
« Plus profondément je rentre en moi-même, plus attentivement j'examine toute ma vie passée, et plus je me convaincs de la rigoureuse vérité de cette expression. De trop : c'est bien cela... De moi, il n'y a pas moyen de dire autre chose : homme de trop, c'est tout. » Pour en savoir davantage sur le triste héros qui parle ainsi, lisez la célèbre nouvelle de Tourgueniev, Le Journal d’un homme de trop. Vous y découvrirez une petite merveille d’introspection, parsemée de nombreuses perles psychologiques. Comme ce passage sur le masochisme moral : « Il est plaisant et douloureux de retourner le fer dans la plaie des vieilles blessures. » Ou cet autre sur la rumination : « Voilà le genre de pensées mi-avortées, mi-exprimées qui me revenaient interminablement, et roulaient dans ma tête en un tourbillon monotone. »
Bonjour, je me suis levée d'une humeur plutôt morose, et je pense que je me tiendrais loin de cette petite merveille d'introspection, je ne voudrais pas éprouver de plaisir malsain à retourner le fer dans de réelles ou irréelles blessures, et je vais me dépêcher d'aller me "taper" sur les joues en disant "mama mia porque tu ma fais si bella (un truc comme ça pour se secouer)) . Bonne journée à tous.
RépondreSupprimerAh mince
RépondreSupprimerPour une fois que j'etais matinale je voulais eprouver la fierté d'être la première à écrire.
Trop tard....
Mais c'est finallement pas grave car me faire devancer par une "Constance" ca ma va car prenom très joli.
Bien.
Quand à M.André il ecrit il s'exprime c'est pas des des splendeurs toujours mais il se montre toujours avec frainchise et une appreciable serenité:c'est là son excellence à mon sens
oui je suis très d'accord avec Constance (j'aime aussi ce prénom) et je ne lirai pas les souffrances intérieures de Tourgueniev..Parce-que les souffrances psychologiques, que je connais aussi, me semblent être parfaitement dérisoires par rapport aux souffrances physiques: celles par exemple qui m'empêchent de dormir depuis 2 mois (une EPOUVANTABLE sciatique due à une saleté d'hernie discale) et dont le chirurgien devrait me libérer la semaine prochaine, cadeau pour Noël..
RépondreSupprimerProfitez tous de votre bonne santé..
Re bonjour, je viens de finir ma toilette, le billet de ce matin a du me donner un coup de pied pour sortir de mon ornière de morosité, et puis le massage musclé des joues en roucoulant "mama mia porque tu ..... bella". Dr André, je crois que votre copain (italien?) avait raison. Pour Marie-Claude j'espère que votre opération se passera sous les meilleurs auspices, et que le chirurgien sera divinement inspiré, et que très rapidement vous retrouverez une santé pleine de sérénité. Merveilleux Noel en perspective.
RépondreSupprimerBonjour à tous !
RépondreSupprimerMerci cher docteur pour cette suggestion de lecture, je ne connais pas encore cet auteur. Pour moi aussi, ce n'est pas le moment, il attendra donc le printemps ou même l'été, ces courtes journées de décembre suffisent amplement à me mettre le blues. Connaissez-vous Hermann HESSE ? Son "loup des steppes" est un chef d'oeuvre sur un thème proche.
Le billet de Constance m'a bien fait rigoler, elle a raison, elle se connaît assez pour savoir ce qui est bon ou non pour elle. Moi, j'apprends encore, grâce entre autres à ma "bibliothérapie" (livres de Chistophe André et de Catherine Bensaid).
Bonne journée de bonne humeur à tous !
Bonjour,
RépondreSupprimercela m'a souvent aidée de suivre les aventures de héros tourmentés, nn seulement parce que je me sens moins seule mais en plus parce que l'auteur exprime souvent dans des termes clairs et moins durs que ceux que j'aurais choisis ce que j'éprouve. Parfois cela m'a aidée aussi à approfondir ce que j'éprouvais.
Et puis cela me ramène à ma juste place.
Je crois que je lirai ce bouquin (pff encore un livre de trop dans ma bib" surchargée).
MErci Docteur et bonne journée à tous,
B.A.
un peu difficile de trouver quelque chose à dire....Merci Tourgueniev
RépondreSupprimersgl
wouah,, vous êtes en phase avec ma note du jour ou j'ai quelque peu "retourné le fer dans la plaie de vieilles blessures" ce qui n'est pas forcement plaisant ! mais ce qui est plaisant c'est d'essayer d'en faire quelque chose,d'en tirer partie, de construire avec, peut etre que par de cette douloureuse introspection,tourgueniev simplement cherchait a exorciser ces blessures !
