Toutes mes excuses à celles et ceux qui ne sont pas passionnés de rugby, nous allons encore en parler ici (je ne vous cache rien de mes obsessions...). Mais nous allons aussi, et surtout, parler de psychologie.
Samedi soir, l'équipe de Perpignan rencontre celle de Montferrand (ça ressemble aux paroles de la chanson de Charles Trénet) en finale du championnat de France de rugby (ce dont nous parlions lundi, c'était la finale du championnat d'Europe).
Ce sera sûrement un "gros" match, comme on dit, très engagé et indécis. Mais ce sera avant tout passionnant sur le plan psychologique. Imaginez un peu : Montferrand, une des meilleures équipes de ces dernières années, est déjà arrivé 10 fois en finale. Un exploit. Et à chaque fois, a perdu. Dix défaites en finale ! Un record. C'est du jamais vu, sans doute un record du monde, dont cette équipe se passerait bien.
Du coup, on parle de malédiction, de signe indien. De névrose d'échec, aussi. Et c'est vrai que beaucoup de ces défaites sont illogiques : souvent l'équipe jaune et bleue (les couleurs de Montferrand) est en train de dominer le match, et tout à coup, sous la pression de l'adversaire, se met à douter, à trembler et à "déjouer", selon le jargon sportif. C'était arrivé par exemple il y a 2 ans face au Stade Toulousain, qui avait nettement battu des Montferrandais pourtant plus frais, et très favoris sur le papier. J'étais au Stade de France ce jour-là et j'avais vu les joueurs auvergnats peu à peu se déliter et perdre dans leur tête avant de perdre sur le terrain face à des Toulousains très malins et sûrs d'eux.
Alors, les Montferrandais détestent, bien sûr, qu'on parle de malédiction ou de névrose, et ils ont bien raison de souhaiter prendre le problème autrement. Ils pourraient bien y arriver cette fois-ci, d'ailleurs. Leur nouveau demi de mêlée, Morgan Parra, est un surdoué au fort caractère, qui a déjà remis plusieurs fois cette année son équipe dans le sens de la marche, alors qu'elle était à la rue. Arrivera-t-il à galvaniser ses partenaires pour la finale, et à les ramener au jeu et à l'instant présent, dans les moments difficiles où leurs esprits commenceront à douter, à trembler, et à quitter le match pour être aspirés dans les peurs de la défaite ?
Regardez cette rencontre, samedi soir, si vous aimez la densité psychologique du rugby et des sports d'équipe : cela pourrait bien ressembler à une tragédie antique...
Illustration : un ballon de rugby et une poupée de Freud, achetée au musée Freud de Londres, en plein dialogue devant la porte de mon bureau...
Bon match! Cela va être passionnant!
RépondreSupprimerJ'adore l'illustration!
Peut-être avez-vous raté votre vocation et auriez-vous préféré être commentateur de matchs de rugby à la TV plutôt que psychiatre!
RépondreSupprimerUne obsession envahit votre esprit et ne laisse plus aucune place entre 2 pensées...
Je ne vous en souhaite que de bonnes et sportives.
Bonne journée à vous.
Buon giorno,
RépondreSupprimera) ah comme je les comprends ces Montferrandais. Quand ma mère me da façon totalement injustifiée Fais attention, toi qui n'as pas de chance", cela me met dans un état de rage terrible !
b) dans ce que vous dîtes on ne voit pas du tout de malédiction mais simplement un groupe qui vit mal la pression, c'est tout. Pas besoin d'Homère, juste d'un bon coach et hop !
Nous donnerez-vous les résultats lundi, coach ?
Bon WE,
B.A.
Une compo photo amusante ! Le ballon a un p’tit air de : « Voyez-vous Docteur, moi, au début, je voulais être rond comme tout le monde… ».
