C'était il y a quelques années, au congrès de l'Association Américaine de Psychiatrie (APA).
Un de mes confrères nord-américains faisait une conférence sur les moyens éventuels de dépister précocement la schizophrénie (pour essayer d'en faire la prévention). Il commence pour cela par nous parler de la trajectoire existentielle d'un patient (on appelle ça un "cas clinique"). Il nous montre quelques photos de lui ("avec son accord", précise-t-il), à différents âges de sa vie.
Et il raconte son histoire : c'était un petit garçon assez mal dans sa peau, timide, avec une gaucherie chronique, maladroit, empoté. Il a suivi des études plutôt réussies, car la maladresse n'empêche pas l'intelligence, mais très tôt (dès l'âge de 23 ans) il a été amené à fréquenter l'hôpital psychiatrique. Qu'il n'a ensuite pratiquement plus quitté. Et aujourd'hui, il y passe encore la majeure partie de son temps, à l'âge de 52 ans...
"Et ce petit garçon, c'est moi !" conclut mon confrère en rigolant, et en nous projetant sa photo actuelle : s'il a passé sa vie en hôpital psychiatrique, c'est simplement qu'il est devenu psychiatre ! Malgré les problèmes de son enfance, qui auraient pu inquiéter ses parents ou les psys de l'époque, si on avait été aussi attentifs qu'aujourd'hui.
Moralité ? Prudence avec nos histoires de prédiction de risques. Une fragilité ne conduit pas toujours à une maladie. Mais toute vulnérabilité mérite d'être chouchoutée, compensée, travaillée. Comme mon confrère l'avait fait en devenant lui-même psychiatre.
Illustration : un petit humain fragile devenu psychiatre pour s'efforcer d'aller mieux et d'aider les autres à aller mieux...
Et vous, Docteur André, quelle vulnérabilité vous a amené à prendre soin de nos états d'âme ?
RépondreSupprimer#;0)
Bonjour ! Merci de ce témoignage partagé. Je vais méditer cela aujourd’hui… je pense que je déprimerai moins !... C’est rare qu’un médecin parle de lui-même mais c’est très encourageant de savoir que malgré (voire même grâce à) nos fragilités on peut aider les autres. Merci de tout cœur.
RépondreSupprimerGirafe aime ca, comme on dit dans Facebook !
RépondreSupprimerC'est sympa de lever un petit bout du voile...
On sait bien que les psys, medecins et autres 'dignitaires' sont tout a fait comme tout le monde... Mais il y a cette tradition (assez francaise) de se cacher derriere 'la fonction' qui tente a les transformer en batman (uniforme compris). C'est bien d'aller un peu au dela de ca.
On est peut etre entrain d'ouvrir une nouvelle ere avec des rapports différents moins verticaux, plus horizontaux (si j'ose dire...)
Comprendre l'autre ..le prendre avec Soi..et pour cela le traverser.( passer au travers de ses peurs pour toucher la Joie qu'elles voilent )
RépondreSupprimerQui peut mieux le faire que celui qui s'est d'abord traversé lui même et sur ce chemin sait à présent que le "patient" et le soignant" s'aident mutuellement.
J'aime beaucoup ce billet... car je pense qu'on met trop vite des barrières aujourd'hui... on dépiste trop de "cas" là où il n'y a rien d'anormal et on étiquette trop vite les gens. Les faiblesses de l'enfance peuvent devenir de grandes forces à l'âge adulte.
RépondreSupprimerJe voudrais néanmoins souligner la chance de ce psychiatre d'avoir eu l'intelligence (ou l'intuition) de choisir une voie professionnelle où il peut exploiter cet atout.
ça c'est une belle présentation de cas clinique... merci!
RépondreSupprimeret le petit garçon là haut inspire déjà confiance, malgré ce petit regard un peu effrayé ou simplement dubitatif sur l'option à prendre.."sourire ou ne pas sourire".. pour la photo, évidemment!
comme quoi..non jugement, non jugement...et transformer nosdites "faiblesses" en atouts...tout un programme!
j'y cours!
douce journée
Anne
c'est vous le petit garçon sur la photo?
RépondreSupprimerJ'en suis sûre, il vous ressemble trop.
On ne peut pas s'intéresser à la Psychologie si l'on n'a pas ressenti en soi des états d'âme parfois difficiles et que l'on a compris que c'est le lien qui peut les apaiser. C'est mon avis et je suis psychothérapeute, (ancienne) petite fille attentive aux autres et à soi.
