jeudi 2 décembre 2010

Obligés de respirer


La «terrifiante» obligation de ne jamais s’arrêter de respirer...

J’ai rencontré plusieurs fois des patients très anxieux pour qui penser à cela devenait parfois un point de départ à des attaques de panique. Ils me racontaient que depuis qu’ils étaient petits, ça les prenait parfois, en prenant conscience de leur dépendance à l’air, inspirer, expirer, et comme ça jusqu’à la fin des temps...

Je me souviens d’une patiente pour qui le pire cauchemar aurait été de finir dans un poumon artificiel, vous savez, ces énormes machines dans lesquelles on plaçait autrefois les personnes chez qui la poliomyélite avait paralysé les muscles respiratoires. Il fallait toujours quelqu’un pour activer le soufflet. Puis, avec l’électricité, ça marchait tout seul, mais tout de même...

Je me souviens qu’au début, je récupérais un peu ses angoisses à force de l’écouter et de travailler sur ça avec elle, et qu’une ou deux fois je me suis réveillé alors la nuit avec l’impression de m’étouffer. Puis ça m’a passé, et à elle aussi. Depuis que je pratique la méditation de pleine conscience, je crois bien que cela ne m'est plus jamais arrivé ; et à la patiente non plus.

Je me souviens que le terme «poumon d’acier» m’impressionnait, moi aussi, quand j’étais enfant.

Je suis bien content que le vaccin contre la polio ait été inventé...

Illustration : un poumon d'acier d'autrefois.

36 commentaires:

  1. C'est exactement la sensation que j'ai éprouvée lorsque j'ai commencé (à 50 ans, il parait que c'est à ce moment-là qu'on dissocie difficilement la respiration nasale et buccale) la plongée sous-marine : une sorte de terreur, l'impression de ne plus savoir respirer. Apprendre à économiser les mouvements, à être attentif aux sensations nouvelles, à se calmer ...

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  2. Un soir j'étais dans mon lit, les yeux fermés, et je manquais d'air avec l'impression que quelque chose m'oppressait, juste devant mon visage. J'ai ouvert les yeux et j'ai vu une ombre noire filer à toute allure. C'était elle qui était penchée sur moi. Depuis, j'ai compris que j'avais vu un "flyer" comme ceux que décrit Castaneda. Depuis, comme lui et pour en avoir vu deux autres (jamais agressifs, juste intrusifs), je dors avec une petite lumière. Je crois que les enfants doivent pressentir ces présences et que c'est pour ça qu'ils ont peur du noir...

    Ah oui: bonjour ;-)

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  3. Phobie des rats2 décembre 2010 08:05

    Puisqu'on en est aux terreurs...

    Pour ma part, j'ai une phobie des rats. Je monte sur les chaises quand j'en vois un. Oui comme dans les Tex-Avery! Et comme j'ai vécu à l'étranger, dans des pays où on voit encore hélas des rats...j'ai même dû aider mon ex-mari à en tuer un, un, jour avec un balai!

    Bref, bonne journée.

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  4. Aaaaah la respiration. Avant de commencer à prendre des cours de chant, je ne me posais pas de question là dessus. Et puis, il y a eu le chant. "Inspire bien, baisse ton diaphragme, gonfle le dos et utilise les abdols pour faire sortir le son." Wow.... j'en ai fait des cauchemars et des nodules, petits, mais nodules quand même. Rééducation chez une logopède car au finish le problème venait de ma respiration pour parler, pas pour chanter car le chant demande un effort que je faisais et sollicite plus les cordes vocales enfin un peu long à expliquer. Tout ça pour dire, que la façon de respirer, meme si respirer est naturel, est influencée par notre état psychologique (mon problème venait du fait que je voile ma voix parlée, je trouve cela plus chaud, plus acceuillant) et le corps, la respiration parfois vient briser l'équilibre que l'on tente mettre en place.
    Bon, voilà, je pourrai vous en parler des heures encor' mais il va falloir que je pense à aller travailler. Bonne journée à tous.

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  5. Comme c'est réconfortant,de penser que la thérapie spirituelle fonctionne.Merci, docteur pour vos convictions et leurs pratiques quotidiennes avec preuves d'efficacités.

