Jules Renard, dans son Journal : "Chez moi, un besoin presque incessant de dire du mal des autres, et une grande indifférence à leur en faire."
Confession lucide d'un brave gars tourmenté par ses ambitions déçues (à la célébrité) et ses limitations (à être heureux). Jules n'a jamais réussi à s'apaiser des démangeaisons du présent (il fréquentait trop le petit milieu littéraire parisien) et à se remettre de son passé (son enfance où on ne lui avait pas appris à être heureux). Il ne voulait de mal à personne ; malheureusement, dire du mal, n'est-ce pas déjà, d'une certaine façon, en faire ?
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IL y a encore plus subtile comme stratégie : Dire du bien sans cesse , mais faire du mal .
RépondreSupprimerFaire du mal en disant c'est pour votre bien .
C'est encore plus efficace , plus dévastateur .
dire du mal, c'est déjà faire du mal, c'est certain! Sous prétexte de " dire les choses telles qu'elles sont" , certaines personnes ne font que montrer leur aigreur...il y en a toujours pour applaudir malheureusement!!!
RépondreSupprimerZoé : votre perspicacité m'épate !
RépondreSupprimerDire du bien de quelque chose de mal c'est faire du mal . Dire du mal de quelque chose de mal c'est faire du bien . Bon .... donc pourquoi pas ? ..... Dire du mal ça peut vraiment aussi faire beaucoup de bien . Par exemple la propagande qui tant de mal de choses trés bonnes ....
RépondreSupprimerEt dire du bien ça peut faire beaucoup de mal .
Par exemple la propagande qui dit tant de bien de choses vraiment horribles .....
Mais non ! qu'est-ce que je racconte ? c'est pas ça ! et pourtant si ! un peu quand même ...
RépondreSupprimerBon , dire du mal ce n'est pas du tout pareil que faire du mal en fait . Exemple : Dire : "Je vais le tuer !" ce n'est pas pareil que de tuer en vrai . Et c'est peut-être le contraire au fond parcequ'en le disant on le fait sans le faire vraiment . On le tue sans le tuer . Non vraiment , dire du mal ce n'est pas faire du mal , même en cas de propagande , à condition que chacun puisse faire sa propagande autant que les autres , alors chacun choisit . On fait le tri , et voilà . En fait il faut dire du mal pour ne pas en faire . ça c'est sûr !
Bien faire et laisser dire...
RépondreSupprimerAh, si l'on pouvait fermer ses oreilles quand elles commencent à siffler !
C’est sûr, dire du mal facilite, prépare, ouvre la porte à l’acte, fait littéralement du mal comme l’a montré la persécution antisémite qui s’emballe en Allemagne à partir de l’arrivée au pouvoir de Hitler.
RépondreSupprimerAu plan individuel, c’est comme une pollution qu’on consentirait, par jalousie ou habitude contractée dans son entourage. Trois phrases me viennent à l’esprit.
Un « moraliste » (Chamfort, Vauvenargues, La Rochefoucauld ? Je ne sais plus) a écrit qu’on reconnaissait la médiocrité d’un esprit à la facilité avec laquelle il critiquait tout ce qui passait à sa portée.
Plus récemment, Kurosawa racontait son éducation de « samouraï » (son père enseignait lui-même les arts martiaux) : « Si tu n’as rien de bien à dire des gens, n’en parle pas. », lui imposait-il.
Marc-Aurèle, lui, poussait l’exigence jusqu’à l’inanimé : « Ce concombre est amer ? Jette-le. Il y a des ronces sur le chemin ? Détourne-toi. C’est tout ce qu’il faut. N’ajoute pas à ce propos : « Pourquoi ces choses-là se trouvent-elles dans le monde ? »
Pour ma part, enfin, je crois n’avoir jamais dit (ou même pensé) du mal de quelqu’un sans avoir aussitôt ressenti une sorte de malaise me tirant vers le bas.
Et vous ? Quel ressenti avez-vous dans ces cas-là ?
Bonjour,
RépondreSupprimerPeut etre que Jules Renard pensait reellement du mal de tout le monde, et alors? quelle distinction faites vous entre dire du mal et donner une opinion negative?
