
Ce qui est urgent s'oppose souvent dans nos vies à ce qui est important.
Urgent : faire ce que la vie nous demande de faire : travail, courses, bricolage, temps à donner aux autres...
Important : marcher dans la nature, contempler les belles choses, prendre le temps de parler à de vieux amis...
L'urgent prend vite la place de l'important, qui peut toujours attendre et n'est presque jamais urgent. Nous le savons en théorie, comme toujours. Et en pratique, que faisons-nous ?
Personnellement, je vis ce combat de l'urgent et de l'important, chaque matin : après m'être levé tôt, que faire de ces moments durant laquelle la maison dort encore ?
En profiter pour abattre de l'urgent ? Rattraper mon travail en retard, rédiger mes mails, mes écrits en attente ? Tentant, car ça me soulage du fardeau des "choses à faire mais pas faites". Je me sentirai un peu mieux après, et ce sera palpable tout de suite.
Ou bien me dire : "Non, fais d'abord ce qui est important. Assieds-toi sur ton banc, et pratique au moins un quart d'heure de méditation en Pleine Conscience. Le reste viendra ensuite. Et si tu ne fais pas ce qui est important maintenant, tout ce qui est urgent t'aura pris à la gorge tout à l'heure, et la nuit arrivera que tu n'en auras toujours pas fini. Alors, assied-toi et tourne-toi vers l'instant présent, tu sais à quel point c'est important."
À certaines périodes, j'y arrive et je m'en trouve toujours bien. À d'autres, c'est plus difficile ; alors je me rattrape en m'accordant des tas de petits moments de pleine conscience au long de la journée, des parenthèses bénéfiques. Mais tout au fond de moi, je sens parfaitement que ce n'est pas tout à fait aussi bien. Que je suis en train de me carencer doucement...
Je n'ai toujours pas trouvé la solution. Mais tout de même, le plus grand progrès que j'ai fait ces dernières années en matière de méditation, c'est de comprendre ça : que le combat de l'urgent ou l'important, ça commence dès le matin au lever. Et que ce combat aura lieu tant que j'existerai. Que parfois je serai du côté de l'important. Mais parfois esclave de l'urgent. Et que c'est très bien comme ça : c'est le signe que je suis vivant...
Illustration : Détail du Combat de Jacob avec l'Ange, d'Eugène Delacroix. Visible à l'église Saint-Sulpice, à Paris.
Bonjour,
RépondreSupprimerIl y a quelque temps, j'étais toujours dans l'urgence de peur de ne pas remplir mon côta de choses à faire, de ne pas mériter un moment de repos. Je pensai bien faire dans mes relations, activités et puis un jour vos fondations s'écroulent sous le poids des échecs, des croyances erronées. Aujourd'hui j'essaye de prendre des moments importants, comme m'allonger dans l'herbe quand je tond ma pelouse, me ballader quotidiennement avec mon chien en observant les changements de dame nature et puis méditer sur un ponton face à un étang. Prendre soin de soi et des autres, un travail de tous les jours ...
Bon week end à vous tous .
Bonjour,
RépondreSupprimerc'est curieux parce qu'en théorie, si on repousse toujours l'important au bénéfice de l'urgent (ex: repousser une confontation, lever des non-dits, s'octroyer une pause), à un moment l'important deviendra urgent et donc on le traitera. Mais dans la pratique...
Bonne méditation et belle journée à tous,
B.A.
Parfois je suis triste de ne pas avoir su construire une vie professionnelle stable et un foyer..Cela par rapport à mes rêves mais aussi et là, c'est négatif par rapport "aux autres"; qd la comparaison fait ses ravages!
RépondreSupprimerAujourd'hui, je suis plus indulgente avec moi..Depuis quelques mois, je suis plus ds le présent et plus "ds ma vie" avec ce qu'elle est..Je ne vis pas ds l'urgence, et j'ai mes moments à moi (lecures, méditation..) J'arrive à rentrer ds ma bulle qd le besoin s'en fait sentir..Je prends conscience que j'ai de la chance alors.
C'est une liberté qui je crois était un fil conducteur à ma naissance et qui s'est construite comme un élément nécessaire à mon chemin. Cela m'a aussi éloignée d'un besoin de consommation excessif, d'envies inutiles!
L'urgent, c'est la santé, c'est pardonner..Là cela a tout son sens mais bien sur, c'est le vécu qui a inscrit sa définition..Nous avons tous notre dictionnaire de vie personnel, n'est-ce pas?
Prendre du temps, souffler, le fameux lacher prise!! Cela prend du temps, il est peut-être "urgent" de s'en accorder?
bon vendredi!
Si l'on veut rester en vie dans ce monde (quand je dis en vie c'est avoir une place dans notre société) il n'y a pas d'autre issue
RépondreSupprimerque de participer à l'urgence. Mais tant que ce combat existe, rien n'est perdu. Combien de personnes ne vivent plus que pour l'urgence ?
Alors moi ce combat je l'aime et le revendique parce que ce qu'il m'apporte c'est du temps à donner à ce qui est important et ce en toute conscience.
Et puis ne nous voilons pas la face nous avons des comptes à rendre à ceux qui nous sont proches et à moi de devenir marginal ou moine....
