jeudi 3 décembre 2009

Et maintenant, on passe aux choses sérieuses


Le mois dernier, je donnais une conférence aux anciens d’une Grande École renommée. Une conférence sur le bonheur. Conscient qu’il s’agissait d’un public avec un bon niveau scientifique, j’avais pas mal insisté sur les travaux de recherche en psychologie positive et tout ça. D’après leurs têtes et leurs réactions, ça leur avait convenu…
Après la séquence des questions-réponses (ou tentatives...), j’étais en train de quitter l’estrade lorsque le président de séance, qui m’avait poliment écouté, en commençant à présenter l’orateur suivant, membre de cette Grande École, laissa échapper : « Bien, merci encore au Docteur André ! Et maintenant, nous allons passer aux choses sérieuses… »
Énorme éclat de rire dans l’assemblée ! Au moins, c’était clair : j’avais joué le rôle de la danseuse ou du bouffon ; allez, disons : du distracteur. Il y a quelques années, ça m’aurait vexé sans doute. Mais plus maintenant. J’ai même trouvé ça très drôle : c’est toujours mieux de savoir exactement quelle place nous tenons dans le grand spectacle de la vie !

Illustration : un psychiatre donnant une conférence sur le bonheur.

33 commentaires:

  1. ça m'aurait vexée aussi , mais je ne pense pas que vous êtes un amuseur public ou un bouffon.La quête du bonheur c'est très sérieux au contraire .En tous cas cette personne manque totalement de délicatesse , je me demande si elle sait iradier le bonheur autour d'elle .
    NB

    RépondreSupprimer
  2. Ah quel dommage ! J'avais un superbe texte là-dessus... perdu dans le désordre de mon PC... Je le chercherai encore, promis.

    RépondreSupprimer
  3. Vous ne croyez pas que c'est sa perception du "sérieux" qui a fait rire tout le monde ? A mon avis, ce n'était pas vous le bouffon... Vous avez eu raison de ne pas vous vexer car les auditeurs eux, vous ont pris au sérieux.
    En tout cas, c'est comme ça que je le comprends.

    RépondreSupprimer
  4. L'éclat de rire, si j'y avais participé aurait été destiné envers ce maître de cérémonie totalement ridicule et s'étant lui-même ridiculisé à ce moment là.
    Bravo Dr pour le prendre avec autant de sagesse.
    Il faut malgré tout une estime de soi solide pour supporter ce genre de bêtises... non ?
    Une belle journée à tous.

    RépondreSupprimer
  5. C'est merveilleux: la réalité dépasse la fiction!
    Un grand merci à vous de partager une scène comme celle-là avec nous.
    Il faut bien reconnaître que certaines personnes restent étrangères au domaine spirituel(dans tous les sens du terme)

    RépondreSupprimer
  6. Y a rien de pire qu'un(e) comique qui se prend au sérieux . Donc , je déclarre SOLENNELLEMENT devoir m'entarter moi-même en vertu de la boursouflure sublimésque de ma grotésquitude qui frise le ridicul . Peut-on rire de tout ? Oui ! sauf des comiques parcequ'on a peur qu'ils se fouttent de notre gueule .... Et bien alors (si j'ai raison sur ce point) il est grand temps que je me claque la figure à grands coups de patisseries diverses .... Au choix de vos imaginations . Donc , je m'assied par terre sur mon ridi-cul et je pleure en faisant des gros jets d'eau avec mes yeux et je sors de ma poche un grand mouchoir à carreau aussi grand qu'une nappe et je me mouche en jouant de la trompette ..... Voilà !

    RépondreSupprimer
  7. Zoé, tu m'éclates !
    Merci !
    l'anonyme de 8h31... (Anna, pour les intimes, mpff !)

    RépondreSupprimer
  8. Merci ! Anne Onyme . J'aime bien , L'anonyme de 8h31 .... en déstination de quelque part ! sonblablablabloonblommblom au quai numéro BloomBloMblomblomblom !!! Merci à toi Anna .... EH ! oui DOC ! dans le grand spéctacle de la vie , nous sommes tous des anonymes , même ceux qui ont un nom célébre genre Pérno-Ricard .... Parceque le sérieux pathétique viend de là , du nom CON célébre avec vénération . Bon , mon "copain" clochard que personne écoutait , comment qu'y s'appelait déja ? .... Ce qu'il attendait de moi , ce n'etait pas tant que je lui prette l'oreille finalement , mais plutôt que je lui prette mon cul . Ce que je fis et il en fut ravi pour quelques temps , mais voilà , finalement pour lui je suis célébre même s'il a oublié mon nom . On a la célébrité qu'on peut . Vous ! par vos conférences .... Moi , par mon cul ....

