vendredi 16 octobre 2009

Pas contente, la dame ?


Avec ma fille aînée, il y a plusieurs années, alors qu’elle avait 3 ou 4 ans. Nous passons devant une grande affiche publicitaire, où des mannequins prennent la pose pour vanter une marque de vêtements. Je sens sa main qui tire la mienne pour que nous nous arrêtions, et je la vois qui observe attentivement l’affiche, le regard sombre et concentré.

Je lui demande ce qu’elle regarde, elle me répond vaguement que rien, qu’elle regarde juste l’affiche, puis nous repartons. Quelques minutes plus tard - comme d’habitude avec elle, chez qui les grandes questions arrivent toujours après un temps d’incubation – elle me demande : « Papa, pourquoi ils avaient l’air pas content, les gens sur la photo ? »

OK, j’ai compris… Son arrêt prolongé devant l’affiche, c’est qu’elle cherchait la clé de l’énigme : si ces gens font la tête, c’est qu’il y a un problème : ils se sont disputés, il y en a un ou une qui a fait une bêtise, qui a cassé un truc. Et du coup, ils ne sont pas contents. Mais elle n’a rien trouvé dans la pub qui révèle la clé de l’énigme : juste de beaux jeunes gens, bien nourris, bien vêtus, mais qui font la tête, l’air pas contents, sans qu’on perçoive clairement pourquoi.

Comment lui expliquer ça ? Comment me l’expliquer moi-même, d’ailleurs ? Je suppose que si on leur a dit de prendre cette tête peu avenante, comme on le voit régulièrement sur certaines pubs depuis les années 90, c’est pour de « bonnes » raisons, en termes de pub : ça change des sourires niais de certaines autres pubs ; ça donne un air supérieur et dominant, de sembler mépriser les passants ; ça attire l’attention (la preuve…). J’ai dû répondre à ma fille un truc du genre : « oh, ils font un peu leurs malins pour qu’on les regarde, je suppose ». J’ai dû lui demander aussi : « tu en penses quoi toi ? », mais il me semble qu’elle ne m’a rien dit, elle n’avait pas d’idée précise. Parce que pour elle, à l’époque, si on faisait ce genre de tête, c’est qu’il y avait un problème.

Elle est depuis devenu adolescente, et certains jours, elle adopte la tête "mannequin-pas-content" dès le petit déjeuner. La faute à l’adolescence ou à la pub ? Ou la faute à personne : la vie, c’est comme ça…

Illustration : mannequin pas content, dans le magazine Elle.

29 commentaires:

  1. Heu et bien, je dirai peut etre faute aux états d'ames ...

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  2. Mouais, ils sont zarb les ados faut bien dire... Ils adorent la noirceur, le morbide tout ça (je le sais j'ai été ado), le gothique c'est trop de la balle... Etrange... Enfin certains ados, hein... Y'en a qui sont souriants, faut pas exagérer :-) Mais souvent ils ont l'air de teeeeeeeeeeeellement s'ennuyer! Surtout au restau avec leurs parents! La vie est trop triste quand on ne manque de rien?

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  3. Voilà une très bonne introduction juste avant que je n'aborde le chapitre "Protéger l'estime de soi des influences toxiques, de la publicité et des pressions sociales" de votre livre "Imparfaits, libres et heureux" !
    Mais c'est vrai que je ne m'étais jamais posé la question de savoir pourquoi ils faisaient cette tête sur les pub... La vérité sort de la bouche des enfants... bonne journée à tous !

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  4. oh que j'aimais ces ballades avec ma fille lorsqu'elle était petite, me donnait la main et me parlait parlait parlait de tout ce qu'elle avait dans la tête, me permettait de voir ce qui nous entourait avec ses yeux d'enfant, j'ai de la nostalgie car cette période est finie, qu'est ce qu'elle était riche d'échange. Mais je voudrai aussi évoquer la publicité, cela m'agace, cela peut m'amuser et je les regarde en me posant cette question, pourquoi sont elles faites de cette façon, quelle est leur but, si j'y arrive je les démonte, je pense pouvoir éviter leur piège Bonne journée, couvrez vous il fait froid

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  5. la rebellion..On a envie de dire non à tout, ou plutôt on a l'impression qu'on nous dit non à tout! Pas de quoi mettre de bonne humeur..
    On a envie d'être, d'avoir le droit d'être capricieux...faire un caprice comme d'acheter qque chose, un produit de la pub..Par exemple..