Alors tant que j'aurais du temps à consacrer à l'important, tout ira bien :)
désolé il faut bien sûr lire "et à moins de devenir marginal ou moine...."
RépondreSupprimerlapsus ?
Prendre du temps pour lire vos articles est pour moi "important". Mais pour vous ? Tous les matins, peut-être que ça devient "urgent" ! Alors, si tel est le cas, pour ma part, je vous pardonnerais de manquer un matin pour faire ce qui est "important" pour vous.
RépondreSupprimerBonne journée importante à vous.
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RépondreSupprimerIl est vrai qu'il faut "lutter" pour ne pas céder à l"urgent" et défendre l'important. Si on néglige l'urgent, on va au-devant de sérieux problèmes (professionnels par ex ou autres), si on néglige l'important ce sont nos vrais besoins qu'on néglige et l'effet ne tardera pas à se manifester sous forme d'insatisfaction profonde ; nos proches sauront nous en faire grief également. Comme le dit Psychobug, nous avons des comptes à leur rendre.
RépondreSupprimerRepérer quand il est important de céder à l'urgent et quand il est urgent de privilégier l'important, est un défi quotidien.
Il est plus facile de courir après l'URGENT pour ne pas avoir à faire ce qui est important . D'où un rythme de plus en plus rapide et de plus en plus urgent ... car ce qui est important c'est de prendre son temps et d'être vraiment dans ce que l'on fait, de réfléchir de remettre en question ... La société en général et les dirigeants en particulier n'aime pas que les gens réfléchissent , donc font en sorte que notre société soit sur un rythme optimal pour faire tourner le système économique sans qu'il soit remis en question . Car qui dit remise en question dit contestation ...
RépondreSupprimerM.B.
moi aussi je "lutte" presque chaque jour. Surtout le soir en rentrant, la tentation de m'occuper du linge, de la maison etc.. plutôt que de passer un moment à jouer avec les enfants. Maintenant j'y arrive. Je me pose aussi régulièrement la question "qu'est-ce qui est le plus important ? la maison, le côté pratique ou les moments, finalement si peu nombreux, passés avec mes enfants ?". J'ai vite tranché :-). Même si parfois c'est difficile tant il ya à faire
RépondreSupprimerL'important c'est l'important. Privilégier l'important, c'est essayer de ne pas devenir l'esclave de l'urgent, c'est aussi essayer d'évoluer dans l'urgent avec plus de recul, de discernement, et donc moins de stress.
RépondreSupprimerFacile à dire? Ben, ouais.
Moi, j'ai tendance à privilégier l'important, à tel point que l'urgent me rattrappe et là difficile de rester zen. En plus, quand je néglige l'urgent, ce n'est pas toujours à cause de l'important mais c'est aussi pour des raisons procrastimachins, ou par paresse, mais là , attention la paresse c'est important, enfin çà dépend. Ce matin, l'urgent m'asphixie, alors je vais de suite faire un break pour revenir l'affronter plus sereinement.
Et pour faire un lien avec hier, c'est l'intention qui compte aussi bien dans l'important comme dans l'urgent, or dans l'urgent souvent ce n'est plus que le résultat.
C'est un jeu de va-et-vient, mais l'important, je crois est de ne pas en être dupe et de savoir ce qui est essentiel de ce qui est factuel.
Peut-on envoyer balancer l'urgent sans qu'il se rappelle à vous avec culpabilité et anxiété?
Toujours une question d'équilibre, on en sort pas, et c'est très bien.
PS 1: Je voulais vous dire aussi merci pour l'illustration, Christophe, car j'ai tout de suite reconnue un de mes timbres préférés de ma collection quand j'étais gamin. Quelle force et energie dans ce tableau!
Profitez bien des moments importants du week end!
PS 2 : désolé pour les important et urgent qui se chevauchent et s'entrechoquent dans le texte mais c'est souvent le cas quand on veut analyser deux états imbriqués dans notre vécu.
Je partage ce que dit M.B.: courir après l'urgent, ce peut être une façon d'éviter de regarder ce qui est important... Esquiver les questions difficiles, fuir les sujets qui fâchent, éviter les remises en question. Dans l'instant, il peut paraître plus confortable de remettre l'important à plus tard, mais à la longue, gare au retour de manivelle. On le sait, et pourtant...
RépondreSupprimerSavoir faire la part des choses, accepter de lâcher l'urgent - sans mauvaise conscience - pour accorder à l'important la place qui lui revient, cela s'apprend, mais c'est un parcours parfois difficile, et une discipline qu'il faut savoir s'imposer, me semble-t-il...
Bonne journée
C., qui retourne à ses affaires urgentes ;-)
Est-ce que ça correspond à l'histoire de Marthe et Marie ?
RépondreSupprimerBonjour anonyme de 13:44
RépondreSupprimerEn fait, il faut savoir verser dans les deux: action et contemplation.
C'est Padre Pio qui le conseillait en évoquant l'histoire de Marthe et Marie.
Bonne journée à toutes et tous
Et la fuite ???
RépondreSupprimerEt les mots de Gainsbourg :
"
Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve
Se dire qu'il y a over the rainbow
Toujours plus haut le soleil above
Radieux..."
