Lors d'un colloque sur le stress, un des orateurs arrive à plaisanter sur un sujet pas très drôle. C'est à propos des suicides sur les lieux de travail : "Attention, on vous demande juste de vous tuer au travail. Pas de vous y suicider !" Triste et drôle en même temps.
Comme le bonhomme est sympathique, et que son travail consiste justement à défendre les salariés en difficulté avec leurs employeurs, ça me fait quand même sourire. Je me souviens alors, pour me déculpabiliser, de la phrase de Desproges : "on peut rire de tout, mais pas avec n'importe qui"...
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Bjr,
RépondreSupprimeren effet, ma mère rit parfois de blagues sur le cancer bien qu'ayant porté cette maladie. Mais c'est vrai que ce n'est pas le même lâcher-prise que lrs d'une plaisanterie plus neutre.
Même si ces plaisanteries sur la maladie la lui rappellent, je crois qu'elles l'aident à en parler encore avec nous (alors que bon la maladie est "finie", donc on oublie) et à prendre de la distance.
Merci Desproges, merci Doc' !
B.A.
L'humour peut et doit faire partie de la vie qu'elle soit professionnelle ou non. Il faut détramatiser toute situation même douloureuse pour mieux les appréhender. Un trait d'humour dans une situation douloureuse peut réconforter. Vous citez Desproges, Coluche y parvenait très bien également.
RépondreSupprimer"Attention, on vous demande juste de vous tuer au travail. Pas de vous y suicider !"
RépondreSupprimerEn plus elle est géniale cette citation, elle me plait beaucoup. Merci.
Bonjour,
RépondreSupprimerTout est affaire d'état d'esprit.
Le rire est un bon antidote contre la morosité.
Celà me fait repenser dernièrement à un collègue de travail, il était venu avec un casque jaune d'enfant sur la tête, c'était génial les sourires et rires que celà a engendré.
Vous est -il arrivé de soigner une personne qui avait peur de faire rire ? J'imagine la mise en pratique avec le nez rouge sur le visage et voir les réactions des personnes rencontrés ... En tout cas c'est important de ne pas se prendre toujours au sérieux.
Bon sourire et rire à tous en cette journée
On pourrait prolonger la réflexion de Desproges :
RépondreSupprimer"On peut rire de tout, mais pas avec n'importe qui, pas n'importe où ni n'importe quand."
Cela me donne envie de connaître les succès respectifs de "La vie est belle" (celui de Benigni, pas Capra) en France, en Allemagne et en Italie.
Bonjour,
RépondreSupprimerPierre Desproges écrivait aussi dans un de ses livres cette phrase très pertinente:
"Je préfère rire d'Auschwitz avec un juif plutôt que de jouer à une partie d'échec avec Hitler".
L'humour comme dernier rempart de la résistance et de l'éthique.
Bonne journée
AG
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RépondreSupprimerOn peut rire de tout , sauf des comiques ....
RépondreSupprimerMême dans notre société actuelle ouverte au dialogue, certains sujets de la vie quotidienne sont encore être tabous (la mort/le deuil par exemple).
RépondreSupprimerAprès un drame familial -assassinat et suicide- vécu en 2006, plusieurs personnes de mon entourage n'osaient plus m'aborder de peur de ne pas trouver les mots appropriés, peur de me blesser.
C'était alors à moi de faire le premier pas. J'ai quelques fois choisi de le faire avec une pointe d'humour pour essayer de dissiper la gêne qui s'était installée. Parfois cela a réussi, parfois pas.
L'humour me permet aussi de prendre de la distance avec la souffrance que je ressens.
Parfois, une simple note d'humour tôt le matin permet de commencer la journée sereinement.
Agréable journée
Nadine
bonjour à toutes et tous,
RépondreSupprimerje suis assez d'accord avec michko quant au complément qu'il apporte
le plus simple pour rire d'une chose grave, c'est quand c'est la personne concernée qui s'y met, là on peut rire de bon coeur
je me souviens de la réflexion de ma soeur, maman d'un enfant autiste, qui m'avait dit un jour:
"t'as vu, moi au moins j'ai un point commun avec Stalone"(qui a lui aussi un enfant autiste)
Du coup, on a bien ri, mais moi j'aurais trouvé déplacé qu'une tierce personne lui fasse cette réflexion.
Belle journée à tous et merci Mr André
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RépondreSupprimerSuicide SUR les lieux de travail ou suicide A CAUSE du travail????
RépondreSupprimerJe m'interroge Christophe. Est-ce que le terme, le concept de stress est aujourd'hui suffisant et adapté pour rendre compte de ce qui se passe dans le psychisme des individus confrontés aux pratiques managériales actuelles?
