mercredi 30 novembre 2011
L'instant d'après
C'est un monsieur qui médite sur le tapis du salon.
Sa femme, l'air pas du tout contente, s'approche de lui et lui dit, ou plutôt lui crie : "L'instant présent, l'instant présent..! Tu ne pourrais pas passer un peu à l'instant d'après, maintenant !?!"
(traduction libre)
Illustration extraite de la revue New Yorker.
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hihihi :)
RépondreSupprimerMerci pour le rire instantané qu'a provoqué la lecture de cette note !
Bonjour!
RépondreSupprimerPour éviter le conflit,la solution,c'est de faire de la méditation avec son mari.
Ce que je vais faire...
Merci Docteur de m'avoir fait connaître Eric Chevillard. C'est drôle, dérisoire, poétique, animé d'une très belle plume. J'aime !
RépondreSupprimerJe chipoterais un peu sur la traduction : ne serait-ce pas plutôt "tu peux pas être dans l'instant plus tard ?"
RépondreSupprimerBonjour,
RépondreSupprimerExcellente illustration !
Comment transmettre à l'autre ce que l'on vit grâce à la méditation. Difficile par les mots tant cela est avant tout une pure expérience à éprouver.
Peut-être simplement au travers du constat que l'autre peut faire de lui-même (elle-même) du bienfait que cela apporte à l'être aimé.
Ce fut mon cas ce we. Après une semaine bien chargée, j'étais fatiguée, un peu angoissée. Mon samedi fut dédié avec des amis à la pratique de la méditation avec le besoin de me retrouver, de me poser pour mieux retrouver l'autre ensuite.
A mon retour le dimanche, je fus surprise de voir combien mon ami fut impressionné de voir(selon ses mots) mes traits plus détendus, rayonnante et un sourire...encore plus large. Le message s'est fait tout seul.
Il est donc possible qu'il se décide, par son cheminement personnel, un jour, à s'asseoir sur le zafu avec moi.
Pour l'instant, restons dans l'instant présent :)
AG
Petite remarque : c'est l'homme qui médite.
RépondreSupprimerCela me fait penser au tableau de Rembrandt qui illustre le billet du 29 septembre, et également...à l'histoire de Marthe et Marie dans l'évangile (Saint Luc 10, 38-42)
Mais si la maison est sale, mal rangée etc...bien souvent, tout le monde pense "mais que fait la femme ?" (sous entendu : quelle fainéante_ pour ne pas employer un autre mot). Beaucoup de femmes ont cette pression, pas vrai ?
Je ne peux pas répondre à votre question "Amour, gloire et beauté ( çà promet!)" mais je note aussi que dans cette caricature, la femme a le role du personnage terre-à-terre, proche des "réalités" quotidiennes, mais limite bornée et qui empêche l'homme de s'élever vers des horizons plus évolués et subtils.
RépondreSupprimerCà m'a fait penser à Brel qui dans un entretien parlait de l'homme rêveur, voyageur de l'invisible, en quête de l'inaccessible étoile, et la femme, belle, forte, mais qui l'attrape et le retient pour éviter son "envol".
Ce sont, en effet, des archétypes courants.
Sont-ils "inconsciemment" entretenus?
Pour ma part, j'ai rencontré bien des hommes parmi les plus terre-à-terre de la création, et très bornés et des femmes qui tutoyaient les étoiles.(et l'inverse, bien sûr) Alors...
Problématique : comment être dans plongé dans l'instant présent (attitude "passive" de réception, sensation, ouverture); et passer au moment d'après, c'est à dire dans l'action?
RépondreSupprimerPour moi c'est incompatible...En supposant pouvoir être dans la méditation 24h/24, comment un "Je" peut il encore exister? Sans de "Je", pas d'égo, donc pas d'action...
Et voilà pourquoi j'aime tant la solitude et suis une solitaire
RépondreSupprimer@ Anonyme de 12:15 : on ne saisit rien donc l'instant 'présent' fait déjà partie de l'instant 'passé' au moment où l'on en parle ! L'action est une conséquence de nos pensées et on peut très bien "agir" en pleine conscience (heureusement), être présent à ce que l'on est et ce que l'on fait. La méditation ne se borne - heureusement pas - à la position assise ! ça serait 'limiter' quelque chose qui relève de l'expérience personnelle et qu'on enferme déjà par les mots.
RépondreSupprimerJ'aime bien ces petits paradoxes délicieux. C'est comme l'enfant auquel on a fait une promesse pour "demain" et qui demande quelques instants plus tard : "Maman, est-ce qu'on est demain ?".
RépondreSupprimerQuant à l'instant présent, je vais en revenir à ma récente découverte, celle de Cesar Millan. Il "corrige les défauts de comportement des chiens, mais entraîne les maîtres". Le chien, comme il le répète, vit dans l'instant présent. C'est déjà un beau modèle pour nous. Et sans qu'il y ait la moindre contradiction, le chien passe à l'action.