Bonjour,
RépondreSupprimerLe nécessaire et l'urgent continue à me tarauder aussi parce que j'ai hérité, socialement, de ce rapport à la vie.
Au délà de la pression des faits, il y a celle incidieuse et redoutable de la morale, qui prend le relai.
Les vraies nécessités. Passe encore...
Mais, tous ces trucs, ni vraiment nécessaires, ni vraiment urgents, pour lesquels je culpabilise (encore)...
La morale veille!
Malheureusement cette question est souvent tabou.
Et, dans les faits, ignorer les injonctions du père fouettard, n'est pas aisé. Car il est (encore) omni-présent...
Quelle triste et bien nuisible invention que ce "père fouettard"!
(Encore un mefait du paternalisme béat...)
Yves
Bonjour
RépondreSupprimerC'est en lisant un article dans la revue "LA VIE"n° 3357 que j'ai découvert votre test sur "Pour quel bonheur êtes-vous fait?". cela m'a donné l'envie de me documenter sur vous, et me voilà sur votre blog, où je prendrais le temps de revenir. Cet article est très bien. C'est vrai que souvent on pense que faire telle chose est important, mais prenons-nous la peine de nous arrêter pour voir si il est vraiment.
Merci
Renal
Je vous donne en toute modestie l'adresse de mon blog. philosophie-poeme.kazeo.com
Bonjour,
RépondreSupprimerLe combat de l'Urgent et de l'Important?
Nous avons des devoirs envers notre prochain, comme nous en avons envers nous-mêmes.
L'urgent est d'ACCOMPLIR NOTRE DEVOIR envers notre prochain : venir en aide à celui/celle qui SOUFFRE.
L'important est de ne pas l'OUBLIER à AUCUN moment.
Qui est l'Ange , qui est Jacob ??
RépondreSupprimersi je comprends bien vous définissez l'urgent comme ce qui "s'impose" à vous et l'important comme ce que vous avez "choisi" de considérer comme important. Les dépressifs vivent en permanence dans l'urgence c'est-à-dire le subit, d'où la tentation de passer pour une victime, le goût pour la procrastination et la difficulté de décider, de vouloir. Cette distinction entre l'urgent et l'important me semble très...importante. Prenons une feuille et écrivons ce qui est le plus important pour nous.
RépondreSupprimerPeut-être faudrait-il aussi distinguer le maintenant du tout-de-suite et le présent de l'immédiat. Grâce aux technologies nelles nous vivons dans une frénésie du tout-de-suite et de l'immédiat c'est-à-dire dans l'urgence. Vous me conseillez ce film? OK je le télécharge immédiatement. On ne prend plus le temps de rêver à ce que l'on désire.
RépondreSupprimerJe viens de terminer une méditation en pleine conscience, scanner du corps etc. C'était important pour moi !
RépondreSupprimerL'urgence, j'ai été obligée de la subir durant mes années de travail ... Je ne vivais pas, "l'hyperactivité dans toute sa "splendeur". La vie s'est chargée de me rappeler à l'ordre et J'ai bien été "obligée de m'arrêter. Je décide désormais, en pleine conscience, de me consacrer à ce qui est important pour moi, sans oublier les autres ! L'urgent est relégué au second plan. Carpediem !
Bon Week-end à toutes et tous.
Beaucoup de bavardages . Beaucoup de jeux de mots . Beaucoup de réthorique . Je ne trouve pas celà important finalement . Serait-il si urgent d'entretenir sans cesse ces illusions de sagesses qui ne sont que des mots ? .....
RépondreSupprimerSerait-il si important de sauver les postures de Bouddha ? ..... Tout enseignement fondé sur le bavardage litéraire se suffit à lui même . C'est un genre qui s'auto-entretiend depuis si longtemps . . . Les adultes sérieux bavardent au salon de choses importantes ..... " Les enfants ! ... Allez donc jouer dans le jardin ! ... IL est urgent qu'ils aillent jouer au jardin pour laisser les adultes entre eux ".
j'aime beaucoup cet article, il m'a permis de me rendre compte que l'urgent prend beaucoup de place dans ma vie, au détriment souvent de l'important. merci pour cet éclairage. pour ce qui est de la méditation en pleine conscience, je m'accorde 5 pauses par jour mais j'avoue que je ne parviens pas toujours à décrocher complètement... au plaisir de vous lire bientôt!
RépondreSupprimerurgent/important
RépondreSupprimerIl me semble que le choix de l'urgent s'est imposé à vous, malgré vous.
Nous sommmes confronté nous aussi au même dilemne.
Parfois, nous avons envie de tout balancer pour être nous même réellement. Mais pas peur, nous n'osons pas tout envoyer en l'air pour être nous même.
En sommmes ne serions-nous pas des prisonniers heureux de nous-même en choisissant la facilité?
IL est urgent que je cesse d'accorder la moindre importance à tous les bavardages .
RépondreSupprimerPOÈME DU BONHEUR
RépondreSupprimerOn se persuade souvent soi-même que la vie sera meilleure après s'être
marié, après avoir eu un enfant, et ensuite, après en avoir eu un autre...
