En thérapie comportementale - mais c’est aussi comme ça dans la vie - il faut essayer de faire personnellement ce que l’on recommande aux autres de faire. Donner des conseils qu’on n’appliquerait pas soi-même, quelle drôle d’idée !
L’autre jour, je discutais avec un de mes patients, en période doucement dépressive. Il me racontait qu’il avait tendance à beaucoup rester chez lui, à tourner en rond, à peu s’activer, à peu sortir, à peu bouger. Comme il exerce déjà son travail à domicile, ça fait vraiment peu de mouvement dans sa vie ! Et ce qui nourrit la dépression, entre autres choses, c’est l’immobilité.
Alors nous commençons à réfléchir à tout ce qu’il pourrait essayer de recommencer à faire, pour se bouger.
Et tout à coup, je réalise que la situation a quelque chose d’un peu absurde : nous parlons de nous bouger, tout en gardant les fesses bien calées dans nos fauteuils ! Du coup, je lui annonce : « allez hop ! on prend nos manteaux, et on va continuer cette réflexion dehors, on sort se balader ! » Il est un peu surpris, mais il accepte en souriant.
Dehors, il fait moche : gris, froid, un peu de crachin, un vrai temps de novembre, tout triste. Pas grave : nous marchons, d’abord dans Sainte-Anne, puis dans le parc Montsouris voisin. Nous marchons et nous parlons. Et à la fin, nous rentrons, tout tranquilles et contents d’avoir marché et parlé. Mon patient me dit que ça lui a fait du bien. Que ça lui rappelle les ballades qu’il fait parfois le dimanche lorsque des amis viennent les visiter. Qu’il aime beaucoup ces marches. Moi aussi, je suis content d’avoir marché avec lui sous ce ciel gris, qui du coup a cessé d’être hostile ou contrariant, mais qui a trouvé sa place dans notre journée, qui a accompagné notre balade, comme un brave chien.
Je demande à mon patient de marcher, comme nous l’avons fait, une heure chaque jour. Je lui rappelle qu’un des moyens de ne pas ruminer, plutôt que vouloir mentalement s’empêcher de ruminer, c’est de sortir et d’aller marcher. Il me tarde de le revoir, pour savoir si… ça aura marché !
Photo de Pierre Assouline.
Et le caillou dans une chaussure, Docteur, vous y avez pensé ?
RépondreSupprimerRien de tel contre les p'tits coups de blues.
Bonjour,
RépondreSupprimerVous avez raison, la marche est un véritable moteur de relaxation, de contact avec nous même et la nature.
Bon week end à tous.
moi ce qu e j'aime chez vous c'est votre implication forte avec vos patients,tous les thérapeutes ne sont pas comme ça , certains donnent l'impression d'attendre que l'heure de thérapie passe et semblent s'ennuyer , être ailleurs .J'ai aussi la chance d'avoir un thérapeute formidable , il marche avec moi , au sens figuré , mais son implication me grandit .
RépondreSupprimerBonne journée à tous .
La photo ressemble aux magnifiques plages du Pas de Calais , dont il se dégage une certaine mélancolie
Bonjour,
RépondreSupprimerpour moi c'est un petit jogging qui a l'effet euphorisant. La marche n'est pas aussi puissante en termes de remontée de moral. C'est pour moi une activité agréable mais sans plus. Faut-il la pratiquer à un rythme plus soutenu ? dans certaines conditions (pas de but spécifique ? dans un lieu sympa ?) ?
Bonne marche néanmoins !
B.A.
J'ai eu la même expérience et j'étais la patiente...J'avais une vingtaine d'année, il avait compris que j'adorais marcher...C'est un beau souvenir.Je marche ts les jours, qd je bosse, c'est durant ma coupure. La marche et la méditation me font dire que je ne veux pas que du mal et que je finirais par faire la paix entre mon corps et mon esprit..
