
C’est une patiente très malheureuse, et très abîmée en matière d’estime de soi.
Elle a d’énormes problèmes de ce côté-là : persuadée qu’elle ne vaut rien, n’a aucun talent, ne peut plaire à personne ni rien faire de bien, à part échouer. Elle ne reste jamais longtemps dans le même travail : soit elle fait correctement le job mais finit par démissionner, intimement convaincue qu’elle le fait mal ; soit elle le fait effectivement mal, tant elle est stressée, insécurisée, inhibée, crispée, et on la congédie…
Elle me raconte comment, lors des entretiens d’embauche qu’elle passe quelquefois (il faut bien payer son loyer), elle s’entend dire dans sa tête : « Ne me prenez pas, ne me prenez pas ! Vous le regretterez ! » Et évidemment, ça marche, le plus souvent : on ne la prend pas. C’est d’ailleurs un souci de plus pour moi, cette névrose du « je ne mérite pas qu’on me prenne » : car je ne peux pas la prendre en thérapie justement ; trop débordé, je n’ai plus de place pour de nouveaux patients.
Alors j’adopte des ruses de sioux pour qu’elle ne soit pas blessée par mon refus, un de plus dans sa vie. Heureusement que je connais plein de collègues thérapeutes sympas et compétents qui vont pouvoir l'aider.
Photo de Henri Cartier-Bresson, Brooklyn 1947 (merci passou).
Courage à ceux qui vont mal, la vie peut être belle, il suffit de penser à de petite chose et d'avoir un autre regard sur elle, c'est souvent notre regard qui peut nous donner cette force. courage car nous ne sommes pas seul
RépondreSupprimerL'estime de soi est un véritable fléau de notre société de consommation, il me semble ?
RépondreSupprimerBonjour,
RépondreSupprimerDocteur Andre, je crains que vous pourrez essayer de l'enrober comme vous voulez mais ce qui restera dans l'esprit de cette patiente c'est le rejet une fois de plus, s'il en etait autrement elle ne serait pas malade. La logique ( plus de temps, trop de patients) n'a pas de prise. Je vois ce genre de symptomes comme un Alzeihmer du bonheur, rien de ce qui arrive d'un peu de bien n'est imprime dans la memoire et l'on reste avec les deceptions, le rejet et la tristesse.
C'est quoi ce message aujourd'hui ?
RépondreSupprimerUne plaisanterie ? Un thème pour exercice collectif ?
Ou une façon de dire : si vous allez mal, évitez les psys, débrouillez vous plutôt tout seul...
En tout cas, j'espère que votre patiente lit votre blog, elle saura à quoi s'en tenir ! Plus besoin de ruses de sioux.
Faut-il vraiment parler de ruse de sioux (ce qui ressemble, au regard des commentaires, au baton qui sert à se faire battre ?).
RépondreSupprimerj'agis comme Christophe dans ma vie professionnelle et avec mes amis. J'ai certainement dû perdre quelques amis au mode de fonctionnement superficiel (ou qui jouent un personnage), un peu effrayés par la franchise et le message du coeur, mais j'y ai gagné de vrais amis qui m'aiment et qui ne me jugent pas.
Ils apprécient la réciprocité, car ils sont loin d'être parfaits, et sont heureux de trouver quelqu'un a qui ils peuvent parler de leurs hontes ou leurs faiblesses - bref leur "estime de soi" - sans se sentir jugés.
Il n'y a pas de ruse de sioux, il n'y a que le fait de parler avec estime à quelqu'un qui a une estime faible de lui-même, et c'est certain que si chacun de nous était capable, on n'aurait pas besoin de psy (du moins pour ce problème-là).
Précision : quand je dis "chacun de nous", je pense seulement aux gros cons qui sont uniquement capables de juger et de rabaisser les autres. ;))
Re-Bonjour,
RépondreSupprimerJe ne comprends pas bien le message d'anonyme 10h41, a la fin de son billet, le Docteur Andre explique justement que cette patiente pourra etre soignee par d'autres collegues. Ce qui est dur c'est justement de gerer l'investissement que certains patients mettent dans la personne du psy. Il me semble qu'il s'agit aussi de ca dans le commentaire du Docteur Andre.
