lundi 26 septembre 2011
Toucher ses limites
C'était après un colloque qui avait duré toute une journée et une soirée, un beau colloque où nous avions appris plein de choses et vécu beaucoup de moments touchants. J’avais mon train pour rentrer à Paris le lendemain matin tôt, à 7h35.
L’ami qui avait organisé tout ça (avec quelques autres, tout de même) souhaitait absolument passer me prendre pour me conduire à la gare. J’avais beau refuser, lui disant qu’il était déjà assez fatigué comme ça et que je pouvais très bien prendre un taxi, il insistait tant que j’acceptais. Et puis me disait-il, comme ça on pourra bavarder encore un peu. Rendez-vous est donc pris pour le lendemain matin 7h10 devant mon hôtel.
Le lendemain, à 7h15 il n’était toujours pas là. Je lui téléphone, et tombe sur son répondeur. À 7h20, le stress monte et je commence à arpenter la rue pour essayer d’attraper au vol un taxi (trop tard pour en faire appeler un par l’hôtel). Mon ami arrive alors, très embarrassé, m’expliquant qu’il n’a pas entendu le réveil, que c’est la première fois que ça lui arrive, etc.
Je suis à la fois soulagé de son arrivée, mais aussi assez tendu car je commence à voir que c’est raté pour le train. Nous fonçons à travers la ville, et j’assiste à ce spectacle étonnant de quelqu’un qui brûle tous les feux rouges avec prudence (je sais, ça fait bizarre de le dire comme ça…) : c’est-à-dire qu’à chaque fois, il s’avance doucement, vérifie que la voie est libre, et passe. Nous ne nous parlons pas. Lui par concentration et par embarras. Moi pour ne pas le déconcentrer, vu ce qu’il est en train de faire, et aussi parce que toute mon énergie est absorbée ailleurs.
Absorbée, car durant tout le trajet, je travaille comme un fou à me calmer : repousser les vagues d’agacement contre lui (l’envie absurde et inutile de lui faire des reproches : « je t’avais bien dit que tu étais fatigué et que je pouvais prendre un taxi ! »), celles du stress (« je vais manquer mon train… ») et celles de la culpabilité (« ne te mets pas dans un état pareil pour un simple train ; et puis, il ne l’a pas fait exprès… »). Bref, silence tendu dans la voiture. Pour la conversation amicale, ce sera pour une autre fois.
Nous arrivons devant la gare à 7h33 : galopade dans les couloirs, recherche du bon quai (toujours plus dur si on est pressé et stressé), et saut dans le TGV (qui avait en fait 5 minutes de retard). Nous nous remettons enfin à parler à ce moment, avant la fermeture des portes, lui pour s’excuser, moi pour le déculpabiliser : « pas de souci, ça nous fera un bon souvenir, dont on en reparlera dans quelques années comme d’une histoire à mourir de rire : “tu te souviens quand on a traversé la ville en moins de 10 minutes“ ?! »
Dans le train, je repense à ce que je viens de vivre. J’ai beau régulièrement méditer, savoir comment on gère son stress, etc., tout ça ne m’a pas empêché de stresser et de m’agacer. Ni de ressentir de la colère contre mon copain, et de le lui montrer par ma tête et mon silence. Le mieux que j’ai pu faire c’est tenir cette colère et ce stress à distance relative, les empêcher de prendre un ascendant complet sur moi (et de lui faire des reproches inutiles).
Mais du coup, il ne me restait plus d’énergie pour tout le reste : j’aurais pu par exemple remercier mon ami des risques qu’il prenait pour son permis de conduire et le remercier durant le trajet, pour ses efforts, et non après, pour le résultat. Mais c’était trop dur. Est-ce que j’y arriverai un jour ? Je n’en ai aucune idée ; je sais juste que j’ai encore un sacré boulot avant cette étape. Inutile de faire des efforts pour rester humbles (au cas où nous serions tentés de nous voir plus forts que nous ne sommes) : la vie se charge de nous rappeler nos limites...
Illustration : même s'ils nous font parfois des drôles de coups, c'est sympa d'avoir des amis.