RépondreSupprimerPlus sérieusement, pour les amateurs de l’ovale, je signale deux articles sur le rugby écossais et néo-zélandais :
http://sportmental.blog.lemonde.fr/2010/02/05/tournoi-des-six-nations-andy-robinson-selectionneur-de-l%E2%80%99equipe-ecossaise-raconte-son-idee-du-rugby/
et
http://sportmental.blog.lemonde.fr/2009/12/07/dan-carter-et-ses-coequipiers-se-protegent-de-lenvironnement/
La « malédiction » en sport est un sujet superbe : ainsi les échecs répétés d’un certain Brian Joubert, malheureux patineur français aux JO. Dans cet article,
http://sportmental.blog.lemonde.fr/2010/02/18/vancouver-2010-brian-joubert-a-t-il-invite-ses-demons/
Cécile Traverse cite une étude (Ducasse & Chamalidis, « Champion dans la tête », Ed. de l’Homme, 2006) où est évoquée la présence de « démons » du fait… :
« de problèmes non résolus, de conflits intérieurs que le compétiteur n’a pas su ou n’a pas voulu régler.
[…] Des scénarios d’échecs à répétition peuvent se reproduire tant que certaines lacunes ne seront pas comblées, tant que ce qui gêne vraiment n’a pas été compris et accepté. Les blocages et les scénarios de sportifs qui craquent ne sont pas irrémédiables, à condition de cesser de se mentir et de cesser de se cacher derrière des superstitions ou des rituels ; à condition d’identifier son problème et d’y faire face ».
Comment réagira Montferrand dans l’arène demain soir ? Sauront-ils protéger leur environnement d'avant match comme Dan Carter le recommande ? J’imagine que les démons sont encore plus difficiles à chasser en sport collectif ? Vae victis.
Une chose est sûre, si les clermontois gagnent demain, il y aura en auvergne une énorme explosion ... de joie. elle sera d'autant plus énorme qu'elle est contenu depuis si longtemps !!! je le sais je suis clermontoise ...
RépondreSupprimerAh le rugby que c'est beau!
RépondreSupprimerEncore une fois il va falloir etre fort dans sa tete pour gagner ce match. Quid de la premiere entree en melee? Des premiers plaquages? Ledesma, Cudmore and co. vont ils degoupiller? James, perdra-t-il ses moyens? Certain que Perpignan va tout faire pour. Qui de Durand ou Parra gagnera la bataille des 9? Allez amis Montferrandais, un peu plus de vice cette fois, vous ne pouvez pas vous contenter de 4 finales consecutives. Il faut le titre.
Un gros combat en perspective avec 2 superbes equipes.
Bon match!
PS : Serait-il possible d'introduire l'usage de "balises" dans le texte afin de rendre l'écriture plus esthétique ?
RépondreSupprimerCela éviterait par exemple que des guillemets se retrouvent comme de pauvres petits poucets perdus en début ou en fin de ligne. On pourrait aussi mettre les titres d'ouvrage cités en italique, grassouiller quelques mots, ce qui permettrait de ne pas hurler. ;o)
Bon, si ça ne signifie pas trop de temps perdu, hein ? Allez, excellent ouikende à tout le monde entre le Stade de France et Roland Garros.
Nous sommes tous à un moment ou un autre débordés par des idées obsédantes qui nous entrainent dans des élans passionnés sans forcément porter un désagrément à notre entourage.
RépondreSupprimerMa question est : sans être un impitoyable censeur de notre pensée, est-il sain de se laisser à trop de débordement ?
Jusqu'où peut aller la tolérance à ses obsessions, comment ne pas bloquer nos autres idées qui doivent aussi avoir la liberté de prendre place dans notre esprit ?
@ anonyme 28 mai 2010 10:07
RépondreSupprimerToutes les obsessions sont des fuites par rapport au réel ou à ce qui EST.
Un esprit clair, ordonné et apaisé ne navige pas d'obsessions en obsessions. Les passions qu'elles soient amoureuses, sportives, professionnelles, etc. détournent du réel et ont forcément des conséquences sur notre entourage en provoquant des absences dans nos présences. Le corps est ici, l'esprit est ailleurs.
