mercredi 16 décembre 2009

Cauchemars

Cauchemar du claustrophobe : être enfermé dedans.
Et cauchemar du dépendant : être enfermé dehors.

30 commentaires:

  1. Cauchemar du claustrophobe : être enfermé dedans.

    Cause : l'isolement fait peur.

    Et cauchemar du dépendant : être enfermé dehors.

    Cause : la solitude fait peur.

    Différence : cause physique pour l'un et cause psychique pour l'autre.

    J'ai bon, docteur?

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  2. Bonjour,
    Petite appartée par rapport à votre sujet d'hier, je pensais que c'était le journal de l'écrivain alors qu'en fait il était celui d'un jeune homme au bord de la mort qui faisait revivre ses souvenirs d'enfance, de ces liens forts avec la nature qu'il ne verra plus refleurir et de son amour pour une jeune femme qu'il ne pourra que désirer. Une phrase m'a beaucoup plu "« Au moment où il la vit, l’homme n’a pas le sentiment de sa propre vie ; semblable au son, elle ne lui devient perceptible qu’après un certain intervalle de temps. »
    Pour le sujet du jour, un chiffre me vient en tête : 37, la température du corps. C'est un grand passionné qui disait ça tant sa passion l'avait rendu dépendant . Faire les choses avec un juste milieu, à 37 pour ne pas se rendre malade.
    Bonne journée à tous.

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  3. Hej,

    le cauchemar du dépendant : être enfermé dehors ... tout en rêvant de pouvoir prendre le chemin de la liberté.
    Paradoxe de l'être humain !
    Au fait, ça se guérit les dépendances affectives (je ne parle pas tabac, alcool et autres dépendances physiques) ?
    Bonne journée,
    B.A.

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  4. Je passe beaucoup de temps dans ma cuisine ces temps ci , c'est pourquoi je vais passer la matinée sur le marché , pour trouver de nouveaux aliments à préparer.
    J'adore la petite phrase de South parc (dessin animé pour ados ): " ah les enfoirés , ils ont tué Kenny."
    sgl

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  5. Il y a des dedans différents, le dedans de chez soi qui comme l'ours pour sa caverne en hiver lui apporte réconfort, et le dedans ennemi dans lequel on étouffe,
    le dehors qui nous offre l'ouverture et le dehors qui peut être froid comme aujourd'hui dans lequel on espère ne faire que passer.

    Si les épreuves de la vie ne sont pas responsable de notre quotidien, c'est notre petite tête qui décide alors de nos Cauchemar moi je serai d'avis de lui proposer des rêves c'est plus proche des contes de noël, et cela réchauffe le coeur et les sentiments.

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  6. C'est une histoire de fous. Nous faire penser que nous pourrions être enfermés sans nous donner la clé...
    Heureusement que Darky nous donne un indice : la clé est physique ou psychique; il a dû regarder par le trou de la serrure !
    Je me demande si le rêve de tous ces gens n'est pas de devenir portier. Un métier merveilleux, comme disait Raymons Devos, "le seul métier au monde où, le jour où tu es embauché, on te met à la porte...".
    C'est un métier où l'on ouvre la porte aux autres, pour ne pas qu'ils restent enfermés dedans ou dehors...
    J'ai connu un portier qui est devenu célèbre. il s'appelait Christophe. Il pouvait ouvrir bien des portes, parce qu'il avait étudié les codes...

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  7. Eh bien dites donc ! Deux lignes !! Vous vous êtes levé un peu tard ce matin, Docteur, ou c'est le ouikende qui a déjà commencé ?

    Bon, c'est pas un nouveau remontage de bretelles, hein, juste une taquinerie, un placage un peu haut, quoi.

    Cauchemar - le vrai des vrais :

    parvenir à faire le travail qu'on s'est promis même quand on est TRES TRES EN RETARD.

