jeudi 25 novembre 2010

Une grande question


C'est dans le TGV Rennes-Paris, en revenant d'une conférence. Il y a deux gamins qui mettent un souk pas possible : ils parlent très fort, se disputent, hurlent pour attirer l’attention de la mère.

Celle-ci est exaspérée, peut-être épuisée, et fonctionne (malheureusement pour elle, pour ses enfants et pour les passagers) sur le registre : ne rien dire, puis exploser, hurler et menacer, mais de façon irréaliste : «à la prochaine gare, tu descends tout seul sur le quai...»

Tu parles que ça les impressionne, les deux lascars... Ils sont habitués à ces menaces bidon. La mère ne les punit pas, jamais, elle prononce de temps en temps des «chut !» désespérés et impuissants quand les passagers alentour relèvent la tête après un hurlement surpuissant d’un des deux petits agités.

Mais à un moment, un peu fatigués, ils commencent à dire des choses intéressantes.

Notamment cette drôle de question, en voyant qu'il reste des personnes sur le quai lorsque nous redémarrons de je ne sais plus quel arrêt : «pourquoi les gens ils sont pas tous dans le train ?»

C'est vrai ça, pourquoi tout le monde n’est pas dans le train, avec nous ?

Évidemment, ça nous paraît une question de peu de sens. Mais c’est sa vision du monde : si lui y est, alors tout le monde devrait y être. Finalement, nous continuons de nous poser ce genre de questions une fois adultes : si la vie est un voyage en train, pourquoi il y a des gens qui descendent, et dans ce cas où vont-ils ? Et pourquoi des gens montent (naissent) ? Et avant, où étaient-ils ?

Du coup, les deux gamins me semblent moins mal élevés, et je ne vois plus seulement en eux deux sales gosses, mais deux petits garçons avec de grandes questions existentielles. En plus, ils finissent par se fatiguer et somnoler, je vais pouvoir finir mon voyage tranquille et me poser moi aussi des questions sans réponse...

Illustration : un passager de TGV un peu agacé par le boucan que font deux jeunes enfants moyennement bien élevés...

41 commentaires:

  1. Mais comment "punir" un enfant dans un TGV ? comment le "priver" de quelque chose qui lui plaît quand on est confrontée en tant que mère à un excès d'énergie, d'énervement, de débordement ? Avec tous les regards ou les remarques qui convergent...

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  2. Et si le père les avait accompagné , c'eut été mieux ?

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  3. Bonjour,

    j'ai longtemps été comme le chef de gare à regarder les trains passer et ne pas monter. Je traverse l'épreuve du cancer et croyez moi malgré les difficultés, je suis maintenant dans le train, ne regardez pas les trains passer, monter, monter dedans malgré les retards, les aléas de la vie mais monter.

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  4. ...il faudrait écrire :accompagnés ?

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  5. L'ULTIME VOYAGEUSE .
    Dans la gare abandonnée de cette petite ville , quelque part , je suis l'ultime voyageuse .
    Les portes sont murées . les fenêtres brisées .
    Sur les quais poussent les herbes folles .
    Les arbres déja se rapprochent des voies .
    Partout la nature reprend ses droits .
    Je suis seule ici . Je suis l'ultime voyageuse .
    Je marche le long des voies .
    Je marche seule . Egarée ? ...
    Oui , égarée sans doute je le suis pour cette société qui me hait .
    Je suis l'ultime voyageuse et je marche seule le long des voies .
    Je m'en vais vers ailleurs , ailleurs est toujours meilleur pour les âmes égarées , pour les êtres rejetés . Et je marche le long des voies , je marche en équili-libre sur un rail par jeu , et par jeu je saute d'un rail à l'autre . Qui me verrait sans doute penserait que je suis folle , mais je suis l'ultime voyageuse , la seule peut-être à me souvenir du sens du voyage , et les arbres me rejoignent et me rejoint la nature et moi je marche sur les rails , oui je déraille sans doute ..... je suis l'ultime voyageuse .........