J'en pleure de vous lire ce matin.
RépondreSupprimerJe suis depuis plusieurs années déjà inquiète pour mon fils de 10 ans, mal dans sa peau, timide, maladroit, empoté, asocial. Je me demande souvent ce qu'il va devenir et bien sûr j'imagine le pire. J'ai peur qu'il devienne schizophrène, j'ai peur qu'il se laisse entrainer dans la délinquance, j'ai peur qu'il soit plus sujet au chomage que les autres.
Votre post de ce matin me redonne de l'espoir, il peut peut-être faire de ses faiblesses un atout, voire en faire son métier.
Merci pour cette lueur d'espoir.
Si vous saviez comme cela résonne aussi pour moi aujourd'hui, car je m'inquiète pour ma fille qui replonge dans une dépression... Et je la sens si vulnérable (et moi avec). Merci de m'aider à espérer que de toutes ces difficultés, la lumière peut émerger, avec des soins, de l'amour, de la confiance et finir par faire de ses fragilités une force, au service des autres...
RépondreSupprimerc'est dans le canal de nos faiblesses que coule notre force.
RépondreSupprimerLe fort qui méprise la faiblesse se méprise lui-même.
J'aime beauoup l'idée de se traverser soi-même évoquée par Lilou.
L'important est de ne jamais désespérer comme me le rappelait l'affiche de Midnight Express, et de suivre sa route, si possible bien accompagné.
Un ancien timide, angoissé, mal dans sa peau, dépressif etc..
C'est une belle histoire,mais est-elle vraiment possible en France où pareils "antécédents" valent pour une stigmatisation à vie. La valorisation de l'expérience vécue dans l'activité professionnelle est l'exclusivité des anglo-saxons. J'en ai sévérement fait l'expérience dans le milieu universitaire français. Dans le milieu du travail aussi, quand à l'occasion d'un problème avec mon employeur, j'ai été adressée à un expert psychiatre par la médecine du travail. Des questions sur ma famille, sur mon enfance, ont suffi à celui qui justifia la nature de ses questions par son approche analytique pour conclure à mon inaptitude . J'ai perdu mon travail , et subir cette loi d'airain des antécédents à la française, j'ai (ré-)appris la résignation à une inaptitude intégrale. Je n'ai plus l'energie pour lutter contre le destin que le sens commun et les "experts" me font. Je peux déconstruire l'ineptie de ces pronostics sur fond de diagnotsics bidons, mais les effets qu'ils ont eu sur mon parcours social ont été tels, que je n'arrive même plus à les ignorer. Je me sens incarcérée dans ce qui fait, en france, le pronostic de la capabilité.
RépondreSupprimerCette histoire est très belle, elle ouvre la grande porte de l'espoir. Il est tellement plus facile d'enfermer les gens dans des boites avec des étiquettes. Vive le grand espace qui dit que rien n'est étiqueté. Gardons confiance dans les beaux et bons sentiments Bonne journée à tous, il fait beau
RépondreSupprimerBonjour,
RépondreSupprimerLe caractère d'un homme traçe son destin . Ce petit garçon a ressenti certainement sa faiblesse et il a eu l'intelligence de la diminuer en étudiant l'âme humaine pour mieux la comprendre et aider les autres en retour. Accepter notre condition humaine et travailler à l'améliorer au quotidien c'est celà aussi garder l'espoir.
Bonne journée et bon week end à tous.
très positive et encourageante histoire, merci à vous. Bon WE à tous
RépondreSupprimerJe le dis souvent, un diagnostic est une ligne éditoriale dans la vie de quelqu'un. PRUDENCE.
RépondreSupprimerMa copine qui est psychologue en 1re ligne dans un CSSS rencontre une cliente qui a des ennuis de sommeil. Son médecin diagnostique une dépression. Pourtant, elle fonctionne, elle capture son bonheur quand il se présente mais beaucoup moins depuis qu'elle a son diagnostic. Ma copine lui dit qu'elle ne la voit pas dépressive et que bien que la moitié des ennuis de sommeil puisse s'expliquer par de l'anxiété ou la dépression que cela ne colle pas a ce qu'elle décrit. Cet échange a permis a cette cliente de baisser sa pression interne et son sommeil s'est un peu amélioré et elle n'a pas fait de dépression. Elle était plutôt dans une spirale d'anxiété de performance du dormeur (Morin, C, (2009) Vaincre les ennemis de sommeil). Se croire et se percevoir dépressif peut nous rendre dépressif car on tourne sa caméra vers tous les signes qui indiquent une dépression plutôt que de tourner sa caméra vers les signes de récupération.
