On nous pose souvent la question de savoir quand arrêter une thérapie.
On le voit à peu près (et encore, pas toujours…) dans les thérapies comportementales, ciblées sur la diminution ou la disparition d’un problème, l’atteinte d’un objectif défini au départ. Mais pour les autres, les thérapies de soutien, les thérapies humanistes, etc., comment savoir ?
J’ai l’habitude de répondre que la fin d’une thérapie, c’est quand le patient commence à s’ennuyer, à avoir le sentiment de tourner en rond, le sentiment qu’on se répète ou qu’on ronronne. C’est parfois confortable, la question n’est pas là. Mais ce n’est plus vraiment de la thérapie.
Il me semble qu’alors, il vaut mieux espacer, puis interrompre. Quitte à reprendre autre chose, ailleurs, si besoin. Ou à revenir plus tard. Ou tout simplement à arrêter toute forme de thérapie, et à continuer de progresser sur d’autres chemins.
Enfin, tout ça, ce n’est que mon avis…
Merci pour cet avis.
RépondreSupprimerEt c'est bien de savoir que c'est le patient qui décide ( là aussi c'est une belle étape )
Bonne journée et couvrez vous il fait plus froid
Docteur ANDRE, je crois que pour l’instant, votre blog est une vraie thérapie pour moi et qu’il est loin d’être ennuyeux ! Je ne tourne pas en rond encore, il me semble. Je suis cependant bouleversée par cet article qui tombe pile dans le questionnement qui est le mien actuellement et qui me turlupine. C’est très chic de dire « ce n’est que mon avis » mais ça ne me facilite pas la tâche car je ne sais pas très bien quel est mon avis à moi. Je suis assez perdue dans tout ça parce que les avis sont toujours un peu contraires et je me sens tiraillée.
RépondreSupprimerLa seule chose qui vient de moi c’est mon désir d’apprendre à faire confiance : c’est vrai qu’il y a plein de chemins pour ça et pour l’instant, il y a beaucoup de chemins devant moi. Je ne veux pas m’en affoler, c’est plutôt positif, je crois.
Pas simple de tenter de généraliser...
RépondreSupprimerQuelques pensées personnelles :
Des troubles cycliques peuvent nécessiter un suivi "cyclique".
Une thérapie trop longue peut devenir une nouvelle addiction.
Explorer de nouvelles pistes ne peut qu'ouvrir les horizons
une conversation est un échange, on partage ses idées, on se quitte il l'on peut penser maintenant après tout cela qu'elle est mon idée à moi, a t elle évoluée ?
RépondreSupprimerC'est drôle : à force de vous côtoyer tous les matins,vous devenez un personnage familier... ce matin je me surprends à lire le blog en me disant : "tiens publié à 7H22, on est moins matinal aujourd'hui"...
RépondreSupprimerLa thérapie prend fin le jour où le thérapeutisé réussit enfin à assassiner son thérapeute .
RépondreSupprimerOn ne peut pas généraliser en effet. Pour faire référence comme vous aimez le faire Docteur à un album d'enfant, "Un Chat est un chat" (Gregoire Solotareff) et donc chaque cas est particulier. Pour ma part je suis favorable aux thérapie brèves, après c'est l'enlisement. Tout est question finalement de thérapeute, ceux qui se contentent d'écouter, et après un laps de temps bien rigoureux terminent l'entretien, avec ceux là on peut rester des années...Par contre il y a ceux qui d'emblée essayent de donner une ligne directive, et qui nous poussent finalement au fur et à mesure à les quitter.
RépondreSupprimerBonjour Docteur André,
RépondreSupprimerVous interrogez aujourd'hui le désir du patient sans évoquer celui du thérapeute...
D'expérience il me semble que si le patient s'ennuie il en est de même du thérapeute, que la "zone de confort" de l'un devient souvent une "zone d'inconfort" dans la pratique de l'autre.
C'est pourquoi il me semble qu'en la matière le droit ou le devoir d'interruption, d'espacement ou de clôture de ce chemin de vie devrait être plus souvent partagé.