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  6. Bonjour,

    Je le trouve tres touchant votre billet de ce matin, tout ce detour sur la pub et les mannequins pour en arriver a l'essentiel: les etats d'ame d'un pere. Personne n'est coupable, il n'y a pas de faute, c'est juste la vie, elle grandit et c'est bien.
    Avez vous lu "Destruction d'un coeur" de Stefan Zweig ? Les relations entre un pere et sa fille qui devient adulte.

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  7. La PUB c'est trés que ça existe parceque c'est un miroir de l'inconscient colléctif . La PUB montre les représentations qu'on (con ?) se fait du monde . Comme par exemple la belle voiture dans un paysage de réve (genre katkat quoi !)qui roule en silence avec une belle musique pour seul carburant , ça c'est une représentation qui vient de l'inconscient colléctif . La vache qui pisse le lait et fait danser des petits squelettes souriants et qui frappent un "méchant" loup , c'est pareil . La pub ne précéde pas les représentations , elle les suit pour les utiliser en les remettant en scéne par une hésthétique appropriée . La PUB c'est indispensable qu'elle existe pour tout se qu'elle dit de "NOUS" et qu'on ne veut pas voir en "NOUS". La PUB c'est l'iconographie de la religion moderne , cette idéologie du Bonheur total .

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  8. J'ai horreur de la pub evian ou l'on voit des bébés faire du roller et qui ont des mimiques d'adulte je ne sais pourquoi mais cette pub me met très mal à l'aise et vous qu'en pensez vous cette pub je la vois au ciné merci

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  9. J'adore l'expression "la tête mannequin pas content"! C'est tout à fait ça! Je vois ma fille de 16 ans quand vous dites cela. Parfois je vais lui parler ou lui demander quelque chose et j'ai droit à une réponse qui pourrait me faire penser que plus bête que moi, ça n'existe pas! Avec une expression du visage, que rien que d'y penser, j'en suis morte de rire! : une moue dédaigneuse comme si j'étais la laideur personnifiée associée à une puanteur de charogne! Et puis, je laisse passer le temps, parfois jusqu'à un week-end, puis le lundi soir, à 23H, votre charmante ado vous parle de sa journée avec moult détails, au point qu'une heure après vous jetez un regard discret sur l'heure car vous avez envie de dormir. Mais vous comprenez que votre ado a besoin de communiquer avec sa chère maman et vous savourez ce moment. Donc, pas de panique! Quand ils vous maltraitent ils vous aiment quand-même! Attention, je ne suis pas en train de faire l'apologie du "no limit"; il m'arrive de lui faire remarquer que je n'accepte pas certaines paroles mais je ne suis pas dans la colère.

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  10. "La faute à l'adolescence ou à la pub? Ou la faute à personne: la vie c'est comme ça".

    Je me reconnais beaucoup dans ces questionnements, toujours à chercher à comprendre le comment du pourquoi, l'explication qui me fait défaut, la fameuse grille de lecture.

    Illusion de vouloir comprendre les mécanismes pour déjouer les pièges, réussir ce que j'entreprends. Préoccupations décuplées quant il s'agit des mes enfants dont le bien être me tient à cœur...

    Et en même temps je me rends souvent compte que ce fonctionnement de perpétuels questionnements, loin de m'apporter l'assurance escomptée, m'insécurise beaucoup.

    S'il y a une explication, s'il y a des mécanismes à déjouer, alors il me faut rester sur le qui vive, attentive, faire attention à ce que je dis, ce que je fais, me méfier des influences de l'environnement.
    Mode controle 'ON'.

    Approche aussi usante que stérile, voire souvent contreproductive.

    Et si je me dis comme vous que c'est la faute à personne, que la vie c'est comme ça, tout s'apaise.
    Tout ne tourne plus autour de moi, de ce que j'ai fait ou pas. Je ne perçois plus mon environnement comme hostile.

    Je me retrouve simple maillon dans un ensemble complexe de causes entremélées et indémélables.
    Ce tout me dépasse et en perdant ma toute puissance, je retrouve la légèreté.

    La question alors du pourquoi et du comment ne se pose plus. Les choses sont juste comme elles sont. Reste à faire avec.

    Mode contrôle 'OFF'.