Bonjour,
RépondreSupprimerJe lui souhaite de sortir de cette spirale de l'échec, de ce cercle vicieux du rejet. C'est vrai qu'en entretien d'embauche, le manque de confiance, et une estime de soi dévalorisée transpirent inéluctablement.
Je sais tout de même qu'il existe une lumière au bout du tunnel. Il faut s'y accrocher et travailler sur soi. Ici le sens du mot travail est plus vital et important que le travail au sens métier rémunéré mais je ne sais que trop que c'est facile à dire. Entre ceux qui ont du mal à travailler sur eux parce qu'il n'ont pas de travail et ceux qui ont également du mal à cause de leur travail, le chemin n'est pas évident, mais il existe!
C'est un beau geste de conseiller cette patiente à d'autres et déjà de l'avoir reçu.
Ce matin je suis allée faire une marche en forêt avec quelques amies, une personne du groupe est arrivée avec une humeur très négative, elle n'arrêtait pas de dire ça fait longtemps qu'on marche...quand est-ce qu'on arrête... etc... je lui ai alors dit que j'avais lu une phrase ce matin qui disait "ne me prenez pas, ne me prenez pas, vous le regretterez" et en chantonnant je lui disais "prenez-moi, prenez-moi, vous ne le regretterez pas", éclats de rire, ouffffffff
RépondreSupprimerintéressant d'inverser les phrases de temps en temps !
Belle journée
Anonyme de 10h41 s'exprime un peu brutalement, mais je dois dire que le ton d'aujourd'hui, vaguement ironique à l'égard de cette dame en perdition me parait manquer un peu de compassion, ce qui n'est pas habituel pour ce blog.
RépondreSupprimerje pense que ce qui est important pour cette femme en désarroi est de repartir avec une adresse de confiance.
RépondreSupprimerRe,
RépondreSupprimerTrès sincèrement, je n'ai pas ressenti la moindre ironie dans ce billet.
Tout au plus, une dernière phrase un peu inutile, pour nous dire "vous voyez bien, je ne suis pas un salaud quand même!", inutile parce qu'on se doutait bien que vous ne lui avait pas dit "Ben, désolé ma petite dame, mais je suis complet, fallait réserver!"
Moi, j'y ai plutôt vu un médecin embarrassé, cherchant une solution, mais nous faisant part de son sentiment d'insatisafaction voire de très légère culpabilité.
Je ne trouve pas que le ton soit ironique du tout, il est plutôt bienveillant... "comment vais je faire pour aider cette femme, sans que cela renforce son sentiment de "n'etre pas prise", et parce que je n'ai malheureusement pas la possibilité de recevoir tout le monde?": en l'orientant vers des personnes de confiance... qui pourront l'aider". Où est l"ironie,? si c'est dans l'expression "ruses de sioux" c'était simplement une façon "enfantine" de nous faire comprendre comment il avait réussi à orienter cette patiente vers un autre collegue, en espérant ne pas lui faire ressentir son sentiment d'exclusion...enfin moi c 'est comme cela que j'ai compris le mot de ce matin...
RépondreSupprimerC'est quoi des ruses de sioux? Je ne connais pas cette expression.
RépondreSupprimerje suis un peu surprise par ce billet... va-t-elle vraiment entendre et comprendre qu'elle doit aller voir quelqu'un d'autre ? ça a dû être dur pour elle non ? mais c'était honnête et réfléchi.
RépondreSupprimerentièrement d'accord avec Stéphane et Nathalie! je n'ai ressenti aucune ironie à la lecture de ce billet. Le seul hic est le risque que cette personne vous lise, comme le fameux grand-père!!
RépondreSupprimerCela doit créer une drôle d'impression de lire un brin de son parcours.
