mardi 23 novembre 2010

Crise et monastères


La crise est partout, nous dit-on.

En tout cas, il semble qu'elle affecte même le recrutement dans certains monastères. Je parlais l’autre jour avec une moniale d’une communauté Zen, qui me racontait que dans les années 70 et 80, le nombre de résidents dans son monastère était bien plus important : autrefois, les sympathisants attirés par la vie monastique ne craignaient pas de venir y passer 2 ou 3 ans, puis de repartir dans la vie laïque : ils savaient qu’ils retrouveraient toujours leur travail, ou un autre.

Aujourd’hui, ce genre de démarche est plus compliqué : il est devenu inquiétant et aléatoire de lâcher son boulot. Du coup, le nombre de personnes qui se permettent de prendre du temps, beaucoup de temps, pour méditer, prier et réfléchir sur leur vie et la vie en général tend à diminuer.

Je n’ai pas d’arguments particuliers, mais il me semble que c’est dommage. Que certaines personnes aient la possibilité (et le cran !) de passer quelques années à l’écart, en vivant très sobrement, mais en pouvant réintégrer ensuite la société, je crois que c’est un phénomène bénéfique justement à cette même société. Mais je n’ai ni arguments ni preuves....

Illustration : un beau Thangka tibétain.

49 commentaires:

  1. Du coup, pour ceux qui n'ont plus de temps (ou ne le prenne pas), comme moi, votre blog permet une petite échappée quotidienne vers la réflexion, et c'est bien agréable!!!
    Bonne journée à tous...

    RépondreSupprimer
  2. Bonjour à tous,
    en même temps, le nb de séjours spirituels de courte durée est en forte augmentation (cf. C dans l'Air d'Y Calvi, sur des Dieux et des hommes).Peut-être qu'il en va des retraites spirituelles comme des vacances: plus courtes désormais mais pas en voie de disparition et toujours aussi importantes !
    Peut-être que les monastères, et notamment les monastères chrétiens, devraient ouvrir leurs portes pour des séjours de un ou deux mois?
    On verra si Malraux et son XXI siècle religieux aura raison!

    Bien à vous
    B.A.

    RépondreSupprimer
  3. Abandonner un travail sans prendre de risques ? ... Et pourquoi ? ... Pour s'offrir , parceque cela ne doit pas être gratuit , le luxe d'un monastére ... Et puis retrouver un travail ? ... Cela n'est possible qu'aux gens qui font partie d'une élite . Pas à une personne du prolétaria . Moi , le travail que je savais faire je l'ai balancé pour des raisons que je n'expliquerai pas . Et je l'ai fait en sachant que je n'aurai plus rien . Et je me suis retrouvée SDF . Bon , SDF on en reviend jamais complétement . La suite ? ... Je n'en parlerai pas non plus , mais je pense que l'histoire du monastére et tout ça , c'est pour les gens riches , pas pour les prolos . Bon , je ne m'inquiéte pas pour l'hypothése du DOC . Ses admirateurs inconditionnels justifiront ses dires sans s'intéroger davantage , comme d'habitude .

    RépondreSupprimer
  4. Là franchement, j'aimerai vous dire merci!
    Je viens de faire ce pas il y a quelques jours. C'était un appel si fort, si évident..Je l'ai repoussé par deux fois puisque mon boulot m'a rappelée et puis j'ai dit stop! C prendre un risque en effet mais j'ai eu besoin de solitude, de silence aussi pour me retrouver et surtt j'ai besoin de prendre le temps; de le réapprivoiser, de me laisser réapprivoiser par lui et pourtt nous nous connaissons tous les deux,nous sommes tous ses plus proches intimes.Mais parfois surgit cette question du risque pris, presque comme une culpabilité..D'ailleurs mes amies ne comprennent pas trop; les moins proches pensent que vous voulez partir en voyage, faire ceci ou cela en se demandant comment je peux faire vu mes moyens. et qd vous dites que vous voulez jsute prendre le temps..Alors là!!
    Lorsqu'on ne travaille plus, il y a aussi le risque de se mettre à l'écart, avec une absence de repères et d'estime..Est ce que l'estime de soi "se mérite" à travers notre vie professionnelle, nos décisions de faire ou de ne pas faire?
    Je ne regrette pas et je pose un regard plus doux qd les doutes se font sentir..Après comme dit une amie: Inchallah!
    Je ne cours plus, j'écoute de la musique classique..je tente de me laisser aller et qd j'y arrive je sais que cette décision était la bonne par le sentiment de paix qui m'envahit.
    Bonne journée

    RépondreSupprimer
  5. Zoé.. Je ne vois pas pourquoi vous vous emportez. Je n'ai pas lu une quelconque prise de position, mais un simple (triste) constat. Où avez-vous entendu parler d'argent ? Où avez-vous lu qu'il fallait quitter son travail et payer pour un monastère ? Où même avez-vous lu une quelconque hypothèse ?