    RépondreSupprimer
  9. Pour Natacha : Merci Natacha . Rire de soi-même . Rire de son propre personnage , plutôt que de se foutre de la gueule des autres , car il y a dans l'humour lorsqu'il se change en ironie puis en mépris , une forme d'arme déstinée finalement à flatter l'égo du comique . Mais (je crois) que les cloowns sont à l'abrit de celà car ils ont la poésie à fleurs (et même à bouquets de fleurs) de peau . ILs ont cette poésie du corps qui leur donne de la profondeur de pensée sans jamais aucune sérieusitude boursouflésque . Alors voilà Bisous ! à tous mes Chéries-Chéris ...... SMAK ! POUTOUS langoureux avec ou sans la langue (au choix , rayer la mention inutile) ......

    RépondreSupprimer
  10. Enfin quelqu'un de sérieux qui ose parler du sujet central de (mes) nos interrogations : le cul!!!

    Sinon, Christophe, il m'est arrivé exactement la même chose devant un tout autre auditoire et sur un tout autre sujet. Mais j'ai eu droit au "maintenant passons aux choses sérieuses" du genre, t'es bien gentil Stéphane mais maintenant tu nous laisses entre grandes personnes et tu vas jouer aux billes avec tes crottes de nez!!
    J'étais vexé, mais comme je croyais à ce que je racontais, j'ai préféré aussi en rire (après). L'histoire a montré que dans l'assemblée tous n'avait pas été insensible à mes propos et m'ont rappellé par la suite.
    MAIS, je crains malgré tout que le président de sceance faisait une sorte d'humour d'élite de mon cul (on y revient) qui ne sent pas très bon (son humour!).
    On connait bien l'effet troupeau, et dans la salle, certains jeunes étudiants , le cul (j'arrête après , promis!) entre deux chaises, ont du se ranger à ce propos pédant sonnant la fin de la récréation avec moults rires gras.

    C'est bien sûr lui le bouffon et je suis aussi convaincu qu'il s'est décrédibilisé auprès de certains.
    Qu'y a t il de plus pitoyable que l'homme se prenant au sérieux quand en plus il méprise l'essentiel.
    Vous avez bien réagi, par le sourire, la seule réponse aux imbéciles heureux.
    En même temps, il a contribué (comme d'autres...) à vous éviter de prendre le melon.

    RépondreSupprimer
  11. Je lis la phrase du président de séance de manière positive, oui le bonheur rend joyeux et face à la joie, culturellement, il peut y avoir le sérieux, ce qui ne veut pas dire que la présentation de la psychologie positive n'a pas été reçue sérieusement même par le président de séance.

    Le bonheur est à la mode, je pense que c'est "un moyen de vie" voire de survie, une réponse à la morosité ambiante mais ce moyen de vie n'est pas accessible à tous pour plein de raisons. J'ai lu dernièrement une petite phrase d'ordre général que j'aime bien : "c'est simple mais pas facile..."
    Ce serait dommage que l'on enferme les gens dans une espèce de communauté du bonheur, la psychologie positive me semble avoir une vocation bien plus large.

    Belle journée

    RépondreSupprimer
  12. Ah les "choses sérieuses", importantes, nécessaires et pourtant si tristes, tout ce savoir ..
    Combien le bonheur est plus léger
    essentiel, et si Joyeux, cette manière d'Etre..

    Passer aux choses sérieuses n'est ce pas alors
    arrêter de sourire en masquant cette tristesse derrière un éclat de rire.
    Il faut beaucoup de sérieux (rigidité ) pour s'occuper de choses aussi futiles( peu essentielles ).

    RépondreSupprimer
  13. Cher Auteur,

    Je crois que le président de séance a surtout voulu se rassurer lui et non vous tâcler, vous. Il a voulu mettre une distance entre lui et ce que vous veniez d'aborder, la psychologie, notion qui doit totalement être étrangère à ces futurs "élites" gouvernantes qui ne font pas dans l'état d'âme.

    Je trouve courageux que vous vous soyez jeté seul dans cette mêlée de "all black costard cravates" pour faire connaitre votre métier et la manière dont vous la pratiquez. Pas facile de dire: je suis psychiatre, je travaille à Sainte-Anne (le "fameux" St-Anne qui a mis très mal à l'aise Daniel Leconte, très mauvais interviewer d'Arte) et voilà bien moi je vais vous parler en plus de psychologie positive.