Il y a vraiment des gens durs avec vous Dr André, mais tel est leur ressenti, et c'est ce qui est intéressant. Toucher du doigt combien les incompréhensions se profilent vite, chacun y allant de son interprétation.
@Rachel : une ruse de sioux est une ruse particulierement habile et fine....
RépondreSupprimerSinon, moi non plus je n'ai pas ressenti d'ironie dans ce billet!
Tout ce qu'on dit, pardon, ecrit (!), peut etre interprete d'une facon ou d'une autre; c'est bien la la limite de la communication ecrite par rapport a un dialogue oral, ou il est beaucoup plus facile d'etre constructif!
J'envoie plein de courage a la dame en question a qui je souhaite de trouver la force d'etre sure d'elle....
Bonne journee a tous :)
Bonsoir,
RépondreSupprimerLe thème du blog est "les états d'âmes d'un psychiatre" . je ne connaîs pas beaucoup de psychiatre qui parle de leurs états d'âmes. L'état d'âme de ce matin, je le comprends comme une tristesse de ne pas pouvoir aider lui-même cette dame. Mais Mr André ne la laisse pas au bord du chemin sans lui trouver une solution car il lui propose de consulter un autre ami psychiatre. De plus, Mr André nous permet à travers ses livres, ses interventions ... de nous aider dans un travail de développement personnel. Je constate qu'il donne beaucoup et je l'en remercie .
Bonne soirée à tous.
C'est "drôle" ça... Quand j'étais en thérapie, j'avais l'impression de faire perdre son temps à la psy... Qu'elle avait des gens bien plus important que moi à soigner... Que je ne méritais pas son attention... Elle m'a dit que je devais lire ce livre:"L'estime de soi" de Ch. André. Sur le coup ça m'a énormément blessé et j'ai cessé de la voir. Je n'ai lu le livre que quelques mois après en le trouvant "par moi même"...
RépondreSupprimerLe fait est que ça m'aide plus de lire vos livres et votre blog que de la voir...
Je n'ai senti aucune ironie dans ce billet.
Il m'est arrivé qu'un docteur me dise qu'il ne prenait plus de patient et me dirige vers un collègue. Je ne vois pas où est le problème.
Ceci n'est pas un jugement mais bien un questionnement: pourquoi rencontrer des clients quand on ne peut pas assurer le suivi?
RépondreSupprimerHabituellement, les clients n'aiment pas trop changer d'intervenants. L'an passée j'ai dû quitté mon travail pour un temps indéterminé car je n'avais pas d'assignation et je devais rencontrer des nouveaux clients jusqu'à la fin pour assurer la fluidité des services. Déjà que c'était difficile d'annoncer a mes clients que je ne pouvais pas poursuivre leur suivi, certains étaient fâchés que leur transfert soit prévu avant même de me rencontrer. Ce fut la part la plus difficile de mon chômage. Il y a toujours beaucoup d'attrition quand il y a un changement d'ntervenant. C'est toujours délicat.
J'aime vos commentaires !
RépondreSupprimerVous êtes de vrais psys vous mêmes en analysant de la sorte les billets de Christophe puis les commentaires.
Bravo. Je vous lis quasiment chaque jour avec délectation.
PS: j'espère, au contraire de certains, que cette patiente, celle du billet de ce jour, aura lu tout cela. Cela pourrait l'aider de se savoir utile car n'est-ce pas grâce à elle que tous ces commentaires ont eu lieu ?
Amitiés sincères et anonymes.
Le billet d’aujourd’hui ne m’apparaît pas ironique du tout. En le lisant, je ressens l’inconfort de Christophe à devoir dire « je ne peux pas vous accorder plus de temps ». Le seul fait de nous raconter cette anecdote, démontre à mes yeux combien son souci des autres est réel. Et peut-être aussi qu’il a, lui aussi, besoin de réconfort parfois. En recommandant cette patiente à des gens que VOUS jugiez compétents, vous lui avez offert une aide certaine. Pas de blâme!