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  6. Magnifique !
    L ultime voyageuse...

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  7. Oui je voyage ! ... Et si je voyage c'est vers toi , mon amour ! car c'est toi que j'ai toujours aimé .
    Je voyage seule au milieux des autres mais mon autre c'est toi et je m'en vais vers toi , mon coeur mon amour ! ... Et déja je suis là , déja je suis auprés de toi puisque je suis partie , puisque j'ai tout abandonné pour toi ma belle mon amour ! ... Partir c'est me rapprocher de toi ! PARTIR pour vivre toujours , ma belle mon coeur mon amour ! PARTIR !!! comme partent les flots de l'océan qui se retire pour s'offrir à tes pas , à ta beauté sublime , à ta grace infinie ... Toi ma belle éternelle qui en mon coeur voyage , toi qui voyage en moi ... Oui je voyage vers toi , mon amour ! ......

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  8. C’est très riche, l’image du train de vie, ou plutôt du train de la vie. On peut y gesticuler, faire du bruit, se faire remarquer, on peut y somnoler ou dormir, on peut regarder le paysage, ou sa voisine, son voisin, y faire des rencontres et plus si affinités, on peut rater un train, tirer la sonnette d’alarme. Le hic, c’est que je suis content d’entrer dans un train mais pressé d’arriver, de sortir, et là si la sortie , c’est la mort, je ne suis plus en phase avec l’image. Remarquez, c’est surtout vrai, si il ne se passe rien dans le train. Si en revanche, je traverse les Alpes ou les Cévennes, lové sur la banquette et contre ma voisine, avec mes enfants qui jouent àcôté, çà change la donne !

    En tout cas, votre image m’a fait penser à la très belle chanson d’Iggy Pop « The passager »

    http://www.youtube.com/watch?v=QEY6_jcrzI8 et la traduction en français http://www.lacoccinelle.net/traduction-chanson-14075-.html

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  9. j'aime beaucoup l'image de la traversée de la vie comparée au voyage en train... les gens montent (la naissance), les gens descendent (la mort)et à l'intérieur du train, du bruit, des disputes, des rires, le sommeil.... la vie quoi!

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  10. Une histoire qui se termine bien...puisque la vision de ces enfants a change:
    On se fie trop aux apparences: la manifestation exterieure des gens nous les fait juger un peu trop rapidement.
    Ces enfants ont eu le temps de montrer leur autre côté plus ouvert au monde et plus interessant.

    Par expérience pour avoir 3 garçons, la reaction de la maman n'est pas la plus adequate mais ce n'est pas si simple quand on n'a pas l'énergie pour s'occuper d'eux a ce moment là. J'aurais arrêter de faire ce que je faisais, je les aurais ecouté, j'aurais discute avec eux. CECI DIT: hier soir, j'ai coupé court pour coucher les enfants parce qu'il y avait des amis à la maison, voulant rester avec eux. Il n'y a pas eu de crise mais une petite decepton car il n'y avait cette fois ni histoire ni calin... Comme quoi, ce n'est pas si simple.

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  11. Grand Corps Malade a un slam sur les trains et les histoires d'amour...

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  12. merci, anonyme de 7 h 42,et plein de bonnes choses.....Je vais essayer de monter,mais, c'est pas si simple, finalement.Peut-on avoir peur de la vie ?

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  13. Une histoire qui se termine bien...puisque la vision QUE L ON PEUT A de ces enfants a change...

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  14. On aurait tendance à dire « vive les filles », pas vrai docteur ?
    Non, je plaisante, heureusement, tous les petits gars ne sont pas comme eux.
    Mais souvent, les bruits et caprices des enfants des autres sont plus difficile à supporter que ceux de ses propres enfants. Il est vrai aussi que cela soulage bien les mamans quand les papas peuvent prendre le « relais », s’occuper de ces zouaves et faire autorité sur eux. Je pense bien souvent aux difficultés auxquelles doivent faire face les mamans qui élèvent seules leurs enfants.