    Et non, ce n'est pas "Oui Amen" à tout ce qu'il est écrit sur ce blog - quelque soit l'auteur par ailleurs. Si je viens ici régulièrement, c'est pour lire des ébauches de pensées. Plus une ouverture à la réflexion, à laquelle je me livre au cours de ma journée :)

    [ je ne parlerais pas du sac "prolos" et "riches" ]

    RépondreSupprimer
  6. Personnellement, je comprends bien pourquoi elle s'emporte, Zoe...
    Pour soulever un tout petit peu le voile d'une certaine hypocrisie... qu'on le veuille ... ou non...

    RépondreSupprimer
  7. Qu'on le veuille ou non les prolos et les riches ça existe . Les castes sociales existent . La qualité est résérvée aux élites . Les miettes qui tombent de la table des riches c'est pour les pauvres . Les sociétés fonctionnent ainsi . Les monastéres , les stages de méditation , le zen , la nouriture macrobiobio , les voyages gouroutiques dans les hautes sphéres de la spiritualité c'est pour les élites . Alors , au delà de tout ressentiment , ma spiritualité , ma méditation je me l'invente moi-même . Je n'ai jamais fait dans ma vie que des travaux résérvés par les élites aux castes inférieures . Alors on peut toujours dire que dans l'absolu stratosphérique au niveau des cumulo-nimbus sur lesquels Dieu pose son honorable cul , tout cela n'est que baliverne , à mon niveau prolétarien quitter mon travail c'était proche du suicide . Donc , ma spiritualité je me l'invente moi-même ....

    RépondreSupprimer
  8. et si ce petit monastère était justement à notre portée, un endroit en soi où l'on peut se retrouver quotidiennement, prendre le temps d'une respiration qui ne coûte rien, un temps de recul qui permet de laisser reposer les choses,voir plus clair et repartir du bon pied, plus léger vers le quotidien,
    j'y arrive pas toujours mais quand j'y arrive je me sens bien

    RépondreSupprimer
  9. Bonjour Christophe,
    C'est vrai, mais il est exact qu'il y a de plus en plus de sessions de courte durée avec de plus en plus de participants et surtout, d'après mon expérience d'enseignant de la pratique du Zen, de nombreuses personnes qui viennent pratiquer avant ou après leur travail. Maître Deshimaru souhaitait cet ancrage de la pratique dans la vie quotidienne.
    Bonne journée.

    RépondreSupprimer
  10. Je ne veux pas vous faire de peine, Dr André, mais je crains que ceux des années '70 et '80 qui sont revenus n'aient pas changé grand-chose. Quand ils n'étaient pas trop défoncés, ou lorsqu'ils ont reçu le soutient de leur famille, cela a été pour se lancer dans la course folle qu'on connaît aujourd'hui. Les rares qui en ont gardé quelque chose, sont comme une goutte d'eau dans la mer, et beaucoup d'entre eux ont sombré dans la misère à cause du trop fort décalage entre ce qu'ils ont cru et la réalité qu'on leur a imposé comme la seule possible.

    Je pense cela, car à cette époque, loin d'une véritable prise de conscience de l'état critique de la société, ce fut plus un mouvement de masse qui suivait une mode, se laissait bercer d'illusions. Plus opportunistes que lucides pour la plupart, ils ont de la même façon suivi le mouvement du retour chez le coiffeur, au boulot et au foyer pour fonder une famille et/ou accumuler des biens (compensations) et s'endetter (le poisson est ferré).

    Pareil aujourd'hui : derrière les discours néo-environnementalistes, j'entends plus une leçon de "par-coeur" que de véritables analyses et réflexions. Et le virage à 180° n'est donc pas loin.

    Je ne vois de bénéfice pour la société (pour reprendre vos mots) que dans l'Education et la formation des enseignants, et aussi des psy qui semblent de plus en plus sollicités. A condition d'orienter cette Education et ces formations plus sur la compréhension, l'écoute, l'analyse. Un peu dans le sens de Montaigne : "Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine". Y parviendra-t-on un jour ?

    RépondreSupprimer
  11. En tous les cas s'il y a ce personnage grimaçant et menaçant à l'entrée du monastère :j'y vais pas !

    RépondreSupprimer
  12. D'accord avec vous, Anonyme (23 novembre 2010 08:41). Ceux qui sont offusqués par les propos de Zoé n'ont qu'à aller faire un petit pellerinage du côté des quartiers pauvres des grandes villes et écouter la voix de ceux qui n'ont même pas accès à Internet ou l'idée de venir faire un tour sur ce blog.

    A leur retour, ils trouveront que Zoé est toujours très polie et articulée. Ils verront peut-être aussi que même nos sociétés démocratiques ont besoin d'un peu plus que des culs sur des coussins de méditation.