RépondreSupprimerbonjour,
RépondreSupprimerSuper ce que vous avez fait là ; tout cela me rappelle deux choses : la photo...me fait partir pour ces beaux moments que j'adore où je peux regarder la mer, la plage surtout quand il ne fait pas trop chaud, ou même froid (moments précieux car rares) et l'histoire me rappelle une anecdote : j'ai assisté un jour de décembre à une soirée consacrée, entre autres, aux bienfaits du rire et l'orateur (ce n'était pas dans une grande Ecole lol) après nous avoir souligné l'importance du rire et de l'humour dans la communication, dans les relations professionnelles, bref dans la vie tout court... demande au public très "entreprises" (qu'il avait fait habiller en père Noel pour la circonstance...) "qui demain ira habillé comme cela à son travail?"... je sais qu'au moins une personne l'a fait... c'était un psychiatre ! (avec certains patients seulement pour lesquels Noël n'étaient pas cause de souffrances, bien évidemment)
Hormis, le fait de faire soi-même ce qu'on préconise aux autres de faire, je vois là aussi l'idée de bousculer un peu les schémas : lui, le psy est assis dans un bureau, et je ne peux pas l'imaginer ailleurs (une patiente un jour a été choquée de rencontrer "son psy" avec un caddie au supermarché.) ou bien je suis la secrétaire du patron donc je suis sérieuse, je ne plaisante pas. Changer la façon de voir les choses soi-même, en changeant notre façon de les présenter pour aider les autres à être moins "immobiles" dans leurs schémas.
Tout un beau programme!
Anne
Quand je marche avec une amie, on refait notre vie... quand je marche seule, au mieux je médite, au pire, je rumine... quand je marche en "marche consciente" initiée par mon prof de Qi Gong, Ô bonheur ! une véritable libération... ! j'en oublierais presque d'admirer nos beaux champs d'oliviers et de lavandes...
RépondreSupprimerDouce journée à tous.
ah qu'est-ce que j'aurais aimé vous avoir comme psy,docteur, vous êtes vraiment atypique: c'est
RépondreSupprimertellement évident que le mouvement "soigne" l'immobilité, et cette philosophie toute simple, c'est celle des vieilles gens de la campagne, qui sont actifs jusqu'à leur mort, et qui n'encombrent pas les salles d'attente des médecins!!
Le voyage de mille lieux commence par un pas. Tous les chemins mène à soi etc, etc, de Rousseau à Rimbaud, Monod, Delerm( Philippe, qui en parle très bien dans "les chemins nous inventent") en passant par le plus que grand Stevenson et son précieux "Voyage avec un âne dans les cévennes", la marche est une libération, une récréation et une révélation. Quand elle est pratiquée sur la terre, en lien avec la nature environnante, elle permet des éblouissements qui commencent devant le premier brin d'herbe. En ville, aussi à condition de se laisser aller, c'est , comme vous l'vaez vécu, un formidable moyen de se détacher des ornières du présent pour, en restant dans l'instant présent, vivre le partage, s'apaiser ou s'enthousiasmer.
RépondreSupprimerKant, parait-il, s'obligeait chaque jour à marcher d'une façon très méthodique.
J'aime moins la marche sportive, encore moins le jogging, mais ce n'est qu'affaire de sensibilité.
Vous m'avez donné envie de marcher ce que je vais faire dans les rues voisines, en attendant le mois de juin où avec des amis nous nous gardons une semaine pour marcher ensemble. Nul besoin de rajouter que cette semaine est pour moi une des plus précieuses de l'année.
Bonne journée et week-end à toutes et tous
même là nous partageons ensemble une forme de marche...un pied devant l'autre c'est le début du changement !!
RépondreSupprimerje partage aussi, étant en pleine séparation actuellement,ce besoin de marcher, et j'ai maintenant un véritable besoin d'aller plus loin dans la marche, que ce soit rapide ou grandes randonnées même si le temps est maussade, au bout de quelques heures, le corps se dénoue, l'esprit se calme, et après la saine fatigue, même si parfois au début c'est difficile, pour les jambes...; c'est réellement un bonheur, un lâcher prise incroyable ;
j'aimerais aussi rencontrer un psy comme ça !!!
alors vous qui souffrez d'une manière ou d'une autre...allez marcher, retrouver la nature, les animaux, le calme, l'air pur et même la pluie ou le froid, vous verrez cela fait beaucoup de bien : il y a des assocs très sympas si on ne veut pas marcher seul ce qui n'est peut être pas recommandé si on ne veut pas trop ruminer...
alors bonnes marches à tous !!!
