Lorsqu'il y avait beaucoup de neige, cet hiver, je me suis balladé dans les bois à la nuit tombée. Quelle drôle de sensation ! Le ciel sombre, et la neige qui éclairait tout par en bas ; le crissement de mes souliers, cet espèce de bruit inimitable de la neige qu'on écrase sous ses pas. Sentiment d'existence animale, sensorielle, intense et simple. Bouffée de conscience sans attente particulière. Gravé pour longtemps dans ma mémoire.
Illustration : Edvard Munch, Avenue sous la neige à Koesen (1906).
La douceur animale , les humains ont voulu l'oublier . ILs n'y voient que la violence , en l'animal . Pas la simplicité , la grace , l'élégance .... ILs n'y voit que la souffrance .
RépondreSupprimerPas le plaisir simple d'exister , d'être simplement là maintenant libre ..... Libre d'être et de mourrir aussi ..... Parceque seul le corps est vrai .... et je cours dans la neige sans aucun bruit . Je ne suis qu'un souffle chaud , un élan vers ma libérté .... Animale .
Signé : ZOE la Diablesse .
C'est exactement ce que ça m'a fait; le jour où il a neigé la première fois, on est rentré tard; pas de bruit, personne, nos pas dans la neige, cette niege qui tombait encore, premier jour des vacances de Noël, tout le monde était joyeux, les choses fonctionnaient au ralenti, on se respectait plus, un retard, mais c'est àcause de la neige donc y'a pas de mal. Les gens étaient plus serein. Ces vacances de Noël qui ont été juste avec ces souvenirs les meilleures vacances depuis longtemps. On a entraperçu ce que cela devait être que de vivre au ryhtme de la nature et non au rythme de la finance.
RépondreSupprimerla beauté sauvage du monde me sauve
RépondreSupprimerje retrouve la sagesse de la sensualité
et enfin, je me sens en paix
je ne sais pas pourquoi mais je sais qu'il ne faut plus espérer
ne plus attendre, juste profiter
je me laisse flotter et mille étoiles dessinent ma peau
je brûle encore de ton regard
le coeur râpé, un peu trop abîmé
et je danse une partition inachevée sur des sables instables
je peux enfin me détacher
te laisser de côté
avancer sans peur, en totale liberté
Merci à Sophie pour son poème, très beau.
RépondreSupprimerDans toutes les bourrasques, il nous reste ça: la sensation d'être vivant, et la possibilité de nous réfugier dans la simple et intense présence à l'instant.
Douce et consciente journée à tous!
Une ambiance magique et féerique ,un paysage encore plus beau qu'en plein jour. Les jours de neige , c'est surtout le silence qui me surprend . Et pour avoir grandi sur les rivages de la méditerranée , de toute manière la neige est bizarre.
RépondreSupprimerDans les Pyrénées, j'étais avec un homme dont j'étais très amoureuse, un ciel dont seule la montagne à le secret, les étoiles, la lune sur la neige blanche reflétant une montagne majestueuse et nous deux devant cette immensité. Sentiment de plénitude, de beauté et de sensualité d'une intensité à couper le souffle. J'aurais aimé que tout s'arrête là ! Pleine conscience de cette nature merveilleuse, impalpable mais réelle.
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RépondreSupprimerque de poésie ce matin, cela donne une sensation de calme en ce début de journée ; c'est très agréable de vous lire.
RépondreSupprimerAu passage je salue mon homonyme Anne de 8 h 46 :)
Souvenir récent de ce calme "neigesque" : la rue devant chez moi, où les voitures ne passent plus que très rarement et cette sourde et lourde légèreté dans l'air... ou en moi?...mon balai à la main..!
douce journée
Anne
Lapsus révélateur ou pas Docteur ? : une ballade est un poème ou en musique une pièce qui reflète une atmosphère littéraire (voire romantique !) S'il s'agit juste d'une promenade, alors se balader ne prend qu'un L. Mais peut-être que dans ces moments-là vous vous sentez l'âme artistique ?
