
Un ami me demandait récemment pourquoi je n'écrivais rien sur le Japon dans ce blog : je viens d'y faire un fantastique voyage, dont je suis revenu plein de souvenirs et d'expériences qui vont sans doute me changer de l'intérieur dans les temps qui viennent. Mais je n'en parle pas ici : je ne me sens pas prêt pour le faire ; je ne vois pas encore clairement en quoi cela pourra aider les internautes qui me lisent à réfléchir sur eux.
De même, rien sur Haïti, alors que je suis, comme tout le monde, hanté par ce qui s'y déroule. Certains matins, je me dis que mes états d'âme, à côté de ce qui s'y passe, c'est vraiment du luxe. Mais d'un autre côté, en parler sur ce blog, je n'y arrive pas : je suis trop dedans, pas de recul. Alors, rien sur Haïti. Ce n'est pas de l'indifférence, mais de la prudence : il y a déjà tant de réactions à chaud, un peu partout, je ne vois pas bien ce que la mienne apporterait.
C'est comme ça, parfois, dans nos vies : on a l'air indifférents ou distants ou ailleurs, et en fait, c'est juste qu'on ne sait pas quoi faire, quoi dire ; et qu'on préfère alors se taire...
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RépondreSupprimerbjr,
RépondreSupprimerc'est vrai que dans les périodes de grand chambardement cérébral (tomber amoureuse, être suffoquée de douleur ou d'anxiété), je ne peux plus compléter mon journal intime. Black-out. Il me faut un peu de temps pour "digérer" l'information. En revanche, le blog parce qu'ila des lecteurs et donc une suite cohérente oblige à se plier à une certaine forme et si possible à suivre la logique chronologique des événements (pour le lectorat), donc contraint à "traiter" les informations plus rapidement, il me semble.
Bàv,
B.A.
Ces lignes m'évoquent deux pensées :
RépondreSupprimer"Même de Dieu tu ne peux pas parler à celui qui a faim." (Gandhi)
"On ne peut vivre heureux qu'en fermant les yeux."
(?? - j'ai la mémoire qui flanche)
Et on ajouterait ici "et en se taisant".
Monsieur André,
RépondreSupprimerje suis l'anonyme de 6h46.
Je ne connais pas la manipulation pour supprimer mon premier message de votre blog.
Vous serait-il possible de le faire pour moi?
En vous remerciant.
Le silence peut en dire parfois plus qu'un long discours.
RépondreSupprimerBonjour,
RépondreSupprimerEffectivement, il n'y a rien à dire sur Haïti, les images parlent d'elles-mêmes !
Monsieur André
RépondreSupprimerGratitude sincère
Anonyme de 6h46
J'aime beaucoup votre post ce matin :-)))
RépondreSupprimerIl y a tellement de gens qui parlent trop vite, trop tôt.
Ca fait plaisir de voir que parfois il vaut mieux se taire et de voir quelqu'un assumer ce choix.
Bonne journée.
Moi aussi j'apprécie pleinement ce message. On voit déjà suffisamment ce qui s'y passe, en Haiti, pour imaginer, comprendre, et souffrir pour eux...
RépondreSupprimerMerci Christophe de laisser "l'actualité" à la porte du blog. Pour ma part, si je viens ici, c'est pour partager les états d'âme sur tout autre chose, les loupiotes intrigantes, les 4x4 exaspérants, la boulangère qui dit non, les gâteaux au chocolat de Céleste,les lectures, les souvenirs de quand on était petits...
RépondreSupprimerAu fait la loupiote elle crame toujours?
depuis que je lis ce blog ,j'ose enfin y laisser un mot..peur d'être ridicule à coté de tous ces gens qui disent des choses si intelligentes...à coté de vous Mr André que j'admire comme psychiatre et comme Homme
RépondreSupprimerMerci de nous épargner la "tarte à la crème "le sensationnel !Merci pour toutes ces pensées tellement humaines qui me font tellement de bien chaque matin
bonne journée ou plutot "douce journée " comme le dit si joliment une personne de ce blog
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RépondreSupprimerQuand j'étais petite , j'étais maladroite et timide . La maladresse je connais bien.