ANDREA
Je l'ai déja fait avec une cliente très déprimée et cela changeait totalement la dynamique. En même temps, on m'a prévenu que je violais les réglements du Centre en matière de confidentialité. Il manque une porte dans un tel contexte. Je le refais encore parfois. Toujours prête a défendre la part clinique de cette initiative. Je crois que plusieurs intervenants s'en privent pour des raisons similaires aux miennes plutôt que par manque d'imagination ou d'initiative.
RépondreSupprimerJ'aime beaucoup l'idée de faire ce qu'on demande aux autres de faire. A Montréal, quand on traite la phobie sociale, on demande aux gens de se promener avec une laisse et de traîner une banane pour s'exposer au ridicule. Moi, je ne demanderais jamais ça a un client car je ne le ferais pas moi-même. Je me suis toujours demandé si vous faisiez ça à Paris comme traitement.
Mais là, Dr André, vous êtes sérieux ou vous nous faites marcher ?
RépondreSupprimerBelle introduction pour la fin de semaine. Dimanche je vais peut-être accompagner une amie à la campagne, j'espère qu'on aura un peu de temps pour marcher un peu.
Je ne connaissais pas l'histoire de la banane, Rachel, seulement celle de la brosse à dents qui s'appelait Médor ... Et la grosse tartine que vous nous aviez promis hier ? Je ne l'ai pas vue ...
Je crois maintenant, après tout ce que j'ai pu voir ces derniers temps, que les lois et les règlements sont justement plus faits pour empêcher les initiatives et l'imagination que pour protéger les gens et défendre leurs droits. Et en plus, m'étant trouvée hors-la-loi malgré moi et m'étant fait juger coupable, je n'ai plus peur de rester fidèle à mes principes et de continuer à faire ce que je crois bon de faire ... tant que ça ne fait de mal à personne bien sûr et que ça fait du bien. C'est ainsi qu'on fait avancer les choses.
Bonnes marches ... avec ou sans bon vieux chien.
J'aime bcq votre spontanéité et ses échanges dans la réciprocité que vous proposer Doc!
RépondreSupprimerMerci à vous tous et à Andréa pour l'image de partager une marche à nous tous ensemble... J'ai remarqué quand la Lune est pleine (là c'était le 2 décembre à 7h35 du matin)en fin de journée j'ai envie d'aller rôder, faire une ballade nocture. Je n'ai jamais fais de mauvaises rencontres comme me le disent les gens à qui je le confie !
Vous connaissez sans doute ces études réalisées aux USA il y quelques années. Des dépressifs ont été traités en deux groupes; les premiers avec des anti-dépresseurs, les seconds avec du running à forte dose. Résultat ce sont les courreurs à pied qui s'en sont le mieux sorti sans médoc...
RépondreSupprimerJe l'ai fait il y a quelques années, pas de médoc, une heure de course à pied chaque matin par n'importe quel temps. C'est comme ça que j'ai tenu...en partie, mais sans médoc.
La marche est une activité fabuleuse, le nez au vent, on peut regarder la beauté de Paris, dont je ne me lasse pas quand je m'y rends...je marche, je marche, à la recherche de chaque perspective que j'ai découverte autrefois.
Et puis il y a la rando dans la nature sauvage, dans le silence ou presque.
Vraiment admirable votre accompagnement de vos patients.
Dans une vidéo sur votre livre sur le bonheur, vous racontez déjà votre visite improvisée à St Sulpice avec votre patiente.
A part la marche,le running, je conseille le jardinage, c'est aussi très bien.
Bon week end à tout le monde.
Le bon sens prés de chez vous :) Formidable comme attitude Docteur. Chapeau ! (et pas seulement contre la pluie).
RépondreSupprimerJ'ai l'impression que ce besoin de marcher grandit avec la maturité.
Plus jeune je trouvais çà vraiment ringard de marcher : quand on est ado, on court ou bien on dort (peut-être pour gagner l'illusion de semer son ombre...).
Et pourtant il y a peu je me suis dit que le jour où je désespèrerais de tout, je traverserais la France à la marche.
A quand les prescriptions... au kilomêtre !
Qui des deux avait le plus besoin de marcher?.....
RépondreSupprimerBonjour,
RépondreSupprimerJe rejoins Clipper sur son propos sur l'utilité de la marche et le bon sens !
