vendredi 18 novembre 2011

Pleine conscience spontanée


C’est drôle la vie.

Beaucoup d’entre nous aspirons à mettre notre esprit un peu plus au repos, notre cerveau un peu plus au calme. Ceux qui méditent s’efforcent par exemple de préserver ou de créer dans leurs journées des espaces de pleine conscience. Beaucoup d’autres aiment se consacrer à un sport ou un loisir dans ce but.

Et puis certaines personnes n’aiment pas ça, voire en ont peur.

L’autre jour, une de mes patientes, grande anxieuse, me racontait qu’elle avait eu plusieurs moments d’inquiétude parce qu’elle n’avait plus eu de pensées pendant de longues minutes :

« Par exemple dans les trajets en métro, je me suis aperçue que je pouvais passer plusieurs stations sans penser à rien du tout ! Alors que ça ne m’arrivait jamais avant ! Ça m’a fait drôlement peur ! Est-ce que ce n’est pas mon cerveau qui vieillit ? Ça ne peut pas être un signe d’Alzheimer ? »

Effectivement, son état psychique de base est plutôt le tumulte habituel des cerveaux anxieux : anticipations, ruminations, planifications, observation et lecture mentale de tous les panneaux publicitaires rencontrés, etc…

Je lui ai expliqué que ça me paraissait plutôt une bonne chose, cette survenue d’espaces de simple présence au monde, dégagés de toute mentalisation. Que ça n'avait rien à voir avec un Alzheimer, au contraire, et c’était un bon signe chez elle, qui a toujours eu du mal à accepter de se poser, de ne rien faire. Par peur évidemment de passer à côté de sa vie.

Alors que c’est tout le contraire : la vie c’est aussi – et peut-être surtout - intensément ressentir et habiter l’instant présent…

Illustration : "Le pont sous la pluie", une photo d'Henri Zerdoun. S'arrêter pour observer et ressentir le temps qui passe...

39 commentaires:

  1. Bonjour

    oui,mais alors,ces billets qui nous obligent à penser,vous pour les écrire et nous pour y répondre,sont peut-être une surstimulation de la pensée.Ils nous prennent le temps que l'on pourrait consacrer à être simplement présent à la vie.
    Il faut trouver le bon équilibre entre penser,ce qui est stimulant pour l'esprit,méditer qui est un entraînement au-delà de la pensée et qui semble le plus important, et faire face à la vie quotidienne.

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  2. Allez,je ne résiste pas à la tentation de penser!

    Il faut dire que notre culture cartésienne marquée par le "je pense,donc je suis" peut induire à l'inverse une peur de ne pas être lorsqu'on ne pense pas.

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  3. Notre culture cartésienne induit aussi une peur de ne pas faire face,de passer à côté de nos vies si on ne pense pas.Car c'est la pensée qui a permis la science et la technique qui devaient nous rendre selon les termes de Descartes "maîtres et possesseurs" de la nature.

    Et,nous appliquons ce schéma ambiant à nos vies.
    Accepter des moments au-delà de la pensée pour mieux maîtriser nos vies par la suite est quelque chose qui nous est étranger culturellement.

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  4. Pour moi ce que le DOC nomme "pleine conscience spontanée" je ne me pose pas la quéstion "faut-il penser ou ne pas penser pour être ou ne pas être?"..... Je trouve que c'est trés simple pour moi je ne cherche pas à interrompre le flot de pensées parcequ'à mon sens tenter d'interrompre c'est vraiment en trop dans la tête . C'est de la pensée contre la pensée ou quelque chose dans ce genre ....
    Simplement je pense comme pensent les arbres .
    Je pense au vent dans les branches des arbres .
    Parfois le vent est doux , parfois le vent est fort à tel point que les branches se tordent se brisent ... Mais pour moi c'est simple , trés simple en fait : Je pense alors comme pensent les arbres ...

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  5. Beaucoup de silence dans les commentaires de ce billet !!!
    Invitation "au coeur du silence" hier sur RCF ...
    http://podcast.rcf.fr/emission/feed/142408 pour écouter... puis faire silence pleine conscience.
    Il n'y a pas de hasard ... merci Christophe et Arlette pour le "Je pense donc je suis ..." auquel j'ajoute le "laisse vivre tes questions, un jour viendra la réponse ..."

