la sérénité, il faut souvent savoir pardonner, c'est dur, oublier sa rancoeur, et essayer de discuter, de trouver un compris en se respectant l'un et l'autre, la violence n'apporte rien

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