    Et tout de suite je respire mieux! :)

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  11. Madame Myriame , il est tout à fait possible de s'interesser à des phénoménes naturels ou sociaux par curiosité intéléctuelle . Se poser des quéstions c'est exactement l'inverse que d'être dans la "toute puissance" . Mais finalement être dans la "toute soumission" pour sauver un état de "bonheur total" totalement illusoire n'est-ce pas là un chemin détourné pour faire un retour à la "toute puissance" d'un monde dans lequel les "choses" seraient ce qu'elles sont parceque voulues ainsi par une "toute puissance" quelquonque , ce qui est à l'évidence trés problématique puisqu'il semblerait que beaucoup de ces "choses" changent assez souvent "ce qu'elles sont" (et non pas ce caleçon)tout au moins en apparence . Se poser des quéstions c'est également savoir qu'on (con ?) n'est pas au centre du monde puisqu'on éprouve le besoin le désir d'intérroger ce monde . Personnellement je n'éprouve pas ce besoin obscédant d'apaisement qui est en soi une forme d'inquiétude masquée . Je me pose des milliards de quéstions et j'adore ça . Bon ,ceci dit , au sujet de la pub évian il se produit une sorte d'homophonie entre : "L'effet d'Evian" et "L'effet déviant" qui surajouté aux bébés a quelque chose de pourave à mort . Donc je comprend la sensation exprimée par "Sbike" ....
    Bon voila , Bises ! Zou ! ....

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  12. Merci Myriameuh,
    Votre message me fait beaucoup de bien. Je suis moi-même, sans cesse, dans ces questionnements-là, "stériles et usants". Je me suis dit récemment qu'il fallait que j'arrête de graver des CD dans ma tête, et que je me détende pour "retrouver ma légèreté".

    A part ça, je trouve ce blog très sympa. Beaucoup de post marrants, intéressants, constructifs, poétiques,...

    J'aime bien aussi les illustrations toujours bien choisies, et souvent très belles. Et j'apprécie beaucoup les petits billets d'humeur quotidiens de Christophe André.
    Bonne journée à tous

    PS : Je prendrai un nom un autre fois. Je n'ai pas révisé les conseils gentiment donnés par quelques-uns d'entre vous, sur la manière de taper son URL.

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  13. Biensûr Zoé qu'il est sain de se poser des questions! Loin de moi l'idée de prôner la toute soumission versus la toute puissance. Blanc versus noir. La vie, c'est la couleur, c'est le gris!

    Ce qui me pose problème dans mon fonctionnement ce n'est pas tant la curiosité qui m'anime et qui rend ma vie intérieure très riche, que le besoin impérieux de trouver une réponse à ces questionnements.

    Il faut que je comprenne d'ou ça vient, comment ça marche et je lâche difficilement le morceau avant d'avoir résolu le secret du mystère! :)
    Un rien têtue oui j'avoue...

    Sauf que dans la réalité, les réponses simples n'existent pas, tout s'entremêle. La réalité se laisse très rarement appréhender dans un schéma réducteur, un beau modèle mathématique avec les causes, la moulinette et les conséquences.

    Je le sais, mais à chaque nouvelle question, je cherche encore (des fois que, sait-on jamais!).

    Et fatiguée de ces réflexions inscéssantes et souvent obsédantes, j'arrive souvent à la conclusion que bon, la question soulevée était effectivement très intéressante, mais que ce n'est pas moi qui trouverait la solution et que si ça se trouve, y'en a peut etre meme pas!
    Je lâche l'idée du pourquoi pour juste faire avec.

    Je continue donc mon chemin, apaisée, jusqu'à ce que je retombe sur un aure nonos à ronger...

    La vie est un cycle sans fin! :)

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  14. je viens de découvrir ce blog avec amusement; moi sur qui aucune pub n'a de prise sauf celles très décalées comme celle de la contraception actuelment!!
    j'ai également une fille de 16 ans qui adore la pub et bien sur la consommation des produit "super mieux,trop bien...."et j'en passe. Je rejoint Pascale P-R en ce qui concerne la moue de l'ado j'ai la même à la maison!!!
    super ce blog super le petite livre des histoires d'estime de soi gentilment offert par notre psy bien aimé.
    Bonne fin de journée

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  15. Ah les enfants ! Ils ont souvent (c'est une chance) une "sereine idée" de la vie.. après, quand ils grandissent, il leur faut trouver la serenité ! C'est une drôle et parfois longue étape de passer de "mannequin-pas-content" à "pas mannequin mais contente !!!".