Vous qui avez approfondi la question des états d'âme, comment qualifiez vous cet état de dévalorisation et de déstructuration profonde de l'individu soumis à ces modes relationnels si particuliers?
Stress me paraît un peu léger quand on voit que en période de fêtes certain(e)s étaient stressés par les achats de cadeaux!!!!
Quant au rire et à l'humour, ils sont acceptables sur n'importe quel sujet dès lors qu'ils expriment de la tendresse. C'est pour ça que Coluche me manque autant.
Bonjour,
RépondreSupprimerD'accord avec tout ce qui est dit. Ce que je note c'est le "pour me déculpabiliser". Je rebondis sur cette notion, ici anecdotique, et je l'extrais du contexte de la conférence. Je "digresse", donc. La culpabilité est un des nos ( de mes, en tout cas)principaux freins et fils à la patte , ancrée à coup de certains discours religieux, de peur, de perfectionnisme etc. D'aucun diront, sans doute à juste titre, qu'elle est parfois nécessaire. Oui, comme tout état d'âme mais celui là n'est-il pas inscrit plus que d'autres dans notre inconscient collectif. Enfin pour faire bref, c'est dur pour moi parfois de m'en débarasser de ce sentiment de culpabilité. C'est de la glue. Et le fait de m'en décoller plus facilement est un curseur de mon échelle de liberté.
Fin de la disgression.
Et oui, j'oubliais : vive l'humour.
Cette phrase n'est pas spécialement drôle elle est plutôt réaliste.
RépondreSupprimerRire de tout, je ne sais pas trop, lorsque je traverse un événement que je considère dramatique je ne suis pas sûre d'être capable d'apprécier certaines notes d'humour. Je ne pense pas que ce soit une question de personne comme le disait P. Desproges mais plus une question de moment.
D'accord avec Rairoa. Mais bon, ce billet du jour m'a au moins fait sourire...un the rain ! Surtout parce que je peux prendre de la distance et que je ne suis pas visée personnellement !
RépondreSupprimerJe suis d'accord avec Nadine et n'ai rien à ajouter sinon reprendre sa phrase : " Parfois une simple note d'humour, tôt le matin, permet de commencer la journée sereinement " . Merci Nadine, merci Christophe !
RépondreSupprimerPetit sourire à la première citation . Question : pourquoi il n'y a pas d'image le mercredi ?
RépondreSupprimerOui, c'est vrai ca!!!! J'avais meme pas remarque!!! Pourquoi y'a pas d'images le mercredi?!
RépondreSupprimerDans la categorie "Drole et Triste" : le regarde que les gens lancent a leur propre reflet dans la vitre du metro... noir... comme les regards que les gens lancent aux autres personnes qu'ils croisent, sans un sourire! Leur reflet est donc un inconnu, au meme titre que les "Autres"...
Je trouve ca drole.... mais triste!!!
Faites-y attention en rentrant ce soir... Et souriez-vous!
Une cousine atteinte d'un cancer insoignable adorait une pub : celle où un crabe s'arrache une patte pour la déguster après l'avoir trempée dans la mayonnaise de la pub. Cette pub créait chez moi un malaise avant que j'apprenne que cette cousine avait entamé le décompte final. Maintenant, cette pub est, pour moi, insoutenable. Je ne suis plus aussi sûre que l'on puisse rire de tout impunément.
RépondreSupprimerToutefois, j'apprécie l'humour de votre confrère, cher Docteur ANDRE mais lorsque je faisais l'objet de harcèlement moral au travail (un an), aurais-je eu le même rire ?
Elle n'est pas méchante du tout cette phrase, au contraire, elle souligne d'une manière fine l'état actuel des choses...
RépondreSupprimerConcernant le post de Giroflée, c'est marrant parce que moi non plus je n'aimait pas cette pub, elle me dérangeait, mais sans que je sache exactement pourquoi..
"Attention, on vous demande juste de vous tuer au travail. Pas de vous y suicider !"
RépondreSupprimerJe trouve cette phrase extrêmement cinglante, en effet, ... envers les "pratiques managériales actuelles" (pour reprendre les termes de Papagena.
"on peut rire de tout, mais pas avec n'importe qui".
Comme Nadine, Muslima et Françoise, je pense que la première personne avec qui rire de quelque chose de triste, douloureux ou même dramatique, c'est bien soi-même.
Pour reprendre ce que disait Dominique sur le billet d'hier (27 janvier 2010 04:20), si nos ruminations nous amènent au rire, alors là, elles deviennent une "nourriture" saine.
