mercredi 7 septembre 2011

Golf


Je ne joue pas au golf (et je le regrette).

Mais l'autre jour, un de mes patients, très gentiment, m'a offert un livre sur ce sport très psychologique. En l'ouvrant au hasard le soir-même, je tombe sur ces phrases, banales finalement, mais qui m'accrochent tout de suite :

"Les meilleurs golfeurs s'efforcent de limiter le nombre d'erreurs qu'ils commettent, mais ils ne s'attendent pas à les éliminer. Ils comprennent qu'il est plus important de bien réagir aux erreurs qu'ils commettront inévitablement."

Pourquoi ces remarques me touchent ainsi, alors que je ne suis pas golfeur ?
Justement parce que je ne joue pas au golf !
Et que ça m'a plu d'entrevoir que cela s'applique aussi à la vie en général : s'efforcer de ne pas commettre trop d'erreurs ; mais pas au point de se crisper, ce qui nous en ferait commettre encore plus ; les accepter lorsqu'elles arrivent ; et plutôt s'attacher alors à ne pas les laisser nous parasiter pour la suite du parcours...

J'ai envie de me mettre au golf, tiens...

PS : j'oubliais un détail capital : le livre s'appelle "Jouer au golf. Sans viser la perfection". Ça ne pouvait que me plaire.

Illustrations : en haut, moi bientôt ; en bas, le livre.

20 commentaires:

  1. Non seulement les erreurs sont inévitables mais je crois qu'elles sont nécessaires à la vie qui ne progresse que par erreurs et réussites succéssives . Je pense d'ailleurs que le nombres d'erreurs est plus important que celui des réussites . Exemple : Si une lionne réussit à capturer une proie sur dix tentatives et bien cela n'est pas si mal . Réussir une fois sur dix c'est suffisant pour survivre . Peut-être une fois sur vingt ou trente ou ... ça marcherait aussi ... A mon avis les erreurs lui apprennent de plus en plus jusqu'à la réussite et puis voila .....

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  2. j'adore cette devise shadok : "en essayant continuellement, on finit par réussir, donc... plus ça rate, plus on a de chances que ça marche!" :-D

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  3. J'aime bien la synchronicité (le hasard, comme chacun sait, est le véhicule que dieu emprunte lorsqu'il veut voyager incognito): donc, hier, sur mon blog, je parlais d'essayer d'oublier le culte de la perfection. C'est fou le temps que nous perdons parfois à peaufiner ce que nous faisons, pour que ça brille comme un sou neuf, alors que la moitié du temps aurait suffit ! Accepter ses erreurs, comme un enseignement... Ya effectivement matière à réflexion !

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  4. Non Nat , ce n'est pas ça . C'est plus on essaie plus on a de probalités de réussir et plus on a de probalités d'échouer aussi , en sachant que le nombre d'échecs sera toujours plus important que celui des réussites , et en sachant aussi qu'il est possible d'utiliser ces échecs pour réussir plus souvent .
    Le probléme psychologique par rapport au systéme échec-réussite vient chez les humains du fait qu'il est connoté en négatif-positif , en un systéme bétement binaire , alors qu'il existe une interaction entre les échecs et les réussites qui n'est pas binaire et que je pourrait appeler par exemple l'apprentissage et cet apprentissage n'est possible que par essais succéssifs et plus il y a d'essais possible plus l'apprentissage est possible .
    Le probléme psychologique est d'ordre social parcequ'on voit le monde en un systéme Loozer-Winner qui juge et qui interdit l'échec au nom de la sainte réussite sacrée .
    En fait je pense que s'il faut apprendre à réussir , il faut aussi et encore plus apprendre à échouer .

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  5. Pour le dire autrement : ...
    IL existe un Ensemble des Essais .
    Dans cet Ensemble il existe 2 sous-ensembles :
    celui des échecs et celui des réussites .
    Entre ces 2 sous-ensembles il éxiste des interactions . Par exemple au départ le nombre des échecs est trés important , celui des réussites est faible , mais de par les interactions échecs-réussites le nombre des échecs va diminuer et celui des réussites va augmenter . Ces interactions entre échecs et réussites je les nomme Apprentissage .
    Voila

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  6. Bien d'accord avec vous tous, mais bon sang que ce culte de la perfection est souvent bien ancré en nous (en moi devrai-je dire). Pourtant, accepter nos erreurs est indispensable pour ne pas devenir son propre tyran et celui des autres.
    Ce billet m'a fait penser à un autre lu sur le blog "fortes têtes" de Cécile Traverse du 27 aout 2011, fort intéressant, comme souvent. Il distingue plusieurs forme de perfectionnisme, le sain et le nocif et propose le concept d’optimalisme (auquel j’abonde) que je ne connaissais pas.

    http://sportmental.blog.lemonde.fr/

    Il y aussi sur ce blog un article plus ancien ou Johny Wilkinson, demi-d’ouverture du 15 de la Rose, nous parlait de l’intention par rapport à l’objectif et la réussite qui m’avait aussi marqué.

    NB : Belles photos, stéphanie.

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  7. Oui ? merci Stéphane . Pour une photo "réussie" (ou qui me conviend) j'en rate une centaine . Et à chaque fois je me demande ce qui ne va pas , qui ne me conviend pas .... et je recommence jusqu'au moment où il apparait une photo "réussie" . Elle apparait comme ça d'un coup , sans aucun calcul . Finalement je me dis que la spontanéité est aussi un apprentissage .