RépondreSupprimerBonsoir,
RépondreSupprimeroui mais un psy en vaut-il un autre ? je crois que parfois on accroche avec une âme et une écoute et même si on a 50 personnes sympas et compétentes autour, rien à faire. Sentimentalisme ?
Amitiés,
B.A.
ps : Je ne lis aucune ironie dans votre propos. La dernière phrase genre "un de perdu, dix de retrouvés" fait même plutôt plaisir à lire puisqu'elle montre une humilité et une capacité à faire confiance aux autres. Je crios que votre presque patiente serait heureuse de lire votre billet...
merci d avouer vos faiblesses.
RépondreSupprimerà bien y penser on se retrouve toujours tout seul confronté à soi même, la priorité que je vois est donc de s'occuper de soi, de se consoler, de s'aimer , de se réconforter plutôt que de s'affliger de tous les maux et incompétances de la terre, la seule personne qui ne nous laissera jamais tomber c'est bien nous même alors il faut que cette personne là (nous) soit indulgente et réconfortante pour
RépondreSupprimerl'autre nous même parfois en perdition, comme un enfant malheureux que l'on réconforte
si la dame du billet du jour lit ces lignes je lui souhaite de réfléchir à cela, arrêter de s'automutiler et puiser dans soi la ressource nécessaire pour se protéger , nous avons tous en nous cette capacité d'auto-aide sauf qu'on ne le sait pas forcement ...
ps : je rejoins anonyme de 17h53, ce blog est un blog thérapeutique !
C'est donc bien difficile de se faire comprendre sur le net...
RépondreSupprimerje cherche encore où il peut y avoir de l'ironie dans le billet de Christophe... ce n'est pas son genre !
d'autre part, je suppose que si le doc a reçu cette dame une première fois c'est qu'il avait sans doute de bonnes raisons pour cela. Je ne les connais pas, mais je lui fais confiance...
Je suis fatigué de cette constante suspicion bien française...
ça me déprime !
lol
Dieu sait pourtant que je ne viens pas sur ce blog pour ça !
bonne nuit ! :-)
Comme Rachel et sans jugement, je ne comprends pas bien comment cette patiente a pu obtenir un rdv si le Dr André ne prend plus de nouveaux patients..?
RépondreSupprimerNe devrions nous pas être vigilants à ne pas nous laisser déborder pour nos rdv? à prévoir un flux de renouvellement réguliers de nos patients ? Que penser de ces médecins , des confrères,dans l'impossibilité de recevoir une urgence ,un cas particuliers ,un rdv avant 6 mois , voire le double ou le triple ? L'Humain est autrement et ses besoins aussi.
Je n'ai pas vu,moi non plus, d'ironie dans ce billet;l'expression"ruses de sioux" a peut-être induit cela pour certains du blog. J'y vois plutôt l'état d'âme d'un médecin sensible et attentif.
Pascale A
bonjour
RépondreSupprimerhier j'ai lu ce billet trop rapidement par manque de temps mais j'avais vraiment envie d' y mettre mon petit grain de sel : je suis en effet confrontée chaque jour à ce problème de refus de nouveaux patients (ce n'est pas moi le thérapeute, je réponds pour lui....tache très ingrate!!)
et j'ai toujours à l'esprit de leur proposer une solution, même si elle n'est pas idéale et qu'elle n'est pas celle qu'ils aimeraient. Je fais en sorte que ces personnes, qui ont fait une démarche, parfois pas très facile, d'appeler pour prendre un rendez vous, ne restent pas avec un "non" pur et dur.. C'est pourquoi je comprends combien il peut être embarassant voire quelquefois culpabilisant de dire non à une personne qui est déjà en souffrance de par sa mauvaise estime de soi! et je ne vois pas ce que vous pourriez faire d'autre, Christophe, dans un tel cas : vous êtes un être humain qui a ses limites comme nous tous, à commencer par des journées de 24 heures... et je ne pense pas que ce soit une ruse de sioux, de proposer vos confrères ;)
merci d'avoir partagé cela avec nous, et merci à vous tous de ces commentaires si variés, comme toujours, qui montrent combien nous avons tous notre vision du monde...