Quand le corps et l'esprit sont au même endroit, à l'instant présent, pas d'obsessions en vue mais une infinie présence et une totale attention pour tout ce qui nous entoure : beauté, laideur, joies et peines, etc.
La revanche de l'an dernier, avec Parra à la charnière quand le pauvre Mignonni, ancien demi de mêlée de Clermont a perdu en demi-finale contre...Clermont.
RépondreSupprimerGrâce à votre lien, j'ai vu que le premier titre de Clermont, en 1938, a été obtenu face à..Perpignan. Celà ne leur a pas porté chance l'an dernier. Je comprends la fébrilité qui peut déssouder le groupe dans la crainte que l'histoire se répète inlassablement.
Alors, en avant Clermont! J'ai un gros faible pour Rougerie qui n' a pas eu de chance dans le tournoi des six nations cette saison. J'aime bien Bonnaire et Vermeulen aussi. Avec tous ces talents, j'espère qu'il pourront vaincre le signe indien.
Merci de nous tenir au courant de l'actualité du monde de l'ovalie, et, pour ce week end , de nous mettre en condition pour apprécier la dimension tragique de l'évènement.
Il y aura aussi un France-Tunisie ce dimanche.
Bon week end sportif.
mais ou est ZOE ????
RépondreSupprimerBonjour à tous,
RépondreSupprimerClermontoise depuis quelques années, je n'ai pus résister longtemps à cet engouement qu'ont les auvergnats pour leur équipe de rugby !!!! Contrairement à vos"dire" , docteur, la semaine dernière, ici, les femmes sont aussi impliquées que les hommes avec ce caractère "bon enfant" qui caractérise ce sport...Une grande partie des supporter prend la route demain pour soutenir leur équipe à Paris (ma fille et ses amis en font parti) et comme je m'évertue à leur dire depuis, bien sûr, qu'il faudrait quand même qu'un jour ,ils la gagne cette finale!!!!!
Mais quels autres supporters peuvent se venter d'avoir le bonheur suivre leur équipe jusqu'en finale depuis autant d'année?!?!
J'aime beaucoup l'illustration d'aujourd'hui, d'autant qu'elle arrive dans cette période de controverses au sujet de Freud qui m'amuse beaucoup !!!
RépondreSupprimerBon, je suppose que mardi vous nous livrerez vos analyses... Il y a encore beaucoup de finales de rugby au programme cette saison ?
Chez moi actuellement, je veux dire dans ma famille, le "phénomène" supporter se manifeste autour de Roland Garros... et j'entends des observations un peu similaires au sujet du rôle du mental et des peurs sur la qualité et le résultat des matchs...
"... on parle de malédiction, de signe indien. De névrose d'échec..."
RépondreSupprimerCa m'a bien fait rire, cette petite phrase.
Je l'a comprend cette équipe de Montferrand... c'est vrai qu'ils sont durs à encaisser les échecs répétés :(
Qu'ils soient ou non dus à une malédiction indienne :))))
Plus sérieusement,à en lire votre description,Doc, c'est une bonne équipe.
Et lorsqu'ils l'auront, leur titre (car tout cercle vicieux a forcément une faille), la jubilation des "troupes" sera à la hauteur de l'Attente!! et le jaune, considéré moche ou non, ira avec victoire(cfr l'affiche sur le mot "couleur")
Ne connaissant absolument pas les règles de ce sport, j'aurai du mal à en considérer le jeu. Je me propose donc d'en apprécier la plastique...euh...je voulais dire l'esthétique, oui c'est ça, l'esthétique du jeu :)))))))))))
Bon week-end, sportif ou autre, à Tous!
Si le même engouement pouvait exister en faveur des luttes pour la retraite à 60 ans...et de tout le reste.
RépondreSupprimerAutant de passionnés de foot, de rugby dans les chaumières!
Aussi peu d'implication citoyenne!
