vendredi 11 décembre 2009

Allonger la foulée


L’autre jour, je me promenais dans les bois, lorsqu’à un embranchement, je me retrouve à emprunter le même chemin qu’une élégante dame qui trottinait très lentement, mais avec grâce.
Tout son corps faisait le mouvement de la course, mais ses pieds accomplissaient celui de la marche : l’un d’entre eux était toujours en contact avec le sol (alors que lorsque nous courrons, il y a entre deux foulées, un moment où nous sommes suspendus en l’air). C’était étrange mais élégant, et j’observais avec attention cette allure délicate et atypique.
Seul problème : la dame n’allait pas très vite. Du coup, simplement en marchant, j’arrivais à la suivre. Au bout de 100 mètres, elle se retourne brièvement et s’aperçoit de ma présence admirative. Alors, elle se met doucement à accélérer et à vraiment courir. Et elle disparaît au bout du chemin.
J’ai supposé que ce n’était pas par peur de moi (je l’espère en tout cas) mais simplement parce que c’était vexant pour elle, dans son beau survêtement de sport, avec ses chaussures à coussin d’air, de se voir suivie par un nigaud en godillots. En accélérant, elle a cessé de faire de l’exercice physique tranquille (juste le plaisir de bouger harmonieusement son corps) pour passer dans le registre du sport (le dépassement de soi ou des autres). Et elle m’a privé de sa présence. Tant pis, j’ai recommencé à regarder les arbres et le chemin.

Ilustration : le célèbre film, d'Eadweard Muybridge, en 1876.

32 commentaires:

  1. c'est beau de voir les gens courir quelle que soit leur allure ; le dépassement de soi , voilà une notion qui m'interpelle.En tant que marathonienne ( dans la catégorie 2 chevaux et non porshe )je m'y suis essayée .La peur m'habite quand je cours dans un endroit isolé et mes circuits sont déterminés par la fréquentation des lieux , on croise parfois des gens louches et inquiétants dont on se méfie des intentions .et parfois il est effectivement très vexant de se sentir qu'on fait presque du sur place alors que cela demande un effort du corps et de la tête .Votre billet me donne envie de chausser mes baskets plutôt que d'aller prendre mon train pour aller au travail !bone journée à tous les joggers et bloggers NB

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  2. Docteur,
    Cela me fait penser que des fois je dois m'effacer pour que l'autre puisse continuer d'exister.
    Bon courage

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  3. Ce qui m'interroge dans cette situation, c'est pourquoi losque je me rends compte que je suis observé, il m'arrive de changer mon attitude?
    Alors que le regard porté n'est pas forcément à mon désaventage...
    Serait-ce une forme d'auto-censure?!
    Comme un réflexe que j'aurais acquis et qui ne me permet de ne pas rester moi-même sous le regard de l'autre.

    Deuxième interrogation, qui concerne, cette fois-ci, l'observateur.
    Puis-je observer, en tant qu'individu masculin, une "élégante femme", sans être taxé de "voyeur"?
    Dans un bois, la question est d'autant plus cruciale...
    Si, je suis totalement contemplatif, une présence humaine est alors ressentie de manière très déconnectée des tensions sociales habituelles.
    Mais, rien n'empêche que je puisse être perçu comme le loup des bois, qui n'hésitera pas à s'en prendre même à la plus innocente des créatures...

    Cette rencontre illustre la difficulté a être - ou à rester - dans une présence humaine séreine et gratifiante, au delà des tensions qui peuvent aussi se manifester.
    Et, cel ame paraît d'autant plus difficile dans un échange restant non verbal.
    Pourquoi ces tensions et ces interrogations qui s'activent en nmoi?

    Cette dame pouvait - légitiment - vouloir préserver sa solitude... Mais au point de fuire tout échange humain?!

    Puis-je me priver d'aménager, d'expérimenter des alternatives entre la solitude complète - même à des fin d'introspection, de méditation - et la présence hyper-envahissante de la société qui m'entoure?

    Bonne journée.
    Et bonne promenade, dans les bois, ce week-end!

    Yves

    (Pour ma part, je n'irai pas dans les bois, ce week-end, mais dans un domaine arboricole, à l'occasion d'un stage.)