    RépondreSupprimer
  13. c'est vrai que c'est un luxe de pouvoir se retirer pendant quelques années!!!
    Aujourd'hui on peut cependant s'accorder des "congés spirituels" (pèlerinage ou autre en fonction des croyances de chacun)de courte durée...
    mais la pratique quotidienne de la prière ou de la méditation ne sert-elle pas justement à offrir à l'esprit cette pause dont il a besoin?

    Merci pour cette réflexion et belle journée!

    RépondreSupprimer
  14. bjr à tous
    j'ai envie de vs partager les joies que j'ai rencontrées lors de jeûne chrétien accompagné de méditation zen. Un ami prêtre proposes des sessions d'une semaine ouvertent à tous, paticipation libre, l'hôtellerie est votre charge, ça se passe dans différente Abbaye. Grace à celà je me suis reconnecté à "les cent ciel"
    http://www.diocese-saintetienne.fr/spip.php?recherche=souveton+jean+luc&page=recherche
    Pourtant (pr Zoé) jsuis assistante de vie et vie seule avec trois ados !
    Merci au Dr André et à vous tous pour vos partages que je lis quotidiennemt
    ptite bulle

    RépondreSupprimer
  15. Cela doit faire partie des évidences indémontrables, comme 1 et 1 font 2.

    RépondreSupprimer
  16. Bonjour,

    C'est plus facile en effet de faire une retraite courte.
    Je connais bien le Sanctuaire de la Salette,c'est entre Gap et Grenoble,au fond d'un chemin,en altitude ,le panorama est somptueux,les sentiers propices au randos.
    Ce n'est pas cher du tout surtout si l'on opte pour une chambre sans sanitaires.
    J'y ai côtoyé toutes les nationalités ,tous les âges,toutes les conditions sociales y compris des personnes au RMI,et bien sûr aussi des non croyants.
    Chacun y trouve ce qu'il veut:le silence,la beauté,la spiritualité,l'échange avec les autres,la fraicheur l'été etc...

    Bonne journée et merci à vous Docteur pour ces moments de réflexions communs.

    RépondreSupprimer
  17. Bonjour,

    Certains s'entêtent dans leur vision manicheenne, binaire de la vie. Raisonnement étriqué, biaisé (haine, frustration, mélancolie), compréhensible, toujours à écouter, mais quelle portée?


    Nelson Mandela a subi la captivité, en a t il nourri une haine des autres, de l'institution, de la société?

    Mère Thérésa cotoyait la pauvreté, lisez là. Il y a des "pauvres" heureux... si si... Il ne s'agit pas de se déculpabiliser en pensant "les pauvres sont heureux? Ouf, je peux vivre en paix moralement..".

    Il s'agit juste de sortir de ses pensées idéologiques stériles.

    (sur les injustices, la pauvreté : lire Amartya Sen)

    Zoe, vous avez foi dans votre individualisme. C'est votre religion, tout comme votre religion du corps...

    Boulezail, la retraite méditative, c'est plus que la quête naive et jouissive, consommatrice (satisfaire sa demande) new age.

    Chaque jour sur ce blog, loin de révérer le Dr André, je vois une source d'enseignements. Il évoque l'apprentissage.

    Nous devons aussi être acteurs de notre développement, une auto-éducation, qui prolonge, approfondit, complète, l'éducation reçue de la société, de la famille etc.

    Avoir le cul sur un coussin de méditation, avoir le cul derrière un pc (ou un miroir pour certains), démontrent l'imperfection de la nature humaine, mais sa perfectibilité.

    Jugez moi les gens selon leur statut, leur appartenance etc., suspendez le couperet du préjugé, voyez ce qu'il y a de semblable, établissez un lien, puis seulement pensez et agissez.

    RépondreSupprimer
  18. Anonyme , il ne s'agit pas de juger ou et de moraliser . IL s'agit de constater . Ce qui m'agace vraiment c'est de se cacher derriére le soit-disant refus de juger pour éviter de constater . Mais , de toutes façons dénoncer la morale c'est encore faire de la morale , alors déja il faut avoir le courage de constater . A partir de là chacun fait ce qu'il peut ou ce qu'il veut en fonction de son histoire , sa nature , son état mental , ses moyens ... Moi , je dis : "On ne peut rien faire pour les autres . On peut faire avec"... Vouloir sauver ou simplement améliorer le monde c'est encore une façon de ne pas faire avec , de ne pas constater . Alors simplement je pense qu'il faut faire avec le monde tel qu'il est car , au bout du compte on ne peut vraiment (à mon avis) agir que sur soi-même et non pas sur le monde . Voilà mon opinion : agir sur soi-même et faire avec le monde . Mais cela signifie pour moi en tout cas : abandonner l'illusion de pouvoir sur le monde . Voila , faire avec le bien , le mal , la morale , le manichéisme , le zoroastrisme et tout ça ... Mais au moins ne pas m'interdire de constater tant bien que mal .