Autant de supporters criant à l'injustice: "il a triché!". Bonne nouvelle! L'injustice interpelle encore des gens!!
Mais toujours aussi peu de citoyens dans les rues...ou les bureaux de vote.
Peut-être qu'on manque de culture politique dans cette société. Peut-être aussi qu'on ne distingue plus trop les équipes les unes des autres. Peut-être que certains marquent des points contre leur propre camp. Peut-être qu'il n'y a plus vraiment de jeu. Peut-être que les joueurs sont trop occupés à autre chose qu'à jouer. Peut-être défendent-ils plus leurs porte-monnaie et ceux des sponsors que les valeurs républicaines: liberté, égalité, fraternité.
A chacun ses obsessions.
Je suis d'accord avec vous, Hobby Citoyen, c'est pourquoi je trouve que l'utilisation par Christophe André, du sport (sa passion de surcroît - plutôt qu'obsession, c'est moins péjoratif), pour illustrer ses points de vue psychologiques et relationnels, est très judicieuse. Espérons qu'il marquera son point.
RépondreSupprimerMais, comme dit mon autre Dr préféré, le Dr House, "Le problème avec les métaphores, c'est qu'il faut les interprêter". En passant, c'était aussi valable pour mon jardin bio.
Pour ma part, je n'aime pas trop les évènements sportifs, et les comportements excessifs qu'ils entraînent, mais, comme je l'ai déjà dit, il y a un peu d'envie de ma part là-dedans (besoin de me défouler), et puis si des gens sont heureux, tant qu'ils ne font de mal à personne, et bien je partage volontiers un peu de leur bonheur.
Alors, bon match ! Et bonne fin de semaine !
Vive le Rugby, vive le Sport,
RépondreSupprimerQue le meilleur gagne, avec son nom gravé dans les annales,
Le perdant aura toujours une place dans mon coeur.
Bon ouikende à tout le monde.
Le spectacle offert par le sport fait aussi partie des grandes joies de ma vie. Sans que je puisse vraiment maitriser les séquences de ce curieux processus alchimique à même de balayer une nature même modérée.
RépondreSupprimerSans doute la subtile intrication entre les dimensions 'techniques' et 'psychologiques' du jeu est-elle à l'origine de cet engouement ?
Le mental est au coeur des débats dans la confrontation, la chance se provoque, et ce qui est fascinant c'est de voir à quel point à l'opposé la contagion négative peut jeter son dévolu sur une équipe.
Et lorsque l'on ressent tous en même temps, en tant que spectateurs, le point de rupture où la fortune bascule d'un camp à un autre, quelle communion ! quelle émotion !
Dans ces moments je crois qu'on ne peut s'empêcher de penser qu'une force supérieure pèse sur les débats...
@ Boulezaï
RépondreSupprimerArf, j'ai pas assez de neurones ce soir pour réfléchir davantage!
Bon WE, et bon match de rugby aux passionnés! Bonne communion!
Et quand votre bonne fée vous refuse une place au stade de France pour un match capital, comment réagissez-vous?
RépondreSupprimerDouceur, compassion, frustration, colère, incompréhension, mépris, indifférence?
Ou un peu des 7 à la fois ?
Parfaitement hummain.
Si vous aimez les analogies entre nos arênes modernes à l'occasion de grands matchs et la tragédie, je vous conseille un très bel essai d'Anne Delbée (une grande dame du théâtre et grande tragédienne) La 107éme minute. Moi j'ai adoré ce regard décalé !
RépondreSupprimerL'autre jour je discutais avec mon fils du sujet de l'heure à Montréal soir la demi-finale de hockey et mon fils m'a demandé depuis quand je parlais du Canadien avec le On. On va gagné, on a passé à travers de gros clubs, on a des trios dynamiques etc... Autrement dit, depis quand as-tu l'impression de faire partie de l'équipe. Son comentaire m'a fait rigolé.