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  16. La mode "pas content" ne date pas d'aujourd'hui, des vieilles photos le montrent bien, cet air "inspiré du poète tourmenté", "intello qui se questionne sur le monde", et qui influence même ceux qui ne font ni dans la poésie, ni dans les questionnements, mais simplement pour avoir l'air, c'est tout, parce que c'est la mode, et la mode dit : "Si tu ressembles à ça, tu seras bien considéré, tu auras du succès".

    Et comme dans la chanson de Jacques Brel, il y a les "suivis" et il y a les "suivants" et parmi les "suivants", il y a les "suivant authentiques", et il y a les "suivants imitateurs". Et ces derniers font pitié car parmi les "suivis", il y a malheureusement beaucoup d'écervelés.

    Les modes sont souvent en réaction à celles qui les précèdent. La mode "pas content" des années '90 suit la mode "tout va bien dans le meilleur des mondes" des années '80, qui elle-même suivait la mode "changez tout, ça va mal" des années '70 qui elles-mêmes suivaient l'euphorie socio-économique d'après guerre (la 2e gm). C'est bien-sûr plus complexe que ça, avec des petits mouvements qui restent en marge, et qui montent parfois et créent une nouvelle mode.

    Et le bonheur dans tout ça ? C'est pareil. Il y a le bonheur authentique, et il y a le masque de la mode.

    En faisant des petites recherches hier, je suis tombée sur ce site :
    http://www.thomasdansembourg.com

    Thomas d’Ansembourg a écrit entre autres "Etre Heureux ce n'est pas nécessairement confortable".

    C'est ce titre qui a attiré mon attention, parce que, en écoutant parler les gens, et aussi en lisant certains commentaires, je me questionne :

    Etre heureux, est-ce s'accommoder de son malheur, et continuer à se plaindre de temps en temps en entretenant la nostalgie (parce que, plus on vieillit, plus c'était mieux avant) ?

    Ou bien être heureux, c'est se relever les manches et agir pour améliorer sa situation, toujours et jusqu'au bout ?

    D'après Thomas d’Ansembourg, le premier ne va pas sans le deuxième :
    "par exemple : accepter l’inconfort de transformer ce qu’il y a à transformer, l’inconfort de lâcher ce qu’il y a à lâcher, l’inconfort de faire le deuil de ce qui n’est pas ou n’est plus, l'inconfort d'apprendre à dire et à entendre NON"

    Et j'ajoute : l'inconfort de se méfier de la complaisance et l'inconfort de transformer la nostalgie en leçon que nous procure le passé. Et comme dit Zoé, l'inconfort de ne jamais cesser de se poser des questions, car c'est ce qui fait que nous sommes des êtres humains et non du bétail (et encore, je suis sûre que même la vache de la pub se pose de sérieuses questions).

    Peu importent les réponses, c'est la méditation (sans ruminations) qui nous permet d'y voir clair là-dedans.

    Content pas content ? Bas les masques, et vivons nos émotions authentiques. L'Halloween, c'est dans quelques semaines, et Carnaval dans quelques mois.

    Le même auteur a écrit aussi :

    "Cessez d'être gentil, soyez vrai !"

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  17. Ah ! La quête de la Vérité ! La Vérité n'est pas lisse, elle ne coule pas d'elle-même. Je la vois comme un diamant aux multiples facettes, et plus on voit de facettes, plus on la voit dans son entier, même s'il est impossible d'être partout à la fois.

    D'où l'importance de la communication, d'échanger des "points de vue". Ce sont justement tous ces points de vue qui nous permettent de voir les différentes facettes du diamant de la Vérité. Mais personne ne le possède, ce diamant. Il n'y a pas La Bonne Réponse, il n'y a pas Le Bon Choix. On tatonne, c'est tout, ce qui compte je crois, c'est la diversité, et être en accord avec nos valeurs qui elles-mêmes peuvent changer, s'adapter, se diversifier.

    Avec l'individualisme exacerbé de ces dernières décénies, on en est réduit à cela : se questionner tout seul dans sa tête jusqu'à la démence. Avec ce qui nous reste de lucidité, on parvient parfois à cesser de se questionner, à renoncer, à se résigner. C'est triste.

    Je me suis épuisée à essayer de parler avec les amis, la famille, les voisins, c'est tellement chacun pour soi, et je m'épuise ces dernières années à me questionner toute seule, comme Myriameuh.

    Alors je viens ici, pour essayer de connaître d'autres points de vue. Merci Dr André.

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  18. La question ouverte pousse à l'examen de conscience...