RépondreSupprimerUne lectrice virtuelle.
Bonjour,
RépondreSupprimer"Ce qu'un homme ne dit pas est le sel de la conversation."
[Proverbe japonais]
"On ne voyage pas pour se garnir d'exotisme et d'anecdotes comme un sapin de Noël, mais pour que la route vous plume, vous rince, vous essore, vous rende pareil à ces serviettes élimées par les lessives qu'on vous tend avec un éclat de savon dans les bordels."
[Nicolas Bouvier ]
" On croit qu'on va faire un voyage, mais bientôt c'est le voyage qui vous fait, ou vous défait. "
[Nicolas Bouvier dans L'usage du monde - 1963 ]
" une fois les frontières franchies, nous ne reviendrons jamais plus tout à fait les misérables pédants que nous étions ".
[Nicolas Bouvier dans L'usage du monde - 1963 ]
Bonjour,
RépondreSupprimerVotre sincérité est un des cadeaux les plus précieux de ce blog.
Je me sens également assez interdit face au malheur d'Haïti et ne sais trop que faire. Leur détresse d'une certaine facon m'aide aussi à être plus à l'écoute de celle qui nous environne.
Votre regard sur les choses, les hommes, les comportements, sur vos réactions, etc... m'aide à réfléchir sur moi-même par l'écho qu'il induit sur ma sensibilité, mon histoire, mon identité. C'est par le partage et à travers l'Autre qu'on se construit, qu'on se réalise et qu'on vérifie la solidité de nos fondations.
Alors dans ce contexte, ne nous privez pas de votre expérience chez les Nippons. C'est un peuple que je ne connais pas et j'avoue trimbaler avec moi pas mal de clichés. Je serai donc plus qu'intéressé d'avoir votre regard sur ce pays mystérieux.
Je rajoute, bien sûr : quand vous serez prêt! (cf le billet sur "à très vite")
RépondreSupprimerAh ...j'ai oublié.....Et en plus hypersensible .Ce qui pose quelques problèmes.
RépondreSupprimerToujours la lectrice virtuelle.
Bonjour!
RépondreSupprimerEt touché!
;-)
A propos du Japon, Nicolas Bouvier a écrit deux très beaux livres : Chroniques japonaises, Le Vide et le Plein.
RépondreSupprimerMerci pour votre silence, là où les autres parlent trop.
Bonne journée à tous.
Christine C.
C'est exactement ce que j'ai ressenti hier, lorsque je suis allée payer mon essence. J'ai regardé le monsieur à la caisse. Il me connait, il avait un pauvre sourire, aimable, mais fatigué. Je me suis sentie un peu minable de ne rien dire, mais j'ai pensé qu'il en avait peut-être assez entendu, et, étant donné ma maladresse dans des circonstances dramatiques malgré mon empathie, et peut-être justement à cause d'elle je préfère me taire. Et puis, après tout, il est peut-être africain, et tout simplement fatigué ...
RépondreSupprimerUn jour que je me sentais désespérée, j'appelle une amie. On parle de tout et de rien, puis avant qu'on raccroche, elle se met à me bafouiller des paroles qui se voulaient réconfortantes. Alors j'éclate de rire en lui disant : "Tu es aussi nulle que moi pour réconforter les gens". Elle éclate de rire à son tour. Le courant de complicité qui passe entre deux personnes, un rire, un sourire, un échange de regards, c'est plus fort que les mots.
bonjour à tous,
RépondreSupprimerChristophe, voilà ce que j'ai envie de vous dire aujourd'hui, en lisant tant votre billet que les commentaires qu'il a suscités : on vous aime! et tel que vous vous présentez à nous, (ou comme je le ressens tout au moins!)sincère ; et c'est cela qui compte à mes yeux, que vous puissiez rester ainsi, au fil des jours, à nous dire ce qui vous réjouit, vous tourmente et que vous avez envie de partager avec nous.