RépondreSupprimerbelle journée.
Hello Christophe André, bonjour à tous,
RépondreSupprimerJe ne suis pas trop d'accord avec les quelques bonnes âmes qui se refusent à plonger dans la non moins bonne âme de cet homme qui se sentait de trop - celui-là, y faudrait lui trouver un p'tit job afin qu'il se sente un peu utile. Je plaisante - c'est un thème courant dans la littérature russe du XIXe, avec Eugène Onéguine par exemple, trop oisif pour être heureux. Bon, peut-être que je me trompe, hein, je n'ai pas (encore) lu ce livre.
Parce qu'en fait, découvrir que tous nos petits problèmes assaillent également le reste de l'humanité, passée, présente, donc à venir, eh bien tout cela fait du bien, non ? D'abord, ça veut dire qu'on n'est pas si différent, et ensuite ça permet de relativiser le malheur, ce qui constitue une première bouffée d'oxygène optimisante.
Si je voulais ajouter mon grain de sel au sujet de l'introspection, je dirais, plagiant Napoléon, Clauswitz ou Sun Tzu, je ne sais plus, que c'est le même problème avec la guerre : il est facile de la commencer mais on ne sait jamais quand elle s'arrêtera...
Et tout le monde connaît le célèbre et provocateur : "Se connaître est la démangeaison des imbéciles."
Bref, Docteur, où faut-il s'arrêter dans cette recherche ? Si un jour je vous croise dans le bois de Vincennes, vous n'y échapperez pas.
Bonjour,
RépondreSupprimerC'est aussi ca que j'aime dans ce blog, decouvrir de nouveaux livres ou de nouveaux tableaux. J'ai lu Tourgueniev mais pas ce livre ci. J'aime les livres tout en introspection. Ils sont, pour moi, les plus beaux. J'espere cher Docteur que votre coeur ne s'est pas trop souvent serre en lisant Tourgueniev.
Bonjour,
RépondreSupprimerIl n'ya que vous Christophe pour donner envie de lire Tourgueniev, et vous y arrivez! Je vais le lire.
Tourgueniev...en ce matin d'hiver, ce nom est aussi chaleureux que les steppes de Sibérie, il sent le souffre, le tourmenté, égaré dans les brumes de vodka et marchand d'un pas lourd en roulant des accents russes caverneux.
Merci, en tout cas pour le lien, je trouve que de lire chez d'autres des états d'âme partagés, est un soulagement en soi. Le pire dans la rumination mentale c'est de croire que l'on devient un fou, isolé du monde et des autres.
Belle journée camarade Andrépov!
Homme de trop, c'est marrant comme idée, de trop par rapport à qui, à quoi ? Ca donne de la valeur une idée pareille, hé hé il aurait pas égo démesuré ce monsieur ?!
RépondreSupprimerJe ne connais pas cet auteur, mais je trouve ses propos ni tristes, ni gais, c'est comme un constat et il semble prendre du plaisir dans ses souffrances...comme dans un sport où vous vous donnez à fond, ça fait mal et en même temps qu'est-ce que c'est bon...Lui il fait ça avec sa tête sans se bouger, elle est pas belle la vie ?...
Belle journée à tous dans un froid vivifiant
Nous sommes "utiles" à quoi? A qui?...
RépondreSupprimerA la Vie, peut-être?... très modestement bien-sûr.
Nous n'existerions tout simplement pas, sinon, j'imagine?!...
Mais "utile", n'est pas le mot, pour moi, vraiment!
C'est-là, où tout raisonnement peut devenir assassin... (Dans le cas de l'instropection: suicidaire)
C'est un point de vue que je respecte. Mais, il reste très fermé.
Le danger de l'hiver est d'inviter au repli... Pour constater, parfois, que l'énergie en soi est aussi très en déroute!
Yves
Je viens d'aller lire un peu de la bio de cet auteur et j'ai trouvé ce titre dans ses nouvelles :
RépondreSupprimer"Le chant de l'amour triomphant" écrit 30 ans plus tard...
Mere Teresa disait ceci à propos de ses orphelins, lépreux et parias intouchables : "Ce que je fais est une goutte d'eau et poutant c'est tellement important de se sentir désiré et d'avoir une place dans le coeur de quelqu'un."
RépondreSupprimerEt c'est peut-être un peu ainsi que je ne me sens pas de trop sur cette terre.
Bon courage
Je suis passée j'ai lu vos réponses merci à vous tous.
RépondreSupprimeroh la la! Rien que le titre me déprime.