Docteur Andre, vous etes plutot favorable au livre que vient de sortir Michel Onfray , qui dit beaucoup de mal de Freud non seulement comme praticien mais aussi comme etre humain. On dit du mal des gens quand on le pense, ou quand ca nous arrange et on le vit tous bien parce qu'on est persuade d'avoir raison.
Bonjour Michko
RépondreSupprimerVous avez questionné:"Et vous ? Quel ressenti avez-vous dans ces cas-là ?"
Je répondrais: je ressens la même chose que vous plus autre chose.
Maintenant, votre question ne s'adressait peut-être pas à moi.
Bonne journée
C'est quoi dire du mal ?
RépondreSupprimerC. André à écrit : Confession lucide d'un brave gars tourmenté par ses ambitions déçues (à la célébrité) et ses limitations (à être heureux).
Cette phrase dit-elle du bien ou du mal de Jules Renard ?
Parler de l'autre est dans la nature humaine, nous sommes dotés de la parole, nous disons du bien, nous disons du mal, tout dépend d'où l'on se place et Jules Renard était non seulement lucide mais honnête.
Belle journée
Probablement, Rairoa, que de la part de quelqu'un qui ne serait pas auteur ou co-auteur d'un livre, essai, ou autre du genre "La force des émotions" (si je me souviens bien), cette phrase dirait du mal.
RépondreSupprimerDans ce livre cité plus haut, lire le chapitre sur l'envie. Il m'a aidée à comprendre bien des choses. Sur moi, et aussi sur des gens qui ont dit du mal de moi et fait beaucoup de mal aussi, directement et indirectement.
J'ai appris aussi à quel point j'étais égocentrique, en croyant qu'il n'existe qu'une seule sorte d'envie pour tout le monde (la mienne), et cela me bloquait dans ma compréhension des autres, envieux aussi mais autrement.
C'est vrai que dire du mal des autres peut être en soi une façon de faire du mal. Après la question que je me pose c'est pourquoi ce besoin. Il me semble qu'à travers la critique de l'autre on s'attaque aussi soi même. Je pense par exemple quand on arrive à se dévaloriser quand on compare sa situation ( sociale, personnelle) par rapport à celles des autres même si on ne s'en rend pas compte d'emblée car on est dans la critique.
RépondreSupprimerUn point Godwin pour Michko .
RépondreSupprimerBon , j'ai regardé recemment une émmission sur la Corée du nord et son président-tyran kim jung il . Là bas , tous les matins les villes sont innondées de chants patriotiques sirupeux diffusés par haut-parleurs . De grands concerts , des chorales chantent les louanges de kim jung il . Chacun oeuvre pour la glorification du tyran . Chacun chante en permanence les louanges de la patrie et de son peuple merveilleusement heureux et glorieux et des tonnes de maniféstations sirupeuses glorifient le pouvoir qui est suprémement magnifique et eternellement bon et beau et rose et mignon et gentil et bienveillant .... et les gens crévent de faim et de misére et de peur .... mais il ne faut pas le dire .
Kim jung il pratique la psychologie positive à la perfection car en effet personne en Corée du nord ne dit jamais de mal de quoi que ce soit . Tout y est si parfait !!!!!
Je pense aussi à un celebre animateur de télé qui invite pleins de gens qu'il encense toujours copieusement et qui sont toujours Merveilleusement Parfaits à ses yeux . Un jour c'est un extreme droite qui est forcement parfait et qui a forcement raison , un autre jour c'est un extreme gauche , parfait aussi et qui a tout autant raison . Un jour c'est la si merveilleuse femme du président , un autre jour cette si parfaite femme du parti communiste .... Et on chante des chansons et on rit entre amis et on s'aime tellement dans cette emission que ça finit par me donner la nausée toute cette positivité anésthésiante ...
RépondreSupprimerMais il parait que ça distrait de la minablitude de nos existances de pauvres . Bon , en même temps si on est pauvres c'est parcequ'on n'a pas appris à être riche lorsqu'on était petit , alors !!!!!
"La morale est dans les faits, pas dans les sentiments et les paroles. Car je peux soigner mon père et cependant m'amuser à désirer sa mort." Cette phrase est de Jules Renard. Phrase honnête et lucide. Il ne fait pas cela par amour ou gratitude, mais par obligation morale, car il ne fait pas à l'autre ce qu'il n'a pas envie qu'on lui fasse. C'est pas si mal.