    Peut être aurait-il fallu qu’ils dépensassent leur surplus d’énergie avant de monter dans le train, et peut être aurait-il fallu que, dans le train, on leur trouva une occupation pour leur esprit. (Mais apparemment, ils ont fini par en trouver une). Il existe aussi des occupation pour les mains.
    Je pense à Beatrix Potter dont l'ennui l'a poussé à étudier la nature et a développé son don pour le dessin.
    Qui sait….peut être faut-il pour certains un voyage dans un train pour découvrir leur don.

    On peut voir dans leur question, une autre plus…générale, plus grande. Personnellement, j’y vois plus une question de logique. Cela dit, j’aurais été à leur place, j’aurais aimé que l’on me donne une explication plus amusante, j’aurais aimé que l’on me raconte une histoire…une histoire avec des trains, des gares, des chouettes et des gens un peu bizarres…

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  15. Slam de Grand Corps Malade

    J'crois que les histoires d'amour
    C'est comme les voyages en train
    Et quand j'vois tous ces voyageurs
    Parfois j'aimerais en être un
    Pourquoi tu crois que tant de gens attendent sur le quai de la gare ?
    Pourquoi tu crois qu'on flippe autant d'arriver en retard ?

    Les trains démarrent souvent au moment où on s'y attend le moins
    Et l'histoire d'amour t'emporte sous l'oeil impuissant des témoins
    Les témoins c'est tes potes qui te disent au-revoir sur le quai
    Et regardent le train s'éloigner avec un sourir inquiet

    Toi aussi tu leur fait signe et t'imagines leurs commentaires
    Certains pensent que tu te plantes et qu't'as pas les pieds sur terre
    Chacun y va de son pronostic sur la durée du voyage
    Pour la plupart le train va dérailler dès le premier orage

    Le grand amour change forcément ton comportement
    Dès le premier jour faut bien choisir ton compartiment
    Siège couloir ou contre la vitre y faut trouver la bonne place
    Tu choisis quoi ? Une love story d'première ou d'seconde classe ?

    Dans les premiers kilomètres tu n'as d'yeux que pour son visage
    Tu calcules pas derrière la fenêtre le défilé des paysages
    Tu t'sens vivant, tu t'sens léger et tu ne vois pas passer l'heure
    T'es tellement bien que t'as presque envie d'embrasser le contrôleur

    Mais la magie ne dure qu'un temps et ton histoire bat de l'aile
    Toi tu dis qu'tu n'y es pour rien et qu'c'est sa faute à elle
    Le ronronnement du train te saoule et chaque viage t'écoeure
    Faut qu'tu t'lèves que tu marches, tu vas t'dégourdir le coeur

    Et le train ralentit c'est d'jà la fin d'ton histoire
    En plus t'es comme un con tes potes sont restés à l'autre gare
    Tu dis au r'voir à celle que t'appel'ras désormais ton ex
    Dans son agenda sur ton nom, elle va passer un coup d'tip-ex

    C'est vrai qu'les histoires d'amour c'est comme les voyages en train
    Et quand j'vois tous ces voyageurs parfois j'aim'rais en être un
    Pourquoi tu crois qu'tant d'gens attendent sur le quai d'la gare ?
    Pourquoi tu crois qu'on flippe autant d'arriver en r'tard ?

    Pour beaucoup la vie s'résume à essayer d'monter dans l'train
    A connaitre ce qu'est l'amour et s'découvrir plein d'entrain
    Pour beaucoup l'objectif est d'arriver à la bonne heure
    Pour réussir son voyage et avoir accès au bonheur

    Il est facile de prendre un train, encore faut-il prendre le bon
    Moi chui monté dans deux-trois rames mais c'était pas l'bon wagon
    Car les trains sont capricieux et certains son inaccessibles
    Et je n'crois pas tout l'temps qu'avec la sncf c'est possible

    Il y a ceux pour qui les trains sont toujours en grève
    Et leurs histoires d'amour n'existent que dans leurs rêves
    Et y ceux qui foncent dans l'premier train sans faire attention
    Mais forcément ils descendront déçus à la prochaine station