    RépondreSupprimer
  19. C'est lacher son boulot, et pour ma part ma famille, pas évident du tout. De plus certains aspects de la vie monacale m'attirent, d'autres moins. Alors faire des break salutaires de courte durée? Oui,pourquoi pas? moi, je préfère marcher dans ce caset la démarche n'est pas très éloignée.
    Je crois plus à la recherche de temps pour soi, d'espaces de liberté chaque jour. C'est loin d'être facile. Rester disponible, conscient, ouvert pour saisir les petites richesses du quotidien et ne pas se laisser aspirer ou écraser par le rouleau-compresseur. J'ai failli me laisser aspirer par passion(et par besoin de reconnaissance) pour mon boulot, mais je crois que je passais trop à côté de choses simples et essentielles. Les sirènes du prestige social, de l'évolution de carrière, de la réussite peuvent aussi nous aspirer. Et puis, le poids de l'éducation mélangé avec des valeurs du genre : il faut être utile, il faut apporter sa pierre alors comment justifier 3 ans rien que pour soi? Je crois moins à ce dernier frein, mais ce type d'objection me passe parfois par l'esprit. J'y adhère moins car je crois que ce que le monde, la société a besoin, pour paraphraser je ne sais plus qui, ce sont de gens éveillés. Et on a parfois besoin de faire le point pour se retrouver et s'accomplir.
    Sinon, je crois aussi que si notre energie est dépensée, dès l'enfance, pour assurer avec difficulté ses besoins essentiels, ce genre de réflexions peut nous passer bien au-dessus de la tête, qui plus est si on a pas eu la chance d'avoir bénéficié d'une ouverture au monde. Pour autant, ce n'est en rien une raison pour les dénigrer.

    RépondreSupprimer
  20. Je pense que tout pouvoir est illusoir . Celui du bien comme celui du mal . Je veux dire : le pouvoir c'est agir sur le monde , agir sur les autres . Et cette action SUR ... n'est possible que par la violence , pour le mal mais aussi pour le bien . C'est pourquoi je pense qu'il faut se méfier des gens qui nous veulent du bien . Dans l'action du mal le pouvoir de la violence est évident . Dans l'action du bien on voudrait croire que la violence n'interviend pas , mais pourtant VOULOIR le bien de quelqu'un , SUR quelqu'un , est un acte violent . Je pense qu'il faut abandonner tout pouvoir SUR le monde . IL n'est possible d'agir que sur soi-même . En ce qui concerne les autres , le monde , il faut FAIRE AVEC . C'est pourquoi je pense qu'il faut constater et si pour constater il faut juger alors ce n'est pas grave à condition de ne rien faire SUR le monde mais de faire AVEC le monde car toute action sur le monde qui implique l'exercice du pouvoir donc de la violence implique que cette violence , cette domination s'effondrera et que le progrés qu'on croyait acquit s'effondrera aussi et que le probléme reviendra encore plus fort même si le probléme date de plusieurs millénaires . Je pense que toute action sur le monde est vouhée à l'effondrement et qu'il n'y a de véritable progrés qu'en agissant avec le monde . Bon , c'est dur à expliquer mais c'est à peu prét cela .

    RépondreSupprimer
  21. Explication de mon commentaire précédent : En fait j'ai commenté l'image du démon de la déstruction qui apparait . Voila , parceque sinon c'est moins évident ...

    RépondreSupprimer
  22. Je suis assez d'accord avec cette pensée que je qualifierai d'écologique, Zoé. cà m'a fait penser aux démiurges qui veulent maitriser ou dominer la nature, mais aussi comme tu le dis, faire le bien de l'autre malgré lui ou selon eux. Cà n'empêche pas d'aider quand la demande d'aide est exprimée, çà passe donc par l'écoute, par l'acceptation de l'altérité de l'autre, puis par le partage, l'échange. Le travail sur soi est essentiel et premier, et il y a déjà pas mal de boulot !

    RépondreSupprimer
  23. D'accord avec vous Zoé (23 novembre 2010 11:48). Mais je crains que ce ne soit une perte de temps que de s'adresser directement à des ignorants lâches et paresseux qui se cachent sous un "Anonyme" pour dire : "Ne faites pas ce que précisément je suis en train de faire".