RépondreSupprimerJe nous souhaite cependant d'avoir envie de faire les choses par gratitude et amour et non seulement par obligation morale.
Bien à vous
Il y a de bonnes personnes qui ne "feraient pas de mal à une mouche" comme on dit mais qui donnent toujours les interprétations les moins flatteuses de la conduite d'autrui.Sans doute expriment-elles surtout leurs propres défaillances, elles n'en sont cependant pas moins désagréables à entendre
RépondreSupprimerDire du mal de quelqu'un, c'est souvent chez moi une facon de me rassurer de telle ou telle peur souvent d'ailleurs injustifiée, ou de panser une blessure narcissique. Alors, j'essaye de mettre les formes, du genre, je balance et je rajoute :"mais je suis loin d'être parfait, j'aurais peut être fait pareil, je sais que c'est difficile etc"
RépondreSupprimerJe pense tout de même que je devrais mieux m'appliquer la doctrine de Kurosawa ou d'Honk kong kifou je ne sais plus et m'abstenir.
Aujourd'hui, j'entends souvent :"l'important, c'est de dire ce que l'on pense, c'est la liberté d'expression" Ok, mais cette nécessité ( essentielle!) ne justifie pas l'agression, la blessure de l'autre, de son travail, de son oeuvre. Confronter son point de vue, oui, mais sans pour autant dire du mal.
Tiens autre chose, sur de nombreux blogs, il y a des photos prises par le (la) blogeur(se) ou des textes et mis sur le site. Quand certains me touchent, je le dis parfois. J'ai une fois donné mon point de vue en disant que je trouvais que ceci ou celà me semblait moyennement réussi, ou du moins ne me touchait pas à des fins sincèrement constructives : qu'est ce que je n'avais pas dit!! du mal?
Je crois qu'il ya une vrai différence entre donner poliment son point de vue et dire du mal, ce qui, comme chez Jules renard, devient parfois un besoin irrépressible qui, selon moi, peut faire plus de mal à celui qui le formule qu'au destinataire.
Assurément !
RépondreSupprimer"Peu d’amitiés subsisteraient, si chacun savait ce que son ami dit de lui lorsqu’il n’y est pas.”
RépondreSupprimerBlaise Pascal
Oui Zoé, on peut sans doute faire aussi beaucoup de mal, en disant du bien...
RépondreSupprimerMais je crois qu'habituellement l'expression "dire du mal" exprime la médisance et que "dire du bien" exprime la flagornerie.
Dans tous les cas ces expressions évoquent des des intentions pas jolies jolies...
Il y a bien d'autres choses à faire que de parler des autres....
RépondreSupprimerD'où vient ce besoin ? cette opportunité ?
Bonne journée
Je pense qu'il faut essayer de dire des choses intéligentes et ne pas avoir peur de dire des bêtises parceque ça permet de progresser . Même dire n'importe quoi ça permet de progresser , peut-être pas à celui qui le dit mais à celui à qui s'est dit . Par exemple un jour un ami dont j'étais amoureuse et à qui je voulais le dire m'a alors traitée de "garce" . Et bien cela m'a appris beaucoup de choses et puis un jour il m'a dit .... qu'il était amoureux de moi . Comme quoi .... Bon , Wath else ? ....
RépondreSupprimerDire du mal, ouf!, ça fait du bien.
RépondreSupprimerDu bien à celui que ça soulage d'en dire.
EVACUER son lot de pensées négatives ou d'agressivité contenue. Et une bordée d'injures pour ce bipbip d'automobiliste de bipbip qui conduit comme un bipbip, bipbipbip bipbip bipbipbip!!
Se RENARCISSISER.
TESTER la résistance des autres à notre noirceur. Trouver dans cette résistance une force sécurisante. Avez-vous déjà éprouvé un grand désarroi à vous sentir éléphant dans un magasin de porcelaine? Et si on cassait tout qu'on en finisse avec tous ces "précieux" qui ne le sont pas tant que ça et dont les bords sont assez coupants en définitive.
Du bien à ceux éventuellement qui ont besoin
d'être un peu bousculés pour EVOLUER dans leur façon d'être ou de penser. En bien!
Du bien quand c'est pour DENONCER des injustices!!!!