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  4. je pense pour ma part qu'elle s'est sentie mal à l'aise, peut-etre ridicule, sinon pourquoi se serait-elle mise à courir "normalement" après vous avoir vu?

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  5. En ce qui me concerne , je n'aime pas courir , et encore moins lorsqu'il y a plein de spectateurs ; exepté lorsque j'ai une motivation particulière .
    Cela dit , les conversations sur ce blog sont particulièrement abstraites .
    sgl

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  6. Et bien , à la place de la dame j'aurais sûrement reconnu le "badaud en godillots" et je serais venue vous saluer! Pas vous ,chers internautes??
    Trêve de plaisanterie, on peut bouger aussi son corps harmonieusement en se dépassant un peu . Par exemple , en escalade, il m'est arrivée de m'engager dans des voies difficiles , en pleine conscience de mes gestes , de mon corps et, il y a peu, j'ai même réussi un passage nommé "Méditation"à Buis les Barronies!Il doit y avoir un équilibre , pas si évident , à trouver entre sport et pratique sportive .
    Bon week-end à tous!
    Pascale A

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  7. Je ne sais pas courir, si je cours c'est souvent après un bus pour ne pas le râter, et puis j'ai une nature de tortue ou d'escargot, doucement et sûrement je suis nonchalant je prends mon temps, si je suivais la mode la tendance actuelle je devrais courir c'est bon pour notre santé, mais je n'y arrive pas et j'ai horreur de me forcer, je suis une tortue rebelle, les bois j'aime mais quand je suis accompagnée, je suis une tortue rebelle qui a peur du loup.
    Bon week end à tous et heureuse d'avoir écrit et lu sur ce blog aujourd'hui

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  8. en vous lisant, je souris, je me détends.. cela parle de nature, de course à pied, la photo d'un cheval, c'est tout moi.. merci

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  9. Le cheval semble voler ! mais on le force dans une course que l'on veut sienne autant que celle du jokey...
    Que voulait cette dame ? se faire plaisir ou se forcer ? Elle a dû avoir peur du grand méchant loup...! ah ! le pouvoir des contes... Pourtant, de loup, vous n'avez rien, mais vraiment rien. Elle aurait gagné en énergie probablement en vous saluant et en bavardant quelques instants. La vie est faite de rencontres et ce sont elles qui nous font avancer, ou courir dans les bois...
    J'aurais aimé être cette joggeuse lymphatique, je vous aurais souri, puis parlé (tu as raison Pascale) en m'invitant dans votre pas...
    Au fait, Pascale, fais-tu souvent de l'escalade à Buis-Les-Baronnies ? On pourrait boire un verre autour d'un billet de Christophe, ça serait vraiment trop sympa !
    Belle journée pleine de soleil à tous,
    Anna

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  10. Simplement, comme disent les jeunes, vous lui avez mis la honte à la joggeuse.
    Pour le pratiquer depuis longtemps,je constate que le jogging est un exercice où il ya 80% de pratiquants qui ne savent pas courrir. Or cela s'apprend. C'est dommage.
    Mais je me dis dans le genre positif, ces personnes font un effort si faible soit-il, ils peuvent le faire, ne sont pas atteints de handicap,ou de maladie invalidante...
    Et pour moi j'espère que cela durera encore longtemps car cela a un effet psychique avéré.

    Comment vas-tu Boulezail?

    Bon week end à tous et j'espère que la neige ne nous privera pas de running ce week-end.

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  11. Bonjour,

    D'apres vous, le mari de la femme ( s'il existe), il aura reagit comment? "Bien joue! Tu as eu raison d'accelerer" ou alors "hors de question que tu retournes toute seule dans ce bois!" ou peut etre
    " mais il t'a parle? non? mais alors pourquoi tu as eu peur comme ca? "

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  12. Pourquoi vouloir se dépasser?
    Peut etre pour trouver le meilleur de soi-meme.

    Pourquoi utiliser cette parabole?
    Pour montrer que l'on se sent dépasser, pour se faire plaindre et chercher la compassion?

    Qui se retrouve dans la situation du jogger?
    .....

    Pourquoi un pauvre type en godillot ne pourrait-il pas dépasser un spécialiste?

    Tout maître doit accepter un jour de se faire dépasser par ses élèves.