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  6. J'ai également assez souvent peur de manquer d'air. Il y a quelques années, lors d'une visite guidée au palais des Papes à Avignon, je me suis retrouvée enfermée dans une petite pièce, pas toute seule - c'est peut être là le problème - on était nombreux et serré, de plus, il faisait chaud, j'ai dû sortir, j'ai cru que j'allais perdre conscience, j'avais du mal à respirer et apparemment j'étais la seule à avoir ce problème. Je me suis alors dit que c'était certainement psychique.

    J'ai aussi toujours cette peur d'être coincée quelque part. Sur l'autoroute, par exemple, j'ai beaucoup de mal à doubler les camions. Trop peur de me retrouver coincée entre la barrière de sécurité et le poids lourd.

    J'arrive encore à prendre les ascenseurs mais, de la spéléologie, c'est certain, je n'en ferai jamais.

    Ceci dit quand je vois sur cette page consacrée au poumon d'acier (premier lien) cette salle remplie de personnes allongées dans ces appareils... je me dis que je n'ai pas trop à me plaindre.

    Merci pour la découverte (qui m'a aussi fait penser aux camisoles de force...quelle horreur...)

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  7. Petite pensée pour les asthmatiques, quand on se demande si on va pouvoir inspirer de nouveau...

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  8. Ouaih ! Colonel ... et les cachalots 2 heures à 1km de profondeur . Alors ? ... Ceci dit , certaines sardines passent des années dans des petites boites sans queue ni tête et en plus remplies d'huile . Alors ? ... Et la Vénus de Milo , toute nue et toujours souriante pendant des siécles . Alors ? ...
    Plus fort encore ! E.T l'extraterrestre qui est rentré à la "MAISÔN!" à bicyclette en parcourant à peu prêt 3634 Milliard de kms . Alors ? ......
    On fait moins le malin ! Colonel ! Hein ? .....

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  9. Que cette photo est terrifiante...Elle me fait penser au film "au nom de la rose"...si je respire, c'est tout simplement que je suis en vie. Prendre conscience de sa respiration et l'ouvrir, l'amplifier cette respiration, pour moi, c'est me faire du bien, faire du bien à mon corps qui en a bien besoin.

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  10. Woody vieux grabataire2 décembre 2010 12:23

    Hey, ZOE, savez-vous pourquoi les jeunes tsars de Russie meurent d'infarctus, incapables de respirer ?
    Hé ben, parcequ'ils dînent à l'huile (tsardines à l'huile).

    Ils auraient dû suivre un régime végétarien...

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  11. Eh bien...je crois qu'on a parfois bien besoin de se faire oxygéner le cerveau. :)
    Merci de me faire rire en tous cas.
    On voit sur le net que le rire aide à mieux respirer, je ne sais pas si c'est vrai...

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  12. Les personnes dont nous parlent Christophe André, si j'ai bien compris, n'ont pas peur de manquer d'air, elles sont terrifiées par leur dépendance à l'air,par le fait d'être obligé de respirer. Le fait que se mécanisme s'opère malgré eux les angoisse.
    Des commentaires nous disent: moi, c'est l'inverse, je suis heureux de respirer, la respiration c'est la vie, ou alors j'ai peur de manquer d'air, du noir,des sardines, ou de ma soeur. N'y voyez aucun sarcasme, mais le fait que ce n'est, à mon sens pas la respiration qui est en jeu, ni le noir, ni les souris, ni je ne sais quoi, mais la représentation qu'on s'en fait. Il n' y a pas d'acceptation du fait, même mystérieux, mais le déclenchement de processus d'interprétation, de spéculation imaginaire,de cristallisation entrainant le cortège d'anxiété , panique etc. En d'autres termes, ce n'est pas l'émetteur qui est en cause mais le récepteur. Le message est brouillé, parasité par le récepteur, un parasite fait de croyance, d'angoisse dont les racines sont à rechercher.
    Ce n'est pas toujours vrai, bien sûr, et quand l'émetteur est un gros balaise qui pointe une arme sur vous, il est logique et utile d'avoir peur.
    D'ailleurs, C. André nous dit qu'il a récupéré un peu l'angoisse de ses patients et qu'ensuite, grâce à la méditation entre autres, il arrive à s'en débarasser. Entre temps, il a continué de respirer et de penser, toujours et toujours.
    Ce n'est sans doute pas en répétant aux gens qui ont peur de respirer, que c'est beau et joyeux de respirer qu'ils se libéreront de leur peur. Ne serait-ce pas plutôt de les faire travailler sur la source de leurs difficultés, c'est-à-dire leurs angoisses, ses mécanismes, et pourquoi pas par la méditation, la respiration,l'action, l'écoute fraternelle, la présence etc .
    En tout cas, çà m'a réchauffé de taper tout ce texte!