Bien à vous
je serai un peu d'accord avec Zoé. La thérapie peut s'arrêter quand il n'y a plus ce besoin addictif de la scéance mais au delà de çà quand le patient est capable de prendre de la distance avec son thérapeute, avec ses propos, voire de les critiquer , même vertement. Ce qui n'empêche pas la gratitude.
RépondreSupprimerMais ce n'est que mon vécu.
ça m'interpelle!
RépondreSupprimerJe livre ici mon expérience
Pendant une thérapie, j'ai fait un rêve que j'ai raconté au psy. il est apparu à la conteuse comme au spécialiste que ce pouvait être signe que c'était le moment d'arrêter. Cela ne faisait cependant pas mon affaire car c'était confortable cette possibilité de se "confesser" (c'est un des aspects) de décortiquer et de mieux comprendre et d'échanger.Nous avons donc poursuivi comme auparavant.
Quand je me suis sentie prête, j'ai arrêté en profitant de la longue coupure des vacances mais sans le formuler clairement au praticien. C'était conserver la possibilité de reprendre à tout moment.( Tout en ayant conscience que cette possibilité m'aurait été offerte tout autant en en parlant) Je crois que j'avais envie de reprendre la main, je m'émancipais! Bien sûr j'ai écrit rapidement ensuite: pour préciser que j'allais bien et remercier du travail accompli et du soutien que j'avais reçu. J'ai longtemps gardé un regret de ne pas avoir eu un dernier entretien et je l'ai exprimé plus tard dans un second courrier plus explicatif. Le mot "dernier" me faisait peur, je n'aime pas les bouclages. J'ai progressé avec cette thérapie et j'ai poursuivi sur la même route. Bien des livres, surtout les vôtres m'ont aidée!
Bonjour,
RépondreSupprimerLes psychanalystes doivent faire une analyse avant de pouvoir exercer, qu'en est-il des psychotherapeutes comportementalistes? Comment reconnaitre une fin de therapie si l'on ne l'a pas experimente soi-meme? Comment differencier un ronronnement d'une resistance du patient?
Je comprends et j'apprecie que vous nous parliez des pratiques que vous utilisez pour aider vos patients, la TCC, la pleine conscience mais il est vrai aussi que je suis un peu etonnee de l'absence de reference a la psychanalyse ou meme a la psychiatrie dans vos ecrits. La Psychiatrie a t-elle encore sa place pour les psychiatres ferus de psychotherapie?
Bonne réponse..
RépondreSupprimerJe trouve moi les reponses des lecteurs certainnes d'une candeur exquise!
RépondreSupprimerBonjour,
RépondreSupprimerMon humble avis au sujet de la TCC, c'est que dés le départ, elle est basée sur un "contrat", la disparition d'un problème, d'une phobie, d'une addiction, etc.. Ensuite, c'est clair que les objectifs peuvent évoluer vers d'autres buts parce que le champ d'application est très large. C’est une démarche qui demande un réel travail de coopération et cela doit être aussi évalué pour permettre des mises au point. Je reconnais que j’ai une vision un peu marchande qui n’est pas à l’image de l’alliance thérapeutique qui peut s’instaurer mais pour moi cela a l'avantage de définir un cadre pour que chacun sache ce qu’il attend de l’autre. On peut donc s’y référer si besoin...
C’est difficile pour moi de faire un commentaire objectif sur la psychanalyse, ne serait ce que parce que la psychanalyse a eu des effets dévastateurs dans ma vie car j’ai consulté plusieurs psychiatres-psychanalystes qui ne m’ont jamais diagnostiqué et ont donc oublié leurs casquettes de psychiatre… beaucoup trop de temps perdu que je paye encore bien des années après… je n’ai pas de phobie mais bon, faut pas me chercher !^^
Christophe André dans un article de sciences humaines "Les psychothérapies N°15 - juin-juillet-août 2009" au sujet de la durée des psychothérapies.
Vous pouvez le lire à cette adresse:
http://www.le-cercle-psy.fr/les-therapies-comportementales-et-cognitives_sh_23907
Bonne compréhension!