    Tout çà n'a rien à voir avec le melon ou pas ou autre histoire de "postérieur" dirai-je, dont je n'ai pas saisi l'utilité sur ce blog mais chacun exprime sa perception, le virtuel permet bien des choses.

    En tous cas, même chez les élites, le message est passé,et un message humain, pragmatique, démocratique. Cela doit changer des références analytiques de base.... .

    Au final du match, je suis persuadée que l'essai sera transformé. Il faut du temps, être patient.

    Bonne journée à tous.

    AG

    RépondreSupprimer
  14. Quand j'étais jeune après le boulot je passais souvent dans un café pour y retrouver des copains et copines du quartier, c'était avant, maintenant j'ai pris l'habitude de venir sur ce blog, pour lire consulter les réponses, écrire attendre des réponses, mais j'ai maintenant la certitude de ne pas être de votre quartier, alors au revoir saurait pu être sympa mais je ne suis pas de votre monde, alors je baisse les bras déçu, le bonheur est ailleurs mais ou non de dieu et des autres

    RépondreSupprimer
  15. L'autre jour, pdt un cours de peinture, je me suis plantée sur les couleurs...le prof a raclé tte la couche appliquée, j'étais assez mal mais bon...Et puis le résultat me plaisait..Et il a plû aussi aux autres qui s'arrêtaient pour regarder! C'est un peu comme cette histoire.En fait c'est un compliment qu'il vous a fait. Votre conférence a été une bouffée d'oxygène mais remettons nous ds l'ambiance sérieuse de la vie, du travail..Comme je vais remettre la couleur prévue au début!Mais ce n'est pas grave car si je deviens un grd peintre(oups!), j'utiliserais ce procédé d'effet non voulu! Comme je peux et veux penser que votre conférence a fait du chemin ds les esprits de ceux qui vous écoutaient et de celui qui a eu ce mot...
    bonne après midi

    RépondreSupprimer
  16. Ce qui est terrible dans cette histoire, c'est que pour cet homme, comme pour beaucoup de gens "serieux", le bonheur n'est pas une chose serieuse, justement. Alors que bien sur, c'est la chose la plus serieuse et la plus importante qui soit, vers laquelle tendent toutes nos autres activités. Quel changement de paradigme, le jour ou c'est la conférence sur le bonheur qui sera introduite comme LA chose serieuse...

    RépondreSupprimer
  17. Merci, cher André, pour cette très jolie anecdote.
    Ça me rappelle un moment que j'ai vécu il y a … bien quelques années.
    Fin d'une assez longue formation continue, sur plusieurs années (sophrologie). Nous avions décidé, pour fêter la fin de cette formation ainsi que la fin des examens, de faire une soirée, tous ensemble, avec aussi les conjoints et les enfants. Thème de la soirée: les clowns. Tout content de cette occasion, je loue un costume de clown et je monte un petit sketch, avec un collègue. Le soir venu, nous nous retrouvons donc tous — 50 à 60 personnes — dans une grande salle, dans un hôtel de Leysin, à la montagne, en Suisse. Tous plus ou moins déguisés en clowns. Avec le collègue, nous faisons notre sketch. Je jongle aussi un peu, oh, pas grand-chose, juste avec trois balles. À l'époque, je pouvais aussi marcher sur les mains. La soirée se déroule ainsi, tout le monde s'amuse tout le monde rit. Je joue avec des enfants. Et puis tout d'un coup, l'un des petits me lance: «Toi, tu es un vrai clown! Les autres, pas. Mais toi, tu es un vrai!» C'est un des plus beaux compliments que j'aie reçus de ma vie. C'était bien avant que j'entende parler de psychologie positive. Ce soir-là, cet enfant m'a donné un grand coup de boost à l'estime de moi! Pensez, moi qui étais un peu phobique social dans ma jeunesse! Et quand j'étais petit et qu'on me demandait «qu'est-ce que tu veux faire, quand tu seras grand?», j'ai eu une phase où je répondais «clown!»
    Et bien il m'arrive de faire le clown avec mes patients! Surtout après que ce petit garçon m'ait ainsi validé!
    Meilleures amitiés à tout le monde.

    RépondreSupprimer
  18. J'écrierai plus tard car je vais travailler mais j'en ai long a dire.

    RépondreSupprimer
  19. Le lien, A.G. ? C'est que "si haut que soit le trône, on n'est jamais assi que sur son ..." (posté-rieur, derrière, arrière train, ...) cochez la case de votre choix, comme dit Zoé.

