Le désespoir, c'est l'espoir quand il tourne au vinaigre, non ? Avec la méditation (de pleine conscience), on apprend à développer le non-espoir, précisément pour éviter de commencer à sombrer dans l'espoir, qui lui non plus, ne tient pas toujours ses promesses. Mais cet apprentissage est sans doute le plus difficile, et je n'ai pas (encore) réussi.
La vie, elle, tient ses promesses, avec son lot de malheurs et de petits bonheurs. Et c'est ça, la pleine confiance.
j'ai pris pour habitude de fatiguer le chagrin/le désespoir. Dans le fond il se lasse plus vite que nous. Mais il est vrai que certains livres de développment personnel (voyez qui je vise) insistent sur le caract-re passager de ce sentiment. Du coup, aujourd'hui, je le laisse aller tout en pensant "ça ne va pas durer".
Je crois que je vais tester votre adage. En sommme, vous constatez l'émotion, la regardez en pleine conscience et pff ?
Tant que l'on peut encore rire du désespoir, c'est que l'on est encore à porte du désespoir docteur André!
On ne sait jamais d'avance quelle phrase, quel silence, quel acte, quelle omission peut plonger soi-même ou son prochain dans le désespoir. Il faudrait pour cela une attention de chaque instant à tout ce que l'on dit, tout ce que l'on ne dit pas, tout de que l'on fait, tout ce que l'on ne fait pas.
Cela nécessite une extrême présence (kundun) à soi-même et aux autres.
Le désespoir s'engouffre souvent dans des fragilités et des vulnérabilités déjà présentes en soi ou chez les autres. Il ne parle en cela toujours qu'au passé...
Cher Christophe André, j'espère que même si vous avez pensé aujourd'hui à ce proverbe, vous allez bien et n'en n'avez pas trop marre de tout .... Bonne journée à vous et merci pour vos paroles chaque jour qui sont pour moi porteuses de beaucoup d'espoir... PS: je trouve ce proverbe superbe et le garderai dans un coin de ma mémoire, pour les jours où...
Lorsque le désespoir me rend visite, je repense à tous les moments semblables que j'ai connu dans ma vie et je repense à la façon dont ils se sont terminés ... ça me redonne de l'espoir !!! je suis d'accord avec vous Boulezail, le non espoir ou savoir se contenter de ce que la vie nous donne à l'instant où elle nous le donne, c'est vraiment pas facile !!!
St François, dans "sagesse d'un pauvre" dit : On peut tout perdre sauf la confiance. Confiance que des jours meilleurs viendront, par exemple. Bonne journée. D----y
Tres bon proverbe en effet; les juifs du yiddishland inventaient toujours des proverbes tres humoristiques entre deux pogroms...
Au dela de ca, je comprends bien que votre demarche ce situe dans la prevention, mais vous savez aussi combien lorsque la depression frappe, il y a une part de dereglement physiologique, de neurobiologique contre laquelle on ne peut pas lutter sauf a prendre des medicaments. Pour moi, les TCC, les psychotherapies, la psychanalyse aident quand on en a marre de tout de temps en temps, quand on en a marre de tout tout le temps, alors la psychiatrie doit etre aussi presente. Quel est le poucentage des gens que vous soignez a Saint-Anne qui s'en sortent sans jamais prendre de medicaments?
Une excellente comédie qui fait du bien : "very bad trip" Prendre du temps où le seul engagement serait de rire. Plus fantaisiste que la méditation mais effets positifs instantanés, à partager !
Vous me faites penser à quelque chose, Anonyme (26 mai 2010 07:12) : le désespoir de "son prochain" est beaucoup plus difficile à "gérer" que le sien propre. Je veux dire que, malgré une forte capacité de résilience face à son propre désespoir, même avec humilité (et peut-être, surtout avec humilité), dès qu'on devient la cible des desespérés (du type "envieux destructeurs"), on n'est pas mieux que "déjà mort".
Et il est d'autant plus difficile de s'en dépêtrer qu'on vit actuellement dans un système basé sur la compétition individualiste générant envieux et désespérés à profusion. Pourquoi ? Pour créer plus de dépendance à ses "solutions" lucratives.
Une dépression causée par ces attaques acharnées est le piège qui se referme alors définitivement : où que je me tourne pour chercher de l'aide, je reçois les mêmes réponses, les mêmes comportements programmés et inhumains.
C'est la falaise au pied de laquelle le troupeau de bisons a été poussé par une tribu affamée. Le système n'a plus qu'à venir vous arracher le coeur et le brandir tel un trophée.
Ainsi l'assimilation à la maladie du dépressif justifie alors sa totale prise en charge par le système avec l'approbation de tous. Sa capacité au bonheur est alors soumise aux protocoles d'un système qui ne souffre aucune autonomie, aucune souveraineté de l'individu sur lui-même.
Ce qui me désespère, c'est que cette sauvagerie qui se cache sous le masque de "civilisation" ne date pas d'hier et sait si bien utiliser l'ignorance, le désespoir et l'avidité du monde qu'elle ne cessera pas demain.
Je ne suis peut-être pas les exploits des sportifs nationaux, mais j'écoute les informations. Un désespéré vient de commettre un acte regrettable.
"Qu'est-ce qui pousse un désespéré à ne pas se confier ?", demande la journaliste à un "spécialiste".
Réponse : "L'obsession qu'il n'y a pas d'issue".
Faux ! Mensonge éhonté !
La véritable réponse, est que personne n'a envie d'entendre les lamentations d'un désespéré. Si on le peut, on l'achève à coups de culpabilisation (même posthume, la preuve).
Lorsque j'ai trouvé la force de gratter un peu la peinture, la réponse qu'on a finalement osé m'avouer, c'est : "On n'a pas suffisamment de ressources, ainsi qu'une formation trop succincte".
Oui, dans la même veine : le désespoir n'est jamais acquis.
A ma première lecture, j'ai pensé que ce proverbe en trompe l'oeil doux-amer nous dit que le désespoir présente perfois une pente presqu'attirante pour se laisser glisser, happer, pour s'y abandonner. En revanche, pour reprendre une image, ce serait plus une succession de looping qui tournent sur eux- mêmes, sans fin. Ce serait donc paradoxalement des promesses de libération d'une charge, d'une réalité trop lourde à porter, à supporter. Promesses non tenues.
Mais après légère décantation, je me suis dit que c'est aussi une facon d'exprimer avec bienveillance qu'il y a toujours une lueur d'espoir. Toujours.
Bonnes journées.