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  13. Merci Stephane pour ces précisions.
    Je suis pas très douée pour comprendre certaines choses.
    Désolée d'avoir fait part de mes problèmes.
    Je retourne à mes tâches ménagères, là au moins, je commets moins d'erreur.

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  14. Au lieu de demander à quelqu'un d'actionner le soufflet, ils auraient dû fabriquer un soufflet actionné par le patient lui-même, par une dynamo avec des pédales! Je plaisante. Et puis ça aurait essoufflé le patient. Quand je vois cette machine, je me dis que la médecine était plus tortionnaire que la vie: au moins la vie s'arrêtait d'elle-même quand elle ne pouvait plus assumer! Quel intérêt de maintenir en "vie" quelqu'un qui dépend d'une telle machine ? Si encore ils avaient eu le Net pour s'occuper...

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  15. Merci Zoé pour ton commentaire, j'ai éclaté de rire. ça fait du bien de rire, la thérapie par le rire, est-ce que ça existe? Pouvoir rire de tout, à commencer de soi-même, ne pas se prendre trop au sérieux. Rompre la tristesse comme on rompt le jeûne avec une histoire drôle, atténuer ses phobies par le rire et l'autodérision, je crois que c'est possible.

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  16. Merci Assila . En fait je pense que le bonheur , la sérénité , ne peuvent pas être des compétitions . Voilà aussi pourquoi j'avais fait ce commentaire . Les thérapies autentiques ne doivent pas être des performances et encore moins à mon avis la spiritualité . Parceque si ça consiste en la recherche d'un "systéme" ou de techniques psychiques pour dominer la matiére , le corps , alors c'est pathétique et grotésque , alors celà m'a fait rire . Le style du Yogi qui passe une nuit à ce geler les couilles pour démontrer la suprématie de l'ésprit sur le corps , désolée mais moi ça me fait marrer . Et le mec qui peut réster 12 minutes sans réspirer , je m'en tappe de toute cette frime pseudo spirituelle . Et j'ose éspérer que le sens des thérapies du DOC ce n'est aps de se la pêter genre : "Ouaih ! Moi j'ai sauvé des patients par la force spirituelle de mes thérapies".... Parceque si c'était celà alors ce serait pathétique . Le culte de la performance thérapeutique , pitié pour les malades . Et le coup de :"OH! Docteur j'admire ce que vous faites pour les forces de l'ésprit!" , Non , pitié ! assez de fayotage .... Oui le rire c'est bien aussi pour pleins de choses . Nottement pour échapper aux illusions .

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  17. En parlant de respiration retenue et d'apnée... Moi j'adore, lorsque je vais à la piscine, nager sous l'eau et essayer d'aller ainsi le plus loin possible...jusqu'à ce que je remonte pour prendre une vrai grande bouffée d'oxygène. Ce moment-là est comme une renaissance, un peu. C'est, en moins intense, ce que doivent ressentir les nouveau-né lorsque pour la toute première fois leurs petits poumons se remplissent d'air.