    Je crois avoir suffisamment nuancé mon commentaire pour ne pas être tombée dans le manichéisme, chose que je prends toujours soin d'essayer d'éviter, et ce, d'abord et avant tout dans mes réfléxions, bien avant de les exprimer. Ceux qui ne le voient pas manquent de subtilité, ne savent pas lire ou sont trop pressés de faire valoir leur point manichéen en dénigrant systématiquement ce que disent les autres : pour eux, d'un côté il y a le bien (ce qu'ils pensent et ceux qui les louangent), de l'autre il y a le mal (ce que pensent les autres et ceux qui les critiquent). De pauvres altruistes égarés encore. Avec ces gens-là, de toutes façons, quoi qu'on dise, quoi qu'on fasse, ils seront contre systématiquement. Ce sont ceux qui vous répondent toujours en commençant par "Mais non !", même si ensuite ils répètent ce que vous avez dit.

    Sur Internet, cela ne me dérange pas trop. Mais vivre ou travailler avec eux, c'est épuisant pour ne pas dire destructeur, car ils sont à la fois tellement limités d'esprit et persuadés qu'ils ont raison qu'ils agissent en tyrans sur tout leur entourage et se mettent à hurler à la moindre protestation comme des enfants capricieux.

    C'est pour cela qu'il me semble impératif de réintégrer l'analyse à l'école, cesser d'enseigner la lecture rapide (performante) où on lit le premier mot et le dernier et se fait son idée personnelle (sans ouverture et sans connaissances ou références) sur ce qu'il y a entre les deux, sans chercher à comprendre ce qui est vraiment écrit, sans même soupçonner qu'on peut demander des précisions, s'informer, réfléchir ... sans même soupçonner qu'on a le droit aussi de ne pas tout savoir.

    Bon, je sais que je ne devrais pas dire ces choses-là de cette façon, mais j'ai été détruite par des gens comme ça, ne me suis pas remise encore et risque d'un jour à l'autre de me retrouver à la rue ... si je survis à ce nouveau choc, j'irai peut-être finir mes jours dans un monastère ...

    ... ce qui prouvera que même les pauvres peuvent aller s'y recueillir pour une durée indéterminée. Alléluia !

    RépondreSupprimer
  24. L'accent mis sur le "avec" me parait pertinent. Et à mon sens la configuration du blog garantit ce critère équitable.
    Une fois que son auteur s'est prononcé sur SES états d'âme, le fil du journal ne lui appartient plus.
    La séquence d'états d'âme qui lui succède, conjugués à la première personne, peut ensuite dans le meilleur des cas s'imbriquer pour donner forme à une représentation qui nous parle et nous interpelle. Soit parce qu'elle nous est familière, soit parce qu'elle nous est inconnue et suscite de la curiosité, de l'interrogation. Une sorte de topographie subjective du 'nous' à un instant 't' en somme, où pentes, ruptures et passerelles seraient mises en relief. Une photographie à partir de laquelle on est plus à même d'évaluer sa position et son altitude immédiate.

    RépondreSupprimer
  25. "Que certaines personnes aient la possibilité (et le cran !) de passer quelques années à l’écart, ... je crois que c’est un phénomène bénéfique justement à cette même société."

    _______

    Cette pratique de flux et de reflux vis à vis du monde est une pratique courante en Asie du Sud-Est. Elle peut être bénéfique si c'est une démarche personnelle, et plus contestable, à mon avis, si elle a une visée sociétale. A partir du 6ième siècle AD, des hommes au Japon comme en Chine ont fait leurs classes dans les monastères dans un but de changer (conquérir?) la société, et ils commencent à mélanger allègrement arts martiaux, sabre et Zen.


    La pratique Zen me permet juste de me préserver cet espace intime, intemporel et donc inviolable où je me retrouve en sécurité et en confiance, quel que soit l'environnement. C'est un espace qui ne relève pas de ce monde et de la société...


    Cordialement
    l.n

    RépondreSupprimer
  26. Bla bla bla bla23 novembre 2010 18:33

    Et quelques jours de remise à niveau pour l'orthographe, en plus... ça ne peut pas nuire à la spiritualité et c'est apprécié dans le monde du travail !

    RépondreSupprimer
  27. Pour que vienne à l'esprit l'idée de s'enfermer ds un monastère ,il faut au minimum "croire en Dieu" ...Et là , ç'est aussi la crise..Plus de curés pour remplacer les anciens ....Dieu n'appelle plus semble t il.....;)

    RépondreSupprimer
  28. Je sais que ça fait longtemps Zoé (quoique, ce matin!). Je ne remet pas en question le fait que l'argent est (bien trop) omniprésent dans tout nos faits et gestes.

    Je n'ai jamais fait de stages dans un monastère, ou quoique ce soit de payant pour ma "spiritualité". Moi aussi, je me construit moi même, j'essaye de faire avec ce que j'ai, c'est à dire avec ma tête et mes mains.

    Celà n'empêche que - jamais - je n'ai lu une proposition dans l'article du Dr André. Je constate (moi aussi), que vous l'attaquez bien souvent, vous lui prêtez des jugements infondés. Attaquez plutôt la société, ça passera mieux pour ma part... Prendre comme bouc émissaire un homme qui écrit ses ébauches de pensées tous les jours, quelques réflexions, pistes... Qu'il soit médecin (donc riche, pas comme les prolos! -ironie bien sur-) ou non, ça ne devrais pas changer quoique ce soit ...