Plus tard, on se sent frustré, parce que nos enfants ne sont pas encore
assez grands et on pense que l'on sera mieux quand ils le seront.
On est alors convaincu que l'on sera plus heureux
quand ils auront passé cette étape.
On se dit que notre vie sera complète quand les choses iront mieux pour
notre conjoint, quand on possédera une plus belle voiture ou une plus
grande maison, quand on pourra aller en vacances,
quand on sera à la retraite...
La vérité est qu'il n'y a pas de meilleur moment
pour être heureux que le moment présent.
Si ce n'est pas maintenant, quand serait-ce?
La vie sera toujours pleine de défis à atteindre et de projets à terminer.
Il est préférable de l'admettre et de décider d'être heureux
maintenant qu'il est encore temps.
Pendant longtemps, j'ai pensé que ma vie allait enfin commencer, ' La Vraie
Vie! 'Mais il y avait toujours un obstacle sur le chemin, un problème qu'il
fallait résoudre en premier, un thème non terminé,
un temps à passer, une dette à payer.
Et alors la vie allait commencer ! ! ! !
Jusqu'à ce que je me rende compte que
ces obstacles étaient justement ma vie.
Cette perspective m'a aidé à comprendre
qu'il n'y a pas un chemin qui mène au bonheur.
Le bonheur est le chemin.
Ainsi passe chaque moment que nous avons et plus encore :
quand on partage ce moment avec quelqu'un de spécial, suffisamment spécial
pour partager notre temps et, que l'on se rappelle que le temps n'attend
pas.
Alors, il faut arrêter d'attendre de terminer ses études, d'augmenter son
salaire, de se marier, d'avoir des enfants, que ses enfants partent de la
maison ou, simplement, le vendredi soir, le dimanche matin, le printemps,
l'été, l'automne ou l'hiver, pour décider qu'il n'y a pas de meilleur
moment que maintenant pour être heureux.
LE BONHEUR EST UNE TRAJECTOIRE ET NON PAS UNE DESTINATION !
Il n'en faut pas beaucoup pour être heureux.
Il suffit juste d'apprécier chaque petit moment et de le sacrer comme l'un
des meilleurs moments de sa vie.
La source de ce poème est inconnue
Je ne connais pas ce combat entre l'urgent et l'important car je vis dans une léthargie :(
RépondreSupprimerVous avez tous de la chance d'avoir ce dilemme car c'est la preuve que vous vous battez et que vous faites des choses...Y a-t-il des personnes dans mon cas ici ?
Si ce n'est pas important cela peut attendre.
RépondreSupprimerAutrement dit, si c'est urgent et pas important ce n'est pas si urgent, ce n'est qu'une pression.
Pour Souad :
RépondreSupprimerOui, je comprends ce que vous voulez dire. Si cette léthargie vous fait souffrir, il peut être important pour vous d'en parler, à votre famille, à vos amis, ou pourquoi pas à votre médecin de famille... Vous pouvez peut-être aussi trouver des réponses dans des livres. Je ne sais pas quoi vous dire d'autre, mais je souhaitais vous répondre, car la sincérité de votre commentaire m'a touchée. Et je suis sûre que vous aussi vous vous battez et faites des choses. La preuve : vous écrivez sur ce blog et contribuez à enrichir cette discussion.
IL est urgent et important d'arreter de se battre . ça fait des milliers de siécles que l'humanité conçoit la vie comme un combat permanant contre tout et n'importe quoi . C'est pathétique ! .....
RépondreSupprimerJe partage la vision de Zoé, l'urgent et l'important est de déposer les armes.
RépondreSupprimerRechercher la paix dans le combat est un non sens.
Lorsque nous sommes devant un choix à faire, ne sommes nous pas dans la confusion ?
Est-ce que dans ce que vous décrivez l'urgent et l'important ne font-ils pas partie intégrante et nourrissante de l'essence de votre vie ?
Belle journée à tous
moi aussi je partage le point de vue de Zoé , arrêtons de faire de notre vie un enfer parceque nous la voyons comme un combat .Au travail je connais un epersonne comme ça , tout est rapport de force ,de position de domination ( il est chasseur) sa vie est un enfer , mais le problème c'est que de travailler avec lui , notre vie devient un enfer , à tel point que pour lui avoir un comportement normal c'est être trop gentil ;et dans sa bouche ce type de remarque est une injure .Alors notre vie au traval devient aussi un combat pour ne pas se laisser emportés par ce tourbillon d'agressivité .Enfin la lecture de tous les commentaires du blog m'aide tous les jours à prendre un bon bol d'oxygène , mêm si je n'ai pas toujours le temps ou le courage d'écrire .
RépondreSupprimerà Françoise , le beau poème je me l'approprie volontiers .et j'essaie aussi d'appliquer le Carpediem .C'est d'ailleurs le nom du lieu de mes vacances , où le bonheur à l'état pur c'est justement de ne pas être dans l'urgence , de contempler le mer , de lire sans me presser , de savourer la caresse du soleil ( si rare dans mon Nord Pas de Calais )de passer du temps avec les personnes que j'aime
RépondreSupprimerbon week-end à tous
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RépondreSupprimerMerci Nadine ! Votre village doit être important pour vous ? Vous me faites rêver en vous lisant. Mon souhait serait de connaître ce "Carpediem," nom prédestiné s'il en fut, dont vous parlez si bien.