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  18. @cassonade
    ? je ne suis pas dans le registre du bon ou de l'erreur, du bien ou du mal. Je propose ma lecture, mon décryptage des peurs, c'est tout et je suis peux être complètement à côté de la plaque! Si vous y avez lu quelque chose de condescendant, c'est que je me suis mal fait comprendre.
    Dans votre témoignage, vous dites "c'était certainement psychique ", je ne dis rien d'autres. Je ne suis pas psy, je donne un témoignage même si aujourd'hui il n'est pas illustré d'anecdote. Aider à comprendre comment je fonctionne, m'aide à me libérer mais, pour n'en retenir qu'une, il m'arrive encore dans certaines circonstances (et pas en rêve) de sentir que je manque d'air et de me débattre violemment. Je n'en éprouve aucune honte. Ne croyez pas que je me situe au-dessus de la peur. C'est comme si, on pensait qu'un psy n'a aucune angoisse parce qu'il en parle.
    Ne vous dévalorisez pas. Je pratique tous les jours les tâches ménagères et j'empile les conneries comme les assiettes!
    Bonne fin de journée.
    PS : j'adore la casonnade!

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  19. @ Phobie des rats

    Quand j'étais enfant et qu'un animal m'inspirait une certaine frayeur, ma grand-mère me répondait toujours:

    "La petite bête ne mangera jamais la grosse!"

    Sans autre commentaire

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  20. "Encore respirer ? Mais c'est fatigant à la fin !" fut ma première réflexion en lisant le titre d'aujourd'hui.

    Si vous laissez un instant vos casseroles pour revenir ici, Cassonade, vous verrez que j'ai bien aimé votre commentaire. J'ai aimé celui de Stéphane aussi qui, loin de vous critiquer, ne faisait que donner son interprétation des mécanismes de peur, je crois.

    Il ne faut pas avoir peur de se lancer dans de nouvelles choses, de se lancer dans la vie à cause de l'éventualité de commettre des erreurs, c'est là où je suis tombée il y a quelques années, à force de subir des revers systématiques, jusqu'au au moindre mouvement. Moi qui avais tant de projets et n'avais jamais craint de prendre des risques, je suis devenue complètement léthargique. C'est ce que m'a fait prendre conscience "Imparfaits, libres et heureux" de Christophe André alors que je me sentais totalement coincée dans cette impasse. Tout avait fini par me sembler me prouver que j'étais vraiment trop nulle pour mériter de continuer à vivre, et de respirer. Et je m'apercevais même que je ne respirais presque plus. Lorsque j'en prenais conscience, j'essayais de respirer profondément, mais ça restait bloqué, comme si mes poumons s'étaient atrophiés.

    Ce que dit Stéphane me semble important : prendre conscience de l'éventualité de distorsion de nos perceptions. Grâce à ce livre, entre autres, j'ai réappris, par exemple, à faire la différence entre des événements graves, des simples contrariétés, ou des catastrophes, que cela vienne de moi (erreurs, maladresses, ...) ou de l'extérieur (paroles ou actes vraiment délibérément malintentionnés -- il y en avait encore, et je devais m'en protéger -- et ma susceptibilité devenue exacerbée).

    Et je crois bien que moi aussi, j'aurais préféré en finir plutôt que me retrouver comme un hot-dog dans une machine ou une sardine dans une petite boite de fer blanc.

    Des psys qui s'impliquent au point de ressentir les malaises de leurs patients, si c'est vrai ce que vous dites, Dr André, alors je n'en connais qu'un. Les autres préfèrent s'impliquer auprès de leurs formulaires et de la procédure qu'ils considèrent plus comme humains que leurs patients.

    Bon, je m'en vais essayer de m'occuper de mes casseroles.
    Bonne journée.

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  21. Bonjour, petite pensée aussi aux personnes atteintes de mucoviscidose et plus généralement qui ont des problèmes respiratoires... Respirer, c'est la vie. Cela fait 2 étés consécutifs où je vais faire une retraite de "pleine conscience" chez un moine zen vietnamien et c'est à chaque fois un ré-apprentissage de tous les actes quotidiens de la vie : le retour à notre respiration (inspire-expire) nous fait prendre conscience que nous sommes vivants, sur cette planète, avec d'autres êtres, nous communiquons, mangeons, travaillons, dormons, TOUT CELA EN RESPIRANT ET GRÂCE À LA RESPIRATION ! La vie qui nous est donnée se manifeste par ce souffle et la peur d'en manquer est donc directement la peur de la mort ou plutôt, de mourir (la conscience de manquer d'air et donc de souffrir). D'où l'intérêt de travailler (méditer) sur nos attachements (à la vie, à ceux que nous aimons, aux apparences physiques) afin d'essayer de moins souffrir et moins faire souffrir, et ainsi de respirer plus sereinement !