    RépondreSupprimer
  29. Mes critiques injustes ou non servent aussi à éviter l'endormissement des commentaires qui se limitent souvent à des louanges proches de la flatterie . ça donne de la matiére à réagir et je pense que le DOC est assez grand pour se defendre tout seul au cas où ... Donc je m'interroge sur le but de ces anonymes qui volent à son secours avec tant de promptitude . ça sent encore la flatterie . S'il s'agissait de réster confiner dans des petites confidences conventionnelles du genre : "OH ! DOC , vous étes grand , vous étes bon , vous étes généreux" franchement se serait pathétique , alors tant mieux si mes commentaires dérangent la bien pensence si pesante des nantis de la spiritualité .

    RépondreSupprimer
  30. Ado, il m'arrivait d'aller en retraite une ou deux fois par an. Nous étions plusieurs, accompagné d'animateurs, prêtres...
    Nous prions, débattions de sujets actuels divers, chantions, dansions(lors de veillées ou autres). Les charges journalières faisaient parti du programme aussi(vaisselle, mettre la table).

    Il y avait des temps de "silence" aussi, que chacun employait à sa guise:
    pour certains c'était l'occasion de se promener dans le environs verdoyants, pour d'autres la chambre et le lit leur souriaient alors , d'autres encore se recueillaient dans la chapelle...

    Et puis je me souviens de ces longues promenades que nous faisions à pieds ou à vélo, l'occasion de faire connaissance avec ceux que nous connaissions moins bien, l'occasion aussi de juste marcher/pédaler à travers le vert "pays", sans un mot.

    Bref, j'en revenait toujours avec les batteries à neuf, quand de retour dans le "vrai" monde je reprenait ma vie d'ado de 14,15,16,17 ans, selon les années :-)

    J'en garde de très bons souvenirs.
    Et je retournerais volontiers quelques années en arrière, pour revivre ces longs w-e apaisants et vivifiants.

    RépondreSupprimer
  31. Ce que j'essaye de dire... C'est qu'il n'y a pas que des gens comme vous le dites. Pourquoi ne pas commencer une discussion sur le (vrai) sujet de l'article ?

    Je m'y joindrais volontier :)

    PS : si je suis en "Anonyme", c'est simplement que je n'ai pas de compte blogspot ou autre :)

    RépondreSupprimer
  32. Zoe tu nous saoules 6 interventions pour répéter les mêmes choses.

    RépondreSupprimer
  33. C'est ce que j'ai fait Anonyme , mais vous ne les avez pas lu . Zephirin tu es tout seul , même si d'autres pensent comme toi . Alors parle du sujet du jour avec Anonyme par exemple . La place ne manque pas puisque le DOC ne censure pas les coms , et arréte de chialer sur ton sort . Tu es pathétique .

    RépondreSupprimer
  34. Anonyme (23 novembre 2010 19:35), rien ne vous empêche de signer à la fin comme le fait "ln" (23 novembre 2010 18:33) par exemple, ou d'inscrire un nom de votre choix en cliquant sur "nom/URL" sans remplir la deuxième ligne ;)

    Cococinelle, vous me faites penser, outre que vos activités semblaient très enrichissantes (personnellement et spirituellement), et qu'il n'est pas nécessaire d'être croyant pour se retirer quelques temps dans un monastère (à moins d'être allergique aux prières).

    Je me souviens en effet d'activités, et, n'étant pas croyante, je dois reconnaître que pour un même projet, la croyance en Dieu était le ciment qui permettait une meilleure cohésion du groupe, nous permettant d'aller jusqu'au bout de notre réalisation. Alors qu'avec le groupe laïque, chacun étant trop préoccupé par son égo, nous n'avons jamais rien réalisé.

    Comme il n'est pas vraiment facile de se retirer plusieurs années, c'est vrai que les retraites de quelques jours peuvent être un bon compromis ... à condition de ne pas être isolé au point de ne trouver personne pour faire garder son chat ... Parce que c'est aussi une réalité de l'individualisme d'aujourd'hui : être isolé au point de ne pouvoir bénéficier que de la compagnie d'un animal.

    Je me souviens d'un instituteur du CM2 qui nous avait dit qu'il fallait respirer à fond, inspirer sur deux pas par exemple et expirer sur trois. Comme je me rendais à l'école à pied, et plus tard ai fait beaucoup de marche, me centrant sur mes pas et ma respiration, j'ai fait longtemps de la méditation sans le savoir. J'espère que nous avons pu être plusieurs à bénéficier de cet enseignement d'une seule petite phrase. Un peu comme le dit ln, chacun peut se construire son propre temple, ou du moins essayer.