Quand un client me dit : je crois que je suis dépressif, je lui dis toujours: qu'est-ce qui te fait dire ça?. Je ne prend jamais rien pour acquis sans être pour autant dans le déni.
Mon petit truc pour lutter contre des problèmes de sommeil , j'ai toujours un bon livre en cours, lorsque je le lis cela me fait le plus grand bien, je pense souvent que la personne qui l'a écrit me parle et peu de temps après je sens le sommeil revenir. peut être que mon truc peut devenir votre truc. Bon week end
RépondreSupprimerComme chaque jour de la semaine, je viens cueillir la petite histoire de notre Doc préféré. Quel conteur!!!!
RépondreSupprimerOui, rien n'est écrit, rien n'est définitif dans un sens ou dans un autre.Il est bon de penser que chacun a sa place dans ce monde, et celle ci n'est pas forcement celle que l'on imagine au départ.
Peut-être que le psychiatre de la conférence avait en fait une bonne estime de soi????
A noter dans les agendas la soirée de mardi 24 sur Arte avec Christophe... Tous devant la télé.
En attendant bon week-end.
Très bien amené !
RépondreSupprimerPrivilégier notre libre arbitre et notre instinct. Chaque jour nous avons la possibilité d'inventer notre vie et faire mentir les étiquettes.
"les étiquettes sont faites pour être déchirées" Pierre Soulages
Prévenir une maladie mentale à l'enfance est à mon avis impossible... On peut mettre le doigt sur une "tare" ou quelque chose comme ça mais rien ne peut faire pré-sentir une maladie mentale à l'âge adulte... Ce serait un peu comme mesurer le front des gens pour connaître leur QI ; Les nazis savaient faire cela : à méditer !
RépondreSupprimerOn m'a diagnostiqué une "schizophrénie simple" il y a 13 ans ! J'étais un élève brillant à l'école, mon seul défaut était d'être timide. Mais à l'adolescence je ne l'étais même plus...
Heureusement, nous avons le droit de changer et de faire mentir les étiquettes ou les stigmatisations arbitraires.
RépondreSupprimerÊtre vulnérable ou imparfait, c'est plutôt rassurant... Au moins on a une marge de progrès et de développement personnel.
Très beaux témoignages... Merci à vous tous!
Marie-L
Merci pour ce temoignage, qui redonne espoir, qui montre une fois de plus que l'on peut changer, évoluer, se transformer à condition de sortir de la prison des croyances si ce n'est celle de croire que chacun peut etre acteur de sa vie et de ses transformations et cela à tout age.
RépondreSupprimerBien souvent, c'est à l'adolescence que la schizophrénie se révèle. Des schizophrénies, il en existe plusieurs formes... J'en ai cotoyé une qui a fait beaucoup de dégâts collatéraux dans la famille...
RépondreSupprimerAujourd'hui, il existe des médicaments pour stabiliser la maladie mais à condition que le malade ne refuse pas de les prendre, ce qui est bien souvent le cas dès qu'il se sent mieux. L'espoir n'est pas encore pour aujourd'hui pour les proches de ce genre de personne. La seule certitude qu'ils peuvent avoir, c'est de connaître l'intranquillité avant d'aller faire un tour en enfer... avant l'heure.
Merci, "fille de schizo" pour le mot "intranquillité", qui définit si bien ce que je vis. Ex-épouse de bipolaire, diagnostiqué après 20 ans de chaos, maman de deux grands garçons bipolaires, ma nature anxieuse a fleuri et prospéré au contact très riche mais si déstabilisant de ces chers garçons.
RépondreSupprimerAlors oui, le billet du bon docteur donne de l'espoir et rappelle que rien n'est jamais figé, mais être timide, mal dans sa peau, gauche, ce n'est pas un trouble mental grave et ivalidant, ce qui fait que son confrère américain a pu, par exemple, faire des études.
Alors oui au diagnostic précoce des maladies mentales, à condition de donner les moyens de le faire correctement, pour aider, orienter, et non stigmatiser. Or la psychiatrie est le parent pauvre de la santé publique, c'est scandaleux ! A quand des campagnes d'information sur ces troubles fréquents (1 à 2% de bipolaires) et si douloureux pour les patients et pour leurs proches ? Quand on pense que la dépression n'a fait l'objet d'une telle campagne qu'en 2008/2009 !