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  22. Bonjour,

    Mon mari est accroc à sa bouteille d'oxygène depuis son embolie pulmonaire. Le docteur lui a dit qu'il pouvait arrêter la journée. Mais il ne peut pas. Par moment, il y arrive cependant depuis peu...qui va piano...
    c'est mieux que d’être accroc à la clope (comme avant)..

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  23. Par rapport à la phobie des rats...
    Moi aussi j'ai la peur des petits rongeurs.
    Petite anecdote vécue:

    AMES SENSIBLES S'ABSTENIR:

    dissection de souris, première année de médecine:

    Nous étions, tous divisés en binôme, chacun à une table, en attendant le rongeur(mort par asfixie auparavant). Une souris pour 2 étudiants, nous devions la disséquer et dessiner les différents organes, structures.

    L'assistant nous avait demandé de rester assis, le temps de la distribution par table.
    Je me suis alors tournée vers mon binôme et lui ai dit que j'avais une peur bleu des souris et que je n'étais pas capables d'être assise à une même table que la bestiole.
    Au moment, où je vis le fameux "bac" s'approcher de nous, je me suis levée(aussi discrètement que j'en fut capable), faisant fi d'aller chercher un bic à la table d'à côté, tout en surveillant du coin de l'oeil l'objet de ma peur.

    Mais voilà... j'étais la seule debout, et l'assistant le remarqua. Il se dirigea vers moi, avec le bac et là, l'angoisse, j'ai mis le turbo. Il s'en ai rendu compte et pour me taquiner se mis à me suivre.
    Nous nous sommes retrouvés dans une scène à la "Laurel et Hardi" tournant autour d'une table l'un derrière l'autre.
    Mon binôme était plié de rire(ainsi que toute la salle)
    A un moment donné, je me suis arrêtée. J'ai essayé d'expliquer à mon assistant que je m'excusais pour la situation mais que j'avais vraiment un problème.
    Il a eu pitié de moi et a continué la distribution.

    Il m'a fallu 15 min avant de m’asseoir à la table. Mais je l'ai faite!! cette foutue dissection!! même si j'ai préféré le côte coloriage et gribouillage de la tâche;-)

    Je ne dirais pas que je suis immunisée, mais comme quoi rien n'est immuable :-)

    J'espère n'avoir choqué personne par mon récit.

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  24. Quand on ne trouve plus rien pour se sentir vivant, c'est comme une chute, on s'accroche à ce qu'on peut. C'est le premier réflexe.

    Ensuite, si la chute et les rochers nous laissent un peu de répit, reprendre notre souffle, on peut alors retrouver un appui plus sain, plus stable, plus équilibré.

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  25. Moi, j'ai la phobie de la solitude depuis la disparition de mon frère il y a deux ans. Ce qu'on appelle la solitude des grandes villes me pèse très lourd.

    Une partie de moi s'en est allée ; je vais marcher comme un boiteux toute ma vie.

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  26. Et ben dites donc, vous avez mis le feu docteur André! Ca chauffe chez les internautes, et ça bâche aussi...Dommage.

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  27. J'ai écrit un long message mais c'était un peu hors sujet (trop centré sur moi, moi et encore moi !), alors je l'ai effacé...Bises amicales docteur André.

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  28. @ TdarkyT
    Nous sommes un certain nombre -je crois- a marché comme des boiteux, ou comme des borgnes, dans ces villes de grande solitude comme dit la chanson.
    Marcher quand même, c'est déjà cela... et finalement avancer.
    Votre frère aurait sans doute aimer vous voir respirer parfois aussi le parfum du bonheur. Alors, essayons d'être heureux pour ceux aussi qui nous manque tant.
    Bien à vous

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  29. Merci pour vos messages, Boulezail et Stéphane.
    J'avais effectivement mal interprété votre message Stéphane. Je dois avoir des problèmes de récepteurs en quelques sortes.
    Vos réponses m'ont touchée.
    Merci et bonne soirée.