Plusieurs fois (pas toujours) dans les pires moments des mes expériences, je me suis retrouvée à me dire, en pleurant : "Vivement le jour où je pourrai en rire", et là, le sourire au moins me revenait, et la force de continuer à me battre.
Il m'est arrivé de me dire aussi, comme l'hiver au Québec est très froid : "Pleure pas, ça va geler", alors là aussi, je retrouve le sourire.
Je n'ai pas le talent de Woody Allen, mais j'adore aussi faire rire mes amis en exagérant mes malheurs. De toutes façons, même la réalité peut être tellement démente que, pour garder le moral, la seule solution, peut-être pour conserver une illusion de contrôle sur sa vie, est de caricaturer au maximum, tourner les événements en dérision (par soi-même d'abord) pour relativiser et prendre du recul. A ce moment-là, la réalité semble (un peu) moins terrible. Le rire de bon coeur, lui, et avec tendresse comme dit Papagena, et en plus si c'est avec de bons amis, est une véritable source d'énergie.
"Drôle et triste".
RépondreSupprimerUne petite phrase entendue dans un documentaire sur "Le livre des morts tibétains" :
"A notre naissance, tout le monde rit, et nous, on pleure ; à notre mort, tout le monde pleure, et nous, on rit".
Moi , j'en ai une d'histoire drôle ! ....
RépondreSupprimerComment reconnaitre un bon psychiâtre ? .....
Vous mettez deux chaises dans une petite piéce vide et blanche . Sur la premiére chaise vous faites assoir le psychiâtre . Sur la deuxiéme chaise vous attachez un paranoïaque . Vous refermez la porte et vous attendez .....
Si dans les cinq minutes qui suivent , vous entendez le paranoïaque rigoler , alors vous pouvez être sûr que vous avez trouvé un super-bon psychiâtre ......
Desproges (ce sachant malade) a aussi dit : "Noël au scanner, Pâques au cimetière !" Peut-on considérer ça comme de l'humour ? Du cynisme ? Une manière de garder le contrôle jusqu'au bout ? En tout cas il me manque, Coluche aussi. J'ai tendance à vouloir garder le contrôle aussi et à avoir ce genre de réflexion vis à vis de moi, mais je trouve cela parfois fatigant et j'aimerais laisser tomber le masque de temps en temps...
RépondreSupprimerLongtemps l'on m'a nommé le clown triste!. Et pi j'ai grandi. Au début de la thérapie "mon" psy me l'a re-verbalisé. Vous êtes un clown triste. Je ris et j'aime. J'anime, et fait le pitre. Je ris de l'autre (de manière parfois ironique), mais je ris surtout de moi. L'humour à toutes les sauces m'aide à avancer, le rire me déride. L'humour apaise les moeurs. L'humour permet de rester humble. Humour MAIS surtout respect et bienveillance. J'ai quelques "tabous", et je n'arrive pas à rire de tout! Certains sujets me font rire jaune. Mais je travaille et je ris!. Amour et humour ca rime bien non?....
RépondreSupprimerBonne journée doc'.
Mauve
très drole Zoé 17heures 03 .
RépondreSupprimerJe tiens à signaler que pour des gens perfectionnistes ils arrivent que des gens se suicident sur leur lieu de travail ou ailleurs pour le travail ce n'est pas très drole et malheureusement cela est très fréquent.
RépondreSupprimer@Nadine , je ne sais pas si c'est parcequ'on porte le même prénom mais votre récit me touche beaucoup et je partage votre point de vue , la Distanciation que permet l'humour par rapport à la souffrance ( moi j'ai aussi une hitoire d'assassinat dans mon enfance , mais de cela je ne peux que pleurer même 47 ans après)
RépondreSupprimeroui les notes d'humour glanées ici et là aident à rester debout quand on manque de "carburant " le matin
@ Boulezail merci pour la citation , c'est effectivement entre rires et larmes et selon l'humeur on peut la ressentir différemment .je suis aussi une adepte de l'auto dérision .
@Pifou ; merci aussi our la citation en apparence légère , mais si tragique
bonne soirée
Pour Nadine (27 janvier 2010 19:51) (et Mauve aussi ?) je pense plutôt à la dérision des événements ou des situations qu'à l'auto-dérision ou la dérision de la personne.
RépondreSupprimerJ'ai lu, il y a plusieurs années dans un livre sur le Zen (de Shunryu Suzuki ou de Deshimaru Taisen, je ne sais plus), qu'il ne fallait pas faire le pitre. Je n'étais pas d'accord, car j'aimais tellement faire rire les autres, que je prenais plaisir à faire le pitre.