S'il est difficile de passer de la méditation à l'action, c'est peut-être parce qu'on pratique la méditation comme une évasion, une bulle protectrice, une fuite de la réalité ?
C'est pourquoi je préfère pratiquer la méditation en faisant ma vaisselle par exemple, ou en attendant le métro, ou à un feu rouge. Et aussi à chaque fois que j'y pense ou ressens de la tension.
Je me recentre à la fois sur ma respiration, et au lieu d'une image idyllique ou bucolique qui n'existe que dans mon esprit, plutôt sur ce que je suis en train de faire. Un autre modèle, certains films asiatiques, comme "Le goût de la papaye verte", si je me souviens bien, et "Souvenirs", dans lesquels les gestes des femmes associent rapidité, précision et calme, des scènes magnifiques comme des tableaux vivants.
En passant, sans en faire des gourous ou des idoles, on a besoin de modèles comportemantaux : par définition, la culture n'est pas innée.
Là-dessus, je vais aller vivre l'instant présent avec mon chien.
Bonne journée,
Nous vivons dans un Eternel présent, tout le temps, alors...
RépondreSupprimerQoui qu'il en soit, l'instant d'après sera toujours l'instant de maintenant, l'instant présent, dans l'instant et se sera toujours ainsi, quoi que l'on dise, quoi que l'on fasse, c'est ainsi. Tout ce qui est, est, point à la ligne. Si l'action est pour se faire, elle se fait. Si elle n'est pas pour se faire, elle ne se fait point.
Il ceux qui méditent sur le tapis d'un salon, et d'autres qui le font sur des cartons en pleine rue même quand il fait froid.
RépondreSupprimerJe pense plus à ces derniers.
Pas de problèmes chéri, maman va s'occuper du linge!
RépondreSupprimerAllusion à l'article du 11/11 sur l'étiquette!
Merci pour ce trait d'humour!
D'accord avec vous ,Zazapazen ... Pas zen , l'urgence de la survie au quotidien dans la rue .
RépondreSupprimerje trouverais plus amusante la version "femme qui médite et homme qui s'énerve" :)
RépondreSupprimer@ Zazapazen
RépondreSupprimerStéphanie-Zoé-La Fourchue-Azraelle SORTEZ DE CE CORPS JE VOUS PRIE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Sans rancune Zazapazen...?!!
RépondreSupprimerVous aimez trop le navire et son commandant pour réellement le quitter...
Heureusement, il y a aussi les modèles comportechapeaux.
RépondreSupprimerjeux de mots , jeux de maux !
RépondreSupprimerLe monsieur qui médite dans son salon se repose sur sa femme pour ce qui est du quotidien et,en un sens,ça lui rend service.Je ne sais plus qui a écrit:c'est parce que les Grecs avaient des esclaves qu'ils ont inventé le monde lumineux de l'Olympe.Je crois que c'est Nietzche.
RépondreSupprimerLa dame,elle,connaît le principe de la méditation,du moins intellectuellement:"l'instant présent,l'instant présent".Mais,elle ne la pratique pas.Son besoin d'efficacité,c'est de passer "maintenant" à "l'instant d'après".On voit déjà,et son expression fait sourire, que sa maîtrise des évènements est menacée et qu'elle commence à en accuser son mari,ce qui ne va sûrement pas arranger les choses.
On ne pourrait que lui conseiller de méditer aussi avec son mari malgrès toutes les choses à faire et puis de voir ensuite comment ça se passe au niveau rapport aux choses à faire et rapport aux autres.
Mais,ce n'est pas facile.Merci pour ce billet qui nous parle de choses si simples et si difficiles du quotidien.
Finalement, ce billet englobe la condition humaine.Notre difficile compromis entre obligations quotidiennes et accomplissement spirituel.Parfois, je suis perdue entre les 2.Il m'est encore laborieux de faire la part des choses.
RépondreSupprimerDésolée mais vous faites fausse route cher mister Holmes, je n'ai rien à voir avec Miss Stephanie, et je ne l'ai point tuée dans le salon avec le chandelier, revoyez vos cartes ;)
RépondreSupprimerQu'est-ce qu'on s'amuse ici !
Zazapazen, on a bien le droit de rire !
RépondreSupprimerAutant pour moi, mon cher Watson, je vais songer à ma reconversion... Moi qui frôlais, du bout des lèvres, l'espoir d'avoir enfin trouvé ma vocation ! Quel triste et dure réalité... pfffffff...
Une réincarnation peut-être ? Ah ah ! Une nouvelle piste...
Adieu Zaza-VRAIMENT-pazen...!!!! On ne pourrait pas passer un peu à l'instant d'après, maintenant !?! Hiihiiiiihi
Affaire à suivre...
@ Sherlock
RépondreSupprimerNe soyez pas déçu, vous savez, ici, tout le monde se trompe sur tout le monde.
En tous cas, merci de m'avoir fait rire.
Bonne journée (ou soirée) à vous et...n'hésitez pas à vous accorder des temps de repos, même les plus grands enquêteurs en ont besoin :)