    La faute, peut-être, au fait que la publicité aît pris cette place dans nos vies?...

    Faire tant de place à la manipulation volontaire des comportemants marque nos vies, notre société et nos cher(e)s ados?!

    Et puis, orienter tout le temps nos envies vers des choses matérielles n'offrent pas de perspectivent vraiment humaines.

    Quand j'étais moi-même ado, je ne comprenais pas (je ne supportais pas) que les gens (les adultes) soient autant dispersés et éloignés de ce qui me paraissait vraiment essentiel...
    Et, je me suis laissé contaminé, pour ne pas vivre trop en marge.

    Les regards, les interrogations des enfants et des ados me rappellent que j'ai tort de ne pas plus assumer ce que j'ai de vraiment humain en moi.

    Yves

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  19. Pour Myriame (je dis Myriame parceque je trouve que c'est plus jolie que myriameuh parceque myriam-meuh ça m'énerveuh) bon ,c'est pas grave .
    Juste pour vous donner un exemple (aucun rapport avec la pub) .... Je me suis longtemps posée cette quéstion : existe-t-il un objet réel qui corrésponde au concept d'univers ? .... et pour moi , la réponse est NON . et je me suis alors rendue compte que j'avais trouvée cette réponse AVANT de me poser la quéstion . en résumé , j'ai réussie à me représenter la quéstion : "existe-t-il un objet réel qui corrésponde au concept d'univers"aprés avoir trouvé cette réponse : Non ! il n'existe pas d'objet réel "univers" qui corresponde à son concept . Bon , je ne sais pas bien expliquer mais en gros c'est ça et ça m'a fait super plaisir d'avoir compris cela et ce qui est rigolot c'est que j'ai pû me poser la quétion PARCEQUE j'avais trouvée la réponse et ça aussi c'est rigolot mais en fait ça arrive (m'arrive) assez souvent . Tout cela pour essayer de dire que les quéstions sont tellement importantes et difficiles qu'on ne peut se les poser qu'aprés avoir découvert la réponse . Bon , je ne vous explique pas la démonstration que je me suis faite parceque là se serait trop long ..... Bizoux

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  20. Un peu comme quand on achète un ordinateur, il faut connaître les réponses avant de poser les questions au vendeur, sinon, on risque de se faire avoir.

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  21. Trop drôle Zoé! Vous avez encore une fois trouvé la réponse avant d'avoir posé la question!

    L'origine de mon pseudo Myriameuh, c'est un clin d'oeil amusé à ma soeur qui m'appelait Myriam-meuh en haussant la voix quand j'étais petite. Et moi aussi en ce temps là, je me disais mais qu'est ce que ça m'énerveuh!!!
    Je ne m'appelle pas Myriameuh mais Myriam, saperlipopette! :))
    Et depuis, sur le net, mon petit nom maintenant, c'est Myriameuh! :))
    Meuuuuuuuuh!!!


    A part ça, je n'ai pas tout compris la démonstration sur la poule et l'oeuf entre le questionnement et la réponse mais ce n'est pas grave.
    Je vois ça pour ma part comme un jeu de va et vient entre les deux. Une question amène une réponse qui amène une nouvelle question. A moins que ce ne soit une réponse qui amène à une question, laquelle amène une réponse...

    Bref, dans tous les cas, ça remue les neurones! Et quand je m'enlise c'est que je glisse de la réflexion à la rumination. C'est là que réside le danger que je décrivais dans mon premier post.
    La rumination, avec un pseudo comme le mien, pensez donc comme ça me colle à la peau!
    Meuhhhhhhhhh!!! :))

    Bonne soirée.

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  22. Oui ? peut-être . En fait ce qui c'est passé dans ma tête c'est que j'avais pleins de réponses qui se sont rassemblées et la bonne quéstion m'est apparue . Moi j'adore me poser des quéstions au dessus de mes moyens intéléctuels . Genre : pourquoi E = MC2 ? et puis j'y pense et puis je comprend des choses des machins des trucs et c'est passionnant . Genre : qu'est-ce que la gravitation ? et pourquoi ça existe ? . Genre : pourquoi on dit que la nature a horreur du vide alors qu'en fait la nature adore le vide , la preuve c'est que du vide y en a partout ... ? ? ? Genre : tout le monde parle sans arret d'énergie , mais c'est quoi exactement l'énergie ? .... Bref , des questions de gamine en bas-age quoi ; pas des quéstions pour les Grands . Et bien j'adore ça . Tiens , ce qui est marrant c'est de démonter une phrase comme : "la vérité n'existe pas" . et bien cette phrase est en contradiction avec elle même . Bon , si ça interesse quelqu'un ,il saura bien comprendre pourquoi .... Donc voila pourquoi la pub je trouve ça interessant aussi . OUAIH ! je suis retombée sur mes pieds à force ... je suis toujours dans le sujet ...