"Le vent dans tes cheveux blonds, le soleil à l'horizon, quelques mots d'une chanson, que c'est beau, c'est beau, la vie...tout ce qui tremble et palpite, tout ce qui lutte et se bat, tout ce que j'ai cru trop vite à jamais perdu pour moi, Pouvoir encore regarder, pouvoir encore écouter,et surtout pouvoir chanter, que c'est beau, c'est beau, la vie." Jean Ferrat (oeuf corse)
Courage Monsieur André. Je pense à votre travail, à vos conditions de travail, à la misère que vous côtoyez chaque jour à Sainte-Anne. Et je me dis qu'il faut un sacré équilibre personnel pour vivre dans un tel univers.
Et je pense aussi aux patients qui y sont. Combien ce doit être difficile d'aller mal et d'être entouré soi-même de gens qui vont mal. Quand ce qui vous entoure fait miroir de votre condition. Surtout quand la souffrance n'est pas que psychique mais bien souvent sociale. Surtout quand on voit l'état de la psychiatrie en France, le peu de moyens dont vous disposez, et l'injuste système de santé qui fait bien souvent de ces hôpitaux des ghettos de pauvres. Certes la maladie vous handicape socialement. Mais quelle différence de prise en charge entre un hôpital et une clinique! Fatalité? Non. Volonté politique. Asséchons le système de santé au nom de la sacro-sainte austérité et du sacro-saint libéralisme et du sacro-saint marché... Une fois asséché, disons: oh mais comme le service public fonctionne mal, que ne nous en débarrassons pas? Voyez comme le système privé est beaucoup plus mieux!
Hier chez Taddéi, Ce soir où jamais, le sociologue Eric Fassin expliquait comment la crise sert de justification économique à une politique de réduction du budget de l'Etat qui lui est bien antérieure.
L'idéologie de cette politique? L'Etat serait mauvais économiquement.
Par contre la concurrence libre et non faussée, une merveille!!
Merci beaucoup pour la réflexion du témoignage de 7h45. Prendre du recul, regarder différemment ces moments de désespoir, juste changer la ligne d'horizon. Observer et se remémorer les fins de désespoir plutôt que les débuts et les milieux surtout !
Le post d'aujourd'hui me fait songer à un passage d'un des ouvrages du moine bouddhiste zen, Thich Nhat Hanh, que j'ai lu tout récemment :
"Quand je pense profondément à la nature de l'espoir, je vois quelque chose de tragique. Puisqu'on s'accroche à notre espoir qui est dans le futur, on ne concentre pas nos énergies et nos capacités sur le moment présent. On utilise l'espoir pour croire que le meilleur est à venir, que nous atteindrons la paix - ou le Royaume de Dieu. L'espoir devient une sorte d'obstacle. Si vous pouvez vous retenir d'espérer, vous pouvez vous immerger complètement dans le moment présent et découvrir la joie qui est déjà là." in La sérénité de l'instant.
Un proverbe qui tombe à pic en ce jour de désespoir. En lutte contre la phobie scolaire de notre fille depuis un an, aujourd'hui est un jour où nous avons l'impression de revenir en arrière....ce qui ne laisse plus beaucoup de place à l'espoir (qui ne tient pas non plus toujours ses promesses).Mais nous devons nous accrocher, aidés d'une équipe formidable au SHIP ambulatoire de Nantes.
Les "désespérés névrosés" sont rarement des "envieux destructeurs" qui sont plutôt manipulateurs, narcissiques et pervers et qui jouissent de la souffrance des autres.
La souffrance des autres reste hélas souvent un obscur mystère...
- je lis des livres qui m'aident -ce qui prouve encore un zeste d'élan en fait ,un "marredetoutmaispastoutàfaitcomplètementtout"... par ex,j'apprécie un auteur qui a traité "De l'art du bonheur" en associant chaque peinture à un message philosophique court et juste(pas besoin d'en citer l'auteur?)pour nous aider à laisser du temps au temps .
- Je vais marcher un peu en écoutant le frissonnement des feuilles d'arbres et la différence de symphonie d'un arbre à l'autre...
- Je me laisse du temps, piaffant pour ne pas m'impatienter...en priant pour être surtout bien vite à nouveau capable d'apprécier de lire, d'écouter murmurer les feuilles ...
-Je me dis que je suis aimée par les miens.
Vous apportez beaucoup,Dr André. Je vous souhaite d'entendre aujourd'hui les feuilles murmurer doucement à votre oreille...
Ce souhait aussi à ceux qui sont vos "supporters"! Bonne journée...
Bonjour, En ce moment quant j'en ai "marre de tout" je tape "BODHISATTVA IN METRO" sur Google et cela me détend... Essayez, pour moi c'est aussi bien qu'1 Effexor, mais je ne suis peut-être pas normale... Bonne journée à tous.
Dans la culture religieuse orientale, on se dit : "Ne désespérons pas, mais n'espérons pas non plus, désespoir et espoir ne tiennent pas toujours leurs promesses et nous empêchent de vivre le présent." A ceux qui souffrent on leur dit que c'est leur karma, et l'on peut continuer à faire de la méditation de pleine conscience même si l'autre est en train de se noyer.
Dans la culture religieuse judaïque, chrétienne, et musulmane, le désespoir et le malheur de l'homme sont le fruit de la désobéissance à Dieu, comme Adam et Eve qui ont mangé le fruit défendu. Pour être sauvé, il faut apprendre à obéir à Dieu de manière absolue, comme Abraham l'a fait en acceptant de sacrifier son fils à Dieu. Et les trois religions cousines se font la guerre chacune en brandissant son Tora, sa Bible et son Coran comme de Vérités absolues et ultimes. Pendant ce temps les gens désespèrent sauf les fanas qui se font la guerre au nom de Dieu.
Et puis il y a un certain Jésus qui dit que l'homme et la femme ont été crées à l'image de Dieu, et même si c'est votre pire ennemi, il y a toujours en lui ou en elle une petite parcelle de bonté à l'image de Dieu. Et c'est cela l'Espérance qui nous permet d'avancer en n'étant pas indifférents et en ne nous tapant pas les uns sur les autres.
Pardon Cher Doc je vous ai adressé un mail l'autre jour en voulant juste faire 1 commentaire. La quiche! Pas grave vous avez dû oublier depuis. Pour moi, le désespoir me fait plutôt le même effet qu'à Laurent. Desespoir et espoir mélés conduisent à une foule de pensées qui tournent dans mon cerveau comme des petites bêtes prises au piège. Rien de constructif ici et beaucoup d'inconfort! J'ai entendu sur France inter une interview intéréssante de Michel Vaujour, ici : http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/comme-on-nous-parle/index.php?id=91896. Il nous dit, entre autre, que l'espoir n'est pas bon et qu'il faut vivre l'instant présent. C'est sûr l'espoir ne peut être bon s'il est porteur de trop de rêves, et peut nous apporter bcp de frustrations et donc du désespoir. Et quand je suis vraiment désespérée je pense à Maupassant dans Une Vie qui fait dire à son personnage, à la fin du livre, qq chose comme "une vie n'est jamais si bonne ni si mauvaise qu'on le croit", mais ça ne m'apaise pas toujours! Merci pour vos articles matinaux qui nous donnent envie de faire un peu de causette. Bonne journée à tous.