RépondreSupprimerL'autre jour, je suivais une formation en jeu pathologique et la formation parlait des croyances erronées des joueurs comme par exemple alors que nous savons que chaque tour est indépendant les uns des autres certains s'accrochent à leur machine de peur de quitter et que la machine paie au moment qu'il quitte. D'autres paient le préposé pour savoir si la machine a été payant alors que cette information est imutile à cause de l'interdépendance des tours etc. Elle comparait ces croyances à celle qu'on retrouve dans le sport. Si je dis balnchissage les autres autour de moi me disent que le blanchissage n'aura pas lieu car j'en ai parlé comme si je contrôlais le jeu. Qu'elles sont vos rituels ou croyances erronéées autour du sport?
Wow shame on me! J'ai tellement de fautes dans mon message précédent. Désolée.
RépondreSupprimerchère Rachel,
RépondreSupprimerMoi j'ai pas de croyance de ce genre...mais en parlant de chance ou de malchance, j'ai un copain de cours qui, à TOUS ses examens habille le même jeans, affirmant que c'est un jeans porte-bonheur.
Il est vrai que c'est un très bon étudiant, intelligent et doué. Mais la théorie "jeans magique" me fait à chaque fois marrer.
Dailleurs, on a examen d'immunologie mardi, et je sens que je vais un pti peu le charrier comme il se doit, .... :))
Espérons que "l'étudiant en médecine intelligent et doué" ne fera pas appel à la pensée magique pour interpréter les analyses de ses patients, lol :)))
RépondreSupprimer:))))))))) mdr "Anonyme 20:12"
RépondreSupprimerHeureusement, c'est un bosseur aussi, et un bosseur intelligent.
Mais bon, on se rassure comme on peut face à la "tempête" des exams. ;)
Un peu comme le doudou du tout petit :)
bravo Clermont!!!
RépondreSupprimerDu jaune, du jaune, du jaune!!! un bouclier qui brille et un entraîneur qui pleure!!! c'est l'heure du tour d'honneur!!!
bon dimanche
Et voilà! un cercle vicieux de plus brisé ;)
RépondreSupprimerEn voilà, un paradoxe ! Tout le monde est d'accord qu'il faut penser "positif". D'abord sur quels fondements ? Surtout quand tout va mal, et que rien ne vient changer la donne, du moins en mieux ...
RépondreSupprimerLes grigris et les porte-bonheur, c'est une façon comme une autre de penser positif, non ? Pourquoi serait-elle plus ridicule ou risible qu'une autre ? A cause des préjugés qui nous viennent des religions (et de l'athéisme aussi lorsqu'il n'est qu'une réaction au mystique) ?
Je trouve qu'on peut faire un pont entre le TOC et ce dont j'ai discuté. Par contre, dans le contexte sportif, les gens ne souffrent pas ou pas trop je crois alors que ceux ayant un TOC en souffrent énormément.
RépondreSupprimerL'été dernier j'étais en voyage et le lanceur des Giants était sur le point de faire un match sans point ni coup sûr. Le chauffeur de taxi, qui écoutait le match à la radio, nous a dit qu'il espèrait qu'on connaisait le baseball d'un ton assez autoritaire. Autrement dit, si vous mentionnez qu'il s'agit d'un match sans point ni coup sûr cela n'arrivera pas alors ne porter pas malheur à nos Giants. Je crois que si je l'avais défié il m'aurait demandé de quitter son taxi. Pour moi, c'est un peu too much.
Souvent, la pensée a un lien avec l'émotion alors le fait de voir les choses sous des angles différents permet de changer notre état émotionnel i.e. d'être un peu moins anxieux, un peu moins triste. Je ne trouve pas qu'on doit positiver pour autant. Pour les objets de réconfort pourquoi ne pas continuer de faire ce qui nous fait du bien. Je crois qu'on a tous nos supertitions c'est juste que dans les sports on se fait imposer les supertitions des autres et c'est pourquoi je me permets de le relever...