    Bien à vous

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  8. Et la liberté c'est donc de ne se sentir enfermé ni dedans, ni dehors mais de pouvoir circuler entre le dedans et le dehors sans angoisse ?
    Merci pour vos bulletins que j'ai tant de plaisir à lire chaque jour. Surtout n'arrêtez pas !
    Sacha

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  9. l'enfer met dedans, l'enfer met dehors, c'est une histoire a dormir debout que vous nous contez aujourd'hui ! Ce que j'en pense, c'est que l'enfer me ment, après dedans ou dehors, simple question de point de vue ...;-)
    belle journée !
    Virginie

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  10. Une des questions quotidiennes que je me pose est "comment entretenir ce feu en moi qui va me réchauffer le coeur et me guider pour que ma vie soit un flux vers le dehors (car l'on a besoin parfois d'être conquérant) et un reflux vers le dedans (car l'on a besoin aussi de se ressourcer), et qu'il puisse ainsi me consumer les angoisses de l'avenir ou les cauchemars du passé (entre autres).

    Bien à vous.

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  11. mon cauchemar c'est surtout d'être ni dedans ni dehors
    mon rêve c'est d'être présente à la fois au dedans et au dehors
    mon rêve c'est la transparence le libre échange dedans dehors
    c'est ça la communication idéale non ?
    mon cauchemar s'est l'issue de secours entre dedans et dehors
    merci
    une admiratrice, copine de Gilou de Lyon

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  12. Bah moi un de mes cauchemars c'est d'être piégé dans des tunnels qui sont de plus en plus étroits, de plus en plus étouffants, où je dois ramper... j'arrive plus à respirer...
    je suis mal à l'aise dans tous les endroits sans fenêtres ou avec juste de petites fenêtres :-(

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  13. Le cauchemar du dépendant s'est aussi d'être enfermé dedans.

    Enfin c'est ce que je ressens quand j'ai pleinement conscience d'une addiction sans que cette prise de conscience suffise à m'en extraire.

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  14. Un autre genre de cauchemar c'est de ne pas avoir un lieu que l'on peut clore pour se reposer bien à l'aise, bien tranquille, apaisé

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  15. Proposition d'illustration: Le Cauchemar de FÜSSLI( se trouve soit dans l'article de Wikipédia, soit dans les images pour ce peintre)

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  16. Alors choisisons la voie du milieu et nous serons moins prisonnier de nous même. Vive la modération !

    Je n'en suis pas encore totalement convaincu.

    Pourquoi nous faire ronger cet os?
    Ne serions nous pas en train de devenir à la fois des claustrophes et des dépendants de ce blog?

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  17. Complètement, entièrement d'accord avec vous sur le cauchemar du dépendant . C'est ça être enferme dehors, alors que la seule obsession c'est de prendre possession de tout ce qu'il y a a l'intérieur.

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  18. Les deux mon capitaine !
    Claustrophobe ET dépendante...

    Les crises de panique, ça s'apprivoise, il ne faut pas les accepter car elles empêchent de vivre. Anxyolitiques dans l'urgence, puis sevrage et "reéducation" : une seule solution, se confronter à ses peurs. Essayer en tous cas.
    Vivre avec, ne pas les laisser diriger notre vie sous peine de perdre notre autonomie.

    Dépendance affective : là, c'est plus dur, je viens de lire "qui aime quand je t'aime" de Catherine Bensaid qui en parle très bien. C'est un sujet fort complexe, lisez ce livre. Je tente un résumé, forcément réducteur : on ne peut vivre, à l'âge adulte, de relation amoureuse harmonieuse si on attend de son partenaire qu'il/elle répare nos blessures d'enfant.

    Bonne lecture ! et merci à tous pour vos commentaires si enrichissants.

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  19. pour moi le vrai cauchemar c'est d'être dehors , dans le froid et la peur , réduit à une condition animale , comme celle de David Rousset dans "les jours de notre mort" récit autobiographique .
    mais la dépendance mène aussi au cauchemar , à la dépossession de soi , voire à la folie ;heureusement qu'il y a des thérapeutes formidablement humains qui nous sauvent ;je pense bien sûr aux livres de Christophe André et à mon thérapeute parisien P.Z
    Bonne soirée à tous et pour Sylvie bon courage pour trouver la place qui lui convienne , qui cherche trouve !

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  20. L'enfermement il est dans notre corps physique... c'est dur d'être enfermé dans la matière..