RépondreSupprimerJ'ai aussi gravé en moi cette sensation animale, à la naissance de ma fille. Elle était posé nue sur mon torse et elle cherchait le sein, comme le fond les petits chats ou chiots. Ce moment inoubliable m'a ramené aussi à notre animalité, belle, simple, sans artifice... j'ai eu conscience ce jour que l'homme n'était qu'un simple mammifère, et qu'il l'avait oublié!!
RépondreSupprimerRassurant ce manteau blanc qui illumine la nuit, il permet de méditer en toute quiétude.
RépondreSupprimerLa neige convoque l'enfance, la virginité...
RépondreSupprimerAprès, plus tard, c'est différent, les neiges deviennent éternelles... Bonne journée!
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RépondreSupprimerNous sommes des poussières d'étoiles. En nous, se retrouve tout ce qui vit. Il y a de nous dans la neige, dans l'air, dans la terre... Il y a des liens invisibles. Il suffit d'oublier son égo, de laisser de la place, de s'ouvrir comme une fleur
RépondreSupprimerpour vivre des instants d'éternité.
Le corps est notre sanctuaire, notre instrument de musique pour vibrer avec le cosmos et jouir de sa grâce.
Chez moi, pas un flocon de neige...arghh!!
Je découvre votre message,mon Colon, et partage cette idée de religion. Pas de prechi, precha moraliste, doloriste et culpabilisant, mais être relié.
RépondreSupprimerDans mon message précédent, j'aurais pu mettre Dieu à la place du Cosmos et amour à la place de grâce.
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RépondreSupprimerQu'est-ce qu'une bouffée de conscience ? Une connexion avec l'éternité ?
RépondreSupprimerEn ce qui nous concerne, mon colonel, nous avons, sans doute, encore du chemin avant de faire une belle paire de Saints.
RépondreSupprimerMême pas honte!
Portez vous bien, amigos.
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RépondreSupprimerY avait il une urgence de se retrouver animal face à la nature? ou ce moment est il devenu tout simplement importt ds l'après? En ces heures ressucitent en nos âmes, en nos coeurs les êtres chers et nos sens se souviennent des chefs d'oeuvres sonores ou visuels...
RépondreSupprimerNous sourions,et même voilà que se dessine une envie de rire et pourtt il n'y pas de quoi... Juste besoin d'être là, humblement!
Après ces derniers billets très inspirés,apparait celui qui apaise. Bienvenu comme une une envie de beau, de bon...
Bonjour,
RépondreSupprimerDans l'hôpital psychiatrique où je travaille, il y a de beaux jardins et plusieurs jours durant ces dernières semaines, au lieu de marcher sur le bitume des allées principales, j'ai été fouler les herbes recouvertes de ce manteau blanc. J'ai pu ressentir chacun de mes pas et respirer pleinement.
La paix et le calme que la neige semblait apporter m'a fait prendre conscience, quelques instants, de la chance d'être là, juste là, dans un pays démocratique, pas en guerre, sans grave catastrophes naturelles. Je ressentis beaucoup de compassion pour tous ces gens pour qui ce n'est pas le cas.
Je songeais à ce lieu où je suis fière de travailler, fière de faire partie de cette chaine humaine qui essaie de contribuer au soulagement de ceux qui souffrent psychologiquement.
Un matin de décembre, j'observai des enfants venus consulter en pédopsychiatrie qui terminaient la construction d'un grand bonhomme de neige. Quelle joie, quelle bonheur d'assister à cette scène et de se dire que dans l'hôpital nous sommes loin de la folie, oui loin de la folie (puisqu'il n'y a aucune maladie connue sous ce nom dans le milieu médical) meurtrière du monde mercantile, matérialiste, militaire.
La blancheur ne reste pas, pas plus que ces moments de bonheurs mais il en viendra d'autres, ensoleillés venus d'autres saisons.
AG
Il est moments magiques ou nos sens nous ramenent a l'essentiel, être ...
RépondreSupprimerC'est curieux. J'ai un souvenir semblable extrèmement fort, qui date de 40 ans. La neige et la nuit, portes d'entrée aux instants d'éveil ?
RépondreSupprimerPour faire écho à un message précédent, pas de doute, Christophe est "vieux" : il porte des souliers, et non des chaussures.