Commme lecture passionnante, je rejoins Stéphane pour Théodore Monod.
Merci docteur d'être si accessible, proche, "connecté" avec les personnes qui viennent vous consulter ! Les combats contre la dépression (en l'occurrence) se mènent à deux, dans le même sens, celui de la marche bien sûr et pas forcément dans un face à face dans un bureau.
Pourquoi toutes ces choses de la vie ne sont-elles pas enseignées aux étudiants en médecine et en psycho ?!
On tournerait moins en rond et c'est sûr, çà marcherait !
Bon week-end à tous en vous souhaitant une bonne marche dans les dernières feuilles d'automne.
AG
Marcher à deux c'est très bon pour le moral. Seul c'est parfois très triste surtout dans une campagne pas très jolie.
RépondreSupprimerMais votre optimisme et votre bonne humeur me fait du bien. La psy que j'avais ici me mettais les nerfs en boule et j'étais plus mal en sortant de chez elle qu'en y rentrant... J'apréhendais d'y aller. J'ai finis par arrêter... J'aurais bien aimer rencontrer un psy comme vous! mais ça viendra peut-être un jour... Ici à Pau nous n'avons pas beaucoup de choix et des mois d'attente pour un premier rdv. Pas facile... Je me contente de mon généraliste maintenant. Mais il ne me "remet pas" à chaque visite... alors c'est... pas pareil...
Boulzail, j'ai promis une grosse tartine pour plus tard et plus tard ce n'était pas hier... Je vais répondre ce week-end. Hier, j'étais trop occupée à vivre ma vie plutôt que de commenter celle des autres. Sinon, c'est quoi la brosse à dent?
RépondreSupprimerEn passant j'attends toujours une réponse Boulzail pour le message que je t'ai écris le 1er octobre.
Ma marche a moi c'est le patin. C'est quoi votre marche à vous?
c'est une démarche que j'applique depuis cette été aussi avec mes patients, ca redynamise les entretien, le patient et le psy ;-)
RépondreSupprimerLa marche c'est le pied! Oh pardon ! les 2 pieds...
RépondreSupprimerPas dans le même sabot bien sûr!
Le contact avec la matière me permet davantage de faire le vide dans ma tête. Scier, peinturer, démolir, plâtrer…une vraie thérapie du silence mental. Voir le résultat de mes travaux apparaître aussi vite quelle satisfaction. Cela dit, comme je suis assise toute la journée au bureau, j’adore marcher le soir. Il faut croire que la brunante ou la noirceur ne sont pas propices à libérer mon esprit qui trottine d’un sujet à un autre. La détente mentale ne vient qu’en prenant balai, marteau, sceau, etc. pour exécuter de menus travaux. Mon instrument préféré le pied de biche. Son effet levier décuple mes forces et me fait sentir toute puissante. On me dit que je ne sais pas « ne rien faire », mais en bougeant mon corps de cette façon ma tête elle « ne fait plus rien »... Ouf!
RépondreSupprimerBonne journée aux commentateurs et particulièrement à vous Christophe. Au plaisir de vous lire la semaine prochaine.
Je pense que le meilleur moyen de ne pas ruminer, c'est la relation humaine, l'échange, le dialogue. Marcher seul, moi ça me déprime :(
RépondreSupprimerJ’oubliais. Il y a aussi la mer qui me fait faire le vide dans ma tête. Je marche des heures et des heures en regardant les vagues se soulever. Peut-être un lien avec mon pied de biche… hi! hi!
RépondreSupprimerSérieusement. À la question que vous posiez dans un de vos livres Christophe : « Qu'est-ce qui vous rend heureux ?» Pour moi, entre autres, c’est de voir la mer. Qu'elle soit agitée ou calme, ma tête se met au neutre en la voyant.
Lorsque je travaillais à Sens comme "jeune" conseiller à l'emploi, je rencontrai un jour une dame de la cinquantaire bien habillée, mais qui portait sur les épaules le poids des a priori des employeurs "je suis trop vieille".
RépondreSupprimerJe dus argumenter fortement pour l'aider, mais je savais que ce serait difficile, car une fois passée la porte du bureau, elle serait à nouveau seule face à sa recherche. Aussi je lui fixai un rendez-vous une semaine plus tard pour la mettre dans l'action, avec des objectifs précis.