    Touchante histoire, monsieur le clown Olivier ;)

    RépondreSupprimer
  20. Christophe, je crois plus simplement que sa phrase de naze est l'une de ces phrases préfabriquées, passe partout, de ces fameuses prétendues élites.
    C'était pour faire transition, mais la finesse n'est pas son fort. Il ne mérite qu'un grand éclat de rire de mépris.
    Cela me rappelle le dernier message du 30/11 par "les lauriers sont toxiques".
    Ces ""élites"" vivent dans leur monde, bien cadenassés.
    Comment ont-ils fait pour vous accueillir à leur conférence?
    Qu'importe vous avez mis votre goutte d'eau dans l'océan et c'est cela qui compte.

    RépondreSupprimer
  21. Le patriarche de la famille Gruss à offert à Raymond Devos pour ses 80 ans, une plaque avec son nom, comme celle que pose toutes les familles du cirque sur leur roulotte. Je l'ai vu à une émission télé et Raymond Devos, très ému, a alors dit que c'était la plus belle récompense qu'il n'ait jamais reçu !
    Quand à Zoé, je crois l'avoir démasquée, en fait il s'agit de Brigitte Fontaine ! lol
    biz à tous !

    RépondreSupprimer
  22. Un jour , je suis allée dans une chapelle trés visitée par les touristes . IL y avait là un livre d'or sur lequel chacun avait le droit de gribouiller quelques mots ou de rédiger sa vie son oeuvre . Moi , j'avais écrit : "DIEU EST HUMOUR" ce que je pense en vrai et non par simple calembour . Un jour en repassant par là , j'ai cherchée ma petite phrase . Hélas elle avait été rayée de traits rageurs .... Bon , je n'en suis pas morte . Voilà : DIEU EST HUMOUR . Je perciste et je signe : ZOE ! (bisous DIEU !....)

    RépondreSupprimer
  23. "Les lauriers sont toxiques"3 décembre 2009 19:12

    Je ne suis pas du tout surprise par la phrase de transition de votre président de séance .

    Aller voir, Docteur ANDRE, ce que racontait "Les lauriers sont toxiques" à propos de "l'ego surdimensionné" de ces gens-là ( Cf. la dame qui procastine). Pour les avoir fréquentés 20 ans, eux, ces formateurs de notre future élite et leurs émules, je peux vous dire que certains relèvent de la psychiatrie, la psychothérapie serait sans effet sur eux, car trop douce...

    Le DG a demandé au personnel de ne pas dire du mal de la Grande Ecole. A travers mes mémoires, je ne dis pas de mal, je raconte des anecdotes vécues (factuellement, avec témoins et quelques écrits à l'appui), je ne sais pas encore ce que je ferais de tous ces histoires... en attendant, c'est ma psychothérapie à moi... car il vous détruirait ces gens-là à la longue !

    Ce que j'ai compris à travers toutes ces années c'est que l'intelligence du coeur ne relève pas de l'intelligence de l'esprit. N'oubliez pas, Docteur, que tous ces gens-là fonctionne en mode "paraître". Si vous saviez combien ils ont du mal à "être", même ceux qui relèvent des "relations humaines". L'humilité ne fait pas partie de leurs vertus.

    Avez-vous pensé que ces gens-là ont une grande part de responsabilité dans la crise mondiale que nous vivons ?

    Vous êtes à la mode, Docteur...En vous invitant, comme ils invitent, n'importe quels patrons, champions ou renommés excellents, ils n'ont qu'une envie... piquer quelque chose qui leur permettra de se faire remarquer, sinon on ridiculise. N'y-a-t-il pas eu un film qui ressemble à ce que vous racontez (Ridicule ou peut-être Dîner de cons).

    De toutes façons, comme ils ne se traitent pas mieux entre eux, c'est à des gens comme vous qu'ils ont recours, car bien sûr, ils ne veulent avoir affaire qu'aux meilleurs...

    RépondreSupprimer
  24. Les lauriers sont toxiques3 décembre 2009 19:24

    J'ai commis une erreur. Ce n'est pas dans la dame qui procrastine que je parlais des egos surdimensionnés que j'ai cotoyés, c'est dans "Perdu les élections".

    RépondreSupprimer
  25. Pour ma part, j'ai entendu parler de "grandes écoles" toute mon enfance. Mes grands-pères avaient fait une grande école, mon père a fait une grande école, et ma soeur préparait une grande école (qu'elle a intégrée).
    Quant à moi, je n'ai pas rejoint d'école du tout : à 18 ans je faisais l'école buissonnière ! Aujourd'hui, sur le podium du bonheur, je suis champion de la famille. J'en déduit que mes proches n'ont finalement pas été... à si bonne école :)
    De toutes façons, en général, lorsque l'on est conscient de sa "valeur" intrinsèque, on a pas besoin de placer le qualificatif "grand(e)" devant. A moins que ce ne soit une pratique dérivée de la méthode Couet...
    Je te rejoins Patrick : la roue tourne, et il ne serait pas surprenant que la conférence sur le bonheur bascule plus tôt qu'on ne le croit... en tête d'affiche !