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  13. Bonsoir,
    Un peu de poésie dans votre sujet. Le regard et les interrogations qu'il suscite chez l'autre ? L'environnement, les circonstances, l'état d'esprit du moment ont une telle influence sur nos réactions .La crainte n'est-elle pas notre premier réflexe ?
    Bon week end à tous.

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  14. Bonsoir,
    j'aime bien trottiner le soir et honnêtement, je suis toujours un peu sur mes gardes, quelle que soit la mine de la personne que je rencontre.
    Papagena, vous dîtes que certaines personnes ne savent pas courir mais peut-être ont-elles comme moi une kiné qui leur dit que du moment que le sol et les chaussures sont adéquats, tout ce que nous faisons est bien ?
    Amitiés
    B.A.

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  15. Pour Anna,
    avec joie on en reparle au printemps!
    Pascale A

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  16. "Les conversations de ce blog sont particulièrement abstraites"...
    Ce n'est pas faux. On échafaude quand même pas mal d'hypothèses ne reposant sur aucun fait précis.
    La dame accélère soudain... Quand on se sent suivie dans un bois, on accélèrerait pour moins ! Mais cette hypothèse de la peur de l'agression est à peine évoquée...
    Nous sommes tous un peu des cérébraux, nous qui débattons ici. Ne vous êtes vous jamais demandé si votre cerveau ne partait pas trop loin dans les hypothèses, dans certaines de vos réflexions ?
    Parfois, au travail, je m'arrête de réfléchir, et je me dis que je vais loin dans mes déductions, que j'énumère comme si je savais ce que pensent les personnes en face de moi, voire même ce qu'elles pensent sans le savoir...

    Cela m'amène une question que tout bon psychiatre doit se poser tous les jours : est-ce que je ne deviens pas fou ?
    Te poses-tu cette question Christophe ?

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  17. Moi, quand je suis derrière une femme, joggeuse ou pas, c'est raremant sa foulée que je regarde.

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  18. cette dame est ce par peur ? une manière d'échapper peut-être pour elle à une conversation et tout dépend du lieu, de l'heure, de la fréquentation de ce lieu, il est vrai que de nos jours, nous sommes tous dans le même cas, toujours en train de nous méfier des mauvaises rencontres à cause de certains qui commettent des actes répréhensibles et odieux et à cause de cela, les relations, les rencontres fortuites se détériorent peu à peu et n'existeront peut-être plus

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  19. observer .... c'est ce que je retiens avant tout de ce billet. Cette capacité à saisir un instant, un mouvement, une humeur et y revenir pour s'en enrichir en prenant juste le temps de penser l'autre et ce que la situation a provoqué en soi. je trouve ça super !
    Rien que de visualiser cette rencontre et de m'interroger sur ce que cela convoque chez moi et je me sens plus sereine. La boule que j'ai eu toute la journée au creux du ventre se disperse alors que mon esprit se recentre. Il est vraiment chouette ce blog. Amitiés à ses participant(e)s.

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  20. Je commence la course a pied pour me soigner. Depuis quelques temps je m'assume bipolaire comme le coming out d'une personne gay. Je rechercher un moyen de me traiter et je ne pas trouvé. Alors je me défoule en train de courir. Je suis très lente, mas je tiens long temps. Parfois je cours et je pleure au même temps toute monde me regarde.

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  21. Se promener et sourire, s'émerveiller de la beauté autour de nous : les arbres, le chemin, le déhanchement tranquille et gracieux d'une belle femme,son allure délicate et atypique...Tout est pretexte à la beauté, tout vient la justifier quand notre regard s'oriente naturellement vers cette recherche de sens. Merci pour ces brefs instants de bonheur donnés avec générosité.

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  22. Merci Nathalie, pour ce beau résumé. Vous avez raison : la grâce, l'élégance, la beauté sont souvent là, même si nous ne les voyons pas, parce que nous sommes emmurés dans nos soucis, dans nos angoisses... C'est si difficile de simplement regarder...

    PS : Toute mon admiration à vous tous, chers "joggeurs - bloggeurs".

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  23. Stéphane tu m'as vraiment fait rigolé avec ton message. J'avais besoin de légerté ce soir.