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  6. La lecture de votre billet m'a rappelé une sorte de proverbe (il me semble asiatique),
    il disait que c'est lorsqu'on quitte ses chaussures qu'on se rend compte qu'elles nous faisaient mal.
    Moi c'est ce que m'inspire la méditation d'une certaine manière. Prendre conscience que les pensées sont vécues comme la réalité par le corps (je l'ai toujours pensé, et quelle surprise de l'entendre dans votre CD)
    Votre patiente pour moi a été impressionnée par "l'inconnu", le changement, ça l'a troublée.
    De mon côté, ce qui me trouble, c'est qu'on n'aide pas plus les patients avec d'autres techniques que "les cachous", (quoique certains thérapeutes s'y mettent avec de bien bons résultats!)
    L'anxiété peut aussi être soulagée par la méditation, les techniques énergétiques (et là les cultures orientales ont un sacré temps d'avance sur nous...), la lithothérapie, une autre alimentation.
    Manger trop sucré n'a jamais calmé qui que ce soit.
    Une carence en magnésium ou autres oligoéléments, etc... n'a jamais "aidé" lorsqu'on se sent stressé. Si le système digestif n'est pas équilibré, le reste ne pourra pas l'être.
    D'ailleurs, Hippocrate citait 3 axes dans la médecine, dont la dieta. La 1ère médecine n'est-elle pas ce qu'on a dans l'assiette?
    Et à ceux qui n'y croient pas (ce qui me fait sourire d'ailleurs ;o) ), je réponds que ce n'est pas parce qu'on ne voit pas le vent qu'il n'existe pas.)

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  7. Bonjour,
    Ce sujet m'intéresse particulièrement, puisque j'essaie, depuis bien longtemps, de me poser, plutôt de poser enfin mon esprit sur des choses simples, pour ainsi éviter toute rumination... La pratique n'est pas facile pour moi, car le plus souvent les idées se bousculent un peu et il me semble ne retenir que la plus négative !!! N'arrangeant en rien ma fragilité ! Toutefois, à quelques occasions, je parviens à me poser, dans la nature de préférence, et là je ferme les yeux et me concentre sur un bruit que je choisis selon l'envie du jour. Dernièrement il s'agissait des arbres se trouvant autour de moi, par un après-midi de vent léger. Des peupliers que j'ai longuement observés avant de fermer les yeux. Et là, je me suis laissée portée à la fois par le vent et le bruit des feuilles, à tel point que je me sentais naviguer au gré de ces vagues naturelles, qui devenaient presue miennes.Belle expérience que j'avais envie de partager...
    Bonne journée

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  8. Cette idée de pleine conscience remet les hommes sur un même pied d'égalité, dans le sens que c'est vraiment la vie que l'on cherche à apprécier ,telle qu'elle est,sans considération d'argent ou de diplôme.C'est vraiment une ressource à la portée de tous,qui est en nous, et qu'il suffit de découvrir.

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  9. Profitons de ce moi de Novembre aux ciels magnifiques, à la chaleureuse mélancolie, aux couleurs cuivrées, aux lunes charnues, aux feux qui crépitent, à la danse des feuilles, aux yeux brillants des enfants, aux soupes savoureuses, .... mille et une grâces à portée de tous nos sens.

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  10. Le jardinage ou les champignons, c'est aussi une façon de rester immergé dans l'instant présent : on regarde s'il n'y a pas de limaces sous les salades, de pucerons dans les rosiers, on enlève les mauvaises herbes; on balaie la forêt du regard à l'affut d'un cèpe, on regarde où on met les pieds pour ne pas tomber. Pas de potable, de mails, de musique. La pleine conscience.
    Il faut essayer de retrouver ces mécanismes de déconnexion le plus souvent possible. Et c'est vrai que les exercices de méditation nous aident à aller plus loin dans ce sens.
    Bon week end à toutes et à tous !

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  11. C'est ce que j'apprends avec la méthode VITTOZ.

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  12. "On ne vit vraiment que le temps qu'on croit perdre..." c'est dans une chanson géniale, je la cherche et la mets en ligne.

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  13. @ la Fourchue
    A la différence que les arbres n'ont pas besoin de venir bruisser sur un blog de psycho pour se convaincre de leur nature...
    Allez, sans rancune vieille branche

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  14. Je suis votre blog avec intérêt.