RépondreSupprimerà françoise :Carpediem c'est le nom d'un club à Cadaques ( catalogne ) perché en haut du village entre les oliviers et les amandiers , les maisons sont blanches , le site du cap de creus est classé , donc protégé d'une urbanisation défigurante .la mer est bleue ( ici dans le nord pas de calais elle est brune comme dirait dany boon)c'est la patrie de Dali , les bougainvilliers roses et violets tombent en cascade sur les façades blanches et qund je vais acheter mon pain chaud lematin au fond des ruelles j'aperçois la mer qui scintille au soleil ;c'est une image que je visualise souvent quand le soleil n'est pas au rendez vous à ici et j'aime assez cette tecnique de visualisation , un peu comme de se retrouver dan sle lieu sûr au démarrage d'une séance EMDR.j'espère que vous avez aussi ce lieu sûr .
RépondreSupprimerMême remarque que Mylagan : je suis surpris que le "temps à donner aux autres" fasse partie de tes urgences. J'imagine qu'on ne doit pas mettre la même chose derrière ce mot : tu parlais peut-être des devoirs à faire faire aux enfants, ou de ton métier qui consiste justement en ça, ce genre de choses ?
RépondreSupprimerComme les autres, je me bats chaque jour contre l'urgence et j'avoue que c'est l'urgence qui gagne. Doc, il faudrait nous reparler de la procrastination, car je me rend bien compte que c'est plus facile de passer le balai que de commencer à écrire un livre... le genre de projets qui me tiennent à coeur et que je reporte sans cesse au lendemain !
En tout cas, doc, tu restes modeste, car tu sais t'occuper de l'important : tu écris des livres, tu t'occupes de ta famille et surtout, surtout... tu écris ton petit article sur ton blog chaque jour, et tu lis nos commentaires !
Je caresse ma chatte (sans mauvais jeu de mots), et ça c'est important ! Il fallait que j'ajoute ce commentaire, car donner de l'amour c'est important !
RépondreSupprimerJe connais une grand-mère qui passait des heures à cuisiner pour ses petits-enfants et ses invités. Elle nous disait, avec tout son corps et sa générosité "donner à manger, c'est donner de l'amour".
Depuis, je me suis mis à cuisiner...
Pourtant ce n'est pas urgent, et ça pourrait être fait par d'autres, ou prendre moins de temps... mais ça me rend tellement heureux !!!
J'aime beaucoup ta reformulation Assila car dans ma conception, l'urgence n'existe que très rarement. Mon lobe frontal fonctionne bien (lol).
RépondreSupprimerSouad, je comprends votre questionnement. Le manque de vitalité qui empêche de faire ce que l'on aime (cinéma, aller voir nos amis) et nous empêche de faire ce que l'on aime pas mais qui nous permet d'être en contrôle de sa vie (ménage, cuisiner...). Je demande parfois a mes clients de se comporter 1 jour sur 2 comme s'il avait cette vitalité et de ne rien changer un jour sur deux et de noter la différence. Si j'étais cette personne qui arrive a sortir de sa léthargie ne serait-ce qu'un quart de seconde, quels genres de choses je me dirais, quels genres de choses je ferais...
Il m'arrive de vouloir une chose et son contraire. Je m'en sors en priorisant. A moins d'être dans l'exceptionnel, je garde du temprs pour ce qui est prioritaire pour moi (entraînement, cinéma, patin, lecture, cuisiner, voir mes amis et ma famille élargie). Parfois, j'ai l'impression que ma vie est une course contre la monte. Mon entourage m'envie car je suis disciplinée et j'arrive a concilier mes priorités et les choses qui s'imposent à moi mais c'est exigeant d'être disciplinée. La pleine conscience m'aide à rester en équilibre.
Pour sortir de la confusion, il faut d'abord savoir qu'on est dedans. Pas évident.
RépondreSupprimerEnsuite distinguer, et c'est un premier pas vers la sortie, les différentes "fondations" de nos intentions : quelle est la part de morale -- dont parle Yves Robert -- ou de "surmoi" utilisé en psychanalyse ? Quelle est la part des besoins qui nous sont propres (on a tellement été conditionnés pour les faire taire) ? Quel est notre libre-arbitre dans tout cela (on en parlait beaucoup dans les années '70, il semble qu'il ait disparu avec une partie de la couche d'ozone) ?
Je suis d'accord avec Anonyme M.B. (22 janvier 2010 11:05) :
Si (pour reprendre les définitions du Dr André), "urgent" = ce que le système attend (exige ?) de nous, et "important" = ce dont on a "vraiment" besoin,
et qu'on ne prend pas le temps de réfléchir, de se poser des questions, de faire la part des choses, on tombe dans le piège de la course à l'urgent, et on risque de se retrouver "out" quand-même (ce qui m'est arrivé). Et là, ce qui est important devient urgent, ce qui est urgent n'a plus d'importance mais n'en demeure pas moins urgent et c'est la confusion totale : plus rien n'a d'importance, même pas soi-même, même pas ceux qu'on aime, et, s'il reste une petite envie de vivre,
par quoi on commence pour sortir du malaise, du mal-être ?