    Y a celles qui flippent de s'engager parce qu'elles sont trop émotives
    Pour elles c'est trop risqué d's'accrocher à la locomotive
    Et y a les aventuriers qu'enchainent voyage sur voyage
    Dès qu'une histoire est terminée, ils attaquent une autre page

    Moi après mon seul vai voyage j'ai souffert pendant des mois
    On s'est quittés d'un commun accord mais elle était plus d'accord que moi
    Depuis j'traine sur le quai, j'regarde les trains au départ
    Y a des portes qui s'ouvrent mais dans une gare j'me sens à part

    Y parait qu'les voyages en train finissent mal en général
    Si pour toi c'est l'cas accroche-toi et garde le moral
    Car une chose est certaine y aura toujours un terminus
    Maint'nant tu es prév'nu, la prochaine fois tu prendras l'bus...

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  16. C'est le pied25 novembre 2010 10:44

    Pas très gai tout ça.
    Je préfère aller à pied.
    On n'est pas passif, on s'arrête quand on veut, où on veut, et on choisit sa destination, on est même libre de changer de direction en cours de route.
    La marche à pied, c'est bon pour la tête.

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  17. Ah la la, y en a qui disent de belles choses... Très poétiques.
    Mais c'est vrai que rien ne vaut la marche (à pied, il n'y a pas d'autre marche possible) !

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  18. Une personne qui m'est chère m'a fait cadeau de ce texte, alors le partager avec vous est un vrai bonheur. Si vous connaissez son auteur faites le savoir et bon voyage!
    "La vie ne cesse d'être un voyage en train, pleine d'embarquements et de débarquements, quelques accidents, des surprises agréables à certains embarquements, de grandes tristesses à d'autres.
    Quand nous naissons, nous entrons dans ce train et nous rencontrons quelques personnes qui, pensons nous, serons toujours dans ce voyage avec nous: nos parents.
    Hélas ce n'est pas vrai; à l'un des arrêts ils descendront et nous laisseront, privés de leur affection, de leur amitié et de leur compagnie irremplaçable...Mais cela n'empêche pas que, durant le voyage, des personnes intéressantes qui deviendront très spéciales pour nous, embarquent. Arrivent nos frères, amis et amours merveilleuses.
    De nombreuses personnes prennent ce train à peine comme une promenade, d'autres ne trouveront dans ce train que tristesse, et il y en aura d'autres qui circuleront dans ce train disposés à aider celui qui en aura besoin.
    Beaucoup descendent et laissent une nostalgie éternelle, nombre d'autres y passent d'une telle façon que, quand ils libèrent leur place, personne ne s'en rend compte. C'est curieux de constater que certains passagers, qui nous sont très chers, s'installent dans des wagons différents du nôtre; ainsi nous voyons nous obligés de faire ce trajet séparés d'eux, ce qui n'empêche pas, bien évidemment, que durant le voyage nous traversions, avec de grandes difficultés, notre wagon pour aller dans le leur...seulement, nous ne pourrons jamais nous asseoir à côté d'eux, puisqu'il y aura déjà quelqu'un assis à cette place.
    Cela ne fait rien, le voyage est ainsi, plein de bousculades, de rêves, de fantaisies, d'attentes, d'adieux...mais jamais de retours.
    Faisons ce voyage, alors, de la meilleure manière possible, en essayant de maintenir de bonnes relations avec tous les passagers, en recherchant en eux le meilleur, en nous souvenant toujours qu' à un moment du parcours, ils peuvent faiblir et que, probablement, nous aurons besoin de comprendre cela, parce que nous aussi, nous faiblirons de nombreuses fois, et que, certainement, quelqu'un nous comprendra. Le grand mystère finalement, est que nous ne saurons jamais à quel arrêt nous descendrons.
    Je me demande souvent si en descendant, je sentirais de la nostalgie...je crois que oui. le fait de me séparer de certains amis ne sera pas moins douloureux que de laisser mes enfants continuer le voyage seuls.
    A un moment donné je serai à la station principale et je sentirai une grande émotion à les voir arriver avec un bagage qu'ils n'avaient pas quand ils ont embarqué... "

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  19. @ anonyme 25 novembre 2010 11:13

    Je me souviens d'avoir également reçu ce texte avec des photos sous forme de diaporama.