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  24. samedi pas de nouveau billet , alors pas pressée de prendre le train pour aller au travail je relis les messages d'hier ou ceux que je n'ai pas encore lus car postés trop tard pour moi.Ce rendez-vous quotidien me fait du bien , il est une douce parenthèse dans la journée , presque un secret , une rencontre qu'on ne veut pas dévoiler aux proches tant elle fait partie de l'intime .Aujourd'hui , c'est sûr quand je vais aller faire mon jogging je vais repenser à tous ces échanges sur le sujet d'hier ;bonne journée à ceux qui viennent chercher un peu de réconfort sur le blog même si c'est un jour "free"
    NB

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  25. Tant mieux Rachel, c'était le but.

    Merci Nathalie, pour cette excellente synthèse.

    En ce moment, rien que l'observation des ciels de fin d'automne , zébrés ou non de sillages floconneux d'avions, me laissent béat et pantois.

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  26. C'est pour cristalliser des moments comme celui que vous décrivez que des gens consacrent leur vie à la peinture ou à la photographie.

    Ce qui me transporte dans un univers magique c'est le patin à glace. C'est fou tout ce qui a a observé là bas. Les histoires de persévérance avec ceux qui apprenennt à patiner. J'ai vraiment le goût de sortir mes pompons et de les encourager. Les histoires de fierté entre les pères et leurs enfants qui font la course et se lancent des défis continuels. Je n'ai jamais vu autant de pères heureux et investis que sur la glace. Des histoires de grâce avec des patineurs qui volent carrément sur la glace. Des histoires romantiques entre couple nouvellement formé ou anciennement formé. Je les contourne toujours pour éviter qu'ils doivent se lâcher la main. Il y a toujours tant à voir, à entendre, à observer et à vivre. Pour moi, c'est toujours un bonheur a l'état pur. Mon défi quand j'aime quelque chose c'est de trouver l'intervalle idéal pour le pratiquer et éviter le phénomène de l'habituation. Voilà une activité de pleine conscience pour moi.

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  27. J'aime beaucoup votre écriture. Simple, efficace. C'est léger, amusant, sympathique.

    On a une impression de bonheur et de sérénité. C'est assez difficile à expliquer.

    Merci.

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  28. Ce commentaire: pour moi: une première initiative pour sortir de la spirale de la déprime-dépression. C'est le premier pas"au dehors"qui compte, n'est-ce pas?
    Je m'apprête aussi à aller courir.
    .Je comprends la dame que vous avez suivie et qui a changé son rythme. On a tellement peur d'être ridicule devant un tiers ,d être "découvert". Courir sans faire véritablement du sport, une imposture? Le regard de l'autre nous change...
    Merci pour les messages que vous semez ici et là, dans vos livres, sur votre blog... Ils finissent par germer. Merci d'être humble, vrai, si semblable à chacun...humain!

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  29. on pense que la dame pense ; on s'imagine que c'est à cause de nous ou grâce à nous qu'elle a agi ainsi. Nous nous accordons beaucoup de pouvoir et d'importance. Nous nous plaçons au centre du monde.

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  30. J’ai suivi le lien et c’est vraiment beau de voir le cheval courir avec tant de grâce. Revenons au problème d’interprétation. Pourquoi se mettre à courir en vous voyant? Je ferai peut-être fausse route, mais je n’ai pas toutes les données.
    Probablement pas un relent d’esprit sportif. Si la dame se sentait très isolée dans ce décor, elle n’a pas voulu prendre le risque de côtoyer un inconnu. Même en voyant votre visage admiratif et peut-être à cause de cela. Ce « nigaud en godillots », comme vous dites, elle ne l’a pas perçu comme tel, mais comme un potentiel agresseur. Dur, dur pour les hommes sans intention malveillante d’être traité comme tel. Courir était peut-être sa façon de vérifier vos intentions. Si vous ne faisiez rien pour la rattraper, alors elle était rassurée. Elle vous a privé de sa présence, mais pour elle il s’agissait peut-être de prudence. Les vêtements de sport (même trop si ou trop ça) n’enlèvent pas la crainte qu’on inculque aux femmes.
    Autre point de vue. Se peut-il que la dame n’ait tout simplement pas voulu partager sa solitude du moment?
    Au plaisir de vous lire lundi.

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  31. Docteur André "nigaud en godillots"...!!!!

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