J'ai aussi envie de vous dire par rapport au sujet même : on peut peut être laisser du temps au temps (sur place, concrètement en Haïti,je sais qu'on ne peut guère dire ça...)mais de nos contrées "épargnées", accepter qu'un jour, on puisse venir écrire ce que tous ces évènements ou nos expériences diverses comme votre voyage, ont amenés à faire, ressentir voire changer dans notre vie.
En attendant, je vous souhaite à tous une journée encore plus douce ...
Anne
Parle si tu as des mots plus forts que le silence, ou garde le silence.
RépondreSupprimer[Euripide]
"Ce n'est pas de l'indifférence, mais de la prudence", et c'est peut-être aussi de la pudeur, Dr André ?
RépondreSupprimer"si la parole était d'argent et le silence d'or, le cri du coeur serait un diamant multicolore" Prévert
Sur Facebook, il m'arrive de partager mes états d'âmes, pourtant je n'ai rien mis concernant Haïti parce que ça me fait trop mal, comme si je n'avais pas le droit, par respect aux gens qui souffrent là-bas, aux victimes, ça parait débile ce que j'écris, ce que je veux dire c'est comme si je n'avais pas le droit de parler de choses que finalement je ne connais pas, on a beau voir les infos, être affecté et touché sincèrement, on ne vit pas le drame...
RépondreSupprimerJ'aimerais bien, docteur, si le goût vous vient, que vous nous dites votre avis sur les réseaux sociaux sur Internet, car je songe à supprimer mon compte Facebook !
Je voulais ajouter que parfois on ne partage pas nos états d'âmes par rapport à des sujets qui nous tiennent à coeur, car on a besoin de garder certaines choses pour nous...
Vous avez raison, la tragédie haïtienne doit nous permettre de relativiser nos états d'âmes. A côté d'elle nos malheurs ne sont que de petits bobos. Et pourtant c'est un père qui a perdu récemment son fils qui vous écrit cela.Mais nous nous avons encore le sourire de la boulangère et la petite lumière qui grille a giorno. Je vous adresse à tous et à toutes mon plus tendre sourire.
RépondreSupprimerSage attitude que de ne rien y ajouter. Mais c'est bien de préciser la raison de votre silence (qui peut effectivement être mal interprété)
RépondreSupprimerJe suis bien d'accord avec vous, cette catastrophe permet de relativiser nos problèmes.
Quand au Japon...c'est une expérience qui a l'air de vous avoir marqué. A la maison, on entend souvent parler du Japon, ma deuxième fille (oui j'ai trois filles comme vous) en est folle, son rêve le plus cher est d'y aller, elle nous harcele (mon mari et moi) pour apprendre le japonnais (pas le chinois, non, le japonnais !), cherche un métier qui lui permetterait d'y passer le plus de temps possible. Si vous avez des conseils, ils seraient les bienvenus (mais rien ne presse)
@ Michko "On ne peut vivre heureux qu'en fermant les yeux." Cela pourrait être d'Eric-Emmanuel Schmitt _ juste une supposition _ il a écrit dans un de ses livres quelque chose dans le même genre "Le bonheur suppose que l'on refuse de voir le monde tel qu'il est"
Petite remarque supplémentaire : Certains de vos lecteurs écrivent de très beaux messages. J'avoue que je suis un peu comme l'anonyme de 10:29, je n'ose pas toujours laisser ici ma "bafouille" :)
Bonjour Monsieur André.
RépondreSupprimerJe suis la lectrice de votre blog quotidienne. Egalement je suis une lectrice de votre livre en français et aussi en japonais.
J’ai été attiré particulièrement par votre blog ce matin.
Je suis très contente si vous avez fait une fantastique voyage au Japon. Après avoir lu votre blog entier, j’ai eu envie de pleurer.
La raison de larme ne vient pas bien sur par l’agression des mots etc.
Simplement j’ai été beaucoup touché et secoué par vos sentiments sur votre voyage au Japon et concernant d’Haïti.
Merci
Masako
Si vous me le permettez, j'apporterai le commentaire amer du jour. Rien sur Christophe ou son blog, ni contre les commentateurs... C'est à notre "modèle social tyrannique" (MST ?!) que j'en veux.