    Allez on va OUVRIR nos esprits pour faire de beaux REVES ...

    clin d'oeil à Olivier / Devos :
    "c'est un métier où on ouvre la porte aux autres pour qu'ils ne restent pas enfermés dedans ou dehors" OUPOUAT

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  21. Merci pour ce billet sans réponse immédiate tant les chemins à explorer sont nombreux. La promenade est sympathique :)

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  22. Cauchemar de bloggeur : ne pas savoir rebondir sur l'équation au 2è degré du Doc !!

    Stratégie du bloggeur : y répondre au 3è degré, telle la seiche au travers de son écran noir.
    Diagnostic ok (sensations d'enfermement vécues dans la détresse).
    Plus petit commun dénominateur > la "perception" elle-même. Dans les 2 cas, elle est une construction névrotique, une projection de l'imaginaire.
    La clé, c'est la sagesse suprême. Le sage abouti ne connait pas l'enfermement : il n'habite ni son corps ni ne se réalise à travers l'autre.

    Un bloggeur plutôt psychopassif :(

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  23. je n'avais jamais pensé la dépendance comme un enfermement, mais plutôt comme une dissolution, une perte de soi. Et la claustrophobie me renvoie à la peur d'être étouffée, submergée. Une autre façon de se perdre ... Je vais chercher des petits cailloux ou demander de l'aide au p'tit poucet. ! Bonne nuit à tous

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  24. Quel cauchemard pour un claustrophobe dépendant!

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  25. Tentative d'interprétation :
    "Cauchemar du claustrophobe : être enfermé dedans" -> peur d'étouffer, de ne pas pouvoir sortir.

    "Et cauchemar du dépendant : être enfermé dehors" -> c'est-à-dire, par métaphore, peur de se trouver loin de l'endroit où se trouve l'objet de son addiction : nourriture, alcool, drogue, affection...

    Le point commun : deux enfermements, deux pertes de liberté.

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  26. Ils appréhendent tous les deux une situation, mais le risque qu’elle survienne est-il équivalent? Sans doute plus facile d’éviter un espace clos (ascenseur, avion, cinéma, etc.) que d’avoir toujours sous la main l’objet de sa dépendance (chose, personne ou substance).

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  27. Le défi de la personne dépendante est de se faire exister et de s'individuer. S'individuer plutôt que fusionner, s'individuer plutôt que d'être enchevêtré. Je vois souvent des couples dont le conjoint a un trouble de personnalité nacissique (il ne consulte pas) avec une conjointe dépendante. Casting classique

    Le défi de la personne toxicomane est de renoncer a l'objet de sa dépendance. Trop souvent les clients demeurent des années dans l'ambivalence car ils se questionnement sur les avantages de la consommation et sur les désavantages du changement. Une ruse de sioux (on recommence lol): mettre en opposition plutôt les avanatages du changement (espoir) et les désavantages de la consommation (inconfort).

    Le défi de la personne phobique, se confronter a l'objet de la peur, sortir de l'évitement, aller dans sa zone d'inconfort

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  28. Bonjour, merci de partager vos réflexions, états d'âmes !

    Quelles différences/liens faites-vous entre l'isolement et la solitude ?

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  29. jacqueline a dit hier je sortais de chez mon médecin quand j'ai vu un SDF bien sans problème d'alcool je cherche dans mon sac j'avais oubliée mon porte monnaie j'en étais malade de ne pas pouvoir lui donner quelques monnaies aujourd'hui je l'ai revu au mème endroit assis avec une température de moins 5 degrès je lui ai amené une parka, des fruits un peu à manger et pour sa seul compagnie son petit chien des croquettes quand je vois des personnes à la rue sans domicile fixe je ressens de la culpabilité hier j'en avais les larmes aux yeux je ne comprend pas pouquoi je suis autant touchée par ces malheureux à la rue et l'indifférence des élus à Aix en Provence pourquoi en 2OO9 il existe autant de personnes dans la misère

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  30. Heureuse de vous revoir Katsuwi, vous vous faites rare ces temps-ci ... c'est vrai que deux petites phrases seulement sucitent de longues réflexions, mais je ne m'y attarderai pas, j'ai eu ma dose de cauchemars ces derniers temps. Je préfère me consacrer à mes rêves.

    J'aime bien la réflexion de Stéphane qui va dans le sens de mon humeur du moment : essayer de dédramatiser, et aborder les choses sérieuses avec humour.

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