    RépondreSupprimer
  26. Que dumilité docteur BRAVO pour la leçon

    RépondreSupprimer
  27. C'est peut être aussi le chemin vers une sagesse (propre à chacun et nourrie par son apprentissage et ses expériences de la vie) qui fait que l'on réagit différemment à 20, 40 ou 60 ans ...

    Trop beau la photo du clown !!!

    RépondreSupprimer
  28. Les masques en disent plus qu'ils ne cachent , alors pourquoi se méfier des apparences , pourquoi s'offusquer des mensonges , pourquoi tant redouter l'illusion ? ... La vérité serait donc si fragile qu'un simple jeu d'ombres et de lumiéres puisse si facilement l'effacer ? ....

    RépondreSupprimer
  29. Génial, ZOE, Dieu est Humour ! Et tant pis pour ceux qui n'apprécient pas. L'avantage de la connerie c'est qu'elle fait ressortir, par contraste, l'intelligence. Yin yang, blanc noir, l'un n'existe pas sans l'autre. C'est ce que je me dis quand je veux me consoler.
    Bonne journée à tous
    Christine

    RépondreSupprimer
  30. La psychologie positive....la psychologie du bonheur....

    ....Seuls les résultats comptent! Que certains n'y croient pas, on s'en fout! Certains ne croient pas en la psychiatrie (sisi, ça existe! Les psychiatres, les psychologues, c'est pour les fous!).

    Il y en a qui confondent ce que j'appelle les amateurs de bien-être (les amateurs de développement personnel, de l'ésotérisme, bref le bonheur self-made) et la vraie médecine.

    Peut-être pas si cultivé que cela, l'auditoire!

    Voilà comment je perçois le problème. Aaah, l'ignorance....ces gens-là sont ignorants. Ne dit-on pas que l'ignorance est la pire des choses.

    Ce qui compte évidemment, c'est la personne que l'on a en face de soi :

    Une remarque n'a pas la même valeur selon qu'elle émane d'un ignorant prétentieux ou d'une personne pour laquelle on a beaucoup d'estime, c'est évident!

    RépondreSupprimer
  31. Sage attitude intérieure que de ne pas prendre la remarque de ce président de séance au sérieux!

    RépondreSupprimer
  32. Pourquoi Rire et sérieux ne font-ils pas bon ménage !
    A chaque sensibilisation au handicap, où le rire des jeunes fuse lors d'un essai de fauteuils roulants, il se trouve une personne pour réagir:" On ne peut pas rire sur un sujet aussi sérieux".
    "Où on va papa" JL Fournier reprend cette problématique.
    Là où il y a le sombre, il est inimaginable qu'il y ait la lumière d'un rire !
    Est-ce notre culture judéo-chrétienne qui nous impose ce carcan ? C'est un combat sans fin mais nécessaire : le droit au sourire et à la joie même dans l'obscurité, et cela n'enlève aucune qualité à cet état.
    Regarder le Noir de monsieur Soulages, il nous montre la lumière!

    RépondreSupprimer
  33. Ce billet m'a fait beaucoup réagir. Sincèrement, je trouve une partie de votre réaction adéquate et une autre partie me questionne. Compte tenu que cette maladresse a été dite autant la prendre avec une certaine légerté et bravo pour votre sagesse mais mon inconfort grimpe quand vous concluer qu'il vaut mieux savoir exactement quelle place nous tenons dans le grand spectacle de la vie. Pourquoi ce type aurait-il le pouvoir de définir la place que vous devez occuper? Mon conjoint me dit que votre commentaire est ironique... Pourtant, mon inconfort reste.

    Je me demande aussi qu'elle est pour ce présentateur l'envers des choses sérieuses et sa définition des choses sérieuses? J'aimerais bien pouvoir avoir cette discussion avec lui.

    Je réagis aussi car sur 100 livres qui sont écrits en psychologie, 99 concernent la psychologie négative (dépression, anxiété, gestion des émotions négatives...). L'idée derrière la psychologie positive est d'aider les gens de passer de - 8 à + 8 plutôt que de passer de - 8 à + 2. Je trouve la pathologie trop présente dans mon travail et j'ai envie d'aider mes clients a reconquérir leur sphère de vie plutôt que faire en sorte d'éviter qu'il ne soit plus déprimés ou anxieux.

    RépondreSupprimer