Récemment, j'ai compris (ou cru comprendre) que le pitre reste un pitre, aux yeux des autres et à ses propres yeux, et que cela ne permet plus de rétablir l'équilibre nécessaire entre humour et sérieux.
Selon votre définition, Zoé, vous êtes un excellent psychiatre.
RépondreSupprimerUne semaine avant Noël, dans mon administration un homme a choisi de se suicider chez lui dans la nuit. Ce suicide était du à la perte de ses missions liée à la restructuration de notre service . Depuis plusieurs mois, cette personne n'avait presque plus rien à faire et n'en pouvait plus ! Ce monsieur avait gardé son emploi, son salaire mais il avait perdu sa dignité ! Personne n'ayant eu le temps de réagir face à son désarroi, cet homme a préféré se tuer!
RépondreSupprimerPour le moment, dans les services , nous n'avons pas réussi à faire de l'humour par rapport à ce drame . Il faut panser les blessures des collègues qui sont traumatisés ou se sentent coupables ! Et puis maintenant qu'on se rend compte qu'il y un tas de gens malheureux parce qu'on est en train de les déposséder de leur job,on nous envoie l'armada de psychologue, assistante sociale, psychiatre... parce qu'on a peur que ça continue et parce qu'on avait rien vu venir !
Surtout docteur André ne vous sentez pas agressé par mes propos car j'ai un immense respect pour votre profession mais je suis encore un peu en colère!
FL
Vous avez raison anonyme 20H55.Se sentir persécuté sur le lieu de travail sans la reconnaissance d'autrui ,amène certains personnes hyper sensibles à des gestes irréparables suicides entre autre et moins grave dépression ,perte de sommeil et j'en passe .il faut une certaine force de caractère pour supporter les agressions verbales et autres travailler plus et encore plus sans la reconnaisance de certaines personnes bien "gradées" Courage à tous à bientot Jacqueline
RépondreSupprimerJ'ai une autre histoire drôle . Ouaih ! ....
RépondreSupprimerComment un Gourou peut-il savoir si un disciple est vraiment un bon disciple ? .....
C'est trés simple . Lorsque le Gourou péte , le bon disciple dit toujours : " OH ! Maître ! ça sent la rose ! " .......
Le mauvais disciple , lui il se bouche le nez .
P.S : Gourou péte = roupette , d'accord c'est un peu vulgaire , mais bon .....
rire de tout mais rire de quelqu'un non car chacun est unique, chacun de nous a ses talents, ses qualités et défauts et se moquer c'es rabaisser l'homme à ce qui n'est pas et l'autre a beaucoup de peine et se sens par la suite seul, il ne veut plus rencontrer ces personnes qui rient sur le dos de leurs frères
RépondreSupprimerjacqueline à Zoé vous avez de l'humour et on ne peut qu'en rire vous ètes géniale et j'apprécie vous avez le joie de vivre je vous envie vous devez ètre d'une bonne compagnie .bonne nuit à tous
RépondreSupprimerCe commentaire a été supprimé par l'auteur.
RépondreSupprimerOuaih ! Mon Colonel ? .... Et voilà , le disciple il fallait toujours qu'il en fasse des tonnes . Tomber à genoux en pleurant devant un torche cul ? .... Merde ! c'est ridi-cul Mon Colonel ! .....
RépondreSupprimerCe commentaire a été supprimé par l'auteur.
RépondreSupprimerKaï ! Kaï ! Kaï ! .... J'ai peur ! ....
RépondreSupprimerCe qui est terrible avec Dieu c'est que tu peux pas jouer au poker avec lui , il gagne toujours .
Moi , je pense qu'il triche , mais j'ai pas encore réussie à trouver son truc ....
Si vous pouviez m'indiquer un truc ou deux , Mon Colonel , ça m'arrangerais bien ....
Bon , ça reste entre nous .... Vous en parlez pas au vieux ! il est assez sucéptible là dessus ...
@ Francoise : je suis d'accord avec vous, et c'est ce qui selon moi différencie l'humour qui est une défense de l'ironie qui est une attaque : avec l'humour, on essaie de sourire pour ne pas pleurer.
RépondreSupprimerCitation extraite du film : le cercle des poètes disparus : " nous ne rions pas DE vous mais AVEC vous " (aussi bien à l'école qu'au travail, évitons l'humiliation !)
RépondreSupprimerHumiliations nous n'avons que ça toute notre vie dans la société de performance dans laquelle nous sommes . Enlever la performance et beaucoup de chose irait mieux .