à Mona, merci pour ce bain de bonne humeur dans le métro, que je fais vite suivre à mes filles parisiennes, merci bien sur à Christophe André qui donne de l'épaisseur à nos jours et à tous les amateurs qu'on retrouve au fil des jours avec un immense plaisir pour élargir son horizon.
Anonyme (26 mai 2010 13:14), je crois que les "manipulateurs, narcissiques et pervers" souffrent beaucoup eux aussi (peut-être différemment), et ce sont leurs réactions, leurs comportements qui sont différents.
Je crois que ces "manipulateurs, narcissiques et pervers" sont de grands enfants gâtés, aux`caprices desquels on a cédé afin de compenser à l'absence d'amour et de confiance en soi qu'on ne leur a pas procuré. Lorsque ce genre d'éducation se limitait à la noblesse puis à la bourgeoisie, cela faisait des dirigeants solides et belliqueux.
Maintenant que cette éducation s'est "démocratisée" (avec l'enfant-roi), on en trouve partout (je n'ai pas dit "tout le monde"). D'abord aux échelons élevés des entreprises et institutions (c'est plus facile pour des manipulateurs narcissiques, ils n'ont même pas besoin d'être compétents), puis aux postes à décisions de tous niveaux.
Sauf que, pour les mêmes raisons, on trouve de moins en moins de "conseillers-analystes-cultivés" pour tempérer leurs pulsions et leurs décisions. Ceux-ci on les baillonne et les neutralise afin de s'assurer qu'ils ne soient pas tentés de prendre la reine ... les rênes, pardon (je relis du San Antonio en ce moment).
D'autres se contentent de sévir dans leur entourage proche ou dans des bandes plus ou moins organisées. Ceux qui restent souffrent dans leur coin en espérant que leur heure de gloire arrivera, ou, s'ils en ont les moyens, consultent un psy.
Même pour ceux qui "ont réussi", cela se complique lorsqu'ils se retrouvent face à un semblable à eux mais plus "doué". Et les chances pour que cela se produise sont de plus en plus grandes. C'est là qu'on se retrouve avec des scandales où vont toutes les énergies au lieu d'aller dans la gestion des entreprises ou institutions.
Bref, je referme là cet "écran noir de mes nuits blanches" (Nougaro) où se jouent les "Tominokers" de S. King et "Rhinocéros" de E. Ionesco, pour dire, au cas où il y ait encore quelques Béranger, qu'il y aurait une piste où chercher une bonne partie des sources de frustrations et de violences qui étonnent tant les ignorants.
Malheureusement, avec l'entreprise gigantesque d'éducation à refaire et le manque proportionnel de ressources, je crains que mon desespoir ne tienne mieux ses promesses que mon espoir : la solution la plus efficace sera encore longtemps le renforcement des lois et répressions, ou une méthode plus "humaine", la distribution à grande échelle d'antidépresseurs avec l'approbation de tous - Bon, ça y est, elle est folle ! - D'où ces campagnes "d'information" nous promettant que bientôt, nous seront 1 personne sur très peu à être vicitmes de "burn-out" ou de dépression.
Oui, vous avez raison Boulezail, "les manipulateurs, narcissiques, pervers" souffrent aussi...Mais nous avons tendance à voir la surabondance chez eux. Car ils cachent leurs souffrances en détruisant les autres et en faisant croire qu'ils sont les plus forts, les plus beaux et les plus intelligents.
Et si nous sommes vraiment lucides, nous voyons que tous les êtres de cette terre souffrent.
Quand on est dans l'oubli de soi et dans l'instant présent, on souffre un peu moins et on est davantage dans la joie partagée.
Sinon on continue toute sa vie à souffrir sans les autres (en les considérant comme des indifférents)ou contre les autres (comme des ennemis). Et même si on est encore parfois déçu par les réactions de nos prochains, on essaie de garder un regard plein de beauté et de fraîcheur sur le monde et on chemine vers l'apaisement. Ce qui ne nous empêche pas de ressentir encore révolte, injustice et absurde.
Merci pour cet échange.
Bonne soirée à vous de l'autre côté de l'Atlantique.
"La vie, qui crée le désespoir, est plus forte que le désespoir"(Alain Grandbois). Je crois que l'Etre Humain a, ancré en lui l'instinct de "survie". Je pense que même lorsqu'on est désespéré, notre désir d'"EXISTER" ne meurt pas. Au contraire, on désespère de ne pas suffisamment exister, tel qu'on aimerait. On désespère de ne pas voire le bout du tunnel, cela signifie qu'on VEUT! le voir ce bout de tunnel. Et tant qu'il y a DÉSIRE, il y a ESPOIR, et la Vie ainsi l'emporte! Même vouloir mourir, c'est vouloir EXISTER! paradoxalement, me semble-t-il.
Moi quand j'en ai marre de tout... je pense au suicide et aux moyens à ma disposition pour ce faire ! Mais dés que l'image de ces funestes préparatifs s'imprime clairement dans mon esprit embrumé, une espèce d'élan primal s'empare de moi et je bascule sur un autre mode de fonctionnement. Par défaut. Je suis amené à prendre le truc à l'envers. Tout le social, le superficiel s'évapore alors, mon costume de scène est vite remisé au placard et une pensée souveraine s'impose à mon nouveau 'moi' : souviens toi que rien ne s'oppose fondamentalement à ce que tu vives un jour de l'essentiel, délesté des responsabilités égocentrées et aliénantes ! Moine ou au contraire activiste attelé à une cause humaniste au service de l'autre, du vertueux, du constructif. Instrument au service d'Eole. Et aprés ce coup de "reset", en général je réamorce un timide "risette". C'est sans doute un peu naif mais çà ne manque jamais de faire son effet. Souvent mélancolique... mais jamais désespéré !
Cela faisait un bail, my Friend, que tu n'avais pas apporté, sur le blog de notre Cher Hôte, ta sensibilité et ta réflexion sur cette belle et pure volonté de pousser plus loin, encore et toujours, vaille que vaille, coûte que coûte le chemin.
Délestage, dépouillement, retour à l'essentiel,... aux fondamentaux con (comme dirait le pack toulousain).