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  8. les pensées de l'ysa7 septembre 2011 11:17

    Au début nous acceptons nos "erreurs" et puis un jour, nous réalisons que ces "erreurs" n'en n'étaient pas, mais qu'il s'agissait seulement d'expériences qui nous ont permis de grandir. Nous ne commettons jamais d'erreur. Nous apprenons en permanence, au travers de nos expériences, ce qu'il nous faut connaître ou découvrir à propos de nous-mêmes, des autres ou de la vie en général (d'où pas de hasard mais des rdv bien ciblés pour chacun d'entre nous). Alors aujourd'hui j'ai abandonné ce mot de mon vocabulaire et lorsque des expériences inconfortables se répètent je me dis qu'il m'est offert une nouvelle opportunité de comprendre, pour GRANDIR !
    :)

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  9. J’intègre de plus en plus la notion d’acceptation que vous décrivez dans votre livre « les états d’âme » comme une étape essentielle, mais pas toujours sereine pour ma part selon l’adversité que je traverse…
    L’erreur est humaine et au quotidien nous faisons bon nombre d’erreur pour de multiple raisons et je pense que chacun donne différents degrés d’importance à ses erreurs, s’en enrichit, les rectifie selon sa sensibilité.
    Mon rêve était plutôt le surf. Savoir trouver le juste équilibre pour tenir debout malgré la force des vagues, me laisser glisser dans le tunnel et admirer la transparence de l’eau s’enroulant autour de moi…

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  10. C'est les défauts qui font le charme... :)

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  11. Je pense que le hazard qui permet les accidents et les erreurs est comme un terreau fertile .
    Sans le hazard , sans le kaos qui permet les accidents et les erreurs et même les fautes l'avenir serait stérile et prisonnier d'un éternel retour . L'avenir est riche de possibles infinis parceque le hazard , le kaos existent et permettent les accidents , les erreurs et aussi les fautes qui sont semblables à ce qui se passe dans la terre d'une forêt : comme une énorme fermentation à partir de laquelle la vie se renouvelle , se reproduit mais en évoluant toujours .

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  12. Derrière chaque erreur une opportunité... ou un rendez-vous manqué

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  13. La perfection ne nous apprend rien .
    Ce sont les imperfections qui nous permettent de progresser .

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  14. Ce ne sont pas les erreurs qui me font peur,car lorsqu'elles sont reconnues ,elles sont souvent rectifiables (notamment en santé)mais ceux qui ne les admettent pas et donc ne les voient pas,la plupart du temps, par orgueil.Il faut craindre l'inconscience de ses erreurs.Nous sommes dans une culture du non dit de l'erreur, la crainte du procès,du "quand diras t-on"....Il faudrait que ça change; apprendre dès l'enfance à traquer les erreurs,sans crainte mais pour réajuster et s'améliorer, arrêter de croire qu'on peut être tous des surhommes simplement parce qu'on est médecin ou infirmière......

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  15. Bonsoir,

    souvent j'ai l'impression que la peur de l'échec chz moi vient :
    - de la crainte du regard des autres : "ah tu as moins bien fait que la dernière fois" "ça baisse dis donc" ;
    - du besoin de me donner un peu d'élan pour travailler. En poursuivant sans cesse le plus, le meilleur, je me motive plus qu'en y allant cool. Et pendant que je me concentre sur le boulot, j'oublie ce qui ne va pas à côté aussi ;
    - du goût du challenge.
    Ainsi ce n'est pas forcément négatif mais cela peut être sclérosant, définitivement et emprisonnant, souvent.

    Bàv,
    B.A.

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  16. B.A.,

    Ne serais tu pas un exemple type de cerveau droit prédominant ?
    Je te conseille le très intéressant livre de Jeanne Siaud-Facchin (http://www.amazon.fr/gp/product/2738120873/ref=oss_product), une vraie révélation d'un mode de fonctionnement singulier :o)

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  17. Merci pour le conseil de lecture, Nathalie. Jusqu'à présent,je pensais que c'était l'influence de mes parents ainsi qu'un certain dilettantisme ne demandant qu'à être maté qui me poussaient à vouloir plus.
    Je vais voir !
    Grand merci,
    B.A.

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  18. Ne regrettez pas de ne pas jouer au golf,c'est un sport en vogue pour les " m'as tu vu ? " qui veulent se donner un genre.Pour moi, vous marquez un point de plus.Maintenant,je stéréotype un peu, mais je crois pas être loin de la réalité.

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  19. B.A.,

    Pour compléter l'excellente idée de livre de Nathalie, ne seriez-vous pas un peu une "scanneuse" ? Je le suis moi-même et même s'il n'est pas toujours facile de vivre dans un monde qui encourage trop à la spécialisation (à mon gout), les scanneurs, c'est à dire ceux et celles qui aiment explorer et changer régulièrement d'activité, peuvent aussi trouver leur place. :)

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  20. Bonjour

    Dans cet esprit, peut-être seriez-vous intéressé de lire mon mémoire "Le yoga pour mieux vivre sa pratique du golf" ? car ces deux disciplines (y compris la méditation) se ressemblent et se complètent à merveille.

    Christine

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