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  30. Accompagner l'autre jusqu'à son dernier souffle. Etre là, simplement là et se rendre compte tout à coup que c'est fini. L'autre ne respire plus et son expiration précédente était la dernière...
    En tant qu'infirmière j'ai toujours été très touchée par ces moments suspendus à la respiration. Et après j'avais besoin de respirer davantage, de me remplir les poumons de beaucoup d'air et de souffler longuement,comme pour me prouver que j'étais encore en vie....
    Respirer me rassure...

    Bonne nuit

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  31. Phobie des rats2 décembre 2010 23:07

    Bonsoir,

    Lorsque j'ai fait le test de Rorschach, j'ai vu de très belles choses : des masques africains, des totems indiens, des peintures contemporaines, des personnages de Walt Disney (peter pan, la fée clochette), etc. Et, à un moment donné, j'ai eu un mouvement de recul et de frayeur et j'ai vu :

    Le bateau d'Ulysse. Mais contrairement au dicton, les rats ne quittaient pas le navire mais le rejoignaient grâce à des cordes.

    Et le bateau, c'était moi, et ces rats sur le point de m'envahir, c'était insoutenable.

    Les souris ne me font pas peur Cococinelle, et je ne suis pas une grosse bête face à un rat, Anonyme. Le rat est aussi gros face à moi qu'une montagne qui accouche...

    Même le docteur André serait incapable de guérir ma phobie des rats. Cette phobie, c'est moi, je ne veux pas m'en séparer. Me l'ôter, c'est ôter un peu de ma vie et de mon essence-même.

    Qui suis-je?

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  32. Je ne sais plus qui a dit que la souffrance est la dernière chose dont on accepte de se séparer. Je comprends difficilement cela mais il paraît que c'est ainsi pour la plupart des gens: peut-être leur souffrance est-elle une partie de leur identité ?

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  33. phobie et angoisses dans un salle bondée de monde je ne retrouvais plus la sortie pour aller prendre l'air quand je me suis retrouvée dehors avec ma bouteille d'eau à la main je tremblais que je n'arrivais mème pas à remplir mon verre d'eau j'en ai mis la moitié sur le sol et adossée sur une voiture du monde dehors personne ne s'est apercu de mon désarroi quand ma fille est sortie elle a pris peur tellement je tremblais elle était prète à m'emmener à l'hopital bon cette mauvaise période est passée avec l'aide de mon psychiatre et mon retour à Aix maintenant je fais très attention que cela ne m'arrive plus bonne soirée à tous jacqueline

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  34. Votre article, Dr. André, m'a fait découvrir l'existence de Dianne Odell, une Américaine qui a vécu de l'âge de ans, où elle a contracté la polyo, jusquà celui de 61 ans, dans un poumon d'acier.

    Un article en anglais parle de sa mort, due à une panne d'électricité. Tout ce que j'ai lu à son sujet montre cependant qu'elle avait réussi à vivre une vie riche, et écrit un livre pour les enfants (voir le lien : http://www.boston.com/news/nation/articles/2008/05/29/woman_in_iron_lung_dies_in_outage/ )

    Sinon, effectivement, on se demande comment il est possible de supporter de vivre dans de telles conditions. Comme vous le dîtes, Dr. André, il est heureux que le vaccin contre la polyo ait été inventé.

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    Inspirer, expirer... Je n'ai jamais été aussi heureuse de le pratiquer "en pleine conscience" que depuis que j'ai découvert les enseignements de Thich Nhat Hanh, maître boudhiste zen et fondateur du "Village des Pruniers". Cette pratique, ainsi que la méditation, ont produit dans ma vie un changement que 40 années de psychothérapie et "travail sur soi" divers n'avaient pu opérer...

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  35. J'avoue que la dépendance à l'air et le besoin de respirer ne suscite pas d'inquiétude chez moi : chance ? Inconscience ? ou simplement acceptation ?
    Vous savez quoi : cette machine que vous présentez ressemble fortement aux souffleries qui animent les orgues à tuyaux : entendez- vous la cantate ou le choral du veilleur de JS Bach ?

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