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  15. Clipper je te retourne le compliment .
    Assume tes jugements haineux envers moi . Ne les déguise pas en fausse bonté éducative .

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  16. j'ai du respect et de la curiosité pour ton instinct animal Stéphanie, mais là je te trouve un peu pathétique à ton tour en vrai-faux sapin de Noel. Voilà, c'est ce que je ^pense

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  17. T'as les boulles mon pÔv' Clipper ! ...
    Tu essaies de t'en sortir comme tu peux , mais tu t'es mis toi-même dans cette embrouille ...
    Pourquoi tu n'essaie pas de comprendre simplement au lieu d'essayer de te venger ? ... Ouaih , tu as le boulles qui te travaillent , Man ! .....

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  18. Belle Plaisance20 novembre 2011 00:54

    " Une Vie sans examen intérieur ne vaut pas la peine d'être vécue. "

    ~ Socrate ~

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  19. Bonjour,

    Merci pour ce témoignage qui montre aussi que la pleine conscience, cela ne veut pas nécessairement dire pratiquer la méditation formelle, assis sur un coussin. A ce propos, Jonathan Kaplan, a fondé le site Urban Mindfulness (en anglais) dans le but de présenter des exercices de pleine conscience adaptés à la vie citadine.

    Être en méditation ou faire de la méditation?

    « To be is to do, Socrate. To do is to be, Sartre. Do be do be do, Sinatra. »
    Dans son livre au titre improbable (Qui suis-je et, si je suis, combien ?), Precht conclut que « le seul qui a vraiment raison, c'est Sinatra ».

    Bon dimanche!

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  20. ON est des CALIMERO . On avance dans la vie avec un coquille d'oeuf sur la tête . Elle nous sert de casque . Cette coquille d'oeuf c'est un morceau de matrice , de noosphére , c'est un morceau de l'inconscient colléctif qui nous oblige à "penser" et à penser tous pareil à quelques nuances prêt , quelques détails sur les dessins de chaque coquille ... Et on marche au hazard de la vie en répettant : "C'est vraiment trop injuste!" et en regréttant le temps béni de l'oeuf primordial et noosphérique et paradisiaque ... On pense on pense on pense à travers la coquille , à travers ce filtre totalitaire qui nous coiffe , qui nous casque , qui nous protége du monde , en tous cas on veut le croire ...
    Pour moi la pleine conscience se serait simple et c'est simple , en fait il suffit d'enlever la coquille de dessus sa tête ... Alors on peut toujours penser mais on pense autrement .
    Voilà ce que j'en pense ...

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  21. C'est ton droit d'en juger comme cela...

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  22. Mais Bipote , Q'est-ce-que le droit vient faire la dedans ? ... Ou alors tu veux faire allusion à la célébre "libérté de penser" ...
    En fait pour être libre de penser à mon avis il faut au préalable avoir tout remis en quéstions , absolument tout et surtout ce qui nous viend de la noosphére de l'inconscient colléctif que nous prenons pour La VERITE , mais qui n'est formée que de la somme de tous nos préjugés et celà depuis la nuit des temps ...

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  23. oui, le droit, la justice, l'emprisonnement,... les interprétations s'enchainent et cette liberté de penser mène où? pour une personne anxieuse cela peut entraîner des émotions désagréables par exemple. Peut être que j'aurais du écrire, c'est ton choix d'en juger comme cela.

    La pleine conscience, c'est plutôt avoir un autre rapport avec ses pensées, les observer sans les calculer. Cette attitude dénuée de jugement envers soi-même, nous apprends aussi à accepter inconditionnellement les autres.

    Je ne détiens pas la vérité et la seule certitude que je peux avoir, c'est que je vais mourir un jour. Je tente de profiter du moment présent et aujourd'hui est le plus beau jour de ma vie! ;)

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  24. Bipote , je te répond un peu à côté ...
    IL me semble constater dans le discours de la patiente du DOC un paradoxe , en effet elle dit : "Je me suis apperçue que je pouvais ne penser à rien" , bon j'ai résumé son propos mais en gros elle a donc pensé qu'elle ne pensait pas (?) donc elle pensait ...
    Tu dis : Observer ses pensées sans les calculer . C'est de la méta-pensée alors : de la pensée sur la pensée peut-être ...
    Alors celà me semble assez compliqué comme démarche intéléctuelle pour pouvoir être de la pleine conscience . De la philososphie peut-être , mais la pleine conscience est-elle de la philososphie ? ... A mon sens non , pas à priori puisqu'elle est à mon sens entiérement intuitive donc corporelle avant tout ... C'est pourquoi je prenais l'exemple de Caliméro le petit poussin trés malheureux et je disais que pour moi la pleine conscience conciste à enlever la coquille d'oeuf qu'on porte sur la tête probablement le plus souvent sans le savoir vraiment ....