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J'ai souvent pensé qu'il n'y avait pas de méthode miracle (pour la modeste "humaine" que je suis) qui me permette de faire face à toutes les situation. Croyant enfin la tenir, je m'aperçois qu'elle ne marche pas lorsque j'en ai le plus besoin (angoisse et surtout panique). En fait pour que ça marche, il ne faut pas aller trop mal. Je développe alors d'autres méthodes par exemple imaginer le pire et m'y préparer tout en pensant que le pire n'est pas encore arrivé...
RépondreSupprimerAvec toute ma reconnaissance d'être de nouveau avec nous.
Bonjour à toutes et tous,
RépondreSupprimer"La vie se charge de nous rappeler nos limites",
heureusement, car si nous y sommes attentifs, voilà de belles occasions de progresser!
Alors bien sur, le chemin est parfois long et il faut parfois que la vie nous rappelle à plusieurs reprises nos limites avant que nous ne parvenions à avoir les réactions adéquates.
C'est une bataille contre soi-même, bien plus difficile et bien plus longue que la bataille contre autrui.
Merci pour cette réflexion et belle journée!
Pour moi ce ne sont pas des limites que vous décrivez, c’est juste humain, parce qu’on ne peut pas réagir toujours en étant zen, dans ce cas on serait des robots, des robots zen mais des robots quand même (le robot n’a pas besoin de méditer !) , j’imagine une autre personne à votre place Docteur, je pense qu’elle aurait fait des reproches à son ami, même dans ce cas ce n’est pas grave, l’essentiel c’est qu’après la personne appelle pour s’excuser et nos amis ne nous tiennent pas rigueur bien longtemps, ce que je veux dire c’est que même un excellent prof de français est obligé de consulter le dictionnaire…
RépondreSupprimerDocteur André, j’ai écouté la session de pleine conscience sur le site de votre éditeur, et je ne trouve pas de mots pour décrire ce que j’ai ressenti, je me suis sentie comme avant ma maladie (les psys écrivent dans mes certificats troubles psychotiques chroniques), ça me donne vraiment du courage pour la suite et j’ai hâte d’avoir votre livre entre les mains.
Merci du fond du cœur
PS : J'adore la phrase avec laquelle vous avez accompagné l'illustration :)
beau petit exemple
RépondreSupprimerla chute est delicieuse ! bonne journée
Bonjour,
RépondreSupprimerQuel soulagement à quelque part de constater que même vous, Docteur, vous pouvez ressentir cet envahissement d'émotions tel que je peux le constater chez moi... Je me sens ainsi plus humaine (comme le dit très justement anonyme de 8h40)! Désolée que ce soit à vos dépends !!! Soulagement, mais inquiétude quant à l'utilisation d'outils pour tenter de les atténuer. Car si même vous ne parvenez pas à les atténuer, nous voilà bien avançés !!! Je plaisante, car je sais combien il est difficile, cet exercice. Et vos écrits m'ont prouvé que l'espoir de trouver la sérénité était bien réel. Pas à pas...
Bonne journée à tous
La vie est un bon Maître..
RépondreSupprimerNous sommes des élèves distraits, qui croyons toujours avoir trouvé la réponse..
alors elle s'applique à faire naître de nouvelles questions sous nos pas.
Belle leçon de lucidité et d'humilité !
RépondreSupprimerBonjour,
RépondreSupprimerJe vois la un acte manque: votre ami s'est reveille en retard pour que vous ratiez votre train et restiez plus longtemps en ville avec lui.
Je me demande si il lit votre blog?
Bonne journee,
Merci pour ce récit, il est empreint d'une certaine tendresse envers la nature humaine :)
RépondreSupprimerLa vie se charge de beaucoup,du moins si nous acceptons de voir et d'entendre :)
Belle journée,
Ce genre de péripéties m'est déjà arrivé dans des circonstances différentes, bien sur.
RépondreSupprimerFranchement, le stress le plus grand que j'ai vécu à ce moment là, c'est la peur face aux risques pris par le conducteur qui roulait à tombeau ouvert pour arriver à l'heure à la gare. Et je me suis retenu de lui crier dessus pour lui faire stopper son rodéo. Il faut dire qu'il avait l'air plus stressé que moi à l'idée que je rate mon train ( c'était pas un ami mais mon beau-père...). J'étais pétrifié. Je n'avais pas de place pour des reproches sur son départ tardif,ou pour de la culpabilité et encore moins pour des encouragements à mon Fangio du dimanche!