En lisant, tous vos petits trucs pour lutter contre le désespoir, chers bloggeurs, je me suis dit: voilà une sphère intime que chacun nous dévoile avec sensibilité, sincérité et intelligence. Aussi bavarde que je sois, jamais je ne me dévoile sur des choses aussi intimes. Mais ce soir, à votre exemples, je m'y colle volontiers.
Moi,quand j'ai des moments de blues, je me dis que même si ça pouvait durer des jours ou des semaines, ce sentiment ne serait jamais égal ni constant en INTENSITE tout au long de cette période. Même le point culminant de cet état, aussi pénible soit-il, ne serait représentatif que d'un instant subjectif et non de ma vie. Et je me dirait: " quoi qu'il arrive dans ma petite tête ou dans mon petit coeur, j'ai des RESOURCES pour m'en remettre. Et même si, à cet instant je n'y crois plus à ces ressources, le souvenir que j'y ai cru hier en est une preuve. Une preuve qui émet l'hypothèse qu'il est fort probable que j'y crois demain aussi" D'un tempérament très optimiste, de tel moments ont été très rares dans ma vie, mais je m'en souviens quand même.
malgré le soleil en ce moment j'ai un coup de déprime aujourd'hui j'ai croisé sur mon chemin une personne en fauteuil roulant,déficient de la parole,elle m'a fait comprendre qu'elle avait faim ,elle était devant le mac do,je suis allée lui chercher à manger ,j'ai fait une bonne action mais malgré cela ,elle m'a fait beaucoup de peine et je me suis dis que lorsque on a la santé et que l'on a pas de problèmes graves il faut se préserver de la dépression qui nous guette à chaque instant et j'en connait quelque chose depuis de nombreuses années je me bas contre cela ma fois je pense à ma fille qui s'occupe de personnes handicapés LUDICA -67 association des traumatisés craniens et personnes cérébrolésés à Strasbourg et quand j'y pense je me dis qu'elle a un certain courage bonne soirée à tous jacqueline
De mon désespoir je ne reviens pas. Présent éternel.
Je vis pour autre chose que pour moi-même, fautes de moyens, je survis. Et parce que la mort est quelque chose de très difficile à se représenter. Trop difficile pour que je puisse très bien comprendre ce que je fais quand je mets en oeuvre des stratégies de suicide.
Mais loin de moi de vous foutre le bourdon!
Ma fatalité n'est que la mienne. Pas de fatalité à l'échelle des autres et du monde dans mon esprit.
Le sujet m'inspire mais une certaine pudeur m'empêche de trop me dévoiler. Le sujet du jour résonne.
Plusieurs éléments importants de mon histoire de vie m'ont amenés à avoir une rage de vivre dans l'adversité et une douceur de vivre dans la très grande majorité du temps.
Je sais peu de choses, j'ai peu de croyance mais je sais avec la plus grande certitude que jamais je ne tenterai de me suicider ou ferai un suicide complété. Mon histoire de vie m'en protège trop.
Déjà que l'espoir n'est pas tiptop... alors le désespoir !, l'espoir en négatif... Non décidément, il ne vaut rien. Il n'a même pas pour lui l'apparence d'une promesse de bonheur.
J'ai lu un peu vos commentaires, j'aurais du commencer par ça,avant d'écrire.Vous semblez aimer l'auteur de ces lieux,c'est surement un homme bon, il me pardonnera l'audace de mes premiers écrits ici, on n'est pas chez soi partout.
Ceci dit,j'ai connu le désespoir, me semble t-il.Il s'abat sans qu'on puisse se demander s'il faut s'y laisser aller.Autrement dit, je crois que c'est un fait,pas un questionnement.Mais c'était un désespoir conscient,l'espoir s'était réfugié dans mon inconscience ou il a travaillé pour pouvoir revenir en conscience.C'est une flamme de vie, un peu comme l'estime de soi,tant qu'elle ne s'éteint pas....complètement....
Merci, pour votre blog,il me semble que sa sensibilité m'apprend vite à taire ma brutalité.
Un manuel de pratique avec CD d'exercices. Pour voir les vidéos de présentation, cliquez sur le livre.
Actualités
Rencontres :
Jeudi 15 mars 2012, à 18h30, à Mulhouse, conférence sur L'estime de soi. Rencontre organisée par la MAIF. Entrée libre, mais inscription préalable nécessaire.
Vendredi 16 mars 2012, de 19h à 21h, dédicace au Salon du Livre de Paris, sur le stand des éditions Odile Jacob.
Médias :
Dimanche 11 mars et dimanche 18 mars 2012, à 8h30, sur France2, invité dans l'émission Sagesses Bouddhistes, avec le maître Zen Roland Yuno Rech, sur le thème de la vacuité.
Archives :
Une participation, en février 2012, à l'émission "Déshabillons-les" sur LCP, La Chaîne Parlementaire, sur le thème des agressions dont sont victimes les hommes (et femmes) politiques.
Un article dans Pour la Science de décembre 2011, sur la nécessité de laisser aux chercheurs du temps pour chercher...
Dans la nuit du vendredi 9 au samedi 10 décembre 2011, de 1h à 2h du matin, invité de l'émission Conduite accompagnée sur France Inter.
Jeudi 10 novembre 2011, de 11h à 12h, invité dans l'émissionLes Affranchis, d'Isabelle Giordano sur France Inter.
Dans le hors-série (octobre-novembre) du magazine Psychologies consacré à la santé, j'ai rédigé un petit journal sur une semaine de méditation (conduite par Jon Kabat-Zinn).
L'émission de Béatrice Schonberg, Histoires en série, sur France 2, le mardi 22 novembre 2011.
Le dimanche 6 novembre à 8h30 sur France 2, invité de l'émission Sagesses Bouddhistes, sur le thème de la Pleine Conscience.
L'émission de la chaîne Public Sénat sur la dépression, novembre 2011.
Un intéressant article dans Le Monde du 24 octobre, sur les problèmes de concentration, et l'aide de la méditation.
Dans le numéro de septembre-octobre de la revue Cerveau & Psycho, un très intéressant dossier sur l'Attention (j'y ai rédigé un article sur les vols d'attention dont nous sommes victimes dans notre société).
L'émission Service Public du 2 novembre 2011, sur France Inter, sur le thème du Bonheur.
L'émission du 1er octobre 2011 sur France Inter : Un psy dans la ville, consacrée à la méditation.
L'émission du 26 septembre 2011 sur France Inter : La tête au carré, consacrée à l'attention.
Voir sur le site, aux rubriques : Articles, ou Enseignement.
Vient de sortir en livre de poche
Un traité de régulation émotionnelle.
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Un petit manuel de survie...
Passionnant
Comment font les psys pour aller bien...