    RépondreSupprimer
  35. ZOE 19: 17 : "....franchement se serait pathétique , alors tant mieux si mes commentaires dérangent la bien pensence si pesante des nantis de la spiritualité .

    Celui qui, tout en recherchant le bonheur pour lui-même
    Agresse ceux qui, comme lui, recherchent le bonheur,
    Ne trouvera pas la paix Après la mort.

    L’homme prisonnier du vice
    Autant que l’arbre étouffé par les lianes
    Se fait à lui-même tout le mal
    Que seul un ennemi pourrait lui souhaiter.

    Quand un être ignorant agit mal
    Il ne s’en rend pas compte.
    Mais il est ensuite tourmenté par ses propres actions, Comme brûlé par le feu.

    Ne sous-estime pas le mal en pensant : « Ce n’est pas grand-chose ».
    Tout comme la cruche se remplit goutte à goutte,
    L’inconscient, par ses mauvaises habitudes,
    De mal se remplit peu à peu.

    Paroles du Bouddha, Dhammapada 136 ; 121-122 ; 162

    --> D'où l'importance des pensées positives.

    Quel homme, ce Bouddha!

    RépondreSupprimer
  36. C'est encore moi, désolée.

    Parlant de "coussins de méditation", un peu plus haut, c'est sûr qu'il y a Nelson Mandela, Mère Teresa, Matthieu Ricard, notre hôte, mais je pensais plus à Thomas d'Ansembourg (et d'anonymes qui n'ont sûrement pas le temps de venir ici) qui est capable de comprendre le langage des jeunes de la rue, violents, sans avenir ou en tous cas oubliés par notre société bien pensante, comme le rappelle Zoé.

    J'ai beaucoup d'admiration pour le travail de cet homme qui -- cela surprend-il ? -- a plus de mal à entrer en communication et se faire entendre par les fonctionnaires et les décideurs qui, pour le "bien" de la jeunesse, préfèrent sévir et mener une guerre à n'en plus finir, qu'écouter et comprendre.

    RépondreSupprimer
  37. J'ai pratiqué Zazen autrefois,quand j'avais entre 20 et 25 ans. Deshimaru doit être âgé maintenant. Plus tard j'ai pris "refuge dans le lama" au cours d'un stage d'une semaine au monastère de Lavaur auprès d'un vieux moine qui émanait la bonté et l'humour, qui m'a dit que quand je rentrerais chez moi je m'apercevrais que mes enfants auront attrapé des poux et que je devrai, si je voulais rester boudhiste, ne pas tuer ces poux car ce sont des créatures vivantes, il m'a dit aussi que je m'apercevrais que j'avais un ver solitaire et que je devrais me réjouir de nourrir une autre créature... Il avait raison pour les poux et le ver solitaire, mais j'ai renoncé au boudhisme, et je ne l'ai jamais regretté, tout en continuant à croire que le boudhisme est une bonne voie, je sais que ce ce n'était pas la voie qui me convenait. J'ai 63 ans, j'ai toujours une pratique spirituelle, d'origine indonésienne, que j'ai commencé peu après avoir cessé de pratiquer Zazen. Quelles que soient les différentes formes de spiritualité que j'ai pratiquées, je pense, avec sincérité et assiduité, ça ne m'a pas évité de faire plein d'erreurs dans ma vie... Je connais des gens qui ne croient à rien et ne pratiquent rien mais qui sont bons et vivent en cohérence avec leurs idéaux, et je connais des gens qui ont beaucoup pratiqué un ou des exercices spirituels mais dont la conduite envers autrui n'est pas en accord avec leurs "ambitions" spirituelles.Je pense en particulier à quelqu'un qui cherchait "le" mouvement spirituel qui ferait de lui un être de lumière... Mais qui pensait qu'avoir bon caractère, faire preuve de bonté, d'indulgence, qu'être honnête, etc. sont des choses secondaires... Je ne crois pas qu'il suffise de trouver le bon guru ou la bonne méthode... Je pense qu'il y a autant de voies qu'il y a de personnes, il n'y a pas de "combine", ni de pratique supérieure aux autres, il y a beaucoup de voies possibles, et je crois que nos sentiments et nos conduites comptent autant, sinon plus, que nos appartenances à tel ou tel mouvement spirituel ou religion.