RépondreSupprimerUn commentaire de trop ??
RépondreSupprimerA quoi servent nos commentaires ? A faire avancer le "schmilblick", ou à marquer notre affection à Christophe ? Que pouvons-nous en attendre ? Que peut-il en attendre ?...
A quoi pensait cet homme de trop de Tourgueniev ? En s'enfonçant dans ses pensées, en venait-il à se poser la question du sens de son action, ou du sens même de la vie ?
La religion catholique offrait à ses croyants un but dans la vie : servir Dieu, participer à son oeuvre, préparer sa place au Paradis...
Mais maintenant que plus personne ne croit, n'en sommes-nous pas réduit à nous regarder le nombril et à ne plus savoir où nous allons ?
J'aimerais beaucoup savoir ce que pense notre psychiatre préféré du rôle de la religion (ou de l'armée, ou des sectes...) dans l'estime de soi. Se rattacher à une croyance ou à une famille de substitution n'est-il pas un appui pour les gens qui ne croient plus en eux ???
Ma grand mètre alsacienne m'a dit n'avoir jamais eu le temps d'avoir des états d'âme, que son souci n'était pas d'avoir été heureuse ou pas. Pendant la première guerre mondiale, son mari et son fils aîné étaient réquisitionnés pour combattre pour le "Vaterland" (le 2ème n'est pas revenu), la laissant seule avec une ferme et huit enfants à nourrir. Puis, elle a perdu son autre fils pour la "Mère Patrie", en 39-40. Son seul et unique souci : Continuer sans se poser de question.
RépondreSupprimerO Tempora, O mores !
Serions-nous trop heureux dans notre époque de Sécurité Sociale, assurances familiales, assurance chômage, RMI, etc...
damned le syndrome de l'imposteur incarné :(...
RépondreSupprimerBonsoir,
RépondreSupprimerD'après le document en lien, cet homme avait de grandes qualités, je me demande quelles étaient ses tortures mentales pour se considérer comme un homme de trop. Votre analyse aurait été la bienvenue comme dans vos livres . Je lisais un article sur Modigliani, peintre torturé qui disait "le bonheur est un ange au visage grave .." Bon nombre d'artistes, créateurs ont eu des vies tourmentées, celà aurait-il un rapport avec une hypersensibilité accrue qui se serait déclarée par des blessures d'enfance ou par une introspection trop profonde ?
Bonne soirée à tous.
bon je n'ai pas eu le temps de lire le billet matinal , pour cause de givre sur la voiture ,il faut gratter plus de 5 minutes et si je ne veux pas rater mon train pour aller au travail je dois zapper quelque chose ou me lever plus tôt .Ne pas lire le blog avant d'aller au travail c'est comme louper un rendez-vous super important Je n'ai jamais lu Tourgueniev, mais j'aime lire les récits de personnes tourmentées et parfois je crois y reconnaitre mes propres pensées .J'ai aimé ce que vous avez écrit LouisN, il y a des mots qui touchent tellement qu'ils ont le pouvoir d'effacer la noirceur des choses environnantes et de laisser à leur juste niveau les petites mesquineries du quotidien .
RépondreSupprimersinon est-ce qu'il y a une bonne âme qui peut m'expliquer comment on passe du mode anonyme au profil avec nom ou pseudo ( je ne suis pas très douée !) NB
L'introspection accouche les oeuvres que nous avons en nous...La souffrance est la muse "drastique" de l'être humain. Il y aura les élus, ceux qui seront reconnus et bon nombre, peut être chacun de nous, ne le seront pas.. se sentir de trop, c'est aussi ne pas se sentir là, avoir sans se l'avouer envie d'ailleurs mais prend alors toute la dimension de notre responsabilité de ce que nous vivons.
RépondreSupprimerbonne soirée.
se sentir de trop c'est n'exister pour personne , n'être reconnu dans le regard de personne , être invisible pour les autres ou pour ceux qui comptent pour nous ;doit-on se sentir responsable d'être invisible Sylvie ?
RépondreSupprimer(j'ai enfin compris comment faire pour passer de mode anonyme en mode profil avec nom , quelle victoire personnelle , je suis en progrès !)ex NB
Comme je vous comprends vous qui ressentez ce sentiment d'etre de trop. Vidons au plus profond nos vieilles blessures. Purgeoons-les, hurlons-les, vomissons-les pour nous en débarsser définiment. Je l'espère. En le faisant, nous nous humanisons. Adieu les convenances et la politesses. Existons au rique de nous faire détester.
RépondreSupprimerContinuons à purger ce passé si lourd sous nos semelles.