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  25. Azraelle

    J'ai envie de m'arrêter sur ce que vous dîtes.

    Observer ses pensées sans les calculer.C'est pas de la "métapensée".Je ne sais pas ce que ce mot veut dire.C'est juste se sentir penser,avoir conscience que l'on pense.
    Ce n'est pas de la pensée sur la pensée,c'est juste être à une place d'observateur vis à
    vis de sa pensée,constater que,tiens,une pensée me traverse l'esprit puis va se perdre.

    Ce n'est pas une démarche intellectuelle mais juste un angle de vue différent:au lieu d'être dans la pensée,c'est la constater,la voir passer...d'ailleurs.

    Ce n'est pas de la "philosophie" mais juste expliquer comment fonctionne notre esprit et comment on peut le découvrir.

    Vous dîtes:la patiente a constaté qu'elle ne pensait pas,donc,elle pensait.Ce n'est pas contradictoire:au moment où elle le dit,elle pense comme ,au moment où j'écris ,je pense.Mais elle rapporte dans cette pensée un moment où elle ne pensait pas, où son esprit était au repos,ce qui pouvait l'inquiéter mais qui est en fait apaisant.Elle avait besoin d'être rassurée sur cette découverte.

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  26. Oui Arlette , moi j'appelle celà de la méta-pensée , comme il existe des méta-langages qui sont des langages qui parlent des langages ...
    Rien de plus . Et au sujet de ce que je nomme méta-pensée je ne suis pas d'accord avec vous car je pense qu'il conviendrait d'aller plus loin , plus vers une sorte d'abandon confiante en soi-même à sa propre existance corporelle .
    Pour moi je perciste : la pleine conscience c'est le corps . Ce n'est pas l'observation de la pensée . Ce n'est pas de l'explication . Ce n'est pas de l'ordre d'un constat quelconque aussi lucide et penétrant soit-il ... C'est bien plus et bien plus simple que celà . Pour moi c'est comme le souffle du vent dans les arbres (je le sens et n'en ai pas honte malgrés le fait que Clipper s'efforce de me tourner en dérision) . Ëtre semblable à l'arbre qui pense qui réve , alors je pense oui mais ma pensée deviend semblable au souffle du vent dans les branches d'un arbre et mes réves sont semblables aux oiseaux qui nichent en ma ramure et s'envolent au loin et ainsi moi immobile , moi arbre je parcoure le monde avec eux ...
    Voilà ce que signifie pour moi "pleine conscience" .

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  27. Comme le dit Jon Kabat-Zinn nous sommes l’espèce qui connaît et qui sait qu’elle connaît ; Homo sapiens sapiens, il y a la conscience et la conscience de la conscience.
    Il y a des fois où tout simplement, on peut souhaiter vouloir cesser les commentaires.
    Intention, attention, attitude cela résume bien la mindfulness à mon sens.

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  28. Bipote
    La première phrase n'est pas très claire.
    La deuxième n'engage que ceux qui ne voient plus l'intérêt de laisser des commentaires.
    Quant à la troisième,je n'y comprends rien.Désolée.

    Merci Azraelle pour votre réponse.Un jour sans doute ,le sujet reviendra et j'y répondrai.Aujourd'hui,ce serait un peu fatigant et la réponse ne serait pas bien au point.Je m'excuse.

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  29. Le prochain livre de C.André:
    lA PSYCHOLOGIE POUR LES NULS

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  30. Cet anonymat là n'est pas "une démarche de pleine humilité" !

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  31. Mindfulness For Dummies existe déjà pour les familiers de la langue de Shakespeare. L'humilité, c'est pouvoir se dire qu'on peut se trouver nul parfois mais cela n'engage que moi.

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  32. Stéphane sache que c'est toujours un réel plaisir pour moi de te lire. Ta poésie, tes réflexions, ton humour ensoleillent mes journées. Tu apportes un peu d'air frais sur ce blog.