Ou se loge le stress et l'énergie...
Il m'arrive fréquemment d'être à la bourre pour des rendez vous où réunions professionnelles. J'avoue dans ces cas utiliser toute mon énergie pour relativiser ( tant de réunions en retard, est-ce si important etc..) et lever le pied. Cà marche à peu près mais pas toujours.
Je ne veux pas faire mon moralisateur pontifiant, mais tant de vies gâchées ou perdues pour quelques minutes. Tant d'évidence qu'on oublie dans l'urgence, pourtant toute relative, du moment.
Une vraie question...
RépondreSupprimerQue faire contre la chimie qui, a l'interieur de votre corps fait monter l'angoisse, le stress, la colere... ?
Quelque part, on sent bien que c'est chimique, qu'on est prisonnier.
On peut avec des 'bonnes' techniques faire baisser la tension, mais ca prend du temps... alors que la chimie interne c'est apparemment sacrement rapide.
A quand la pillule anti stress effet immediat et sans accoutumance, un peu comme on a cree la 'pillule du lendemain' ?
Bonne journee
Si le DOC avait su dire non à son ami ... Simplement : "Non , je vais prendre un taxi , voila ! pas de probléme , je vais faire comme ça parceque je pense que c'est plus simple"... ou un truc dans ce genre et bien alors cela se serait passé différement . La quête du consensus , de l'accord parfait ça ne marche pas comme ça . Les limites c'est la distance . La bonne distance il faut sans cesse la réinventer . Voila ce que me dit cette histoire : pour moi cette histoire parle de Distances à trouver , entre l'un et l'autre , entre être à l'heure et être en retard , entre être là et partir , entre présence et abscence ... Voyages , distances ... Entre Accords et désaccords ...
RépondreSupprimerA mon avis cette histoire parle de distances .
La Distance juste c'est la Danse qui permet de la trouver . IL faudrait sans cesse réussir à danser sa vie ... La marche , la course , la lenteur , la vitesse , ici , ailleurs , présence , abscence , immobilité , mouvement ; c'est la danse qui permet de trouver la distance nécessaire à l'harmonie .
Oui, le combat de notre raison contre notre chimie cérébrale, c'est le combat que je mène dans ma maladie,il est injuste car notre chimie doit être réglée depuis des lustres,presque génétiquement, tandis que notre logique est neuve,elle s'améliore de jour en jour.Nos petits enfants auront peut-être plus de sagesse "génétique" et ce sera plus facile pour eux, mais, il ne faut pas nous décourager, car, c'est en luttant contre les acquis "chimiques" qu'on pourra changer notre avenir.
RépondreSupprimerEn même temps, Docteur, faut-il vous souhaiter de devenir un bonze?
RépondreSupprimerRéguler ses états d'âme, ce n'est quand même pas les faire disparaître, si?
Moi....
RépondreSupprimerLa question que je me pose....
....c'est :
Est-ce que C. André a retenu sa colère pour éviter de blesser son ami....ou bien est-ce qu'il a retenu sa colère parce qu'il voulait être un champion de la "pleine conscience" et zen attitude ?
Réponse : à bien le lire, je pencherai plutôt pour la deuxième option. C'est-à-dire que sous le coup du stress et de la colère, C. André s'est trop focalisé sur lui-même : il s'est comporté en égoïste.
Je peux vous dire que bien des colères seraient désamorcées si simplement nous portions plus d'attention à l'autre plutôt qu'à notre petite personne. Et je parle par expérience....
"Sagesse génétique" ??? Quelle folie de croire en cela ... Fantasme de iatrocratie ... Mais aprés tout pourquoi pas ... "Sagesse génétique" l'idée est absolument totalitaire mais bien heureusement vouée à l'échec .
RépondreSupprimerL'homme évoluera et j'espère sera de plus en plus sage,et cela se marquera surement dans ces gènes.
RépondreSupprimerC’est peut-être dit plus haut (je n’ai pas le temps de tout lire avant de réagir sur le blogue), mais pourquoi laisser les autres nous imposer quelque chose que l’on ne veut pas au fond? La première réaction, s’y rendre pas ses propres moyens était la plus pertinente vu le contexte de fatigue de tous. On veut faire plaisir à l’autre et au final, ce sont deux vies que l’on met en danger.