Mais si c'est pour JOUIR de la souffrance infligée ainsi aux autres...
Je trouve le billet d'aujourd'hui très intéressant et les commentaires des intervenants très pertinents, je n'ai rien à ajouter car ma tête est vide ! Suis-je entrain de médire sur ma propre personne ? Du tout ! Simple constatation !
RépondreSupprimer"Jules n'a jamais réussi à (...)à se remettre de son passé (son enfance où on ne lui avait pas appris à être heureux)."
RépondreSupprimerMais, il me semble que le problème, ce ne sont pas les lacunes éducatives, mais plutôt le désert affectif où cet enfant a grandi. L'absence totale d'amour, d'affection, de chaleur humaine.
L'enfant pousse sur l'amour de ses proches. Privez-le de cette source de vie et envoyez-le au monde avec sa béance intime. Cela donnera un être en souffrance accaparé par une douloureuse quête de reconnaissance auprès des autres ("ambitions déçues").
A partir de là que dire? sinon que la confession de J. Renard au sujet de son "besoin presque incessant de dire du mal des autres" témoignait de sa difficulté propre à aimer autrui faute d'avoir lui même été aimé.
Les mères ont une grande responsabiblité.
Le billet d'aujourd'hui me fait penser à une phrase de St Paul:
RépondreSupprimer"je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas."
C'est parfois difficile d'agir avec justesse dans la vie.On dit du bien, on dit du mal qu'on regrette ou non par la suite. Un jour on est celui qui dit, le lendemain celui qui subit. Il me semble qu'il faut apprendre à grandir avec.
Perso, on m'en a dit de vilaines choses quand j'étais enfant, et peut-être qu'aujourd'hui j'apprécie d'autant plus un compliment.
Bonne soirée,
Oui, Souad, je trouve aussi que les commentaires sont intéressants !
RépondreSupprimerEt le vôtre, En Passant, m'a fait du bien aussi ! Le politically correct et la molesse ambiante qu'il engendre me fait aussi barrir de rage !
Quelle belle description : "tous ces "précieux" qui ne le sont pas tant que ça et dont les bords sont assez coupants en définitive". J'adore !
Il y a deux expressions au Québec, que j'aime beaucoup, et très représentative de ces "précieux" : "nés pour un petit pain" et "petits porteurs d'eau". Des gens obtus, sans lucidité et sans ambition, qui vous crachent leur venin pour se rehausser sur leurs "petites pattes", et qu'il ne faut surtout pas remettre en question même poliment car ils sont si petits et si fragiles ! AAhh ! J'ai fait la bêtise de me faire toute petite pour ne pas les effrayer, à m'en perdre, et ils m'ont saignée à blanc ! Je ne suis pas encore prête à en dire du bien, de ces lilliputiens.
Dr André, le 4 juin à Poitiers, allez-vous dire du bien, ou du mal de la "La société psychotoxique" ?
Dire du mal c'est un jeu de société comme un autre . C'est peut-être une façon d'aimer un peu bizarre mais aprés tout pourquoi pas . On peut aussi se fouetter , s'attacher au lit avec des menottes , pleins de trucs trés cheulous et pas trés chrétiens c'est sûr .... Bon , dire du mal c'est dans la panoplie aussi des amours humaines avec la sodomie , le cunilinguus , la brouette de zanzibar , le calumet hiroquoi , le chien tête en bas , le tourniquet vinaigrette et plus si affinités ..... Bref ! Dire du mal de son prochain c'est un gadget érotique pas pire que le reste finalement .
RépondreSupprimer@ l'anonyme de 9h06 :
RépondreSupprimerBien sûr que ce message t'est adressé. Et pourquoi pas toi, plus ou moins que les autres ? Je suis curieux de connaître cet autre ressenti que tu évoques, par ailleurs.
@ Zoé :
Un point "Godwin" ?! Je coupe - que dis-je ?- saucissonne l'anglicisme avec d'autant plus de facilité que c'est l'heure de l'apéro, mais bon, ça mérite une note de bas de page, non ?
@ Stéphane :
Un bon point pour toi : l'éducation "Kurosawa" a fait ses preuves, en plus ! Je te recommande son autobiographie, même si tu n'es pas fana de films japonais.