Je ne la revis jamais, ce qui est fréquent dans notre métier, mais elle me rappela un ou deux ans plus tard.
"Je voulais vous remercier. Vous avez changé ma vie. Vous m'avez aidé à repartir et à croire en moi. J'ai posé une candiduture pour être assistante de direction à la Fédération du Bâtiment, et je l'ai eu. Et je suis sûr que c'est grâce à mon assurance en moi"
Moi je n'avais fait que mon travail. C'est elle qui avait besoin d'une étincelle à ce moment-là, ce qui lui a permis de se relancer.
C'est un histoire d'estime de soi, de passage à l'acte et de rôle du médiateur...
Merci Christophe pour toutes celles que tu nous livres.
"Marcher dans la nature, c'est comme se trouver dans une immense bibliothèque où chaque livre ne contiendrait que des phrases essentielles."
RépondreSupprimerLa lumière du monde.
Christian Bobin.
Wow C'est toi qui m'éblouies aujourd'hui Alain!
RépondreSupprimerMerci à toi Olivier. Merci de nous rappeler que souvent l'impact de notre travail peut passer inaperçu sans l'être réellement. C'est chouette que cette dame ait pu continuer à se construire une vie malgré ses doutes. J'essaie que mes clients s'attribuent leurs réussites et leurs succès. On ne peut qu'éveiller que des gens éveillables...
RépondreSupprimerDepuis le mois de juillet, je me suis imposée de sortir marcher pendant une heure chaque jour: j'emmène mon chien, c'est plus agréable et pour lui et pour moi!Ces 15 derniers jours, j'ai dû interrompre cette " routine" faute de temps mais aussi à cause du temps pluvieux...çà m'a manqué et je me suis sentie plus fatiguée paradoxalement pendant ces 15 jours sans balade!Donc, je pense vraiment que marcher tous les jours aide à chasser la déprime. Il faut que je m'y remette!!
RépondreSupprimerPour moi marcher favorise indiscutablement la rumination et dans certains endroits ça peut même être franchement déprimant. Je suis rassurée de voir que d'autres sont dans ce cas, je pensais que c'était anormal...
RépondreSupprimer@ anonyme :Marcher en compagnie c'est chouette. Seul c'est parfois super super déprimant... Ca dépend où on marche aussi...
RépondreSupprimerMon médecin me conseille de marcher. Mais si je "marche " dans mon lotissement désert je vais finir par me tirer une balle! Et c'est pas complètement une métaphore! Alors que marcher à plusieurs sur le port de La Rochelle ou de Saint-Malo : ça c'est chouette ;-)
"Pas de jolie vie, de joli chemin, si l'on craint la pluie" (J.J.Goldman). Au sens propre comme au figuré, savoir accepter...
RépondreSupprimer"Médor", Rachel ? C'est la première blague que j'ai entendue et retenue. C'est un "fou" qui se promène avec une brosse à dent au bout d'une ficelle comme si c'était son chien. Un jour le psy lui demande ce qui est attaché au bout de la ficelle et le "fou" répond : "Ben, c'est une brosse à dent". "Vous êtes guéri, répond le psy, vous pouvez rentrer chez vous". Alors le "fou" sort de l'hôpital, se retourne vers sa brosse à dent et lui dit : "On l'a bien eu, hein, Médor ?".
RépondreSupprimerVoilà. Pour le reste, Rachel, je ne commenterai pas, je suis en train d'apprendre à cesser de me justifier.
Merci Boulezail
RépondreSupprimerC'est vraiment chouette de te retrouver sur ce blog
Bonjour,
RépondreSupprimerje suis d'accord avec Anonyme. Ce qui m'a touché dans ce post, c'est de voir comment vous vous êtes investit avec ce patient, sans regarder votre montre. Je n'ai jamais consulté de thérapeutes mais des amies, qui en ont consulté, m'ont dit que quand elles commençaient à se livrer, le thérapeute les coupait avec une phrase du style : "C'est terminé pour aujourd'hui, à la semaine prochaine". Je ne sais pas si cette attitude fait partie de la thérapie mais après, elles n'ont plus consulté de thérapeute.
Bonne journée