RépondreSupprimerLa bonté n’a pas toujours sa place.
Je me rétracte. La bonté à toujours sa place, car il faut aussi savoir être bon envers soi-même et pouvoir refuser l’offre.
RépondreSupprimerMerci pour cette anecdote qui révèle le dur apprentissage du savoir dire NON, fermement et gentiment !
RépondreSupprimerA.B.
Heureusement l'humain ne sera jamais tel que tu le souhaites verOO . Parcequ'alors il serait devenu monstrueux . La sagesse que tu appelles de tes voeux est pire que tous les totalitarismes que l'humanité a eu à subir jusqu'à maintenant : ce totalitarisme "bienveillant" et médicalisé m'écoeure plus que tout .
RépondreSupprimer@Anonyme "Que faire contre la chimie qui, a l'interieur de votre corps fait monter l'angoisse, le stress, la colere... ?
RépondreSupprimerQuelque part, on sent bien que c'est chimique, qu'on est prisonnier."
Biofeedback. C'est l'action consciente d'influer sur de tels mécanismes, du domaine de la psychophysiologie.
@ver00 : "L'homme évoluera et j'espère sera de plus en plus sage,et cela se marquera surement dans ces gènes."
Je ne pense pas que quelque chose prouve que l'évolution se produise dans le sens où tu l'entends : cette question est encore débattue (j'ai vu des points de vue différents sur ce sujet dans différents ouvrages sérieux d'évopsy, c'est un peu en lien).
On préfère généralement (car elle se vérifie) la théorie selon laquelle les organismes comportant une certaine mutation ont de meilleures chances de reproduction et de survie que les autres - par conséquent, ce sont les autres qui disparaissent et qui ne "s'adaptent" pas, et les premiers prennent une proportion plus importante dans la population.
Merci pour cette idée, je vais en faire un développement chez moi du coup !
Votre humilité et sincérité me touche.
RépondreSupprimerJe médite depuis deux ans et depuis la découverte en avril de votre dernier livre je travaille la pleine conscience.
J'ai remarqué lors de situations ou je suis soumis à du stress, une diminution de mon anxiété. Elle est toujours là mais mieux contenue, mes émotions également ce qui me permet un peu plus de raisonnement et moins d'embarras. Ce n'est pas quand je médite que je sens quelque chose changer en moi, c'est dans les situations difficiles.
Je pense que ce travail est pour moi à vie ...
Peut être qu'un autre jour vous n'auriez pas cédé à la proposition de votre ami ou lui n'aurait pas insisté c'est je pense tout le destin incertain de notre existence. Fort heureux vous êtes là pour en parler ainsi que votre ami.
PS : Je ne vois plus de messages de Boulezail, j'espère qu'elle va bien.
Merci Lousk pour vos précisions, l'idée de la mutation me plait bien.Je vais de ce pas voir ce qu'est l'Evopsy.Tout ce qui est possible m'intéresse.
RépondreSupprimerJe ne comprends pas Stéphanie, pourquoi tant de haine envers mon monde idéal,c'est un monde pour tout le monde ,sans malade qu'on ne puisse guérir,c'est mon seul but;le bonheur pour tous.Mais, je suis loin d'être décideuse,alors ne t'inquiète pas.
RépondreSupprimerTa vision du bonheur m'écoeure verOO . Tu es une adépte de l'eugénisme et je considére qu'il est du devoir de chaque humain de lutter contre ce genre de concéption génocidaire . Tolérer l'intolérable ce n'est pas de la tolérance . Mais cependant au nom de la tolérance du DOC je préferre en rester là . Je ne te répondrai plus .
RépondreSupprimerBonsoir Dr André,
RépondreSupprimerVotre récit intitulé "toucher ses limites" me questionne.
Votre ami apparemment n'a pas conscience de ses limites d'abord en proposant de vous raccompagner après une longue journée de labeur ensuite en grillant les feux rouges.
A mon avis, dans ce genre de circonstances, l'expérience de la méditation ne m'est d'aucun secours, car n'est-il pas plus sensé d'user de la Parole pour me délier de l'autre et lui rappeler les limites à ne pas dépasser, car ce faisant il se met en danger et risque aussi la vie de ses proches?
Bref, votre Silence, Dr André, parfois me laisse très perplexe...