A bientôt à tous, partenaires blogueurs
Dites-moi, Michko, que fait le samouraï lorsque les gens dont il ne dit que du bien ou ne dit rien finissent par se croire complètement exempts de défauts ?
RépondreSupprimerIl leur coupe la tête et suit son chemin ?
"Dire du mal" des autres participe aussi d'une sorte d'humour!...
RépondreSupprimerQuand on rit c'est souvent des autres, non?
Ce qu'on n'aime pas chez les autres est parfois un peu de ce qu'on est et qu'on aimerait éloigner de nous!
RépondreSupprimerC'est un peu comme "éloigner les mauvais esprits", "tordre le cou à ses démons", NON?
Au début des années 90, un prêtre allemand, Eugen Drewermann, à la fois théologien et psychanalyste, a dénoncé dans son livre "KLERIKER" (en français "Fonctionnaires de Dieu") la conspiration du silence de la hiérarchie catholique à propos du problème de pédophilie de certains prêtres. Il a été relevé de ses fonctions (interdiction de prêcher, de dire la messe, d'enseigner...) car il lui a été reproché d'être déloyal vis à vis de ses frères dans le clergé et de salir l'honneur de l'église catholique ...
RépondreSupprimerComme quoi Justice, Vérité, Miséricorde doivent se décliner ensemble...
Bonne soirée.
Bonsoir,
RépondreSupprimerLa blessure d'un mot dure bien plus longtemps que le bleu d'un coup. Ce n'est pas pour rien qu'il existe justement les psychothérapies qui soignent par la parole, une écoute profonde pour réparer ces coups-là.
A court terme, certains trouvent dans l'ironie, la moquerie, un défouloir. Tellement facile. Il est bien plus difficile et formidable de trouver la parole qui va permettre de faire renaitre un sourire sur un visage assombri.
Dire du mal de quelqu'un, c'est être dans l'ignorance de l'autre et c'est s'ignorer soi-même. C'est briser une connexion possible, un partage toujours riche d'enseignement. C'est comme couper un arbre. Il perd sa sève et nous, notre oxygène.
Sourire du soir.
AG
En fait je me rend compte que les gens qui disent du mal de moi et les gens qui disent du bien de moi me laissent sans voix les uns comme les autres ... Interessante constatation ...
RépondreSupprimerBonsoir Michko
RépondreSupprimerC'est l'anonyme de 9h06 à l'appareil, euh, non...au clavier.
En fait, je pensais que votre question avait davantage de chance de s'adresser à Mr André. Tout bêtement. Bon, bref...
Pour en revenir au thème abordé du mal que l'on commet, effectivement, la brûlure des mauvaises actions/paroles est intense. Vous avez déjà montré, lors d'un message précédent, votre sensibilité profonde à ces situations malheureuses, lorsque l'on se retrouve face à soi même avec son mauvais acte sur les bras. Vous aviez parlé avec tant de justesse de la meurtrissure éprouvée que je peux confier que cela m'avait marquée.
Maintenant, si j'avais juste à ajouter quelque chose par rapport à cela, au sujet du ressenti dans ces moments particuliers, c'est ce sentiment paradoxal -ou pas- qu'il nous faut passer par cette faiblesse pour parvenir à ce que nous sommes. Et que l'expérience intime de notre faiblesse, en dépit du fait qu'elle nous soit si pénible à endurer, nous porte au-devant de notre imperfection, et au delà, de notre vérité.
Drôle d'équation que celle-là à vrai dire. Je n'éprouve pas le désir de faire le mal mais j'éprouve le besoin de faire l'expérience de ma faiblesse, qui passe, en certains points, précisément par le mal.
Il existe une phrase de Saint Jean de La Croix, reprise par sainte Thérèse de Lisieux, que je n'aurais peut-être pas citée précedemment, mais, mais!!!! puisque vous avez évoqué vos fulgurances qui me semblent à relier avec votre perception aigüe du mal comme du bien, je me permets de le faire:
« Dieu s'appuie sur le bien comme sur le mal qu'Il trouve en nous ».
Ceci n'est pas une tentative de conversion. Mais un point de départ à une possible réflexion.
En espérant ne pas vous avoir importuné...