C'est bien pour cela que j'essaie de faire mon emploi du temps le soir pour le lendemain. Comme ça, je me lève d'entrain et sans avoir à me poser de questions*, parce que les questions, surtout quand on est déjà brûlé, elles prennent toute l'énergie qui restait et on n'en a plus pour faire ce que l'on a à faire. Alors on passe le reste de la journée à se donner des coups de pieds au derrière pour sortir de la léthargie et à se culpabiliser en se traitant de paresseux, de procrastineur, alors qu'on est seulement épuisé, c'est tout : quand on remet à plus tard ce qu'on ne peut pas faire aujourd'hui parce qu'on est vraiment épuisé, ce n'est pas de la procrastination. Mais dans ce cas, il ne faut pas hésiter à aller se reposer et surtout avec la conscience tranquille. Je suis souvent surprise après, de voir tout ce que je suis capable de faire sans même avoir eu à y penser.
(suite)
RépondreSupprimerCe matin, pour la première fois depuis des années, je suis sortie de mon lit enthousiaste et de bonne humeur, mue par l'idée de ce que j'allais faire de ma journée. Avant hier, j'ai commencé un gros ménage chez moi (il fallait d'abord que je me sente un peu "chez moi" aussi, un de mes points faibles), déjà amorcé par des toutes petites tâches, mais pas suffisantes pour me donner l'impression que ça avançait.
Ces dernières semaines, j'ai travaillé très fort sur moi. D'abord accepter que j'avais besoin de repos, de ne penser à rien, ni personne d'autre que moi, malgré les sollicitations des autres, apprendre à refuser d'apporter mon aide lorsque c'est trop pour moi, apprendre à la doser et à me ménager -- c'est aussi cela, l'humilité, savoir qu'on n'est pas indispensable, malgré les protestations de certains.
Si, comme je l'ai écrit dans un autre commentaire, il n'est pas nécessaire d'attendre d'être heureux pour aider les autres (parce que cela aussi contribue à nous rendre heureux, c'est vrai), il est aussi très "important" de prendre du recul vis-à-vis de tout-le-monde, même (et surtout) ceux qui nous sont le plus cher. C'est bizarre, car c'est Mylagan qui avait donné cette citation de Léonard de Vinci «Sachez vous éloigner car, lorsque vous reviendrez à votre travail, votre jugement sera plus sûr», je crois qu'il en est de même pour l'attention que l'on porte à nos proches et que cela ne change rien à l'amour ("loin des yeux, loin du coeur" n'a pas de sens quand on aime vraiment, que ce soit son travail, un lieu, des personnes, ...). De plus il y a "autres" et "autres", et il me semble que le Dr André fait bien la nuance.
Sujet intéressant pour préparer la fin de semaine.
A tous les essoufflés du "workoolisme" : si le temps c'est de l'argent, l'argent ce n'est pas du temps.
* C'est un petit truc qui fonctionne pour moi, peut-être pas pour tous, et ça ne réussit pas miraculeusement, cela peut prendre des jours, des semaines ou plus, il faut perséverer.
Bonne fin de semaine à tous.
Tient, un petit jeu de mots idiot pour agacer Zoé, si elle a envie de revenir ici lire nos inepties :
RépondreSupprimerl'urgent ne fait pas le bonheur ;)
A Séverine, Mylagan, Rachel,
RépondreSupprimerMerci vraiment pour vos commentaires et vos conseils, cela me fait du bien :)En fait j'ai déjà lu trois livres du docteur Christophe André et j'ai compris énormément de choses mais je dois passer à l'action pour que ces précieuses lectures apportent leurs fruits, mon problème c'est que je manque affreusement d'élan vital, en ce moment par exemple j'ai arrêté toute lecture, je dois dire que je souffre de schizophrénie, j'aimerais que notre docteur écrive un livre sur le sujet, mais déjà les livres que j'ai lus m'ont appris à être plus clémente avec moi-même, car avant j'étais sans pitié !
Séverine, Mylagan, Rachel, merci encore :)
Merci à vous docteur :)
en fait je pense que dans ce que nous faisons tout est important mais il y a des priorités qui doivent être faites dans l'immédiat, urgent c'est faire de suite imprtant c'est à faire mais nous pouvons nous donner un délai tout en retenant le fait que nous avons à le faire et c'est vrai que méditer est une chose importante et que nous prenons pas toujours le temps de le faire et pour mener à bien une action importante, il est urgent de la méditer pour savoir comment nous l'allons l'amener jusqu'à sa réalisation et ensuite urgent de méditer sur ce qui a été fait, faire le point,
RépondreSupprimerL'important c'est l'air .
RépondreSupprimerL'urgent c'est la réspiration .
Enfin , bon , c'est un exemple ....
L'important c'est l'eau .
L'urgent c'est la soif .
C'est un autre exemple ....
L'important c'est la beauté .
L'urgent c'est la contemplation .
ça c'est un point de vue trés trés personnel .
Importante est la peine
RépondreSupprimerUrgentes sont les larmes ....
Importante est la fleur
Urgent est son parfum ....