RépondreSupprimerQuand a dieu : il ne me suffit pas comme réponse .
MB.
A anonyme de 20h55... Mon mari vit en ce moment ce qu'a vécu votre collègue avant de donner fin à ses jours. J'espère que mon mari tiendra le coup... Vous savez sans vouloir vous contredire il a une collègue psychologue qui l'aide bp et aussi une femme ! Et je pense qu'en ce moment mon écouté, ma compréhension et mon soutien l'aident aussi.
RépondreSupprimerMerci à AG pour sa citation de Desproges, qui complète celle de Christophe. C'est douloureux pour moi de lire ça. A 14 ans, j'étais fan de Desproges, au point d'avoir développé un humour caustique certainement trop agressif...
RépondreSupprimerEt puis il est tombé en oubli...
Et je me suis retrouvé en situation de harcèlement, et là, lorsque j'ai touché le fond, là, tout au fond, il y avait cette citation de Desproges qui a refait surface... On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde ! J'en ai pleuré.
C'était pour moi le début d'une période de deuil.
Certainement celui de l'enfance.
Un hôpital en folie : quid du respect d’autrui ?
RépondreSupprimerUn salarié cadre hospitalier a été l’objet de marginalisation suite à un changement de direction. Au lieu de le licencier la nouvelle direction a fait du harcèlement moral.
Le salarié attaqué dans deux courriers recommandé avec AR d’intimidation a fini par faire adresser par voie d’avocat une mise en demeure dénonçant le harcèlement moral, dont la direction a eu connaissance avant qu’elle ne lui parvienne. Pour se couvrir la direction a organisé une réunion pour proposer un reclassement.
Après réception de la mise en demeure, la direction a annoncé sa décision de démissionner si le salarié ne faisait pas de courrier recommandé pour annuler la mise en demeure alors même qu’aucun avenant entérinant le changement de fonction n’avait été présenté ni signé par le salarié.
L'annonce de cette démission s'est répandue dans l'établissement et le personnel a été rassemblé dans la salle de réunion par des cadres.
Un cadre de santé a sommé le salarié de descendre s'expliquer devant le personnel : il y a eu une hostilité générale l’égard du salarié de la part de tout le personnel conditionné par la nouvelle direction.
Le salarié est remonté après, poursuivi par le personnel vers les bureaux de la direction : là il a été jeté en pâture au personnel par la direction qui a attisé la haine du personnel contre lui pour le contraindre à faire le courrier, alors que le salarié n’a jamais mis en cause la direction devant le personnel :
- mise en cause de ses facultés mentales,
- mise en cause de sa bonne foi,
- mise en cause de son professionnalisme,
- accusation que l’établissement allait fermer à cause de lui,
- accusation de harcèlement alors que le salarié n’avait fait que se défendre contre du harcèlement moral (en application des dispositions combinées des articles L. 1152-2 et L. 1152-3 du Code du travail, aucun salarié ne peut être sanctionné, licencié ou faire l'objet d'une mesure discriminatoire pour avoir notamment refusé de subir des agissements répétés de harcèlement moral ou pour avoir témoigné de tels agissements)
- affirmation que « ce sont des individus comme ce salarié qui mettent les emplois en danger »,
- mise en cause de la qualité de salarié protégé,
- etc.
La direction, pour ne plus démissionner, a exigé devant tout le personnel que le salarié fasse le courrier recommandé pour dire
- que le courrier de MED était devenu sans objet,
- qu'il y avait eu reclassement accepté, et préciser
- que ce courrier était fait - bien sur - sans contrainte (le personnel hostile se tenait face au salarié avec chantage à la démission de la direction voulant extorquer ce courrier).
Le salarié a quitté l’établissement dans la précipitation et sous les menaces.
L'article L 4121-1 du nouveau Code du travail, met à la charge de l'employeur l'obligation de veiller à la santé physique et mentale des salariés. Il reprend le I de l'article L 230-2 de l'ancien code et impose à l'employeur de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs.
S’il incombe au chef d’établissement de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé de ses salariés, cette obligation a pour corollaire l’interdiction de prendre des mesures menaçant la santé et la sécurité des salariés. Qui dit « obligation » dit a fortiori « interdiction ».
Des soignants, excités par une direction, se sont comportés comme des bêtes hargneuses contre un salarié. Ce qui s’est passé est d'une gravité et d'une indignité exceptionnels pour de tels métiers et pour une direction.
Heureusement que le salarié a eu une grande force mentale pour ne pas avoir attenté à sa vie devant une telle situation traumatisante qui fait honte aux directions d’établissement et aux conseils d’administration censés les contrôler.