Bonne soirée à vous
Bonsoir,
RépondreSupprimerà mon avis, on peut dire du mal de quelqu'un en mentant à son sujet (le pire des cas) mais aussi en disant la vérité. Dans ce dernier cas:
a) par ex. dans le concert de louanges qui suit invariablement un décès (quels que soient les vertus & d&fauts du défunt), je trouve que cela fait du ..."bien" que de ne pas tomber dans le panégyrique.
b) de même quand "tout le monde" trouve que A est formidable, j'ai l'envie irrépressible de noircir un peu le tableau. (et vice-versa). Mais est-ce lui faire du mal que de brosser de cette personne un portrait plus humain ? (cf. la devise de Figaro).
Parfois quand on ne peut rien faire face à une personne retors, inconsciente de ce qu'elle fait, despotique, ragoter ...soulage !
A Michko: je me sens un peu honteuse d'avoir ragoté sur quelqu'un si j'ai simplement cherché à assouvir une colère, un dépit. En revanche si cela participe à la vérité et que je n'ai pas "massacré la personne", je me sens, disons, un peu en marge du "club" mais sure de moi.
Allez j'ai dit assez de mal pour ce soir.
Bàv,
B.A.
Un besoin incessant de dire du mal des autres c'est peut-être aussi une façon d'essayer de faire taire leurs voix qui parlent sans cesse dans la tête : "Blablabla ! Blablabla !"....
RépondreSupprimerVos gueules les voix ! ... Taisez vous et j'arréterai de dire du mal de vous ! ... Oui ! que se taisent enfin toutes ces voix supliantes , imperieuses , grondeuses , rieuses , hargneuses ... Vos gueules les voix ! Silence ! ... Laissez moi enfin seule avec moi-même ! ... Si vous refusez de vous taire alors moi je vous insulterai , je me moquerai , je blasphémerai contre vous toutes ! Voix démoniaques et angéliques ! Je vous hai toutes et je hai tous vos bavardages ! .....
Voila . C'est cela qui arrive en fait à celui qui incessement dit du mal des autres , car en effet il vit l'enfer de leurs voix torturantes .
Dites du mal, dites du bien de moi, tant que vous parlez de moi.
RépondreSupprimerCa existe non cette formule? Ma mémoire flanche je crois.
Mais ça me parle en bien ou mal...adresse. Que celui qui n'a jamais dit une once de mal sur un congénère lève le doigt!.
MOI, évidemment.
Mauve
Il faudrait déjà s'entendre sur ce que "dire du mal" signifie.
RépondreSupprimerMais c'est normal de dire du mal detout l'monde tout l'temps . Pourquoi ? Parceque personne est comm'y faut , c'est évident ! ..... Les gens sont bizarres quoi : trop gros , trop petits , trop grands , trop cons , trop intéligents , trop ceci cela , et de toutes façons pas comme je voudrais qu'ils soient pour que le monde soit beau et agréable à vivre . Par exemple s'il n'y avait pas tous ces gens qui passent leur temps a dire du mal des autres ... et bien le monde serait déja plus agréable , non ? Quoi ? etmoietmoiHémoi ? .... Moi je suis comme tout le monde : pas comm'il faut , et puis voila ! ......
RépondreSupprimerDieu est le VERBE . Dieu passe son temps a critiquer le monde qu'il a fait et en plus il l'a même détruit avec le déluge pour le refaire en mieux mais ce n'était toujours pas mieux alors Dieu continue a critiquer tout le monde .
RépondreSupprimerBon , nous on n'est pas meilleurs que Dieu , alors on fait pareil puisqu'ils nous a fait à son image . Critiquer tout le monde c'est suivre l'exemple Divin finalement , et si cette exemple est mauvais , alors il faut critiquer Dieu , et puis voilà .....
@ Boulezail
RépondreSupprimerDans ces cas-là, le samouraï passe son chemin, tout simplement. Dans une scène très forte des "7 samouraï", le plus âgé et expérimenté d'entre eux parle ainsi au plus jeune : "Passez outre" dans un contexte à peu près similaire au nôtre. Bref, couper la tête des gens qui se croient sans défaut ne relève ni de la fonction, ni des centres d'intérêt du samouraï consciencieux.