Anne
merci de lire tâche bien sûr (je n'aime pas taper les accents circonflexes... c'est grave docteur? lol)
RépondreSupprimerEn lisant les bouquins de Christophe André on ne peut s'empêcher d'apprecier l'homme et de le trouver très humain.
RépondreSupprimerEt c'est d'autant plus rare chez les psys qui sont en grande majorité froid et distant.
Alors forcément on aimerait l'avoir comme thérapeute, oui mais voilà, le pauvre homme est débordé...
Hier encore, je me demandais par quel miracle je pourrais avoir une consultation avec lui. J'ai définitivement ma réponse en lisant le blog aujourd'hui.
Les miracle n'existent pas, même à la vieille de Noel. Grrr
Faites vous cloner Monsieur André, je sais pas moi, juste pour moi allez!!!
Signé un pauvre PS anonyme. (normal pour un PS de rester anonyme)
Bravo Olivier je suis d'accord avec vous.
RépondreSupprimerCe que je comprends dans "ruse de Sioux", c'est à quel point il faut être diplomate avec certaines personnes afin de ne pas les blesser. Je le sais moi-même, alors en pleine dépression, comment trouver la bonne dose pour me pousser ("lève-toi et marche") et me ménager (pour éviter de me "brûler" encore) ... quand on a affaire à un "écorché vif", il doit être extrêmement stressant, surtout lorsqu'on est un thérapeute ou intervenant responsable, concerné et consciencieux, de trouver les mots justes ... et j'en ai tellement vu qui s'en fichaient complètement, que je trouve injuste de blâmer le Dr André dans sa démarche.
Dorothée et Laurent, les malentendus, ça existe aussi verbalement et en personne, et ce n'est pas typique des français. On dirait qu'il y a des gens qui comprennent systématiquement tout à l'envers pour pouvoir trouver matière à argumenter. Pas plus tard que dimanche dernier, je discutais avec deux "amies" qui disaient d'emblée en m'interrompant : "Mais non !" à tout ce que je disais, et qui répétaient ce que je disais tourné différemment ... alors que si elles avaient pris la peine d'écouter ... Mais bon, je les ai écoutées, et c'est peut-être tout ce dont elles avaient besoin : que je leur dise combien elles ont raison et les faire sentir revalorisées par une "ruse de Sioux" ... mutuelle ?.
Comme Eric, je crois, et Marie 2, je lis ce billet comme adressé à toutes les personnes qui ont une mauvaise estime d'eux-mêmes. Et d'une certaine façon, cela me montre qu'il y a pire que moi ... et je me trouve chanceuse. J'ai la chance de ne pas être masochiste, et lorsque je m'écrase trop, une petite lumière s'allume et me dit : "Stop ! Danger ! Ça suffit maintenant ! Tu mérites de vivre, de gagner ta vie comme tout le monde !". J'ai eu la chance dans mon enfance d'avoir reçu l'amour de mes grand-parents, et c'est peut-être cela qui m'a permis d'avoir cette petite lumière de secours. Il faut chercher parfois, dans la nuit, la tempête et le brouillard, je suis certaine que tout le monde en a une, une petite lampe magique qui nous guide vers la sortie.
Le silence laissé par votre absence n'en sera que plus riche, à la fois du plaisir que vous nous avez donné et de celui que vous nous promettez en janvier.
RépondreSupprimerA bientôt.
Evelyne
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RépondreSupprimerPourriez-vous m'indiquer un de vos colègues spécialiste comme vous des phobies dans le val de marne(limite avec le 91 ).
RépondreSupprimerMerci d'avance !
j'ai oublié de vous dire que je suis " cloîtrée" chez moi car incapable de prendre les transports publics et également incapable de marcher seule dans la rue.Je ne supporte plus cette absence de vie !
RépondreSupprimerP.S: je suis eulalia !