A Yves Robert
RépondreSupprimerBonsoir.
Comme je me sens directement interpellé par cet "utile" que j'ai employé dans mon premier texte, je vous réponds.
Alors utile à qui ? Drôle de question. Aux autres, bien sûr. Les proches, la société, les enfants, les siens et ceux des autres. Le monde de demain, quoi.
Personne ne vous a jamais été utile ? Ca m'étonnerait. Eh bien à la seconde où on prend conscience de cette formidable dette sociale, pour faire court, l'idée de devenir à son tour soi-même utile surgit rapidement, normalement.
Bien à vous,
Merci Doc! Grâce à vous, j'ai le sentiment de progresser chaque jour. J avance milimètre par milimètre mais, j avance. Continuez, allez au plus profond de vous!
RépondreSupprimerMerci pour votre attention quotidienne.
waouh çà philosophe bien aujourd'hui !
RépondreSupprimerà lire les post il y a les pour et les contre , c'est dichotomique, pas de demi mesure pour l'introspection
à force de ce poser des tas de questions on fini peut être par ne plus trouver de réponses...et là commence l'angoisse du vide , des abysses... savoir s'arréter avant le néant
"bienheureux les simples d'esprits"
eh oui son passé on le ressasse, on se souvient des bons moments fort heuresment mais aussi toutes les souffrances vécues et qu'on ne veut plus revivre, souffrances de rejet des autres pour moi lors du décès de mon père là où l'on a le plus besoin d'être entourée mais malgré cette énorme peine, ce manque de cette personne, j'ai rencontré mon compagnon qui en quelque sorte m'a sortie d'une mauvaise passe mais je suis marquée par cette période qui m'a rendue malade au point d'être suivie médicalement encore aujourd'hui
RépondreSupprimerPour répondre à Nadine.. Je me sens de trop depuis..j'ai eu beau partir, démissionner..encore et encore.Et j'ai nourri une colère intérieure qui me rend "sauvage"! Mais je me rends compte aujourd'hui surtt ds mon job que ce sentiment accompagne un désir perso de faire autre chose. J'ai tendance à en vouloir aux autres mais j'ai peut être tout simplement besoin de prendre ma part de responsabilité et choisir d'exister tout simplement. Ce qui ne parait pas si évident...
RépondreSupprimerTrés chére Sylvie, sentiment fourbe que voilà, moi mon psy dit que ça va finir par partir, je lui dit que non, il me soutient le contraire alors je finis par le croire.
RépondreSupprimerne perdons pas espoire!
Ma première réaction a été la même que celle de Clipper : "Le sydrome de l'imposteur". Et celle de Constance, raffraichissante, m'a fait rire aussi.
RépondreSupprimerMoi non plus, je ne suis pas à une étape de ma vie où j'ai envie de m'attarder sur ce genre d'état d'âme. S'il est important d'en prendre conscience, et de prendre conscience de ses dangers, pour ça, j'ai déjà donné, abondamment, merci. Durant ma jeunesse, adolescence, et début vingtaine, j'ai adoré lire ce genre de livres : Baudelaire, Hesse, Tenessee Williams, ... Ils me parlaient de moi.
Je crois qu'il y a un temps pour tout. Il faut ensuite passer à l'action. J'ai fait une brève recherche sur Tourgueniev que je ne connaissais que de nom et n'ai jamais lu, je crois. Comme je m'y attendais il est issu de famille noble, ce qui, contrairement à la grand-mère de Giroflee d'avril, lui permet le loisir de l'introspection. De plus, ce qui ne m'a pas surprise non plus, son père était extrêmement violent et sa mère hystérique. Je n'ai donc pas de mal à "imaginer" l'ambiance qui devait régner à la maison ! Normal qu'il se réfugie dans la poésie, la littérature et dans lui-même, un lui-même qui lui est inconnu, un parfait étranger, un imposteur, un inutile, un insignifiant.
Ce qui m'a aidée, c'est que je ne suis pas masochiste, et, ne me sentant pas à l'aise là-dedans, dans ce rôle attribué par les parents d'abord, j'ai décidé "d'écrire" mon propre scénario, après avoir noirci des tonnes de carnets tourmentés, et d'être moi-même le metteur en scène de ma vie ... autant que possible. Sans devenir une hyperactive ou une workoolique, me réaliser dans des activités professionnelles et personnelles où je ne suis plus cette femme de trop.
Beaucoup de courage à vous Marie-Claude pour votre intervention et votre convalescence. J'espère que vos douleurs ne seront bientôt plus qu'un mauvais souvenir.
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