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À propos de peinture et de psychologie...
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La version poche de notre manuel souriant sur doutes et déprimes.
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Important
Manuel d'initiation à la méditation psychothérapique de Pleine Conscience. Avec un CD d'exercices.
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Quand j'en ai marre de tout, mon cerveau est en ébullition, je n'arrive pas à penser !
RépondreSupprimerMerci pour ce proverbe.
Le désespoir, c'est l'espoir quand il tourne au vinaigre, non ? Avec la méditation (de pleine conscience), on apprend à développer le non-espoir, précisément pour éviter de commencer à sombrer dans l'espoir, qui lui non plus, ne tient pas toujours ses promesses. Mais cet apprentissage est sans doute le plus difficile, et je n'ai pas (encore) réussi.
RépondreSupprimerLa vie, elle, tient ses promesses, avec son lot de malheurs et de petits bonheurs. Et c'est ça, la pleine confiance.
Bjr,
RépondreSupprimerj'ai pris pour habitude de fatiguer le chagrin/le désespoir. Dans le fond il se lasse plus vite que nous.
Mais il est vrai que certains livres de développment personnel (voyez qui je vise) insistent sur le caract-re passager de ce sentiment. Du coup, aujourd'hui, je le laisse aller tout en pensant "ça ne va pas durer".
Je crois que je vais tester votre adage. En sommme, vous constatez l'émotion, la regardez en pleine conscience et pff ?
Bàv tous,
B.A.
Humour, politesse du désespoir... Bonne journée...
RépondreSupprimerTant que l'on peut encore rire du désespoir, c'est que l'on est encore à porte du désespoir docteur André!
RépondreSupprimerOn ne sait jamais d'avance quelle phrase, quel silence, quel acte, quelle omission peut plonger soi-même ou son prochain dans le désespoir. Il faudrait pour cela une attention de chaque instant à tout ce que l'on dit, tout ce que l'on ne dit pas, tout de que l'on fait, tout ce que l'on ne fait pas.
Cela nécessite une extrême présence (kundun) à soi-même et aux autres.
Le désespoir s'engouffre souvent dans des fragilités et des vulnérabilités déjà présentes en soi ou chez les autres. Il ne parle en cela toujours qu'au passé...
Cher Christophe André, j'espère que même si vous avez pensé aujourd'hui à ce proverbe, vous allez bien et n'en n'avez pas trop marre de tout ....
RépondreSupprimerBonne journée à vous et merci pour vos paroles chaque jour qui sont pour moi porteuses de beaucoup d'espoir...
PS: je trouve ce proverbe superbe et le garderai dans un coin de ma mémoire, pour les jours où...
Lorsque le désespoir me rend visite, je repense à tous les moments semblables que j'ai connu dans ma vie et je repense à la façon dont ils se sont terminés ... ça me redonne de l'espoir !!!
RépondreSupprimerje suis d'accord avec vous Boulezail, le non espoir ou savoir se contenter de ce que la vie nous donne à l'instant où elle nous le donne, c'est vraiment pas facile !!!
St François, dans "sagesse d'un pauvre" dit : On peut tout perdre sauf la confiance.
RépondreSupprimerConfiance que des jours meilleurs viendront, par exemple.
Bonne journée.
D----y
Bonjour,
RépondreSupprimerTres bon proverbe en effet; les juifs du yiddishland inventaient toujours des proverbes tres humoristiques entre deux pogroms...
Au dela de ca, je comprends bien que votre demarche ce situe dans la prevention, mais vous savez aussi combien lorsque la depression frappe, il y a une part de dereglement physiologique, de neurobiologique contre laquelle on ne peut pas lutter sauf a prendre des medicaments. Pour moi, les TCC, les psychotherapies, la psychanalyse aident quand on en a marre de tout de temps en temps, quand on en a marre de tout tout le temps, alors la psychiatrie doit etre aussi presente. Quel est le poucentage des gens que vous soignez a Saint-Anne qui s'en sortent sans jamais prendre de medicaments?
Une excellente comédie qui fait du bien : "very bad trip"
RépondreSupprimerPrendre du temps où le seul engagement serait de rire. Plus fantaisiste que la méditation mais effets positifs instantanés, à partager !
Vous me faites penser à quelque chose, Anonyme (26 mai 2010 07:12) : le désespoir de "son prochain" est beaucoup plus difficile à "gérer" que le sien propre. Je veux dire que, malgré une forte capacité de résilience face à son propre désespoir, même avec humilité (et peut-être, surtout avec humilité), dès qu'on devient la cible des desespérés (du type "envieux destructeurs"), on n'est pas mieux que "déjà mort".
RépondreSupprimerEt il est d'autant plus difficile de s'en dépêtrer qu'on vit actuellement dans un système basé sur la compétition individualiste générant envieux et désespérés à profusion. Pourquoi ? Pour créer plus de dépendance à ses "solutions" lucratives.
Une dépression causée par ces attaques acharnées est le piège qui se referme alors définitivement : où que je me tourne pour chercher de l'aide, je reçois les mêmes réponses, les mêmes comportements programmés et inhumains.
C'est la falaise au pied de laquelle le troupeau de bisons a été poussé par une tribu affamée. Le système n'a plus qu'à venir vous arracher le coeur et le brandir tel un trophée.
Ainsi l'assimilation à la maladie du dépressif justifie alors sa totale prise en charge par le système avec l'approbation de tous. Sa capacité au bonheur est alors soumise aux protocoles d'un système qui ne souffre aucune autonomie, aucune souveraineté de l'individu sur lui-même.
Ce qui me désespère, c'est que cette sauvagerie qui se cache sous le masque de "civilisation" ne date pas d'hier et sait si bien utiliser l'ignorance, le désespoir et l'avidité du monde qu'elle ne cessera pas demain.
Je ne suis peut-être pas les exploits des sportifs nationaux, mais j'écoute les informations. Un désespéré vient de commettre un acte regrettable.
RépondreSupprimer"Qu'est-ce qui pousse un désespéré à ne pas se confier ?", demande la journaliste à un "spécialiste".
Réponse : "L'obsession qu'il n'y a pas d'issue".
Faux ! Mensonge éhonté !
La véritable réponse, est que personne n'a envie d'entendre les lamentations d'un désespéré. Si on le peut, on l'achève à coups de culpabilisation (même posthume, la preuve).
Lorsque j'ai trouvé la force de gratter un peu la peinture, la réponse qu'on a finalement osé m'avouer, c'est : "On n'a pas suffisamment de ressources, ainsi qu'une formation trop succincte".
Oui, dans la même veine : le désespoir n'est jamais acquis.