Je ne suis pas sûre que le comportement du chauffeur de taxi puisse être mis dans le même registre, Rachel. Je crois qu'il s'agit plus de fanatisme, et, à mon avis, le fanatisme est un pessimisme profondément désespéré (ou désespérément profond), donc aux antipodes de l'optimisme ou de la confiance.
RépondreSupprimerEt, en tous cas, pas positif du tout.
RépondreSupprimerC'est fou comme le monde du sport se teinte facilement de superstitions en tout genre, peut-être reflet de nos propres systèmes de croyances, exacerbées par le marketing des médias.
RépondreSupprimerMaintenant que cette finale est jouée, il est intéressant de voir comment elle s'est jouée, à postériori: comment cette équipe de Clermont, après 10 défaites en finale et une floppée de discours qui l'ancrait dans cette échec répété est arrivée cette année avec une détermination, une rage de vaincre incroyable, qui l'a véritablement transcendée face à un USAP inhibé?
Comment l'USAP, débarrassé de vieux complexes par le titre de l'an dernier et un mental solide, s'est-il écroulé de la sorte?
Il semble qu'il se joue au niveau collectif les mêmes rouages qu'au niveau individuel et qu'il y ait là des choses passionnantes à observer, des enseignements à tirer, en particulier sur les réactions à la pression, à l'enjeu.
Bonne fête à toutes les mères et à toutes nos mères.
RépondreSupprimer**
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L'écran, le sport de très haut niveau et mes addictions consuméristes. Tristesse de tourtoule esseulée, aveuglée, engluée car hypnotisée. Sauf si ... Sauf si j'éteins l'écran, sors de ma maison, admire les étoiles et rejoins la fête voisine. Goût de liens, goût d'humains. Convivialité.
RépondreSupprimerMerci pour vos écrits. Prenez soin de vous.
C'est encore la fête des mères??? Youppi!
RépondreSupprimerBoulezail désolée d'insister mais je ce je décris est très répendu dans le sport du moins en Amérique du Nord. T'as vu la semaine dernière quand Philadephie a reçu son prix comme gagnant de l'est ce que les commentateurs ont dit. Ils ont fait l'historique de la malédiction ou de la non malédiction de toucher au trophée du gagnant en lien avec les probabilités de gagner la coupe Stanley car cette habitude a souvent porté malheur. J'aime bien le choix du mot fanatique. Je t'invite à notre prochain évènement sportif à moins que tu aimes meiux aller voir les oies à Cap tourmante(lol).
Bien vu, Rachel (lol) ! Je préfère les oies, leur esprit d'équipe, les formes qu'elles dessinent dans le ciel, leurs cris d'encouragement mutuels, la liberté qu'évoquent leurs voyages ...
RépondreSupprimerHier, je suis allée au Parc Lafontaine pour voir des bébés canards, mais ça devait être trop tôt. Le temps était magnifique, et la promenade fut agréable quand-même.
RépondreSupprimerC'est drôle, je médite presqu'à chaque jour, je pratique la marche en pleine consciente et pourtant je ne lâche pas le morceau sur ce blog sur mon point sur le sport alors que ça ne m'intéresse pas tant que ça dans le fond. C'est mon paradoxe à moi Bouezail...
RépondreSupprimerC'est très beau le parc Lafontaine. Il y a tant à vivre...
Bonjour Christophe,
RépondreSupprimerEt voilà, ils sont enfin Champions...
On voit les connaisseurs qui appellent l'ASM ...encore ...Montferrand...
Et oui Clermont c'est ma ville et je peux vous dire que c'était du pur délire depuis samedi matin, et en ce moment c'est le tour de triomphe ...place de Jaude.
Au fait Christophe aviez vous remarqué que lorsque vous êtes venu à Clermont en Septembre dernier, que le Polydôme était juste à côté du stade de l'ASM ? Ne seriez-vous pas aller leur insuffler quelque pensée positive?
Quand revenez-vous à Clermont ?