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  20. Il y a des enfants bien élévés et d'autres mal élevés, mais ce n'est qu'à la fin de l'histoire que l'on sait si le bien était bien et si le mal était mal.

    Par exemple, vos filles "farfouillent" dans votre portable en votre absence. C'est mignon mais pas très bien élevé !

    Mais si elles font la même chose avec leurs futurs maris et qu'elles découvrent que ceux-ci envoient des centaines de sms "olé olé" à d'autres charmantes dames, ça risque de leur faire pas mignon du tout et bien élevé dans leurs petits coeurs.

    Morale de l'histoire : les biens élevés sont souvent des proies faciles pour les pervers, à moins que ce ne soit les pervers eux-mêmes qui soient des "parfaitement" biens élevés.

    Bref quel souk!, où est le bien et où est le mal?

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  21. "...Faisons ce voyage, alors, de la meilleure manière possible..."

    Joli texte qui me fait oublier les trains pour Auschwitz et Buchenwald, mais quoi qu'il en soit la destination est la même, n'est-ce-pas ? Bien sûr, je peux savourer le temps passé tout en me posant des questions métaphysiques (absurdes?) en opposant le corps et l'esprit, l'humain et le divin, présence et absence, etc.


    La Vie, à mon avis, est un don gratuit, et quand j'ai accepté de donner, la Mort, avec son cortège de peurs, de colères et de frustrations, n'a plus de prise sur moi... et peut-être qu'alors je renaîtrais tel un phénix de mes cendres ? Je n'en sais rien en fait...

    Bonne journée
    l.n

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  22. Cher docteur, voilà le genre d'article que j'aime. Observer les gens qui nous entourent, être attentif à ce qui se dit et à ce que l'on voit, et s'interroger comme vous le faites. Mais ne cherchez pas de réponse à la question, contentez-vous de vous étonner. Chercher une réponse c'est penser, réfléchir, se tromper, se torturer. Voir, écouter, s'étonner, écrire tout cela comme un reporter, c'est suffisant.
    Merci pour cet article.

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  23. Dans une telle situation,
    Il m'arrive d'intervenir.

    Et s'est généralement droit dans les yeux,
    que je me dirrige vers les enfants,
    pour leus faire comprendre,
    que j'entre en contact avec eux.
    Et avec humour de préférence.

    Ce qui a pour effet,
    de mobiliser leur attention,
    et en général de détendre et faire sourir,
    la maman.
    Anne.

    Nous avons partagés,le même Wagon a Pacé, Docteur.

    Fort heureusement, il n'y a pas que le train pour voyager,
    Et tant d'autres façon de regarder le Monde.

    N'est-ce pas dans le fond,
    LA CURIOSITE,qui apporte tout son goût, tout son relief au voyage.

    OUF, J'ai eu Peur, cette histoire de train avait finit par me donner 'le Bourdon'

    Splendide Poëme de CHLOE,
    Merci de nous l'offrir.

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  24. Assilà, vous réduisez le rôle de notre hôte à celui d'un spectateur (impuissant comme la maman ?) qui se permet en plus, à mon avis, de juger à travers les adjectifs : "lascars, mal élevés, moins mal élevés, moyennement bien élevés"

    Cordialement
    l.n

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  25. Y'en a qui restent sur le quai parce qu'ils ont du mal à trouver leur voie. Et ils finissent aussi par être fatigués (de chercher)

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  26. Dans ce cas, il faut quand même se jeter dans un train.

    La vie est pleine d'aiguillages...

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  27. Et il y en a qui se jettent sous les trains ...