Les psy, héros ordinaires de la souffrance ordinaire, ont du pain sur la planche : soutenons-les, ils nous font du bien, et en prime, ils sont de plus en plus intelligents !
Merci à tous pour vos commentaires si émouvants et enrichissants.
J'ai toujours eu confiance en mon fils que son professeur principal en 6ème me décrivait comme pataud,que les copains du club d'athétisme au CM2 avaient surnommé GrosLent (Roland). Il est gaucher ce qui s'est révélé un atout pour le tennis de table, ses entraîneurs lui ont fait confiance et il s'est révélé. Et il n'a pas jugé bon de dire à ses enseignants qu'il a intégré l'X au cas où certains auraient cru que c'était grace à eux.
RépondreSupprimerJe lui fait confiance pour essayer de mettre de l'humain dans le monde de l'entreprise.
J'aime bien cette tournure de présentation dénonçant les clichés, c'est fort, c'est beau, et ça redonne espoir.
RépondreSupprimerHier encore, un autre personnage intéressant était interviewé à propos de son livre dit "controversé", "Chacun peut guérir" : Ghislain Devroede.
Controversé ? Pourtant, on connaît depuis longtemps l'existence des maladies psychosomatiques ... comment se fait-il que, non seulement on n'a pas plus évolué dans cette direction, mais il semblerait même qu'on ait sérieusement régressé.
Sinon, ce ne serait pas une controverse, mais une confirmation ? ...
Alors parfois je m'interroge sur l'avenir de thérapies évoluées, comme les TCC.
Nous sommes nombreux, je crois à nous trouver confrontés à de jeunes intervenants écervelés qui suivent les vieilles méthodes à la lettre qu'on leur a enseignées, sans être le moindrement préoccupés par la réalité que vivent leurs patients, d'un côté, et de l'autre les vieux conservateurs incapables de s'ouvrir aux inovations.
Même si plein de spécialistes parlent, parlent à la télé, à la radio, dans des livres et des conférences pour nous faire connaître ces nouvelles connaissances et méthodes, sur l'importance d'écouter ... c'est bien beau, mais qui se charge de la formation de la relève ?
En attendant, je me contente des livres, de ce blog, et de ma bonne volonté.
"Chacun peut guérir" n'était pas disponible à la bibliothèque, mais j'ai trouvé, du même auteur, avec co-auteur Anne Ancelin Schützenberger : "Ces enfants malades de leurs parents".
J'ai l'impression que des gens me parlent sur les blogs , et je me demande si c'est bien normal.
RépondreSupprimerJe pense qu'il est normal d'avoir l'impression que l'on nous parle sur un blog, moi quand j'écris je parle, sauf que je parle à des personnes que je ne vois pas alors je parle en y mettant des nuances, comme quand on se parle dans un bus, c'est anonyme face à anonyme, faut en avoir conscience, mais c'est si naturel de parler et cela peut être positif, alors pourquoi s'en priver, bon week end à tous qui parlaient sur ce blog
RépondreSupprimerMon fils de 15 ans est plutôt solitaire et a l'été 2008 j'ai décidé de consulter; je n'étais pas si inquiète mais je me questionnais car je trouvais que mon fils était dans sa bulle et plutôt retiré. Je crois que je lui mettais une certaine pression pour qu'il s'extériorise. L'intervenante qui a pris ma demande de service m'a posé des questions pour détecter s'il était dépressif ce qui n'était pas le cas car mon questionnement se serait bien sûr transformé en inquiétude dans un tel cas, elle m'a demandé qui souffrait le plus de cette situation et en quoi cela posait problème pour mon fils. Ces questions ont arrêté mon questionnement. Il était heureux (souriant, de bonne humeur, mangeait et dormait bien...), il jouait au hockey ey au baseball, voyait quelques copains a l'occasion et sourtout savait s'occuper et ne semblait jamais s'ennuyer. Ma fille ressemble plus a l'image de l'adolescence que je me suis construite mais mon fils est autrement adolescent. Je suis contente d'avoir échangé avec cette jeune intervenante et je crois que mon fils a pu respirer meiux cet été là.
RépondreSupprimerBonjour,
RépondreSupprimerJe pense que cela doit être un bon psychiatre car on peut considérer que les personnes qui ont vécu un problème et réussi à le surmonter sont très efficaces pour aider les autres à faire la même chose.