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  23. "La vérité, c'est qu'il n'y a pas de vérité (y compris celle-ci)". Jacques Rouxel

    J'aime bien garder cette citation à l'esprit quand je sens que je m'enlise dans mes réflexionades aigues ou quand je cherche à savoir qui a raison ou tord, si c'est bien ou mal...

    Quelle énergie en tout cas Zoé! Vos posts sont souvent très pétillants.
    J'en profite, puisque ce post s'adresse à vous, pour vous dire que l'autre jour, j'ai trouvé votre propos sur le courage tellement pertinent que je me suis empressée de le noter sur mon petit bloc notes de citations lumineuses. Merci.

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  24. Merci à vous madame Myriam . mon orthographe c'est kataclismique ! dur d'être disorthographique , rien à faire pour en sortir mais voila , ça n'empéche pas de chercher à comprendre ...

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  25. Yves Robert, vous laissez tomber : "Et, je me suis laissé contaminé, pour ne pas vivre trop en marge." J'aime bien. Moi aussi je me suis laissée contaminer d'abord par la "baboune intello tourmentée" au début des années '80, pour afficher mes préoccupations (authentiques) sur la planète, et je me suis vite rendue compte que ça ne marchait pas. Alors j'ai observé les autres (je n'avais pas la télé), et j'ai affiché le masque du bonheur. Sauf qu'à force de faire semblant d'être heureuse, j'ai fini par y croire, et je l'ai été vraiment. Emportée par mon enthousiasme (et plusieurs autres choses), j'ai traversé l'atlantique
    mais là, je me suis trouvée en face de codes de communication qui m'étaient totalement étrangers, même si la langue est la même (en gros).

    Je croyais que c'était une question de géographie-histoire, mais en communicant avec certains français, il semblerait que c'est peut-être une question d'époque.

    Encore des questions.

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  26. Peut être la course au "jeunisme" pousse-t-elle les annonceurs à souhaiter que les mannequins ressemblent de plus en plus à des ados (sans les boutons faut pas exagérer quand même !) d'où la tronche en biais ! Une suggestion matinale, merci de cet exellent blog

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  27. Si c'est de la poussée d'hormones qu'il s'agit, alors non, c'est "la faute à personne : la vie, c’est comme ça…". Mes petits oiseaux, lorsqu'ils atteignent l'adolescence, ils en font voir de toutes les couleurs à leurs pauvres petits parents déjà épuisés de les avoir nourris, et qui préparent en plus la prochaine nichée.

    S'il s'agit des valeurs, et bien tout dépend de l'éducation durant l'enfance. A l'âge adulte on revient à ces valeurs, avec sa touche personnelle. Et là, tout dépend de l'amour reçu : avec une estime de soi équilibrée, il y aura harmonie entre les valeurs reçues et la touche personnelle, sinon il y aura des distorsions et des conflits intérieurs (et extérieurs).

    Pour la transmission des valeurs, il me semble qu'aujourd'hui il y a (au moins ?) deux obstacles : les parents ont moins de temps à consacrer à leurs enfants, et les média, qui prennent (en plus) une plus grande place partout (rue, écoles, foyers) prennent le relais dans l'enseignement des valeurs, qui pourtant ne sont peut-être pas toutes bonnes ; même si elles se veulent le reflet de la société actuelle, elles vont chercher des gens (jeunes surtout ?) qui n'en auraient probablement pas eu connaissance autrement.

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  28. Lorsque le miroir fait le sujet, lorsque le sujet devient objet, lorsque l'habit fait le moine, cela s'appelle la force d'inertie. Est-ce la faute à personne ? L'être humain est-il soumis à la loi des mouvements ? A la force d'attraction ? A la direction vers le bas imposée par la masse ?

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  29. On connait que les mannequins ,mene une vie a la foie plein de frustrations ( anorexie,manque de vie privee , manque d`intimite ,des tournages ailleurs ).Leur vie est loin d` etre une vie rose .Un boulot reste un boulot meme pour les mannequins

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