RépondreSupprimerComme tout le monde, je suis malheureux pour les pauvres Haitiens. Là n'est pas la question. Avant le séisme, personne ne parlait d'Haiti, et pourtant c'était l'un des pays les plus pauvres du monde depuis des décennies. Qui nous en parlait ? Réponse : personne !
Aujourd'hui, "grâce" au séisme, Haiti fait figure de sujet à la mode. Les media ont trouvé un nouveau sujet à se mettre sous la dent. Ils vont l'exploiter tant que ça fait vendre. ils créeront la polémique. Ils feront vendre sur le dos des milliers de morts et de de blessés.
Ce mode de fonctionnement est écoeurant. J'ai choisi de donner à des associations caritatives, mais de façon mensualisée, et je ne le dis à personne. Un de mes amis m'a dit avoir donné de l'argent pour Haiti. "Et toi, tu as donné ?" Boum, culpabilisation, réponse bredouillante. Ah oui, c'est vrai que je donne... mais trop tard pour répondre...
"Et toi, tu donnes de façon mensualisée, pauv'pomme ?" Dommage, je n'ai pas eu le réflexe de lui dire, ça m'aurait fait du bien quelques secondes... hi hi !
Finalement, ce qui me dérange, c'est que tout ça reste dans la superficialité. Quand on s'en est débarassé par un travail sur soi, on a parfois du mal à rester léger en société. A parler du futile au lieu du futon... (c'est le nouveau divan du psy ?!)
Quand on veut parler avec son coeur, tout commentaire sur Haiti parait dérisoire. On est triste, et c'est tout.
merci à Alain pour les citations magnifiques , des citations que j'appelle "coup de poing " tant elles me touchent.merci de me donner envie de découvrir un écrivain que je méconnaissais jusqu'à aujourd'hui , je vais m'empresser de le lire .Ce que j'aime sur ce blog c'est aussi cela , les échanges , l'ouverture .
RépondreSupprimerpour Haïti bien-sûr les mots ne suffisent pas à exprimer le chaos , et la compassion pour ces personnes , s'est comme si le Christ s'était arrêté à leur porte ( cela me fait penser à un livre "Cristo si è fermato a Eboli" ) une contrée oubliée de Dieu
Sur le Japon, vous nous direz surement un jour, et il y aura des échanges. Bien d'autres personnes sont fascinees par ce pays tout en contraste si proche et si lointain, si agité en surface et dans les villes, si calme et profond...
RépondreSupprimerSur Haiti, on peut sans doute faire, mais quoi dire d'intelligent en ce moment ?
Ce qui est si difficile c'est le differentiel. Si seulement nous etions tous heureux (ou malheureux) en même temps ! Bien sur c'est tres naif et ca ne serait pas une solution, mais c'est si difficile de se sentir heureux (ou simplement pas malheureux) en sachant d'autres si démunis... et aussi parfois de se sentir si seul dans son malheur...
L'humaine condition...
Japon et Haïti... sont aux antipodes.
RépondreSupprimer...
...
(Silence)
(Recueillement)
J'ai beaucoup pensé a Haiti en décembre dernier en lisant le très beau livre de Dany Laferrière: L'énigme du retour. Il raconte son retour a Haiti avec les siens après un exil de plusieurs années. Il s'adresse aux lecteurs avec beaucoup d'intelligence. Je vous recommende de lire du Laferrière.
RépondreSupprimerTout cela me rappelle une question que j'avais pu vous poser Mr Andre, lors de la conference a Montreal au mois de Novembre dernier : "Est-ce que c'est normal de ressentir une sorte de culpabilite du bonheur?". Etre heureux mais en ressentir le "poids" quand on regarde autour de nous....
RépondreSupprimerVous m'aviez repondu - ou en tout cas c'est ce que j'ai retenu et interprete! - que oui, c'etait un sentiment partage par plusieurs, et qu'il fallait se servir de ce bonheur pour aider les autres...
J'appelle cela de la pudeur... une attitude raisonnable et utile...