Merci aux mères qui restent avec leurs enfants quand les pères vont aux matchs de rugby, de foot, de tennis, etc. et merci aux pères qui restent avec leurs enfants quand les mères vont faire du shopping, de la gym pour êtres minces et quand elles vont voir leurs copines pour oublier.
RépondreSupprimerTout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.
(la suite)
RépondreSupprimernon pas pour oublier, pour papoter...
Et les pères par pour oublier : pour s'oublier...
Peut-être, Rachel, s'il y avait une personne chère qui s'intéresse au sport dans mon entourage (comme cela semble être le cas pour vous), je m'y intéresserais un peu plus, mais ce n'est pas le cas. Alors ìl me semble comprendre un peu pourquoi vous ne "lâchez" pas si facilement un point qui, même s'il n'est pas le vôtre, est celui de quelqu'un que vous aimez beaucoup. C'est une hypothèse.
RépondreSupprimerLa fête des mères n'est pas la journée internationale des mamans, elle est un peu plus tard en France qu'au Québec.
je pense que christophe André doit être rudement content!!! "content" que dis je .... heureux, sur un petit nuage même sans doute ^^
RépondreSupprimer:-)
Bonsoir,
RépondreSupprimerCi joint un extrait d'un texte paru dans le FIGARO MAGASINE en juillet 2005 ... le titre "AVOIR DE LA CHANCE C'EST PAS SORCIER" ... qui rejoint un peu ce que disait le Docteur Christophe ANDRE dans son débat sur le bonheur avec Pascal Bruckner au Forum Libération (une expérience qui invitait des gens qui se pensaient chanceux et d'autres malchanceux ... les organisateurs avaient laissé un billet de banque à l'entrée : ceux qui se pensaient chanceux le voyaient pas les autres ... C'était peut être ce même Richard Wiseman dont parle cet article mais je ne me souviens plus)
Ce texte se termine sur les GRIGRIS en général et plus particulièrement dans le sport :
L'intérêt des porte-bonheur
Et c'est dans le même ordre d'idées que l'on ne doit pas craindre, ni avoir honte, d'être un brin superstitieux. Même si le docteur Wiseman a calculé que 66% des malchanceux sont superstitieux contre seulement 27% des veinards, il n'est en effet guère douteux qu'arborer un porte-bonheur est un antistress idéal. Qui ne peut pas faire de mal, et qui détient le pouvoir indéniable de rassurer son propriétaire, tout en dopant sa confiance en ses propres capacités.
Un principe dont les sportifs ont depuis longtemps compris l'utilité : ils ne négligent aucun effort pour gagner, en s'entraînant comme des brutes, en étudiant la technique de leurs adversaires, ou en fignolant leur matériel. Mais sans oublier qu'au tout dernier moment, quelle que soit la qualité de leur préparation, un vent qui tourne, un gravillon qui traîne ou un lacet qui casse, pourrait suffire à les faire perdre. Les rituels que beaucoup d'entre eux observent avant l'épreuve, et les talismans qu'ils portent pendant sont là pour évacuer l'angoisse de cette minuscule part d'imprévu contre laquelle ils ne peuvent rien. Sans eux, ils n'auraient pas l'impression d'avoir vraiment tout fait pour mettre «toutes les chances de leur côté». Grâce à eux, ils sont plus détendus, donc plus performants.
Rien de magique là non plus. C'est encore la confiance qui compte. Croire en sa chance revient à croire en soi. A inciter les autres à en faire autant. Et à mieux affronter tout le reste.
Alors pas d'inquiétude à avoir pour le copain de Cococinelle !!! et bonne chance à tous les deux pour leurs exams !!!
Le texte complet à l'adresse suivante :
http://www.hypnose-ericksonienne.com/chance.htm
Bonne nuit à tous !
Merci Natacha!!!
RépondreSupprimerpour le monsieur qui a fait la fiche
RépondreSupprimerraté c jaune c beau ça vA avec tout et en plus ça met unE branlé a perpignant 19-6
et oui vive ASM