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  33. Qu'est-ce qu'il est talentueux ce Henri Zerdoum. Quand j'ai lu comment il s'adressait a M. André sur les droits d'auteur je trouvais qu'il charriait un peu mais quand j'ai vu ses photos, j'ai compris pourquoi il s'indignait de ne pas être cité et qu'il puisse vouloir protéger son art. Peux-t-on acheter vos photos M. Zerdoum car elles sont très inspirantes et j'aimerais m'en servir pour mon photos langage dans mes groupes de thérapie. Manu, je suis d'accord avec toi. J'aime aussi beaucoup Stéphane

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  34. Bonjour Rachel,
    Tout d'abord merci pour votre intérêt à propos de mon travail.
    Ce n'est surement pas pour être cité
    ( je n'ai pas d’égo à vouloir absolument mon nom sur une couverture de livre ou bien sur un blog) Non, c’était pour "défendre"mes créations et mon droit d'auteur et ce qui est somme toute normal et ce que Christophe André à parfaitement bien compris.
    Oui,je vends mes photos (puisque j'en vis) et effectivement, j'en ai déjà vendue pour des personnes qui faisaient des séances de relaxation donc, je comprends ce que vous voulez dire..Vous pouvez me contacter par mail et vous m'expliquerez vos "attentes".
    Henri Zerdoun.
    Bien à Vous.

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  35. Désolée M. Zerdooom mais je ne suis pas trop techno alors pouvez-vous me trransmettre votre adresse courielle pour que je puisse communiquer avec vous? Je ne l'ai pas trouvé sur votre site. Merci

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  36. @ Rachel,
    Mon nom s'affiche en rouge et en cliquant sur celui ci vous obtenez mon site avec mon mail...Je n'ai jamais eu de problème avec des personnes qui voulaient me joindre...Peu importe voici mon adresse mail..Par contre orthographiez bien mon nom car ce n'est ni ZerdouM ni Zerdooom encore moins Zerdouin.
    henrizerdoun@gmail.com
    Très bonne journée.

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  37. Merci Manu, Rachel.
    Je savais que le Père Noël était déjà bien présent dans les rayons de nos supermarchés, je ne savais pas qu'il s'était invité dans ce blog sans oublier mon petit soulier.
    A mon tour, et à tous ceux qui le souhaitent, je vous fais un petit cadeau. C'est un entretien à écouter, à déguster où l'on parle de vie, de mort, de poésie, de bonheur aussi, un peu.

    http://www.franceinter.fr/emission-le-grand-entretien-jean-louis-trintignant

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  38. Ah,cette peur du vide,ou celle du tumulte,quand on se sent en soi-même comme en territoire ennemi ...le réflexe du remplissage,internet,télé,lecture,radio ...le divertissement pascalien,quoi.Et puis il y a ceux qui sont à l'aise dans leur espace intérieur,avec leurs propres pensées .Mon fils,9 ans,à qui je proposais d'allumer la radio pendant qu'il attendait dans la voiture:"Non,merci,j'ai mes pensées pour me tenir compagnie" ...

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  39. je me retrouve aussi dans cette position, d'être en méditation et aucune pensée ne vient. Trop concentré à ma position, de savoir si je me tiens droit, comment je respire... J'attribue cette façon d'être à une fermeture de mon esprit parce que trop concentré sur moi, sur mon physique. L'effet inverse serait d'avoir un esprit des pensées qui partent dans tous les sens.L'idéal est d'être entre les deux comme une fenêtre entrebaillée, ni completement fermée, ni ouverte au courant d'air dans tous les sens. Je suis le spectateur de moi-même, je pense que je pense, je vois que je vois. la méditation permet à certains d'éprouver une ouverture sur le beau, sur la poésie, l'art..Je n'en suis pas là car je débute. Mais constater que je ne pense à rien, rien de vient, j'éprouve cette peur du vide, du néant, c'est frustrant. j'ai ma réponse, ne penser à rien m'angoisse, me rend mal à l'aise, je vais accepter cet état de fait, comme cela ne rien faire dans la vie me posera plus de problème. C'est vrai, la société, nos modes de fonctionnement veulent que nous soyons dans le faire. OK. Je découvre ce blog aujourd'hui , ce n'est pas le question du jour mais je prends conscience d'une chose et c'est bien

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