Un signe qui ne trompe pas, c'est lorsque le thérapeute s'endort dans son fauteuil... ;=)
RépondreSupprimerCher Mr André,
RépondreSupprimerVous êtes décidément à l'écoute de vos patients lecteurs...Ce matin, nos habitudes ont été bouleversées ! 7h 22 me paraît plus humain pour se lever et écrire / consulter un blog !...quoique...sur canalblog aussi, on peut préparer et poster à l'avance ses billets (-; Ah la magie de la technologie !
Bonne journée !
Cathy
Un autre signe, c'est quand le demandeur n'a plus de demande à formuler et qu'il est apaisé.
RépondreSupprimerIl est temps que le petit vélo progresse alors seul sans ses stabilisateurs...
Heureuse alors si j'ai pu y être (un peu) pour quelque chose.
j'ai été suivie par un psychiatre à 17ans, pdt qqes années; Puis j'ai décidé d'arrêter.
RépondreSupprimerJe l'ai regretté ....Mais c'est lui qui me manquait, son attention, le fait qu'il s'inquiétait sincèrement pour moi. Ailleurs je ne retrouvais pas cela, ceci dit en passant en moi non plus, et il le savait; c'est vrai il était unique pour cela! Ces quelques lignes pour une Immense Reconnaissance envers lui.
En revanche,Il y a peu j'avais repris une thérapie et j'y ai mis fin sereinement parce que je suis rendue compte que j'avais besoin de me responsabiliser et que j'y étais prête. Bien sur, c'est aussi parce que la thérapie a été efficace et en lien avec le présent et non avec le passé. Et je le lui ai dis. Je sais que reprendre quotidiennement la méditation m'a aidé à cette prise de conscience et cela continue. Essayer de trouver la paix, jour après jour et avancer...
BOonne après midi
WoW! Sujet inspirant ce matin. Je reviendrai avec mon questionnement et mes rélexions plus tard. Par contre, je vous laisse avec une image que j'utilise souvent en thérapie. Je trouve que quand j'accompagne quelqu'un c'est comme si on était aur un tandem et c'est toujours le client qui est assis à l'avant. Steve de Shazer qui était un pionnier de l'approche orientée vers les solutions disait que la thérapie doit toujours durer le moins longtemps possible...
RépondreSupprimerPour ma part ce sera quand je n'aurai plus de souffrance ou du moins quand j'arriverai en m'en protéger. Comme la souffrance provient des autres ce n'est pas toujours facile de se faire entendre et par là respecter, et il y a des jours où j'arrive mieux que d'autres à me protéger, à prendre du recul. Alors aujourd'hui j'ai levé le pied pour la tenir éloignée ne me sentant pas la force de l'affronter. Et j'aimerais ne plus avoir cette souffrance pour pouvoir évoluer dans ma vie intérieure et pouvoir m'ouvrir plus aux autres.
RépondreSupprimerMerci de me donner la possibilité de m'exprimer sur ce blog.
Chaleureusement
Bon aujourd’hui c’est décidé J'ARRÊTE !!
RépondreSupprimerBen c’est vrai quoi !
J’irai bien explorer d’autres pistes…
Mais heu… là … t'es sure ??…
Juste une petite dernière pour la route…
MOUAIH ...C’est ça ... on en re-cause la semaine prochaine !!
Bonne journée ;-)
Cher Auteur,
RépondreSupprimerUn petit mot pour dire simplement que je partage l'avis de Bipote, comme souvent d'ailleurs, même si je ne l'écris pas à chaque fois.
Personnellement, au fond de ma souffrance, j'ai préféré l'échelle que me tendait la TCC, à la pelle de la psychanalyse qui me demandait d'encore creuser pour trouver des causes très hypothétiques ou directement en lien avec le dogme freudien. Sauf, qu'au début, il y avait pas d'échelle. Heureusement, maintenant on en trouve plus facilement.
Merci pour le lien à lire.
Phobiquement vôtre
A.G.
Je rejoint Bipote et AG
RépondreSupprimerDans le sens ou effectivement la TTC m’a offert dans cadre « rassurant », des outils concrets qui m’ont permis progressivement de trouver mes propres solutions, de gagner en autonomie, et en confiance.
Il n’empêche que, si j’ai appris à gérer une certaine fragilité, à l’accepter, aujourd’hui, il m’importe de comprendre, d’y mettre du sens.