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  28. "Le paysage devint accidenté, abrupt, le train s’arrêta à une petite gare entre deux montagnes. On ne voyait au fond de la gorge, au bord du torrent, qu’une maison de garde enfoncée dans l’eau qui coulait au ras des fenêtres. Si un être peut être le produit d’un sol dont on goûte en lui le charme particulier, plus encore que la paysanne que j’avais tant désiré voir apparaître quand j’errais seul du côté de Méséglise, dans les bois de Roussainville, ce devait être la grande fille que je vis sortir de cette maison et, sur le sentier qu’illuminait obliquement le soleil levant, venir vers la gare en portant une jarre de lait. Dans la vallée à qui ces hauteurs cachaient le reste du monde, elle ne devait jamais voir personne que dans ces trains qui ne s’arrêtaient qu’un instant. Elle longea les wagons, offrant du café au lait à quelques voyageurs réveillés. Empourpré des reflets du matin, son visage était plus rose que le ciel. Je ressentis devant elle ce désir de vivre qui renaît en nous chaque fois que nous prenons de nouveau conscience de la beauté et du bonheur. Nous oublions toujours qu’ils sont individuels et, leur substituant dans notre esprit un type de convention que nous formons en faisant une sorte de moyenne entre les différents visages qui nous ont plu, entre les plaisirs que nous avons connus, nous n’avons que des images abstraites qui sont languissantes et fades parce qu’il leur manque précisément ce caractère d’une chose nouvelle, différente de ce que nous avons connu, ce caractère qui est propre à la beauté et au bonheur. Et nous portons sur la vie un jugement pessimiste et que nous supposons juste, car nous avons cru y faire entrer en ligne de compte le bonheur et la beauté, quand nous les avons omis et remplacés par des synthèses où d’eux il n’y a pas un seul atome. C’est ainsi que bâille d’avance d’ennui un lettré à qui on parle d’un nouveau «beau livre», parce qu’il imagine une sorte de composé de tous les beaux livres qu’il a lus, tandis qu’un beau livre est particulier, imprévisible, et n’est pas fait de la somme de tous les chefs-d’oeuvre précédents mais de quelque chose que s’être parfaitement assimilé cette somme ne suffit nullement à faire trouver, car c’est justement en dehors d’elle. Dès qu’il a eu connaissance de cette nouvelle oeuvre, le lettré, tout à l’heure blasé, se sent de l’intérêt pour la réalité qu’elle dépeint. Telle, étrangère aux modèles de beauté que dessinait ma pensée quand je me trouvais seul, la belle fille me donna aussitôt le goût d’un certain bonheur (seule forme, toujours particulière, sous laquelle nous puissions connaître le goût du bonheur), d’un bonheur qui se réaliserait en vivant auprès d’elle. Mais ici encore la cessation momentanée de l’Habitude agissait pour une grande part. Je faisais bénéficier la marchande de lait de ce que c’était mon être au complet, apte à goûter de vives jouissances, qui était en face d’elle. C’est d’ordinaire avec notre être réduit au minimum que nous vivons ; la plupart de nos facultés restent endormies, parce qu’elles se reposent sur l’habitude qui sait ce qu’il y a à faire et n’a pas besoin d’elles."

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  29. le sheller a tout dit ...

    La vie c'est comme une image
    Tu t'imagines dans une cage
    Ou ailleurs
    Tu dis "C'est pas mon destin"
    Ou bien tu dis "C'est dommage"
    Et tu pleures

    On m'a tout mis dans les mains
    J'ai pas choisi mes bagages
    En couleur
    Je cours à côté d'un train
    Qu'on m'a donné au passage
    De bonne heur

    Et je regarde ceux
    Qui se penchent aux fenêtres
    J'me dis qu'il y en a parmi eux
    Qui me parlent peut-être
    Oh j'cours tout seul
    Je cours et j'me sens toujours tout seul