Important , le desert
Urgente est l'oasis ....
Importante est la nuit
Urgentes , les étoiles ....
Important est l'amour
Urgente est la caresse ....
Je ne sais pas si cela va t'encourager Souad mais je rencontre souvent des clients qui ont déjà fait des psychoses et je t'assure que certains d'entre eux ont des vies fantastiques quand les symptômes sont stabilisés. Ceux qui s'en sortent le mieux d'après mes observations sont ceux qui arrêtent de consommer (je travaille dans un centre de dépendance), qui ont un bon suivi avec leur psychiatre, qui prennent leur médication, qui ont un suivi intensif de milieu (SIM) et dont la famille est impliquée dans le traitement. J'aime bien travailler avec eux sur les autres images d'eux car leur histoire de vie est tellement plus grande que leur schizophrénie. Il y a un intervenant qui demande a mon centre que les personnes schizophrènes lui soient référées tellement ils adorent les accompagner. Il m'a beaucoup appris. Ce sont les symptômes négatifs qui font en sorte que c'est difficile de te mobiliser. Essaie de noter tous les progrès que tu fais même si ceux-ci te semblent parfois microscopiques.
RépondreSupprimerJe commente un Blog pour la première fois.
RépondreSupprimerPour moi, l'essentiel est de m'améliorer un peu à tous les jours, à tous les mois, à tous les ans...
Je vous admire Christophe parce que, bien que vous soyez un psychiatre de réputation internationale (je suis du Canada - je vous ai rencontré lors de votre conférence à Montréal), vous cherchez toujours plus loin, vous vous remettez toujours en question... et cela, dans une simplicité très--humaine!
La difficulté pour moi est que je suis dans une période de ma vie et dans un domaine (artistique et psychologie sportive pour les musiciens) où "l'urgent" est souvent synonyme de gagner. Gagner une audition, gagner un concours, obtenir un poste, gagner ma vie... Le paradoxe est que plus je mets l'emphase sur "gagner" ("Outcome Goal"), le plus je perds et le plus je me concentre sur l'essentiel--le désir de m'améliorer ("Performance Goal")--le meilleur est ma performance et le plus je gagne.
très drôle Boulezail votre jeu de mot !
RépondreSupprimerA Zoé
RépondreSupprimer"L'important c'est la beauté .
L'urgent c'est la contemplation .
ça c'est un point de vue trés trés personnel ."
Aussi personnel soit-il, c'est un point de vue que Sainte Thérèse d'Avila ou Rabia Al-Adawiya auraient totalement approuvé...
Bien à vous
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RépondreSupprimerBon , arrêtez la frime intéléctuelle ! ....
RépondreSupprimerC'est si important vos hiérarchies paramilitaires mysthico-patapsychichiques ....
Moi , je m'en fou de sainte Thérése des Batignoles et Al Machinchose de Cordou ....
J'ai pas besoin de gourous pour penser . Je préferre penser mal mais seule . De toutes façons si on pense quelque chose , il faut en faire cadeau à l'air du temps et au vent qui passe et si ça interesse quelqu'un de le repenser alors tant mieux , et puis voilà ....
Oui ! Nadine, j'ai un lieu sûr. Je réitère, la façon dont vous parlez de votre petit paradis, me fait rêver ! Il est important de pouvoir visualiser un lieu que l'on aime où autre chose, peu importe. Le principal étant se sentir bien. Vous pouvez ajouter le mot paix ou sérénité.
RépondreSupprimerIl est urgent d'attendre et important de se poser..
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RépondreSupprimeron peut remplacer le terme prière par celui de méditation il me semble ;) :
RépondreSupprimer"réserve une demi-heure chaque jour à la prière, sauf lorsque tu as beaucoup à faire. dans ce cas prends une heure."
François de Sales
chaleureusement
frédéric
très belle citation lung ta zen!
RépondreSupprimerPerso, j'apprécie beaucoup les ouvrages de Christophe André car il parle à tous, à toutes les pensées, à toutes les convictions, à toutes les spiritualités...musulmane, je prie 5 fois par jour et lorsque C. André parle de méditation, de pleine conscience, çà me parle bien évidemment! chacun ensuite appliquera ses recommandations à la lumière de sa manière de croire ou de ne pas croire...
beaucoup de citations de la bible ou de Bouddha me renvoient directement à mes convictions...
Il y a pour moi une certaine universalité de la spiritualité, alors que chacun sur ce blog cite les références qui lui tiennent à coeur, pourquoi pas, j'ai le sentiment que nous parlons bien souvent de la même chose!
Merci encore Mr André!
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RépondreSupprimerQuel ego oubliez vous Mon Colonel ? ....
RépondreSupprimerJe vous trouve bien empressé à vous défendre pour croire que vous ayez renoncé à votre égo de guerrier d'opérette . Votre Dieu ne vous a-t-il pas donné une intelligence pour penser par vous même ? .... Mais il est vrai que vous êtes de sexe masculin , moi de sexe femminin donc inférieure à vous , donc je ferais mieux de me taire , Mon Colonel . Sinon je pourrais peut-être mal finir ..... par exemple dans des enfers que vous promettez aux païns et aux mécréants ..... Je prefererais toujours mon enfer à votre paradis , Mon Colonel ....