Bien à vous
l.n
... à condition de l'accepter telle qu'elle vient!
RépondreSupprimerpour finir votre billet. :)
Je viens régulièrement lire vos billets, et je m'interroge sur la compatibilité d'apprendre à rester focaliser avec tous les "voleurs d'attentions" qui nous entourent et la forme même du blog. J'ai personnellement du mal à me concentrer et a réfléchir avec un seul billet. Car il est vrai que les commentaires sont quand même moins riche (quand il y a un rapport avec le billet...) que ce que vous écrivez. Créer un lien quand vous écrivez un billet avec un ancien qui possède un thème voisin?
Ou simplement la mauvaise influence que facebook a sur moi?
Je pencherais pour la deuxième option, mais quand même...
Ce que tu dis est faux,Stéphanie,tu n'as rien compris, au contraire j'aime la différence mais dans le bonheur pour tous.J'arrête là, parce que je suis hors sujet,et qu'il ne faut pas abuser de la générosité de notre hôte.
RépondreSupprimerJe me suis posée la même question louis.n mais dans la mesure ou l'infraction ne pouvait causer un accident puisque très prudente,le silence du Docteur André peut se comprendre.
RépondreSupprimerver00,
RépondreSupprimeril y a des silences qui pèsent,
et des paroles qui libèrent...
Bonne soirée
Je me demande quels auraient été vos états d'âme si vous aviez raté ce train, avec des conséquences ennuyeuses sur le déroulement de votre journée... Il est décidément très délicat d'accepter (parfois de façon très contraignante) l'aide de ceux qui par gentillesse veulent absoooolument se rendre utiles!
RépondreSupprimerOUF ! OUF ! OUF !
RépondreSupprimerEt oui trois fois ouf ! Merci d'être humain, et (hé hé) de me rassurer sur mon "imperfectude". Lorsque je cède à l'impatience, à l'énervement et autres joyeusetés, je me demande à quoi m'ont servi mes neuf années d'analyse, mes lectures, mon Chemin de Compostelle sans oublier la méditation.
Alors OUF, je suis normale ! Et bien je vous assure ça me fait du bien ce matin !
tiens, je vous embrasse !
Bonjour,
RépondreSupprimerMerci Dr André, ce récit me réconforte un peu, moi qui peine bcp à appliquer toutes les bonnes méthodes de détente et de contrôle de soi.
Merci d'être de retour.
Bonne journée.
En réponse à Stéphanie (26 septembre 11:20)
RépondreSupprimerOui, une des options aurait été de décliner l'invitation et de prendre un taxi.
Je suis une personne anxieuse et je sais que c'est souvent une option facile que de tout gérer soi-même, de tout baliser. J'aime le fait que Monsieur André ait pris des risques, ait laissé de la place à son ami, ait accepté que cette invitation puisse devenir un moment agréable de partage... ou puisse être une situation stressante à partager. C'est un lâcher-prise qui vaut la peine d'être vécu, je pense.
La compassion et l'auto-compassion sont encore de mise dans cette histoire. :-)
Merci, Docteur, de nous dévoiler votre vulnérabilité, votre humanité.
L'etape ultime, c'est de prendre la vie de facon tellement coooooool qu'on ait pas besoin de mettre à distance nos sentiments. Car essayer de ne pas se metre en colére, c'est quand même beaucoup d'energie consommée.
RépondreSupprimerVous avez un excellent copain et "y'a rien de meilleur au monde" comme dit la chanson...Et çà vaut tous les trains ratés et tous les taxis du monde...Je vous souhaite de recommencer !
RépondreSupprimer"Le cœur et le moteur
Battent gaiement
Droit devant nous
Sans savoir où
Nous filons comme des fous
Car aujourd'hui
Tout nous sourit
Dans une auto
On est bien entre amis"
J'apprécie aussi la sincérité du docteur André,qui aurait pu vouloir montrer de lui l' image parfaite de l'homme indigné de voir brûler des feux rouges.Arrêtons de faire semblant d'être parfait, nous ne le sommes pas,et c'est en admettant notre état, que nous verrons nos erreurs et pourrons les régler.Merci docteur André.