RépondreSupprimerBonjour,
RépondreSupprimerJ'étais au Japon il y a quelques mois. J'étais au Japon, je lisais vos posts et je me disais que j'avais beaucoup de chance. Je me suis souvent demandée si vous aussi vous étiez déjà allé la-bas. J'ai ma réponse. Et comme je vous comprends de ne pas réussir a en parler sur ce blog. Il me semble qu'il faut dans un premier temps se remettre du Japon, les impressions du Japon continuent en moi bien longtemps après en être revenue.
Le silence est tout sauf une langue morte.
RépondreSupprimerGrâce à l'économie des mots, tous les champs du possible restent ouverts et féconds.
Libre à nous d'arréter le moment propice où la pensée sera arrivée à maturation. La parole pourra alors libèrer le fruit mûr.
Le monde moderne s'apparente de + en + à une gigantesque diarrhée verbale. Pourquoi est-ce si peu répandu de rencontrer l'autre dans le silence ?? A quand les panneaux publics du style "prière de... enfin prière quoi !" :)
Pudeur, bienveillance, discrétion. Let's twist in our sobriety !
Re-bjr,
RépondreSupprimerje partage l'avis de Stéphane. Plutôt une action en profondeur qu'un don impulsif. Et puis le côté inquisiteur de l'autre ("tu as bien donné ?" ou "tu as bien voté j'espère" (en 2002), brrrrrrrrrrr.
B.A.
une petite idée pour la fille de Mylagan :je ne sais quel âge, elle a...mais si c'est entre 15 et 18 ans, il existe un moyen d'aller partager la vie d'une famille d'un autre pays pendant une année scolaire ou seulement quelques mois, par l'intermédiaire d'AFS vivre sans frontière, qui propose des séjours interculturels...; détail important : les familles sont bénévoles, les personnes qui s'en occupent aussi.. seuls le siège français à Fontenay sous bois a des salariés.
RépondreSupprimerc'était un petit aparté...qui peut mener quelqu'un d'autre à découvrir le Japon:)
Anne
mieux vaut se taire en effet que de parler mal, de blesser l'autre et sur Haiti, ily aurait beaucoup à dire mais libre à chacun de penser comme il veut
RépondreSupprimerJe confirme, Rachel, Dany Laferrière a des propos très intéressants. Au Québec, on entend peut-être plus souvent parler d'Haïti, car de nombreux immigrants ou canadiens sont originaires de là-bas. Il y a quelques années, j'étudiais à l'université avec un haïtien, nous avons fait équipe dans plusieurs cours et sommes restés amis. Nous nous sommes malheureusement perdus de vue alors que nous avons déménagé à peu près en même temps, et nos conversations me manquent beaucoup, on a tellement échangé de fous-rires, même déprimés, on finissait toujours par en rire. Et puis sa copine voulait un enfant, et j'aurais tellement aimé être la maraine ! Je n'arrête pas de penser à eux ... j'espère qu'ils vont bien ...
RépondreSupprimerD'accord avec vous Olivier, encore en France à cette époque, je n'avais jamais entendu parler de la Nouvelle Calédonie avant les affrontements des années '80.
Dorothée, la dernière fois que j'ai eu honte de me sentir heureuse, mon appartement a été cambriolé ... je commençais à travailler et venais de m'istaller, je n'avais pas grand-chose, juste le minimum utile. Cela m'a guérie. Depuis, lorsque je me sens heureuse, je le vis pleinement. Et comme vous a dit le Dr André, lorsqu'on est heureux on est plus fort et on peut aider les autres à le devenir.
Cela dit, il vaut mieux ne pas attendre d'être heureux pour aider ou rendre service.
Pour Mylagan,
RépondreSupprimerMerci pour la référence qui m'invite à avouer que rares sont les auteurs d'aujourd'hui que je lis. En l'occurrence je ne connaissais pas ce E-E Schmitt.
J'avais un vague souvenir de Dostoïevski, mais comme je n'étais pas sûr...
Futile...ou utile ?
RépondreSupprimerUne fidèle et sage lectrice m'a rassurée quant à cette question qui me dérangeait...