    Et si j'te comprends pas
    Apprends-moi ton langage
    Dis-moi les choses qui m'font du bien
    Qui m'remettent à la page
    Oh j'cours tout seul
    Je cours et j'me sens toujours tout seul

    Pour des histoires que j'aime bien
    J'ai parfois pris du retard
    Mais c'est rien
    J'irai jusqu'au bout du chemin
    Et quand ce s'ra la nuit noire
    Je s'rais bien

    Faut pas qu'tu penses à demain
    Faut pas dormir au hasard
    Et tu tiens
    Je cours à côté d'un train
    Qu'on m'a donné au passage
    Un matin

    Et je regarde ceux
    Qui s'allument aux fenêtres
    J'me dis qu'il y en a parmi eux
    Qui m'aimeraient peut-être
    Oh j'cours tout seul
    Je cours et j'me sens toujours tout seul

    Et si j'te comprends pas
    Apprends-moi ton langage
    Dis-moi les choses qui m'font du bien
    Qui m'remettent à la page
    Oh j'cours tout seul
    Je cours et j'me sens toujours tout seul

    Et je regarde ceux
    Qui s'endorment aux fenêtres
    J'me dit qu'il y en a parmi eux
    Qui m'oublient peut-être
    Oh j'cours tout seul
    Je cours et j'me sens toujours tout seul

    On vous dira sans doute
    Que mon histoire est bizarre
    Je sais mais j'peux pas m'arrêter
    Vu qu'y a plus d'noms sur les gares
    Oh j'cours tout seul
    Je cours et j'me sens toujours tout seul

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  30. Hello,
    alors cette anecdote ne m'aurait pas du tout inspiré les mêmes réflexions. Je serais restée plus prosaïque ("ah oui cet enfant est curieux, si cela pouvait l'empêcher de couiner ce serait bien") et assez énervée du manque d'énergie de la mère.
    Un élément de réflexion sur le commentaire d'Iris qui m'a "parlé": on enseigne des principes scellés dans le marbre aux enfants. Toujours dire bonjour, ne jamais traverser au feu rouge et ne jamais voler etc...En fait c'est la finalité qu'il importe d'enseigner: être poli par respect pour l'autre et non de façon figée et hypocrite, traverser s'il n'y aucune voiture à l'horizon et qu'on est pressé.

    Bien à vous,
    B.A.

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  31. C'est vrai, on n'explique pas assez aux enfants,le pourquoi de l'éducation,cela fait des adultes stéréotypés et parfois hypocrites,qui ne comprennent pas grand chose à leur histoire.

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  32. Avant j'avais des principes, maintenant j'ai des enfants !

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  33. SON VOYAGE . IL habitait non loin de la voie ferrée , une petite maison avec un petit jardin potager . IL vivait là depuis toujours . IL vivait seul . IL cultivait quelques légumes et quelques fleurs comme faisaient déja ses parents . IL vivait non loin de la voie ferrée . Les trains , il y a longtemps déja qu'il ne les entendait plus passer . Le bruit des trains lui était si famillier . Lui , il n'avait jamais voyagé , il n'en avait pas les moyens , mais sa maison pour lui c'était son voyage , ce petit bout de paysage au milieu de la grande ville , ce petit coin de nature avec ce vieux cerisier et ces oiseaux qui y trouvaient refuge ... et le vieux chat du voisin qui venait se contempler dans le bassin au poissons rouges . IL habitait non loin de la voie ferrée , il n'avait jamais voyagé , mais sa maison était son voyage ...

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  34. Dire qu'un enfant qui fait le souk dans un train est mal élevé, ça me semble réducteur! La première fois qu'on voit ses petits chéris de deux ans se rouler par terre en hurlant en plein magasin, et ce, malgré tous nos principes éducatifs (expliquer, mettre au coin etc)..on se sent minable. Mais après avoir lu un livre d'Isabelle Filliozat (au coeur des émotions de l'enfant), on se sent mieux..même sans être d'accord avec tout. Et puis voir des enfants "pires" que les siens, ça aide à les aimer encore plus! Et moi aussi, j'aime lire tranquillement dans le train, sans trop de bruit. Et j'ai jamais le cran de dire aux enfants bruyants de se calmer..c'est peut-être ce qui m'énerve le plus!