RépondreSupprimerA ma première lecture, j'ai pensé que ce proverbe en trompe l'oeil doux-amer nous dit que le désespoir présente perfois une pente presqu'attirante pour se laisser glisser, happer, pour s'y abandonner. En revanche, pour reprendre une image, ce serait plus une succession de looping qui tournent sur eux- mêmes, sans fin. Ce serait donc paradoxalement des promesses de libération d'une charge, d'une réalité trop lourde à porter, à supporter. Promesses non tenues.
Mais après légère décantation, je me suis dit que c'est aussi une facon d'exprimer avec bienveillance qu'il y a toujours une lueur d'espoir. Toujours.
Bonnes journées.
"Le vent dans tes cheveux blonds, le soleil à l'horizon, quelques mots d'une chanson, que c'est beau, c'est beau, la vie...tout ce qui tremble et palpite, tout ce qui lutte et se bat, tout ce que j'ai cru trop vite à jamais perdu pour moi,
Pouvoir encore regarder, pouvoir encore écouter,et surtout pouvoir chanter, que c'est beau, c'est beau, la vie."
Jean Ferrat (oeuf corse)
Courage Monsieur André.
RépondreSupprimerJe pense à votre travail, à vos conditions de travail, à la misère que vous côtoyez chaque jour à Sainte-Anne. Et je me dis qu'il faut un sacré équilibre personnel pour vivre dans un tel univers.
Et je pense aussi aux patients qui y sont. Combien ce doit être difficile d'aller mal et d'être entouré soi-même de gens qui vont mal.
Quand ce qui vous entoure fait miroir de votre condition.
Surtout quand la souffrance n'est pas que psychique mais bien souvent sociale.
Surtout quand on voit l'état de la psychiatrie en France, le peu de moyens dont vous disposez, et l'injuste système de santé qui fait bien souvent de ces hôpitaux des ghettos de pauvres.
Certes la maladie vous handicape socialement. Mais quelle différence de prise en charge entre un hôpital et une clinique!
Fatalité?
Non. Volonté politique. Asséchons le système de santé au nom de la sacro-sainte austérité et du sacro-saint libéralisme et du sacro-saint marché... Une fois asséché, disons: oh mais comme le service public fonctionne mal, que ne nous en débarrassons pas? Voyez comme le système privé est beaucoup plus mieux!
Hier chez Taddéi, Ce soir où jamais, le sociologue Eric Fassin expliquait comment la crise sert de justification économique à une politique de réduction du budget de l'Etat qui lui est bien antérieure.
L'idéologie de cette politique? L'Etat serait mauvais économiquement.
Par contre la concurrence libre et non faussée, une merveille!!
http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/?page=emission&id_rubrique=1070
Vers la minute 20-21.
Pas de fatalité. Une volonté politique. Des divergences idéologiques. Une propagande très efficace.
Ne cédons pas à cet horizon d'austérité. Il ne dépend pas d'une fatalité économique. Il dépend d'une idéologie néolibérale.
Bonjour,
RépondreSupprimerMerci beaucoup pour la réflexion du témoignage de 7h45. Prendre du recul, regarder différemment ces moments de désespoir, juste changer la ligne d'horizon. Observer et se remémorer les fins de désespoir plutôt que les débuts et les milieux surtout !
Le post d'aujourd'hui me fait songer à un passage d'un des ouvrages du moine bouddhiste zen, Thich Nhat Hanh, que j'ai lu tout récemment :
"Quand je pense profondément à la nature de l'espoir, je vois quelque chose de tragique. Puisqu'on s'accroche à notre espoir qui est dans le futur, on ne concentre pas nos énergies et nos capacités sur le moment présent. On utilise l'espoir pour croire que le meilleur est à venir, que nous atteindrons la paix - ou le Royaume de Dieu. L'espoir devient une sorte d'obstacle. Si vous pouvez vous retenir d'espérer, vous pouvez vous immerger complètement dans le moment présent et découvrir la joie qui est déjà là." in La sérénité de l'instant.
Bonne journée à tous ici et maintenant
AG
Un proverbe qui tombe à pic en ce jour de désespoir. En lutte contre la phobie scolaire de notre fille depuis un an, aujourd'hui est un jour où nous avons l'impression de revenir en arrière....ce qui ne laisse plus beaucoup de place à l'espoir (qui ne tient pas non plus toujours ses promesses).Mais nous devons nous accrocher, aidés d'une équipe formidable au SHIP ambulatoire de Nantes.
RépondreSupprimer@Boulezail
RépondreSupprimerLes "désespérés névrosés" sont rarement des "envieux destructeurs" qui sont plutôt manipulateurs, narcissiques et pervers et qui jouissent de la souffrance des autres.
La souffrance des autres reste hélas souvent un obscur mystère...
Vers la joie...d'être comprise...un jour.
Douce journée à vous.
Courage à Valérie.
RépondreSupprimerAprès l'obscurité, la lumière et la résurrection...
Quand j'en ai marre de tout...:
RépondreSupprimer- je lis des livres qui m'aident -ce qui prouve encore un zeste d'élan en fait ,un "marredetoutmaispastoutàfaitcomplètementtout"...
par ex,j'apprécie un auteur qui a traité "De l'art du bonheur" en associant chaque peinture à un message philosophique court et juste(pas besoin d'en citer l'auteur?)pour nous aider à laisser du temps au temps .
- Je vais marcher un peu en écoutant le frissonnement des feuilles d'arbres et la différence de symphonie d'un arbre à l'autre...
- Je me laisse du temps, piaffant pour ne pas m'impatienter...en priant pour être surtout bien vite à nouveau capable d'apprécier de lire, d'écouter murmurer les feuilles ...
-Je me dis que je suis aimée par les miens.
Vous apportez beaucoup,Dr André.
Je vous souhaite d'entendre aujourd'hui les feuilles murmurer doucement à votre oreille...
Ce souhait aussi à ceux qui sont vos "supporters"!
Bonne journée...
Bonjour,
RépondreSupprimerEn ce moment quant j'en ai "marre de tout" je tape "BODHISATTVA IN METRO" sur Google et cela me détend...
Essayez, pour moi c'est aussi bien qu'1 Effexor, mais je ne suis peut-être pas normale...
Bonne journée à tous.
Dans la culture religieuse orientale, on se dit : "Ne désespérons pas, mais n'espérons pas non plus, désespoir et espoir ne tiennent pas toujours leurs promesses et nous empêchent de vivre le présent." A ceux qui souffrent on leur dit que c'est leur karma, et l'on peut continuer à faire de la méditation de pleine conscience même si l'autre est en train de se noyer.