RépondreSupprimerC'eut pu être pire, il ne nous parle pas de chausses... il est encore de notre siècle ;)
C'est vrai que les extrêmes climatiques transforment l'atmosphère ressentie.
RépondreSupprimerLa neige atténue tous les bruits de façon extraordinaire.
De même une chaleur étouffante semble nous écraser au sol. Je me souviens de cela ...50°et pas l'ombre d'un arbre en Asie centrale, ou lors de la canicule en 2003.
Et pourtant, tellement de gens perdent cette faculté d'émerveillement face à ce que la nature offre... Entendu au journal télévisé, lors d'un télé-trottoir au moment où la neige est tombée, quelque chose du genre: c'est inadmissible qu'on laisse les choses dans un état pareil, si ça continue je vais quitter la France (si si...). Tellement affligeant...
RépondreSupprimerMoi, je suis heureuse de me sentir redevenir enfant en voyant mes propres enfants s'émerveiller...
Merci pour ce superbe tableau de Munch, que je ne connaissais pas.
Bonne fin de journée!
C.
Moi , j'ai une histoire drôle et triste ! ! !
RépondreSupprimerC'est pas le sujet du jour ? .....
Bon , on va voir ......
C'est en faisant l'experience de l'athéisme
que l'être humain peut comprendre la solitude
de DIEU ......
Aucun rapport avec le sujet du jour ? ....
Bon ,alors j'en ai une autre , mais elle n'est ni drôle ni triste .....
C'est en marchant seule la nuit sous la neige
que souvent je rencontre DIEU .....
Alors on se promenne ensemble , et c'est bien .
Signé : ZOE la Diablesse .....
L'homme il n'y a que lui qui se nomme comme ça .
RépondreSupprimerLes animaux comment nous nomment-ils ?
Lire le livre "Les mâles sans cervelle font les meilleurs amants .." de Marty Crump .
Le mien est intelligent ...
MB.
Ce n'est pas parce qu'on a plus de 50 ans qu'on dit des souliers, c'est parce qu'on est d'origine du sud-ouest de la France. De même que l'on ne parle pas d'escargots mais de cagouilles. A Toulouse, on ne dit pas un pneu mais un peneu. Tout cela est la signature de notre appartenance.
RépondreSupprimerHello,
RépondreSupprimerje suis toujours contente d'avoir de la neige, pour la luminosité, l'assourdissement des bruits, le ralentissement mais non, je ne ressens pas d'animalité. En fait la seule beauté qui m'enchante vraiment c'est celle de la peinture : un Botticelli et je m'envole.
Est-ce normal? dommage ? je ne sais pas, je n'ai pas l'impression d'avoir jamais connu cela.
bien à vous
B.A.
La neige peut rendre à chacun l'enfance et son émerveillement.
RépondreSupprimerBlanche éternité de l'instant.
Elle a éveillé tant d'échos chez les lecteurs du Blog
Merci
"la neige, la nuit", "Drôle et triste" Que d'états d'âme mélancoliques ces derniers temps!
RépondreSupprimerBonsoir
RépondreSupprimerIl me parait impossible de resentir cette ambiance de neige, silence et résonnance, en regardant la neige dans une télé. Imaginez...
Solution : éteindre la télé et jeter la télé, sortir dans la neige, dans la nuit, revenir à des émotions intenses, personnelles, archaïques et élaborées. Refaire l'expérience de la solitude, du temps qui passe, du silence, d'une main dans la mienne parfois....
Autre solution : éteindre l'ordinateur et jeter l'ordinateur.... là, problème..... je fais comment pour lire le blog de C. André ???
Eh oui, il faut apprécier ces moments rares, de vrai bonheur. Un monde immaculé, pur, calme, ouaté, même un peu féérique lorsque la nuit tombe. Rappel de souvenirs d'enfance, avec ses hivers enneigés. La magie de la neige, nous redevenons des enfants nous savourons l'instant,
RépondreSupprimersans autre pensée....
Bientôt en librairie "Premières gorgées de bière et estime de soi" par Christophe André (trop fatigué ce soir pour dire autre chose qu'une connerie... à bientôt les amis).
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