Et aujourd’hui, merci la TTC, je me sens prête à prendre « l’ap-pelle » et creuser en "profond’heurt".
Ma conviction est que : Tout n’est pas bon à prendre, tout n’est pas bon à jeter, en fait c’est surtout une question de personne et de moment, à chacun de choisir ce qui est bon pour lui aujourd’hui.
J'ai parcouru votre site rapidement, KTS (ne le prenez pas personnel, j'ai des livres de la bibliothèque à peine feuilletés), et votre situation ressemble beaucoup à la mienne (j'ai aussi commencé mon récit mardi dernier), sauf que je n'ai pas d'états d'âme, seulement des réactions aux attaques qui fusent de toutes parts vu ma situation. Les états d'âme surviennent seulement après quelques mois de répis. Bon courage.
RépondreSupprimerMerci, Unsensée, vous m'avez fait réaliser autre chose aujourd'hui : on ne se sort pas d'une obsession en transformant la libération de l'obsession en nouvelle obsession.
J'ai une autre grosse tartine à propos des différentes thérapies et de leur fin, je vais essayer de couper un peu avant.
vous dites des choses passionnantes toutes et tous... et il nous faudrait des pages pour échanger sur ce sujet!
RépondreSupprimerje rejoins également Bipote,AG et son échelle... j'aime cette image!
Par un autre bout de la lorgnette, je "cotoie" dans mon travail quotidiennement des patients (mais ne suis pas leur thérapeute) et je ressens parfois leur côté "addict"...ou l'envie de ne pas changer une habitude, ou ce fameux ronronnement que vous mentionnez Christophe... et là oui ce n'est plus de la thérapie! Arrêter cela ne veut pas dire non plus fermer la porte : il peut y avoir des épisodes qui permettent de faire le point ou de prendre à nouveau un autre chemin.
Par ailleurs en vous lisant, je me suis demandé si ce sujet n'arrivait pas à point pour qu'on se pose la question de la fin de ce blog? J'y songeais il y a quelques jours lol Quand ou comment s'arrêtera t il? houuuuuuuu je sens que je vais me faire lyncher, alors je repars vite sur la pointe des pieds en nous souhaitant à tous encore plein de belles discussions en ce lieu.
Anne
Bonjour a tous,
RépondreSupprimerPremiers pas sur ce blog, que je me suis regalee a lire en 2 jours... (je n'ai pas les accents sur mon clavier, je m'en excuse pour la lecture...)
J'ai un peu peur de laisser un message ici, parce que je trouve que les gens parlent tres bien, ca m'intimide!
Mais le sujet du jour m'interpelle!
Pour moi, ca c'est arrete quand j'ai change de ville pour mes etudes, assez loin... Mais en meme temps, je pense que mon psychiatre avait su me donner les bons outils pour affronter mes tourbillons d'emotions parce que c'est plutot bien alle ensuite!
Je pense aussi que cela peut s'arreter si on arrive (par soi-meme ou par un tier) a regarder ce que sera notre avenir si on fait du surplace (j'avais un peu cette tendance la : reflechir sans arret sans pour autant integrer ce qu'il en ressortait). En tous cas, je parle pour moi, vraiment... Je pense qu'on m'a un peu poussee a regarder devant et ca m'a vraiment fait "clic" : Ah non, ca va pas!
Enfin,.. je reflechi encore en ecrivant!
Sinon, je serais cachee dans l'assemblee a l'Universite de Montreal pour votre conference au mois de Novembre... J'ai hate.
Selon moi, une psychothérapie est un contrat entre deux personnes, donc la fin de la thérapie doit s'envisager à deux entre le thérapeute et son patient, même si c'est souvent le patient qui donne le "la" pour partir, par pitié les patients, n'arrêtez pas votre thérapie du jour au lendemain sans prévenir! Je dis cela car étant thérapeute psycho-corporel, je trouve excessivement dommage quand un patient arrête sa thérapie sans crier gare. Donc s'il y a un lien de confiance entre le thérapeute et le patient, je dirai que l'arrêt de la thérapie doit être un des sujets de la thérapie...Dou you understand?