RépondreSupprimerDans la culture religieuse judaïque, chrétienne, et musulmane, le désespoir et le malheur de l'homme sont le fruit de la désobéissance à Dieu, comme Adam et Eve qui ont mangé le fruit défendu. Pour être sauvé, il faut apprendre à obéir à Dieu de manière absolue, comme Abraham l'a fait en acceptant de sacrifier son fils à Dieu. Et les trois religions cousines se font la guerre chacune en brandissant son Tora, sa Bible et son Coran comme de Vérités absolues et ultimes. Pendant ce temps les gens désespèrent sauf les fanas qui se font la guerre au nom de Dieu.
Et puis il y a un certain Jésus qui dit que l'homme et la femme ont été crées à l'image de Dieu, et même si c'est votre pire ennemi, il y a toujours en lui ou en elle une petite parcelle de bonté à l'image de Dieu. Et c'est cela l'Espérance qui nous permet d'avancer en n'étant pas indifférents et en ne nous tapant pas les uns sur les autres.
Bien à vous.
Pardon Cher Doc je vous ai adressé un mail l'autre jour en voulant juste faire 1 commentaire. La quiche! Pas grave vous avez dû oublier depuis.
RépondreSupprimerPour moi, le désespoir me fait plutôt le même effet qu'à Laurent. Desespoir et espoir mélés conduisent à une foule de pensées qui tournent dans mon cerveau comme des petites bêtes prises au piège. Rien de constructif ici et beaucoup d'inconfort!
J'ai entendu sur France inter une interview intéréssante de Michel Vaujour, ici : http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/comme-on-nous-parle/index.php?id=91896. Il nous dit, entre autre, que l'espoir n'est pas bon et qu'il faut vivre l'instant présent. C'est sûr l'espoir ne peut être bon s'il est porteur de trop de rêves, et peut nous apporter bcp de frustrations et donc du désespoir.
Et quand je suis vraiment désespérée je pense à Maupassant dans Une Vie qui fait dire à son personnage, à la fin du livre, qq chose comme "une vie n'est jamais si bonne ni si mauvaise qu'on le croit", mais ça ne m'apaise pas toujours! Merci pour vos articles matinaux qui nous donnent envie de faire un peu de causette. Bonne journée à tous.
à Mona, merci pour ce bain de bonne humeur dans le métro, que je fais vite suivre à mes filles parisiennes, merci bien sur à Christophe André qui donne de l'épaisseur à nos jours et à tous les amateurs qu'on retrouve au fil des jours avec un immense plaisir pour élargir son horizon.
RépondreSupprimerAnonyme (26 mai 2010 13:14), je crois que les "manipulateurs, narcissiques et pervers" souffrent beaucoup eux aussi (peut-être différemment), et ce sont leurs réactions, leurs comportements qui sont différents.
RépondreSupprimerJe crois que ces "manipulateurs, narcissiques et pervers" sont de grands enfants gâtés, aux`caprices desquels on a cédé afin de compenser à l'absence d'amour et de confiance en soi qu'on ne leur a pas procuré. Lorsque ce genre d'éducation se limitait à la noblesse puis à la bourgeoisie, cela faisait des dirigeants solides et belliqueux.
Maintenant que cette éducation s'est "démocratisée" (avec l'enfant-roi), on en trouve partout (je n'ai pas dit "tout le monde"). D'abord aux échelons élevés des entreprises et institutions (c'est plus facile pour des manipulateurs narcissiques, ils n'ont même pas besoin d'être compétents), puis aux postes à décisions de tous niveaux.
Sauf que, pour les mêmes raisons, on trouve de moins en moins de "conseillers-analystes-cultivés" pour tempérer leurs pulsions et leurs décisions. Ceux-ci on les baillonne et les neutralise afin de s'assurer qu'ils ne soient pas tentés de prendre la reine ... les rênes, pardon (je relis du San Antonio en ce moment).
D'autres se contentent de sévir dans leur entourage proche ou dans des bandes plus ou moins organisées. Ceux qui restent souffrent dans leur coin en espérant que leur heure de gloire arrivera, ou, s'ils en ont les moyens, consultent un psy.
Même pour ceux qui "ont réussi", cela se complique lorsqu'ils se retrouvent face à un semblable à eux mais plus "doué". Et les chances pour que cela se produise sont de plus en plus grandes. C'est là qu'on se retrouve avec des scandales où vont toutes les énergies au lieu d'aller dans la gestion des entreprises ou institutions.
Bref, je referme là cet "écran noir de mes nuits blanches" (Nougaro) où se jouent les "Tominokers" de S. King et "Rhinocéros" de E. Ionesco, pour dire, au cas où il y ait encore quelques Béranger, qu'il y aurait une piste où chercher une bonne partie des sources de frustrations et de violences qui étonnent tant les ignorants.
Malheureusement, avec l'entreprise gigantesque d'éducation à refaire et le manque proportionnel de ressources, je crains que mon desespoir ne tienne mieux ses promesses que mon espoir : la solution la plus efficace sera encore longtemps le renforcement des lois et répressions, ou une méthode plus "humaine", la distribution à grande échelle d'antidépresseurs avec l'approbation de tous - Bon, ça y est, elle est folle ! - D'où ces campagnes "d'information" nous promettant que bientôt, nous seront 1 personne sur très peu à être vicitmes de "burn-out" ou de dépression.
@ Boulezail
RépondreSupprimerOui, vous avez raison Boulezail, "les manipulateurs, narcissiques, pervers" souffrent aussi...Mais nous avons tendance à voir la surabondance chez eux. Car ils cachent leurs souffrances en détruisant les autres et en faisant croire qu'ils sont les plus forts, les plus beaux et les plus intelligents.
Et si nous sommes vraiment lucides, nous voyons que tous les êtres de cette terre souffrent.
Quand on est dans l'oubli de soi et dans l'instant présent, on souffre un peu moins et on est davantage dans la joie partagée.
Sinon on continue toute sa vie à souffrir sans les autres (en les considérant comme des indifférents)ou contre les autres (comme des ennemis). Et même si on est encore parfois déçu par les réactions de nos prochains, on essaie de garder un regard plein de beauté et de fraîcheur sur le monde et on chemine vers l'apaisement. Ce qui ne nous empêche pas de ressentir encore révolte, injustice et absurde.
Merci pour cet échange.
Bonne soirée à vous de l'autre côté de l'Atlantique.
Quand j'en ai marre de tout, je revois mes attentes à la baisse.
RépondreSupprimerLe désespoir dit ce qu'il ne fait pas ? un vrai poète quoi !
RépondreSupprimer"La vie, qui crée le désespoir, est plus forte que le désespoir"(Alain Grandbois).
RépondreSupprimerJe crois que l'Etre Humain a, ancré en lui l'instinct de "survie".