RépondreSupprimerJe pense que pour vivre une aventure pareille sans RESSENTIR de colère ,il faut etre dans le coma....!!!;)
RépondreSupprimerHumain avant tout... ;o)
RépondreSupprimerTout comme les tableaux que vous me faites découvrir depuis que j'ai découvert votre dernier livre sur la méditation (au passage, merci, c'est le livre et le CD que j'attendais), je vois la situation que vous avez vécu sous un autre angle (c'est facile, depuis mon bureau et devant mon écran ;o) ):
parce que j'aurai très probablement loupé mon train, et pris le suivant (au risque de mettre un joli petit bazar sur le planning de la journée, d'ailleurs), mais je vois une prise de risque, aussi infime soit elle, sur la route, et aucune situation non vitale ne justifie pour moi cette prise de risque (attention, il en s'agit pas d'un jugement, votre ami est "grand" et sait ce qu'il a fait, c'est juste mon mode de fonctionnement propre), mais finalement, il l'a fait par ... culpabilité, celle du retard, de vous mettre dans l'embarras etc. ... Il s'est pris une bonne décharge d'adrénaline, et vous aussi par la même occasion comme vous l'expliquez plus haut.
Et il n'est pas à l'abri de recevoir une jolie contravention suite au passage d'un feu rouge (plus besoin d'agent à chaque coin de rue à présent ! ) et il ne vous le dira probablement jamais si celà se produit...
Possibilité de non-dit, de la culpabilité, du stress, peur de l'accident malgré tout, et...
Et au final, pourquoi... ?
Ah ... si, un joli billet que vous nous faites partager, et qui fait réfléchir... Rien que pour celà, merci !
Sinon, personne n'est irremplaçable, alors ... zen ! ;o)))
Merci de partage cette expérience très pratique !
RépondreSupprimerAlors, comment agir la prochaine fois... ?
quelques idées
- "d'accord, mais ne m'en veux pas si je prends un taxi au cas où tu n'es pas là à 7h15"
- "d'accord, viens à 7h dans ce cas, on aura le temps de discuter un peu et de prendre un café"
(15mn plus tôt
- ...
Quelle est finalement l'intention ?
- discuter 15 mn de plus avec cet ami
- économiser le coût d'un taxi
- céder à la sollicitude de mon ami ("je ne peux lui refuser ça, c'est un ami quand même")
- un peu de tout à la fois
Est-ce que l'intention de chacun n'est pas la clé ici ?
- intention de celui qui propose
- intention de celui qui accepte
Lol adissam,
RépondreSupprimeralors comme ça on fait son analyse à Christophe André ? ;o)
L'intention que j'y voyais, moi, c'était tout simplement ... l'amitié ;o)
Merci M. André de partager avec nous vos expériences de vie où l'on peux aussi apprécier votre profonde humilité. J'ai pratiqué la méditation Zen pendant un an et un jour tout à fait par hasard je me suis dit :"tiens ça fait un moment que je ne ressent plus de boule d'angoisse dans la poitrine ?" Bien au contraire j'avais le sentiment de la présence d'un temple à l'intérieur de moi-même, où je pourrais m'y recueillir à tout moment, c'était un sentiment très paisible. Puis la vie à fait que j'ai du arrêter ma pratique. Après des années j'ai eu envie de retrouver ce sentiment agréable de paix intérieure et votre dernier livre ma convaincu de reprendre la pratique de la pleine conscience. MERCI
RépondreSupprimer@Isabelle,
RépondreSupprimerje ne l'avais pas vu comme cela, lol ;-)
Cet exemple est formidable, chacun peut l'avoir vécu, c'est très pratique.
L'amitié, oui, mais faudrait-il céder à tout par amitié ...
on le voit ici, il peut y avoir des risques.
L'équilibre est subtil, et souvent l'autre personne peut avoir tendance à s'approprier des droits, sans même en avoir conscience ("c'est normal que je l'appelle", ou plus subtil "il peut bien me dépanner, après tout ce que J'AI FAIT...."),
Dans quelle mesure savoir si l'on peut renoncer à ce droit (de refuses une proposition)?
- Et sans état d'âme ensuite...
Il peut y avoir une réflexion pratique intéressante du côté de celui qui propose le service...
RépondreSupprimer- se sentir froissé si l'autre refuse, si on ne le prends pas mal, pourquoi?
Quel état d'esprit fait que l'on réagit bien si son ami dit "non"?