RépondreSupprimerBonsoir,
RépondreSupprimerdu côté du patient, je crois que c'est quand il se sent assez fort pour marcher seul ou que l'aide apportée par son thérapeute ne le comble plus, qu'il a besoi d'aller chercher ailleurs.
Mais question à présent; arrive-t-il qu'un psy arrête la thérapie d'un patient parce qu'il s'ennuie ou n'a plus le sentiment d'apporter assez son malade ? en a-t-il le droit ?
Bàv,
B.A.
Pascale P-R a dit…"Donc s'il y a un lien de confiance entre le thérapeute et le patient, je dirai que l'arrêt de la thérapie doit être un des sujets de la thérapie...Dou you understand?"
RépondreSupprimerJe préfère comprendre que si il n'y a pas un lien de confiance dés le départ, ce n'est même pas la peine de commencer.
Des expériences où, abusant de la confiance et de l’ignorance du demandeur de soins, certains « psys » s’ingénient à instaurer un état de dépendance durable sur leurs patients après avoir détruit leurs repères et points d’appui. Pire, à en faire des agents recruteurs zélés pour étendre et endoctriner leur clientèle captive.
Je rejoins tout à fait AG sur le pelletage des thérapies "traditionnelles", et je suis entièrement d'accord avec Hanna qui soulève l'importance de la question : "Comment différencier un ronronnement d'une resistance du patient?", parce c'est précisément le problème que j'ai eu avec mon psychologue (2007). Il a réussi à me faire parler de mon enfance malgré mes protestations, et une fois qu'il a eu fini de "jouer au Freud avec moi", je suis arrivée au bout de mes moyens de le payer. Mais s'il m'a généreusement offert quelques séances gratuites pour "continuer le processus de guérison", il est alors resté aussi impassible qu'un distributeur automatique lorsqu'on ne met pas de pièce dans la fente. A la fin, il s'est réveillé pour m'accuser d'être trop dépendante des autres et de n'avoir aucune limite (je me suis longtemps demandé ce qui n'allait pas chez moi encore, pour être comme ça !).
RépondreSupprimerEn lisant les textes aujourd'hui il me semble comprendre ce qu'il voulait dire. Il devait sans doute parler de la dépendance confortable dans laquelle s'enlisent certains patients pour leur relation avec leur thérapeute. Je pouvais bien ne pas comprendre, je ne vois la thérapie que comme une paire de béquilles le temps de retrouver la capacité de me tenir debout et marcher toute seule (pas très flatteur pour un psy). De plus, depuis très jeune, je suis plutôt très autonome et responsable et aujourd'hui souffrant justement du déni total de ces valeurs si importantes pour moi, de la part de tout mon entourage (travail, voisinage, famille), c'est dire en passant la douleur de me retrouver en dépression aujourd'hui : ils ont gagné, je ne suis vraiment plus qu'un gros bébé ! Ils sont tous là maintenant à me donner des conseils et me secouer m'enfonçant encore plus. A eux s'est ajoutée toute une foule de gens que je ne connais pas : "Mais voyons madame, il faut payer !" et ceux à qui je demande de l'aide : "Mais madame, vous auriez dû faire cette démarche beaucoup plus tôt !", il est toujours trop tard, "Mais non, tout n'est pas perdu, il y a les Restos du Coeur et l'Armée du Salut", merci, ça m'aide beaucoup à remonter la pente.
Pour en revenir au psy, je le consultais pour qu'il m'aide dans mes blocages actuels face au travail (à cause du harcèlement) et face à l'organisation dans mon logement (harcèlement aussi), parce qu'il était urgent que je puisse retourner travailler. Oubliant qu' il avait d'emblée lui-même fermé la porte dès la première séance -- "Vous n'avez qu'à déménager et trouver un autre emploi", c'est simple, non ? "Maintenant, parlez-moi de votre enfance, comment étaient vos parents avec vous ... j'ai absolument besoin de le savoir pour comprendre" -- il a probablement considéré mon silence durant les séances gratuites comme ce fameux "ronronnement" alors que je tentais désespérément de surmonter le nouveau blocage que lui-même avait créé, et l'urgence de retourner travailler me pesait de plus en plus. A la fin, au lieu de m'aider à parler comme il l'avait fait pour mon enfance, c'est devenu : "Si vous voulez que je continue à vous aider, il va falloir aller travailler et revenir avec un chèque".