A Rachel,
RépondreSupprimerMerci beaucoup pour ton message d'encouragement, cela me réchauffe le coeur :)
Je vais essayer de prendre un nouveau départ, de bâtir un quotidien positif :)
J'aimerais savoir s'il y a d'autres personnes qui souffrent de schizophrénie qui visitent le blog du docteur Christophe André ?
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RépondreSupprimerAH ! C'est mieux , Mon Colonel .
RépondreSupprimerVous remontez dans mon éstime .....
Gros Bizoux de la Diablesse ZOE
La majorité d'urgences n'en sont pas.
RépondreSupprimerEteignez votre portable pendant une semaine et partez marcher dans le désert. Quand vous reviendrez, constatez combien de problèmes urgents ont trouvé une solution sans vous... c'est assez édifiant généralement !
Fabien - http://1000petitsriens.blogspot.com/
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RépondreSupprimerbonsoir,
RépondreSupprimerje ne lis votre billet de vendredi que ce soir, et n'ai pas "le temps" de lire les 66 commentaires qui ont été faits... dommage!
Je voulais simplement vous dire Christophe, que je suis surprise de la notion de "combat" qui semble être très présente dans ce que vous décrivez.
Je sais que nous avons certaines habitudes de vocabulaire.... mais ça me gêne de vous lire ainsi!!
Avez vous songé (oui un peu car en fin de texte vous dites que vous avez accepté qu'il y ait ce dilemme jusqu'à la fin de vos jours) que vous puissiez envisagé cette situation sous un autre angle? sans combat, faire suivant ce qui ce présente entre l'urgent et l'important à un moment donné... (je réalise que pas plus tard que ce matin, me sentant "submergée" par les mille petites choses à faire, je me suis arrêtée en me disant : quelles sont les tâches que tu vas faire d'abord, qui vont le plus te donner l'impression de "dégagement" et j'ai utilisé une technique qui peut paraître très bizarre (dont je vous avais parlé à Bruxelles en octobre) l'EFT (emotional freedom technique): j'ai "tapoté" avec cet agacement par rapport à tout ce que j'avais à faire et cela m'a permis de calmer cette émotion "négative" (Thierry Jansen n'aime pas cette expression mais tant pis lol)et d'avancer sereinement dans ma journée et de la vivre avec satisfaction (j'ai pris aussi le temps de méditer...)
Ce que je souhaitais souligner, c'est qu'il peut aussi y avoir des "remèdes" pour sélectionner ou plutôt arriver à discerner l'important de l'urgent, et de ne pas se laisser étouffer, ne pas se sentir "dans le combat" par rapport à cela.
big sujet!!
à demain!
Anne
Merci Françoise pour ce beau poême. Il m'a poursuivie tout le week-end. Réussi pafois à être là, simplement pour profiter de l'important. Malheureusement, l'urgent (non accompli) est souvent venu polluer mes pensées. Alors je deviens indisponible, angoissée, et même parfois désagéable. Les (trop !) nombreux ouvrages lus sur l'EDS, la procrastination m'ont permis de comprendre une mécanique immuable. Mais comment passer du mental à l'action. Enfin !
RépondreSupprimerJ'y travaille. Encore et toujours... L'impression de faire 1 pas en avant, 1 pas en arrière. Avec l'espoir de poser cette angoisse un jour...
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RépondreSupprimerQuelques pensées qui me viennent après la lecture des commentaires .
RépondreSupprimer"Faire avec "... pas contre,
c'est beaucoup plus intelligent mais beaucoup plus difficile ...
Dans un jardin il n'y a pas de mauvaises herbes il n'y a que des adventices ...
(Il n'y a que l'homme qui peut être mauvais car méchant gratuitement ...)
Dieu ne suffit pas à ma réflexion ...
J'ai oublié de signer M.B.
RépondreSupprimer@ Frédéric : Merci pour la citation de Saint François de Sales :)
RépondreSupprimerVous venez juste de me rassurer là, et c'est important !
RépondreSupprimerChaleureusement
Le plus difficile lorsque l'on est dans l'important et que l'on préférerait être dans l'urgent en faisant ce qui nous tient à coeur, c'est de ne pas avoir le sentiment de perdre son temps. On peut alors se souvenir d'une jolie citation d'un certain Christophe André que je cite de mémoire : il n'y a pas de temps perdu, que du temps vécu...
RépondreSupprimerTrès cher docteur,
RépondreSupprimerVotre article traitant de l'urgent et l'important rappellent la matrice de décision utilisée par Eisenhower et qui porte aujourd'hui son nom. Cette matrice (qui peut être utilisée mentalement ou sur papier) se base sur les degrés d'importance et d'urgence des tâches ; et offre la possibilité de s'organiser.
Il y a des choses qu'on ne peut éviter - qui pourront être source de stress si l'on ne s'en occupe pas.
Le plus important est peut-être simplement d'être conscient de l'importance et de l'urgence de ces tâches et de se réserver la liberté de se plier uax délais et à nos envies...
(Pour plus d'informations sur la matrice :
http://chohmann.free.fr/management/matrice_eisenhower.htm )