C'est de par ce postulat qu'est né aux États-Unis à partir de années 1980, sous l’impulsion des mouvements d’usagers, le concept de « pairs-aidants » (Peer Support Worker).
« Le pair-aidant, fait référence à une personne vivant, ou ayant vécu, un trouble de santé mentale. A partir de son expérience de la maladie et de sa compréhension de son propre processus de rétablissement, il aide ses pairs à surmonter les obstacles et à identifier ce qui les aide à se rétablir »
Le « pair aidant » n’a en aucun cas pour fonction de se substituer aux services de santé mentale existants mais d’offrir une alternative spécifique et complémentaire aux interventions des soignants.
De façon générale, le pair-aidant a pour rôle de redonner espoir, soutenir, responsabiliser et apporter son expertise.
Je crois beaucoup dans ce programme, déjà en place aux Etats Unis et au Canada, il arrive timidement en France et j'espère vraiment qu'il va se concrétiser.
Ce programme de pair aidant est beaucoup présent dans les écoles au Québec et connaît un franc succès
RépondreSupprimerChristophe, a travers votre superbe blog, des images de notre monde tres materialiste passent souvent en fond, et la meme question me revient: comment arrivez vous a revoncilier votre envie d intimite avec votre ambition professionnelle et son energie forcement un peu materialiste? Conferences pour presenter ses publications et gagner en exposition, plateaux teles pour presenter vos livres. Arrivez vous reelement a ne pas tomber dans cette dualite? Nicolas, sans jugement, au contraire plutot admirateur. Pourriez vous repondre a cette question dans un de vos blogs futurs.
RépondreSupprimerMerci Christophe... Message qui illumine ma soirée!
RépondreSupprimerMes neurones sont toujours en PCEM1 présentement..(la 1ère partie du concours est dans 1 mois et demi) et mes espoirs toujours vers la psychiatrie, un jour, plus tard...
Bien à vous
Aurélie.
En relisant les commentaires, j'ai vu que nous étions plusieurs à voir de l'espoir dans le billet de vendredi, mais ce ne sont pas tous les mêmes espoirs, je crois.
RépondreSupprimerIl y a l'espoir que oui, on peut changer, évoluer, comme passer de la timidité à l'assurance.
Il y a aussi l'espoir (celui dont je parlais) de voir que tous les psychiatres ne versent pas dans cette fâcheuse tendance à la mode de stigmatiser leurs patients au moyen de la génétique.
Et je suis de l'avis de Frédéric, qu'il y a de quoi se poser des questions lorsqu'on voit entre autres le "politicaly correct" s'attaquer bec et ongles à certaines théories génétiques et en laisser passer d'autres tout aussi discutables pourtant.
Anonyme (20 novembre 2009 12:31), les médecins du travail ne disent que ce que l'employeur veut entendre. Il m'est arrivé la même chose que vous il y a quelques années, mais inversée : comme l'employeur ne voulait pas me payer les assurances, le médecin n'a vu aucun problème de santé, le stress, selon son petit dictionaire de médecine illustré (que sa maman lui avait sûrement offert quand il était petit pour qu'il embrasse la profession de son papa), ne peut être causé que par l'agoraphobie ou la claustrophobie, rien d'autre. Il me l'a même montré.
Encore une fois ... il y a du pain sur la planche en matière de formation, et peut-être que la solution (du moins immédiate) est, comme le dit Bipote, dans des initiatives personnelles d'entraide.
Les petits mots de sécurité qui apparaissent lorsqu'on publie un commentaire me font toujours rire. Le dernier était "popharke".
RépondreSupprimerHey ! "Popharke" toi-même ...
Bonjour,
RépondreSupprimerVoici un documentaire de la chaine ARTE sur les étonnants pouvoirs de transformation du cerveau.
"Le psychiatre canadien Norman Doidge explique de façon limpide et distrayante la plasticité neuronale et l'adaptabilité du cerveau."