Merci bien les thérapeutes ! J'ai juste à ôter ma dépression comme une combinaison et l'enfiler de nouveau lorsque je reviendrai vous voir avec un chèque.
Plus tard, j'ai essayé de voir un autre psy, même topo : "Parlez-moi de votre enfance, comment étaient vos parents avec vous ... j'ai absoluement besoin de le savoir pour comprendre". Lui était beaucoup plus calé en sciences et "dans le vent" : au bout de 50 minutes (cette fois j'ai abrégé), sans avoir recours à tout l'attirail des CSI, il a réussi à découvrir que mon problème était génétique. Impressionnant ! Et en plus, il voulait bien m'aider. M'aider à quoi ? A changer mon ADN ?
De nos jours il faut être fait drôlement solide pour demander de l'aide.
Vous avez raison Bipote (et merci pour le lien plus haut), il y a beaucoup d'arnaque là-dedans, même s'il existe un Ordre des Psy. Mais je crois que le problème vient de la base : leur formation. Ils semblent tous sortir du même moule. Après il y a la personnalité : une fois dans un cabinet, ils semblent s'asseoir sur leurs diplômes, aucune écoute, aucune nécessité de mettre leurs connaissances à jour. La technique acquise est amplement suffisante à leurs yeux.
RépondreSupprimerEn 2003 j'avais déjà tenté de trouver de l'aide (harcèlement au travail), je fais part à la psy que je souffre qu'on refuse de me voir telle que je suis, avec mes capacités, que je me sens dénigrée, qu'on refuse de m'écouter, que j'étouffe et n'en peux plus de me sentir manipulée comme une poupée ... et tout ce qu'elle trouve à m'offrir, c'est de m'HYPNOTISER pour aller chercher DANS LE PASSÉ ce qui peut bien faire que je me sens comme ça aujourd'hui !
Merci Dr André, je crois beaucoup dans les TCC, mais encore tout dépendra de la bonne volonté des thérapeutes. Espérons que ceux qui se contentent de la technique resteront assez efficaces. De plus il faudra aussi que ça devienne accessible dans les organismes pour les démunis. En attendant, bon courage, et prenez soin de vous, on a besoin de vous encore.
Dorothee, moi aussi je trouve que les gens s'expriment bien et cela m'intimide également. Par contre, quand on affronte ses peurs progressivement, avec régularité et assez longtemps c'est toujours la peur qui recule(clin d'oeil a Psychologie de la peur).
RépondreSupprimerLes gens de ce blog sont tellement ouverts que chacun y trouve sa place.
Souvent en début de démarche, j'aime bien demander aux clients
RépondreSupprimer- Quand saurons-nous que la thérapie est terminée?
Cette question est aussi fondamentale pour moi que la fameuse question:
- Pourquoi maintenant?
Cela me permet de travailler sur les objectifs du client et non sur les miens... et de savoir ou le client souhaite arriver. Je considèe que le thérapeute est l'expert du processus alors que le client est l'expert de sa propre vie.
Pour ce qui est de l'attrition, je demande aux clients en début de processus de me prévenir si jamais ils décident de ne pas poursuivre leur suivi. La majorité des clients m'en informent et souvent je constate qu'ils décident de ne plus venir car ils se portent mieux contrairement à ce qu'on pourrait penser ...
Quand j'ai l'impression de tourner en rond, je le reflète aux clients tout simplement. Même chose si je me sens inutile.
Souvent la thérapie se termine quand le client se sent solide dans l'atteinte de ses objectifs et je travaille deux fois plus forts sur ses compétences, ses habiletés, ses forces que sur ce qui va moins bien. Je vois la thérapie comme une partie de tennis sauf que le client et moi on joue du même côté donc je veux que mon partenaire soit fort... J'utile l'approche orientée vers les solutions, l'approche narrative et le TCC. Je crois que l'approche est plus qu'une approche mais reflète plutôt une philosophie de l'être humain.