"Il n'y a rien de futile à blabla blogguer quand on sait le bien fait que procure le message à celui qui le reçoit. Chaque chose compte et a son impact dans la vie des gens. Ne nous condamnons pas inutilement en pensant que ce que nous faisons ne sert pas la bonne cause car toute cause soit-elle a toujours le mérite d'exister pour permettre à chacun d'exprimer son amour et sa compassion pour quelque chose ou quelqu'un.
Quand nous blogguons c'est aussi : allo le monde est-ce que tout va bien ?
L'Ysa :)
Tout est dit...
Bonne journée Mr André
Cathy
A Anne,
RépondreSupprimerMerci beaucoup pour votre message _ ma fille Juliette a 16 ans_ mais j'avoue que cela ne nous rassurerait pas de la laisser partir si loin à son âge (peut être trop maman poule:)) Mais nous allons étudier la question, j'ai vu qu'ils avaient un site internet. Merci encore.
A Michko,
La citation est peut être effectivement de Dostoïevski, je ne sais pas, je n'ai pas réussi à en trouver l'auteur sur le net. En tous cas je suis contente de vous avoir fait découvrir cet auteur. (ah la mémoire...je peste contre la mienne aussi bien souvent)
Je savais que les femmes pouvaient être Clintoridiennes mais je ne savais pas que les hommes comptaient des Clintoridiens. Il faut dire que même s'il est sur le déClint il demeure très séduisant. ah si tous les hommes pouvaient vieillir physiquement aussi bien que lui
RépondreSupprimerVoyager permet de prendre du recul et c'est important. Un jour, je voyagerai de nouveau et je pourrai de nouveau m'éloigner du quotidien. Haïti me hante comme vous. Je culpabilise quand j'ai le bluzze et des moments où je ne suis pas au top. Comment relativiser ? Comment prendre de la hauteur ? comment voir le lait et le miel dans ma vie ? Comment oser me plaindre alors que des milliers de gens meurent de faim et n'ont plus rien ? J'aimerais tant ne plus être en dent de scie et être plus linéaire ! C'est fatigant ces hauts et ces bas ! mais je dois m'accepter telle que je suis, c'est le seul moyen d'être heureuse ! Voià les états d'âmes de ce soir... Marie
RépondreSupprimerJ'ai séjourné au Japon il y a quelques mois et j'en suis marquée profondément; j'ai beaucoup voyagé mais ce pays a un effet stupéfiant qui a modifié ma façon de vivre, ce qu'aucun voyage n'avait fait jusqu'à maintenant.
RépondreSupprimerAlors je comprends vos impressions, Docteur André, et la nécessité de laisser "décanter" tout cela.
Bien sûr, le contraste entre le Japon moderne et l'ancien est frappant, mais tout, dans ce pays invite à la méditation: la profonde sérénité ressentie face au dépouillement d'un jardin zen ou en admirant le coucher de soleil devant le torii rouge ( celui de la photo).
Et puis, j'ai commencé l'écriture des haïkus, ces courts poêmes japonais qui traduisent une impression, un sentiment. Je vous invite à découvrir cet art qui permet en quelques mots de photographier émotionnellement un instant... On est dans la pleine conscience.
J'espère un jour vous lire à propos de ce pays et de ce peuple si loin des clichés....
il faut savoir parfois prendre du recul pour ne pas écrire sur la colère, il faut bien étudier la situation, la méditer peut-être parler et agir trop vite peut amener à de graves conséquences sur notre futur
RépondreSupprimerPlus d'un mois après cette horreur, je ne sais toujours pas quoi dire. Comme Olivier, ma première réaction a été la colère : pourquoi ce pays n’intéressait-il personne avant ? Et puis je me suis aperçue de mon erreur : il y avait sur place depuis 2004 une mission de l'ONU qui a payé un lourd tribut à cette catastrophe. Il y avait aussi des humanitaires. Dans un autre registre, le festival littéraire Étonnants Voyageurs crée à Saint-Malo il y a 20 ans contribue aussi à faire connaître ce pays, puisqu'il organise un salon du livre à Haïti dont la seconde édition devait se dérouler durant ces maudits jours de janvier 2010. Hormis ces quelques précisions, tout autre mot me semblerait vide de sens et superflu.
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