Attention, ce lien est éphémère ( encore 12 heures ), comme tout ce qui nous entoure dans la vie.
http://plus7.arte.tv/fr/1697660,CmC=2932706,scheduleId=2906674.html
Alain L
Cher anonyme,
RépondreSupprimerJe suis peut-être un peu naive mais je ne sens pas M. André ambitieux et ce malgré tout le temps qu'il consacre à son travail. J'aime croire que son intention est autre. Je crois qu'il adore son travail et que l'écriture est un moyen d'approfondir ses connaissances. En plus, il est un bon raconteur et est très connaissant et il partage ce talent et sa passion avec les autres. Par ailleurs, il est très gentil quand on le rencontre mais j'ai confiance qu'il a suffisament de frontière pour être accessible et protéger son intimité a la fois.
j'ai pas eu la réponse à ma question! Oui ou non, ce petit garçon sur la photo est Christophe André; ou alors je projette à fond; mais je reconnais son regard me semble-t-il. Pas vous? C'est étrange de laisser ce petit garçon sur mon ordinateur sans nom. Bon, je sais vous me direz que déjà le bon Docteur nous donne beaucoup de lui, alors de là à nous publier une photo de lui enfant. Il n'empêche que j'aurai bien aimé savoir; petite je voulais (entre autres) être détective... y a des restes...
RépondreSupprimerBon public je n'ai pas vu venir la chute, réussie, de l'anecdote( d'autres m'ont dit qu'ils s'y attendaient) Cela m'a plu de ne pas avoir à plaindre une personne mais au contraire de me réjouir de son succès,.. si encourageant pour d'autres...
RépondreSupprimerDu baume au cœur c'est si précieux. Merci
J'aime bien ce blog car il résume la polémique autour de la psychiatrie. Beaucoup de parents très inquiets pour leurs enfants encore très jeunes (d'où un marché juteux pour les psychiatre qui veulent faire ces dépistages). En paralléle un blogeur qui conseil un livre sur les enfants malade de leurs parents. On analyse donc que beaucoup de parents vont chez un psychiatre ayant des enfants sensible, timide, ect. Dans un monde normatif, les problèmes des adolescents ou pré-adolescents sont plus importants que ceux des adultes et c'est une bonne clientèle a mon avis pour les psychiatres les parents qui enmenent leurs enfants (adolescents) chez le psy pourla première fois. N'est ce pas aussi une forme de dépistage qui existe déjà? Car tout adolescent m^me tout adultes n'est ni parfait , fort, grand et courageux, ils ont tous des problèmes psy tout le monde en a. Moi j'en ai eut, je me coupait du monde car étant adolescent le monde des adultes me répugnait, mais j'étais "cool" avec les autres adolescents, une vrai terreure. Ce que les parents ne voient pas forcément quand il y a une vie cachée. a 21 ans j'ai été à l'hopital psy, puis on m'y a remis deux fois car je ne suivais pas mon traitement. On m'a diagnostiqué une skizophrénie faible. A ce sujet je remercie les conseil pour les livres tel on peut guérir et les victimes de stigmatisation qui témoigent, et les critiques des psy qui applique a la lettre sans réfléchir car il me semble qu'a chaque époque quand on reguarde les précédentes on se dit quest ce que cela a évoluer, c'était horrible comment on faisait à cette époque. Alors je relativise su le mot skizophrénie qu'il y en a 1 %, que c'est héréditaire, ect, car j'ai chercher un peu et je n'ai pas trouvé grand chose dans les livres de psy. Ils parlent d'hallucination, il y en a qui parle de couper avec le monde, de maladie grave d'autre que cela se révéle que deux fois dans la vie, et que ce n'est pas grave si on prend un traitement. Ce que je remarque surtout c'est qu'ils ne sont pas d'accord, le fait qu'il y en a des dangereux dévalorise ceux qui ne le sont pas enfin il y a un amalgamme et ce n'est pas évident pour moi et pour tout le monde je pense qu'on appelle skizophrénie un malade passager quelqu'il soit grave ou léger, allez de toute façon c'est la même maladie. Donc il y a un amalgamme sur le mot aussi qui ne veut rien dire et il y a une peur des skizophrène car on etende à la radio un dangeureux skizophrène a tuer 3 personnes. Enfin, j'éspère que la psycologie fera des progrès car c'est une science récente, et que d'en une autre époque les malades léger et lourd seront différencier cela permettra d'en finir avec les incapacité au travail, les tutelle ou curratelle injustifiée, qu'on retire la guarde des enfants. On traverse l'époque des débuts de la psycologie, heureux ce qui plaisent comme se psy qui a réussi alors qu'il était malade, cela donne éspoir et cela plait sous les chaumière qu'un ex-malade réussi ses études plus que bac+7 car on sent qu'il a surmonter l'image négative de l'hopital psychiatrique ses parents sont fier mais n'oublions pas que tout le monde n'a pas les moyens pour faire des étudeslongues en psychiatrie pour redorer son image auprès de ses parents et ses amis après un passage à l'H.P.
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