Wow, contrairement à mon habitude, j'ai été longue.
Client et patient: toute l'ambiguïté de cette relation si particulière est là
RépondreSupprimerMerci Anonyme, c'est vrai qu'au Québec il n'y a pas d'ambiguïté, on dit "client" même dans les hôpitaux. J'avais oublié.
RépondreSupprimerLa fin d'une thérapie, je la voie,
RépondreSupprimercomme les premiers pas que l'on fait,
dans la vie.
Ne s'agit-il pas de refaire du lien,
Là ou il y a eu défaillance?
De redonner du sens à des histoires de vie,
qui n'en n'ont plus?
Ce serait le moment ou l'on a acquit assez de confiance,
Pour ce risquer à lâcher la main de l'autre,
Celui qui durant plrs années vous auras permit d'acquérir cette confiance ou le moment venu,
vous pourrez enfin aller en confiance vers vôtre devenir!
Sachant que rien n'ai définitif.
J'ignore volontairement les rechutes,
sachant qu'il y a des chemins plus difficiles, les uns que les autres!
De plus je considère aujoud'hui cette démarche comme mon mode de vie,
N'est-on pas amenées tout le long de nôtre existence à se remettre en cause,
Ce qui rend de faite la vie passionnante.
Positions! NON?
Bonne Journée
ANNE
Il n'en relève pas moins du parcours initiatique que de rencontrer, un thérapeute vraiment. humaniste!
Il semble que je ne sois pas la première à le dénoncer, il faut le dire.
Le TouT Pouvoir, de ce corps médical,
contre lequel le patient n'a aucuns recours.
Et la règle première étant une soi disant Éthique?
Payez pour le prix de sa propre souffrance,
Bien catho ce truc!
Comment peut-on tout simplement imaginer que l'on puisse apprendre la compassion,
a travers des lectures.
Cette pratique ne peut-être selon moi,
que l'oeuvre de grands Artistes.
Car toucher à l'humain, signifi avant tout,
Se situer bien au delà de la médiocrité.
Je crois qu'après tant de chemins parcourus,
Avoir du être confrontée,
à tant de "marchands du Temple",
Je crois que bon nombre de patients,
auraient beaucoup à apprendre,
aux détenteurs de tant de pouvoir,
Sur "nos cerveaux innocents" .
Boulezail, dans les hôpitaux au Québec, on dit patient. Sinon, aileurs on dit client même si les services offerts sont gratuits. Pour ma part, je travaille pour le Ministère de la santé et des servcies sociaux (MSSS) et nos services sont gratuits.
RépondreSupprimerC'est vrai Rachel, on dit patients pour les individus mais clientèle pour l'achalandage. J'aurais dû nuancer.
RépondreSupprimerJe suis allée au CLSC vendredi. Ils sont en train de tout restructurer. J'espère pouvoir y renconter des personnes plus en mesure de m'aider que l'année dernière.
Signe que je fais des progrès : ils n'étaient pas habilités à faire ce que je leur demandais, mais cette fois, j'ai été capable d'insister "effrontément", et (après information) j'ai pu obtenir ce que je voulais.
Vous m'impressionnez Rachel, mais je ne suis pas St-Pierre.
Un signe de fin de thérapie ? lorsque le client fait tout seul les demandes et les réponses...
RépondreSupprimerJe ne connais que la thérapie narrative... que j'ai trouvée brève et efficace.
A chacun son chemin......
Je n'aime pas trop le mot client, mais patient suppose qu'on est malade... alors entre deux mots/maux choisir le moindre ?
Je ne comprends pas ta dernière phrase Boulezail. Je n'ai rien d'impressionnant et ce n'est pas mon objectif d'impressionnée non plus mais par contre je suis assez facilement impressionnable. Je suis bon public...
RépondreSupprimerFrançoise, loin de moi, l'idée de lancer un débat sur patient ou client. Je ne crois pas avoir de préférence en fait. Pour les approches, je crois que cela dépend. Personnellement, je trouve que le TCC au niveau des troubles anxieux est assez imbattable. En plus, quand on apprend par les livres, c'est pas mal l'une des approches les plus populaires...