SOS (Souriant Ostensiblement & Silencieusement)
@ l'anonyme au clavier. Merci de votre retour. Bien loin de me sentir importuné, je vous suis complètement en ce sens qu'on se découvre, on se surprend sans cesse, et de nouvelles portes s'ouvrent sur des espaces insoupçonnés. Alors est-ce que Dieu se tient derrière, je ne sais pas, ajouterai-je au risque de vous choquer, mais sans mauvaise intention aucune.
@ Beatrizia
Je suis tout à fait d'accord avec toi. En l'occurrence, c'est exactement ce à quoi se laissait aller J. Renard, dixit notre maître blogueur, à savoir "massacrer" d'autres auteurs par colère, jalousie et frustration d'un besoin de reconnaissance de la part du public comme du cercle littéraire où il sévissait, reconnaissance à laquelle, jugeait-il, il avait "droit" plus que d'autres.
Quant à moi, je fais également très attention à mon ressenti quand des jugements critiques me passent l'esprit ou les lèvres. Si je n'ai pas d'émotions spéciales, mais au contraire regrette d'avoir à dire ce que je dis, alors c'est probablement plus ou moins objectif - pour autant qu'on puisse l'être. Mais si je ressens la moindre excitation, ou pire une sorte de plaisir pollué, de "joie mauvaise" comme on dit outre-Rhin, alors je m'arrête aussitôt car c'est ma tête qu'il s'agirait de couper.
Bon, allez, je vous quitte, bientôt 8h, et je suis déjà en retard pour le billet d'aujourd'hui. Ah, quelle trépidante vie que la nôtre ! ;o)
Bonne journée à tous
Dire du mal...dire ce que l'on pense de ce que font les autres...Personnellement,je ne ferais presque jamais comme les autres, alors, je pourrais toujours "dire du mal"..On peut, c'est quelquefois dit avant d'y réfléchir,mais alors, il me semble qu'il faut ajouter qu'on ne comprend pas l'autre,que c'est juste notre avis sans juger ou dénigrer, l'autre a ses raisons son stade d'évolution, à chacun le sien,difficile de le bousculer.
RépondreSupprimerJe dis souvent on peut tout dire, mais pas tout faire, sauf, quand on est devant un adepte du mot juste, un perfectionniste de sa langue, qui souffre des termes des autres en interprétant toujours dans un sens douloureux, c'est une subjectivité mal tarée à mon avis,je l'ai eue.
Sinon, on peut exorciser le mauvais en nous, verbalement,dire des gros mots ou même dire "du mal", mais, il ne faut pas de témoin pour le répéter, et savoir que c'est mal.Il faut reconnaitre qu'on n'est pas des anges ,pour apaiser le diable en nous, le dire seul,s'envole, le faire laisse des traces.
Après,je dirais, que tout le monde a raison, chacun voit avec son regard,c'est une école difficile mais formatrice d'être, que d'accepter la critique, de se voir comme les autres nous voient....ça amène la lucidité,puis on sait que tout est vérité,à chacun la sienne,et il existe un intersection de toutes.Que l'on voit avec les yeux de tous.
Le dire est la science de l'esprit,plus on dit, plus on trie son dire, intérieurement en fonction de sa logique, puis par rapport aux répercutions sur autrui.L'important est d'éviter la souffrance intérieure ou extérieure.. en essayant d'être exact.
Aucune structure, hier,j'étais floue.Aujourd'hui, j'y vois plus clair.En fait, il me semble qu'il serait bien de pouvoir tout dire ,mais que ce soit reconnu d'utilité publique, afin que l'esprit ait un terrain de données grandioses....qu'il puisse s'habituer à reconnaitre la vérité parmi la folie,qu'il puisse se perfectionner en théorie, LE DIRE,pour pouvoir trouver sa voix, voie ? de faire,avec un maximum de planifications idéologiques, d'expériences spirituelles formées des pièges à cons du commérage.Le faire serait plus étudié,plus réfléchi.
RépondreSupprimerDe toute façon,si, ils s'alternent en général, pour se soutenir,( le dire et le faire),certaines personnalités préfèrent agir pour comprendre,mais, à mon sens, qui est subjectif bien sur, l'esprit est plus malléable que le corps,je trouve qu'il serait mieux de développer sa science davantage, la matière n'aura qu'à suivre.
Mais,je dis, seulement,se fera, ce qui doit.