    RépondreSupprimer
  38. 2 pas, inspiration; trois pas, expiration, vous dites?
    Eh bien, j'essaierai demain en pensant à vous Boulezail ;-)

    Vous devez bien avoir un voisin pour garder votre chat?
    Je me souviens avoir gardé 2 chats(hyper peureux les deux premiers jours) pendant 2 semaines, pour une dame qui devait se faire opérer. Moi, qui n'ai jamais eu d'animal de compagnie, c'était à peine si je savais quoi leur acheter à manger. Mais ils ont survécus, je vous rassure ;-)
    Alors, trouvez qqun pour votre chat et octroyez-vous quelques jours de "monastère"(au sens qu'il vous plaira), si le coeur vous en dit :-)

    RépondreSupprimer
  39. D'Ansembourg anime une conférence en février dans mon coin Boulezail. Ayant lu (et particulièrement apprécié) son dernier bouquin, je voudrais maintenant mieux comprendre le personnage ;)

    RépondreSupprimer
  40. TdarkyT , le probléme du moralisme c'est que ça aide celui qui moralise , mais ça n'aide pas celui qui est sermoné . IL y a ici des moralisateurs qui ne se maniféstent qu'à la lécture de mon nom . Mais il suffit que je ne vienne plus quelques temps et OH ! miracles ces mêmes moralisateurs disparaissent , pour réapparaitre si je me maniféste à nouveau . Alors je trouve celà assez rigolot . Donc je vais continuer à venir aussi pour eux . Au fond je les aide en négatif ... Un peu comme le Diable aide le bon Dieu . Un peu comme le Démon Tibétain de l'image du DOC aidait les moines à méditer . Regardez moi ainsi TdarkyT , cela ne me géne pas . Et arrétez de vouloir me sauver de moi-même , c'est pure vanité de votre part .

    RépondreSupprimer
  41. Très heureuse, Clipper, j'espère que nous aurons droit à un petit compte-rendu ? ;)

    J'y songe depuis quelques années, Cococinelle. Mais j'ai aussi des oiseaux, et c'est beaucoup plus délicat qu'un chat. Je travaille là-dessus aussi. Encore faudrait-il que je sois certaine de ne pas retrouver mon appartement vidé à mon retour, et c'est prioritaire pour l'instant.

    Bonne soirée

    RépondreSupprimer
  42. "le probléme du moralisme c'est que ça aide celui qui moralise , mais ça n'aide pas celui qui est sermoné"

    Nous sommes tous, sans exception, atteints de cette maladie appelée "orgueil".

    (1) La souffrance fait plonger certains dans un mode de pensée très orgueilleux, dans une attitude de vengeance : le bonheur de l'autre les irrite fortement.

    Ils deviennent revanchards, envieux etc. bref une attitude de destruction de soi (j'exagère à peine, sur le long terme, ça peut faire de gros dégâts).

    (2) D'autres sont fatalistes (je me laisse aller),

    (3) puis d'autres se battent et font ce qu'ils peuvent avec ce qu'ils ont.

    Laquelle est la meilleure solution? ;)

    RépondreSupprimer
  43. Pour ma part, TdarkyT, j'ai commis involontairement l'erreur habituelle qui envenime les discussions et crée la discorde (nous médisons, médisons) : celle d'identifier des personnes à leur attitude.

    Je suis bien mal placée pour cela, car je suis en plein en train d'essayer de me défaire de mauvais plis développés en moins de 3 ans. Alors que dire de ceux qu'on a développé toute une vie ... pas facile, même lorsqu'on en est conscient.

    Alors je m'excuse, et puisque la méditation est LE seul remède vraiment efficace, je suis d'accord avec ça, allons-y gaiement, méditons, méditons ... mais en pleine conscience, lucidité, réalisme. Et comme dit Stéphane, il y a "déjà pas mal de boulot !".

    Ah oui, Cococinelle, il faut parfois plus de deux ou trois pas, tout dépend de la vitesse. Mais c'est bien de commencer lentement.

    Bonne méditation ;)

    RépondreSupprimer
  44. TdarkyT , les trucs sentencieux c'est nul à force . Les gens dés qu'y parlent de spiritualité c'est pour faire chier avec des sentences à la con genre petits proverbes de merde dans les bonbons pour les petits n'enfants .

    RépondreSupprimer
  45. J'ai choisi un beau jour de ne plus perdre ma vie à la gagner, et je ne l'ai jamais regretté. Je suis devenue infiniment riche !
    Riche de temps, riche d'amour, riche de désir de partager.
    Chaleureusement

    RépondreSupprimer
  46. ZOE, les messages agressifs et sans queue ni tête c'est nul à force ;)

    RépondreSupprimer
  47. "AIMONS-NOUS LES UNS LES AUTRES"

    JUST POUR CEUX,
    QUI N'EN ONT PAS ENCORE BOUFFE ASSEZ!

    ANNE

    Heureusement qu'il y a encore des ZOE !

    RépondreSupprimer
  48. Cher Christophe, en souvenir d'une belle rencontre apm, à lire ici www.christeleperrot.com., le temps des incertitudes repères et opportunités. Ainsi que mon expérience d'un silence intérieur que je réussis aussi à retrouver lors de mes séjours réguliers au monastères du Bec Hellouin (désert) Mille mercis. Chaleureusement, Christèle

    RépondreSupprimer