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  35. Dites-nous tout Christophe, ce n'était pas en première classe tout de même!

    What a shame : de mauvais lardons parmi les petits pois!

    Continuez d'écosser, il en restera toujours quelque chose...

    Ah je sens que Zoé va commenter : anne o nyme vos calembours sont nuls à chier, allez donc vous coucher!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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  36. C'est vrai ca ! C'est pire en première classe (je parle d'expérience), surement parce que les gens ont payé plus cher pour avoir la paix. Le bruit c'est souvent mieux accepté en 2ème classe. Là aussi le train, c'est comme la vie : "le bruit et l'odeur" (disait chirac je crois)c'est pour les quartiers populaires...ceux que personnellement je préfère.

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  37. «Le train de la vie,c'est un petit train,qui va des montagnes de l'ennui aux collines de la joie»
    De Gilbert Bécaud

    Ici,au Québec,j'ai eu le plaisir de regarder une émission qui m'a touché à plusieurs reprises,elle avait pour titre...On prend toujours un train pour la vie...Josélito Michaud était l'animateur,il a choisit le train comme endroit de confidences,et ses invités se sont confiés sur des sujets difficiles comme la mort d'un proche,par exemple,comment survivre à cette douleur de la perte d'un être cher.
    Il y a eu aussi des témoignages d'artistes qui avaient survécu à un cancer.

    Oui le train de la vie,il y a des moments où ça roule si bien,et d'autres où tout s'arrête.
    C'est pour ça qu'il faut vivre intensément ce voyage,profitez de tous les moments précieux...

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  38. Merci très cher cousin Gaulois pour votre réponse.
    J'avoue que j'ai du mal à me "jeter dans un train" étant donné que je me suis déjà fait "jetée" plusieures fois et que je ne m'en sors jamais indemne. Mais bon...ça va encore pour le moment, pas de quoi se jeter sous un train.

    Certains sont apparemment heureux d'être au chômage (j'ai appris, hier soir, qu'il existait une tendance "funemployment"), mais ça ne dure qu'un temps, et je constate qu'ils sont quand même bien heureux de "reprendre leur place dans le traffic"

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  39. Ma petite expérience personnelle me dit, qu'au moins professionnellement, on arrive toujours à trouver sa voie, quand on la cherche! Et c'est ce que vous faites, alors perservérez, croyez en vous, prenez votre place dans le traffic, et puis après évitez les péages, les bouchons et tracerz votre route!
    Bon courage!

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  40. chrétien des origines27 novembre 2010 21:04

    "pourquoi il y a des gens qui descendent, et dans ce cas où vont-ils ? Et pourquoi des gens montent (naissent) ? Et avant, où étaient-ils ?"

    Lisez en approfondi les écrits de ces grands Hommes que l'on dits "éclairés" : Bouddha, Jésus, les Écrits Saints etc.

    Eux ont évidemment les réponses : ils ont un lien avec le transcendantal. Mais le problème, c'est que leurs paroles nous paraissent incompréhensibles, presque totalement hermétiques.

    Deuxième possibilité : posez la question directement à Dieu, comme l'a fait Job et n'aillez pas peur d'être pas mal secoué....

    Nul ne peut voir Dieu sans mourir (à soi-même), disent les Écritures....

    Vous n'aurez pas de réponses à ces questions dans le confort de votre canapé. Seule une personne qui a renoncé à tout, y compris à sa vie, qui se donne corps et âme à Dieu, peut espérer recevoir un début de réponse à ces questions. Encore une fois, ce n'est pas moi qui le dit....Ce sont les Écritures (si bien sûr vous êtes un croyant religieux et non pas seulement "déiste"....)

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  41. Pfff...mais pourquoi se casser la tête.
    La vérité est au fond de l'abime ? Eh bien qu'elle y reste !

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