Je pense que même lorsqu'on est désespéré, notre désir d'"EXISTER" ne meurt pas. Au contraire, on désespère de ne pas suffisamment exister, tel qu'on aimerait. On désespère de ne pas voire le bout du tunnel, cela signifie qu'on VEUT! le voir ce bout de tunnel.
Et tant qu'il y a DÉSIRE, il y a ESPOIR, et la Vie ainsi l'emporte!
Même vouloir mourir, c'est vouloir EXISTER! paradoxalement, me semble-t-il.
Bonne nuit tout le monde!
Moi quand j'en ai marre de tout... je pense au suicide et aux moyens à ma disposition pour ce faire !
RépondreSupprimerMais dés que l'image de ces funestes préparatifs s'imprime clairement dans mon esprit embrumé, une espèce d'élan primal s'empare de moi et je bascule sur un autre mode de fonctionnement. Par défaut. Je suis amené à prendre le truc à l'envers.
Tout le social, le superficiel s'évapore alors, mon costume de scène est vite remisé au placard et une pensée souveraine s'impose à mon nouveau 'moi' : souviens toi que rien ne s'oppose fondamentalement à ce que tu vives un jour de l'essentiel, délesté des responsabilités égocentrées et aliénantes !
Moine ou au contraire activiste attelé à une cause humaniste au service de l'autre, du vertueux, du constructif. Instrument au service d'Eole.
Et aprés ce coup de "reset", en général je réamorce un timide "risette".
C'est sans doute un peu naif mais çà ne manque jamais de faire son effet.
Souvent mélancolique... mais jamais désespéré !
Mon très cher ami Clipper,
RépondreSupprimerMerci pour ce message.
Cela faisait un bail, my Friend, que tu n'avais pas apporté, sur le blog de notre Cher Hôte, ta sensibilité et ta réflexion sur cette belle et pure volonté de pousser plus loin, encore et toujours, vaille que vaille, coûte que coûte le chemin.
Délestage, dépouillement, retour à l'essentiel,... aux fondamentaux con (comme dirait le pack toulousain).
Tout est là et toujours ta respiration.
AG
En lisant, tous vos petits trucs pour lutter contre le désespoir, chers bloggeurs, je me suis dit: voilà une sphère intime que chacun nous dévoile avec sensibilité, sincérité et intelligence.
RépondreSupprimerAussi bavarde que je sois, jamais je ne me dévoile sur des choses aussi intimes. Mais ce soir, à votre exemples, je m'y colle volontiers.
Moi,quand j'ai des moments de blues, je me dis que même si ça pouvait durer des jours ou des semaines, ce sentiment ne serait jamais égal ni constant en INTENSITE tout au long de cette période.
Même le point culminant de cet état, aussi pénible soit-il, ne serait représentatif que d'un instant subjectif et non de ma vie.
Et je me dirait: " quoi qu'il arrive dans ma petite tête ou dans mon petit coeur, j'ai des RESOURCES pour m'en remettre. Et même si, à cet instant je n'y crois plus à ces ressources, le souvenir que j'y ai cru hier en est une preuve. Une preuve qui émet l'hypothèse qu'il est fort probable que j'y crois demain aussi"
D'un tempérament très optimiste, de tel moments ont été très rares dans ma vie, mais je m'en souviens quand même.
Bonne nuit.
malgré le soleil en ce moment j'ai un coup de déprime aujourd'hui j'ai croisé sur mon chemin une personne en fauteuil roulant,déficient de la parole,elle m'a fait comprendre qu'elle avait faim ,elle était devant le mac do,je suis allée lui chercher à manger ,j'ai fait une bonne action mais malgré cela ,elle m'a fait beaucoup de peine et je me suis dis que lorsque on a la santé et que l'on a pas de problèmes graves il faut se préserver de la dépression qui nous guette à chaque instant et j'en connait quelque chose depuis de nombreuses années je me bas contre cela ma fois je pense à ma fille qui s'occupe de personnes handicapés LUDICA -67 association des traumatisés craniens et personnes cérébrolésés à Strasbourg et quand j'y pense je me dis qu'elle a un certain courage bonne soirée à tous jacqueline
RépondreSupprimerDe mon désespoir je ne reviens pas.
RépondreSupprimerPrésent éternel.
Je vis pour autre chose que pour moi-même, fautes de moyens, je survis.
Et parce que la mort est quelque chose de très difficile à se représenter. Trop difficile pour que je puisse très bien comprendre ce que je fais quand je mets en oeuvre des stratégies de suicide.
Mais loin de moi de vous foutre le bourdon!
Ma fatalité n'est que la mienne.
Pas de fatalité à l'échelle des autres et du monde dans mon esprit.
Bonsoir!
RépondreSupprimerQuand y'en a marre de tout, penser très fort aux personnes qui vous aiment. L'amour guérit tout.
Réagir avec le cœur, sous la guidance de l'Intellect.
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
RépondreSupprimerLe sujet m'inspire mais une certaine pudeur m'empêche de trop me dévoiler. Le sujet du jour résonne.
RépondreSupprimerPlusieurs éléments importants de mon histoire de vie m'ont amenés à avoir une rage de vivre dans l'adversité et une douceur de vivre dans la très grande majorité du temps.
Je sais peu de choses, j'ai peu de croyance mais je sais avec la plus grande certitude que jamais je ne tenterai de me suicider ou ferai un suicide complété. Mon histoire de vie m'en protège trop.
" Ça ira mieux demain, du moins je l'espère, parce que c'est déjà ce que je me suis dit hier..."
RépondreSupprimer(Bénabar, Triste Compagne)
Déjà que l'espoir n'est pas tiptop... alors le désespoir !, l'espoir en négatif... Non décidément, il ne vaut rien. Il n'a même pas pour lui l'apparence d'une promesse de bonheur.
RépondreSupprimerJ'ai lu un peu vos commentaires, j'aurais du commencer par ça,avant d'écrire.Vous semblez aimer l'auteur de ces lieux,c'est surement un homme bon, il me pardonnera l'audace de mes premiers écrits ici, on n'est pas chez soi partout.
RépondreSupprimerCeci dit,j'ai connu le désespoir, me semble t-il.Il s'abat sans qu'on puisse se demander s'il faut s'y laisser aller.Autrement dit, je crois que c'est un fait,pas un questionnement.Mais c'était un désespoir conscient,l'espoir s'était réfugié dans mon inconscience ou il a travaillé pour pouvoir revenir en conscience.C'est une flamme de vie, un peu comme l'estime de soi,tant qu'elle ne s'éteint pas....complètement....
Merci, pour votre blog,il me semble que sa sensibilité m'apprend vite à taire ma brutalité.